« Nous serons le premier pays à faire de l’IVG une liberté fondamentale » déclare Laurence Rossignol
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
madame la présidente Madame la rapporteur monsieur le garde des saau chers collègues quand je dépose le texte c'est à la suite d'un événement que j'ai connu comme avocat une jeune femme est livrée à une feuseuse d'ange victime de septicémie elle meurt à 18 ans je trouve cela tellement injuste et je me dis il n'est pas pensable qu'on ne puisse être maître de son corps à forcierie du fruit que l'on porte si on ne veut pas de ce fruit on a le droit de le rejeter on n'est pas obligé d'être mare ces mots sont ceux d'Henri cayavet dans cette maison en 1947 à l'occasion de ce que je pense être la première proposition de loi consacrée à la dépénalisation de l'IVG de l'avortement pardon grand sénateur grand humaniste grand législateur j'ai souhaité que son nom soit aujourd'hui associé à ceux de Gisel animi Simon veille et Yv roui à qui nous devons la dédiabolisation de l'avortement la la légalisation de l'IVG et son remboursement je voudrais chers collègues répondre à quelques arguments nous en avons échangé un certain nombre depuis un an et demi qui me paraissent devoir être sérieusement discuté premier argument il s'agirait en fait aujourd'hui de l'importation d'un débat en France d'un sujet purement américain exclusivement justifié par l'arrobs je voudrais juste vous rappeler la PPL examiné ici en 2017 à l'in notre ancienne collègue Laurence Cohen et des sénateurs communistes 5 ans avant l'arrê d'obs et puis celle déposée en 2019 par Luc Carvounas alors député 3 ans avant l'arrêt d'obs si nous pensons indispensable de protéger le droit à l'avortement en l'inscrivant au sommet de la hiérarchie des normes c'est parce que les antivg n'ont jamais renoncé depuis la loi veille ce qui m'amène au deuxè argument souvent entendu l'IVG ne serait pas pas menacé en France j'ai envie de dire très bien profitons-en au moment où elle n'est pas menacée pour prendre les garanties que nous voulons pour l'avenir mais c'est sans doute vrai à l'instant où nous parlons et si c'est le cas aujourd'hui nous le devons d'abord aux Français qui a plus de 80 % soutiennent le droit à l'avortement et l'ensemble des réformes que nous avons conduite pour en favoriser l'accès ils sont aujourd'hui le meilleur bouc le bouclier citoyen de la protection d'IVG je voudrais les saluer et les en remercier mais il faut voir plus loin plus loin dans le temps et plus loin dans l'espace partout où les extrême droite les Ultra conservateurs les nationauxppulistes les totalitaristes les il libéraux quel que soit le nom qu'on leur donne partout où ils ont accéder au pouvoir l'avortement et les droits des femmes sont leur cible Trump aux États-Unis bolsonard au Brésil Miley en Argentine Orban en Hongrie Georgia Meloni le pis en Pologne le ministre de la Santé de Poutine tous ces gens sont les amis de Madame Le Pen tous ceux avec qui elle dansse laaval celle déjeunent elle complotte ceux qui la financent tous sans exception ont la même obsession restreindre les droits des femmes à [Applaudissements] l'IVG poursuivre les femmes qui recourent criminaliser et harceler les militantes et les soignantes qui viennent au secours des femmees tout sans exception et je ne crois pas à une quelconque exception d'une extrême droite française à un microcimat qui nous protégerait en revanche je crois la takia et je ne la vois pas uniquement chez les islamistes je la vois aussi chez nous lorsque l'on veut se fondre dans le paysage et faire croire aux Français queon n'attaquera pas les droits des femmes c'est ça la réalité qui nous attend alors d'autres l'ont évoqué avant moi quand une chaîne de télévision désigne l'avortement comme première cause de mortalité mondiale mondiale et traite les femmes de criminelles je voudrais citer les exacs continues contre les locaux du planning familial à Lille à Bordeaux et qui témoigne également la détermination et la violence des antichoix enfin un dernier argument plus politicien j'ai entendu des collègues dire pardonnez-moi l'expression mais je la cite on va quand même pas donner le point à Macron mes chers collègues il nous a fallu un an et demi ici au Parlement avec des pétitions avec les militantes avec les associations pour qu'enfin le président de la République se décide à déposer un projet de loi aujourd'hui voter la consalisation c'est donner le point au Parlement c'est à nous que nous donnons le point si nous votons enfin je voudrais vous dire que après ce soir ensuite au Congrès nous allons être fidèles à la grandeur de la France ce pays Pr surceur phare des droits humains qui éclair et encourage celles et ceux qui loutent pour leur émancipation jeen ai aucun doute et le nous serons le premier pays à faire de l'g une liberté fondamentale ça fera du bien aux Français et à la France et croyez-moi nous en avons besoin merci chers collègues
Laurence Rossignol