E. Macron "en bras de chemise montrant qu'il maîtrise les dossiers, ce n'est pas ce qu'on attendait"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] bonjour à tous très heureuse de vous retrouver ici au cœur du salon de l'agriculture sur le stand de la coopération agricole le salon qui a ouvert ses portes samedi inauguré par Emmanuel Macron dans une ambiance très tendue des agriculteurs qui expriment leur colère depuis maintenant plusieurs semaines et les raisons de la colère sont nombreuses un manque de reconnaissance une rémunération trop faible une complexité administrative un excès de norme encore une concurrence déloyale on va revenir bien sûr sur tous ces sujets pendant 1 heure et3 et sur les réponses du gouvernement avec notre invité dans une demi-heure c'est la ministre agnè panirunaché ministre déléguée auprès du ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire pour vous faire vivre les coulisses de ce salon et entendre les agriculteurs pendant 1 heure et dem audrey vetaz est avec nous dans les allées bonjour Audrey on va vous retrouver tout au long de cette émission avec évidemment à votre micro des agriculteurs et pour commencer deux invités marthaidrag bonjour Merci beaucoup d'être avec nous ce matin vous êtes sénatrice àair des ivelin membre du groupe d'études agriculture élevage et alimentation au Sénat et Laurence Marandola bonjour merci également d'être avec nous vous êtes la porte-parole de la Confédération paysane merci d'avoir accepté notre invitation on va vous entendre dans quelques instants mais d'abord je le disais on va aller dans les allées du salon on retrouve Audrey vuaz Audrey ces deux premiers jours ont été marqués par deux visites Politi dans des ambiances complètement différentes en effet Orian avec des images jamais vu samedi au Salon de l'Agriculture des CRS dans les allées qui se sont affronté avec certains agriculteurs le salon qui a dû ouvrir avec plusieurs heures de retard le chef de l'État qui semble cristalliser les grillfs des agriculteurs je vous propose d'écouter un extrait très rapide c'est au moment où Emmanuel Macron vient rendre visite à la vache égérie du salon orillett donc des U au talon pour le chef de l'État qui contraste évidemment avec la visite de Jordan Bardella le candidat du Rassemblement national et président du Rassemblement national qui lui a vécu un accueil de Rockstar notamment auprès des plus jeunes agriculteurs selfie tape dans le dos grand sourire et pour cause il se présente comme celui qui va régler leurs problèmes comme celui aussi qui va s'opposer à l'Union européenne et aux normes que les agriculteurs jugent absurde merci Audrey Audrey juste sur le on va vous retrouver évidemment tout à l'heure vous serez en compagnie d'un d'un éleveur un éleveur un éleveur de mouton qui va nous parler de ses normes justement et ce sera à suivre dans quelques instants on vous retrouve dans les allées du salon Martha Sidrac vous avez vu Audrey nous a un petit peu raconter la visite d'Emmanuel Macron samedi celle de Jordan bardellaer deux accueils complètement différents comment vous voyez-vous le contraste entre ces deux accueils alors je crois que les deux ne se sont pas annoncés de la même manière au niveau du salon donc je crois que il faut revenir à quelques heures avant l'ouverture du salon lorsque il y a eu la supposée vraie annonce je ne sais pas comment la définir sur le débat que souhaitait le président de la République avec un certain nombre de de participants à ce débat-là dont le soulèvement de la terre qui effectivement a fait réagir beaucoup les les agriculteurs qui n'en voulaient pas d'autant plus que je dirais le gouvernement lui-même à travers Gérald armanin avait annoncé la dissolution de de ce groupe là donc à partir de là les choses étaient plutôt mal engagées et puis d'autre part je crois que les débats on en a eu on en a eu déjà au précédent mandat un un autre qui nous était c'est vrai que c'est un exercice dans lequel le président excelle en bras de chemise nous montrant à quel point il maîtrise les dossiers mais c'est pas ce qu'on attendait c'est pas ce que les agriculteurs attendaient donc je crois que voilà comment tout simplement les choses s'expliquent et s'agissant de Jordan des là bah écoutez il a fait un tour comme beaucoup d'autres politiques le feront et je crois que sommes toutes il a eu un accueil un accueil normal dans un contexte qui lui ne l'était pas comment vous voyez comment vous avez vu ça vous Laurence marandela ce contraste entre les les U pour Emmanuel Macron samedi et et et l'accueil plutôt chaleureux réservé à Jordane bardéayer ce que ce que nous on voit paysan à la Confédération paysane c'est surtout une forme de de d'utilisation assez euh assez désagréable de prendre en otage ce salon par certains politiques la colère des agriculteurs les propositions qui peuvent émaner et ça c'est extrêmement difficile voyez ce qui apparaît le plus souvent c'est justement c'est ces questions qui sont presque des nonsujets au regard de ce qu'on vit de la crise et de ce qu'on porte depuis un mois certains politiques c'est qui pour vous alors le salon c'est aussi pour nous un lieu où on va exprimer des propositions donner à voir ce qui qui est l'agriculture l'agriculture paysane et c'est effectivement un lieu de débat de discussion avec les politiques ça c'est le lieu du salon mais que certaines certains politiques prennent en otage l'ensemble enfin occulte finalement le fond du sujet c'est ça qui est ins supportable au moment c'est Jordan Bardella et ben c'est c'est ce que c'est ce qu'on a vu de suite c'està-dire qu'en ouverture de journal vous nous parlez de ça et finalement pas des proposition qui est sur la table des agriculteurs va y venir évidemment juste un dernier mot làdus est-ce que valider la théorie qu'a dit en tout cas Emmanuel Macron qu'une partie des agant la Coordination Rurale he il les cite très clairement hier hier dans le dans le Figaro ont accentué les tensions pour faire le jeu du rassemblement national je je redis ce que j'ai dit enfin les agriculteurs on n'est pas en dehors de la société chacun avec des sensibilités politiques qui sont chacun les nôtres mais le vrai débat aujourd'hui c'est quel avenir on donne à l'agriculture alors justement vous avez échangé vous avec Emmanuel Macron très tôt samedi matin à son arrivée est-ce que cet échange a été utile pour faire avancer vos propos position alors il était indispensable en tout cas pour deux choses la première sur le format c'est que depuis extrêmement longtemps c'est la première fois que le Président le ministre et la ministre délégué était assis avec l'ensemble l'ensemble des syndicats agricoles représentatif de ce pays c'est extrêmement rare et c'est indispensable si on veut ensemble essayer de trouver des réponses à je le redire de tous les agriculteurs de tous les territoires voilà de travailler ensemble je dire on se pose on n'est pas forcément d'accord mais au-delà de ça on essaie de chercher ça c'était important l'autre c'était de pouvoir entendre le président Macron après toute une série d'annonces qui a de la part de Gabriel hatal un peu quel cap on va et il y a eu quelques annonces extrêmement importantes on va y revenir évidemment sur le fond finalement il a eu la la bonne méthode le chef de l'État avec les agriculteurs Martha sidrag de les recevoir d'abord les les les syndicats et puis après des agriculteurs aussi représentatifs il a il a passé quand même beaucoup de tempsés non en fait ça s'est passé dans l'urgence et voilà vous que vous avez sélectionné c'est ça alors du coup la Confédération paysane on a refusé d'envoyer des agriculteurs à ce moment comme on avait refusé de le faire pour le grand débat parce qu'effectivement c'est les conditions d'un grand débat le premier qui a été prévu le deuxième qui a été un peu improvisé c'est pas des c'est pas une méthode pour faire face aux difficultés c'est pour cette raison après pour la Confédération paysane que la société l'ensemble des points de la société s'empare de la question agricole alimentaire ça c'est important mais avec une méthode qui permette vraiment de faire les choses dans le calme et d'être écouté marthatin oui alors est-ce que c'est la bonne méthode moi je dirais que c'est difficile de juger sur une journée simplement puisque ce mécontentement on le connaissait depuis des mois en fait si ce n'est des années hein la difficulté de notre monde agricole d'autant plus qu'il y a eu quand même le mouvement depuis le mois de janvier et déjà à l'époque on disait à quoi va ressembler notre salon de l'agriculture cette année contenu de justement de ce mouvement de de colère hein de la part du monde paysan aujourd'hui en France et arver sur un salon en annonçant des choses un petit peu comme si parce qu'on va se voir autour d'une table on va résoudre tous les problèmes je ne crois pas que ce soit en tout cas une méthode suffisante ce qui nous manque aujourd'hui vous savez ça ça a d'ailleurs été évoqué par beaucoup de de représentants de différentes fédérations et de différentes de de différents syndicats agricoles bah c'est quoi la vision comment on imagine notre agriculture comment est-ce que tout cela s'inscrit dans ce monde en perpétuel mouvement parce que aujourd'hui on a quand même aussi des conflictualités qu'il ne faut pas négliger avec des des centres de gravité sur l'agriculture à l'échelle européenne qui risque de bouger qui commence déjà à bouger donc tout cela inquiète beaucoup et si on a face à nous un gouvernement et surtout un président bah en réalité qui nous propose de temps en temps fait des annonces sur telle ou telle mesure mais tout cela en fait ce sont des on ne sait pas absolument pas en réalité vers quoi nous nous dirigeons et quelle est la vision de nos gouvernants aujourd'hui enfin je je pense à l'exécutif je pense au président de la République sur l'agriculture en France Emmanuel Macron qui ce matin dans Le Figaro dit ceci je voudrais vous faire réagir Laurence marandela il dit j'attends que les syndicats puissent structurer quelques demandes concrètes pour permettre de sortir de cette crise elle doiv tenir en 4 5 points pas sans 50 alors c'est quand même assez impressionnant d'entendre ça puisque je pense que l'ensemble des syndicats nous avons fait remonter des des propositions depuis certaines lors de cette crise mais d'autres précédemment le nombre de points je sais pas nous la Confédération paysane on était sur quatre très gros sujets qui après doivent se décliner lesquels en quelques mots alors pour la protection du revenu des agriculteurs et se donner de l'avenir sortir l'agriculture l'alimentation des accords de libre échange la question de prix prix minimum prix planché on les appelle comme un accompagnement fort et déterminé pour faire face aux enjeux qu'on vit sur nos fermes de de transition climatique de qualité des sols et tout donc un accompagnement fort et la majorité des agriculteurs sont favorables savent qu'on doit changer des pratiques et et finalement une attention particulière aux fermes les plus fragilisées par différents événements que ce soit des tempêtes des des crises sanitaires ce genre de choses voilà ça tourna autour de ces quatre sujets on pourrait parler d'autres choses on les avait cristallisés sur CJ vous vous les avez les qu cand par ah les qu les quatre demandes on les a oui et on les avait rendu publ euh on les avait euh communiqué aux autres syndicats également oui est-ce que les premières réponses notamment sur les prix plancher hein ça fait effectivement partie de votre demande est-ce que c'est la bonne réponse que vous avez eu du chef de l'État c'est un signal indispensable aujourd'hui quand on a dit ça euh le chantier est devant nous et on doit l'aborder avec responsabilité et et et assez rapidement en même temps c'est c'est vraiment indispensable c'est je vois pas comment on peut continuer à dire aux agriculteurs ok faites votre boulot mais on n arrivera pas sur les prix c'est c'est ça c'est un cap Emmanuel Macron il vous a dit que ce serait valable pour les prochaines négociations ça vous paraît réaliste c'est je sais pas si c'est réaliste il va falloir que ça le soit il va absolument falloir qu'on se dote d'un outil de ce type voilà il faut un peu l'inventer parce qu'on peut pas encore dire à des agriculteurs attendez dans un an dans 2 ans ou 3 ans enfin on vous paiera le kilo de viande au pr auquel ça vous coûte qui vous permettra de payer vos charges vos coup de production vos fournisseurs et d'avoir un salaire on peut pas attendre un an ni 2 ans ni 3 ans tant qu'on fait ça on perd en France 200 fermes chaque semaine derrière c'est des hommes des femmes qui ont un savoir-faire qui produisent de l'alimentation tous les jours et qui vont mettre la clé sous la porte c'est ça que ça veut dire Martha Sidra qu'est-ce que c'est prix planchés annoncé par Emmanuel Macron ça vous paraît être la bonne réponse et est-ce que c'est faisable est-ce que c'est réaliste alors je pense qu'il y a plusieurs mesures qu'il faut prendre en considération la première c'est l'urgence de la situation de nos agriculteurs donc tout ce qui va aller dans le sens de l'amélioration immédiate de la situation d'un certain nombre de d'exploitants et d'AG de paysans et d'agriculteur vont dans le bon sens mais à côté de cela on sait bien que une mesure pour qu'elle produise ses effets ça demande du temps donc il faut que les décisions fortes soient prises aujourd'hui et pardon je me répète peut-être un petit peu mais il me semble qu'il est important que cela s'inscrve et long terme sur ce que nous souhaitons pour notre pays en matière justement agricole je crois que ce n'est pas clair le message n'est pas très clair et d'ailleurs cette instabilité cette espèce de de de manque de visibilité pour les acteurs du secteur et néfaste pour tout un chacun parce que n'oublions pas qu'en réalité cela nous concerne nous tous consommateurs il faut bien que nous nourrissions les Français aujourd'hui et qui mieux le fait que que nos agriculteurs donc pourquoi pas je n'ai pas d'avis pour être tout à fait franche il faut voir un petit peu ce qui sera concrètement proposé autour de cette mesure là mais la réalité est que oui des mesures immédiates pour améliorer le sort de nos agriculteurs et surtout surtout il faut nous inscrire dans une vision réelle de ce que doit être notre agriculteur notre agriculture aujourd'hui et demain vous êtes d'accord il manque un CAP ou vous le voyez un peu plus ce cap depuis depuis quelques jours non je pense qu'il continue à manquer un cas plus global parce qu'effectivement il y a les urgences des mesures conjoncturelles il y en a eu sur la bio face aux inondations et tout mais mais c'est vraiment d'un changement euh structurel dont on parle et et ce cap là aujourd'hui on l' pas d'une réelle politique agricole alimentaire qui permettent de protéger les agriculteurs de de continuer à produire une alimentation qui nourrisse au mieux les Français euh sans en écarter voilà la précarité alimentaire c'est aussi un drame auquel on est extrêmement sensible donc voilà euh protéger les quoi tend Emmanuel Macron et Gabriel hatal dans leurs annonces ces dernières semaines et ben on le verra j'espère j'espère aujourd'hui c'est pas encore suffisamment clair pour nous Martha Sidr parlait de mesures d'urgence dans les mesures d'urgence il y a un plan de trésorerie d'urgence qui vous a été annoncé samedi est-ce que là là vous là aussi vous êtes satisfaite et ben ça je crois que ce plan il a annoncé que ça a démarré aujourd'hui avec un recensement des exploitations les plus fragiles euh on va voir comment comment c'est suivi des faits mais effectivement il y a il y a énormément de fermes en très grande difficulté il faut les aider à passer le cap aujourd'hui oui une autre annonce qui a été faite cette fois par Gabrielle Atal c'est celle d'un nouveau texte et Galim il va y avoir des parlementaires qui vont travailler pour aboutir à un nouveau texte d'ici l'été est-ce qu'il était nécessaire ce nouveau texte ou est-ce que vous demandez déjà l'application des textes en cours alors les deux parce que la loi égalime en cours euh d'une part n'est pas appliqué n'est pas appliqué suffisamment sur la question des prix n'est pas appliqué sur le le contrôle des entreprises qui la contournent en en en délocalisant en dehors des frontières françaises ces questions de négociation elle n'est pas appliquée non plus sur la restauration collective la loi égalim dit que les en restauration collective 20 % des produits doivent être issus de l'agriculture biologique et 50 % des produits locals de qualité et autres et ça c'est extrêmement important que ce soit appliqué c'est un vrai levier pour le marché pour des débouchés pour les agriculteurs et pour fournir aux enfants dans les cantines aux personnes dans les hôpitaux la rest enfin toutes ces types de restauration une alimentation locale de qualité c'est un double c'est double bénéfice et je vous disais celle-ci les lois égalimes comme elles sont aujourd'hui elles doivent être appliquées contrôlé strictement mais aujourd'hui la loi égalim ne permet pas et c'est pour ça qu'il y a cette nouvelle proposition de d'assurer euh aux agriculteurs ce prix minimum qui permet euh de couvrir nos charges c'est pour ça qu'il faut un point additionnel ça ça s'appellera égal 3 4 ou autre chose mais ce dispositif là n'était pas dans la loi égalime et pourtant nous l'avions porté dès 2018 et est-ce que là-dessus les collectivité ont un rôle à jouer Martha Sidrac Gabriel Atal a dit qu'il allait réunir état et collectivité au mois d'avril pour faire le point notamment sur l'application de ces mesures alors alors moi je dirais il faudrait que le gouvernement commence à appliquer les textes de loi que nous votons nous au Parlement en tant que législateur on attend que ça le la difficulté est là madame l'a rappelé aussi mais d'autres le rappellent c'est que parfois non pas parfois souvent nous votons au Parlement des textes qui ensuite mettent du temps à être appliqués c'est ça la véritable et qu'est-ce qu'on se dit dans ces cas-là on se dit ben écoutez on va faire un nouveau texte pour améliorer le précédent texte mais en fait il ne s'agit pas souvent d'amélioration il s'agit simplement de demander à ce que nous ayons des applications des différentes lois qui sont votées au Parlement il faut pas contourner le Parlement et vous savez en tant que législateur nous votons en en fait les lois nous les elles sont sont promulgué à un moment donné mais ensuite c'est à l'exécutif de les faire marcher hein de les mettre en œuvre nous notre seul prérogative ensuite c'est de pouvoir contrôler cette action du gouvernement savoir si tel ou tel texte est correctement appliqué or on voit que pour égalim d'ailleurs ça a été un des sujets revendiqués dès le mois de janvier l'application n'était pas au rendez-vous et je pense que ça aurait non pas résolu les problèmes mais ça aurait permis malgré tout de mettre un petit peu d'huile dans les rouages un peu plus tôt bon voilà c'est mon regret que voulez-vous que je vous dise d'autres avec aussi le rôle des distributeurs et on voit le gouvernement qui est ferme ces derniers jours ces dernières semaines sur les distributeur avec une multiplication des contrôles des sanctions ça on imagine que ça va dans le sens que vous souhaitez Laurence Marand bien sûr bien sûr mais ça aurait dû l'être dès le tout premier jour de la promulgation de la loi comme ça vient d'être dit effectivement là le le l'État a une responsabilité d'arbitre de faire appliquer cette loi et et de et de la contrôler bien sûr on va aller on va parce que parmi les autres problématiques il y a la question des normes et d'un trop grand nombre de normes et pour en parler on va retrouver Audrey qui se trouve dans les allées du salon Audrey vous êtes avec un éleveur oui exactement Étienne de barneud qui est éleveur de mouton charolet dans l'Allier Étienne vous des normes qui vous paraissent absurdes parfois contreproductif vous en avez des des exemple oui tout à fait on a tout un paquet mais pour vous en citer quelques-unes voilà par exemple des normes comme quoi avec la DDT les directions départementales on a plus droit deou toucher au cours d'eau ou au Mar et cetera qu'on a sur l'exploitation donc des trucs tout bêtes mais voilà on peut plus curer les mares comme on veut donc euh forcément d'une année à l'autre ça s en vase soit-disant qu'il y a des animaux qui sont là mais nos grands-pères ont curé les mars depuis plusieurs années donc euh dans l'idée normement on on a envie de continuer ça et forcément l'été on a des été de plus en plus sec donc les mars sen vas donc forcément les bêtes on sont plus abreuvés et forcément après faut qu'on bouge après des tonnes d'eau faut qu'on mette de l'eau dans les prairies l'été donc euh nous dire que pour la biodiversité il faut continuer de pas curer ou de pas toucher à ses points d'eau alors qu'en fait l'été on roule avec le tracteur on use du gasoiles pour abreuver les animaux moi je trouve ça contreproductif voilà carrément ça vous paraît absurde vous me parliez aussi des boucles pour les brebis oui tout à fait voilà depuis plusieurs années normalement on est censé boucler les animaux donc on se tient ça et on a des normes de plus en plus strictes sur le délai de bise en boucle qui peut après jouer sur les primes également voilà maintenant on passe au boucle électronique sur les veau ou sur les les beauins plus on B on est obligé de Bou avec des boues pour prendre du cartilage et voilà la Bou qui est de base quelques centimes augmente de jour en jour et voilà on nous ponctionne des petits prix à chaque fois voilà on est obligé de prendre un prix un petit peu plus et tous les ans c'est tout le temps pareil on nous augmente et c'est l'éleveur qui paye c'est pas c'est ni la chambre ni quoi que ce soit donc c'est les tout ce qui est département c'est un petit peu compliquéoil vous le voyezian des normes qui peuvent paraître absurdes et qui compliquent aussi la tâche d'éleveur et d'agriculteur merci merci audre merci beaucoup pour ce témoignage hein vous l'entendez Laurence mardela on imagine que vous le vivez évidemment vous aussi est-ce que le travail de simplification qui a été engagé comment ça porter ses fruits euh ça va mettre un tout petit peu de temps pour porter ses fruits on entend c'est tout à fait réel on entend de choses avec ce témoignage que d'une part il y a des normes qui méritent d'être adapté beaucoup sur des questions de délai parce qu' effectivement le climat change aussi voilà du des des moments pour tailler des ha pour pour curer des mars ce genre de choses et on entend aussi la question de comment les mettre en place que pour nous ça veut dire un empilement de paperas que des déclarations informatiques que des bugs sur des voilà et ça il faut absolument le traiter tout ce qui est simplification administrative et s'assoir autour d'une table sur certaines normes pour qu'ell soit réellement adapté aux pratiques des agriculteurs ça veut pas dire jeter toutes les normes à la poubelle parce que certaines d'entre elles c'est pas ce qui a été évoqué là son aussi de nature à protéger protéger notre santé protéger nos conditions de travail protéger l'environnement et et c'est aussi important effectivement faut que ça soit plus simple à mettre en place et faut que ce soit adapté il y a plein de questions de date de délis qui aujourd'hui ne correspondent plus à la réalité de ce qu'on vit certains diraient il y a plus de saison c'est vrai aussi pour les normes du coup quand une date qui était un coup près à un moment aujourd'hui il faut y réfléchir Martha Sidrac sur cette question des normes alors il y a un travail qui a été engagé he par Gabriel Atal avec les préfets qui doivent rencontrer les agriculteurs et et faire remonter les choses là aussi c'est la bonne méthode pour vous bien sûr qu'il faut se réinterroger sur nos normes mais il faut surtout faire attention à ne pas surtransposer le la difficulté est là aussi aujourd'hui en France et que nous avons tendance à toujours faire mieux que les autres et à vouloir faire mieux que les autres et euh et en matière agricole ça se voit enfin je dirais ce que vit le monde agricole beaucoup de secteurs le vivent aujourd'hui en terme de surtransposition et de d'un monde loin de la simplification donc évidemment là-dessus il faut être vigilant c'est la raison pour laquelle il faut s'interroger sur l'application des textes et puis ne pas hésiter à les toiletter de temps en temps ce que nous faisons par parfis au Sénat parce que c'est indispensable personne n'y comprend plus rien au bout d'un moment je prends l'exemple que vous avez suivi comme nous au Sénat sur le la protection des sols au sein de la commission à laquelle j'appartiens vous nous nous sommes opposés au niveau du groupe LR pour une raison toute simple c'est que en réalité tout exige existe déjà dans le code de l'environnement pour protéger nos sols mais là on allit sur une surtransposition par avance enfin vous voyez on arrive quand même à des ch ch en France où très clairement on se lit les les les les mains parce que on a envie de toujours mieux faire que les autres or cela nous entrave dans nos actions au quotidien vous vous sentez de la part du gouvernement une vraie volonté d'arrêter justement la surtransposition de s'aligner sur nos voisins européens alors ça je pense que c'est une question qu'il faudra poser à la ministre juste après euh ce que ce que nous on perçoit c'est que on a besoin d'ambition d'ambition pour protéger nos sols d'ambition pour protéger la qualité de l'eau d'ambition pour protéger le le le la qualité de nos produits et que ça ça doit être porté au niveau européen à la Confédération paysane on pense que pour éviter des surtranspositions c'est plutôt de travailler fortement ensemble en européen à se doter d'outils communs de normes communes plutôt en allant vers l'au que tirer vers le bas et ça permettra un double coût c'est-à-dire d'éviter aussi de la concurrence déloyale avec des pays qui auraient euh une ambition moindre ou d'autres types de normes on parle justement pas de surtransposition mais de tout le monde aller ensemble un peu un peu vers le haut euh parce que je pense qu'on on en a besoin par rapport au défi climatique de biodiversité d'environnement pour continuer à produire demain c'est pas juste pour laver plus blanc que blanc ou plus vert que vert c'est-à-dire que l'état de nos sols sont quand même extrêmement dégradé dans beaucoup de circonstances donc il faut le prendre en compte et essayer plutôt en européen d'essayer d'avancer tous tous ensemble sur sur une progression pour continuer à produire demain en Europe si vous permettez allez-y allez je voudrais rebondir sur ce qui vient d'être dit oui mais n'oublions pas qu'aujourd'hui le monde bouge et que aujourd'hui l'Europe est pèse de moins enfin est toujours exportatrice et du Mercier et encore une puissance agricole je parle de de l'Europe en tant que tel de l'Union européenne simplement n'oublions pas toutes les poussées que nous avons de l'Asie les poussées aussi que nous avons dans d'autres continents or pour pouvoir tenir bon dans ce monde quand même de conflictualité forte il nous faut absolument à un moment donné permettre aussi à l'Union européenne dans son entièreté moi je suis très européenne de ce point de vue à pouvoir mieux se protéger justement par rapport à des produits qui viennent de plus loin et qui ne répondent pas aux mêmes normes que nous donc faisons attention à cela l'Europe a souvent tendance à s'imaginer comme étant toujours cette puissance qu'elle a été et quelle est est toujours moi j'y crois on est là-dessus mais n'oublions pas qu'il y a quand même des équilibres et des poids aujourd'hui ne serait-ce que par la poussée démographique tout simplement parce que en réalité les ressources il faut toujours continuer à nourrir l'humanité dans son entièreté dans son ensemble et à un moment donné lorsque les demandes sont fortes il faut pouvoir y répondre et je crois que l'Union européenne doit s'armer je vais reprendre le le le terme de du Président on doit se réarmer aussi face à ce monde qui bouge et qui est en pleine mutation donc de l'équilibre oui de l'environnement oui mais faisons aussi attention au aux enjeux stratégiques qui se jouent derrière tout cela alors nous on pense que le l'agriculture ne peut pas être on connaît très bien le niveau de de crise aussi internationale de lequel on vit pour nous l'Europe a besoin de protéger ses agriculteurs de protéger son agriculture et et de soustraire justement l'agriculture des accords de libre échange quand je dis ça ça veut dire pour garder des protections frontières comme vous le disez ça veut pas dire sin dire d'exporter c'est mais juste de garder des mesures de protection à nos frontières c'est un sujet sur lequel s exprimé allez-y allez-y je dis de protection sur les produits j'insiste c'est un sujet sur lequel s'est exprimé hier Jordan Bardella lors de lors de sa venue au salon on va écouter le président du Rassemblement national moi je milite pour le patriotisme économie et pour sortir l'agriculture de nos accords de librech pense qu' a des accords commerciaux qui peuvent être bénéfiqu à l'agriculture française mais à chaque fois qu'on S c'est systématiquement davantage je pense que si on on arrive être compétitif je pense que le prix de revien c'est un intéressant pour AG et puis il faut surtout euh que les lois s'appliquent Laurence marnola de suite je réagis parce que on entend ça euh le groupe son groupe euh au Parlement a voté en faveur d'accord de libre change il y a encore quelques semaines donc voilà ce double discours il est quand même voilà on sait que ça arrive dans la bouche des politiques ce genre de choses mais c'est assez scandaleux d'entendre ça quand le son groupe a voté en faveur de certains accords de de libre échange il y a très peu de temps il faut aller jusqu'à sortir l'agriculture des accords de libre échange comme il le dit alors pour la Confédération paysane idéalement faudrait arrêter les accords de libre échange parce que ce qui s'applique à l'agriculture c'est-à-dire de mettre en concurrence des agricultures dans des dans des de l'un à l'autre bout du monde avec des conditions de production très différentes des climats très différents des règles du droit du travail très différentes ça détruit l'agriculture des paysans à l'autre bout du monde et c'est pareil pour l'industrie donc pour la Confédération paysane idéalement pas d'accord de libre échange du commerce avec des règles fortes de protection et à tout le moins effectivement soustraire l'agriculture l'alimentation tellement c'est un secteur ultra sensible en temps de crise aussi justement de ces accords mais ils sont pas bénéfiques Emmanuel Macron lors de son débat avec les agriculteurs samedi il a dit il a parlé du CTA il a dit le CTA il est bénéfique pour les agriculteurs français Vous contestez le CA pour l'agric le CTA parce que c'est différent d'autres accords il permet il a permis à l'agriculture française d'exporter massivement des produits latier du fromage mais ça n'a pas ruisselé dans la poche des éleveurs c'est ça c'est exactement ça très concrètement on exporte du fromage les éleveurs laitiers on a beaucoup parlé du produit du lait n'en ont pas vu la couleur c'est ça qui se passe alors je crois qu'il y a aussi deux choses qui se télescope c'est-à-dire la France l'Union européenne le monde aujourd'hui l'Union européenne est exportatrice en fait de ce point de vue je dirait si on raisonne macro j'ai envie de dire tout va bien dans le meilleur des mondes pour le moment je ne sais pas jusqu'à quand en revanche la la France au sein de l'Union européenne effectivement doit s'interroger sur un certain nombre de prérogative un certain nombre de points forts qu'elle avait jusque-là et qu'elle perd et et là on peut se rejoindre tous et je pense que c'est cette ambiguïé là qu'il va falloir lever que le gouvernement va devoir lever vis-à-vis de notre monde paysan parce que euh on voit bien que la concurrence aujourd'hui pour la France est au sein de l'espace de l'Union européenne la France arrive très bien à exporter dans les vers les paystiers donc il y a des équilibres dans les accords de libre échange qu'il faut absolument négocier et les faire en sorte que cela bénéficie à la population européenne mais française mais surtout il faut faire très attention aux équilibres entre États-membres de l'Union européenne en plus aujourd'hui avec l'Ukraine qui s'invite dans ces débatl pour des raisons tout à fait évidentes je pense que la donne demain pour la France dans ce monde et dans cette Europe qui se réinterroge sur elle-même ces valeurs que devient notre notre pâack en fait à un moment donné comment tout cela va être géré puisque n'oublions pas que la premier le premier des objectifs c'est pas que l'agriculture pardon je vais dire peut-être dans ce salon une insue mais ce n'est pas que l'agriculture se porte bien c'est que l'agriculture se porte bien pour que les Français puissent être nourris correctement c'est ça l'enjeu aujourd'hui or cet enjeu-là je pense qu'on le perd un tout petit peu de vue et vous avez effectivement des partis politiques comme leont le pardon le rassemblement national utilise un mauvais cient parce que vous l'avez rappelé il suffit de voir qui vote quoi aujourd'hui au sein de l'Union européenne un dernier mot Laurence Marandola puisque le chef de l'État vous a donné rendez-vous dans 3 semaines à l'élisé il dit ce matin dans Le Figaro qu'il entend faire atterrir tout ça dans 3 semaines on doit sceller la fin de cette crise ça vous paraît possible euh on le souhaite aussi mais c'est un sacré challenge C'est un sacré challenge et on est responsable syndicalement on sait que atterrir complètement dans 3 semaines c'est pas possible mais que des chantiers de façon déterminée sur la question du prix et ces questions là se mettent en route c'est vraiment ça qu'on attend et et si et si c'est pas le cas ça va être très compliqué merci Laurence Marandola merci beaucoup d'avoir été avec nous ce matin merci Martha Sidrac
Marta De Cidrac