Nicolas Sarkozy : l'hyper-prisonnier
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 50 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Quelles sont les conditions de détention de Nicolas Sarkozy ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Pourquoi ce parallèle entre Sarkozy et Bernard Tapie ?
- 9:00RelanceRéponse partielle
Est-ce que cette stratégie remet en cause l'état de droit ?
- 12:00RelanceRéponse directe
La visite de Gérald Darmanin en prison est-elle une pression sur les juges ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron a-t-il eu raison de recevoir Sarkozy à l'Élysée ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Nicolas SarkozyFait
« Ils ont cru vouloir m'humilier, ils ont humilié la France. »
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Bonjour, bonjour à toutes et à tous. Bienvenue, c'est Sens Public, débat, chronique, reportage et expertise de nos invités. C'est ce que l'on vous propose tous les jours à 18h et 22h sur Public Sénat avec une promesse, vous la connaissez, d'une donner du sens à l'actualité et aux mutations de notre société et l'actu de ce 21 octobre, c'est une première historique depuis le maréchal Pétin.
L'incarcération d'un ancien chef de l'État, Nicolas Sarkoziier est arrivé ce matin à la prison de la santé. Ses avocats ont déjà déposé une demande de remise en liberté. Euh rien ne justifie la première heure de détention.
Il y est pour un minimum de 3 semaines ou un mois puisque la cour d'appel a 2 mois pour statuer sur une demande de mise en liberté et le délai moyen à la cour d'appel de Paris c'est un mois. Quelles sont les conditions de détention de Nicolas Sarkozi qui décidera de son éventuelle remise en liberté ? la visite que le garde des saut doit lui rendre met-elle la pression sur les magistrats ?
On en débat dans une minute et puis dans la seconde partie de notre émission se demande s'il faut changer de République, rédiger une nouvelle constitution pour sortir de cette crise politique sans fin. Peut-on parler d'une agonie de la 5e République ? Quelle est la part de responsabilité d'Emmanuel Macron et de sa pratique du pouvoir ? constitutionnalistes, journalistes et historien répondront à ces questions tout à l'heure et vous pouvez réagir vous aussi et participer à sens publique en flashant ce QR code par exemple sur les premières étapes de la vie du prisonnier Sarkozi Clémentine Louise.
Le visage fermé main dans la main avec son épouse, Nicolas Sarkozi quitte son domicile ce matin. Au bout de la rue, une centaine de partisans acclament l'ancien président. C'était important pour nous de venir ici parce que ce qui se passe aujourd'hui est juste invraisemblable.
Mettre un président de la République qui n'est qui n'a pas pu bénéficier de la présomption d'innocence en prison. C'est tout simplement inacceptable. Le 25 septembre dernier, Nicolas Sarkozi a été déclaré coupable d'association de malfaiteurs dans l'affaire des financements libiens de sa campagne de 2017.
Une peine a sortie d'une exécution provisoire qui oblige l'ancien chef de l'État à être incarcéré. Sur le chemin vers la prison de la santé dans le 14e arrondissement de Paris, Nicolas Sarkozy tweet : "Au moment où je m'apprête à franchir les murs de la prison de la santé, mes pensées vont vers les Français et les Françaises. Je veux leur dire, avec la force inébranlable qui est la mienne, que ce n'est pas un ancien président de la République que l'on enferme ce matin, c'est un innocent.
Je continuerai à dénoncer ce scandale judiciaire, ce chemin de croix que je subis depuis plus de 10 ans. Un peu avant 10h, l'ancien président rejoint sa cellule 9 m² dans le quartier des personnes vulnérables où Nicolas Sarkozy bénéficiera d'une sécurité renforcée. C'est un jour funeste pour lui, pour la France et pour nos institutions.
Et ce que nous espérons, c'est que la cour d'appel rétablira la justice française dans la dignité qu'elle mérite. Les avocats de l'ancien président ont d'ors et déjà déposé une demande de remise en liberté. La cour d'appel a 2 mois pour statuer sur cette demande.
Si elle était acceptée, Nicolas Sarkozi pourrait sortir avant Noël, mais son incarcération durera au minimum 3 semaines. Le procès en appel de l'ancien président devrait se tenir au premier trimestre 2026. Nicolas Sarkozi, c'est l'hyper prisonnier.
Voilà le titre de notre débat avec Valérie Lecable. Bonsoir, bienvenue. Vous êtes politique au site lejournal.info.
Vincent Couronne, bonsoir et bienvenue. Vous êtes chercheur en droit, directeur du média les surligneurs qui luttent contre la désinformation juridique. J'accueille David Revauon.
Bonsoir et bienvenue. Rédacteur en chef de la revue L'hémicycle. On va voir la la une de votre dernier numéro, Emmanuel Macron, en mode mission impossible. très belle une.
Vous êtes également éditorialiste, je le signale sur LCI et radio J et Michael d'Armon. Bonsoir Michael, bienvenue à vous éditorialiste pour pour sens public. Dans dans l'article que vous signez pour pour le site le journal.info ver locable, vous dites qu'il y a du Bernard Tapi chez Nicolas Sarkozi.
Pourquoi ce parallèle ? Alors ce parallèle, il est un petit peu original parce que il y a 25 ans, j'ai écrit une très grosse biographie sur Bernard Tapi qui s'appelait avec le co-auteur E Routier. Excellent livre.
Excellent livre. Merci beaucoup. 130000 exemplaires quand même si ça vous dit quelque chose.
Euh le flambeur et que vous l'aviez rencontré évidemment. Alors on l'a rencontré après le livre. Le livre est un peu plus ancien que ça mais on l'a en rencontré 3 jours après.
Il devait aller en prison à la suite de sa condamnation dans l'affaire où il avait donné de l'argent à des joueurs de football pour l'affaire MVA. Bravo. C'est exactement ça.
Elle est mondialement connue maintenant. Et donc on avait dîné dans ce restaurant pendant le livre. On l'avait pas trop vu, il voulait pas trop nous voir mais après bon.
Et donc là, il s'apprêtait à aller en prison. Voilà. Et donc on lui a dit "Mais qu'est-ce que vous en pensez ?
Qu'est-ce que ça vous fait ?" Et il nous a regardé comme ça, les yeux dans les yeux. Et vous savez, moi je suis une dentesse et je vous promets, je vais être comme le compte de Monte Cristo et je vais revenir et j'aurai ma revanche et j'aurai ma vengeance.
Et c'est vrai que c'est resté imprimé dans mon esprit parce que on dit pas ça tous les jours. Et c'est vrai que quand j'entends aujourd'hui la stratégie, alors on peut élargir sur vous connaissez les 20 ans de Bernard Tapi derrière avec son combat contre l'arbitrage du Crédit Lyonnais disant je suis une victime, je suis un innocent, je n'ai pas fait c, je n'ai pas fait ça. Et je trouve que il y a quelques similitudes.
Il y a quelques similitudes. Si on analyse effectivement les axes de communication David Revudalon de de Nicolas Sarkozi depuis sa condamnation, les symboles qu'il convoque. Il y a effectivement le compte de Monté Cristo, le capitaine de Drefus, il a comment vous l'analysez cette d'abord sur le plan quantitatif, c'est un tapis de bombe hein, depuis le départ.
On a une énorme interview fleuve au journal du dimanche. On a des confidences ce weekend à la tribune dimanche. Je crois qu'on a eu le le Figaro aussi.
On a eu tout t tous les sarcosistes, tous les proches qui sont sortis sur les médias, dans la presse pour défendre la thèse des avocats. Et puis sur le qualitatif, vous avez raison en fait, il y a à la fois ce qui est explicite, il a cité le capitaine Drefus quand même hein. Bon, toute proportion gardée parce que c'était quand même une affaire certes, l'affaire SarkoZi, son incarcération est une affaire gigantesque et un choc international.
Je pense que les les les autres pays, peut-être qu'on en parlera tout à l'heure, nous regardent mais l'affaire de Refus, c'était quand même une une autre une autre une autre dimension. Et puis il y a ce livre, ces deux livres qu'il emportent et qui sont aussi de la communication parfaitement huilée, parfaitement réglée. Là, c'est même plus subliminal.
S'il y a donc Edmond Dantess qui revient 20 ans plus tard pour se débarrasser de tous ceux qui ont mené sa perte, sa cabale, ce complot. D'ailleurs, le complot, le mot a été utilisé par Nicolas Sarkozi. Et puis il y a la vie de Jésus, la vie de Jésus-Christ, cette biographie par l'historien Jean-Christian Petitfils et il a lui-même parler ce matin dans son communiqué d'un chemin de croix.
Donc vous voyez un peu toutes les références. Pense plutôt à la résurrection qu'au chemin de croix. Mais de ce point de vue-là, c'est vrai que on a une communication qui est très très sarcosienne et elle elle a commencé dès la sortie du tribunal.
C'est au fond au moment d'ailleurs où tout la plupart des commentateurs sur les plateaux disaient il ne va pas parler, il a atterré après ce qui s'est passé après ce verdict, on pouvait penser ceux qui le connaissent bien qu'effectivement euh il allait parler et et il a dit des choses, il a sorti de de la manche des des discours et des formules notamment cette formule choc qui au fond raconte maintenant toute sa sa communication et il a dit ils ont cru vouloir m'humilier, ils ont humilié la France et donc en fait il est pour rejeter un autre personnage, il est Spartac En réalité, il il demande il il a il convoque l'opinion à ses côtés contre le système. Ouais. Est-ce que Vincent Couronne vous vous analysez les déclarations de Nicolas Sarkozy depuis sa condamnation comme quand même en filigrade une remise en cause de certains piliers de l'état de droit ?
Est-ce que ça va jusque là pour vous ? Bah, c'est quelque chose qu'on voit chez pas mal de personnalités politiques ces dernières années. C'est pas totalement nouveau, mais c'est quand même quelque chose qui était réservé plutôt aux personnalités d'extrême droite euh jusque-l.
Mais on voit que euh la condamnation par exemple de Marine Le P a une peine d'inéligibilité avec exécution provisoire a fait beaucoup réagir, y compris jusqu'au centre avec François Paï qui s'y sont fermement opposé. Et donc on voit ces dernières années vraiment un grignotage de plus en plus important de la part des personnalités de personnalités publiques de premier rang à l'encontre de la justice. Ce qui est on peut critiquer la justice bien sûr, c'est d'ailleurs si on peut faire appel ce pouvoir en cassation, c'est que personne n'est parfait, que les juges peuvent se tromper.
Euh cependant, quand on a été garantind de l'autorité judiciaire, euh c'est la Constitution qui le prévoit, euh quand on a été euh quand on a eu la fonction qu' a eu Nicolas Sarkozy et que même pour alors il le sera pas là mais il aurait pu devenir membre du Conseil constitutionnel en tant qu'ci président, quand on a quand on a ce genre de de passé, c'est un peu compliqué de critiquer la justice manière là et de d'attaquer les juges parce qu'on alimente ce discours de gouvernement des juges. Alors, est-ce que vous allez jusque là Valérie Locap c'estàd le parallèle entre ce la stratégie de Nicolas Sarkozy et effectivement d'autres discours qui remettent en cause l'état de droit ? Bah écoutez, moi j'ai écouté hier la très bonne interview j'ai trouvé de Éric Dupont Moretti qui a deux avantages, c'est que c'est quand même un ancien garde des donc il était sur France 2, je crois au cas de vérité.
Exactement. Donc il sait de quoi il parle et en plus il est avocat. Ce n'est ni un juge ni un procureur, c'est un avocat.
Donc il est là quand même pour défendre les gens. Et qu'est-ce qu'il dit Éric Dupont Meretti ? Il dit exactement comme vous.
Il dit alors d'abord il dit attention il n'y a pas de haine. Je ne connais pas de juge qui a une haine contre qui que ce soit. D'abord cette juge était pas toute seule.
Ils étaient trois. C'est une décision collégiale, donc il faut arrêter de remettre en question les décisions de justice. Et il dit, quand on est un personnage effectivement aussi haut placé à tête de l'État, on ne peut pas contester les choses de cette façon-là.
Il dit l'exécution provisoire, il y a deux personnes qui ont été incarcérées directement en sortant du tribunal, qui n'ont pas eu la chance de sortir. Ça fait presque un mois que Nicolas Sarkozy prépare les choses. Il a pu passer l'anniversaire avec sa fille dimanche.
Enfin, ils ont pas voulu le brutaliser outre mesure. Et donc effectivement, c'est c'est et il fait le même parallèle avec la stratégie de Marine Le Pen qui a été exactement la même en fait. Mais d'ailleurs Marine Open, ça a duré moins longtemps parce que elle est allée place des invalides, elle a eu un succès assez mitigé, ça n'a pas marché et elle n'a pas réussi euh à provoquer euh effectivement la même chose.
Mais juste pour terminer, c'est important de dire "Je suis innocent et tout ce qu'ils ont dit est faux." Quand on a été président de la République et garant de l'état de droit, ce n'est pas négligeable. C'est c'est des coups de canif quand même.
Non mais il peut dire "Je suis innocent". Après dire que la décision a été motivée par la haine, c'est autre chose. Voilà, il peut il peut défendre son innocence per le droit et il est innocent à l'instant ce qu'il a fait appel.
Mais en revanche, c'est peut-être inocre et oui, il faut pas l'oublier. Ça sont peut-être les mots de ha effectivement qui étaient qui étaient exagérés. David, rappelons quand même que quand Nicolas Sarkozi était chef de l'État en exercice, il avait eu des mots extrêmement durs d'ors et déjà, enfin déjà à l'encontre des magistrats.
Donc c'est c'est pas très étonnant dans ce contexte là. Après, vous avez raison de rappeler qu'il y a eu un jugement. Il y aura un jugement en deuxième instance, il y aura peut-être une cassation, il y aura peut-être des recours la Cour européenne et ça mais sur la première instance, on peut tout à fait discuter du fond du dossier.
Le fait que trois chefs d'inculpation ai été abandonnés, qu'on est retenu que l'association malfaateur. On peut discuter de la lourdeur de la peine, les cinq en fermes, on peut discuter de l'exécution provisoire et du mandat de dépôt bien évidemment. Mais ce qui me gêne, et là je suis tout à fait d'accord avec ce qui vient d'être dit, c'est qu'à chaque fois qu'on a une personnalité politique là, un ancien président, ici une double finaliste de la présidentielle, même si les dossiers sont extrêmement différents, on s'en prend tout de suite à l'état de droit.
C'est-à-dire que les juges, la justice sont coupables, renversement accusatoire, coupabl de s'en prendre à l'état de droit, ce qui est quand même pour moi problématique. Encore un mot là-dessus. Ensuite, on parle des conditions de détention sû le le le paradoxe, c'est qu'effectivement, il est issu une famille politique qui en général et tous ceux qui le soutiennent critiquent le laxisme de la justice en général et là quand elle s'applique avec ces vérités puisque c'est avec leurs champions, ça ne ça leur ça ne leur correspond pas.
Et effectivement, pour reprendre aussi pour prolonger ce que disait euh David, il s'est pas eu, c'est pas seulement des mots dures qu'il a eu. il avait il y avait une véritable intention de supprimer les juges d'instruction au début de son mandat qui a été effectivement ensuite battu en brèche mais c'était un ça faisait partie de son programme et il démarre le mandat en 2007 avec ce projet de supprimer les juges d'instruction et c'est peut-être pour cela qu'il y a aussi quelque part une forme de mémoire collective judiciaire qui s'est maintenu vivace même si on peut se poser la question de la nécessité de maintenir Nicolas Sarkozy en prison mais ça ça fera l'objet d'un chapitre sujet voilà on se posera la question de justement de des demandes de remise en liberté de ses avocats et de la façon dont elles vont être examinées. Un mot très rapide, juste une phrase, c'est que c'est c'est peut-être contre-productif parce que les juges, ils aiment pas ça.
Je veux dire, c'est enfin tout tous les justiciables, on leur dit d'être plutôt d'avoir une attitude un petit peu humble, un petit peu modeste. Ils sont quand même confrontés, alors on va pas rentrer dans le détail du sujet mais à des situations compliquées. Il y a quand même autour de lui Claude Guéambre, il sorte feu Jori quied il est mort mais le celui de 80 ans qui a été incarcéré, il est entouré quand même de gens qui ont été condamnés et je ne sais pas si c'est ce que si c'est la meilleure défense.
Hier matin Éric Dupont Monetti, je me mets derrière lui parce que je trouve c'est assez pertinent ce qu'il a dit. Il a dit j'espère qu'il aura d'autres arguments que cela quand il sera en appel. Alors effectivement on va on va comme promis là tout de suite parler de des conditions de détention.
Est-ce que oui ou non Nicolas Sarkozy a droit à un traitement de faveur et finalement est-ce que c'est pas normal pour un ancien présentant de la République ? Hier la la sénatrice écologiste Anne Swis était à la prison de la santé. Elle a discuté avec l'un des médecins un médecin qui exerce dans cet établissement pénitentiaire.
Regardez, on va bientôt avoir monsieur SarkoZi qui va arriver dans cette Vous allez le recevoir comme tout le monde. Comme tout le monde comme tout le monde. D'accord.
H on m'a demandé d'aller le voir en cellule, j'ai dit non. Il vient il vient ici comme tout le monde. Il vient ici comme tout le monde parce que il va falloir lui faire la radio pulmonaire pour vérifier pas de tuberculose lui proposer le bilan qu'on fait l'entrée et puis bon après on ira en cellule si c'est plus simple pour pour la suite.
Limite Vincent couronne qu'est-ce que vous retenez finalement ? Bah évidemment il est il est à l'îolement Nicolas Sarkozi va avoir très peu ou pas du tout de contact avec les autres détenus. Qu'est-ce que vous en retenez dans cette prison particulièrement la prison de la santé ?
B moi je dirais que si Nicolas Sarkozy était injusticiable devant la justice comme les autres, ça n'est pas un prisonnier comme les autres. Euh et malgré les déclarations du médecin, d'ailleurs on va pas interroger le médecin pour n'importe quel détenu. Euh il a quand même un un régime de détention à l'isolement et cetera qui est assez particulier.
Ce qui est intéressant aussi, c'est qu'on est à la santé qui est une prison qui aujourd'hui a un taux d'occupation supérieur à 191 % par euh de de voilà en taux d'occupation. Donc on est clairement dans une prison de surpopulation carcérale mais une prison qui a été refaite en 2019 qui a été rénovée et avant sa rénovation euh on disait qu'il y avait des verrs dans les matelas des des détenus. Et ce que je trouve intéressant c'est que l'incarion d'incarcération Nicolas Sarkozy a lieu la même semaine de la publication d'un avis de la contrôleuse générale des prisons qui alerte sur l'état de vétusté des prisons en France.
Bon voilà, je trouve que c'est normal de d'avoir un traitement particulier pour le chef de l'État. C'est l'ancien président de la République. C'est une première en Europe dans l'époque moderne d'avoir un ancien chef de l'État rentré comme ça en prison.
Donc c'est normal qu'on fasse en sorte que ça ça c'est sa détention se passe bien. En revanche, je trouve que la différence de traitement avec les autres détenus est assez criante. Oui, mais enfin en même temps, on peut pas faire autrement avec Nicolas Sarkozi.
Deux réactions, je vous donne la parole tout de suite David de de nos téléspectateurs en l'occurrence téléspectatrices. Lana de Sergie, on passe notre temps à dire que la justice est trop laxise. C'est là elle condamne un ancien président.
On trouve ça trop dur. Il faut savoir, on veut une justice ferme, une justice à la carte. Chloé euh de CD sénateurs et ministres soutiennent Nicolas Sarkozi, remettent en cause la justice.
Comment faire confiance aux institutions si eux-mêmes ne respectent pas les décision de justice ? Ça rejoint un peu ce que vous disiez tout à l'heure David. Et pour rebondir là-dessus, c'est quand même étonnant, Nicolas SarkoZi juste sur l'opinion, votre reportage a très bien montré comment bah les fans, les membres du clan, c'est l'expression de du des fils de Nicolas Sarkozy, se sont déchaînés contre la justice.
Mais en réalité, l'opinion si elle a des grièfes contre les juges, contre les tribunaux, contre les magistrats, c'est qu'elle est trop laxiste ou trop lente. Il y a des dossiers en matière correctionnelle, en matière criminelle. Un viol, ça peut être jugé au bout de 5, 6, 7, parfois plus.
Et c'est ça qui est problématique. Après sur les les conditions de détention, c'est un est un est-ce un prisonnier comme les autres ? Oui et non en réalité bien sûr, il est quand même arrivé euh il a dû euh on lui a donné un pactage, il a fait la photo, la fameuse photo traditionnelle, numé, il a un numéro d'écrou avec cette carte de détenu qui sur laqu avec laquelle il doit se promener partout puisqu'il il est censé l'avoir dès qu'il sort de sa cellule.
Euh il y a son pactage avec les mesures d'hygiène et cetera, mais après euh il n'est pas censé euh croiser le moindre détenu. Jamais. Il est censé être astre au mêmes règles que l'autre heureusement.
Et heureusement bien évidemment. Euh il est censé avoir le même nombre euh de parloirs, le même nombre d'heures de promenade, c'est-à-dire je crois 1 heure, le même nombre de coups de fil. Mais si vous voulez, il y a des choses qu'on pourra pas maîtriser.
Je pense au bruit. Euh les détenus, ils crient beaucoup, ils s'apostrophent, ils s'invectivent et évidemment vous pouvez imaginer que Nicolas Sarkozi, bah quand il rentre en prison, les détenus, ils sont devant leur télé, il le voi en direct et je pense que Nicolas Sarkozy a dû entendre quand même un certain nombre de choses. Et c'est pas terminé.
Quoi qu'on pense de Nicolas Sarkozy et quoi qu'on pense de cette affaire qu'on le pense innocent ou coupable ? On ne peut pas nier que c'est un choc pour la France, pour la population française de voir un ancien président de la République en plus pas n'importe lequel rentrer en prison. Je pense que ça, on est tous à peu près d'accord là-dessus et je pense qu'il y a une espèce d'émotion qui est liée à une sorte d'identification.
C'est-à-dire que on l'a tellement vu, on le connaît tellement, on le souvent les prisonniers, vous avez raison, c'est une armée d'anonyme finalement. On ne sait pas qui sont tous ces gens en prison. Moi, j'entendais tout à l'heure le patron le responsable de la prison de la santé qui disait "Mais il a des conditions incroyablement plus positif que les autres." Les autres parce que c'est 9 m² les cellules surpopulation carcérale don ils sont quatre par cellule euh dans les autres.
Donc on la question fondamentale qu'on se pose, c'est qu'il faut qu'on en arrive là en France, c'est-à-dire à avoir un ancien président de la République en prison pour s'interroger sur la façon dont les détenus en France sont détenus. C'estàd de façon euh qui nous met à l'index de des instances de contrôle des doigts de l'homme en permanence. On se fait remonter les bretelles en permanence.
On y a consacré plusieurs débats ici mais c'est vrai que c'est c'est pas forcément le débat le plus médiatique. Un un mot justement du regard international sur sur l'incarcération du si vous voulez je veux pas tout mélanger mais en quelques jours, on a quand même l'incarcération d'un ancien président. Vous citizz je crois Philippe Pétin.
En réalité il y a deux chefs d'état dans notre histoire qui ont été incarcérés depuis la révolution. c'est Louis X et le maréchal Pétin. Et c'est la première fois de toute l'histoire qu'un président de la République, d'autant plus qu'il est élu au suffrage universel est incarcéré.
Donc c'est une déflagration énorme quoi qu'on en pense et dans quelques camps on se situe et puis ça vient quand même moins de 48 heures après cette affaire incroyable du vol des parures royales au Louvre dans une situation qui plususa est où depuis quelques jours et je reste poli c'est plutôt quelques semaines où on est quand même on peut le dire pardonnez-moi dans une pétodière politique et parlementaire absolument incroyable. en terme d'image, je pense que nos voisins mais bien au nos voisins européens mais bien se demandent dans dans qu'est-ce qui bord 1200 points aujourd'hui. Oui.
Bon, on a quand même quelques agences de notation qui nous regardent beaucoup dégrade les notes mais le cas qui est bon. On va on va s'intéresser effectivement au au traitement, on va dire que l'exécutif propose à l'ancien président de la République. On parlera de l'actuel président Emmanuel Macron dans un instant, mais d'abord Gérald Arman, le garde des saut qui a justifié devant les députés cet après-midi son intention de rendre visite à Nicolas Sarkozi en prison.
Écoutez, le président Nicolas Sarkozi n'a pas été con définitivement pour les faits pour lequel il est en prison. Il y a une exécution provisoire qu'il a exécuté. C'est la décision souveraine et indépendante de la justice que nous respectons toutes et tous.
Et Nicolas Sarkozy n'est pas une exception. Mais par ailleurs, il est tout à fait normal et c'est tout à fait légitime de s'enquérir comme pour tous les détenus de France. Mais celui-ci, avouez-le, pose des questions des questions plus complexes de sécurité, de sa sécurité.
J'ai entendu ici ou là que l'administration pénitiaire n'était pas visitée par le garde des sauts. J'ai fait deux prisons dans votre département. J'ai pas eu l'honneur de vous y voir malgré de propositions au déplacement.
Je suis allé à Ceedin à Mobeug à Vend Levieil à Har à Freine à Loncour à Villepin quand qu'on est sur Sart à Cayenne au Beaumet à Borga à Saint-M à Bonneville. Bref j'en fais trois par semaine n'hésitez pas à m'accompagner. Bon effectivement, il va en prison, on en est sur le le garde des saut visite-t-il pour autant les dét ça c'est une autre question.
Va-t-il au parloir ? Bon, il dit que ça fait partie de ces préorrogatives. Vérifier les conditions de détention, vérifier si tout va bien Michel, est-ce vraiment le cas ?
Alors, tout d'abord, on vient de l'entendre, hein. Géral Armanin est le chef de l'administration, la pénitentiaire et je je peux vous dire qu'il n'y a pas plus heureux euh qu'un ministre sarcoziste à la tête d'une administration générale parce queelle lui fournit un terrain d'expression politique également. Et c'est exactement ce que fait donc Géraldin.
Il le montre à chaque fois il va devant ses troupes assumer sa politique et là il va le faire encore une fois lorsqu'il va aller soutenir son mentor. Alors en annonçant sa promesse de d'aller visiter Nicolas Sarin en prison, non seulement il assume, il veut démontrer qu'il n'est pas un prisonnier comme les autres, mais il veut également renouer avec cette droite qu'il avait quitté donc en 2017 pour rejoindre Emmanuel Macron. les plus d'ailleurs on se souvient donc Christian Jacob par exemple les plus fervants soutien Nicolas Sarkozy l'avait alors désigné comme un traître.
Aujourd'hui le contexte est différent le macronisme se disloque. Gérald Arman a des tentations de candidature à la présidentielle et il lui faut à nouveau euh séduire cette partie de la droite. Il montre ainsi sa fidélité à celui qui lui a toujours donné conseil.
C'est à lui que Gérald Armanin téléphone à Nicolas Sarkozi qui téléphone en premier lorsqu'Emmanuel Macron lui propose d'entrer au gouvernement. Et là, il lui avait dit fonce mais à condition d'être ministre plein, pas question de faire autre chose. Et nous le doute qu'ils vont encore parler politique durant la visite.
Mais euh les magistrats, certains magistrats prennent cette démarche comme une atteinte à l'indépendance de la justice. Votre avis est-ce le cas ? Alors, absolument, il faut voir les choses comme elles sont.
Personne n' musel ni empêcher les juges de travailler correctement, librement pour décider du sort de Nicolas Sarkozi. La décision de justice, si elle n'est pas à discuter sur son principe, elle peut se contester. On l'a évoqué tout à l'heure, d'où la possibilité de faire des appels.
Mais une puissante vigilante médiatique a permis d'influencer les narratifs, les discours comme on dit et l'esprit public sur l'impossibilité de contester ou de discuter une décision de justice. Donc ce qui est absolument faux. Et sur le principe de la séparation des pouvoirs, la magistrature là encore s'inquiète.
Et bien mais là encore ça n'est pas le cas. C cette visite n'influence en rien une procédure judiciaire en cours. Cette visite ne modifie en rien l'état de droit et il faut donc en fond euh raison garder.
En revanche, il y a un message subliminal envoyé par Gérald Manin euh à à la au monde de la justice. Selon lui, il existe bien et depuis longtemps une guerre entre la politique et la justice. L'incarcération de Nicolas Sarkozi aussi en est un nouvel épisode.
Et Gérald Amin, ancien ministre du budget, ancien ministre de l'intérieur, actuel garde des saut dans cette guerre et bien il a choisi son camp. Alors, votre avis euh aux uns et aux autres ? Je suis pas tout à fait d'accord avec vous, moi je pense que c'est un peu limite quand même cette visite du garde des SAUA.
Est-ce que vous y voyez une forme de pression sur les juges qui vont, et on va en parler dans un instant, décider ou non de remettre Nicolas Sarkozy en liberté ? C'est pas une question évidente parce que euh juridiquement, si on regarde la Constitution, il y a pas de problème particulier. Effectivement Gérald Armanin le chef d'administration pénitentiaire, il a le droit d'aller voir Nicolas Sarkozi que Emmanuel Macron le reçoive à l'Élysée.
C'est peut-être une faute politique, c'est un choix qui n'est pas heureux mais ça ne pose pas de problème à mon sens juridiquement particulier. On y reviendra un peu plus tard sur le cas Emmanuel Macron mais concernant Gérald Darmana en revanche est chef de cette administration. Voilà mais c'est aussi un ami de Nicolas Sarkozi.
C'est aussi un proche de Nicolas Sarkozi et là ici on peut pas vraiment séparer l'homme du ministre. C'est pas évident. H euh à mon sens, là où ça ça pose un problème, c'est que euh notre démocratie est de plus en plus fragile et l'indépendance des magistrats dont on craint qu'elle soit atteinte ici par ces gestes-là, elle montre aussi une forme de de fébrilité, d'insécurité de la part des magistrats alors qu'ils sont vraiment indépendants.
Je veux dire, la décision qui a été rendue en premier instance, elle va être attaquée par d'autres magistrats, d'autres formations et cetera. Il y a une indépendance de la justice. Le ministre ne peut pas donner des instructions individuelles au juges, mais le contexte politique fait que on craint pour l'indépendance des magistrats et ça ça dit beaucoup notre société.
Alors, vous voulez évidemment l'une et l'autre prendre la parole. Je commencerai avec vous Valérie. Mais d'abord on écoute le procureur général près de la la Cour de cassation qui était sur France info ce matin, Réy Et.
Il dit quand même que cette visite ministérielle donc de Gérald Armanain est un obstacle, je le cite, à la sérénité de la justice. Il y a un risque en effet qu'une telle visite soit ressentie par les magistrats et soit et c'est important, soit perçu par l'opinion comme une forme d'obstacle finalement à cette sérénité recherchée et de désaveux de la décision. Je ne parle pas je ne parle pas de désaveux, je parle de risque d'obstacle à la sérénité et de risque donc d'atteinte à l'indépendance des magistrats.
Alors atteinte ou non Valérie le câble écoutez pas n'importe qui qui parle et je pense que c'est tout à fait exact ce qu'il est en train de dire. C'est-à-dire que symboliquement le fait que Gérald Darmanin aille voir Nicolas Sarkozi en prison est une forme de soutien est une forme de alors bon c'est un ami mais moi je me demande en vous écoutantin est-ce qu'il joue pas le coup d'après Géraldana on voit bien que on peut pas vous laisser dire ça on on l'a un peu évoqué il fait de la politique c'est ça c'est Non mais c'est-à-dire que entre Nicolas Sarkozi vous étiez en train entre Nicolas Sarkozi qui est en train de cette mort est maissance comme si allait avoir un destin hallucinant et cetera. On sait que il continue quand même à avoir de l'influence.
Emmanuel Macron avec qui il était quand même dans une sorte d'inimitié depuis cette histoire de légion d'honneur. Ils ont quand même passé ils ont quand même passé. Oui, mais ça montre en fait le ça montre que il y a il y a des camps à choisir en fait.
C'est ça qui chacun est en train de choisir son camp. Et Gérald main, il est en train de dire et bien moi, je reste dans la droite, dans l'Union des droite. Dans l'interview que Nicolas Sarkozy avait donné au Figaro en disant "Le fait partie de l'arc républicain, il ne il ne veut pas amputer son avenir politique.
L'avenir est son avenir politique et ceux qui resteront au côté de Nicolas Sarkozy feront partie de cet avenir politique là et les autres peuvent en être exclus." Alors moi qui ne fait pas de politique ne serai jamais élu et jamais garde des sauts, Dieu m'en préserve. Ce que j'aurais fait non, ça n'arrivera pas, vous inquiétez pas David, je serais allé à la prison.
J'aurais peut-être vu l'administration mais je serais pas allé discuter avec Nicolas Sarkozy. Vous voyez ce que je veux dire ? Je m'assure, non, c'est pas tout à fait pareil.
Je m'assure que cet hyper prisonnier est quand même protégé et traité dans des conditions normales. Mais je vais pas je vais pas discuter avec lui au quoi. Par exemple, toute proportion gardée et bien sûr ça fait pas de comparaître mais il y a des détenus.
Regardez Mohamed Amra, il est pas allé voir s'il était bien sous les écrous, sous les verrous pour voir s'il allait pas. Je exagère et je fais aucune comparaison entre les deux bien sûr mais vous m'avez compris. Vous savez ça me fait penser à ces affaires mit tout.
On disait attention, il faut il faut différencier l'homme et l'artiste. Et là, Gérald Narmanin, il nous joue un peu, il faut différencier l'ami et le ministre. Et sauf que c'est il va soutenir Nicolas Sarkozi, il va pas le soutenir pour la prochaine présidentielle ou pour la dernière présidentielle, il va le soutenir dans un moment où précisément, on en parlait au début de cette émission, il est dans une stratégie extrêmement virulente de dénonciation d'un complot judiciaire, d'un complot politico judiciaire.
Et donc ce faisant il il appuie quelque part sa thèse, même s'il fait attention, c'est quand même le patron non seulement de la prison mais des magistrat français même s'il y a une séparation théorique entre le pouvoir politique et le pouvoir judiciaire et qu'il y a pas d'instruction dans les dossiers. Euh mais là, je pense que le plus haut magistrat magistrat de France, pardon, qu'on vient de dont on vient de diffuser le le propos, et il le dit de façon très polie et très euphémisante, mais ça dit quand même les choses. C'est-à-dire que le ministre de la justice est en train d'empiéter très clairement sur le travail des magistrats.
Il faut mettre un petit peu le sous-titre et moi je trouve que c'est un petit peu c'est gênant. Alors Michael le place sous le coup du combat politique. C'est vrai.
Je me souviens qu'il y a quelques jours, il avait promis à Sébastien Lecnu qu'en restant au gouvernement pas avoir candidat mani de continuer en faire toujours pour s'ayait des affaires partisanes et des affaires de de la majorité. Bah voilà, effectivement, il continue le combat politique sur ce terrain et il repique très clairement vers la droite et vers son ancien camp parce que effectivement même si il n'y a pas euh on n'est pas censé avoir de consignes donné par le ministre à des magistrats, que les choses soient soient claires, il y a une décision qui va être très attendue, qui va être compliquée à prendre, celle d'une éventuelle remise en liberté de Nicolas Sarkozi. On vous explique tout de suite comment ça va marcher grâce à Quentin Calmet.
Bonjour Quentin, bienvenue à vous. Et donc on l'a dit, on l'a vu d'ailleurs dans le titre, il y a immédiatement une demande de remise en liberté déposée par Nicolas Sarkozi et ses conseils. Voilà, avec cette question au cœur de tout ce qui s'est passé ce matin, combien de temps Nicolas Sarkoziier va-t-il rester à la prison de la santé ?
Vous le disiez ce matin, son avocat a annoncé que la demande de remise en liberté de l'ancien président avait été déposée. Il fallait attendre qu'il entre en prison pour le faire. Il a dit il y est pour un minimum de 3 semaines ou d'un mois.
Selon lui, la cour d'appel a 2 mois pour statuer, mais le délai moyen actuellement pour ces demandes c'est 1 mois. Un mois. Et donc sur quel critère les juges de cette cour d'appel vont décider d'une remise en liberté éventuelle de Nicolas Sarkozy ?
Et bien ça se joue dans l'article 144 du code de procédure pénale. Le maintien des tensions provisoires n'est possible que si elle est l'unique moyen de conserver les preuves d'empêcher des pressions sur témoins et victimes ou une concertation avec des complices, de prévenir une fuite ou une récidive ou de protéger la personne mis en examen. Sinon, cette personne doit être remise en liberté sous contrôle judiciaire le cas échéant en l'assignant en résidence avec un bracelet.
Ces critères sont respectés, ont dit les avocats de Nicolas Sarkozi. écouter ce matin. À partir du moment où il a mis un pied en détention, les critères qui justifient cette détention ne s'applique ne trouve pas à s'appliquer.
On pourrait lui reprocher, on pourrait craindre qu'il se présente pas, qu'il reste pas à la disposition de la justice. À 9h35, un peu en avance, il était devant la maison d'arrêt pour être incarcéré. Il y a pas de risque de renouvellement des faits, pas de risque de destruction de preuve.
Il y a pas de preuve. Pas de risque de pression sur les témoins. Faut bien préciser que Nicolas Sarkozy a fait appel est à nouveau présumé innocent.
Vous le disiez en plateau Thomas. Depuis son appel, il est donc incarcéré au titre de la détention provisoire. C'est l'article 144 de la procédure pénale qui s'applique et selon les avocats Nicolas Sarkozi, on vient de l'entendre, l'attitude de Nicolas Sarkozy ce matin pourrait participer à convaincre les juges de la Cour d'appel d'accepter un placement sous contrôle judiciaire ou une assignation à résidence avec surveillance électronique.
En attendant le jugement en appel. Merci beaucoup euh Quentin pour toutes ces ces informations. Euh on n'a pas envie d'être à la place de ces juges de la cour d'appel Vincent Couron parce que quel que soit leur décision de toute façon elles ser critiquées.
S'ils le maintiennent un mois de plus en détention ils seront critiqués. S'ils le libèrent certains diront "Bah vous voyez justice à deux vitesses et Nicolas SarkoZi tout de suite remis en liberté." Ouais, tout à fait.
C'est vraiment le le dilemme de la justice aujourd'hui quand elle doit juger les politiques. Euh maintenant, il y a quelque chose d'intéressant, c'est que Nicolas Sarkozi pourrait peut-être bénéficier d'une mesure pour les personnes de plus de 70 de 70 ans, pardon, et qui permet de libérer une personne qui a plus de 70 ans euh et qui est une mesure qui a été adoptée sous la présidence de Nicolas Sarkozi. Euh bon maintenant on sait pas on sait pas très bien si ce genre de mesure peut-être prise lors d'une détention provisoire mais ce qui est certain que la décision elle va être extrêmement importante de la cour d'appel et puis elle va arriver très vite ça c'est sûr.
Ouais il y a quelque chose qui va compliquer le jeu c'est queon attend le jugement en cassation sur l'affaire Big Malion. C'est vrai c'est le 26 novembre. Ouais ouais 25.
Ouais c'est c'est à peu près cette date là. Tout à fait. Et donc la question est-ce que ça va cogner les deux ?
En fait, c'est une question qu'on peut se poser parce que bon, vous savez qu'il est condamné, je crois, à un enferme, je veux pas dire de bêtises dans l'histoire de l'affaire Pigmalon. Donc la cassation, c'est le dernier recours. Donc si jamais la cassation ne cassait pas le jugement, il serait donc définitivement condamné.
Et donc là, la question se pose comment est-ce qu'on fait ? Comment est-ce qu'on on on arbitre les choses entre cette affaire libyenne et cette affaire Bigmalon qui va intervenir avant peut-être qu'il ait une liberté Après, il y a des arguments de des avocats Nicolas Sarkozi qui tiennent quoi. Quel risque pour la la procédure de de le maintenir en évidment, il y aura une forme de pression sur le magistrat, mais l'article 144 que votre journaliste vient de détailler dire c'est clair si on s'en réfère à cet cet article, il y a pas de dissimulation de preuve, il y a pas de risque de concertation avec les complices, il y a pas de risque de fuite, il y a pas de risque de mise en danger puisque à l'intérieur il est protégé et à l'extérieur il est protégé par le les policiers du service de la protection.
Il y a absolument aucun argument dans cet article qui qui pousse les magistrats à conclure un maintien en détention. Donc quand vous discutez avec les avocats et certains spécialistes judiciaires, il il considèrent quand même que a priori les magistrats vont conclure. Je veux pas prendre de paris mais qui connaissent le mieux le dossier.
Nous on est on est qu'à l'extérieur, on a du on peut pas savoir exactement quels sont les quel est le contexte mais quels sont les aliments précis du dossier. Donc ça sera eux de trancher làdessus. Mais c'est pas sur le dossier qu'on qu'on ju, c'est sur cet article 14.
C'est sur ça. Un un mot rapide Michel. Oui, parce qu'en fait avec t tous ces débats justement et ces arguments qui qui sont légitimes, quand ils sont perçus en dehors de notre système médiatique et informé par le grand public, ils peuvent aussi avoir un effet contraire en disant "Mais combien de précautions prend-on à l'égard quand même de ce de cette personne qui quand même a été rattrapée par la justice hutandme dire on peut pas dire que cette personne n'olument rien fait sinon pourquoi il y aurait une justice arbitraire il y a comme des dossiers qui ont été montés il y a des enquêtes qui ont été qui ont été menées et je pense que quelque part les français ils doivent aussi voir ça vous savez dans dans l'histoire de de Marine Le Pen là il a beaucoup été dit que elle n'avait pas que elle avait pris cher on va dire ça laissa c'est un peu familier parce qu'elle n'avait pas reconnu que ce qu'elle avait fait elle aurait pas dû le faire.
Le système de défense, son système de défense était de nier complètement. Or, Nicolas Arkozi a utilisé le même système de défense, à moins que je me trompe, mais globalement il est là à dire bah non, c'est pas moi, j'ai pas fait et du coup ça pose des interrogations tout ça en fait. Bon, il nous reste assez peu de temps et je voudrais quand même qu'on parle d'une autre actualité politique importante.
C'est une prise de parole des d'Emel Macron concernant la réforme des retraites. Mais le le fait que je voudrais vous entendre juste rapidement là-dessus en couronne sur le fait que le président de la République ait reçu Nicolas Sarkozy à l'Élysée, c'était vendredi donc avant son incarcération. Dans la Constitution, rien ne rien ne l'en empêche quoi.
On peut dire les choses clairement. Le président, il est quand même garant de de l'indépendance de la justice dans la Constitution. Le fait qu'il reçoit Nicolas Sarkozi, c'est pas comme si il essayait de corrompre des juges.
On n pas là du tout à mon sens dans une remise en question de l'indépendance de la justice. Encore une fois, la justice est solide, elle est indépendante en France, elle a les moyens de rapidement de trancher. Non, mais c'est quand même un geste de la même manière que la prise de position de Gérald Armana et l'annonce de la visite à Nicolas Sarkozi.
C'est quand même un geste du chef de l'État, un geste politique, vous avez raison, ça n'a rien de répréhensible sur le plan juridique, pénal judiciaire, mais politiquement, c'est quand même significatif. Pour ma part, je pense que le président aurait pu s'en abstenir ou du moins s'abstenir de le je sais pas qui l'a laissé filtrer, je crois que c'est l'entourage de Nicolas Sarkozi, mais s'abstenir de confirmer peut-elle rester secrète compliqué pour être publié. Allez, il nous reste quelques minutes dans ce débat et c'est quand même l'une des informations importantes de de la journée.
Ça concerne la bataille de la réforme des retraites et donc une déclaration d'Emel Macron. Il est en visite en Slovénie. il a participé à un sommet des pays méditerranéens de l'Union européenne et puis ensuite à un bilatéral avec son homologue slovenne et il a répondu à une question sur la réforme des retraites.
Alors là surprise, il nous dit "Non, non, pas de suspension, un décalage." Premier ministre a fait un choix pour apaiser le débat actuel qui consistait à qui a consisté à proposer le décalage d'une échéance. Je le dis ici parce que c'est ni ça n'est ni l'abrogation ni la suspension.
C'est le décalage d'une échéance qui est la prochaine échéance, celle des 63 ans au 1er janvier 2027 qui l'a décalé au 1er janvier 2028 avec un financement par des économies. Bon Emmanu Macron voudrait remettre 20 centimes dans le juk box, il pourrait pas il ferait pas on va gentil, on va dire qu'il rame pour essayer de faire remonter la note de la France mais en vrai c'est complètement absurde puisque c'est le même jour où Sébastien Lecnui vient d'annoncer que je dis en conseil des ministres il intégrerait la suspension des réformes de retraite dans le texte initial une loi rectificative pour être bien sûr justement une lettre rectificative rectificative terme pour être bien sûr pour rassurer les oppositions et pour être bien sûr que cette suspension figurera dans le texte. Donc il fait un peu il fait un peu hors seul là Emmanuel Macron lettre rectificative.
On explique peut-être en quelques mots de quoi de quoi il s'agit. Voilà, exactement, c'est un document pour modifier le texte mais pour moi là c'est vraiment qu'une question de mot. Une suspension, enfin elle est faite juridiquement pour repousser le délai d'application d'une d'une loi.
Donc par suspension ou de repousser un délai, je comprends que politiquement on sent que Emmanuel Macron est dur à prononcer par juridiquement, il y a pas de différence entre les deux. Avah, il est incorrigible Emmanuel Macron. Évidemment, on sait que c'était, vous le disiez, dur à avaler, c'était son totem, son tabou.
Moi, je pensais même qu'il allait jamais lâcher sur ce point. Cétait sans doute la pierre angulaire, la seule grande réforme de son deè quinquena. Il était hors de question qu'il l'abandonne de cette façon.
Il a le lâché parce que le coût d'une censure aurait été bien pire encore avec peut-être une dissolution derrière et donc si une dissolution était advenue, peut-être pas de majorité, donc une mise en question du président lui-même. Mais ce faisant, je pense qu'il aurait pu s'abstenir. Vous avez remarqué qu'Emmanuel Macron, il parle très peu de politique nationale depuis des semaines et même depuis des mois.
Il fait sérieusement mettre en difficulté son premier ministre. il a pas fait de grande intervention et là il sort, il est à Loubyana en Slovénie en en marge d'une d'une rencontre internationale du G9 et il a deux phrases. Une sur Nicolas Sarkozy sur la politique française et une deuxième sur euh son son premier ministre.
Vous avez remarqué qu'immédiatement évidemment Jean-Luc Mélenchon a sauté sur l'occasion. Jean-Luc Mélenchon qui avait dit que les socialistes s'était fait rouler dans la farine, je le cite. Et là et ben à l'appui de S dire, il a une déclaration du président.
Voilà, il a remis, vous le disiez 100 balles dans le J box signé Macron sur la carte blanche. Oui. Alors, c'est j'allais vous interroger là-dessus, on a encore un peu de temps parce que effectivement il dit carte blanche à mon premier ministre mais mais elle vient d'être tamponné la carte blanche effectivement et et je prends cette déclaration du président de la République en fond elle fait écho où elle revient à ce qui s'est passé lorsqu'il avait proposé justement de décaler la date d'entrée en vigueur sur sur l'âge et qui avait fait réagir justement le premier ministre en disant ça va ça va pas suffire, je n'aurais pas d'accord politique avec ça et il a exigé d'obtenir la possibilité d'aller dire dans son discours de politique générale, on suspend et là maintenant évidemment Macron.
Mais alors est-ce que paradoxalement ça renforce pas Sébastien Lecornu qui bon malgré cette cette déclaration du président, bah il tient il tient aujourd'hui à l'assemblée. Bon ben voilà, il tenait il tenait finalement le cap si si j'ose dire en annonçant cette lettre recteque. Bah tout à fait.
Oui. Sébastien le cornu il a quand même été contraint à la démission. Alors moi, j'ai toujours pensé que l'histoire avec Bruno Rotaillot, elle elle a pas été suffisante, je pense pour obtenir aussi cette suspension dont il savait que il était obligé d'en passer par là pour obtenir l'accord avec les partis socialistes et que Emmanuel Macron jusque-là ne veut ne voulait pas.
Donc le psychodrame avec LR a a arrangé d'une certaine façon Sébastien le ça lui a permis de pousser. Non, mais il fallait il fallait absolument que il obtienne ça d'Emmanuel Macron qui ne voulait pas lui lâcher et qui continue dans son inconscient à ne pas vouloir le le lâcher. Et je trouve que ça donne une image très faible du chef de l'État en fait parce que effectivement il est en dehors de France, il est à côté de la plaque, il sait même pas que il est en train d'annoncer à l'Assemblée nationale que ça va être dans le texte.
Au contraire, je pense qu'il est quand même un peu au cour. Enfin oui, il le sait mais enfin bon, il fait semblant de il fait semblant de de donner moins d'importance au sujet qu'il n'en a alors que c'est le sujet central en fait. Mais alors c'est peut-être, vous le disiez tout à l'heure, c'est peut-être aussi un message au marché financier puis il y a quand même cette inquiétude d'avid.
Évidemment, vous avez vu que au-delà de la dégradation de la note par FIT et SNP, dégradation assez importante, il y avait le sous-titre et dans ce qu'expliquaient les agences de notation, c'était l'absence totale, ils le disent plus poliment que moi, mais l'absence totale de crédit, de crédibilité dans les promesses du gouvernement quant à la réduction des déficits publics. Et on voit que ce qui se passe, vous avez vu ce qui se passe depuis hier en commission des finances. Je veux dire, si Sébastien Lecnu ne tombe pas sur l'affaire de retraite, il est quand même fort probable qu'il ne tombe sur l'affaire du budget, que celui-ci ne passe pas.
Je sais pas, peut-être qu'il va passer par ordonnance, ce qui serait encore pire que d'utiliser le 493. Il a promis de ne pas utiliser. Et donc, je veux dire là, on n'est pas pris de de nouveaux retournement.
C'est fini Valérie. Mais allez-y juste le le le juste l'intérêt de mettre la suspension dans le texte, c'est que ça survivra même s'il y a des ordonnances. Alors que s'il y avait des ordonnances et que c'était pas dans le texte, ça passait.
Était effectivement destiné à rassurer le Parti socialiste. Merci beaucoup d'avoir participé à ce débat. Valérie, on vous lit évidemment sur le site le journal.info et puis David Revodalon.
On va revoir cette de l'hémicycle Emmanuel Macron en Tom Cruise en quelque sorte. pour que Tom Cruise gagne toujours à la fin. Pas forcément le gar.
On verra bien. Mission impossible pour le président de la euh République évidemment. Vincent couronne, on suit votre média les surligneurs.
Nicolas Sarkozy