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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 23 avril 2024 24 min

Fin de vie : "Ce n’est pas un suicide, c’est une demande, c’est une aide, on accompagne la personne"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et notre invité politique ce matin c'est Agnès fmain le baudau bonjour merci beaucoup d'être avec nous depputé au raison de scè maritime vous présidez la commission spéciale qui a été créé à l'Assemblée nationale pour examiner le projet de loi sur la fin de vie on va évidemment longuement parler on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représenté par Stéphane Vernet de wouest France bonjour Stéphane bonjour Orian AR firm budau bonjour bonjour bonjour on va donc parler de la fin de vie an Germain le baudau c'est vous hein qui aviez commencé à construire le texte on va évidemment y revenir et vous présidez donc cette commission spéciale vous avez débuté vos travaux hier vous avez notamment auditionné la ministre Catherine Vautrin est-ce que cette commission c'est une manière de déminer des débats qui s'annoncent tendus la commission spéciale c'est toujours un moyen pour les députés de travailler au fond de prendre le temps sur des sujets notamment sociétaux qui sont difficiles qui sont compliqués c'est à la fois une façon de travailler de façon collective et d'avoir des échanges entre nous et puis c'est aussi une façon de de de de pouvoir échanger le plus longtemps possible sans se précipiter nous l'avions fait lors des lois de révision bioéthique et nous le faisons sur ce sujet de la fin de vie est-ce que vous pouvez nous rappeler qui fait partie de cette commission et qui est-ce que vous allez auditionner cette semaine alors les auditions vont être nombreuses une semaine où on va auditionner plus de 90 personnes on a comme il est de coutume commencé par la ministre hier qui est venu présenter le projet de loi et puis hier soir nous avons eu un très long échange de plus de 3h avec euh le Conseil national d'éthique son président et les deux co-rapporteurs qui ont émis le fameux avis 139 euh qui disait que la loi clè leoniti ne répondait pas à toutes les situations c'est un peu cet avis qui a déclenché les travaux que le Président de la République avait demandé au gouvernement de mener en parallèle de la convention citoyenne et qui aujourd'hui est à l'origine j'allais dire du du projet de loi euh et puis euh aujourd'hui toute une journée d'audition jusqu'à vendredi soir on va auditionner des soignants plus d'un tiers des personnes auditionnées seront des soignants on va auditionner des associations d'usagers des associations représentant les fédérations hospitalières représentant le domicile on va aussi bien sûr écouter les cultes des des sociétés savantes je crois que c'est important des philosophes des sociologues je crois que c'est un sujet à la fois qui est médical humain éthique j'allais dire social et sociétal donc il faut un panel très large c'est ce qu'on va faire sur la composition de la commission elle est transpartisane est-ce qu'il y a beaucoup de députés qui ont qui ont eu une expérience personn de de de la fin de vie de l' à mourir des choses comme ça alors à ce stade je ne sais pas vous répondre à cette question elle est transpartisane de fait l'intérêt d'une commission spéciale c'est aussi sortir du champ à la fois des députés qui sont soit dans la commission des lois soit dans la commission des affaires sociales ça permet un plus grand nombre de députés de participer au débat puisque nous sommes 70 c'est c'est un nombre important et qui viennent de commissions différentes et bien sûr transpartisan en respectant les équilibres de la composition de l'Assemblée nationale mais vous vous aviez déjà beaucoup consulté pour prépar le texte quand vous étiez ministre là vous allez reconsulter sauf que le texte est déjà déposé on sait que les soignants sont réticents que les cultes également sont réticents mais concrètement qu'est-ce que ça va changer au projet de loi ce qu'il vous disent alors les soignants sont réticents vous n'entendez surtout que les soignants qui sont réticents c'est pas que vous n'entendez on entend que les soignants qui sont réticents mais peut-être parce qu'ils sont une majorité non je ne crois pas non je ne crois pas je ne crois pas on entend beaucoup les médecins de soins palliatifs qui sont plutôt opposés au texte et j'ai beaucoup écouté les médecins de soin je suis allé visiter plus de 20 unités de soins palliatifs euh j'ai aussi rencontré beaucoup de soignants qui sont plutôt favorables à l'évolution de la loi euh c'est c'est quelque chose qu'il faut dire mais on les entend j'allais dire pas beaucoup les cultes sont opposés mais ce qui ne veut pas dire que c'est parce que les cultes ne souhaitent pas nous sommes dans une République laïque je je mais c'est intéressant d'avoir les échanges avec les cultes parce que c'est aussi parfois des des mots qui peuvent nous interpeller des situations je pense que c'est important d'écouter tout le monde et de se faire son propre j'allais dire avis sur le sujet c'est l'objet de cette commission spéciale où on va travailler je le dis de façon collective mais chacun d'entre nous fait aussi son travail dire de façon individuelle comment est-ce que vous intégrez les travaux et les recommandations de la convention citoyenne alors la convention citoyenne elle a d'abord était complètement intégré dans la construction même j'allais dire du projet puisque le président de la République le 3 avril dernier lorsqu'il a reçu l'avis de la convention citoyenne avait déjà retenu les les cinq éléments dire à ce stade vous vous n'y revenez pas ou vous ne alors à ce stade on va écouter aussi on va recevoir dans les cadres de nos travaux euh la convention citoyenne j'irai moi samedi euh représenter il a Albron Pivet qui m'a confié cette cette mission à l'ASS au C pour pour dire comment on va travailler mais bien sûr on va écouter la convention citoyenne euh qui a fait ce travail important et certains d'entre nous l'ont déjà dit mais j'espère qu'on aura la même hauteur de débat et la même qualité des débats que la convention citoyenne les travaux de cette semaine ils sont faits aussi pour nourrir la production d'amendements de de de de de modification de la loi est-ce que est-ce que les députés qui composent la commission vont vont pouvoir amender le texte bah c'est le rôle d'un parlementaire d'amender le texte le texte c'est un projet de loi c'est comme ça que ça s'appelle avant de devenir une loi ce projet de loi devra être enrichi parlementaire par les parlementaires et bien sûr bien sûr que notre rôle et tous ces travaux vont nourrir j'allais dire et enrichir le texte d'abord par les rapporteurs thématiques je suis accompagné de de de cinq rapporteurs et puis chacun des parlementaires qui qui travaill sur ce sujet va pouvoir déposer des amendements est-ce que c'est un travail qui est de nature à faire évoluer les positions les avis des parlementaires vous-même vous aviez vous aviez un un point de vue sur sur l'IDE à mourir qui a vous vous êtes exprimé sur le sujet à plusieurs reprises qui a beaucoup évolué du fait de votre expérience personnelle je crois que c'est un sujet là je le redis j'ai aussi l'expérience de la la commission de bioéthique et ces travaux doivent nous nous amener vraiment à réfléchir le sujet sur lequel beaucoup d'entre nous ont beaucoup évolué pendant nos débats qui vont durer quand même un certain temps le texte va venir ici au Sénat il va revenir à l'Assemblée il va revenir au Sénat en émicycle ce sera fin mai he c'est 27 mai ouais sur la la Commission sur la la PMA postmortem je sais que c'est le sujet sur lequel un grand nombre de parlementaires ont fait j'allais dire des aler-retours sur leur position sur un sujet comme celui-là les échanges les travaux doivent nous amener à réfléchir tout le temps je fais encore beaucoup de débat il y a toujours des mots des témoignages qui doivent nous interpeller et donc j'ai j'ai une conviction je pense qu'il faut avoir la possibilité de pouvoir bénéficier desir est-ce que j'ai des certitudes non je ve dire aucun d'entre nous sur ce sujet-l ne peut avoir des certitude nous sommes bien portants et bien vivants le jour où peut-être je seraiis confronté à cette situation je ne sais pas ce que je ferai comme choix mais la question c'est j'aimerais avoir le choix qu'est-ce qu'est-ce qu'on met de derrière ce terme d'aide à mourir c'est c'est l'une des questions qu'il va oir trancher le texte ne comprend ni le mot suicide assisté ni le mot euthanasie mais est-ce que dans les fait ce projet de loi ne légalise pas le suicide assisté l'eutanasie le président de la République a souhaité que nous construisions notre modèle français d'accompagnement de la fin de vie l'aide à mourir c'est clairement notre modèle français c'est à la fois répondre à une question j'allais dire d'autonomie de la personne je le redis c'est bien la personne malade qui fait la demande c'est pour ça que la volonté libre et éclairée qui est un des cinq critères pour bénéficier de la D mourir est important c'est bien la volonté de la personne notre promesse républicaine c'est aussi de répondre à la solidarité c'est la solidarité j'allais dire collective de pouvoir accompagner cette personne et le mot aide à mourir en tant que tel répond à ça répond à la fois à quelqu'un qui fait une demande et quelqu'un qu'on va aider euh ce terme est-ce est-ce que est-ce que ce texte il légalise pas de facto le suicide assisteré et l'ethanasie le suicide assisteré et l'euthanasie ce sont je veux dire ce sont des mots l'important c'est l'effectivité notre modèle répond sur une aide à mourir je suis en mesure physiquement de le faire je peux avaler une substance dite létale je ne suis pas physiquement en mesure de le faire je me fais accompagner d'un médecin ou d'un infirmier ou potentiellement d'un membre de la famille s est-ce c'est pas de l'euthanasie ah non certainement pas quand vous avalez la substance létale c'est pas de l'euthanasie et c'est du suicide assisté à minima non ça s'appelle l'aide à mourir avec notre mod FR pour pasoir fait figurer ce mot du coup parce que parce que c'est pas c'est pas un suici c'est une demande c'est une aide on accompagne on accompagne la personne c'est notre modèle français il y a beaucoup de pays dans lesquels ni le mot euthanasie ni le mot suicide assisté sont utilisés je vous dis notre modèle français de la fin de vie c'est celui-là le modèle belge c'est l'eutanasie le modèle suisse c'est le suicide assister le modèle français c'est l'aide à mourir est-ce qu'il y a aussi un terme qui va faire débat c'est la question du pronostic vital engagé à court ou à moyen terme quel doit être ce terme selon vous la loi cl Leonetti parle de court terme la loi cl Leonti n'a jamais défini ce qui était le court terme euh la loi proposée par le gouvernement parle de moyen terme suite à l'AVE du CCNE qui dit que cette loi clè Leonti qui propose le suicide euh sédation profonde et continue jusqu'à la mort je pense que on oublie toujours le jusqu'à la mort euh ne répond pas au moyen terme définir le moyen terme et ça a été très bien dit par RGIE Sabri hier soir puisque la question a été posée de nombreuses fois c'est aussi s'enfermer et ne pas répondre à ce qu'est notre modèle français c'est de répondre à des situations très singulières et très particulières donc définir le moyen terme s'enfermer est-ce que c'est un mois 2 mois 3 mois serait une erreur parce qu'on ne pourrait pas répondre à cette solidarité de répondre à des situations bien singulières donc ce sera l'excès à à la au corps médical au choix du corps médical l'Oregon euh a dans sa loi euh défini les 6 mois euh l'état de l'Oregon est en train de réfléchir justement à ne plus définir ce moyen terme sachant qu'on sait très bien que le moyen terme lorsque le pronostic vital est engagé on peut de facto aller rarement au-delà de 6 à 12 mois au début vous dans quand vous avez commencé vos travaux vous souhaitiez que le médecin puisse trancher seul de savoir s'il fallait appliquer ou pas l'aide à mourir finalement dans la version finale du texte ce sera la collégialité de la décision est-ce qu'il y a pas à vouloir faire trop de collégialité un risque de blocage pour le patient je ne sais pas d'où vous sortez qu'on a décidé que le médecin seul pourrait pour pas leexte non non non non le c'est le médecin qui reçoit la demande après le médecin doit effectivement et c'est comme c'est écrit dans la loi demander l' viis d'un médecin qui est spécialiste de la maladie si ça n'est pas le cas et puis ce qui est important pour vérifier notamment la volonté libre et éclairée de la personne c'est aussi de faire appel à j'allais dire le corps paramédical qui entoure le malade avoir la vie de l'aide soignante de l'infirmière du psychologue ou du psychiatre qui a déjà rencontré la personne est important pour savoir si la volonté libre et éclairée de la personne est bien là et si la personne j'allais dire a déjà réitérer sa demande plusieurs fois ça ça nous semble être des éléments important estce que du coup il y a pas un risque de blocage pour le patient qui fait la demande puisque puisque à la fin c'est le médecin qui a reçu la demande c'est un avis qui demande c'est le médecin qui a reçu la demande qui va prendre la décision donc au final çaa une décision après avis c'est un médecin seul qui tranchera voilà Stéphan vous parlez d'accompagnement hier pendant la commission donc les auditions pardon philippe Juvin député les républicains a exprimé sa crainte que la demande de suicide assisté ou d'euthanasie puisse se faire par défaut d'accès au soins palliatifs je le cite ça c'est un c'est une crainte qui est exprimée par un très grand nombre de de de médecins est-ce que c'est est-ce que c'est pas le le cœur des débats aujourd'hui alors tout d'abord vous dire que la volonté du Président de la République et du gouvernement ça a été d'avancer très fort sur les soins palliatifs euh la stratégie décénal qui s'adosse j'allais dire à ce texte et si comme certains l'ont reproché hier soir il n'y a pas grandchose dans le texte sur les soins palliatifs c'est parce que ça ne nécessite pas ça ne nécessite pas du législatif on va pas écrire dans la loi ce qui n'cite pas un passage Latif donc plus de moyens soin pas plus de moyens il des choses on peut créer une gouvernance des soins palliatifs comme on l'a fait sur le cancer sans passer par la loi voilà donc il y a beaucoup de choses qui ne néitent pas la loi on peut créer des formations supplémentaires et c'est l'objet sans passer par la lo il manque a tous il manque toujours il y a toujours une vingtaine de départements qui n'ont pas de detif me ce qui veut pas dire ce qui veut pas dire qu'il y a pas de soins palliatif dans le département l'unité de soins palliatif c'est c'est c'est l'unité de 12 lits qui permet de prendre en charge les les cas les plus complexes donc la stratégie décenal va permettre de créer une vraie filière ce qui n'a jamais été fait Jama question vous étiz ministre madame charmoudo l'engagement c'était que fin 2024 tous les départements disposent d'unité de soin palliatif est-ce que cet engagement sera tenu alors cet engagement sera difficilement tenu parce que nous avons un problème de professionnels de santé parce que je je le redis les soins palliatifs n'ont jamais été considérés comme une vraie filière de formation il y a pas de de puup par exemple de professeurs d'université qui donc les jeunes ne peent pas s'engager donc on va créer une spécialité et puis pour répondre à votre question et à celle de Monsieur Juvin hier soir dans les critères d'accessibilité à l'aide à mourir la première question que devra poser le médecin qui reçoit la demande c'est si la personne n'a pas bénéficié de soins palliatifs est-ce qu'elle souhaite le faire donc c'est bien la première question qui sera posée à la personne qui fait la demande d'aide à mourir et si c'est la réponse est oui le médecin devra tout mettre en œuvre pour trouver une place en soin palliatif donc ça répond à la question il est hors de question que ce raccourci puisse être fait ça n'est absolument pas absolument pas le F producteur de ce c'est une crainte injustifieré je pense que pour certains c'est un raccourci oui non mais c'est écrit dans la loi je ve dire c'est écrit dans la loi le médecin qui reçoit la demande la première question qu'il pose si la personne n'a pas bénéficié de soin palliatif il y a des personnes qui ne voudront pas bénéficier de soins palliatif je je je le dis euh et bien si si la personne dit oui le médecin devra devra mais raccourcis ça veut dire quoi que les républicains s'en servent pour ne pas voter le texte certains peuvent oui c'est c'est mais c'est c'est c'est un je pense que c'est un procès d'intention la faillite elle est collective sur pourquoi 20 ans après le début des soins palliatifs on se pose toujours la question elle est collective non pas uniquement par les financements c'est parce qu'aussi on n'a pas créé cette filière dès le départ et et que ça n'est pas culturel beaucoup de cancérologues et d'oncologues ont eu du mal à accepter j'allais dire les soins palliatifs parce que ils pensaient que c'était un échec de leur prise en charge curactive ça n'est pas le cas pour l'instant on ne peut pas soigner toutes les maladies mais à quelle échéance du coup il y aura des unités de soins palliatif dans tous les départements l'idée c'est d'aller le plus vite possible si c'est mi 2025 si c'est fin 2025 tant mieux je vais reprendre le cas Douans ou dans un unité de so palliatif qui a dû fermer parce queil y a pas de médecin et ce service va rouvrir puisquon a réussi à trouver des médecins qui puissent aller voilà tant qu'on ne formera pas tant qu'on ne fera pas de cette spécialité des soins d'accompagnement une vraie spécialité on aura du mal à engager les jeunes à aller dans cette filière et puis pour que tout ça devienne j'all dire culturel il faut aussi former tous les autres professionnels y compris les médecins généralistes c'estàdire dans leur parcours de formation initiale ce qui n'est pas le cas actuellement est-ce que ça veut dire est-ce que ça veut pas dire aussi qu'il y a besoin de moyens supplémentaires Catherine Vautrin donc la ministre du Travail de la Santé a annoncé 1,1 milliard supplémentaires pour les soins palliatifs donc comme dit comme ça ça a l'air important sauf que c'est sur 10 ans et quand on voit le vieillissement de la population les besoins et cetera est-ce que ça vous paraît pas très insuffisant par rapport par rapport aux besoins ce ce pourquoi il fallait travailler sur une stratégie décennale c'est d'abord dire qu'il y a eu beaucoup de choses de faites sur les SEM palliatifs c'est déjà 1 milliard 7 qui sont consacrés chaque année au SEM palliatif 1 milliard supplémentaire dans les années à venir ça veut dire que d'ici 10 ans 2 milliards certes seront consacrés aux soins euh d'accompagnement tout d'abord euh dire que créer des unités de soins palliatifs c'est important mais les unités de soins palliatifs ce ne sont jeall dire que les cas les plus complexes l'idée c'est d'arriver le plus tard possible ou de ne pas arriver en unité de soins palliatif c'est créer cette filière euh de soins palliatifs avec le développement du domicile qui est demandé par plus de 85 % de nos concitoyens euh et donc c'est 1 milliard qui sera qui seront consacrés et c'est pas euh 900 millions dans 10 ans et 100 millions cette année c'est 100 millions tous les ans notamment avec la création j'allais dire de nouveaux dispositifs comme les maisons d'accompagnement qui sont des solutions intermédiaires entre le entre le domicile et l'unité mais qu'est-ce qui garantit que ce financement sur 10 ans sera respecté après 2027 surtout dans le contexte actuel des finances publiques c'est bien c'est bien pour ça que la création tout de suite de l'Institut j'allais dire de la gouvernance pour moi est un est un enjeu majeur nous avons réussi dans la stratégie cancer euh notamment avec l'INC à faire en sorte que tout ça puisse se faire nous devons faire la même chose sur la création de cette filière concernant les soins palliatifs et les soins d'accompagnement et de notre modèle français d'accompagnement de la fin de vie Stéphane dernière question sur le sujet ben je voulais simplement savoir si vous pensez qu'à l'arrivée les les les députés les sénateurs vont modifier profondément le projet de loi qui a été qui a été déposé ou est-ce que il a des chances de après de longs débats d'être de de de passer presque intacte entre Guillem je vais pas je vais pas je vais dire tout de suite préjugé de ce que vont faire mes collègues députés à titre personnel euh j'ai que l'équilibre du texte so soit respecté parce que je pense qu'il correspond à la fois à notre culture qu' correspond aussi à la fois j'allais dire à ce qu'on demander les soignants nous allons beaucoup écter ce que souhaite la population nous avons je crois trouvé cette petite ligne de crête j'aimerais qu'elle soit respectée ça n'est qu'un avis personnel mais vous êtes inquiè du passage du texte au Sénat où les républicains sont majoritaire je ne suis pas inquiète du tout du passage du texte au scénna je je le redis il s'agit bien d' d'ouvrir une possibilité pour un grand nombre de nos concitoyens dans des conditions qui sont j'allais dire définies par la loi et assez restrictives Stéphane question sur un autre sujet oui sur vous avez vu que l'union des des syndicats de pharmaciens d'officine l'USPO a appel à la fermeture des officines le jeudi 30 mai et une grève des gardes durant le weekend de de Pentecôte du 18 au 20 mai est-ce que est-ce que vous observerai ce ce mot d'ordre non je vais pas observer observer ce mot d'ordre la pharmacie comme le secteur de la santé traverse une période difficile notamment parce que nous sommes confrontés à des ruptures importantes qui qui ont profondément modifié notre façon de travailler la façon de travailler des pharmaciens après des années covid qui ont été pour les pharmaciens très dur donc j'entends j'entends le le mot d'ordre je pense qu'il faut il il y a deux choses he il y a une crainte sur les économies les 10 milliards d'économies supplémentaires demandé pour 2024 et la peur que le en fait les économies faites sur la santé éventuellement puissent avoir un impact fort sur le les pharmaciens et les officiin et puis aussi la pénurie de médicament qui est dénoncée par les f vous la vous la constatez cette pénurie de médicament il se trouve que lorsque j'ai été député il y a quelques années j'ai déjà posé cette question en alertant sur pour moi une grande crainte sur notre souveraineté c'était en janvier 2018 euh je pense que sur le médicament nous avons un problème à régler qui ne peut pas se régler à l'échelle nationale qui doit se régler à l'échelle européenne c'est un enjeu important il nous faut sans doute aller plus vite mais l'enjeu était aussi autour du prix du médicament il y a un enjeu c'est multifactoriel la réponse elle ne peut pas être unique uniquement sur le prix elle est sur l'enjeu de la la mondialisation qu'on a sans doute pas suffisamment anticipé que des pays consomment beaucoup plus de médicaments mais mais voilà nous avons en France une politique du prix qui sans doute peut-être nous pénalise un peu bien on parle des européennes pour terminer agès F lebudo l'écart qui reste conséquent entre Jordan Bardella et laalist de Valérie Eyer quasiment du simple double selon les sondages c'est l'échec de la majorité présidentielle je vous rappelle que la campagne démarre que nous avons une tête de liste qui une vraie député européenne c'est-à-dire qu'elle travaille elle au Parlement européen je crois que nous allons avec la constitution de la liste avec le programme que nous allons présenter rentrer pourquoi ça tarde temps comment pourquoi ça tarde de temps la constitution de la liste la présentation du program si vous regardez si vous regardez bien les autres candidats je crois que personne n'a publié sa liste vraiment complètement si glxman oui et et les filles la France insoumise é j'ai pas dit tout le monde regardez bien tous les autres candidats voilà donc il nous reste maintenant à faire campagne tous les jours jusqu'au jusqu'au 7 juin minuit ce sera pensez vraiment pouvoir remonter la pente et dépasser jardin B mais mais c'est l'objectif que nous nous fixons et et pour pour moi l'intérêt c'est d'expliquer à nos concitoyens que faire campagne c'est bien mais qu'avoir des députés qui travaillent c'est mieux euh et donc c'est l'objectif que je me fixe en tout cas et je crois qu'il est vraiment important de faire comprendre cet objectif là et surtout d'expliquer à nous concitoyens que nous avons besoin de l'Europe et que les seuls pro européins la seule liste vraiment pe européenne c'est celle que conduit Valérie AER et je crois que chacun dans nos territoires on peut démontrer que l'Europe nous permet de de financer des projets je suis à vrez comme vous le savez le port du Havre bénéficie de fonds européens qui nous permettent de développer des infrastructures et donc de développer l'économie au niveau local c'est aussi ça l'enjeu c'est de faire comprendre j'allais dire avec des exemp c'est un peu mensonger on entend à cet argument de dire vous êtes les seuls pro européen c'est ce qu'a dit gabrielal au lancement de campagne ça veut dire quoi que François Xavier bami Raphael Luxman que les écologistes c'est pas des pro européens les ceux qui ont qui sont complètement proeuropéens monsieur gluxman fait partie de laanups je suis pas sûr que dans laanubs tout le monde soit vraiment proeuropéen il a été une rupture très claire avec la France insoumise on verra au bout du bout on verra au bout les vrais pro-européens dont la liste est est composée de j'allais dire de différentes composantes de la majorité présidentiel ce sont les partis qui sont représentés dans la liste que conduira et que conduit Valérie sera sur la liste je ne sais pas la liste la liste n'est pas proposée comme vous vouz sa il se dit qu'Édouard Philippe et et François Baayou sauraiit sur la liste à la fin la liste et la vraie question c'est de savoir qui sera 80e qui sera qui sera avant l'autre entre François est-ce que vous croyez que ça ça intéresse au concitoyens oui non mais je je je vous Taine autant pour la réponse je crois pas que ça l'intéresse ce qu' intéresse au concitoyens c'est de savoir à quoi sert l'Europe et qu'est-ce qu'on va y faire un dernier mot Stéphane moi j'avais j'avais une question un peu un peu plus complexe à vous poser mais en fait on vous auriez dû vous auriez pu vous auriez dû rester au ministère de la Santé vous avez vous avez fait l'objet de d'une enquête préliminaire dans une histoire de enfin avec le les labos hurgo où est-ce que vous en êtes de cette affaire est-ce que est-ce que vous avez été entendu en début d'année est-ce qu'elle va se poursuivre ou est-ce qu'elle va faire pit qu'est-ce que qu'est-ce que vous en savez pour l'instant comme 40 % de la profession comme 8133 pharmacien nous avons été plusieurs 8133 être abusé par un laboratoire le laboratoire hurgo l'affaire est en cours euh voilà je je je suis intimement persuadé que ça n'a aucun lien avec le fait que je ne sois plus ministre aujourd'hui vous dire que cette période a été simple serit vous mentir vous dire que je suis sereine complètement et que j'aime beaucoup mon mandat de député ça fait partie j'allais dire des aléas de la vie politique mais lorsqu'on est ministre on n'est pas ministre pour toujours c'est comme ça faut le prendre comme ça j'ai eu le bonheur de servir la République je l'ai fait avec un réel engagement je suis député j'ai été élu député et je vais le faire avec le même engagement il se trouve que je pourrais aussi écrire une histoire assez baroque je vais voter un texte en tant que député que j'aurais écrit en tant que ministre l'histoire est plutôt belle j'aurais fait le tour de la le tour de la chose merci merci beaucoup d'avoir été avec nous la Une de West France cours de soutien scolaire a marché en plein essort c'est à la Une de votre journal Stéphane à la semaine prochaine Stéphane non je en vacances ah bon vacan alors territoir