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InterviewFrance Inter — L'invité de 6h20 (sur Site radio)· 24 mars 2022 7 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEurope & internationalTravail & emploiInstitutions & élections

Othman Nasrou : "Valérie Pécresse a toujours été sous-estimée"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:18OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut que les autres entreprises françaises suivent Renault et quittent le marché russe ? Valérie Pécresse est-elle sur cette ligne ?

  • 0:50RelanceRéponse directe

    Et on fait la différence comment entre les entreprises qui doivent partir et celles qui peuvent rester ?

  • 1:26OuverteRéponse directe

    Pourquoi Valérie Pécresse a-t-elle finalement accepté l'invitation de Cyril Hanouna ? Est-ce pour séduire les jeunes ?

  • 2:31OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'elle propose pour les jeunes, Valérie Pécresse ?

  • 3:23OuverteRéponse directe

    Comment vous définissez le pécrécisme ?

  • 3:56OuverteRéponse directe

    Mais c'est quoi sa priorité, peut-être sa principale mesure, sa ligne directrice ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:23Invité politiqueFait
    « Ce qu'il faut, c'est installer un rapport de force avec Vladimir Poutine avec des sanctions. »
  • 0:26Invité politiqueFait
    « Il faut aller aussi loin que possible dans les sanctions, mais il ne faut pas non plus pénaliser davantage les français plutôt que le gouvernement russe. »
  • 0:34Invité politiqueFait
    « Et je dis bien d'ailleurs le gouvernement russe et non pas la population russe. »
  • 0:44Invité politiqueFait
    « Il y a probablement des entreprises dont on peut penser que le mieux serait qu'elles arrêtent leurs activités, mais je ne crois pas que ça doit être une règle générale. »
  • 1:01Invité politiqueFait
    « Mais encore une fois, aujourd'hui, le vrai sujet, c'est plutôt d'imaginer une défense européenne, d'investir à nouveau sur notre effort de défense. »
  • 2:34Invité politiquePromesse
    « Elle propose d'abord une banque nationale des jeunes, c'est-à-dire la capacité de financer les études de tous les jeunes sans qu'il y ait de frein financier. »
  • 2:47Invité politiqueFait
    « Et on ne rembourse que quand on atteint un certain niveau de revenu, donc c'est très sécurisant. »
  • 2:50Invité politiquePromesse
    « Elle propose un revenu jeune actif, c'est-à-dire un revenu pour que les jeunes aillent dans les formations, dans les métiers en tension. »
  • 4:07Invité politiqueFait
    « parce qu'on va réduire les cotisations, parce qu'on va faire la chasse au gaspillage, la chasse au doublon. »
  • 4:41Invité politiqueFait
    « Valérie Pécresse a toujours été sous-estimée. »
  • 6:32Invité politiqueFait
    « On n'a pas eu de réforme des retraites, on n'a pas eu de réforme de l'État, on n'a pas eu de décentralisation, on n'a pas eu de réforme territoriale. »
  • 6:39Invité politiqueChiffre
    « On a eu plus de 600 milliards d'euros de dette en plus, on a eu des déficits abyssaux. »
  • 6:43Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron n'est pas la solution. Il est une partie du problème. »

Temps de parole

  • Othman Nasrou69 %
  • Présentateur31 %

4,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Et après cette élection fictive, dans l'esprit d'initiative, on passe à la vraie, la vraie élection présidentielle avec l'invité du 5-7 ce matin, qui est porte-parole de Valérie Pécresse, la candidate LR. Bonjour Otman Nassrou. Bonjour. Le président ukrainien appelle les entreprises françaises à quitter le marché russe. Renault a finalement décidé de suspendre une partie de ses activités. Est-ce qu'il faut que les autres suivent ? Est-ce que Valérie Pécresse est sur cette ligne ?

0:23
Othman Nasrou

Ce qu'il faut, c'est installer un rapport de force avec Vladimir Poutine avec des sanctions. Il faut aller aussi loin que possible dans les sanctions, mais il ne faut pas non plus pénaliser davantage les français plutôt que le gouvernement russe. Et je dis bien d'ailleurs le gouvernement russe et non pas la population russe. C'est bien Vladimir Poutine, son entourage, les oligarques qui sont ciblés par ces sanctions. Et donc il faut faire preuve de discernement. Il y a probablement des entreprises dont on peut penser que le mieux serait qu'elles arrêtent leurs activités, mais je ne crois pas que ça doit être une règle générale.

0:50
Présentateur

Et on fait la différence comment ?

0:51
Othman Nasrou

Eh bien, il y a des secteurs sur lesquels on peut imaginer que le poids de leur retrait sera plus important que d'autres secteurs.

0:58
Présentateur

C'est donc un dur par exemple ?

1:00
Othman Nasrou

Par exemple. Mais encore une fois, aujourd'hui, le vrai sujet, c'est plutôt d'imaginer une défense européenne, d'investir à nouveau sur notre effort de défense, de ne pas faire preuve de naïveté quand on a des milices Wagner qui interviennent en Centrafrique ou au Mali, comme ça a été le cas, bien davantage que de demander à des entreprises françaises de sortir parce qu'elles seront immédiatement remplacées par d'autres entreprises étrangères.

1:21
Présentateur

Haughtman Nassrou, il reste un peu plus de deux semaines de campagne avant le premier tour et à chacun sa stratégie. Il y a un certain nombre de candidats et notamment Valérie Pécresse hier soir qui sont allées dans l'émission Face à Baba, émission de Cyril Hanouna sur C8. Valérie Pécresse avait pourtant annulé une première fois sa venue. Elle a fini par dire oui. Pourquoi ? C'est pour essayer de gagner des voix chez les jeunes ? C'est l'un de ses points faibles, l'électorat jeune ?

1:42
Othman Nasrou

D'abord, nous on souhaite qu'il y ait du débat. Valérie Pécresse n'a pas peur du débat, elle a le courage d'aller présenter ses idées. On aurait aimé que le président sortant ait le même courage parce que les français ont le droit à ce débat-là et donc toutes les occasions sont évidemment les bonnes à prendre. S'agissant de la jeunesse en particulier, aujourd'hui il y a deux visions qui s'affrontent. Il y a ceux qui pensent qu'il faut verser une allocation à la jeunesse, donner aux jeunes un revenu pour qu'ils restent chez eux, sans perspective.

C'est d'ailleurs ce que fait Emmanuel Macron avec ce contrat d'engagement jeune qui est d'ailleurs mis en place avec un premier versement à dix jours du premier tour des élections. Valérie Pécresse, elle défend l'inverse avec un chemin vers l'emploi pour la jeunesse. Donc ce sont deux visions très différentes de la jeunesse qui s'opposent. Mais hier, elle a pu parler de tous les sujets qui concernent les français et des pouvoirs d'achat et des réformes dont le pays a besoin. Et ce débat-là, on en a besoin pour que les français se déterminent en conscience le 10 avril.

2:31
Présentateur

Qu'est-ce qu'elle propose pour les jeunes, Valérie Pécresse ?

2:34
Othman Nasrou

Elle propose d'abord une banque nationale des jeunes, c'est-à-dire la capacité de financer les études de tous les jeunes sans qu'il y ait de frein financier pour qu'aucun jeune n'ait à s'auto-censurer, qu'il n'y ait pas de frein financier à la poursuite des études. Et on ne rembourse que quand on atteint un certain niveau de revenu, donc c'est très sécurisant. Elle propose un revenu jeune actif, c'est-à-dire un revenu pour que les jeunes aillent dans les formations, dans les métiers en tension pour en finir avec ce chômage massif de notre jeunesse.

Mais encore une fois, tout cela, c'est financé, ce n'est pas une dette perpétuelle qu'on va laisser à notre jeunesse comme on l'a fait sur ce quinquennat avec plus de 600 milliards d'euros de dette.

3:06
Présentateur

Haute-Mann Nassrou, j'imagine que vous entendez les reproches qui sont faits en interne à Valérie Pécresse. On lui dit que finalement, elle détaille un peu trop toutes les mesures, qu'il y a un effet catalogue et qu'elle ne donne pas assez de vision globale. Et c'est ce dont ont besoin les électeurs de savoir un peu où chacun des candidats veut aller. Comment vous définissez, vous, le pécrécisme, si tant est que ce mot existe ?

3:27
Othman Nasrou

Moi, je crois que ce dont ont besoin les électeurs, c'est d'abord de sérieux. Et ce dont on manque aujourd'hui dans notre pays, c'est de dirigeants qui disent clairement les choses et qui font ensuite ce qu'ils disent. Et donc, les comédiens, les effets de manche, les grandes envolées lyriques, tout ça, on a donné. Et on voit que pendant cinq ans, ça ne marche pas. Les mises en scène ne marchent pas et les réformes dont on a besoin, on ne les a pas faites. Et donc, pour moi, le pécrécisme, c'est quelque chose de finalement assez simple, c'est de faire le travail, c'est de faire le travail dont on a besoin. Elle l'a fait à la tête de sa région, elle le fera demain à la tête de l'État.

3:56
Présentateur

Mais c'est quoi sa priorité, peut-être sa principale mesure, sa ligne directrice ?

4:00
Othman Nasrou

Alors, il y en a beaucoup, mais je crois que la hausse des salaires de 10%, par exemple, avec des économies en face, pour que ce soit du pouvoir d'achat pérenne, mais à la fin de son quinquennat, les salaires nets auront augmenté de 10%, parce qu'on va réduire les cotisations, parce qu'on va faire la chasse au gaspillage, la chasse au doublon. Et tout ce travail-là, il est extrêmement important, il n'est pas fait aujourd'hui. Et ça, je crois que c'est très important dans le contexte que l'on connaît, c'est autre chose que cette politique d'échec ponctuelle qu'on connaît maintenant depuis plusieurs années.

4:25
Présentateur

Autman Nassrou, alors bien sûr, ce ne sont que des sondages, mais pour le moment, on ne peut pas dire que la dynamique soit de votre côté. Tous les reporters qui suivent votre campagne relatent un certain pessimisme dans votre camp. Est-ce que le second tour est toujours à la portée de Valérie Pécresse, selon vous, réellement ?

4:41
Othman Nasrou

Évidemment, parce qu'en plus, Valérie Pécresse a toujours été sous-estimée. On avait dit qu'elle ne pourrait pas gagner la région Île-de-France, on a dit qu'elle ne pourrait pas gagner la primaire de la droite, et à chaque fois, elle a créé la surprise. Et par ailleurs, c'est la seule qui porte face à Emmanuel Macron un projet de gouvernement, pas simplement de contestation. À quoi ça servirait d'envoyer des candidats d'extrême droite ou d'extrême gauche au second tour face à Emmanuel Macron ? C'est ce dont il rêve, d'ailleurs. Et donc, on a besoin que Valérie Pécresse soit au second tour pour qu'il y ait d'ailleurs un débat de second tour auquel, cette fois, il ne pourra pas échapper.

Donc, moi, je suis convaincu que le 10 avril, les Français la mettront au second tour.

5:10
Présentateur

Mais vous n'allez pas me dire que vous n'entendez pas les remarques et les reproches qui sont faits en interne dans votre parti ?

5:14
Othman Nasrou

Moi, je ne vois pas de reproches en interne. Ce que je vois, c'est qu'il y a aujourd'hui une campagne qui se déroule bizarrement dans cette guerre ukrainienne, avec un président de la République qui refuse de rendre des comptes. C'est un contexte très particulier. Mais je suis certain, encore une fois, que le 10 avril, les électeurs dans l'isoloir savent se positionner par rapport à l'avenir du pays. C'est la seule chose qui compte.

5:31
Présentateur

Alors, il y a quand même des membres de votre parti qui sont partis chez Éric Zemmour ou chez Macron. Puis, il y en a un qui se fait attendre à Nicolas Sarkozy qui lui n'a toujours pas apporté officiellement son soutien à Valérie Pécresse. Est-ce que vous avez tiré un trait sur son soutien ?

5:47
Othman Nasrou

Valérie Pécresse, maintenant, elle trace sa route. Non, moi, je considère que la candidate de la droite républicaine, la seule qui peut battre Emmanuel Macron, la seule qui peut faire le travail dans le pays à besoin, c'est Valérie Pécresse. Et en ce sens-là, je considère que je ne vois pas comment Nicolas Sarkozy pourrait ne pas la soutenir. Maintenant, c'est sa responsabilité, c'est sa liberté. Je ne suis pas son porte-parole. Et d'ici là, Valérie Pécresse, elle a une rencontre à continuer à nourrir avec les Français. C'est ce qu'elle fait au quotidien.

6:13
Présentateur

Et ceux qui dégainent déjà pour le coup d'après, je pensais Guillaume Larrivé, qui dit que si Valérie Pécresse n'est pas au second tour, il votera Emmanuel Macron. Et il appelle d'ailleurs LR à participer à une coalition soutenant le chef de l'État. Il n'est pas en train de tirer une balle dans le pied de Valérie Pécresse en disant ça ?

6:27
Othman Nasrou

Une coalition pour faire quoi ? J'ai envie de demander à Guillaume Larrivé. On n'a pas eu de réforme des retraites, on n'a pas eu de réforme de l'État, on n'a pas eu de décentralisation, on n'a pas eu de réforme territoriale. On a eu plus de 600 milliards d'euros de dette en plus, on a eu des déficits abyssaux. Aujourd'hui, Emmanuel Macron n'est pas la solution. Il est une partie du problème. Et donc, c'est pour ça qu'on a besoin de soutenir inconditionnellement Valérie Pécresse, de faire campagne pour elle, comme elle le fait, elle, courageusement, au quotidien, dans les médias, sur le terrain. Et c'est ça qui fera la différence d'ici au premier tour.

6:55
Présentateur

Haute-Mann Nassrou, porte-parole de Valérie Pécresse et invité du 5-7.