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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 16 novembre 2025 51 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéBudget & impôtsRetraitesImmigration & asile

Budget, sécurité...L'interview en intégralité de Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Comment réagissez-vous à l'agression d'un adolescent de 12 ans à Grenoble ?

  • 0:45RelanceRéponse partielle

    Est-ce que vous êtes confronté à votre propre impuissance face à l'extension du narcotrafic ?

  • 2:15RelanceRéponse partielle

    Est-ce que ce n'est pas l'échec des 8 ans de présidence d'Emmanuel Macron sur la sécurité ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Souhaitez-vous que tous les policiers municipaux soient armés ?

  • 5:20RelanceRéponse partielle

    Les oppositions accusent le gouvernement de gagner du temps sur le budget. Qu'en pensez-vous ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Sur les retraites, jusqu'à quel seuil souhaitez-vous indexer sur l'inflation ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Maud BregeonFait
    « On se rappelle de ce qu'avait initié Gérald Darmanin avec les opérations place nette exactement. »
  • 4:00Maud BregeonChiffre
    « Nous avons mis des moyens considérables depuis plusieurs années avec le projet de loi d'orientation du ministère de l'Intérieur qu'a porté Gérald Darmanin, avec la création de 10 000 postes de forces de l'ordre de policiers et de gendarmes. »
  • 7:30Maud BregeonFait
    « On proposait dans le projet initial un gel des retraites dans le cadre de l'année blanche. L'Assemblée nationale a voté le dégel de l'ensemble des retraites, indépendamment des conditions de ressources. »
  • 9:00Maud BregeonChiffre
    « Le Sénat a voté pour un gel des retraites sauf pour les petites retraites en dessous de 1 400 euros et pour l'allocation adulte handicapé. »
  • 14:30Maud BregeonFait
    « Nous avons proposé la fameuse taxe de 2 euros sur les colis. »
  • 17:00Maud BregeonChiffre
    « La taxe sur les multinationales, 26 milliards qui est complètement inapplicable et qui en fait sur le papier rapporte 26 milliards et on rapporte zéro dans la réalité. »
  • 22:00Maud BregeonFait
    « La France n'est pas dans une position de faiblesse. »
  • 26:30Maud BregeonChiffre
    « Plus de 80 milliards d'exonérations de charges encore l'année prochaine. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Vous êtes bien sûr BFM Politique, notre invitée ce matin, la porte-parole du gouvernement de nos régions. Merci d'être avec nous à mes côtés pour vous interroger Amandine Attalaïa, éditorialiste politique BFM TV et Ludovic Vigon de La Tribune Dimanche, partenaire de notre émission dfm politique dans un instant on va bien sûr revenir sur cette bataille du budget qui se joue à l'assemblée qui se joue désormais aussi au sénat pour ce qui est de la sécurité sociale mais fanny le disait il ya un instant ce drame une nouvelle fois cette nuit à grenoble où un adolescent de 12 ans a été grièvement blessé plusieurs balles sur un point de deal de drogue ses agresseurs ont pris la fuite il est atteint au dos aux membres inférieurs était en ardez cardio-respiratoire quand les secours l'ont transportés à l'hôpital. Son pronostic vital est engagé 12 ans. 12 ans, c'est à peine un adolescent, c'est un enfant.

Comment vous réagissez à cette information qui qui malheureusement est presque quotidienne. C'est insupportable. Je commencerai évidemment par avoir un mot pour sa famille, pour ses proches et plus globalement pour tous les Français qui dans leur famille ou dans leur entourage ont eu à vivre ce type d'événements.

Il y en a malheureusement trop. Et c'est pour ça que depuis plusieurs années, avec le président de la République et avec les différents ministres de l'Intérieur, nous avons fait de la lutte contre les pointes d'île, de la lutte contre le Un narcotrafic, une priorité. On se rappelle de ce qu'avait initié Gérald Darmanin avec les opérations place nette exactement.

Cette volonté d'aller harceler les points de deal de façon permanente et de les démanteler quand bien même ils ne se reforment après. C'est un combat de tous les jours et donc on continue à le porter, Bruno Rotaillot l'avait fait et Laurent Nunez évidemment continuera, il en a parlé ce matin dans les colonnes de la tribune du dimanche. Mais ce qui est décourageant, Maud Bréjean, c'est que jamais vous n'avez défait autant de points de deal, jamais il y a eu autant d'arrestations et néanmoins, jamais le narcotrafic ne s'est autant étendu en France avec par ailleurs beaucoup de problèmes de meurtres comme celui-ci.

Qu'est-ce que vous pourrez faire de plus ? Est-ce que vous êtes maintenant confronté à votre propre impuissance ? C'est un combat quotidien, pied à pied, avec un budget du ministère de l'Intérieur qui va continuer à augmenter, avec différents projets de loi qui ont été votés ces dernières années, avec un combat qui est porté à l échelle de l'Union européenne, parce qu'on sait bien que ça dépasse les frontières de la France et que c'est à ce niveau-là qu'il faut être capable aussi de mener, encore une fois, de mener cette guerre.

Et donc, c'est pas facile. C'est une guerre. C'est pas facile.

C'est pas facile. C'est pas facile. C'est pas facile.

C'est pas facile. C Ça prend du temps. Mais derrière, il y a des vies fauchées et il y a une volonté politique qui est la nôtre et qui n'a pas faibli et qui ne faiblira pas.

Cette question de la sécurité, est-ce que ce n'est pas quand même l'échec des 8 ans de présidence d'Emmanuel Macron ? Vous reprenez la rhétorique du Rassemblement national ? Je pose la question.

Vous reprenez la rhétorique du Rassemblement national ? Non, il suffit de regarder les chiffres sur ce que constatent aujourd'hui les Français qui sont très insatisfaits. Le bilan d'Emmanuel Macron sur la sécurité.

La sécurité, c'est la première des libertés. Nous avons mis des moyens considérables depuis plusieurs années avec le projet de loi d'orientation du ministère de l'Intérieur qu'a porté Gérald Darmanin, avec la création de 10 000 postes de forces de l'ordre de policiers et de gendarmes. Encore une fois, tout ce qui a été fait sur le narcotrafic, le projet de loi immigration, bientôt un projet pour renforcer les compétences de la police municipale qui a été présentée par Laurent Nunez et qui arrivera dans les semaines à venir à la l'Assemblée nationale et au Sénat, on l'espère avant les élections municipales de mars prochain.

Donc c'est une priorité. On sait que c'est difficile. C'est facile par ailleurs d'avoir des discours un peu incantatoires quand on est dans l'opposition parce que c'est des sujets qui sont complexes parce que ça touche le quotidien de bon nombre de nos concitoyens dans des formes qui sont parfois un peu différentes en fonction d'où l'on vit.

Mais nous, nous sommes encore une fois, je le redis, dans l'action et dans une volonté qui est la Il a même depuis plusieurs années. Et le président de la République n'a pas à rougir. N'a pas à rougir de ce qu'il a fait.

Parce que, encore une fois, les hausses budgétaires, les créations de postes, les projets de loi votées sur tous les sujets que je viens de mentionner, c'est nous qui l'avons fait. En tout cas, on a vu Ludovic ce matin en lisant très précisément à la tribune dimanche que cette question de la lutte contre l'insécurité et du narcotrafic, ça va être au cœur des prochaines municipales. Oui, selon un sondage que nous publions ce matin réalisé par par IFOP, 76 % des Français placent la sécurité comme principale préoccupation, comme première préoccupation en vue des élections de mars prochain.

Alors aujourd'hui il y a une question très concrète, 54 % des policiers municipaux sont équipées d'armes létales. Est -ce que vous, vous souhaitez que tous les policiers municipaux soient désormais armés ? Vous savez que c'est la libre administration des communes.

Mais pour ma part, comme Laurent Nunez, j'y suis favorable. Et en tout cas, il faut Il faut donner aux maires les moyens de le faire et les moyens de renforcer leur police municipale. C'est le cas du projet de loi qui a été déposé et qui sera examiné dans quelques semaines, qui va permettre de renforcer les compétences de la police municipale, qui va leur permettre de combattre certains délits, d'avoir de nouvelles prérogatives.

Je pense par exemple à la conduite sans permis, à la vente d'alcool aux mineurs, à l'occupation illicite de hauts d'immeubles. Donc on avance, et ensuite encore une fois c'est du ressort des maires, mais je constate que dans 4500 communes les maires de France ont fait le choix d'avoir une police municipale et que dans bon nombre d'entre elles cette police municipale est armé. Et 100 % ça pourrait être un objectif même si ça relève, quel serait votre souhait disons ?

C 'est le choix des maires encore une fois on nous reprocherait d'ailleurs de leur dire ce qu'ils ont à faire et de d'entraver encore une fois cette libre administration ma conviction comme celle du ministre de l'intérieur c'est que les policiers municipaux aujourd'hui qui travaillent en uniforme dans nos villes peuvent être des cibles et que deux policiers municipaux aujourd de ce fait rien que d'ailleurs pour cet argument-là il est légitime et de bon sens je pense de pouvoir les armer c'est pas la vie tout le monde ici même à votre place juste avant les vacances d'été Mathilde Panot me disait répondant à ma question que dans les communes où des maires LFI seraient élus les policiers municipaux seraient désarmés et les caméras de vidéosurveillance démontées c'est très grave c'est très grave c'est très grave d'une part parce que la France Insoumise assume de faire de la police municipale des cibles pour d'éventuels délinquants et criminels ses propos sont insupportables et par ailleurs parce qu'en enlevant les caméras de vidéo protection je le dis bien c'est pas des caméras de vidéosurveillance c'est des caméras de vidéo protection elle met en risque toute la population des villes concernées voilà donc les français feront leur choix mais ils savent désormais que voter la France insoumise aux prochaines élections municipales c'est voter pour moins de sécurité et c'est voter pour des policiers municipaux en danger alors venons-en à la question budgétaire on le disait le débat se poursuit à l'assemblée ce sera au sénat déjà en commission depuis ce week-end pour ce qui est du projet de financement de la sécurité sociale est rapidement dans l'hémicycle les députés donc n'ont pas travaillé ce week-end pour examiner le projet de loi de finances les oppositions jugent que vous faites exprès pour gagner du temps et faire durer les débats est-ce que vous avez tout simplement permettez -moi ce terme la trouille qui est un vote alors d'abord stop à tous ces propos qui véhiculent une forme d'anti parlementarisme les députés ont travaillé plus de 150 heures sur les deux projets de budget, projet de loi de finances et le projet de loi de finances de la sécurité sociale. Ils ont examiné environ 2000 amendements pour chacun des deux textes et il reste la semaine prochaine sur le projet de loi de finances peu ou prou 60 heures. La L'Assemblée nationale a fait un travail considérable, avec des débats qui ont été longs, qui ont été exigeants, qui ont été techniques, qui ont été difficiles. – Et ce temps sera suffisant pour un vote ? – Je le dis, pardonnez-moi, et après je vais vous répondre.

Les Français peuvent être fiers de leur représentation nationale et de ce qui s'est passé depuis plusieurs semaines au Parlement. – Et c'est leur job de siéger pour débattre ? – Pourquoi je vous le dis ?

Parce que quand j'ai été élue députée en 2022, pendant les deux premières années en circonscription, j'ai beaucoup entendu de Français me me dire « ça doit être terrible l'Assemblée nationale, quelle image vous renvoyez ? » Et je pense qu'on en a tous individuellement un peu souffert et que la politique de façon plus large en a aussi souffert. Aujourd'hui on a une Assemblée nationale qui dans des circonstances difficiles, avec des divergences qui sont très fortes.

Mais travaille et arrive parfois, pas tout le temps, mais parfois à nouer des compromis. Et non, nous n'avons pas peur d'aller au vote. Il y a eu un vote sur la deuxième partie du projet de loi de finances de la sécurité sociale le week-end dernier, vote qui a eu lieu 149 .3, c 'est absolument inédit.

Moi Moi je n'ai jamais vécu ça depuis que j'ai été élue députée. Et ça c'est le résultat encore une fois du sérieux des parlementaires et de ce qui a été produit à l'Assemblée national, de la volonté de poursuivre le débat. Et pardonnez-moi, de la méthode du Premier ministre qui aujourd'hui fait confiance aux parlementaires et qui a fait ce choix de faciliter les débats.

Ce budget peut être voté, ça dépend des parlementaires, il reste encore du temps. Vous savez, je fais une petite pause pour vous donner une anecdote. Encore une fois, pardonnez-moi, mais quand je rentre en circonscription, j'entends beaucoup de Français qui pensent que la taxe ou une taxe votée le lundi est appliquée le mardi.

En réalité, c'est beaucoup plus compliqué que ça. Le processus parlementaire, ça prend du temps. Il reste encore 5 à 6 semaines environ.

On a fait une première lecture à l'Assemblée nationale qui n'est pas terminée. Le Sénat va commencer à travailler. Il y aura potentiellement une deuxième lecture.

Le Premier ministre appelle ça le filtre à café. Ça veut dire que ça décante et qu'il reste encore du temps. Un certain nombre de compromis commencent à ressortir, à trouver.

Parfois la machine à café peut s'encrasser. Je peux vous donner un exemple. Je pense que c'est un bon exemple.

On proposait dans le projet initial un gel des retraites dans le cadre de l'année blanche. L'Assemblée nationale a voté le dégel de l'ensemble des retraites, indépendamment des conditions de ressources. Le Sénat plaidait à la base pour un gel total.

On avait deux positions qui étaient complètement antagonistes. En commission, au Sénat, hier ou avant-hier, le Sénat a voté pour un gel des retraites sauf pour les petites retraites en dessous de 1 400 euros. Et pour l'allocation adulte handicapé.

Ce que je veux dire, c'est qu'entre tout gelé et rien gelé, on a aujourd'hui des positions d'équilibre, de consensus qui commencent à se dégager et qui sont plutôt de bonne augure pour la suite des débats et du vote. Sur cette question très concrète des retraités, qui concerne beaucoup de gens qui nous regardent, vous dites que la position du gouvernement, c'est dire OK jusqu'à 1 700 700, 1 800 euros de pension de retraite, on peut indexer sur l'inflation ? En tout cas la philosophie de ce qui a été voté au Sénat nous va bien.

Parce que c'est une philosophie qui permet encore une fois de faire des économies, de partager l'effort, il n'y a pas que les actifs qui doivent supporter ces efforts-là et en même temps de protéger les retraités, les Français les plus modestes. Alors au Sénat, la barre a été mise à 1 400 euros et concernant les prestations, ils n'ont ciblé que l'allocation adulte handicapé. On peut discuter de comment est-ce qu'on peut encore faire évoluer cela.

Mais ça veut dire que petit à petit, malgré tout, des ponts se créent. Et c'est une bonne chose. – Alors il y en a un qui n'est pas d'accord avec ça, c'est Éric Coquerel, député de la France Insoumise, président de la Commission des Finances à l'Assemblée nationale.

Ce Ce matin, il cogne fort et il vous met en garde. La France Insoumise déposera, dit-il, une motion de censure entre début et mi-décembre pour stopper la course aux ordonnances. S'il a le sentiment, si la France insoumise, on a le sentiment et ils disent qu'ils en sont convaincus, que vous allez finir par faire passer ce budget par ordonnance.

Qu'est-ce que vous répondez à cette menace d'une nouvelle motion de censure ? Que la France insoumise est dans un cynisme, sans limite. C'est-à-dire que le groupe parlementaire qui a refusé d'entrer dans le débat, qui a tout fait pour entraver l'avancée de ce débat, menace de censurer un gouvernement qui a lui Il a lui-même posé le 49 .3 et s'est engagé à ne pas l'utiliser.

Enfin, vous voyez bien que c'est incompréhensible. Ce qui se passe en réalité, c'est l'échec de la méthode de la France insoumise. Pourquoi ?

La France insoumise s'est rendue elle-même inutile au débat, en voulant entraver encore une fois le début des discussions parlementaires et en se réveillant chaque matin, on va se dire les choses, en essayant de gêner les discussions en cours à l'Assemblée nationale. Le fond de ma Aude Bréjean, sur les ordonnances, ils sont quand même toujours nombreux aujourd'hui à ne pas croire que le gouvernement ne les utilisera pas. Donc vous êtes la porte-parole du gouvernement.

Votre parole est d'or sur ce sujet. Est-ce que vous excluez et formellement le recours aux ordonnances ? Nous ne voulons pas utiliser les ordonnances.

Nous ne voulons pas, c'est pas pareil que nous n'utiliserons pas. Est-ce que vous vous engagez aujourd'hui à dire que les ordonnances ne seront pas utilisées ? Nous ne voulons pas utiliser les ordonnances.

Il n'y a aucune Il n'y a aucune raison d'utiliser les ordonnances. Vous pensez qu'on a posé le 49-3 sur la table pour ensuite utiliser les ordonnances ? Mais est-ce que vous l'excluez ?

C'est absolument insensé. Est-ce que vous l'excluez ? Ce n'est absolument pas notre volonté ?

Voilà. Et je ne crois pas aux ordonnances, très simplement. Je ne peux pas le dire autrement.

Mais si vous y êtes contraint, il y a néanmoins une option où vous pourrez le faire ? Nous n'y serons pas contraints. D'abord parce que le vote, le projet de loi va dérouler et nous irons jusqu'au vote.

Et parce qu'un gouvernement qui ne souhaite pas utiliser le 49-3 n'utilisera pas des ordonnances qui sont une forme de super 49-3, ça n'aurait pas de sens. Et si finalement les socialistes vous demandaient d'avoir recours au 49-3 pour faire adopter ce gouvernement de compromis, vous diriez non pour respecter l'engagement initial que Sébastien Lecornu avait pris ? Avec des 6 et des 5, on pourrait mettre Paris en bouteille.

Moi je ne me projette pas dans cette hypothèse-là. Encore une fois, aujourd'hui il reste 5 semaines de débat, on voit que des compromis arrivent à se nouer ici ou là. On a des groupes parlementaires qui ont envie de continuer à avancer et qui veulent aller au vote.

C'est le cas du Parti Socialiste, c'est le cas des Républicains, c'est le cas de renaissance du Modem et d'Horizon. Et donc on avance comme ça. Moi je refuse d'être dans cette fuite en avant qui consisterait à anticiper l'échec du débat parlementaire.

Je sais que beaucoup de commentateurs, de politiques, certains journalistes spéculent sur cet échec. Nous on pense qu'il faut faire confiance encore une fois au débat parlementaire et puis il reste cinq semaines. On verra bien.

On a aujourd'hui encore une fois une assemblée nationale avec une majorité absolue de parlementaires qui veulent aller au vote, qui refusent le 49 .3, qui refusent les ordonnances, qui refusent la dissolution et c'est avec eux que l'on travaille. On verra bien vous dites je me permets d'y revenir vous dites vous ne souhaitez pas. utiliser les ordonnances, mais vous ne l'excluez pas.

Pourquoi voudriez-vous qu'on utilise les ordonnances ? Vous pourriez nous dire « nous l'excluons ». Vous demanderez encore une fois, je pourrais vous redire ça.

Il n'y aura pas d'ordonnances. Nous ne voulons pas utiliser les ordonnances. Pourquoi ne pas dire que vous excluez de les utiliser ?

Je sais bien que vous avez envie de me faire dire une phrase. Non, mais ça veut dire quelque chose. Je vous dis qu'il...

Nous ne voulons pas utiliser les ordonnances, de même que nous n'avons pas voulu utiliser le 49 C'est une rhétorique, encore une fois, qui est aujourd'hui celle de la France insoumise pour gêner le gouvernement, les parlementaires qui veulent travailler et notamment les socialistes, et notamment Et notamment les socialistes. Nous laissons ce budget avancer et l'Assemblée nationale, comme le Sénat, iront au vote. Et nous voulons faire confiance dans les parlementaires.

Arrêtons de spéculer en permanence sur l'échec de la discussion parlementaire. C'est ce que fait le RN, c'est ce que fait la France insoumise, ce n'est pas ce que fait le gouvernement. Vous nous disiez que vous travaillez en priorité avec les socialistes.

Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui vous accusent, y compris dans votre camp, de tout leur céder, de tout céder aux socialistes ? Est-ce que parfois vous n'avez pas mal au ventre de revenir sur des pans entiers de votre politique économique que vous aviez défendu depuis 2017 ? Si on avait tous aidé aux socialistes, il y aurait aujourd'hui la taxe Zuckman par exemple dans ce budget.

Ce n'est pas le cas, nous nous avons tenu une position claire, notamment sur la question de la fiscalité. D'abord on ne peut pas taxer une richesse qu'on ne produit pas. Deuxièmement le vrai enjeu c'est de produire de la richesse et pas de produire de l'impôt.

Et nous avons mis une forme de ligne rouge, je sais que l'expression est un peu contestée aujourd'hui, mais à toute taxe et impôts qui viendrait toucher les entreprises, l'appareil productif, l'emploi et l'innovation. Donc là-dessus nous avons été très clairs. Et ensuite nous regardons ce qu'est la réalité de l'Assemblée nationale.

Je le redis, il y a une majorité de députés dont les socialistes font partie qui acceptent d'entrer dans le débat et qui font des propositions. Et donc on noue des compromis avec ces différents groupes. Mais on l'a fait aussi par exemple avec les républicains monsieur wauquiez a vu un certain nombre de ses amendements adoptés dans l'hémicycle je pense à la défiscalisation des heures supplémentaires sur lequel on est prêt à travailler on voit bien que sur la question de l'année blanche j'en parlais on commence à trouver des compromis qui se font aussi avec la droite sénatoriale.

Et quant au groupe Renaissance, auquel j'appartiens, ils ont des convictions très fortes, notamment sur les exonérations de charges relatives aux entreprises, qu'on écoute attentivement. Donc, nous ne sommes l'otage de personne. Nous sommes dans les mains des 577 députés de l'Assemblée nationale.

Et nous travaillons avec ceux qui ont envie de discuter. Quand Bruno Rotaillot dit que vous capitulez devant les socialistes, votre ancien collègue du gouvernement en ment. Je ne comprends pas bien cette rhétorique.

Vous savez, moi, j'ai travaillé avec Bruno Retailleau pendant plusieurs mois au sein du gouvernement de Michel Barnier. Il a été ensuite dans le gouvernement de François Bayrou. François Bayrou discutait lui-même avec le Parti socialiste, il avait notamment lancé ce fameux conclave sur les retraites qui je crois était en partie à leur demande.

Donc ne rentrons pas dans des outrances ici ou là. Nous travaillons encore une fois avec les députés qui ont envie de faire des propositions avec les sénateurs nous allons travailler avec la droite sénatoriale de monsieur d'Arnaud d'Hervé Marseille avec François Patria et il n'y a pas de voilà encore une fois de tutelle d'un parti ou de l Il y a aujourd'hui une assemblée qui est fragmentée. Il y a un pays qui a envie que les forces politiques s'entendent.

Et c'est comme ça, encore une fois, je le redis qu'on essaie d'avancer. Madame Laporte-Parelle, quel message vous adressez solennellement ce matin à Gérard Larcher, président du Sénat, qui avait déjà dit de toute façon, le Sénat va rétablir la réforme des retraites et il y en a certains qui disent, je les cite, on va passer au Karcher toutes les taxes qui ont été votées à l'Assemblée. Vous dites quoi ce matin à Gérard Larcher ?

On a du respect, nous, pour les deux chambres. Vous savez, le Premier ministre a réuni son gouvernement il y a dix jours et il a explicitement demandé à l'ensemble de ses ministres de respecter l'Assemblée nationale et le Sénat. Et de respecter le Sénat tout autant que l'Assemblée nationale.

On sait que les premières lectures, c'est des moments où on se compte, où chacun défend ses positions. Ça a été le cas à l'Assemblée nationale, ça va être le cas au Sénat. La droite sénatoriale qui est majoritaire dans la Chambre haute défendra ses positions et pour autant on voit bien que sur un certain nombre de sujets, je reprends l'exemple des retraites.

On commence à arriver à converger, on commence à arriver à discuter. Gérard Larcher c'est un homme de consensus, c'est un homme qui sait faire des compromis, c'est un homme de modération, qui a des convictions très fortes qui sont les siennes, mais qui je pense est quelqu'un sur qui on peut compter pour essayer de travailler pas dans l'intérêt du gouvernement, mais dans l'intérêt du pays. Beaucoup de sénateurs déplorent quand même une forme d'hystérie fiscale aujourd'hui, de sorcellerie fiscale, est-ce que ça vous choque ce qui s'est passé sur cet empilement de taxes aujourd'hui ?

Ah oui, ce qui est certain c'est qu'il faut nettoyer quand même. Il y a un certain nombre de taxes qui aujourd'hui d'une part ne sont pas opérantes, je pense à la taxe sur les multinationales, 26 milliards qui est complètement inapplicable et qui en fait sur le papier rapporte 26 milliards et on rapporte zéro dans la réalité. Et puis il y a un certain nombre d'autres taxes et de création de nouveaux impôts, je pense à les fameux sur le patrimoine productif, sur la fortune productive qui a été adoptée il y a une semaine de ça, le gouvernement y est opposé.

Bon, une fois qu'on a dit ça, le Sénat va faire son travail, on connaît les sensibilités des uns et des autres. Je le redis, c'est une première lecture et ensuite il va falloir converger. Mais c'est normal que chacun porte ses positions, vous savez, nous on ne demande pas aux socialistes de devenir macroniste et on ne demande pas aux républicains de devenir socialiste.

Deux questions très concrètes sur des taxes justement qui pourront peut-être demain concerner tous les français. Question courte, réponse courte. Les écologistes souhaitent par exemple instaurer une taxe sur les fast-foods qui sont franchisés.

Double taxe, il y aurait une taxe juste au moment au moment de la création à l'ouverture 50 000 euros puis 10 000 chaque année, une taxe qui serait même doublée pour les fast-foods qui s'implantent à moins de 300 mètres d'un établissement scolaire. Est-ce que si j'ose dire ce qui est qualifié de taxe contre la malbouffe, est-ce que le gouvernement y est favorable ? C'est bête et méchant.

Je n'ai rien d'autre à dire, vous vouliez une réponse courte c'est bête et méchant c'est très difficilement applicable qui va décider de ce qui est taxé j'entendais je crois des boulangers sur votre antenne hier se demander si les burgers qu'ils vendaient dans leur leur boulangerie allait être taxée ou pas. Est-ce que les kebabs le sont aussi ou pas ? Est-ce que c'est que McDo ?

On voit bien que dans la réalité, on ne va pas demander aux fonctionnaires de Bercy d'aller dire ce qui est fast-food ou pas dans tout ce qu'il y a à emporter en matière de restauration. Encore une fois, je pense que j'entends qu'il y a un sujet de santé et d'alimentation derrière, mais les taxes comportementales ne peuvent pas être une réponse à tout. Il y a un côté très moralisateur vis-à-vis des Français, et dont je pense qu'ils ne peuvent plus.

Est-ce qu'il y a une autre taxe par ailleurs, qui est la taxe sur les petits colis d'une valeur de moins de 150 euros qui pourraient être taxés à hauteur de 2 euros pour viser les importations chinoises. Ça, pour vous, ça a du sens ou pas ? Ça a du sens.

Nous avons proposé la fameuse taxe de 2 euros sur les colis. Ça, c'est ce qui est fait à l'échelle française. On va continuer à en discuter à l'Assemblée.

Il y a aussi ce qui est fait à l'échelle européenne. Et là, on a une vraie victoire française, puisqu'on va avoir cette exonération qui va tomber, qui devait tomber en 2028 sur les colis inférieurs à 150 euros. Et donc ça va être avancé.

C'est une vraie victoire encore une fois apporté par la France et puis un renforcement des contrôles de la DGCRF. – Est-ce que ce n'est pas une taxe morale un peu facile aussi ? Parce qu'il y a des gens qui n'ont pas forcément les moyens et qui se disent « c'est sur moi que ça va retomber à la fin ces 2 euros ».

C'est moi qui vais devoir les payer ? – À la fin, si on est inondé de ces petits colis avec une fiscalité qui est trop avantageuse ça va surtout retomber sur nos emplois, ça va retomber sur nos centres-villes, ça va retomber sur nos commerçants. Je ne compte plus le nombre de reportages que vous faites à juste titre en montrant que dans les centres-villes, petit à petit, les boutiques fermes, les commerces fermes et notamment les commerces de vêtements.

Et donc il faut que nos commerçants puissent se battre à armes égales avec ce qui est importé en France. Il faut le faire intelligemment, encore une fois, échelle française, échelle européenne, mais il faut le faire, c'est normal. Dans un instant, on évoquera évidemment les élections municipales dont on disait il y a quelques minutes que la sécurité était la priorité numéro 1 des Français.

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Lui, tu lui dis qu'il paye pas de frères à l'étranger, il croit qu'il est le mineur 2. C'est la cucaracha, la cucaracha sans marque ni logo son nom et peut-être même sans pub cette voiture touche le coeur de tous Bonjour, roi du silence. Avec le Happy Mille à 4 euros, le roi du silence et de retour chez mcdo ça fait du bien qu'en sa fille roi du silence monsieur il est pas là il vous Vous envoyez un mail avec son « oui, je le veux » signé.

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Dispositif médical. Vous êtes bien sur BFM Politique, notre invité ce matin. Maude Bréjon, la porte-parole du gouvernement.

Maude Bréjon, c'était l'une des images du du week-end, qui a marqué et choqué beaucoup de Français une messe d'hommage au maréchal Pétain, qui s'est donc tenu hier dans une église de Verdun, messe finalement autorisée par la justice. Dans un premier temps, le maire avait pris un arrêté pour l'interdire. Il en avait appelé au gouvernement.

Il y a eu des désapprobations, mais il n'y a pas eu de mesure forte. Est-ce que ça vous a choqué, cette messe d'hommage au maréchal Pétain ? Oui, c'est un événement qui est révoltant et qui a révolté, je pense, beaucoup de Français.

Moi, je voudrais saluer l'action du maire, des habitants de la ville qui se sont mobilisés et saluer aussi l'action du préfet qui a porté plainte suite à des propos révisionnistes qui ont été détenus en marge de cette manifestation. Cette plainte qui devrait d'ailleurs permettre à l'avenir, je pense, de faire interdire ce type de manifestation puisque en tout état de cause, on a désormais des éléments suffisants pour démontrer qu'il y a réellement un trouble à l'ordre public. Je rappelle juste que le tribunal administratif avait effectivement autorisé, en tout cas n'avait pas interdit cette manifestation, je mets des guillemets parce qu'il n'avait pas réussi à démontrer le risque de trouble à l'ordre public.

Désormais c'est chose de faite et je pense que ça fera jurisprudence pour la suite. Le gouvernement souhaite désormais que toute cérémonie ou hommage autour du maréchal Pertin soit purement et formellement interdit. Nous ne parlons pas à la place de la justice, mais je le dis, cet événement est révoltant et par ailleurs on voit bien que ça cause des troubles à l'ordre public.

Personne ne comprend ce qui s'est passé. Personne ne comprend ce qui s'est passé. On parle de Boilem sans ça ?

Allez, on y va. Est-ce que vous savez quand l'écrivain français qui a été libéré mercredi par Alger sera de retour dans notre pays ? Non, il a bien sûr vocation à revenir en France, mais ce sera à lui de le dire.

Vous savez que pour le moment, il est en Allemagne, il a des soins notamment médicaux, donc soyons encore un peu patients, ça viendra. En tout cas, cet écrivain franco-algérien a été gracié Emmanuel Macron a dit, je cite, sa profonde gratitude au président Almanstein-Meyer. Est-ce que derrière ce message de gratitude, ce n'est pas néanmoins la France qui a été humiliée ?

C'est une coopération européenne. J'entends la polémique qui monte ici ou là chez certains responsables élus, chez certains journalistes aussi. Moi je suis assez choquée de ça d'abord parce qu'on devrait tous être dans une forme de concorde nationale à se réjouir qu'après avoir passé presque un an détenu en Algérie, notre compatriote puisse revenir en France et parce que face à des situations si difficiles, agir avec nos amis européens, que l'Allemagne ait pu être un tiers de confiance, eh bien c'est une très bonne chose.

Pardonnez-moi, mais quand je vois que quelques heures après l'annonce de sa libération, certains s'engouffrent déjà dans cette polémique, ça m'écœure un peu. Il y a une question aujourd'hui sur la façon dont on doit se comporter avec l'Algérie. Est-ce que vous êtes pour une méthode où il faut continuer de leur parler et est ce que cette libération de Boilem Sansan ne signe pas en fait un échec total de la méthode de Bruno Retailleau qui lui était pour couper les ponts, méthode de fermeté absolue et depuis il n'y a plus de laissé-passer consulaires qui sont délivrés et Boilem Sansan n'avait jusque-là pas été libéré.

Ce qu'on voit c'est que la politique de non-contact avec l'Algérie entre Paris et Alger est à la fois inefficace et à certains égards met en risque notre pays. Pourquoi ? Parce que derrière ce que portait Bruno Retailleu jusque-là était inefficace.

Il y a un certain nombre d'enjeux qu qu'on n'arrive pas à relever, auxquels on n'arrive pas à répondre quand on est dans cette politique de non-contexte. Je pense à la question de la sécurité, je pense à la question du renseignement et notamment de la lutte anti-terrorisme. Je pense évidemment à la question de l'immigration pour renvoyer dans son pays d'origine un Algérien qui serait sur le sol français de manière illégale.

Il faut, vous le savez, que l'Algérie nous délivre un laissez-passer consulaire, de telle sorte qu'on puisse appliquer l'obligation à quitter le territoire français, sans contact avec l'Algérie. Le nombre d'obtentions, pardonnez-moi, c'est un peu technique, mais de ces laissés-passer consulaires a été divisé par deux. Donc on voit bien que sans être dans une position de faiblesse, et la France n'est pas dans une position de faiblesse, contrairement à ce que j'ai pu entendre.

La France n'est pas dans une position de faiblesse ? Et bien sûr que non. Bien sûr que non.

Mais pour autant...

De servitude, dit Jordan Bardella il y a quelques On a un compatriote qui a été libéré il y a quelques jours, on a besoin de pouvoir renvoyer au pays les Algériens qui sont sur le sol français en situation irrégulière, on a besoin d'avoir des des informations en matière de renseignements pour lutter contre le terrorisme. On a fêté les 10 ans, on a commémoré les 10 ans, pardonnez-moi, des attentats de 2015 cette semaine et ça nécessite d'avoir des contacts, d'avoir un dialogue avec Alger et un dialogue sur le Cémoire, Jordan Bardella qui disent la France se couche devant l'Algérie. Laurent Nouniez se couche devant l'Algérie.

À quel égard ? À quel égard ? C'est-à-dire qu'ils considèrent que la méthode de la diplomatie ne fonctionne pas puisqu'il n'y a plus aujourd'hui.

Oui, on l'a vu d'ailleurs la semaine dernière de laisser passer consulaires délivrés. C'est pour ça que Wallem Sansal a été libéré. Non, eux parlent des laisser-passés consulaires qui ne sont plus délivrés aujourd'hui.

Jordan Bardella qui dit « Si l'Algérie refuse de récupérer des ressortissants, aucun titre de séjour ne devra être délivré Dès lors qu'on a arrêté et qu'on a coupé les ponts avec Alger, le nombre de laissés-passés consulaires a été divisé par deux. Je ne peux pas apporter d'informations plus factuelles. Par ailleurs, la diplomatie, effectivement, c'est un peu plus compliqué, un peu plus complexe que les déclarations à l'emporte-pièce qu'on peut faire dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale ou en plateau le dimanche chez vos confrères.

C'est plus difficile. Et justement, pour prend du temps, mais c'est ce qui porte ses fruits à la fin. – Et pour finir sur ce point, le journaliste Christophe Glaze est toujours, lui, détenu en Algérie.

Est-ce que vous avez des nouvelles et un espoir peut-être plus concret d'une libération proche et réelle et réaliste. C'est délié du cas de Boalem sans salle, pour autant comme ça a été le cas pour Boalem sans salle et comme c'est le cas pour l'ensemble de nos compatriotes qui sont retenus dans des pays étrangers, la France fait Il fait évidemment tout et quotidiennement pour obtenir sa libération de façon discrète parce qu'encore une fois, la diplomatie, ça ne se fait pas sur les plateaux télé. – Maude Bréjean, on le disait il y a quelques instants qu'un sondage publié ce Ce matin, dans le journal de Ludovic, pas seulement à Ludovic, on les lit tous.

La tribune dimanche révèle que donc en tête des préoccupations des Français pour les municipales, il y a la question de la sécurité. La bataille des municipales en tout cas qui se lance, ça y est désormais à peu près dans toutes les villes et notamment à Paris. Votre collègue Rachida Dati qui est donc ministre de la culture et candidate à la mairie de Paris, votre parti Renaissance lui a choisi de soutenir Pierre-Yves Bournazel qui appartient au parti d'Edouard Philippe, le parti Horizon, et pour ma part, pardonnez-moi mais je ne suis pas élue à Paris, je ne vis pas à Paris, et je soutiens Jean-Yves Senand qui est maire d'Anthony dans ma circonscription, et qui va réunir j'espère brillamment la droite et le centre, et qui fait un travail formidable depuis qu'il a succédé à Patrick Devet-Jean, il y a environ 20 ans de ça.

Rachida Dati n'est pas la candidate du gouvernement ? Rachida Dati est la candidate des partis qui la soutiennent. C'est aussi le cas pour Pierre-Yves Bournazel.

Encore une fois, nous ne nous immissons pas dans ces affaires de Vous avez bien une préférence. Mais ma préférence, les Français, pardonnez-moi, et les Parisiens s'en fichent, je ne suis même pas parisienne. On est un gouvernement qui a une mission.

D'ailleurs, Sébastien Lecordi l'a dit, on est un gouvernement de mission, on doit faire passer un Budget. Et ensuite, nous verrons. Mais notre objectif, c'est de faire passer un budget.

Et puis, de façon générale, moi, j'espère que cette grande famille politique auquel je crois, qui est celle au fond de la droite et du centre, dans les différentes villes de France, comme pour les prochaines échéances, arrivera, tant que faire se peut, le moment venu à se retrouver. Une précision, Maud Bréjean, Rachida Dati est au gouvernement, elle est ministre de la Culture. Quelle est la règle ?

Est-ce que les ministres qui sont tête de liste au municipal devront démissionner pour faire campagne ? Pour le moment, la question ne se pose pas. Rachida Dati fait son travail, est au travail.

Elle fait un travail remarquable au ministère de la Culture et c'est une question qui se posera au début de la campagne officielle en tout état de cause pas avant le début de l'année prochaine en 2026. Alors là derrière les municipales viendront évidemment très vite les candidatures de ceux qui vont se lancer vers la prochaine élection présidentielle. On en a Déjà.

De 2027 on en connaît certains. Alors dans votre camp j'allais dire même plus largement au delà de renaissance on sait qu'il y a un certain nombre déjà de prétendants. Gabriel Attal qui cache à peine qu'il sera candidat.

Édouard Philippe lui qui le dit qu'il l'est déjà. Gérald d'Armanien qui a dit il y a un temps qu'il se préparait lui aussi éventuellement à cette échéance là. Vous êtes membre de renaissance.

Est-ce que le candidat naturel que vous soutiendrez pour la prochaine élection présidentielle s'appelle Gabriel Attal ? Moi je dis une chose, si la droite et le centre ont plus d'un candidat, nous regarderons tous le débat du second tour depuis notre canapé et nous pourrons aller jouer au tennis le jour du second tour parce que nous n'y serons pas. Tous ceux que vous avez cités, et il y en a d'autres, on pourrait faire une liste de 10 candidats putatifs entre LR, Renaissance, Horizon, le Modem.

Bon, ils ont une responsabilité historique et ils auront une responsabilité historique. Et ils auront une responsabilité historique devant nos électeurs, plus globalement devant les Français. Nous sommes à ça, à ça de laisser au pays le choix entre Jordan Bardella et Jean-Luc Mélenchon au second tour.

Et je leur dis, et je continuerai à leur dire, entendez-vous. Entendez-vous. Et je suis certaine que nous serons nombreux au sein de nos partis politiques respectifs à leur faire passer ce message.

Parce que vous pensez qu'ils peuvent s'entendre ? Vous n'êtes pas plutôt pour une primaire pour qu'il soit de fait des partagés ? Je pense qu'on est d'accord pour dire que, sur le plan économique, il faut soutenir les entreprises et rapprocher le salaire net du salaire brut.

Je pense qu'on est d'accord pour dire qu'il faut une reprise de contrôle sur le plan migratoire, qu'il faut travailler à plus de sécurité, qu'il faut soutenir le nucléaire. Pourquoi je vous dis ça ? Je vous dis ça parce que sur le fond, nous avons plus de points de convergence que de points de divergence.

Mais qu'est-ce qui vous gênerait dans une primaire ? Alors, je ne vous ai pas répondu. Je n'ai pas dit que j'étais contre la primaire.

À l'heure où la gauche et notamment la France insoumise est extrêmement structurée et quand le Rassemblement national est aussi puissant, nous ne devons pas nous résoudre à faire vendre partisans d'une primaire. Mais je n'exclus pas cette hypothèse par principe parce que je dis, encore une fois, qu'il faudra un candidat unique et un candidat commun sans quoi nous ne serons pas au second tour. Si la meilleure façon d'arriver à le départager si c'est une primaire, pourquoi pas ?

Si c'est autre chose, faisons autre chose. Est-ce qu'il y a aujourd'hui à vos yeux un candidat naturel dans ce bloc central ou pas ? Je suis porte parole d'un gouvernement qui a pour mission de faire passer un budget.

Ce n'est pas de mon ressort de dire aujourd'hui s'il faut une primaire ou s'il ne faut pas de primaire. Ce que je souhaite c'est que ces différents partis politiques et ces différents candidats déclarés au potentiel arrivent à se parler et le fassent rapidement parce qu'à force de dire la présidentielle c'est dans longtemps, ça se rapproche. Est-ce qu'il y a un candidat naturel dans ce bloc central pour l'instant ?

C'est à eux d'en discuter. Vous, est-ce qu'il y a un candidat naturel ou pas ? Je ne me prononcerai pas sur ce sujet -là étant encore une fois porte-parole du gouvernement.

Vous pourriez dire qu'il n'y a pas de candidat naturel aujourd'hui ? Vous savez que Sébastien Le Cornu a très clairement explicité que ce gouvernement devait être détaché des présidentielles. Je fais déjà une forme d'écart en en parlant chez vous ce matin et je le fais parce qu'encore une fois, je pense qu'au-delà de nos responsabilités respectives, dire qu'on doit refuser le second tour Mélenchon-Bardella c'est d'intérêt national mais je ne me prononcerai pas ce matin pour un candidat ou un autre.

Je leur dis en revanche entendez-vous et malheur aux diviseurs. Alors il y a un responsable et l'air qu'imite pour une primaire c'est Laurent Wauquiez. Il voudrait qu'elle ait lieu de Gérald Darmanin à Saracnafo.

Est-ce que ce périmètre vous irait ? Est-ce que vous souhaiteriez que Renaissance y participe ? Gérald Darmanin ça me va très bien.

Et Saracnafo et Saracnafo elle est membre du parti reconquête d'Éric Zemmour. Rappelez-vous les propos d'Éric Zemmour sur nos compatriotes d'origine étrangère, sur la place des femmes. C'est pour moi inenvisageable.

Voilà. Et pas parce que je n'aime pas la personne de Sarah Knafo, simplement parce que je ne suis pas d'accord avec elle. Vous disiez on est à ça d'un second tour de la présidentielle qui opposerait Jean-Luc Mélenchon à Jordan Bardella, si ça devait arriver cette option, vous le jugez réaliste.

Vous faites quoi ? Je me bats pour que ça n'arrive pas. Oui mais vous votez pour qui si ça arrive ?

Je ne me ferai pas mettre dans la seringue de cette question de pour qui vous allez voter dans ce bon tour entre Jean-Luc Mélenchon en disant que c'était très possible aujourd'hui. Alors qu'on est à 18 mois de la présidentielle, à mon petit niveau, à mon modeste niveau, j'estime que ma responsabilité c'est de tout faire pour arriver à créer une dynamique unitaire et une dynamique d'union. Toutes les personnalités que vous avez citées, Edouard Philippe bien sûr, Gabriel Attal, Gérald Darmanin, Bruno Retailleau évidemment, j'en suis convaincue ce sont des hommes qui ont un profond attachement au pays et qui feront passer l'intérêt du pays, l'intérêt national avant des ambitions présidentielles particulières.

Mais je le redis, ça prend du temps de créer de l l'Union. On a déjà beaucoup avancé, vous savez, avant la dissolution, si on nous avait dit qu'on serait dans un même gouvernement avec les Républicains, qu'on applaudirait les mêmes premiers ministres et qu'on serait ensemble assis au banc de l'Assemblée national, on n'y aurait pas forcément cru. Donc, on a avancé avec Sébastien Lecornu, on continue à avancer et il faudra encore une fois faire le bout de chemin nécessaire d'ici à l'élection présidentielle.

Est-ce que vous mettez néanmoins ces deux partis d'opposition sur le même plan aujourd'hui ? La France insoumise et le Rassemblement national, pour vous, ce sont deux dangers équivalents ? Je considère que la France insoumise et le Rassemblement national sont aussi dangereux l'un que l'autre pour la France, pour des raisons différentes, parce qu'ils ont des positions différentes, des histoires politiques différentes.

Mais je considère qu'ils sont, oui, tous deux aussi dangereux l'un que l'autre. Mais est-ce que le Front républicain, il y a un peu plus d'un an, a été une erreur à vos yeux ? Il y a beaucoup de Français qui disent, je cite, on s'est fait voler l'élection.

Est-ce que le Front républicain, c'était une erreur ? Les Français ne se sont pas fait voler l'élection, puisque les Français sont allés massivement voter et ont fait leur choix, je crois, plus de 75 % de participation. Ce n'est pas les partis politiques qui ont voté.

Il faut être extrêmement clair là-dessus et ne pas colporter certaines accusations que je peux entendre ici ou là. Ma position, elle a toujours été claire, ni le Rassemblement national, ni la France insoumise, mais j'ai eu l'occasion de le dire au lendemain du premier tour de l'élection législative. Je pense en revanche que refuser d'appeler par exemple à voter pour le Parti socialiste quand il est face à un candidat du Rassemblement national est une erreur.

Je le dis tout à fait et je le dis avec forme d'amitié que j'ai pour Bruno Retailleau qui a été mon ancien collègue, moi je ne serais pas de ceux qui lui tirent dessus à boulet rouge, mais refuser d'appeler à voter et socialiste face au rassemblement national, c'est une erreur. Il n'y a pas de signe égal entre le parti socialiste et la France insoumise. Et ce qui est en train de se passer aujourd'hui dans le cadre notamment des débats parlementaires, le montre, on ne peut pas fustiger une alliance des gauches autour de Jean-Luc Mélenchon et en même temps refuser de voir qu'il y a aujourd'hui une forme de divorce qui s'est opéré et qui est une bonne chose non pas pour le gouvernement mais pour la démocratie française et pour la gauche de façon plus Vous parlez de Front Républicain, est-ce que vous considérez que la France Insoumise et le Rassemblement National sont dans l'arc républicain ?

C'est un débat qu'on a beaucoup eu depuis trois ans. Moi j'ai toujours refusé de donner des brevets de républicanisme aux Ce sont, quoi qu'on en dise, tous des députés qui ont été élus démocratiquement par les Français. Ils appartiennent à des partis qui peuvent légitimement concourir au suffrage universel.

Et je n'ai pas à dire qui appartient à l'arc républicain ou pas. Ils ont été élus par des Français. Un élu vote un élu.

Et moi, je les combats. Je combats leur programme. Encore une fois, tant la France insoumise que le Rassemblement national.

Mais cette espèce de débat qu'on traîne nous-mêmes au sein de Renaissance depuis trois ans, à savoir qui est dans l'arc républicain et qui n'est pas dans l'arc républicain, fatigue les Français. En tout cas, ils sont élus. Ils sont élus de la République comme le sont les 500 77 députés de l'Assemblée nationale.

Et je ne peux pas dire autre chose. Maude Bréjord, est-ce que vous aimez la musique ? Oui, j'aime bien.

Est-ce que vous aimez ce chanteur Qu'à foule sentimentale. Alain Souchon, vous me voyez venir, qui a annoncé que si jamais le RN était élu, il partirait en Suisse. Vous partez à l'étranger si le RN est élu ?

Non, certainement pas. Je me représente aux élections à J'essaie d'aller défendre ce que je pense à l'Assemblée nationale dans l'opposition. – Est-ce que vous pensez de cette prise d'opposition ? – Je pense qu'on ne combat pas le Rassemblement national par des postures morales.

On a longtemps essayé de le faire, c'est un « on » un peu général de toute évidence ça ne fonctionne pas et c'est en décalage avec ce que pensent les français on combat le rassemblement national en expliquant pourquoi leur programme économique est mauvais pour la france pourquoi est-ce qu'ils attirent le pays vers une position d'isolation, notamment au sein de l'Union Européenne. Pourquoi ils ont des positions démagogiques en matière d'immigration et de sécurité ? Mais je pense qu'il est temps d'aller sur le fond, mais beaucoup d'ailleurs dans ma famille politique, le 10 depuis longtemps, on parlait de Gérald Darmanin, lui qui est élu dans une terre où le Rassemblement national fait des scores importants aux élections nationales, il l'a toujours dit.

Ludovic, justement une question sur quelqu'un qui s'est montré très sévère avec Emmanuel Macron. Oui, lors d'une interview accordée à nos confrères de Radio-J, Emmanuel Valls a considéré que le second quinquennat d'Emmanuel Macron était un naufrage, je le sais. Qu'est-ce que vous lui répondez Pourquoi est-ce qu'il a accepté de participer au gouvernement de François Bayrou, du coup ?

Voilà, il a été ministre d'Emmanuel Macron. C'est la déception, le dépit de ne plus être ministre Je n'en sais rien, mais il a accepté d'être ministre du Président de la République pendant huit mois. Nos postes ministériels ne nous appartiennent pas.

Un autre choix a été fait et donc j'entends aujourd une parole très offensive à l'encontre du Président. Je remarque qu'il ne tenait pas la même quand il était au gouvernement, je n'ai pas d'autre commentaire à faire. Que restera-t-il du macronisme, Maude Bréjon ?

Trois choses à mon sens. C'est une question, on pourrait débattre longtemps de cette question. Ça peut être un sujet de baccalauréat.

Oui, ça pourrait être un sujet de baccalauréat. C'est un sujet que les journalistes aiment beaucoup. Les préalables, c'est est-ce que le macronisme survivra au départ d'Emmanuel Macron Pour tout état de cause, il y a trois marqueurs à mes yeux importants qui resteront après les deux quinquennats du président de la République.

C'est malgré tout la réussite de la politique de l'offre et la fin du chômage de masse. On peut dire qu'aujourd'hui, sur certaines parties du budget, c'est mis à mal. Moi je ne crois pas.

Je crois qu'encore une fois, le soutien aux entreprises, plus de 80 milliards d'exonérations de charges encore l'année prochaine, ça perdure. La France, pays le plus attractif de l'Union Européenne depuis cinq ans. On est à la veille du lancement de Choose France.

Ça c'est quelque chose qui va continuer. Je l'espère en tout cas qu'il sera préservé. Ce qui a été fait à l'échelle de l'Union Européenne, Emmanuel Macron a été la locomotive de la construction européenne face aux crises, face à ce qui se passe en Ukraine.

Donc ça restera un marqueur très fort. Et puis enfin, je ne vais pas parler de « en même temps mais des dépassements politiques, mais quand même l'idée qu'on peut discuter avec des gens qui sont un peu différents de nous. J'espère que c'est quelque chose qui va perdurer dans la vie politique française parce que c'est sain.

Est-ce que le Macronisme ne va pas disparaître avec le départ d'Emmanuel Macron de l'Elysée ? Je pense qu'en tout cas, il y a des grands marqueurs de ces deux quinquennats, je le disais, sur l'attractivité, sur l'Europe, sur le dépassement en politique qui ont fortement imprégné la vie politique française. Et puis ensuite, l'histoire continue, les époques changent.

On ne se demande pas aujourd'hui ce qu'il reste du hollandisme ou du sarkozyme. Il faut répondre au défi de son temps, au moment où on est au gouvernement. Et la grande erreur d'Emmanuel Macron, pour finir, mode bréjant, si vous êtes sincère, ce fut ?

Je ne sais pas, je n'ai pas à répondre. La dissolution ? Je n'ai pas répondu à cette question.

La dissolution, encore une fois, je ne l'ai pas défendue, mais on est retournés aux urnes et je pense que quand on aime la politique, on n'a pas peur du suffrage universel. Petite question courte pour terminer, Jordan Bardellas s'est indigné qu'aucun des représentants du RN n'a été invité aux commémorations des attentats du 13 novembre, il a jugé ça inélégant, regrettable, il estime qu'on lui aurait fait payer leur combat contre l'islamisme, ça ne relevait pas de gouvernement, c'était la mairie de Paris qui organisait Mais est-ce qu'à vos yeux, c'était une erreur à pas les inviter ? On leur fait payer leur combat contre l'islamisme.

Ce sont ces mots. Alors même qu'on commémore les 10 ans des attentats de 2015, mais vous vous rendez compte de l'indignité qu'il faut pour prononcer ces mots-là, Guillaume d'arrêt. Et par ailleurs, si vous voulez que je réponde sur le fond, aucun chef de parti n'était invité et l'immense majorité des places était réservée aux familles, aux proches, à ceux qui ont été touchés par ces terribles attentats, c'est le type de polémique, n'est pas à la hauteur et particulièrement quand on prétend être candidat à la présidentielle.

Merci Maude Bréjon, porte-parole du gouvernement d'avoir été l'invité de BFM Politics ce matin. Merci Ludovic, merci Amandine. Vous restez bien sûr sur BFM dans un instant 7.

Budget, sécurité...L'interview en intégralité de Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement — Maud Bregeon · Pourquijevote