Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 15 mai 2025 9 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeImmigration & asileÉconomie & entreprises

Sébastien Chenu - "On a une société de plus en plus violente !" (TF1)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10FerméeRéponse partielle

    Vous avez été convaincu par les arguments de François Bayrou hier ?

  • 1:14RelanceÉludée

    Pourquoi le RN n'a pas posé de questions sur l'affaire Bétarame ?

  • 2:20OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous voteriez pour l'envoi de détenus étrangers à l'Est ?

  • 3:59OuverteRéponse directe

    Vous dénoncez une impuissance des pouvoirs publics sur la violence mafieuse ?

  • 5:22RelanceRéponse partielle

    Vous avez dit qu'il n'y avait pas de place en prison ?

  • 6:23OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron a évoqué la TVA sociale. Qu'en pensez-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:24Invité politiqueFait
    « cette audition m'a mis assez mal à l'aise parce que pour moi, elle ressemblait davantage à un procès de Moscou. »
  • 0:46Invité politiqueFait
    « avec des logiques disant que si le Premier ministre, il y a 25 ans, avait donné une claque à un enfant pendant une campagne électorale, ça pouvait légitimer le fait qu'il ait caché des crimes pédocriminels. »
  • 2:43Invité politiqueChiffre
    « On a 25% des détenus qui sont de nationalité étrangère. »
  • 4:48Invité politiquePromesse
    « On n'y est pas, notamment les audiences, qu'elles soient plus rapides, des peines plus adaptées, plus courtes, mais très effectives. »
  • 7:04Invité politiquePromesse
    « Avec Marine Le Pen, on avait fait des propositions pour augmenter jusqu'à 2 fois et demi le SMIC, les salaires de 10% en échange du gel des cotisations patronales. »
  • 7:28Invité politiqueChiffre
    « C'est l'IFRAP, je crois, qui dénonçait les structures d'État, les agences d'État qui représentent jusqu'à 80 milliards d'euros. »

Temps de parole

  • Sébastien Chenu80 %
  • Présentateur20 %

4,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Sébastien. Je suis venu 5h30 d'audition. Hier, François Bayrou a été questionné sur ce qu'il savait au nom dans l'affaire des violences physiques et sexuelles au collège lycée de Bétarame. Vous avez été convaincu par les arguments de François Bayrou hier ?

0:14
Sébastien Chenu

Je n'ai pas de jugement sur la position de François Bayrou sur ce qu'il savait ou pas. J'ai tendance à donner du crédit à la parole publique du Premier ministre. En revanche, cette audition m'a mis assez mal à l'aise parce que pour moi, elle ressemblait davantage à un procès de Moscou. Et je ne suis pas un avocat de François Bayrou, vous l'imaginez bien. Mais la nausée que m'a inspiré le questionnement du député d'extrême-gauche LFI Vanier vis-à-vis du Premier ministre avec des logiques disant que si le Premier ministre, il y a 25 ans, avait donné une claque à un enfant pendant une campagne électorale, ça pouvait légitimer le fait qu'il ait caché des crimes pédocriminels.

Sincèrement, me donne la nausée. C'est un naufrage. Et je pense que derrière cette instrumentalisation d'un drame, Bétarame, il y a des victimes derrière, pour coller une balle au Premier ministre et en coller une autre à l'enseignement catholique, me semble d'une indécence totale.

1:14
Présentateur

C'est intéressant justement parce qu'au-delà du cas personnel de Bayrou, on ne vous a pas beaucoup entendu sur ce scandale. 200 plaintes en tout, dont 90 à caractère sexuel, déposées depuis février 2024. Aucune des 40 questions au gouvernement du Rassemblement national, qui était en tout cas à votre disposition, n'a porté sur cette affaire. Pourquoi ? Ça ne fait pas partie du sujet de cette élection ?

1:32
Sébastien Chenu

Mais parce que d'abord, c'est une affaire en cours. C'est une affaire en cours.

1:35
Présentateur

Vous exprimez souvent sur des différences.

1:37
Sébastien Chenu

Non mais il y a des centaines de victimes dont il faut respecter et la douleur et la parole, prendre très au sérieux évidemment ce sujet. Et donc ne pas en parler ? Ce sujet des violences dans l'école. Non mais on peut en parler sans chercher à instrumentaliser. C'est le problème qu'a eu l'extrême gauche. C'est qu'ils ont cherché à utiliser ça pour instrumentaliser ce drame, pour essayer de désinguer le Premier ministre. Donc si vous voulez, il y a un drame d'un côté, qu'il faut prendre très au sérieux. La parole des victimes, les problématiques qui peuvent exister dans toutes les structures qui touchent des jeunes.

Et de l'autre côté, il y a la volonté d'extrême gauche de tout conflictualiser. C'est d'ailleurs leur logique de faire de tout sujet de société un conflit politique. Moi, je m'élève contre cela.

2:19
Présentateur

Tout autre sujet. On apprend via le Figaro que pour lutter contre la surpopulation carcérale, l'administration pénitentiaire réfléchirait à confier des détenus étrangers au pays de l'Est. Juridiquement, en l'état, ce n'est pas sûr que cela soit possible. Est-ce que s'il y avait une voie, vous la voteriez ?

2:35
Sébastien Chenu

Non, non, mais je ne comprends pas ces logiques-là. Je veux dire, on a ici, dans notre pays, un vrai problème de surpopulation carcérale. On a 25% des détenus qui sont de nationalité étrangère. On a des détenus qui ont des problèmes psychiatriques, qui n'ont rien à faire en prison. On devrait plutôt se poser la question de savoir où ces détenus devraient aller. La problématique de la santé mentale, qui n'est évidemment pas prise en compte. On a la problématique de construction de prison. Il faut à peu près 7 ans pour construire des prisons. Emmanuel Macron avait promis 15 000. On en aura construit au mieux 5 000.

Donc, si vous voulez, avant de commencer à partir dans des délires avec des problématiques juridiques intenables telles que celle-ci, attelons-nous à construction de prison, exclusion, expulsion des délinquants étrangers, santé mentale. Et je pense que là, vous avez déjà trois beaux sujets pour faire progresser ce difficile sujet, qui est celui de la surpopulation carcérale, qui empêche l'incarcération d'un certain nombre de personnes. Parce qu'il y a des gens qui commettent des délits, qui ne verront jamais les barreaux de la prison. Pourquoi ? Parce qu'il n'y a pas de place dans les prisons.

3:36
Présentateur

Tout autre actualité, une note de la police judiciaire que nous avons pu consulter documente une augmentation des phénomènes liés au mafia, assassinat, tentative d'assassinat qui ont bondi entre 2021 et 2024, dissémination de la criminalité à l'ensemble du pays et au-delà même des grands bassins historiques. L'État a perdu la main. Vous dénoncez aujourd'hui une impuissance des pouvoirs publics sur ces questions-là ?

4:03
Sébastien Chenu

Oui, mais ça fait longtemps, si vous voulez, qu'avec Marine Le Pen, nous considérons que la violence dans notre société est une caractéristique désormais connue de tout le monde et qu'il faut s'y attaquer. D'abord, moi, ce que je redoute, c'est que nous n'en arrivions à ce qui s'est passé en Italie il y a des dizaines d'années, c'est-à-dire des années de plomb, c'est-à-dire des raptes de patrons, des raptes de présidents de tribunaux, des raptes de gens qui incarnent des autorités ou des puissances. Et qui tétanisent la société. On a une société de plus en plus violente, dans laquelle la jeunesse, elle aussi, est de plus en plus violente.

Il y a évidemment un levier à activer, c'est celui de la justice des mineurs. On n'y est pas, notamment les audiences, qu'elles soient plus rapides, des peines plus adaptées, plus courtes, mais très effectives. On a évidemment la nécessité, je crois, d'indiquer par la loi que l'atteinte physique, l'atteinte à l'intégrité physique, doit être punie de façon extrêmement forte. C'est un principe qu'on devrait avoir affirmé beaucoup plus fortement. Donc on sait bien que c'est du côté de la justice qu'effectivement ça se passe d'abord. Et aujourd'hui, on récolte le résultat d'années et d'années de laxisme. Vous venez de dire, Sébastien Chenu, qu'il n'y avait pas de place en prison ?

Je vous ai dit qu'il fallait en construire surtout. Et vous venez de dire aussi qu'il ne faut pas envoyer de détenus à l'étranger. Et qu'il faut expulser les délinquants à l'étranger. Non, je vous ai dit que vous avez dit aussi 7 ans. Il faut 7 ans. Donc pendant 7 ans, on ne fait rien ? Non, mais pas du tout. D'ailleurs, il y a des tas de leviers sur lesquels on joue. Mais je veux dire qu'on voyait par exemple que la gauche attaque au Conseil constitutionnel la loi narcotrafique. Vous voyez bien qu'il y a d'abord une prise de conscience qui n'est pas faite dans la classe politique, voire il y a des gens qui idéologiquement souhaitent qu'effectivement la justice soit laxiste.

Il faut évidemment avoir des mesures à court, à moyen, à long terme. La construction de prison, c'est moyen et long terme évidemment. Entre temps, expulser des délinquants étrangers pour avoir des places de prison et pour incarcérer avec des peines qui soient adaptées, des courtes peines qui soient effectives. On n'a pas ça dans notre arsenal judiciaire. Vous touchez au physique d'une autorité dans votre pays, vous allez en prison 8 jours, 10 jours, 15 jours.

6:23
Présentateur

Emmanuel Macron, mardi, n'a pas prononcé le nom de TVA social. On va revenir un instant sur ce qu'il a dit. Mais il y a pensé très fort. Il voudrait une conférence sociale entre patronat et syndicat. Augmenter la TVA pour financer le coût du travail, ce serait un coût fatal porté au pouvoir d'achat des Français ?

6:42
Sébastien Chenu

Oui, le problème de la TVA social, c'est que c'est injuste, puisqu'en fait tout le monde la paye de la même façon, quel que soit le revenu. C'est un impôt indirect. Et on n'est pas sûr du résultat en matière de répercussions, d'allègements par les entreprises. Donc je ne vois pas bien, là encore, comment ça solutionne les choses. Il y a deux problématiques dans notre pays. Il y a la problématique de pouvoir d'achat, évidemment. Il y a la problématique de salaire. Avec Marine Le Pen, on avait fait des propositions pour augmenter jusqu'à 2 fois et demi le SMIC, les salaires de 10% en échange du gel des cotisations patronales.

7:12
Présentateur

L'argument d'Emmanuel Macron, c'est de dire que les consommateurs français sont moins taxés que les Européens.

7:17
Sébastien Chenu

Et donc il faut encore que les Français soient plus taxés.

7:19
Présentateur

Que tout ne doit pas reposer sur le travail.

7:20
Sébastien Chenu

D'accord. Et que donc leur pouvoir d'achat soit encore impacté. Il y a sincèrement des chantiers entiers d'économies à réaliser. C'est l'IFRAP, je crois, qui dénonçait les structures d'État, les agences d'État qui représentent jusqu'à 80 milliards d'euros. C'est une ligne rouge.

7:37
Présentateur

La TVA sociale, c'est une ligne rouge.

7:39
Sébastien Chenu

Oui, c'est un impact sur le pouvoir d'achat des Français. Un pas de plus dans la censure pour vous. Oui, mais le coût de l'immigration, est-ce qu'à un moment, on va se poser la question de se dire, l'immigration a un coût réel, il faut se pencher dessus. Il n'y a jamais une proposition dans ce gouvernement pour s'attaquer au coût de l'immigration. Donc ça, pour trouver des idées, pour demander aux Français de se serrer la ceinture, ils ont toujours des idées. Un coup, c'est les retraités, un coup, c'est les familles, un coup, c'est les consommateurs, un coup, c'est ceux qui bossent, quand c'est pas tous en même temps.

Moi, je dis qu'aujourd'hui, l'État, sur son train de vie, doit faire des efforts. Je n'ai rien entendu dans la bouche du président de la République. Sur l'immigration, ils ont peur de s'y attaquer. Croyez-moi que nous, avec Marine Le Pen, avec Jordan Bardella, on a quelques idées. Merci beaucoup. Avec qui, vous avez dit ? Avec Marine Le Pen, avec Jordan Bardella. Et dans quel ordre ? Marine Le Pen, candidate au présidentiel, Jordan Bardella, président de notre parti. Parce que c'est toujours pas très clair. Bah si, d'ailleurs, je vous dis, Marine Le Pen, candidate, Jordan, président du parti. C'est assez simple. Je suis sûr que vous avez compris. C'est tellement simple que...

Je suis sûr que vous avez compris. Que ça fait six mois qu'on ne parle que de ça. Vous avez mauvais esprit. Merci beaucoup Sébastien Chenu.