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Conférence de presseLa France insoumise (sur YouTube)· 1 septembre 2022 85 minAutoproduitFond programmatiqueCulture, médias & sportSolidarités & familleÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Quelle place pour les arts et la culture dans une stratégie d’union populaire ? - #AMFIS2022

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 63 %Attaque 27 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:00Locuteur 2Fait
    « on apprend que ariel et bertrand des chiffres et des lettres et concret baril et bertrand qui anime les chiffres et des lettres depuis tant d'années ils vont partir ils vont partir alors on a essayé de faire croire qu'ils vont partir des six ont décidé de partir mais non ils vont partir parce qu'on les a à virer parce qu'ils ont osé dire qu'ils aimeraient bien avoir un cdi après 36 ans de cdd pour ariel et 47 ans de cdd pour bertrand »
  • 0:15Fait
    « on a vécu quelque chose d'historique horrible qui a été le co vide et ce grand enfermement autant enfermement qui a duré des mois que la fermeture des salles et tout »
  • 1:00Fait
    « l'action du prix des places en fait il ya plein de choses s'éclairent à penser sur le cinéma aujourd'hui »
  • 2:00Fait
    « est-ce que en gros on continue à soutenir activement un régime d'exception parce qu'on estime qu'on en a besoin ou est-ce qu'on estime que ce régime d'exception n'a plus raison d'être »
  • 4:00Fait
    « c'est une question politique de décision politique est ce que en gros on continue à soutenir activement un régime d'exception »
  • 5:00Fait
    « je pense que bolloré à lui une idée assez précise de la place des arts et de la culture dans la stratégie d'accession du fascisme au pouvoir »
  • 7:00Fait
    « les artistes nous sommes les yeux qui nous sommes vraiment à la merci total de marché »
  • 9:00Promesse
    « il faut qu'on arrive à sortir de là de la contrainte dire une vraie sécurité sociale professionnelle »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

je propose quand même moi ma montre l'ag 17h31 je propose que peut-être on attendait un tout petit peu sachant qu'il ya une conférence à ce que les autres conférences sont toutes ne sont pas tous terminé j'ai un parti là encore un peu donc il ya peut-être des gens qui vont arriver puis après on démarre à aussi pour faire venir les retardataires voilà en tout cas bienvenue à toutes et tous savaient déjà passé une bonne journée ce n'est que le premier jour en plus à garder l'énergie est ce quelqu'un veut nous faire un poème moi j'ai un poème si vous voulez aller j'y vais je n'ai jamais récité devant personne c'est pas le mien c'est pas moi qui vais crie allez j'y vais et je vous le dis vite c'est intimidant [Musique] je parle du fond de la bim je parle du fond de mon gouffre c'est le soir et les ombres fui le soir m'a rendu sage et fraternelle il ouvre ses portes libre je n'ai pas peur j'entre partout mais dans un coin où le mur est en ruine des yeux sont là aussi il est clair que les miens elle grandit et j'ai un peu de pouvoir nous sommes à nous deux la première nuer dans l'étendue absurde du bonheur cruel nous sommes la douceur la première mi- de repos qui s'ouvrira sur un visage et sur des yeux nouveaux et pure nul ne pourra les ignorer paul eluard [Applaudissements] merci beaucoup c'était une très bonne intuition de demander un poème puisqu'il y en avait un voilà est bon pour écouter on va peut-être commencer tranquillement et bienvenue à toutes à toutes et tous pour cette conférence débat plutôt un débardeur que j'ai choisi d'intituler quelle place pour les arts et la culture dans une stratégie d'union populaire donc merci à toutes et tous fait là dès le premier jour des amphis et puis merci à mes invités d'être là je suis très heureuse de vous avoir autour de la table et je pense que le débat s'annonce passionnant de regard mais côté vous avez denis gravouille qui est secrétaire général de la cgt spectacle voilà que vous avez vues dans de nombreux combats vous avez également donc laetitia doj qui est actrice aux tris metteuse en scène et qui j'en profite pour insérer une petite page de publicité qui est à la fiche du film reprise en main qui est le dernier film de gilles perret qui sort le 19 octobre mais que vous avez vu manche chance de pouvoir voir en avant première aux amphis dès ce vendredi et puis on a aussi le grand plaisir d'accueillir judith nous lévy qui est productrice qui est membre du parlement de l'union populaire qui est devenu désormais le parlement de la nièce et puis moi même donc je suis sarah le grain je suis député de paris de la 16ème circonscription de paris attention et sa prescription ne sont pas les arrondissements donc non n'allez pas raconter partout nous avons réussi à avoir un député dans le 16ème arrondissement c'est faux c'est donc très largement le 19e arrondissement cette 16ème circonscription le plus bel arrondissement de paris évidemment et il se trouve que je suis désormais à l'assemblée nationale que j'ai intégré la commission dite commission des affaires culturelles et de l'éducation et que j'ai réussi à m'en faire élire vice présidente voilà c'est toujours ça de pris et par ailleurs et j'y reviendrai au sein de cette campagne j'ai eu notamment pour rôle de participer à l'équipe d'animation de ce parlement de l'union populaire est donc désormais devenu parlement de la baisse alors ce que je pense que je propose c'est que je pose un peu que j'explique un peu ce que pourquoi j'ai voulu faire ce débat est ce que je vois comme comme angles possibles qu'après je laisse évidemment nos invités prendre le temps dans une dizaine de minutes de dire ce qu'ils ont envie de dire se donner un peu de temps pour aussi qu'ils puissent rebondir entre eux sur ce que ce qui aura été dit par les uns et les autres et puis évidemment on va essayer quand même de se laisser une bonne demi heure pour les échanges ensuite voilà si ça vous va alors pourquoi ce débat sur la place des arts et la culture dans une stratégie de l'union populaire dans une stratégie d'union populaire se débat déjà cette question elle s'insère dans une question plus large une question stratégique majeur est dans un moment où nous sommes où se situe d'ailleurs ses amphis et un moment politique dans lequel nous sommes à l'issue et il faut absolument pas qu'on l'oublié contourne tout de suite la page à l'issue d'une présidentielle historique ou sous la bannière de l'union populaire vous avez une candidature de rupture qui est arrivé aux portes du second tour et une élection législative ensuite qui sous la bannière de l'année pèse quiconque prolongeait élargissait cette stratégie d'un rassemblement au service d'une rupture avec toujours cette articulation entre l'union et la rupture n'eût pas qui je le rappelle ne rassemble pas que des partis politiques n'est pas qu'une coalition de partis politiques mais race on a vocation à rassembler bien au-delà dans le mouvement social associatif syndical dans le mouvement intellectuel et culturel et à ne pas se concevoir comme une simple coalition de partis donc une élection législative sous la bannière de la nuque baisse qui à remporter et c'est absolument historique qui a remporté le premier tour alors que un président alors qu'elle s'opposait au président nouvellement élu est mal élu et ce contexte là on doit pas l'oublier on est dans cette question-là de la possibilité d'accession au pouvoir dans cette victoire du premier tour d'après de des législatives et dans ce second tour des législatives perdues aussi parce que il ya eu des phénomènes de rapprochement de coalition et qu'on observe qu'on observe quotidiennement maintenant à l'assemblée nationale dans les discours médiatiques de rapprochement entre l'ultra libéralisme et les forces réactionnaires et fasciste et d'extrême droite du pays parce que si nous perdons un certain nombre de circonscriptions qui nous aurait aurait permis d'obtenir la majorité c'est bien parce que à un moment la bourgeoisie néolibérale a fait plutôt le choix du fascisme que notre que le choix de l'union populaire donc c'est dans ce contexte là que je pose cette question là c'est pas une que c'est pas un débat justement la culture c'est un débat sur qui prend qui s'insère dans cette question de la stratégie d'union populaire autour d'un programme de rupture pour la conquête du pouvoir et pour empêcher aussi les fascistes arrivée ou alors pourquoi poser la question du coût de la place des arts et la culture pour moi il ya deux façons de la pause et de raison de la pause et et donc j'invite mes l'invitèrent elle se saisir d'un angle ou l'autre ou d'autres choses encore parce que ils ont absolument liberté ici d'abord il ya la conviction chez nous à la france insoumise que le domaine des arts et la culture quand on est de tradition matérialiste que l'on dispose des traditions matérialiste c'est pas un domaine qui se situe tout à fait à part qui serait en dehors des grandes questions qui sont les questions du travail les questions de la production de la vague de la production de la création de valeur et c est donc il c'est un secteur c'est un monde qui est un monde qui subit qui vit une stratégie offensive néolibérale une stratégie de marchandisation et et qui donc a toute sa place dans ce combat que nous menons et il nous arrive nous de parler à la france insoumise de dire les artistes sont alors c'est une formule qu'il faut interroger mais des éclaireurs de la précarité systémique alors dit comme ça ça fait pas très joyeux mais je vous invite à vous saisir des deux des deux maux il ya la question la question de la précarité qui est posée très très fortement dans un secteur qui en fait un des secteurs absolument visées de façon décisive par l'offensive libérale que nous visons que nous vivons et par une idéologie qui vise à faire de tous une marchandise et le secteur des arts et la culture et ces travailleurs là sont particulièrement exposées à cette précarisation générale mais attention on les vit comme des éclaireurs s'est pas seulement ces pauvres travailleurs du monde des arts et de la culture c'est que en réalité parce qu'ils sont exposés à cette précarité la singulière du monde des arts et la culture ils ont bien des choses à dire à la fois dans les combat qu'ils mènent dans les résidences qui mêle mais aussi dans les solutions à penser les interrogations là bas et je pense à la question par exemple du statut d'intermittent du spectacle qui en fait un statut que moi j'invite à ne pas avoir comme un cas à part dans la société mais comme qu'elle en fait quelque chose qui fondamentalement nous interroge sur ce que c'est que la création de richesse de valeur qu'est ce que c'est que la valeur qu'est ce que c'est que le travail quel type de travail nous voulons quel type de comptabilisation du travail de rémunération du travail et à ce titre là éclairage porté par ce monde et c'est aussi et c'est aussi la question des des communs qui est posée par la question des arts et de la culture de façon décisive puisque les arts et la culture c'est presque par exemple du commun des biens communs que parfois on appelle les services publics mais souvent c'est un peu restrictif quand on dit service public souvent on oublie un peu dépend d'eux et je crois que les arts et la culture ont des choses à nous dire sur cette question d'aidé commun alors sans retracer toutes les luttes du quinquennat précédent notamment le ciel soit suite à la crise du coc vide etc qui a été un accélérateur de tous ces mécanismes il se trouve qu'il ya une conférence sur le sujet il ya un débat sur le sujet samedi matin aux petites pages de pub aussi si vous voulez qu'on revienne un peu sur tous ses combats la très précisément moi je veux juste prendre deux exemples récents pour vous dire en fait le quinquennat le nouveau quinquennat là il commence par des démonstrations tu prends vraiment des exemples isolés j'en fais pas du tout mais la balle a tout récemment bas on apprend que ariel et bertrand des chiffres et des lettres et concret baril et bertrand qui anime les chiffres et des lettres depuis tant d'années ils vont partir ils vont partir alors on a essayé de faire croire qu'ils vont partir des six ont décidé de partir mais non ils vont partir parce qu'on les a à virer parce qu'ils ont osé dire qu'ils aimeraient bien avoir un cdi après 36 ans de cdd pour ariel et 47 ans de cdd pour bertrand voilà ils ont osé demander un cdi et ils ont ôté c'est de refuser une baisse de 60% de leur salaire je prends un peu délurée père aimant cet exemple là parce que bon évidemment il s'insère dans un contexte beaucoup plus large de plans sociaux à rallonge genre dans le secteur et notamment dans les deux visuels public genre paris tout de suite il s'insère dans un contexte où bon en fait vous n'avez pas besoin d'ariel et bertrand vous convaincre qu'il ya des problèmes phénomènes de précarité je pense que denis reparlera très bien mais pour vous dire que bien souvent on peut avoir l'impression que que ben en fait il ya un peu de poids deux mesures dans le monde des arts et de la culture qu'il ya quand même un peu les stars qui se gavent et les autres et puis peut-être que voilà vous auriez pas forcément envie de tout d'un coup de pleurer sur les présentateurs télé en tant que c'est eux les plus précaires et où mais en fait ça a dit saadi vraiment quelque chose quoi de ce monde à qui on demande en particulier qui d'entre nous accepterait une baisse de 60% de son salaire quel que soit le montant du salaire qui d'entre nous accepterait d des cdd de 36 47 ans d'affilée c'est à dire qu'à une certaine façon de concevoir le certains dom ce domaine à qui nous dit quelque chose voilà sur jusqu'où ils sont prêts à aller autre exemple bataille que nous avons menées j'y reviendrai après si jamais vraiment que vous avez vous avoir envie qu'on en parle je peux revenir sur le détail mais cette bataille autour de la suppression de la redevance audiovisuelle que nous avons mené à l'assemblée nationale que nous allons essayer de continuer à apporter même si notre recours au conseil constitutionnel n'a pas n'a pas abouti bon qui sait partie du tpi est une des arnaques les nombreuses arnaques de la loi pouvoir d'achat où on fait croire aux gens que on va les libérer de la pression fiscale avec en plus d espèce de fantasme sur les impôts alors qu'en fait on leur donne dans une poste qu'on leur prend immédiatement dans l'autre sens qu'en l'occurrence là c'est dans la tva qu'ils ont décidé de reprendre la route mais en fait ça a posé plein de questions c'était pas que c'était pas une petite petite question parce que quand vous commencez à dire banon peut pas supprimer la redevance vous poser la question du financement l'audiovisuel public vous poser la question de ce que c'est qu'un bien un service public de l'audiovisuel ce que c'est qu'un bien commun de l'information de la 2d de la création des arts et de la culture et quand vous posez cette question là il ya aussi vous la poser aussi vous poser aussi une question centrale puisque quand vous atteignez le financement de l'audiovisuel public du service public de l'audiovisuel vous atteignez aussi la question de son indépendance politique indépendance dont je pense ici on a tous conscience qu'elle était déjà sujette à caution je pense qu'elle est déjà pas mal de gens qui se disaient que le service public de l'audiovisuel était peut-être pas franchement indépendant des pouvoirs politiques mais enfin là c'est une offensive très clair qui vise vraiment à aller beaucoup plus loin dans l'idée d'un contrôle politique par le budget par la pression budgétaire sur l'audiovisuel public et c'est pas rien parce que c'est pas seulement les chaînes de télé c'est le droit à une information pluraliste et c'est le droit à un financement puisque c'est beaucoup par l'audiovisuel public que vient le financement d'une création artistique française qui soit diversifiée qui soit la plus indépendante aussi donc ça poser ces questions là et je me saisis de ce deuxième exemple pour arriver au deuxième axe que je veux poser qui eux voilà qui prend les choses par un autre bout cette question de l'indépendance elle elle pose du coup aussi la question des rapports du politique de la politique ou du politique et des arts et de la culture donc je veux pas que cette conférence soit uniquement à une conférence qui débat qui part que sur bois auxquels sont les je caricature mais quels sont les luttes artistique et culturelle qu'on va pouvoir soutenir pour bien montrer que l'union populaire a compris qu'il y avait des luttes arcis déçu et culturel c'est aussi c'est quoi une union populaire qui appelle qui comprend qui a quelque chose comme des travailleurs des arts et la culture et des artistes et ckoi s'adresser à des artistes quand on est dans une démarche politique et moi c'est une question que je me suis posée ultra crucialement et ultra concrètement en cherchant à faire venir dans le parlement de l'union populaire plein de gens et notamment des personnalités comme on dit des artistes des intellectuels et les convaincre de venir dans ce parlement de l'union populaire et ça n'a pas été une mince affaire et je peux dire ça n'a pas été une mince affaire parce qu'ils ne veulent pas s'engager ça peut être un vrai sujet et pourquoi est ce qu'ils devraient faire etc mais il ya aussi une question qu'on doit se poser à nous militants et organisations politiques quand on est dans une notamment dans une campagne électorale dans une campagne électorale et plus largement dans une stratégie de conquête du pouvoir quelle est la façon avec laquelle on s'adresse à un artiste et je pense que ici en tout cas c'est un espace où on peut poser très franchement la question de bon il ya une question historique qui est celle de l'engagement des artistes des artistes engagés oui on peut reprendre cet échange cette discussion maintenant centenaire sur la question de l'intellectuel où l'artiste engagé mais on peut prendre la discussion aussi dans l'autre sens c'est quand est-ce qu'on en finit avec l'instrumentalisation des artistes à des fins électorales qu'est ce qu'on a à dire aux artistes d'autres que je te propose de venir signer une tribune pour dire que toi tu vas voter pour untel est en gros deux tu utilisé comme une sorte d'influenceurs dans le pire sens du terme qui serait pas finalement bata des fans tu as des gens qui t'aiment bien bon laëtitia il ya des gens qui aiment bien ce que tu fais bah si tu leur dis je pense jean luc mélenchon bas ils vont peut-être voter pour jean luc mélenchon est en fait bon va proposer ça en fait à des artistes moi je suis convaincu que c'est passé radicalement à côté de ce que des liens que peuvent être ce qui unit ce qui peuvent unir ou qui peuvent faire échanger et faire fructifier des étincelles aussi entre le politique est l'art et la culture et donc voilà je veux bien aussi qu'on interroge tout ça très franchement puisque moi j'ai passé mon temps à essayer de dire ben non on va essayer de te proposer autre chose que de mettre son nom dans une tribune mais d'intégrer un espace où tu stores et une forme de liberté est une forme de parole de possibilités de parole et puis et puis aussi peut-être que quand tu es artiste quand tu es du monde des arts et de la culture qu'on le dire comme ça en fait c'est un rapport à la liberté à l'indépendance et à la liberté qui qui nous qui peut nous être précieux à nous à nous qui visons la révolution citoyenne qui vise on dit bison de pouvoir au peuple cette question de la liberté elle est fondamentale et nous on a l'a toujours parfois une vision très un portrait très une vision très politique de la liberté et peut-être que les artistes ont quelque chose à nous dire sur l'art expérimentation quotidienne de ce que c'est que la liberté artistique de ce que c'est que l'indépendance et la liberté d'un regard politique bien au delà d'un avis regarde bien au delà de la vision qu'on peut avoir de 10 ont la possibilité d'être un artiste engagé de faire des oeuvres un message et ce genre de truc je pense n'est pas n'est pas la façon de nous devons prendre les choses donc voilà comment le politique change aussi de rapport aux arts et à la culture et quelle place vous pourriez avoir envie de prendre vous pensez qu'on pourrait on pourrait créer pour ce dialogue fructueux et pour que l'on soit invité nous affaires à faire cette stratégie d'une embolie terre d'union populaire bardon avec les artistes pas en demandant aux artistes de se mettre au service de mes en fait en avait à faire ensemble voilà c'est ça un peu les les deux ans que je me posais j'espère que ça ça vous va comme cadre à sion bon bah de ce pas je vais passer la parole à denis [Musique] moi qui suis opérateur de prise de vue aussi c'est un plan large que tu as dessinée déjà que c'est bonjour à toutes et tous et c'est donc voila voila il ya autre chose oui c'est ça multi écrans plus laetitia filer la métaphore donc alors bon merci de l'invitation c'est la deuxième fois que je viens ça fait plaisir de le faire après la campagne électorale et le tenir à l'année dernière on était devenus était déjà venu dans la foulée du mouvement notamment d'occupation au printemps des différents lieux culturels saluez le camarade jean roy quelques-uns au fond alors je vais essayer de ne pas parler trop longtemps parce que tu a effectivement ouvert beaucoup de champ il ya au moins trois idées que je sur lequel devrait rebondir bon une dizaine en tout de suite la question des batailles des expérimentations dans le champ du professionnel sa précarité des artistes des honoraires particulier parler des artistes au tri ses auteurs qui sont certainement les plus précaires parmi les professions de nos secteurs on va y revenir les bataillons n'a été amenés à se rencontrer et le public c'est ça peut paraître faire le grand écart mais exactement il ya beaucoup de sujets à dire sur les politiques publiques deuxièmement le quelle place auquel comment on fait pour arriver à avoir une politique publique une politique en direction des publics dans la campagne électorale présidentielle la culture n'a pas été un enjeu on n'a pas réussi à le faire exister c'est pas qu'on n'ait pas voulu ici je pense que de ceux qui sont là aurait bien voulu le faire exister aussi bien dans le programme la france est soumis depuis delà du ps on peut dire que c'est là qu'ils avaient le plus de choses qui avait été construite mais ça n'a pas existé en débat public et nous en tant que professionnels représentants de la profession et au ton n'a pas réussi non plus à le faire exister c'est s'était pas c'était pas devenu alors évidemment il ya la façon dont mes mails maquereau a lancé les choses en balançant sa suppression de la redevance au nom du pouvoir d'achat comme tu l'as dit sans provoquer le débat sur ce que pourrait être le financement le viel public ses missions son indépendance son son rôle dans la diversité mais bon une empêche sa même ça ça a pas permis de relancer le débat et puis et puis à une question sur construire cette politique parce que par nature enfin en tout cas c'est ce qu'on constate il ya de multiples organisations des multiples personnalités qui sont intéressés à confère la politique culturelle effectivement il ya des questions de politiques publiques mais on sait que de nombreux festivals sont pas construits sur sur l'impulsion par exemple de tel ministre ou de tels élus autres c'est venue d'artistes qui ont décidé de faire un festival avignon sur le meilleur exemple c'est pas sa part été décidée au ministère il n'existait même pas donc après ça on pourrait critiquer ce que ce que ce qu'est devenu avignon que jean vilar se retournerait dans sa tombe longtemps mais bon voilà il y aurait des choses à dire à part donc je trop loin des micros donc alors voilà donc donc je vais essayer de prendre quelques minutes pas trop longues sur ces trois axes sûr je comprends pas tous développé sur les batailles expérimentation bon évidemment nous en tant qu'organisation syndicale on défend les droits ont ce bataillon bataille pour obtenir des conventions collectives 11 bataille pour défendre les droits des artistes et techniciens intermittents du spectacle et vous savez que ça revient régulièrement sa dette même revenir très prochainement puisque comme ça se passe à chaque fois qu'il ya une une attaque sur l'assurance chômage en général et cana en ce moment ma demain j'ai une audition avec sous ma casquette confédéral avec le mythe du travail sur une nouvelle attaque sur l'assurance chômage donc il y aura certainement des l'actualité très très prochainement bon donc on bataille sur cette question là on a bataillé tout le tout le long du printemps 2021 avec les occupations parce que on n'arrivait pas à faire comprendre que les mesurettes qui avaient été prises ne suffisait pas à faire exister nos professions mais ce qui a été intéressant et je reviens un tout petit peu sans faire l'ancien combattant sur ses occupations c'est que on s'est rendu compte que ça nous a permis au moins deux choses c'est les seuls lieux où on pouvait y compris exercer nos métiers faire des concerts en extérieur et autres parce que c'est un vrai cadre revendicatif même si le préfet l'allemand a essayé de l'empêcher à paris mais c'était aussi le seul lieu où il y avait lieu de débat public puisque on était tous confinés et que la gestion du coc vite par ce gouvernement c'était rentrer chez vous agents économiques individuels à un certain moment on reprendra les activités dans l'essentiel d'ailleurs y compris ont le même dans les grillages radicale des activités essentielles et dans l'essentiel alors quand on est envoyé en empruntant pas avoir le même rôle que les soignants mais quand on est renvoyé à quelque chose de pas essentiel forcément ça dit quelque chose du politique donc alors je détaillerai pas sûr surtout la question de la précarité il ya beaucoup de j'ai fait le détour par les artistes haute trie ses auteurs parce que s'il ya bien des gens qui n'arrivent pas à vivre la plupart du temps de leur métier c'est bien parmi cette population là et là il ya quelque chose à construire ça se discute un petit peu il ya quelque chose à construire parfois un peu compliqué parce qu'une assurance chômage pour des gens qui sont pas salariés c'est compliqué donc qu'est-ce qu'on dépasse comme là aussi ça peut servir de laboratoire par rapport à un ensemble de travailleurs précaires preiser ailleurs biker qui qui sont ça ça a figuré dans nos luttes on voulait pas être sauvé tout seul pour dire les choses rapidement et puis et puis donc là la question de des publics je vais je vais faire un petit détour par la salle et la question dont on parle toujours le public les publics on sait pas très bien qui c'est parce qu'il n'ya pas d'organisation qui représente les publics qui sont très variés il ya des publics très divers selon les types d'art et pourtant c'est au nom de ce public qu'on parle c'est au nom de cette ce droit à voir à pouvoir exprimer toutes sortes de formes de culture que que le que le conte essaie d'exister sur l'audiovisuel public par exemple un des enjeux est évidemment pas seulement de sauver les emplois qui risquent d'être supprimés par la privatisation que que là que la droite libérale et l'extrême droite souhaite c'est aussi tout l'écosystème de du financement du cinéma du documentaire de vincent cambier alors il ya des tables critiques à faire sur notamment sur journal télévisé de france 2 mais il n'empêche qu'il ya aussi énormément de niche qui existe et de programmes qui n'existe que sur le service public et qui n'existe plus d'ailleurs qui depuis la présentation par exemple de deux de tf1 des choses ont disparu alors ce petit détour sur sur les chiffres et les lettres parce qu'il se trouve ça avec déjà quelques années qu'ils avaient contacté les syndicats pour savoir comment fermer mais bon voilà c'est effectivement arrivé à la retraite que souvent des gens se posent la question de la requalification mais cdd certes mais on leur propose sinon un cdi c'est le correa est ce que tu as dit un cdi à temps partiel c'est aussi ça que qu'on peut avoir en arrière plan ça fait un peu le buzz mais on a fait condamner le patron de tf1 patrick le lay il ya quelques années pour abus du recours à des cdd justement jeu que j'aime bien sortir dans les négociation assurance chômage quand le medef dit oui mais le royaume des intermittents là c'est le royaume de la précarité la triche organisée alors dit vous avez raison pour lutter contre ça d'ailleurs on a fait condamner votre collègue patron au pénal il ya quelques années pour l'anecdote donc alors forcément je vais très vite sur un ensemble de choses mais la question la construction de cette politique culturelle à la fois en termes de droits sociaux de des diversités et et de d'élargissement des publics de démocratisation qui est pas terminée comment on essaie de la construire puisque c'est un peu ça la deuxième partie de la question bon je prendre justement l'exemple de la bataille sur le sujet le public même si on n'a pas réussi à empêcher dans le bt la suppression de la redevance il a fallu construire alors d'abord on a fait notre boulot en construisant l'intersyndicale à france télévisions et radio france elle a été très large avec tous les syndicats qui pouvaient être présentés c'est parfois éparpillés on a été chercher tout ce que tout y compris les organisations patronales du secteur qui ont dit pourquoi c'était dangereux de supprimer le financement le dj public et puis on a beaucoup discuté avec les représentants politiques alors on a été très bien reçu par la france à des défis de la formation mise sahara en a fait connaissance comme ça là du ps et autres l'enjeu c'est d'arriver à apposer les contradictions en face et ça ça a été beaucoup plus compliquée on va dire que les centristes ont eu une position un peu plus un peu plus intéressante que les l air qui négociait déjà leur leurs positions mais le paradoxe c'est que il ya pas mal de collectivités territoriales ce que le pot ale inverse de l'audiovisuel et spectacles vivants c'est essentiellement financée par les collectivités territoriales qui ont une politique culturelle relève d'abord il ya wauquiez dans cette région qui lui ça que les choses en courant derrière l'extrême droite anti culture mais il ya des endroits où on a des gens qui ont des politiques culturelles et même à droite maintenant lui ce qui est en train de se développer et c'est là où on sent l'extrême droite isation de la société c'est que la question de la l'indépendance la création par exemple l'ingérence dans les programmations elle est de plus en plus grande des programmations de lieux culturels on voit apparaître deux et pas que des pas que des gens extrêmes droites ils sont même plutôt étoffés soft par rapport à l'époque vitrolles et autres les premières mairie fn à l'époque là ils ont plutôt fait dédiabolisation mais c'est par exemple de carolis a je sais plus comment et dans quelle ville qui à arles voilà qui qui s'est permis de s'ingérer dans la programmation d'un lieu différents endroits donc là c'est là qu'il faut qu'on arrive à reconstruire une politique parce que quand on parle au nom uniquement des professionnels bon on a on arrive à se faire entendre sur la question des droits sociaux mais on arrive beaucoup moins à se faire entendre sur l'émancipation sur la démocratisation sur l'accès de tous les publics à la culture sur les batailles sur le prix sur le budget par exemple sur toutes les questions sur les budgets et là on a besoin de discuter moi je parle en tant qu'organisation on a besoin de discuter avec des organisations qui sont en charge du pouvoir que ce qu'au niveau national au niveau des collectivités et on à reconstruire cette politique là qui qui s'est un peu étiolé et qui est pour eux tombés et pour finir fait qu'on n'arrive pas à voir débat sur les politiques culturelles c'est pas un enjeu c'est comme si c'était devenu un truc diffus et pourtant ça peut régresser il faut absolument qu'on ne refasse un enjeu en lien avec la démocratie et l'accès de toutes et tous à toutes les formes d'art pas réservé des élites comme on l'entend quelquefois y compris dans dans des camps politiques qui sont plus proches des nôtres qui qui veut qui joue sur un terrain merci beaucoup bon ben on est un peu le tir après intervenants la loi je me dis et qu'est ce qu'ils font ils dorment ben je te passe tout là bas moi j'avais envie de vous raconter encore ça me fait plaisir que vous le demander en tout cas parce que c'est pas si souvent qu'on en entend des poèmes et je sais pas si ce poème là par exemple il rentrerait dans les artistes sont des éclaireurs de la précarité systémique parce que c'est un poème d'amour c'est paul et noir qui a écrit ça pour sa femme met dedans il ya une humanité un amour qui je trouve transcende l'amour pour une femme mais peut parler de quelque chose de plus grand et pourtant ça rende pas dans ce critère là donc ça veut dire si on suit les ce critère là il faudrait plus qu'on ait ce poème ce serait dommage selon moi je vais vous raconter comment je suis arrivé à la culture du coup vous allez comprendre ce que ça représente pour moi ce que j'essaie de faire passer et enfin ça va répondre du coup à tes questions moi si vous voulez je viens d'un milieu plutôt aisé et j'ai eu des gros gros soucis quand j'étais enfant d'être grave est en fait la culture ça m'a sauvé c'est à dire que [Musique] les films c'est moi j'ai j'étais au début de l'adolescence années 90 c'était tout le nouveau cinéma français de l'époque il y avait une liberté une profondeur de dents il y avait eu nirvana il y avait même je veux dire le père noël est une ordure c'était c'était un miracle pour moi et chopin des choses qui sont très très très très diverses et qui par petits bouts bonbons construite et donc je dirais pas que la culture c'est que un endroit de lutte pour moi ça un endroit où où j'ai appris quelque chose sur mon humanité sur l'humanité des des gens avec qui j'avais des problèmes des possibilités d'autres humanité des défis que je connaissais pas et que je pouvais vivre que je pouvais comprendre à travers le après aval des histoires il y avait ça il y avait aussi les imaginaires qu'on voyait dans les films c'était quand même génial quoi sais je sais pas à quel moment ça vous arrive mais quand même c'est que dans dans la culture enfin que tout d'un coup il peut y avoir et de romain d'argent avec un personnage cas d'emma en ciseaux et ça on n'y a pas accès dans la journée quoi mai et enfin donc c'est important pour moi ça c'est des espaces on peut rêver où il ya quelque chose peut-être qui est très profond et qui peut aussi appartenir pourquoi pas à faire travailler l'imagination dont quelque chose qui vient de l'enfance mais qui peut aussi emmener à aa fer musclé se muscle qui peut nous faire penser que notre vie pourrait être autrement et donc pour moi ça c'est très important et du coup quand elle m'a appelé quand il m'a appelé le si vous voulez je trouve que le fait que la culture doit servir la politique de toute façon la faim selon moi la culture ce quelque chose d' humaniste les valeurs de la france insoumise moi j'ai été militante à la france insoumise et quelques années et c'est des valeurs humanistes donc on se retrouve pour moi il n'y a pas besoin de se servir plus que ça moi je trouve que ce qui parle de mon point de vue et voilà il ya plein plein du différent mais ce que je trouverai beau c'est que comme moi ça a pu m'aider plus jeune et encore maintenant d'ailleurs c'est que vous que la france puisse avoir le paysage culturel le plus large plus différent si un jour il va vendre un truc le jour il voit un autre truc des choses qui lui plaisent qui lui plaisent pas des trucs bizarres des trucs très très très clairs de lutte aussi enfin c'est très bien mais qui voit tout et qu'ils puissent s'appuyer sur les élus de la place pour penser pour se créer son libre arbitre pour réfléchir pour ça mais pour grandir enfin ça je trouve ça magnifique et voilà une petite anecdote peut-être j'étais allé à avignon il ya quelques années je faisais un spectacle là bas et j'allais voir les spectacles y avait beaucoup de spectacles autour des questions politiques question de aussi ce qui se passe en syrie fin des questions très très très très importante mais qui était si vous voulez vous y alliez et le décor est aigri les gens étaient en gris vous saviez dès le début que il n'y avait pas d'évolution si vous voulez y avait pas de jeu trouvait de richesse artistique qu'on vous a porté sur le moment pas moi ça me rendait triste et ça c'est très personnel et du coup j'ai pensé à ça m'a donné l'idée de faire un spectacle avec un cheval donc je traitais de questions politiques et j'en parlais sur scène avec un cheval et ce spectacle si vous voulez c'est un spectacle qui a tourné dans toute l'europe et qui a ramené des gens qui venaient plus au théâtre qui sont revenus des gens de tous les milieux ça a été un spectacle d'un cookie qui devait toucher plus large que le public que de deux théâtres qu'on avait d'habitude j'étais hyper contente mais enfin c'est pas pour ça s'est passé comme ça donc je dis toujours que ya les deux piliers si vous voulez que ça parle de choses qui sont très importantes pour moi qui sont enfin des valeurs de justice moi je parle beaucoup beaucoup de la domination donc ce soit à la domination masculine ce soit la domination sociale fin donc de lutte finalement mais à ma manière peut-être ai-je eu le je l'emmène dans un univers où on voit du beau on voit aussi autre chose on a un animal qui est dominé aussi qui est un animal domestique on voit une femme qui peut-être un petit peu domestique et donc ça décale essai poétique et le politique c'est si vous voulez vous qu'on le protège parce qu'il est très menacé en ce moment parce qu'il sert peut-être à rien et moi j'ai une fois je viens d'une famille où il ya des naturalistes donc il ya des fans des zozos et c'est vrai que moi petit j'ai été éduqué à voir les oiseaux c'est qu'il ya des oiseaux ne sais pas pourquoi ils ont un triple un truc vert un truc rouge mais c'est trop beau mais ça sert à quoi ou même les papillons il ya une espèce de richesse de la vie qui sert à rien des fois et qui est magnifique et comment on a tendance à réduire à instrumentaliser les autres espèces qui nous entoure on sait bien on peut la voir ça avec la culture et ça je lutte contre quoi voilà et puis sinon auparavent si vous voulez un peu plus tard ah non attendez donc moi j'ai été militante j'ai pas renoncer à être militantes seins mais je ggt j'ai tracté dans les rues puis j'ai pas comme plein de gens d'entre vous ont peut-être c'était génial et puis est monté dans les immeubles parler aux gens et tout et c'est vrai que ça m'a beaucoup apporté en fait comme une commune mène de rencontrer des gens que j'aurais jamais rencontrées par exemple j'ai rencontré quelqu'un je ne savais pas ça à l'époque vous allez peut-être vous moquez de moi mais j'ai rencontré des gens de 30 ans qui avait jamais travaillé de leur vie et pas du tout parce qu'il ne voulait pas et pour moi c'était quand même si vous voulez c'était une confrontation je sais pas que ça existait quoi et ça c'est par le militantisme que j'ai eu la chance de découvrir ça et après du coup bas j'ai signé des tribunes certaine je voulais pas tout les signer parce que je me suis dit c'est comme pas exactement ma place moi il ya des choses pour lesquelles je me bats et je signe la tribune et après il faut que je choisisse parce que j'aimerais que les gens quand ils viennent vraiment spectacle où mon film suis en train de paraffine ils se disent pas âgées voir un spectacle qui va me donner un message clair et donc fallait pas qu'en tant que personne je donne un message clair en fait je dis ça mais quand même il ya pas mal de choses qui me sort par les trous de nez par exemple j'ai écrit sur les gilets jaunes dans télérama je ne peux pas m'empêcher mais j'essaie de me restreindre parce que je voudrais que ça soit un espace où roues et de liberté et de découverte pour les gens et que les valeurs qui sont à l'intérieur de ce qu'ils voient et ça les touche et voilà je vais dire de trucs mais j'ai oublié voilà merci [Applaudissements] merci beaucoup laetitia de soissons on rebondira donc tu retrouveras j10 bonjour donc match et productrice de films pour le cinéma vous m'entendez bien ou pas ça va [Musique] j'ai une société de production donc en plus je fais partie de cette espèce qui sont les chefs d'entreprises dont quatre chefs de toutes petites entreprises mais quand même donc c'est une position qui peut sembler déjà assez idéologisé ou pas mais je pense que c'est important aussi de mon point de vue voilà d'exprimer la réflexion que l'invitation de sarah à générer du coup moi je me suis plutôt un peu amusé à essayer de réfléchir à la question qui était posée en fait pour cette conférence donc quelle place pour les arts et la culture dans une stratégie d'union populaire donc désolé d'avancé tête avoir une approche un peu scolaire en fait de cette question mais je pense que c'est une question en fait qui génère beaucoup de chemins différents donc la première c'est que donc une stratégie d'union populaire à ckoi c'est quand même un contexte particulier puisque l'union popular a été quand même aux structures est organisée dans le contexte qui était la saison près la saison électorale pré-présidentielle préélectorale je serai pas comment la signer chez union populaire c'était suite ont évidemment une initiative qui émanait de la france insoumise mais qui visait à rassembler des luttes à rassembler des réflexions essayer de trouver une forme de d'arborescence comme ça de 2,2 de réponse radicale je pense à un contexte qui était un contexte qu'on a tous observé de changement profond en france cette présidentielle je pense qu'on a été un certain nombre à l'analyser comme un moment historique majeur en fait celle de 2022 particulièrement après voilà cinq années qui nous avait je pense à tous laissé un goût assez amer en bouche et donc la question pendant tout cas elle s'est posée notamment en intégrant le parlement non populaire mais elle s'est posée de comment en fait en tant que artistes comme moi je me suis je me sens pas particulièrement artistes mais enfin bon on va dire travailleuses de l'art de la culture je serai pas trop comment ces chefs d'entreprise un pour moi en fait produire des films c'est évidemment questionner un rapport au monde en permanence ce rapport au monde c'est aussi celui d'une prise de risque en fait c'est savoir garder ses pose un regard et quand on assiste à une société où les inégalités on va dire devient extrême où le corps social se fragilise énormément moi je me suis en tout cas vraiment posé la question de sens que pouvait avoir mon métier en fait de continuer à produire des films dans une société qui se délite et qui souffre en fait de plus en plus et du coup ça a été un voilà pour moi une question quand il manque un verbe en fait dans cette dans l'intitulé de la conférence puisque quelle place pour les arts et la culture du coup c'est quelle place donner ou quelle place prendre en effet toi tu poses s à la question de l'instrumentalisation ou non des personnalités artistiques moi c'est vrai que le verbe qui m'intéresse le plus c'est personnel c'est prendre c'est à dire que j'ai pas eu spécialement besoin qu'on me donne mais j'ai besoin c'est de prendre une place une forme de responsabilité à l'intérieur justement de ce mouvement politique et qu'est ce que ça voulait dire pour prendre une place quel mode d'action ça pouvait vouloir signifier donc c'est vrai que j'étais assez étonné par un silence relatif en deçà de mes 2 mai de mes consoeurs confrères dans un contexte qui moi me paraissait quand même su d'une urgence qui est une urgence sociale environnementale et économique dans un contexte aussi qui est assez particulier pour moi en tant que mais je veux dire calmement en tant qu'artiste aussi c'est à dire que moi ce qui m'intéresse c'est quand même le langage dans un contexte où le langage semble aussi s'effondrer sur le plan politique en tout cas quand on parle de langage libéral ultralibéral celui du maquereau nisme et j'étais étonné en fait que les gens qui travaillent le langage sont pas immédiatement à aspirer quand même à l'intérieur d'une nécessité qu'elle s'est montrée actions de défense sur quel langage on a envie de vivre avant quel modèle de société on a envie de vivre et comment on envie de se choisir en fait nous mêmes donc c'est vrai que quelque part ça a été presque une forme de prolongation en fait ce moment politique là je sais pas combien de temps il va durer malheureusement on a on a perdu mais mais voilà ça a été quand même une prolongation d'un de questionnements qui sont ceux qu'on peut avoir quand on s'intéresse en gros au nom du regard qu'on porte sur le monde à comment travailler ses représentations aux représentations collectives et du coup à ce à quoi on veut ressembler en fait comme comme comme société donc voila moi c'est vrai que là il ya toujours cet éternel débat composent entre eux on va dire la subordination des artistes ou des expressions artistiques à une forme de message politique moi c'est pas comme ça que je vois la question de l'engagement pour moi l'engagement est plutôt de l'ordre va dire du compagnonnage ou en tout cas d'une prise de risque aussi d'une prise de position je crois par la neutralité en fait je crois pas après n'existe je crois pas qu'elle soit intéressante non plus sur le plan intellectuel donc c'est pas j'estime pas dans une position de neutralité à partir du moment où je suis en lien avec un espace public parce que c'est aussi la question qui se pose aux arts et à la culture c'est en tant qu espace public quand on interagit avec le politique en fait puisqu'on est quand même quelque part dans un partage d'un même espace d'un espace sensible partagent ensemble un espace quoi et donc voilà donc il ya eu il ya eu 7 ce moment important et à l'intérieur de ces réflexions donc pour continuer à répondre en fait à cette question se déroule qui était du coup quel est ce qu'il ya une stratégie est ce qu'on peut nous entrée dans une stratégie sans être dans une subordination et du coup de quel point de vue en tant qu en tant que professionnels de la culture de l'art en tant qu'artiste on peut prendre position dans une situation qui exige quand même une mobilisation politique de 1 minimath défense et j'espère de propositions quand même on va dire dans une société qui nous conviendrait mieux et à partir de là on pourrait imaginer que ça pourrait être le cep à fournir des imaginaires des idées à peu ning et sert à ça j'y crois pas tellement parce qu'on est quand même d'abord aussi on va tenir citoyens citoyennes on n'est pas là pour avoir un statut imaginatif ou performatif en permanence en fait on donne aussi nos forces à une réflexion collective et du coup en ski a enfin voilà point de vue du cinéma qui pour moi a quand même une grande invention française c'est que pas oublier que le cinéma a été inventé en france c'est quelque chose que j'aime souvent rappelé parce que on a quand même inventer des choses intéressantes moi le cinéma fromage le vin enfin bon on fait et on a on a inventé des choses qui demande du temps et qui ont été pensées aussi à l'intérieur on va dire dans une forme de sanctuarisation c'est pour ça que pour moi là où il ya une place de réflexion hyper importante sur les arts et la culture c'est que pour moi elle se met en fête au même endroit que tous les domaines qui avaient été quelque part on peut dire sanctuarisé par rapport au marché de la santé l'éducation et il y avait les arts et la culture j'ai des regrets parce que en fait on subit aussi on en parle moins parce que je pense qu'on a aussi du mal quelque part à faire passer le message manière pédagogique mais on subit en fait énormément d'assaut sarah on reparlait d'assaut d'attac courant pâte brisée ce qu'on a appelé quand même aussi longtemps un modèle un modèle français de la culture en fête qui est un modèle très particulier après on peut dire qu'on fait un cinéma demeure on peut dire qu'on fait pas qu'on n'est pas à la hauteur de toute la grandeur du modèle qui est mis à notre disposition pour créer en attendant je crois qu'il faut créer beaucoup pour créer des belles oeuvres en fait quelques-unes il faut qu'il y ait une masse de production pour qu'il y ait des p tits ça peut pas être juste on attend les pépites est ce que vous êtes à la hauteur ou est-ce que vous n'êtes pas à la hauteur il faut qu'on ait un système qui le permettent et ce système là justement est très attaquée donc à l'endroit du cinéma qui est l'endroit d'où moi je parle parce que c'est mon métier la question se pose en effet de comment finalement réagi ou défendre un modèle qui en effet est vraiment très objectivement attaqué en fait je sais pas si c'est perceptible quand on n'est pas dans le cinéma mais en fait sachez que le cinéma français vit peut-être sept dernières années je pense que c'est important de le rappeler parce que après on peut se demander si la france mérite ou non nous avons pas besoin d'un cinéma en fait c'est quelque chose de quel on tient mais en fait voilà il faut savoir que le discours gouvernemental depuis cinq ans voilà inviterait verticalement à une transition de notre filière va on ce qu'on peut appeler l'audiovisuel isation les plateformes la série remettant en cause quelque part la rentabilité de notre secteur comme étant finalement une vérité quoi sert contacter le marché donnerait une vérité sur notre société alors que il me semble quand même que dans ce pays on a plutôt tendue à croire que la société choisie c'est un modèle et le marché s'adapte à quoi en tout cas se régularise a donc voilà ça c'est pour mon point de vue donc à l'échelle de notre de notre de notre secteur en ce moment il ya pas mal de choses qui se passent notamment peut-être en tout cas il ya des appels des mobilisations tendinite et états généraux de seine-et-marne pour penser en effet qu'est ce que peut être le cinéma 21e siècle en france mais aussi cale à cale modèle on a envie de le porter de défendre et encore une fois je rapprocherais énormément cette question de de sel en fait qui touche d'autres domaines qui ont été extrêmement voilà attaquer ces 700 dernières années mais c'était plus longtemps que ça qu'ils sont qui sont la santé l'éducation et et pour ajouter peut-être un dernier mot parce que je pense qu'il ya aussi beaucoup d'idées reçues à ces fausses qui circulent en fait le cinéma peut mourir et les morts dans plein de pays voilà enfin on peut penser au cinéma italien par exemple au xxème siècle qui s'est entièrement effondré au 21e siècle en fait sous la la grande vague libérale du berlusconisme un moment où l'extrême droite est vraiment présente ça a été un des cinémas les plus grandioses au monde et il a disparu le cinéma anglais par exemple a complètement été balayé par le thatchérisme par exemple il ya eu aussi énormément de salles de cinéma en afrique en amérique latine dans la caraïbe qui ont toutes fermé en fait à la fin des années 90 ce jeu c'est important je pense de tarder de céréales comme ça parce que quand il ya eu des grandes politiques d'ajustement structurel du fmi et de la banque mondiale en fait évidemment c'est des grandes coupes qui était organisé par des budgets culturels des états qui se retrouvaient pris à l'intérieur de ces de ces mesures d'ajustement structurel donc s'était coupé les budgets de la culture les salles ont fermé et qu'est ce qui se passe en fait dans ces pays où il ya plus de salles de cinéma par exemple encore une fois désolé ans je parle mon point de vue mais en fait on constate que c'est des sociétés qui sont hyper d'une heure à bizet en fait ces deux sociétés qui sont socialement extrêmement fragilisée où les inégalités sont vraiment enfin je dirais ahurissante quoi sert tout d'un coup en fait la plus de pare-feu ya plus garde-fous ya là plus rien et c'est pas seulement un symptôme de vulnérabilise à sion mais c'est aussi la fin d'un accès à une histoire de l'art la fin d'un accès à des représentations du monde c'est aussi bas tout simplement la fin d'un accès à des formations des métiers donc je pense qu'il ya vraiment aujourd'hui un une sorte de réflexion presque globale en fait pour une action qui soit globale sur en gros les secteurs qui doivent absolument échapper à la rentabilité mortifère en fait qui qui qui se présente comme forme de rationalité libéral donc voilà c'était juste merci beaucoup [Musique] mais peut-être que je peux vous voulez vous laisser rebondir si vous voulez des petits rebonds entre vous et puis je me cros conclusions avant de laisser la salle réouvrir le débat je ne sais pas est ce que quinon oui mais qu'ils ont fait dans le même dans le mémoire d'un merci alors il y aurait plein de choses sur lesquelles rebondir mais on va laisser le temps de les changes une réflexion générale puis une petite réflexion pour commencer sur ce que vient de dire judith réclament choses à dire sur le cinéma et sur jarjat j'ai un poil plus optimistes parce que je crois aux batailles et en particulier le système de soutien au soutien au cinéma français il a été il a été défendu je vous renvoie à des grosses taillon y compris en ald et la libération en 48 le cnc les lois des dons faillit pas existé donc et à d'autres périodes et eu des mobilisations avec des alliances assez étonnante pour défendre compris les accords de libre échange très récemment encore les quelques années pour empêcher que on est pas le roi tu sur une politique de soutien public mais bon voilà on a bataillé dans nos organisations pour que ça existe donc moi je pense qu'on peut y arriver avec des alliances parfois étonnante parce qu'il ya tant de gens qui ont intérêt à ce que ça continue mais mais sur le principe je rebondis sur un point tu parlais d'accès aux métiers de la culture tu dit ça c'est une question on n'a pas abordé tout à l'heure mais par exemple que on n'aborde pas assez il faut bien le dire on a un problème sociologique les métiers de la culture mais métiers du spectacle du cinéma l'audiovisuel n'attire pas un certain nombre de jeunes par exemple ou moins jeunes mais deux des classes populaires des quartiers ça dépend des secteurs de musique ça dépend mais en tout cas déjà alors il ya des gars des freins qui sont financières parce que comme une bonne partie des déformations on n'a pas assez de formation publics dans nos secteurs même s'il en existait des écoles de cinéma d'école théâtre haute mais il ya des écoles privées qui coûte cher bon déjà c'est un frein mais même au delà de ça parce que faire des études monter dans une grande ville à paris ou autre ça peut être cher m au delà de ça il ya des freins sociologique et autres je connais une école de cinéma donc gestion j'ai un temps aux administrations s'était rendu compte après 2003 après une grande bataille perdue sur les droits des intermittents amoindrissement et ben il y avait une baisse du nombre de candidats et en particulier s'il ya une petite analyse sociologique de ceux issus des milieux populaires parce que investir dans des études dans un entre guillemets jeu terme est terrible mais bon en tout cas passer des moyens pour faire des études dans un pour ensuite se retrouver travailleurs précaires et ben c'est possible pour des enfants des milieux intellectuels classes moyennes et autres en se disant bon bah toute façon il pourra toujours rebondir à faire autre chose des milieux populaires il n'y a qu'une seule chance dans les chairs et l'étude donc il ya des sus des sujets là dessus donc oui oui tout à fait et il ya tout à un sujet où où il faut absolument réussir dans le commerce ou d'autres des multiples à fait là dessus il ya un vrai sujet est totalement on progresse un peu il ya encore beaucoup de choses à faire sur les questions de parité et d'égalité femmes hommes parce qu'il ya eu beaucoup de politiques volontaristes et il ya encore beaucoup de choses à faire largement on progresse un peu mais par contre dans le domaine de la diversité on progresse pas et même en recul à mon avis on a pas d'étude évidemment mais il faudrait travailler dessus voilà et donc jeu c'était une des des questions pour essayer de faire le lien avec une question de départ et que j'ai un petit peu abordé tout à l'heure c'est comment on fait pour que nous en tant que professionnel du spectacle des arts de la culture et autres ont soit aussi à l'image la société dans toute la société qui est une vraie question est posée à tous les politiques de façon générale qui était beaucoup posé par et les fils a du ps en particulier mais mais mais ont une vraie question là tu as tous les niveaux parce que sinon on a une part de la population qui est totalement invisible is et qui n'est pas représentée par les obligations on a bien vu un gilet jaune c'est aussi parce qu'il ya une carence de la variation syndicale j'en fais partie à un moment dans la partie la plus précaire du des travailleurs et qui explosent à un moment parce que tu en entends les supportable le fait exploser mais on referme avec la chape de plomb et puis les matraques aussi là dessus merci [Musique] c'est vrai qu'on se retrouve nous en tout cas après moi ce que je vois dans les films que j'ai vus cette année par exemple c'est que ou mais les acteurs que je rencontre je vois qu'il ya plus de mixité sociale culturelle enfin je sais pas toi je dit tu es tu pour en parler au 6 mai donc moi dans les films que j'ai vus cette année je vois quelque chose qui ce qui change c'est plus comme avant mais en tout cas ce soit au cinéma au théâtre au des gens il faut - là donc on se retrouve devant effectivement des salles en france ben où c'était un peu toujours oui à un public qui ne pensait pas y avoir accès sociologiquement et la public qui venait ne viendront plus et au cinéma il ya un peu un même problème donc ça veut dire qu'on est dans un moment aussi où enfin je pense je pense que ça peut sauver plein de questions on doit trouver d'autres moyens de montrer des films d'autres moyens de montrer des pièces qu'ils aillent vers des situations s'était pas habituel enfin en tout cas ça un plaisir pour moi de chercher chercher ça après le cinéma c'est aussi des places qui sont très chers ces 12 15 euros c'est pas tout le monde qui peut se payer ça je sais pas si tu peux faire quelque chose pour nous ce qui peut nous aider un peu là dessus sauf les cinémas public c'est très bien 4 euros qui dit mieux payé du monde art il faut un bar faut mettre un bar avec disco alors à ouidah dernière sens ouais et donc moi par exemple je fais une pièce de théâtre et on va tourner dans des endroits là on est on est allé je sais pas si vous connaissez le coin aux aides du coin ou pas du tout vous connaissez mon tegner mais j'ai fait une pièce là bas dans la ferme du grand laval est en fait moi j'ai une bosse de l'état donc les tam m'aide à ça pour faire des spectacles dans des endroits où d'habitude les gens vont vraiment pas du tout théâtre l'agriculteur il me disait ah oui on se fait nous on fait ça son truc on a angers jamais vu ça de ma vie en fait et pour moi ça m'a mis en joie je me dis qu'il ya des trucs à inventer pour aller ailleurs alors on se prend des déportés franchement on se prend des murs moi j'ai joué j'ai fait trois quatre lieux il ya un lieu où vraiment les gens arrêtés mais qu'est ce que tu fous que c'est quoi ton truc on comprend pas mais c'est très bien c'est aussi des chocs de culture c'est ça me remet aussi en question dans aussi donc c'est très bien et mais c'est vrai que le fait que les plages soit si cher jacques c'était un problème mais peut-être que ça l'est pas non je voudrais chose répondre à deux choses en fait que tu viens de dire si ça la première c'est je pense qu'il faut faire attention donc je pense que c'est le thème de la réunion de samedi matin à laquelle je n'assisterai malheureusement pas mais je pense que c'est pas le moment en fait on a vécu quelque chose d'historique horrible qui a été le co vide et ce grand enfermement autant enfermement qui a duré des mois que la fermeture des salles et tout et tout on n'a pas forcément mesuré les trace traumatique que ça a pu avoir sur le plan anti mais collectif je pense qu'en tout cas ça me paraît pas le meilleur moment fait pour tirer des conclusions sur les pratiques et du coup sur les changements de modèle je pense que vrai qu'on est un tout petit peu de recul et quelque part de de pudeur sur la rapidité d analyse et de conclusions sur ce que jusqu à le changer ou non dans la société et ce qui aurait changé au nom dans les désirs parce qu'en fait on ne sait pas ce qui nous est arrivé encore sur le plan du fracas traumatique passe comme ça c'est une première chose est sûre l'action du prix des places en fait il ya plein de choses s'éclairent à penser sur le cinéma aujourd'hui qui sont passionnantes mais moi je reviens vraiment une question qui est vraiment à celle de la racine qui est son existence même et si on est d'accord qu'il faut défendre ce domaine là enfin on pense qu'on en a besoin que c'est cool que c'est quelque chose d'exceptionnel que par ailleurs effectivement il ya une brêle redistribution économique ce pas seulement la rentabilité financière des films est en fait le cinéma engagé énormément de gens en fait le technicien d'auteurs d'artistes en fait tout le temps faim je dire c'est un secteur très très dynamique sur le plan économique sion enfin voilà savoir son envie ou pas dans ce pays parce que c'est vraiment une question qui va falloir trancher de manière politique c'est pas une question financière n'est de marché c'est une question politique de décision politique est ce que en gros on continue à soutenir activement un régime d'exception parce qu'on estime qu'on en a besoin ou est-ce qu'on estime que ce régime d'exception n'a plus raison d'être parce que le marché nous dit qu'il est en faillite et comme on est des esclaves et ben on estime que grosso modo le marché a parlé et on s'adapte cet état bon si on estime qu'on en a besoin d'où la question des états généraux il ya plein de choses à penser et effectivement je suis pas d'accord avec toi la politique des prix en effet la question des représentations la question de la mixité sociale de l'ouverture à aa2 du cinéma des métiers du cinéma à à la société dans son ensemble pour pas que ce soit une activité de happy few fin et après énormément de sujets passionnants ouvrir mais en fait c'est des sujets qui valent le coup d'être approfondie si on a encore un cinéma dans trois ans parce qu'on n'a pas sonné tous autour de tables à faire des tables rondes pour en fait ça on fonçait dans la bon en fait d'un effacement quoi c'est vraiment mon élan attend donc voilà je voulais juste bond à merci beaucoup merci du coup pour ce cri d' alerte on en est ouais franchement on a ça va on a un peu de temps pour échanger jeu en tout cas moi je trouve que votre échanger et encore une fois merci les scènes est venu parce que je sais que justement du coup c'était ce questionnement la de quel sens à devenir parler pour dire quoi et et je trouve que cette façon que tu as eu de nous rappeler de nous dire cette question du à quoi ça sert du est-ce que ça sert ou est-ce que ça sert à rien et ces choses dans la vie qui ne servent à rien et l'a fait partie de ça je crois qu'en fait c'est un c'est un an qu'il faut jamais oublier parce que elle servirait pas à rien on sait pas exactement à la voix sait pas à quoi ils servent et je veux dire ça rejoint en fait quelle que soit la façon et quel que soit enfin je trouve que vous avez des langages différents pour le dire mais cette question-là de ce domaine ce domaine de souvent après la culture alors empressé pape sculpture est ce qu'il faut dire les cultures mais quand on dit les cultures de quoi on est en train de parler et ça donne toujours souvent l'impression quelque chose de très figé et après des débats sur est-ce qu'on emploie le terme de culture est ce qu on emploie le terme d'art sans rentrer peut-être ce débat soit lancé par la salle mais sur cette idée que en fait c'est pas un espace de choses qui sont donnés c'est des choses qui sont créées c'est ce qui se crée c'est des choses qui se vivent c'est pas un donné c'est par un patrimoine c'est pas un truc là et que du coup c'est pas soluble c'est pas soluble dans la grande question le couteau sous la gorge permanent que nous mais le système dans lequel on est là qu est à quoi tu serres et qu est-ce qu en quoi c'est utile et surtout en quoi c'est rentable voilà et que du coup c'est pas seulement qu'il faut protéger avec l'idée quelque part c'est une forme d' exception y compris c'est aussi effectivement une exception française et je pense qu'il ya plein de questions sur la question mais aussi un modèle français mais je veux dire seulement at il des secteurs exceptionnel qu'on a préservé on a voulu préserver la valeur marchande mais c'est parce delà de la question marchande mais par exemple la petite nuance avec le domaine de la santé moi c'est chose du coup c'est hyper intéressante super car elle c'est évidemment cette question-là de caisse comme en préserve de la marchandisation généralisée de la rentabilisation généraliser cette des pans entiers notre société on a besoin de sortir des pans entiers de notre société de ça mais en fait les arts et la culture peut-être qu'ils ont toujours été en dehors de ça et peut-être qu'ils peuvent nous inviter ils peuvent être des pionniers dans notre réflexion sur comment on sort de cette logique-là comment par le regard comment par la diversité parce que c'est au fond c'est au fond d'eux de la définition même de ce que sont les arts et la culture c'est la question c'est la diversité des regards c'est la question du à quoi ça sert c'est la question de à qui ça va parler c'est la question de caisse que vendre comment ça va être reçue et du coup dans tous vos propos vous vous lancez une alerte sur neuf mois les batailles à mener et tout ça mais aussi sur les choses à penser du point de vue des publics comme on dit quand on fait des politiques publiques ont souvent du point de vue des publics du coup les gens oublient c'est quand même juste la dimension de l'émancipation et c'est le terme côte à côte a pris fin je pense que c'est cette question fondamentale qui nous est posée et du coup vous êtes tous nous a tous fait le lien entre la question des harkis est posée est ce qu'il y aura encore une création est ce qu'il ya des conditions pour que pour l'adie pour une création diversifiée des as cas des conditions pour un accès et d accès diversifiée à 7 à cette création derrière c'est la question de comment on fait société c'est à dire comment on peut collectivement avoir possédé des biens communs que sont césar et cette culture et les et les partager les vivre ensemble et c'est la question quand même bon on a beaucoup parlé de cinéma mais c'est aussi la question de ce que c'est qu'une salle qui est à la même chose que ce que c'est qu'un salon voilà dans lequel compte c'est ce rapport c'est cette dimension de faire société et aussi cette dimension de fer humanité tut a beaucoup évoqué ça comment va sa développe son humanité donc ça taymans cipressa nous c'est des questions quand même fondamental qu'on se pose dans notre camp politique le lien entre l'individu et le collectif quoi je pense que on doit pouvoir parler des arts et la culture pas seulement dix ans à ba qu'est ce qu'on a comme politique qu'est ce qu'on a comme j'ai rapporté 20 c'est une grande question de la relation de l'individu au collectif qui est posée par les arts et la culture et on a assez inspiré à y réfléchir avec vous avec vous tous parce que c'est une question de société qui nous est posée et c'est la question politique par définition c'est la liberté et du coup je juste être toute petite conclusion provocatrice avant de passer la parole à la salle en tout cas moi j'ai une conviction c'est qu'il y en a un qui se posent à 1 à plein mais il y en a qui se pose vraiment cette question de la stratégie de 20 de la culture mais qui vont pas appeler ça les arts et la culture d'ailleurs c'est souvent ça appelé la culture ou épicés en fait il y en a qui ont compris que ce secteur des arts et de la culture était un secteur absolument stratégique 1 pour faire du blé mais aussi pour faire de l'identité dans le pire sens les pires sens qu'on puisse donner à ce terme et dans les deux sens les plus opposées qui soit à faire société et à faire humanité j'ai ensuite qu'un c'est bolloré je pense que bolloré à lui une idée assez précise de la place des arts et de la culture dans la stratégie d'accession du fascisme au pouvoir voilà et du coup c'est aussi pour ça voilà je pense que quand paul aurait fait son offensive de mainmise généralisée à la fois par la marchandisation généralisée de nos arrêts notre culture cet objectif de marchandisation mais aussi cet objectif de ma remise de concentration ya un objectif idéologique derrière et voilà bah je sais pas ça tapera rebondir la salle mais en tout cas je voulais conclure sur cette petite alerte joyeuse voilà et peut-être on peut maintenant passer aux réactions la salle [Applaudissements] est-ce qu'il ya alors il y a un micro en ce qu'il peut y avoir super circulation du micro tu veux t'en occuper colline merci comprend une série d'arrêts d'intervention et après vous réagissez exactement comme vous voulez façon libre indépendante quand on quand on veut penser une politique nouvelle il faut aussi se poser la question quelles sont les conditions nouvelles de production et de diffusion des oeuvres d'art ils ont énormément changé en 20 ans il me semble qu'on n'a pas assez réfléchi aux nouvelles opportunités qui se présentent à par bolloré le marché c'est à dire la publicité et tout le système financier lui a compris qui à travers un certain nombre de médias et de façons de faire on arrivait à diffuser de l'émotion artistique que c'est pas autre chose on n'a pas assez réfléchi à gauche sur ce que ça danse on a pu l'être en particulier le problème de la produit par exemple apprendre que la production cinématographique aujourd'hui on peut la faire très très économique avec des pieds des petits téléphones portables on peut faire des chefs-d'oeuvre ya pas de problème on n'y a pas pensé à ces je vous dis ça pour vous madame je m'excuse maintenant je pense que je pense que c'est une je sais mais je sais je sais mais on les voit pas y'a pas de dire merci beaucoup merci beaucoup alors moi j'ai c'est pas faut vraiment sous forme de questions mais peut-être des pistes sur lesquelles on pourrait discuter ensemble premièrement le rôle de l'art en fait mon expérience personnelle par rapport à ça c'est que en fait avant d'être politisé ça a lieu avant les confinements très récemment et je faisais dollars est en fait j'étais très d'accord avec le point de relever c'est à dire l'art inutile dans le sens positif du terme c'est à dire l'art libre qui n'est pas à jouer un rôle dans le système dans lequel nous sommes mais quelque chose qui survole ce système pour le critiquer pour le voir pour pour proposer d'autres alternatives d'autres regardent imaginer des choses voilà et en fait c'est vrai qu'en fait depuis que j'étais j'ai eu des commandes et des engagements très forts politique j'étais vraiment très sensibilisé saab le cas un peu parce que j'ai à d'une part j'aimais pas du tout créer quelque chose qui de l'ordre frontale la politique j'ai jamais aimé ça et d'autre part je me disais mais c'est tellement on est dans un état tellement d'urgence et comment je peux utiliser les métaphores ou autres jeux de là c'est le moment de crier vraiment de dire non là c'est bougeons-nous ravaler donc du coup c'est une sorte et c'est très compliqué mais après je suis tombé sur home un astrophysicien priori là paradoxalement priori qui est aurélien barrau qui disait qui a écrit un livre je pensais le titre de son livre c'est révolution poétique je pense qu'en fait les le monde politique n'a pas vraiment à venir chercher les artistes comme led il en a vraiment besoin profondément parce que si vraiment on va entrer en rupture on a besoin de revisiter même casser le système de valeurs que nous avons actuellement est vraiment proposer autre chose et tout ça c'est un ça demande un travail en profondeur artistiquement et donc du coup ça m'a ramené encore à se coter à priori inutile de la roue qui s'adonnent espèce de liberté où on peut imaginer on peut réfléchir voilà mais par contre il a encore un autre point à un autre problème qui se pose c'est que les artistes nous sommes les yeux qui nous sommes vraiment à la merci total de marché c'est-à-dire les plasticiens bon on a pas de l'intermittence de spectacle on n'a rien pour le protéger c'est à dire je ne peux que rêver que telle collection nortel riche vient acheter mon art et même les institutions par exemple 1% tout ça c'est que vraiment réservé aux artistes qu'ils ont déjà leurs réseaux donc du coup en fait on n'a rien et comment on crut en tant qu'artiste qu'il faut surveiller la société les critiques et à être à la à ce point là dans l'état de précarité quoi c'est à dire que finalement on est comme des dans le meilleur des cas on peut rêver d'être des bonbons sur la maison de la sorcière de capitalistes pour faire beau hausse est générale et où du coup on n'arrive pas dans la situation de précarité imaginer autre chose critique et criaient ohhhhh quoique ce soit donc voila voila plusieurs paradoxes qui perturbe complètement le le monde de l'artiste donc je sais pas je suis les ai posé sur la table ce pour voir si on peut répondre merci en une ou deux interventions et après on verra [Musique] oui je pense que sarah a posé la bonne question à la fin sur la façon dont l'extrême droite utilise j'ai pas envie de dire la culture mais en tout cas la créativité et je crois que chaque camp politique à une façon d'utiliser la créativité humaine finalement le capitalisme il utilise la créativité humaine pour faire de la publicité parce que même les grands blockbusters ou les immenses parcs d'attractions il ces revues savantes des jouets et l'extrême droite l'autoritarisme et utilise la créativité pour faire de la propagande pour créer une sorte de récit national violent enfin je pensais au puy du fou récemment libération faisait un article pour appeler à ce qu'on fasse à une sorte de puy du fou de gauche mais parce que ça a été un outil de propagande et de construction de l'identité d'extrême droite extrêmement fort mais moi j'ai l'impression que ce que j'entends dans ces échanges c'est que finalement ballard c'est la créativité entre guy veine de notre espace parce que c'est une créativité extrêmement diverse et moi la question que je me pose c'est est-ce que entre individus qui cherchons à émanciper notre société on est assez créatif on est à ses artistes j'ai l'impression qu'on l'ait pas et que c'est un enjeu vital notamment face à la question de la crise écologique puisque c'est quoi aussi cette catastrophe c'est un aller doucement terrible de tout ce qu'il ya autour de nous on détruit autant nos lieux de vie que nous que nos espaces naturels et est-ce qu'il ya pas un effort collectif massive qu'on doit avoir de ré embellir le monde et de leurs embellir par toutes les formes d'art et de créativité qu'on peut imaginer [Applaudissements] mais pas trop trop marché colline non plus surtout surtout on essaye surtout d'alterner hommes et femmes et ça se passe pas trop mal bonsoir je vais essayer de ne pas être trop dispersées parce que tout ce que j'ai entendu absolument passionnant je pense je pense qu'on n'a pas réussi à faire de la culture un enjeu dans l'élection présidentielle parce qu'on n'arrive plus à faire de la culture un enjeu parce qu'il me semble que quand on dit le mot culture en fait il ya immédiatement un épais brouillard qui se lève dans la tête de chacun et que on ne sait pas de quoi on parle donc si on ne sait pas de quoi on parle évidemment ça fait pas tellement sujet à débat a priori donc de quoi on parle est-ce qu'on va parler de l'entre- soit du monde de la culture est ce qu'on va rester entre nous est-ce dire oh là là ça va bien ça va mal aulas les intermittents cet affreux ou alors c'est super donc voilà il ya il ya là évidemment si on se dit que la culture c'est ça alors évidemment toute une partie du public qui ne travaillent pas dans la culture et n'a aucune chance de s'intéresser au sujet si on dit que la culture c'est le sait recevoir des arts que césar soit des arts majeurs ou des arts mineurs ben c'est pareil il ya toute une partie du public qui va se dire enfin moi je m'en fous je vais jamais à l'opéra alors franchement est question que ça pose des questions des festivals franchement je suis pas concerné donc là aussi on a on a on a un problème qui est le problème du rapport à l'autre et moi je pense dans dans la ligne de ce que disait laetitia tout à l'heure que en fait la culture c'est un bain c'est un bain et c'est un bain dans lequel on est qui et qui est fait de tous c'est à dire qui est fait de tout ce qu'on entend ce qu'on voit ce qu'on sent ce qu'on goûte je veux dire que la culture c'est les opéras de wagner et le couscous de ma grand-mère et que et qu' il y a un objectif à la culture c'est de faire de chacun de nous des êtres singuliers et de faire de chacun de nous des citoyens qui ont une expérience unique au travers de beaucoup de choses culturelles et que s'il y a quelque chose que me semble-t-il les artistes pourraient faire au sein de ce mouvement s'est essayé de répandre l'idée que la culture c'est pas quelque chose forcément qu'on achète c'est quelque chose qu'on fait donc on peut faire du jardinage et du coup avoir la culture des plantes ou de la cuisine ou du chant ou du théâtre ou de la peinture c'est donc aussi quelque chose qu'on fait pour les gens et ce pour quoi pour moi c'est absolument cruciale c'est que ça nous forme en tant qu'individu et que c'est pour ça qu'il faut que la culture soit indépendante qu'il faut qu'elle soit la plus large possible pour que chacun de nous puisse aller puiser ce qu'il a besoin de puiser que chacun de nous puisse choisir ceux qui sont ces éclaireurs à lui et c'est dans ce sens là où du coup ça devient important les luttes des intermittents ça devient crucial le statut des auteurs ça devient central le financement des oeuvres et l'exposition des oeuvres et que je pense que c'est c'est à ça que ça sert la culture c'est à faire de doux des individus conscients donc des citoyens [Applaudissements] alors merci beaucoup ça fait plaisir d'entendre ça je voulais répondre à mademoiselle excuse moi je me souvenais plus de temps sherzad je vois pas pourquoi tu aurais pas droit de crier ou de violet dans ton art et je te souhaite beaucoup de reconnaissance aussi j'ai pas quoi te dire il ya j'ai l'impression que je dis pas que l'art ça doit être un outil je pense car ça doit être je sais pas ce que ça doit être et donc en fait j'ai entendu une interview de salman rushdie bon bah évidemment on en parle beaucoup de lui en ce moment et il ya une conférence et il dit quelque chose il dit en fait je crois qu'il faut que l'on se concentre pour faire l'art le truc le film la pièce j'ai pas quoi qu'on peut pas éviter de faire donc ça peut prendre toutes les formes qu'on veut après peut-être que je voudrais dire au monsieur dont je viens et prénom désolé qui est partie d'ailleurs halloween à ce que tu ce que tu dis en fait à dire le mot enlaidir on enlaidie tout et c'est vrai que la beauté dans tous les domaines ça devrait être accessible à tout le monde en fait et j'aimerais que ce soit le cas - ah oui alors oui moi je veux bien faire des pièces pour les bébés mais non mais oui ouais et après y'a bon il ya un truc dont je rêve c'est que en fait pour ce soit cruciale la culture froid que ce soit crucial pour vous et que du coup ce que j'aimerais enfin je sais pas si c'est possible c'est que les gens quand ils lisent un livre ou quand ils y voient un film ou je sais pas quoi il écoute une musique il fasse comme si c'était un ami qui le renvoyait genre qu'il leur parle de façon intime en fait à eux et voir comment ça résonne soit je parle d'une demi heure soit je fais quarante secondes et donc je vais faire 40 secondes non mais parce qu'évidemment il ya plein de questions sur lequel on aurait pu revenir mais je reviens juste sur une seule la sueur artistes plasticiens mais il faut y a pas que moi les artistes plasticiens qu'il faut qu'on arrive à sortir de là de la contrainte dire une vraie sécurité sociale professionnelle une vraie un vrai revenu pour un salaire à vie certains parlent de salaire à vie nous on parle at il été de nouveau statut du travail salarié ça a été repris dans le programme de l'efi la sécurisation professionnelle en a eu un long débat à l'odéon y compris avec jean luc mélenchon on a eu un débat avant 2h extrêmement intéressant ça doit être pour tout le monde dira ça doit être on ne doit pas être obligé de se vendre à n'importe qui pour pouvoir survivre on devrait tous avoir le droit d les études de faire les études qu'on veut donc dé payer pendant les études déjà ça sort du débat sur le rsa jeunes ou pas d'être payés par les études donc y compris de pouvoir faire un détour par la production culturelle si on veut avant de faire autre chose parce qu'il ya quand même une personne sur deux hectares et dans la culture qui n'est pas certain que sa vie est donc et tout le monde département destinée à le faire de façon professionnelle donc ça c'est ça c'est un vrai sujet et donc ça nécessite forcément un débat qui est pas uniquement dans le champ de la culture de même on veut pas se battre uniquement sur les intermittents du spectacle pour les artistes plasticiens c'est se bat pour un véritable véritable protection sociale d'assurance chômage pour tout le monde qui comptent qui concerne pas quatre personnes sur dix qui paraît presque je vais je vais dérivés sur or au delà des 40 secondes et puis une dernière chose évidemment j'en appelle tente beaucoup parlé la transition écolo c'est une question qui se pose dans notre champ aussi parce qu'on en a plein de débat et on est tout juste au début de sa et puis en venant toute dernière chose sur un puits de fou de gauche surtout pas un puits de foot de gauche c'est une des skins construction qui a été fait avec de l'argent public d'ailleurs avec l'argent du conseil départemental captée par de villiers en mépris de tout ce qui est le travail des historiens et autres donc au contraire ce que ce qu'on doit faire c'est favoriser la liberté de ne pas être de passer par des passages obligés que ce soit bolloré ou de villiers donc c'est bien ça qui a été conquis par le fait que les les la culture les politiques publiques ont dû venir par exemple financer des choses qui n'avaient pas forcément inventé et qu'ils ont soutenu parfois comme des festivals des mille et unes des créations et qui a un service public du spectacle vivant qui a une politique culturelle qui est régulé pour le cinéma et qui doit l'être et tout ça c'est ce qu'on doit continuer à revendiquer je termine juste par une réflexion c'est quand j'ai un peu l'impression qu'on se demande pas qu'on le libéralisme nous a tellement mis dans la tête qu'on doit être utile que nous on cherche à être utile en dehors du libéralisme arrêtons d'être utile essayons de favoriser le moyen de vivre et y compris en matière culturelle merci beaucoup je vis tu voulais réagir [Musique] je trouve que ce qui est très intéressant c'est qu'on a des mains des billets en fait d' approche de cette question différents en fait moi je veux qu'on puisse faire des films en france pour continuer à faire des films qu'ils soient libres d'exprimer le rapport au monde et à l'expression et alain team qui soit celle de la liberté de l'artiste je pense juste qu'on en est à un stade où on est en train de parler d' assurer les conditions de cette possibilité là ou pas en fait c'est juste en effet en termes de politiques publiques mais je suis entièrement d'accord avec vos questionnements et celui de ses enfants est ce qu'il ya des dernièrement ouais mais hardy ou lolo lolo non en fait ouais il reste sain cinq minutes quoi donc commence et que christian tu voulais pas intervenir je te vois qui pense qu'il a une question utile alors choisissez est ce que votre question sert à quelque chose ou pas bon est-ce que ouais ouais ouais n'y aura pas le ça va être compliqué en termes de en terme de timing il ya le train de laëtitia est ce qu'on peut se dire que ne peut-être un temps d'échangé un peu là juste informel s'il ya des gens qui veulent venir venir discuter mais qu'on clos alors qu'on provisoirement évidemment [Musique] je suis merci beaucoup pour cette voie là merci beaucoup pour cet échange merci à vous on continue sur ces questions là qu'on va continuer d'y réfléchir on se retrouve aussi pour continuer à parler aussi de l'aide à l'état des arts et de la culture moscovite donc c'est samedi à 10 heures je crois c'est ça animé par donc le groupe thématique culture de la france insoumise et puis voilà n'hésitez pas à venir échanger quelques quelques minutes ici avant le train de laëtitia