Mort de Lyhanna : Nous faisons face à une chaîne systémique de défaillances - Patrick Kanner
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Patrick KannerFait
« le meurtre de l'ha bouleverse, il nous sidère, il nous révolte »
- 0:45Patrick KannerFait
« le ministre de la justice nous répondit hier au détour d'une audition qu'il n'y a aucune statistique sur le nombre effectif de mineurs dans les 70000 plaintes enregistrées »
- 1:00Patrick KannerFait
« elles devront être priorisées d'ici 2000 d'ici le 14 juillet 2026 »
- 1:15Patrick KannerFait
« La tentation est grande de se défausser en pointant du doigt des bouc émissaires »
- 1:30Patrick KannerPromesse
« Le Parlement a travaillé une proposition de loi transpartisane à l'initiative de notre collègue député socialiste Céline Themba Martinez »
- 1:45Patrick KannerFait
« L'Espagne a voté une loi intégrale il y a déjà 20 ans avec des résultats qui sont incontestables »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Monsieur le président, monsieur le Premier ministre, le meurtre de l'ha bouleverse, il nous sidère, il nous révolte. Après tant d'autres prénoms d'enfants que notre mémoire collective a tragiquement effacé, nos concitoyens sont en colère, nos institutions sont remises en cause. Derrière ces drames, il y a de multiples dysfonctionnements qui se répètent inlassablement dans une indifférence coupable malgré les alertes notamment de l'ancien président de la Civis.
Quand un pilier de l'état de droit, la justice, vacille, c'est la République qui devient une cible. Le manque de psychiatre, l'effondrement de la médecine légale, la surcharge de nos OPJ, voilà la réalité du terrain. Ces enfants martyres sont devenus le symbole d'une impuissance institutionnelle qui est tout simplement insupportable.
Alors, comment entendre le président de la République nous assené vendredi dernier qu'il n'y avait pas de manque de moyens ? Comment accepter que le ministre de la justice nous répondit hier au détour d'une audition qu'il n'y a aucune statistique sur le nombre effectif de mineurs dans les 70000 plaintes enregistrées alors qu'elles devront être priorisées d'ici 2000 d'ici le 14 juillet 2026. Nous faisons face à une chaîne systémique de défaillance dont l'État est le premier responsable.
La tentation est grande de se défausser en pointant du doigt des bouc émissaires. Cette démarche ne contribuera en rien à résoudre la situation. D'ailleurs, il est tout aussi nécessaire de dénoncer les instrumentalisations dont nous sommes aujourd'hui les grands témoins.
Il n'y a pas de solution miracle, monsieur le premier ministre, mais il faut des solutions. Le Parlement a travaillé une proposition de loi transpartisane à l'initiative de notre collègue député socialiste Céline Themba Martinez. Des propositions fortes existent.
Appuyons-nous sur ces travaux. Regardons ce qui marche. L'Espagne a voté une loi intégrale il y a déjà 20 ans avec des résultats qui sont incontestables.
Alors, qu'attendons-nous ? Alors, je vous le demande, monsieur le premier ministre, combien faudra-t-il encore de marche blanche ? Combien encore de vie brisé de familles déchirées ?
Combien de larmes ? Combien de fois devrons-nous encore répéter ce slogan qui sonne dans le vide ? Plus jamais ça, monsieur le premier ministre, pour nos enfants, pour leur protection, il y aura-t-il un avant et surtout un après le meurtre de Liana ?
Patrick Kanner