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interviewBFM TV (sur YouTube)· 6 mars 2025 31 min

Conseil européen: la conférence de presse d'Emmanuel Macron en intégralité

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

alors que l'on va suivre la prise de parole en direct d'Emmanuel Macron bonsoir mesdames et messieurs merci pour votre patience nous venons donc de conclure le Conseil exceptionnel qui se tenait aujourd'hui et avec lui une discussion essentiel pour l'affirmation des intérêts propres de l'Union européenne d'abord le soutien à l'Ukraine et pour la sécurité en Europe puis pour accélérer sur notre agenda d'investissement dans la défense européenne C les deux sujets de notre échange aujourd'hui j'ai eu l'occasion de le redire hier aux françaises et aux Français nous sommes entrés dans une nouvelle ère et face aux incertitudes qui croissent il faut que les Européens créent leur propre certitude en quelque sorte d'abord pour l'Ukraine ce fut l'objet de notre discussion avec le président zinski des conclusions adoptées puis de la discussion ce soir et évidemment pour la sécurité des Européens à court terme et de manière plus structurelle à travers le plan que nous avons adopté je veux à cet égard remercier le président du Conseil européen Antonio cochta d'avoir permis cet échange et ces décisions du jour et la présidente van der Len pour le plan qui nous a été soumis en effet le moment que nous vivons est grave pour l'Europe tout le monde en a conscience et nous avons fait dès le premier jour des choix force de soutenir l'Ukraine face à la guerre d'agression de la Russie et et se faisant de soutenir son indépendance et sa liberté et ce qui se joue en Ukraine c'est évidemment la sécurité la souveraineté de ce pays mais c'est également notre sécurité à tous ce Conseil européen donc a acté la poursuite de soutien européen financier et militaire à l'Ukraine et quelques principes fondamentaux qui doivent nous orienter sur le chemin d'une pai solide et durable et à ce titre les grands principes que nous avions actés à la réunion de Paris le 1 février dernier confirmé ensuite à Londres ont été validés par tous nous voulons la paix pour l'Ukraine et par l'Ukraine et les Ukrainiens la veulent plus encore le président zeninski l'a lui-même redit ce midi nous voulons une paix solide et durable c'est-à-dire une paix qui garantisse la souveraineté de l'Ukraine et qui ne soit pas une prime pour l'agresseur ni une capitulation ni un cesser le feu sans garantie expérience que nous avons déjà vécu en 2014 je le rappelais là aussi hier c'est la raison pour laquelle l'idée d'une séquence que nous avons soutenu en lien direct avec le président Zelinski avec le Premier ministre starmer et le chancelier schz a été aussi longuement discuté aujourd'hui et approuvé par tous l'idée que nous allions d'abord vers une trêve qui permette d'être mesuré vérifié trêve dans les air surmer et sur les infrastructure civile qui puisse ensuite permettre de discuter ce qui constitue les garanties de sécurit au sens large qui vont du renforcement de l'armée ukrainienne à la présence de forces européennes ou non européenne sur le sol ukrainien jusqu'à d'autres types de garantie à ce titre j'ai invité l'ensemble des collègues qui souhaitaent y participer à la réunion qui se tiendra à Paris le 11 mars prochain avec nos chefs d'état-major à ce titre est au-delà la priorité évidemment est de soutenir l'Ukraine et son armée à très cour c'est les choix que nous avons fait tous de manière coordonnée ces derniers jours en renforçant en accélérant les paquets d'aides déjà décidés ou en mobilisant nos principaux opérateurs pour faire face aux besoins les plus brûlants de l'armée ukrainienne en 2025 l'Union européenne fournira à l'Ukraine 30,6 milliards d'euros au titre de la facilité pour l'Ukraine et de l'initiative era du G7 financé par vous le savez les intérêts des actifs russes immobilisés et nous avons confirmé la disponibilité des Européens à accroître en urgence notre soutien militaire à l'Ukraine et à répondre à ses besoins les plus pressants matériels en examinant aussi toutes les initiatives pour y parvenir au-delà de ce ces éléments de court terme ce Conseil européen a décidé d'accélérer sur l'investissement en soutien à la défense européenne et et cela en lien direct avec le contexte que je viens de rappeler et parce que l'analyse partagée par tous les États-membres est en effet que la Russie comme là aussi je le rappelais hier aux françaises et aux français constitue dans la durée une menace existentielle pour l'ensemble des Européens et donc aussi pour la France nous sommes aussi convaincus et nous respectons que beaucoup de nos alliés historiques ont aujourd'hui d'autres priorités que l'Europe et qu'en effet nous ne pourrons plus toucher les dividendes de la paix c'est ce constat qui nous a conduit dès 2017 à lancer un exercice stratégique inédit puis à faire voter de lo de programmation militaire qui auront conduit à doubler le budget des armées françaises mais après le réveil de l'agenda de Versailles décidant de l'autonomie stratégique pour les Européens ce sont maintenant des décisions qui marquent sur le plan de la défense passage à l'action avec l'emprunt de 150 milliards d'euros de la commission garantie sur le budget de l'Union les États-membres pourront se voir prêter aux meilleures conditions du marché des financements qui permettront des équipements de court terme et donc de manière plus immédiate la décision ensuite de règles plus flexibles du pacte de de stabilité et de croissance permettra de libérer des investissements de défense au niveau national par les États-membres plusieurs programme du budget européen notamment les Fonds structurels sont repriorisés par la commission pour pouvoir être utilisé là aussi sur les dépenses en matière de défense la Banque européenne d'investissement est mobilisée plutôt remobilisée sur ces actifs et ses activités et évidemment l'épargne européenne que nous savons abondante servira aussi et sera mobilisé pour la base industrielle de défense européenne notamment par l'Union des marchés de capitaux tous ces actions de court terme et je remercie encore une fois la commission pour ce travail ont été validées nous avons aussi donné des orientations supplémentaires pour le livre blanc qui sera finalisé pour la mi-mars et qui permettra ensuite de préparer des décisions supplémentaires en particulier de financement parce qu'au-delà de la mesure de très court terme de du près de 150 milliards il faut trouver en effet des financements commun plus pérenn j'ai pu là-dessus faire plusieurs propositions et je pourrais y revenir si vous le souhaitez dans les questions ce qui importe à mes yeux aussi c'est la méthode derrière cela c'est que nous avons évidemment besoin de dépenser davantage d'investir davantage dans notre défense mais ce que nous soutenons c'est que ces dépenses ne soit pas de l'achat de matériel sur étagère qui à nouveau serait du matériel non européen et comme vous savez c'est ce que la France soutient depuis plusieurs années ce qui a été là aussi acté ce qui suppose de définir des domaines de priorité ce sur lequel nous avons sur lesquels nous avons soit des dépendances soit des concurrences entre des solutions européennes et non européennes défense aérienne et antimissile système d'artillerie il inclu les capacités de frappe dans la profondeur missiles et munitions drone et systèm anti-dronees facilitateur stratégiqu qui inclus pour le spatial et la protection des infrastructures critiques mobilité militaire cyber intelligence artificielle et guerre électronique sur ces domaines là la méthode est d'identifier les meilleurs entrepreneurs et les meilleures entreprises que nous avons les programmes déjà existants essayer d'accélérer leur rythme augmenter leur capacité de production et demander à chaque État membre de réexaminer les commandes en cours pour voir s'il peut prioriser des commandes européennes revenir sur les règles aujourd'hui trop lourdes des procédures d'attribution et donc simplifier les règles de passation de ces marchés revenir aussi sur les règles très coûteuses et non compétitives du retour géographique qui existe pour beaucoup de nos programmes le spatial étant sans doute l'un des premiers tests et je le dis un jour de succès spatial européen avec le tir d'Arian 6 nous y sommes donc et c'est un véritable sursaut d'investissement européen qui est aujourd'hui décidé qui n'est qu'une étape avant donc le livre blanc des décisions supplémentaires qui viendront dans ce semestre au niveau du conseil mais une articulation plus profonde comme vous l'avez compris de notre base industrielle et technologique de défense européenne ces décisions pour moi sont un élément clé de ce que j'appelais hier de mes vœux et ce sur quoi nous sommes aussi mobilisés au niveau national c'est-à-dire que compte tenu de la menace et quoi qu'il ad devienne en Ukraine nous avons besoin d'augmenter nos capacités de défense et nous avons besoin de bâtir sur les quelques années qui viennent des capacités de défense autonomes pour les Européens je me félicite des choix qui ont été fait aujourd'hui mais aussi du très large consensus qui a émergé de nos échanges et qui marque à mes yeux une grande lucidité des Européens et un réveil stratégique profond nous aurons donc dans les semaines à venir à en tirer toutes les conséquence sur le plan économique lors du prochain conseil sur le plan de la défense et de la sécurité dans les semaines qui viennent par de nouvelles décisions je vais maintenant répondre à vos questions merci monsieur le Président Francesco fontemadi pour l'Agence France Presse vous avez évoqué cette réunion des chefs d'état-major des pays qui sont prêts à apporter des garanties dans le cadre d'un accord de paix en Ukraine s'il advient qui aura lieu mardi vous avez invité si j'ai bien compris aussi des chefs d'État et de gouvernement à y participer est-ce que vous pouvez nous dire combien de pays sont prêts à participer à cette réunion et au-delà à la coalition pour pour ses garanties de sécurité et donc est-ce que la la coalition le le le plan franco-britannique ou français soutenu par les Britanniques je ne sais pas comment il faut l'appeler commence à prendre forme est-ce que vous pouvez nous dire où ça en est et à quel moment vous serez prêt à aller le présenter à nouveau au président Trump notamment à Washington et et sur ce point-là est-ce que vous avez pu avancer sur le backstop l'éventuel filet de sécurité que beaucoup de pays réclam des États-Unis pour pouvoir eux-mêmes s'engager à porter des garanties merci merci beaucoup sur l'initiative que nous avons prise en lien avec le président Zelinski avec le Premier ministre starmer avec aussi le chancelier schols et plusieurs collègues qui sont en soutien et je veis ai remercier aussi la la Norvège les Pays-Bas et plusieurs autres nous avons au fond essayer par une séquence une série de séquences qui ont été construites d'éviter un cesser le feu qui serait négocié à la vavite sans aucune garantie et donc cette proposition de séquence elle a été discutée en permanence durant les derniers jours par des échanges avec nos amis Ukrainiens avec le président Trump et ses équipes vous l'avez vu donc dès la semaine prochaine et c'est une très bonne chose il y aura une reprise des discussions qui se fera et donc l'idée que ceci puisse avancer lors des pourparlés qui vont reprendre au niveau négociateur en Arabie Saoudite dès le début de semaine prochaine et donc pour la première fois depuis le début de ce processus qui était aussi un nos objectifs il y a bien processus qui existe entre les États-Unis et l'Ukraine au niveau de ces négociateurs pour pouvoir avancer sur ce schéma et donc nous avançons de manière concrète pour voir ce qui est accepté par les uns et les autres et pour que en effet cette séquence qui permette de construire d'abord une trêve mesurable puis les conditions de garantie de sécurité les mesures de confiance et à la fin euh une paix durable puissent être suivie et donc c'est en temps réel en quelque sorte maintenant mais il y aurait pas de plan cachés ou de plans qui seraient préparés c'est l'action se fait chaque jour et donc les contacts sont permanents j'ai eu tout à l'heure un entretien bilatéral avec le président Zelinski sur ce sujet juste avant de vous retrouver après le conseil j'ai eu un échange avec le Premier ministre starmer et nous aurons les Américains dans les dans les prochaines heures donc nous avançons et nous verrons ce qui est aujour ce qui arrive à cheminer dans les prochains jours au niveau des négociateurs donc àiade sur ensuite ce qu'on appelle garantie de sécurité il faut voir d'où on part les Russes ont très clairement dit qu'elle était leur volonté ils l'ont dit lors des négociations qui s'étaient tenu à Istanbul au printemps 2022 et ça a été rappelé par plusieurs officiels pas d'autant aucune armée étrangère et une démilitarisation de l'Ukraine que les Russes veulent voir comme une armée un pays neutre ce qui veut dire un format d'armée très réduit ces conditions sont évidemment inacceptables pour les Ukrainiens mais pour nous tous parce que c'est recré en quelque sorte et je dirais empire les conditions de 2014 et à coup sûr c'est permettre à la Russie de prendre quelques années pour se réorganiser et lancer à nouveau une opération qui menacerait la sécurité la souveraineté de l'Ukraine et se faisant la nôtre et donc quand on dit garantie de sécurité il y a si je puis dire plusieurs options qui existe il y a d'abord de dire nous soutenons tous d'une armée ukrainienne de taille et de nature à pouvoir résister à une agression russe c'est-à-dire un format d'armée de plusieurs centaines de milliers d'hommees avec des équipements de meilleure qualité et en particulier une défense solaire et toute une catégorie de capacité qui permettent de résister sur ce volet là je crois pouvoir dire qu'il y a unanimité des alliés je n'ai entendu aucun des alliés c'estàdire européens et non européens dire on ne veut pas participer à ces garanties de sécurité il y a vraiment un consensus très fort tout le monde est d'accord et a ensuite l'idée de dire comme il y a un refus aujourd'hui américain de rentrer dans l'OTAN la meilleure garantie de sécurité c'est l'adhésion à l'OTAN nous la soutenons c'est des mécanismes de type adhésion dans l'OTAN plusieurs pays commentateurs ont proposé des mécanismes article 5 ou des solidarités jusqu'à présent les États-Unis d'Amériques ont refusé tous ces mécanismes de type otanien et donc il y a une autre catégorie qui consiste à déployer sur une base et sur des décisions totalement nationales une série d'armées pas sur la ligne de front pas en zone occupée mais le jour d'après la paix dans des zones justement calmes leurs armées pour sécuriser pleinement celle-ci marquer une signature stratégique et créer une solidarité de fait de nations membres de l'OTAN et donc ça c'est un des schémas qui a été travaillé en franco-britannique élargi à d'autres et il y a plusieurs pays et vous avez raison que pour tous la condition c'est la nature du soutien américain et donc tu y aura des premières discussions exploratoires sur toute cette gamme d'options qui seront qui se tiendront avec les chefs d'état-major de toutes les armées allié il seront tous sollicités et donc il appartiendra à chacun ensuite de se mobiliser au niveau souhaité en étroite coordination avec l'OTAN et le commandement militaire de l'OTAN qui sera aussi associé à cette démarche et donc là l'idée c'est de donner de la visibilité au maximum aux Ukrainiens et de marquer aussi un signal sur la nature de notre soutien tous les pays seront invités mardi puisque la première étage c'est vraiment l'unanimité comme je l'ai dit et donc ce qui est important pour nous dans les travaux aussi sont des travaux techniques qui seront menés c'est pas au niveau des chefs d'État et de gouvernement je pense que je je je dirai sans doute quelques mots puisque nous sommes à l'initiative mais c'est aussi technique de voir quel type d'organisation et quel coût pour un soutien durable d'une armée ukrainienne à un format crédible et ça sont des travaux qui n'ont pas commencé donc il faut qu'il soit mené non l'objectif est que le travail continue et donc nous continuerons ensuite en lien étroit avec l'OT temp et les uns et les autres mais tout ça se fa en transparence complet d'ailleurs il y aura sans doute des représentants de commandement américain en tout cas de l'OTAN qui permettront de partager ces informations bonsoir Monsieur président Philippe Ricard pour le monde à propos des débats de ce soir est-ce que vous pouvez nous préciser vos idées concernant justement les financements innovant supplémentaire que vous appelez vos vœux dans le cadre du livret blanc sur la défense au niveau communautaire est-ce que c'est par exemple un grand emprunt européen nouveau un véhicule spécial intergouvernemental est-ce que ce sont des idées que vous avez déjà discuté notamment avec frédriich Schmerz futur chancelier allemand et et savez-vous ce qu'il en pense déjà voilà et puis relativement à ce que vous avez dit hier sur la dissuision nucléaire française que vous proposez d'élargir disons à disposition de de d'autres États européens en avez-vous parlé ce soir avec vos homologues du Conseil européen quelles ont été leurs questions sur le sujet comment vous voyez les choses en fait ce débat évoluer merci merci beaucoup en effet je pense qu'aujourd'hui on utilise vous le voyez bien ce qui n'a pas été pris à la fois du plan précédent et d'autres fonds existants non utilisés et donc la Commission a fait ce qu'il fallait faire elle a réagi très vite sur une base légale qui lui permettait de faire ça et de mobiliser ses financements et donc c'est très utile parce que ça permet des décisions rapides des commandes rapides et donc d'accélérer les programmes qui sont aujourd'hui dans la main de nos grands industriels en Europe mais ça n'est pas suffisant nous ce que nous allons soutenir c'est en effet l'idée que ensuite on puisse avoir un financement commun parce que je pense que la liberté l'espace budgétaire qui est laissé au niveau national n'est pas une solution satisfaisante parce que il y a beaucoup de différences entre les États-membres et si on veut vraiment avoir des grands programmes européens et avoir une base industrielle européenne il faut un financement européen et donc ce que nous allons soutenir c'est en effet qu'on puisse aller vers des financements innovants alors les uns proposent d'avoir comme sous-jacent le SM mais je suis pour ma part favorable à regarder cette solution mais à regarder aussi celle d'un emprunt européen pour la défense qui permettrait d'ailleurs plus largement de regarder pour le financement des grands efforts de défense comme d'intelligence artificiel les deux étant liés et les deux étant clés pour notre souveraineté stratégique et notre autonomie et je pense que un tel financement est d'autant plus pertinent qu'il permettrait d'enjamber ce qui va sinon arriver très vite sur nos économies qui est le début du remboursement de l'emprunt fait pendant la période covid qui va arriver à partir de 2028 et donc vous voyez bien que le défi pour nos pays c'est aujourd'hui d'accroître leur financement national sur des sujets de priorité leurs grands investissements dont la défense mais ça n'est pas de en quelque sorte répondre au remboursement d'emprunt qui datent d'hier on a besoin de se donner de la profondeur de champ et quand on regarde au niveau agrégé l'Union européenne ou même la zone euro on a un sousendettement de cet espace par rapport aux États-Unis d'Amérique qui nous donne beaucoup d'espace et j'insiste là-dessus les 5 à 10 ans qui viennent le rapport dragi comme le rapport l'état l'ont très bien montré et la situation géopolitique accélère cela ce sont les 5 à 10 ans où nous avons des investissements massifs à faire si nous européens nous voulons nous élever à la hauteur de la menace si nous voulons répondre au besoins d'investissement en matière d'intelligence artificielle parce que la course est maintenant et si nous voulons répondre au défi de la décarbonation de nos économies sur justement tout ce qu'on appelle les technologies vertes et donc la priorité c'est de mobiliser un financement commun pour le faire maintenant et avoir plutôt des échéances de boursement qui viendront quand on aura passé cette bosse si je puis dire et qu'on aura quand on aura sécurisé des équipements qui nous permettent d'être crédibl pour nous-mêm quand on tirera les dividendes de la décarbonation parce que dans quelques années on va avoir ces dividendes on est en train d'investir massivement sur nos interconnexions sur nos réseaux sur nos programmes nucléaires et renouvelables tout ça va nous permettre d'être beaucoup moins dépendant du coût des fossiles et donc ça on aura le dividende si je peux dire ou le retour sur investissement dans 5 à 10 ans et donc je pense que la bonne solution pour les Européens c'est en effet de mobiliser massivement des financements par les marchés en commun de montrer cette signature commune et de pouvoir le faire en particulier pour aller plus loin en matière de défense en parallèle je suis favorable à ce qu'il y ait des ressources propres j'ai évoqué ce soir plusieurs pistes dont euh la fameuse taxe numérique évoqué depuis plusieurs années je pense que le moment est opportun pour enfin y venir et ça devrait être une ressource propre européenne mais on doit avoir des ressources propres aussi pour pour faire face à cela on a besoin d'un nouveau saut comme on a su le faire dans le temps du covid sur tout ça j'ai évidemment commencé la discussion avec le futur chancelier Merz et donc nous avançons nos équipes échangent dans en temps réel et je pense c'est en effet un moment important de la convergence franco-allemande et j'aurai l'occasion de rééchanger avec lui dans les prochaines semaines et j'ai vu quand même entre la période du covid et aujourd'hui beaucoup d'évolution sur ce sujet et vous l'avez d'ailleurs vu vous-même beaucoup de d'État ou de responsables politiques qui étaient nagerre totalement hostile à toute forme d'endettement commun les soutiennent s'il y a derrière justement les programmes que j'évoqué sur la dissuasion nucléaire j'ai expliqué hier de quoi il en retournait ce que j'ai proposé c'est d'ouvrir une conversation stratégique avec les États-membres qui étaient intéressés à justement avancer sur ce sujet plusieurs de mes collègues sont venus me voir et donc maintenant on va ouvrir une phase où nos techniciens vont échanger on va regarder exactement on va ouvrir un dialogue à la fois stratégique et technique et se suivront des échanges au niveau des chefs d'État et de gouvernement pour regarder d'ici la fin du semestre s'il y a des coopérations nouvelles qui peuvent voir le jour toute la journée mais parce que j'ai aussi répondu à une invitation qui a existé et c'est normal regardons quand même avec lucidité la situation que nous vivons depuis 3 ans pourquoi les Européens et tous plus largement sont dans cette situation face à l'Ukraine parce que vous avez une puissance nucléaire qui est l'agresseur et donc de manière assez légitime l'Europe doit se poser la question de la disfuasion nucléaire pour elle-même au sens large bonsoir monsieur le Président moi je suis journaliste russe en exil ici en France de la chaîne indépendante doch je m'appelle Denis katayev euh merci à la République française pour nous accueillir ici en Europe et j'ai une question sur la réaction monsieur le Président merci pour vos efforts et vos initiatif inspire l'optimisme mais par tout le monde pas pour tout le monde euh avons entendu la action de Moscou par exemple monsieur Poutine s'est vexé après votre discours d'hier et a déclaré je le cite il y a encore des gens qui veulent revenir à l'époque de Napoléon en obléan comment cela s'est terminé qu'est-ce que vous pensez sur ce sujet et Monsieur Trump aussi il a aussi réagi euh sur le sujet de le temps je le cite euh mon plus grand problème avec le temps c'est que si les États-Unis avaient un problème et qu'on a appelé la France euh vous pensez qu'il viendrait nous aider c'est la question de Monsieur Trump euh qu'est-ce que vous pensez de cette réaction et euh j'ai une question plus sérieusement monsieur le Président Donald Trump légitime aujourd'hui Donald Trump légitime monsieur Poutine euh et il a rétabli des relations avec Monsieur Poutine avec la Russie mais vous en tant que le dor de l'Europe aujourd'hui et êtes-vous personnellement prêt à parler à nouveau avec Monsieur Poutine et quand parce que car Washington vous avez également évoqué que après bcha c'est impossible et maintenant c'est possible et le M n'estil pas encore venu pour parler avec Monsieur Poutine merci monsieur le Président merci beaucoup sur votre première question je connais bien le président Poutine donc s'il réagit comme ça c'est qu'il sait que j'ai dit vrai et que je sais que il peut trahir les accords qu'il signe et qu'il l'a déjà fait que je suis là pour en témoigner puisque nous étions avec la chancellière Merkel les garants par le processus de Normandie d'accord de mins qu' l'a délibérément violé ensuite je pense qu'il fait un contresens historique et ça m'étonne de lui Napoléon menait des conquêtes la seule puissance impériale que je vois aujourd'hui en Europe s'appelle la Russie et c'est un impérialiste révisionniste de l'histoire et de l'identité des peuples et notre volonté nous c'est d'être une puissance de paix et d'équilibre au fond tout ce que nous faisons par les choix y compris d'ailleurs de nos armé pour éviter la guerre de demain ce sont des choix de paix et donc je pense que le président Poutine de vrai revenir à cette vision là en tout cas c'est unesens historique dans la référence c'est sans doute qu'il fut piqué du fait que nous avons démasqué son jeu s'il y a un cesser le feu ça n'est pas pour faire la paix durablement ce sera pour mieux reprendre la guerre la question de savoir si la France viendrait aider les États-Unis d'Amérique je convoquerai notre histoire séculaire la faillette est venue persching a fait le le trajet dans le sens inverse en convoquant cette mémoire et j'étais il y a encore quelques jours au côté de vétéran américains qui avaient fait le chemin jusque à omaabit et tant d'autres l'ont fait nous avons toujours été là l'un pour l'autre mais oserais-je rappeler que pas simplement les Français les Européens étaient là quand l'Afghanistan fut sonné et d'ailleurs on ne les a pas prévenu poliment quand l'Afghanistan c'est ça donc nous sommes des alliés loyaux et fidèles que quiconque cause en douter regarde simplement l'histoire contemporaine qui est la nôtre elle justifie tout simplement ce que nous avons pour les États-Unis d'Amérique ce que j'ai pour ses dirigeants respect et amitié et je pense qu'on est en droit de réclamer la même chose parce que notre histoire montre qu'on le mérite et je suis prêt à parler au président Poutine quand nous aurons considéré avec à la fois le président Zelinski et nos partenaires européens que c'est le bon moment mais là on rentre dans une phase de de de discussion de pour parler qui un moment justifiera pleinement qu'il ait des discussions avec les négociateurs et les dirigeants donc la réponse est oui je vais prendre une dernière question avant de filer allez-y bonsoir monsieur le président Léopold de Debert pour BFM TV dans la suite de ce que vous venez de dire il y a une déclaration il y a quelques heures de Marco roubiot secrétaire d'État américain sur euh la profondeur de cette guerre d'où vient-elle et cetera avec ce message qu'il a dit c'est-à-dire que pour lui c'est une on est dans une guerre entre les États-Unis et la Russie en fait l'Ukraine ne serait qu'une sorte de proxy c'est le terme qu'il a employé à la télévision euh c'est une rhtorique qui est également employée par Moscou quel quel est votre réaction à cette cette façon de parler de ce que vous qualifiez encore aujourd'hui évidemment comme nos alliés mais donc cette espèce de rhétorique qui est en train de changer je vous remerci je crois que c'est impropre je crois d'abord que cette guerre a été déclenchée de manière unilatérale par la Russie il n'y avait aucune volonté ni de l'OTAN ni de quelqu allier ni des Européens de menacer la sécurité de la Russie à travers l'Ukraine et je peux vous le dire et aucun de mes prédécesseurs d'ailleurs ne dirait le contraire nous avons toujours veillé à cela et lorsque des propositions sont venues par exemple pour étendre l'OTAN c'est la France et l'Allemagne qui l'ont rejeté en 2008 à bucareston et ça n'a plus été ensuite réenvisagé et donc est-ce que ces dernières années il y avait une forme de de pression de tension de projet comme j'entends parfois d'extension qui aurait justifié une réaction russe c'est faux ceci est un compte un mauvais compte il n'y a que un agresseur il est russe et il a décidé de le faire par par impérialisme par volonté d'extension et une volonté de conquérir l'Ukraine rappelez-vous d'ailleurs il y a 3 ans on nous expliquait que ce serait une opération spéciale qui prendrait 3 semaines et cette opération d'ailleurs était menée à l'est et par le nord avec plusieurs centaines de milliers de soldats qui venaient sur Kief laquelle fut libérée ainsi que le nord du pays par les Ukrainiens ensuite je crois que c'est impropre de qualifier cela parce que ça en quelque sorte déresponsabilise les responsables Ukrainiens depuis 3 ans que je ne sache il n'y a eu aucun combattant ni européen ni américain sur le sol ukrainien nous avons aidé nous avons financé nous avons donné des capacités mais les braves qui se sont battus pour leur territoire et pour leur souveraineté sont les Ukrainiens pas nous ni américains ni européens et donc vouloir dire en quelque sorte aujourd'hui que ce serait simplement une discussion entre Américains et Russes c'est déposséder un peuple qui a résisté pour sa survie de sa dignité et de son combat je crois que ça n'est pas ce que nous devons faire donc non c'est une guerre de résistance de l'Ukraine face à l'agression russe ça n'est que cela et je crois qu'il faut continuer de bien la nommer ensuite la paix impliquera d'abord les Ukrainiens avec les Russes autour de la table mais également les Européens en tant qu'ils sont des soutiens et qu'il s'agit aussi de la sécurité européenne et évidemment les Américains et les autres alliés qui sont venus à leur côté et qui sont des contributeurs importants sur le plan financier et militaire voilà je pense qu'en nomant bien les choses on peut trouver une solution utile mais sinon c'est sinon on avance de travers je voulais rétablir je vais devoir partir je vous remercie beaucoup merci beaucoup