FREEDOM FLOTILLA : RIMA HASSAN S'EXPRIME EN EXCLUSIVITÉ ET DÉFIE NETANYAHOU
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Au cœur de l'actu, c'est parti. [Musique] Et au cœur de l'actualité du jour, Israël fait la sour d'oreille et continue de massacrer méthodiquement la population palestinienne. Gaza est le théâtre d'un cardage sans précédent d'un génocide auquel le monde assiste impuissant voire indifférent.
Ce mardi 3 juin à l'aube, l'armée israélienne a de nouveau tiré sur une foule de Gazaï en quête de nourriture affamé par le blocus imposé par Benjamin Netaniaahou. 27 personnes ont été tuées par ces tirs de l'armée israélienne qui évoquent des tirs justifiés et dit avoir confronté avoir été confronté à des suspects, l'ONU dénonce de son côté un crime de guerre un de plus de la part du gouvernement qui semble inarrêtable. Comment stopper pour de bon ce génocide qui se déroule à Gaza.
On en parle avec mes invités. D'abord sur ce plateau, Rony Broman. Bonsoir.
Bonsoir. Vous êtes Rony Broman, ancien président de médecin sans frontière. Merci d'avoir accepté notre invitation et bien sûr Bellir Napli avec nous chaque mardi.
Bonsoir Bellir. Bonsoir Fabrice. Bélire, cfondateur de chronique et professeur des universités en droit public.
Euh on dans quelques instants, on aura avec nous exceptionnellement euh Rima Hassan par la Viso, la députée européenne européenne eurodéputée pardon, Grima Hassan qui est à bord d'un navire humanitaire en route pour Gaza avec Greta Tunberg et euh une dizaine d'autres volontaires. Je commence d'abord avec vous ici sur ce plateau. Rony Broman, je le disais, nouvelle tuerie, nouvelle nouveau tir de la part de l'armée israélienne sur des personnes qui venait simplement euh essayer d'avoir un petit peu de nourriture avec une bande de Gaza confrontée à la famine.
Vous êtes Quelle est votre réaction après ces nouveaux événements ? C'est absolument constant, mais pas surprenant. Euh Israël n'avait évidemment aucune intention d'apporter une aide humanitaire, c'est-à-dire une aide à la survie d'une population qu'elle veut soit tuer, soit évacuer, soit chassé de chez elle.
Donc c'est évidemment pas une opération humanitaire qui est en cours là. C'est une opération de communication qui est destinée à montrer d'une certaine manière la sauvagerie, la barbarie, l'indiscipline, le caractère incontrôlable de cette population du Hamas qui a la main dessus et la fondation humanitaire de Gaza, la fameuse Gaza Humanitarian Foundation qui est une enti qui n'a rien d'une ONG, qui n'a encore rien d'humanitaire, qui est une entité destinée à mettre en scène cette politique de communication. Donc on a affaire là à quelque chose, me semble-t-il de totalement inédit.
Il y a bien longtemps que je suis impliqué dans dans l'humanitaire depuis les années 70 fait 45 ans, j'ai vu des manipulations de l'humanitaire, des détournements, des dévoiements. Ça c'était une mise en scène destinée à accomplir un crime au vu et au su de tout le monde. Ça, je ne l'avais jamais vu.
En tout cas, secouvert d'humanitaire. Donc c'est révoltant. C'est euh abject et ce qui est euh tout aussi révoltant et abject, c'est que pendant ce temps-là, les livraison d'armes continuent.
Les munitions qui sont tirées contre ces gens parviennent de l'étranger, essentiellement des États-Unis et de l'Allemagne, donc d'un pays européen, notre grand voisin, le grand partenaire du tandème franco-allemand. Et aucune sanction, aucune sanction n'est prise de la part de l'Union européenne aussi. non seulement aucune sanction mais jusqu'à présent alors les choses sont en train de changer, je pense qu'on y reviendra mais jusqu'à présent on a parlé souvent de de passivité.
Moi je pense que c'est plus que de la passivité, c'est du soutien. C'est une complicité active dont l'Europe s'est rendu coupable ne serait-ce que par le maintien de cet accord d'association, celui qui est en train enfin d'être remis en question mais que de nombreuses personnes dont moi mais c'est pas la question, nous sommes nombreux depuis longtemps à demander la suspension de cet accord d'association dont l'article 2 parle de respect des principes démocratiques et des droits humains. C'està dire, c'est pas une sorte de rajout comme une clause qu'on rajoute pour la forme.
C'est ça figure en tête de cet accord d'association. Ça fait des années des années que par la colonisation Israël s'acier piétine les cette clause de l'accord d'association. Mais là avec cette guerre génocidaire, avec cette évacuation, cette politique de terreur et de d'assassinat mené par Israël, on est encore bien au-delà de ce qui était fait avant.
Donc oui, vous parliez de passivité de la communauté internationale. Pour une part, c'est de la passivité. En effet, par exemple, les pays arabes sont non seulement enfin, ils sont passifs si l'on veut, ils laissent quand même passer ce qui ne peut plus passer par la mer rouge du fait des atteints que des outils passe par les pays arabes, les pipelines, les camions qui ravitent à Israël qui permettent à Israël d'assurer ses exportations, ses importations.
Ça passe par les pays arabes. qui a une sorte de passivité active. Si j'ose cet Oximor se dire "Oui, on ne réagit pas et en plus on laisse passer les biens dont Israël a besoin." Donc on soutient de fait Israël et c'est ce à mon avis ce soutien qu'il faut épingler.
Il y a une guerre génocidaire, il y a pour une partie de la communauté internationale une certaine passivité et pour une autre partie ceux qui pourraient agir sont en fait non pas passifs mais actifs en soutien. C'està dire du mauvais côté. Bellir l'horreur à son paroxisme jusque sur des points de distribution alimentaire contre euh contre contre des personnes qui viennent simplement des civils simplement euh euh un petit peu d'aide humanitaire, un petit peu de nourriture alors que Israël a imposé cette famine, c'est extrêmement choquant tout de même.
Ben, on est confronté au paradoxe qu'a souligné d'emblé euh Ren Broman, à savoir qu'on enfin il y a une forme de normalisation de l'exception euh le crime de guerre parce que c'est constitutif du ce qu'on appelle un crime de guerre, le fait de cibler des civils, donc des noncbattants. Euh bien, c'est un crime en soi bien sûr qui devrait être à la fois condamné et sanctionné et pourtant une forme de normalisation de la chose, même s'il faut reconnaître que il y a cette voixne qui qui perdure. J'entends le secrétaire général ou d'autres organes onusiens qui utilisent les mots adéquats.
Ils ont parlé ce matin de crime de guerre pour qualifier ce type de d'événement. Mais du côté des chancelleries occidentales, incontestablement, il y a tout d'un coup un un discours de tenu truant de du président Macron par exemple, mais qui n'est pas crédible et qui et qui ne s'inscrit pas dans la durée ou ou en tous les cas qui ne permet pas de changer l'ordre des choses parce que il ne se donne pas les moyens de réaliser ou de traduire en acte les mots qu'il utilise, les condamnations qu'il se permet de manière exceptionnelle. Je veux dire par là par exemple, tu euh vous avez évoqué euh la la suspension de l'accord d'association, c'est une ça serait une forme de sanction à l'endroit d'Israël.
Mais faut rappeler quelque chose, même si à l'échelle de l'Union européenne, c'est vrai que c'est difficile de trouver la majorité renforcée des États qui pourraient actionner cette suspension, mais à l'échelle individuelle, chaque État peut réagir, peut sanctionner et donc peser sur le cours des choses. Et de ce que de ce point de vue-là, incontestablement, on n' toujours pas évolué en France. Il y a toujours cette cette passivité du point de vue de l'action.
Oui, avec le spectre historiquement parlant, voire judiciairement parlant, d'être condamné une forme de complicité. Donc euh donc voilà, il y a à la fois euh voilà, il y a au moins quand même cette volonté d'un certain nombre dont Ren Broman ici présent de ne pas accepter l'inacceptable et de basculer dans la normalisation de quelque chose qui qui relève de la voilà du crime du crime dans toutes ses formes, y compris dans le langage international, crime de guerre, crime contre l'humanité ou crime de génocide. Oui.
Alors, tu parlais du du discours de l'exécutif d'Emmanuel Macron. Euh il y a une forme de stratégie un peu ambigue entre les prises de parole d'Emmanuel Macron et celle de certains de ses ministres ou des proches du pouvoir. Je vous propose d'écouter Priscat TNO, député et porte-parole d'ensemble pour pour la République.
Président de la République, Emmanuel Macron rappelle et la position historique de la France, une solution à deux états. Maintenant, ce que vous venez de dire, il faut le prendre dans la globalité. Oui, nous devons continuer à avoir cet objectif politique d'une région avec deux États, Israël et l'État palestinien, avec bien sûr les conditions qui ont été rappelées et qui sont en permanence rappelé par le chef de l'État, à savoir la libération des otages.
Rappelons qu'il y a encore des otages, un cesser le feu immédiat et durable, la capacité d'envoyer effectivement de l'aide humanitaire de façon pleine et large, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Et puis bien sûr la question du Hamas, démilitariser le Hamas et faire en sorte que le Hamas ne soit plus dans la nouvelle structure qui pourrait émerger pour l'État de Palestine. Excusez-moi ce que je suis en train de dire, je le dis aujourd'hui en tant que député renaissance, je le disais déjà à l'époque en tant que porte-parole du gouvernement sous Gabriel Atal.
Toutes ces et rien n'a changé depuis. Mais il faut continuer effectivement, nous devons continuer à avoir cette position en cohérence avec une fermeté notamment euh à l'endroit de la capacité à mettre de l'aide humanitaire pleinement et entièrement euh à Gaza. Et je le redis encore parce que je vois des déclarations arrivées.
Soutenir euh les civils à Gaza ce n'est pas aller contre Israël. Pas du tout. Alors Rony Broman, il y a encore énormément de retenu, on l'entend là et de passivité de la part de ce gouvernement.
Non, il y a pas là encore, je pense que le fait que on attende pas les déclarations qu'on a envie d'entendre, c'est pas de la passivité. C'est une forme de positionnement qui je pense enfin nous permet de comprendre qu'on est face à une guerre colonial. Regardez ce qu'a dit cette députée qui reproduit d'ailleurs les termes du président de la République.
Bon, un cesser le feu, tout le monde est d'accord avec ça. S'il y a une urgence, c'est le cesser le feu et la reprise de l'aide humanitaire. La lionette vitale à court terme, c'est absolument essentiel.
Là-dessus, je pense qu'il peut il peut y avoir absolument aucune discussion. Mais quand on parle de d'un accord avec les Palestiniens, le Hamas démilitarisés puis pas question qu'il participe un gouvernement, pourquoi est-ce qu'on on demande pas aux Israéliens de virer Bengvir enfin de de mettre des gens présentables ? Il y a il y a des gens qui sont des petits nazis dans dans ce gouvernement.
Vous n'entendrez jamais un responsable français dire que font ces gens-là dans un gouvernement que par ailleurs nous appelons démocratique. On pourrait peut-être aussi discuter du caractère démocratique d'un état colonial qui pratique la partaille et la torture. Ron Broman est-ce qu'il faut différencier ces personnes du de la de la politique de Netaniao ?
Peut-être que c'est parce qu'il est en adhésion totale avec eux, mais manifestement puisqu'il fait il fait le il fait leur politique. Mais jamais on ne demande que ces criminels soient écartés du pouvoir. Seul les gens du Ramas sont supposés se mettre en en retrait, convenir qu'ils ont rien à faire là-dedans et laisser par contre les Israéliens rester un état surarmé, nucléarisé, pratiquant la colonisation pourvu que il on arrive à leur arracher, ce qui d'ailleurs ne se produira pas, une un vague engagement pour un état palestinien démilitarisé, installé dans des frontières inconnues.
Je rappelle quand même que Israël n'a toujours pas de frontière occidentale. Israël est le seul pays membre de l'ONU dont la frontière est inconnue. En tout cas la frontière orientale, celle avec la la si Jordaine.
Je sais pas ce qu'on pense le le juriste. Moi ça m'a ça me frappe depuis longtemps. Donc on est vraiment on est dans une perspective de un peu de de régime change comme on dit depuis la guerre d'Irak.
On va installer un pouvoir lequel on ne sait pas très bien mais en tout cas pas celui qui est là pas le le Hamas. Le Hamas c'est des nazis. Il faut absolument les ex les les les ratatiner, les les les écarter.
Par contre, les gens qui tiennent des propos nazis dans ce gouvernement, ce qui n'est pas exactement le cas de Netaniau. Netanieou est d'un cynisme, d'une violence, d'une détermination épouvantable, mais il tient pas les propos suprémacistes, nazis que tiennent Smotrich, Benvir et d'ailleurs quelques autres également. Ils sont pas ils sont pas les seuls.
Et moi, je suis frappé de voir que jamais aucun politique ne demande leur éviction comme une sorte de début de manifestation de bonne volonté de de en vue d'un d'un règlement politique de cette crise qui manifestement est dans une impasse totale. Béli, ben pour répondre à l'interrogation de Ren Broman, ça nous renvoie en fait à l'un des éléments clé de la du discours qui avait ouvert ce conflit, à savoir que Israël est perçu d'abord et avant tout comme une démocratie. Euh avant, enfin sans avouer pour autant qu'en réalité Israël est perçu comme un allié h et pas un allié simplement stratégique, un allié qui a une relation intime avec l'Occident.
Mais l'argument qui avait été avancé et qu'on entend beaucoup moins quand même, c'est que c'est une démocratie et que par conséquent la symétrie en question ne peut pas ne peut pas être possible. En tous les cas, la comparaison avec le Hamas n'est pas possible parce que Israël serait une démocratie. Ce qui est un argument d'autorité au regard de ce qu'on entend aujourd'hui par démocratie.
Aujourd'hui, la démocratie ne se définit plus comme le fait d'élire ses dirigeants. Il y a d'autres exigences, il a d'autres attentes au moins notamment depuis ou grâce à la fin de la Seconde Guerre mondiale parce que on a bien vu les limites de la déf de cette définition à minima la démocratie hein qui se serait réduite à au fait de pouvoir choisir par des élections si dirigeant. Il y a d'autres exigences, notamment le respect des droits fondamentaux de ses propres citoyens et de la population présente ou même dans un dans le dans le cas d'une guerre ou d'un conflit, le fait de respecter ses engagements internationaux et cetera et cetera.
Bref, tout ce qui a trait à ce qu'on appelle l'état de droit. Alors, c'est là où le babless du côté israélien, tout ce qui a trait à l'état de droit et en particulier tout ce qui attrait au respect des droits humains, il y a plus c'est plus que problématique notamment eu égard à son statut de puissance coloniale qui pratique et qui développe des politiques qui relèvent notamment ce qu'on pourrait rappeler une politique d'appartide. C'est d'ailleurs maintenant des termes utilisés explicitement par la Cour internationale de justice notamment à travers ces derniers avis.
Voilà, tout cela pour lever un peu l'hypothèque et neutraliser un peu ce l'argument d'autorité auquel on a été confronté au début. Oui, mais Israël est une démocratie. Ben non, en fait c'est avant d'être une démocratie, c'est simple en fait c'est une puissance coloniale et je dirais même pire l'argument démocratique en vérité mais il condamne d'autant plus la posture et la politique israélienne.
Une démocratie ne devrait pas se comporter ainsi si en plus on a une une connotation positive à ce type de régime, ce qui est naturel mais précisément donc on est en droit d'être plus exigeant. Or là, au contraire, tout cela ne tient pas et donc l'argument démocratique se retourne contre ou devrait se retourner contre ceux qui le mobilisent et et malgré tout, il perdure aujourd'hui avec un non dit Israël est un est un état stratégique dans nos systèmes d'alliance en particulier au Moyen-Orient parce que c'est l'allié le plus sûr pour les États-Unis et pour les européens. Euh et puis le 3e élément euh tout le monde l'a même si c'est le moins mobilisé peut-être parce qu'il est trop évident ou peut-être parce que c'est le plus sensible.
C'est la charge euh symbolique mémorielle autour autour de cet état euh qui fait que effectivement euh une part de rationalité est neutralisée pour appréhender ce qu'il fait, ce qu'il commet. C'est dommage parce que finalement euh ce sont les démocrates qui empathissent tous les démocrates. Oui.
J'aimerais qu'on revienne sur le traitement médiatique qui a montré ces dernières semaines des signes d'infléchissement. Vous me direz ce que vous en pensez. Rony Broman.
Euh euh euh on a vu par exemple l'emploi du terme génocide qui ne n'est pas rentré dans l'usage certes, mais qui est questionné de plus en plus par les autres médias. On a vu que l'horreur de de la de des actions israéliennes euh euh est nommée un petit peu plus nommé. Euh euh comment vous expliquez quel regard vous portez sur ce traitement médiatique ?
Est-ce que c'est la parole d'Emmanuel Macron donnant des signes de critique qui tout d'un coup provoquent un ébranlement médiatique où les grands médias se disent peut-être sommes-nous du mauvais côté ? Ben disons, avant de critiquer euh l'ensemble des médias, je pense qu'il faut euh voir dans le un peu plus dans le détail, enfin de façon un peu microscopique, pas macroscopique, la différence entre par exemple des médias écrits et des médias audiovisuels, les chaînes d'info continues qui ont brillé par leur soutien enthousiaste à Israël, par l'accumulation de plateau ou le droit de se défendre d'Israël, la démocratie, la seule du proche- Orient, notre allié stratégique contre le terrorisme, enfin tous Les poncifs de la propagande israélienne étit reproduit à l'envie par des experts qui semblaient comment dire parler de leur propre autorité alors qu'il ne faisait que débiter la propagande israélienne. Donc ça ça a été vraiment c'est c'est vraiment nos bon enfin c'est au point d'accueillir parfois d'avoir des plateaux avec des le porte-parole de l'armée israélienne qui avait Olivier Rafovic qui a fait des centaines et des centaines de plateaux.
Enfin c'est c'était vraiment indécent. Mais je veux quand même euh j'y tiens parce que je m'informe notamment grâce à eux, rendre hommage au aux journalistes, je pense par exemple aux correspondants euh du monde en Israël qui font un travail absolument euh extraordinaire d'information et c'est pas un travail éditorialisé, c'est un travail d'information brute et l'information en elle-même, elle est d'une violence terrible et cette violence là, ils arrivent à précisément à la restituer et d'autres également. Mais bon, quand on parle de d'information et de médias, pardon, y compris certains médias israéliens marginaux mais qui existent qui arrête c'est même plus 972 qui fait qui fait un travail remarquable.
Oui. Oui. Non non, absolument.
Qui est un médi un média d'ailleurs israélo-palestinien. Et d'ailleurs, c'est en en Israël quand on voit une entité quelconque, une ONG, un média qui est israélo-palestinien, on sait tout de suite que c'est dans le dans une opposition voir une opposition subversive parce que c'est précisément ce que cherche à empêcher l'Israélien. Vous savez que par exemple, je cite comme ça pour pour donner un peu le une idée de de l'ambiance, la ministre de de l'éducation il y a quelques années avait fait interdire un livre, un roman qui était au programme des études secondaires en Israël parce qu'il comptait une histoire d'amour entre un palestinien et une israélienne juive ou le contraire.
En tout cas, l'idée qu'il puisse se nouer une romance entre deux personnes palestiniennes et israéliennes apparaissait comme un acte de subversion insupportable. C'est dire euh où on est c ministre de l'éducation, c'était pas un excité d'une colonie de Kiratarba, c'était euh dans au sein du gouvernement. Mais pour en revenir à la question euh des médias, euh oui, en effet, c'était essentiellement à part les médias dont on vient de parler, essentiellement par des médias euh alternatifs, par des sites internet qu'on arrive à se à à s'informer.
Et de fait, il faut reconnaître que cette information là, elle passe notamment grâce aux journalistes palestiniens, disons, on pourrait dire grâce au journalistes palestiniens survivants parce que ça a été une écatombe, un carnage de journalistes, carnage de de secouristes aussi hein. 1200 ou 1300 travailleurs médicaux des employés de d'organisation sanitaires ont été tués. 400 secouristes ont été tués.
Enfin, c'est on peut détailler cette boucherie ou la prendre en gros, mais dans tous les sens, c'est quelque chose de d'affreux dont ces médias ne rendait absolument pas compte. Et je pense que là euh il faut aussi réfléchir à la bataille des mots qui a été peut-être insuffisamment menée. Par exemple, le droit de se défendre qui a été invoqué pendant des semaines et des semaines voir qui est pour certains est encore invoqué mais enfin bon plus d'un an et demi après, ça devient quand même compliqué de de de l'invoquer.
On voit d'ailleurs à quel point cette formule est creuse. Cette formule était plaquée sur une situation qui n'avait rien à rien à voir avec le droit de se défendre. En tout cas, je parle pas d'un point de vue juridique, je parle d'un point de vue politique, citoyen, tout simplement humain.
Israël est une puissance occupante qui a eu à faire face à une déflagration de violence provenant de la population occupée. C'est pas un pays qui est agressé par un autre. C'est pas d'un seul coup une un déluge de haine qui s'abat contre des juifs comme on a tenté de le faire.
Quoi ? C'est une population occupée qui attaque une des forces occupantes et qui par ailleurs commet des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité, enlever des civils, tuer des civils, violer des femmes. Ça c'est absolument inacceptable.
C'est un crime de guerre. Mais c'est un crime de guerre comme on commis tous les mouvements de libération coloniale. Vous prenez l'Iran irlandaise, le FLN algérien ou le FLN vietnamien.
Enfin, vous vous pouvez faire le tour de tous les mouvements de libération. Vous verrez que tous à un moment engagés dans la lutte armée ont laissé se déborder la la violence et l'ont dirigé contre des gens qui auraient dû être éparmiés. tenir le Hamas pour une une organisation terroriste à cause du 7 octobre, c'est passé à côté de l'essentiel que la Hamas est d'abord un programme politique, une administration territoriale, une administration euh civile et c'est c'est absurde.
Mais là aussi euh il y a eu toute une époque pendant laquelle on ne pouvait pas paraître sans comparaître, si j'ose dire. On arrivait à une table de sur un plateau média, il fallait montrer pâte blanche en disant vous condamnez y compris ce qui était particulièrement obsè. quand on intervievait un Palestinien de Gazin qui devait commencer par condamner le Hamas avant de condamner les Israéliens qui le faisaient vivre sous une pluie de de bombe et dans des conditions euh atroces.
Donc ce droit de se défendre qui euh là aussi peut-être que juridiquement on aura un avis, mais personnellement d'un point de vue de simple euh acteur citoyen euh euh engagé, je ne vois pas comment on peut invoquer euh ce droit. La question des otages et des prisonniers. Il y a eu des sanctions prises contre je ne sais plus quel journaliste dans une chaîne publique parce que il avait parlé des otages palestiniens.
C'est une réalité matérielle, c'est pas une invention, c'est pas de la propagande. quand il y a des centaines voir des milliers de gens qui sont détenus sans aucune charge, qui sont parfois relâchés parfois détenus 6 mois renouvelable au nom d'une vieille loi d'attente de l'occupation britannique, parfois des mineurs aussi d'ailleurs des bien bien entendu de de nombreux jeunes quand on voit les conditions de torture auxquelles sont soumises un certain nombre de de tenus les conditions de détention plus largement et surtout l'absence de charge, l'absence d'avocat, l'absence de dossier, on peut effectivement parler de d'une fonction d'otage occupée par ses détenus. Parlons au moins disons de détenus, c'est un terme neutre mais non, il faut parler de prisonnier d'un côté et d'otage de l'autre.
Et on pourrait continuer comme ça cette bataille sémantique qui est enfin c'est c c'est pardon c'est ces notions sémantiques qui sont imposées par un pouvoir dominant et contre lesquels il faut absolument résister. Béli, tu y crois à cette bascule qui semble s'opérer dans les médias où on est juste dans un effet euh temporaire et qu'on va retourner dans la le les éléments de langage de l'armée israélienne ? Non, il y a il y a un moment de bascule euh qui est pas que médiatique, il est aussi politique.
La preuve en est, c'est que ces arguments à la fois du caractère démocratique d'Israël et du droit à la légitime défense euh sont des arguments qu'on entend quand même moins. Euh ce qui veut véritablement euh souligner commence à être usé vraiment usé usé. Donc la légitimité de l'argument a perdu de sa superbe y compris du côté des soutiens inconditionnel en train de de pré c'est que parmi les soutiens inconditionnels, certains ont remis en cause leur posture initiale.
Je ne citerai personne, la liste serait trop longue, mais il y a notamment la présidente de l'Assemblée qui est tout à fait significatif de ce côté-là. Mais donc oui, mais bon, c'est des postures et dont dont l'intérêt est même relatif de mon point de vue tant que ça ne se traduira pas en acte diplomatique fort. Mais je je crois que Detanou a vendu la mèche d'une certaine manière quand il a fait cette petite vidéo filmée dans son bureau euh d'ailleurs avec un air comment dire ricanant.
Il était vraiment euh enfin il est de lui radiait cette espèce de mépris haineux qui le qui le caractérise quand il a dit que les alliés, les amis d'Israël commençaient à être embarrassés par des images de famine et qu'il faut aller pas finalement les gêner et que donc il allait falloir laisser entrer de l'aide euh humanitaire. Il me semble que il vendaiit la mèche en ce sens que ce sont des images d'enfants émaciés avec les yeux creusés, les joues les joues creuses également affamé par des Israéliens vivants dans l'opulence et cela se passant à quelques centaines de mètres et organisant même parfois dans le voisinage des barbecues, on a vu ces images très choquantes de de barbecue organisé à côté de les narguer effectivement enfin on ajoute de la de l'infemme au cru cruel et je pense que c'est ça qui a bizarrement les dizaines et dizaines de milliers de tonnes de bombes qui se qui ont été abattu n'ont pas provoqué ce sursaut àors même que il était quand même il aurait été bienvenu et la famine le mot famine et les images de de faim et les images de de panique causé par la fin les enfants qu'on voit commencer à maigrir et à se creuser. Je pense que ça entraîné une réaction de protestation.
Alors de mon point de vue, c'était pas la première séquence médiatique qu'on voyait de telles images. Il y a eu une séquence, on a beaucoup entendu parler de famine déjà durant ces 18 mois. Çait ça n'avait pas permis un tel basculement narratif ou rhthorique.
Non, j'ai l'impression, il faut bien le reconnaître, que est aussi ridicule que cela puisse paraître, que c'est la prise de parole publique de certaines voix. Anne Saintcler, la Rabine Norviller et cetera hein. C'est je d'un point de vue chronologique forcé de reconnaître que c'est ça qui a permis la bascule comme si ça avait par pas au niveau européen.
Non non, au niveau franco-français même au niveau européen en fait, il y avait l'Espagne, l'Irlande ont déjà joué leur la Hollande, l'Allemagne, le alors le chancelier continue les livraisons d'art mais il a eu des mots au moins il a eu desord c'est vraiment c'est un basculement rétorique et encore mais d'un point de vue de l'acte diplomatique voir coercitif en terme de sanction, on est toujours à la à la puissance nulle. Mais pour répondre à l'argument à l'autre argument donc que tu as que vous avez remobilisé, l'argument de la légitime défense, c'est intéressant parce que d'un point de vue formel du point de vue du droit international, c'est vrai que c'est c'était déjà discutable parce que en tant que puissance occupante, tu ne peux pas opposer cet argument vis-à-vis des occupés. Formellement parlant, d'un point de vue du de la bataille culturelle du débat public, personnellement, je voyais pas l'intérêt d'essayer de faire un cours du droit, cours de droit en plus avec une espèce de pesanteur émotionnelle incroyable au lendemain du 7 octobre. rappeler cette réalité formelle du point de vue de droit international, c'était euh franchement une mission une mission suicidaire d'un point de vue euh médiatique.
Non, plus simplement, il suffit de rappeler que l'argument de la légitime défense, bien sûr que c'est un argument fort, en soit, un état agressé à travers sa population civile a le droit de réagir dans des dans des cadres bien définis. Mais cette réaction ne signifie pas justement endroit international carte blanche ou blan. C'est là où il y a un délire dans le dans l'argument de la légitime défense.
Ça ne veut pas dire qu'on que l'État qui l'utilise, même légitimement a le droit de faire n'importe quoi. C'est-à-dire notamment commettre à son tour des crimes internationaux, crimes de guerre, crime contre l'humanité, voir génocide. Parce que et donc si tu vas jusqu'au bout du raisonnement, Israël ne peut pas en dépit de sa tentative devant la Cour internationale de justice invoquer le 7 octobre pour échapper à ses obligations, voire à une condamnation pour génocide.
Rony Broman, je je vous donne la parole tout de suite. J'aimerais qu'on écoute l'historien Jean-Pierre Filou que vous connaissez et qui parle nous parle de la situation sur place. On va on va l'écouter.
C'était sur le plateau de la contre matinale sur le média. Alors, en permanence, on a des déplacements de population. Il faut savoir que la moyenne est de 5 déplacement par foyer.
C'est énorme. Ça veut dire que cinq fois en moyenne des femmes, des hommes ont tout perdu et ont dû quitter en 1h 2h. Mais parfois, c'est plus m raconter 9 10 déplacements.
Et les chiffres que vous citez qui sont dans le livre qui concernent donc la période où je me trouvais sont bien aggravés depuis, de même que les déplacements sont bien aggravés. et de même que les zones où la population était littéralement acculée sont encore réduites. Euh moi je travaillais dans ce qu'on appelait très improprement la zone humanitaire où il y avait entre 1 et 1 million et demi de déplacés et sur quelques dizaines de kilomètres carrés et bien cette zone est encore réduite aujourd'hui.
C'estàd que tout ce que je décris qui était déjà bouleversant que je n'hésite pas à qualifier d'horreur est encore pire aujourd'hui. Rony Broman réaction sur ce que disait euh Bellir. Oui, je je suis je suis pas d'accord.
Moi, je pense qu'il fallait engager d'embler le le le comment dire la bataille des mots parce que ce sont les mots qui nous permettent de penser, d'échanger, de communiquer, de nous exprimer et le Non, non, mais ça je suis d'accord mais mais il y avait une autre manière de neutraliser l'argument en disant qu'en fait il est pas opérant ici là puisque au nom de la légitime défense, tu ne peux pas commettre de crimes. Oui, mais disons ça c'est ce qui est vrai dans toutes les guerres en général. Les guerres doivent être menées avec une certaine retenue dictée par le droit par le monsieur je je vous coupe juste une petite minute enfin plus d'une minute d'ailleurs parce qu'on a avec nous Rima Hassan qui est à bord de d'un navire humanitaire donc en route pour Gaza avec Greta Tunberg et d'autres d'autres volontaires.
Bonsoir Rima Hassan. Bonsoir. Je sais pas si vous m'entendez très bien.
Bonjour. On vous entend parfaitement. Vous êtes vous avez embarqué dimanche passé donc à bord de ce voilier qui fait partie de la la flotti de de la de la liberté.
Euh pour ceux qui n'auraient pas suivi, quel est le but de cette embarcation ? Alors, faut bien avoir à l'esprit que cette coalition qui réunit 22 ONG en fait existe depuis 2011, pardon pour le bruit et elle est elle a à plusieurs reprises euh eu recours à ce type d'initiative pour briser justement ce blocus qui est imposé à la bande de Gaza depuis de nombreuses années. Mais effectivement, ça prend une dimension beaucoup plus importante au regard de la situation qui est à Gaza et auquelle tout le monde est au fait, à savoir une situation de famille qui concerne comme l'a rappelé les Nations Unies, 100 % de la population Gazaoui et le génocide qui est en cours.
Donc cette mission s'inscrit pour moi dans un souci de cohérence. Ça fait un an que je suis au Parlement européen. J'ai proposé un texte tous les mois dans la commission euh des droits humains sur différents sujets qui se présent à nous s'agissant de la situation à Gaza, sur la situation des enfants, sur la situation des journalistes, sur la situation du personnel humanitaire et le rapport de force ne joue pas en notre faveur malheureusement pour le parti Theft puisque la majorité est entre les mains de la droite et de l'extrême droite.
Donc pour moi, il y a une urgence, comme l'a rappelé Raphaël Piti, d'embrasser aussi une forme de désobéissance civile. Bien que cette initiative s'inscrit en fait l'égalité, si vous voulez du droit international applicable, mais on a besoin d'aller dans du concret et par c'est aussi par souci de cohérence et et de d'aller au bout de de mes convictions de que de participer, d'avoir accepté de participer à cette à cette initiative. Alors, vous avez communiqué Rima Hassan sur vos réseaux sociaux euh sur le fait que des instructions étit attendu de la part de de l'armée israélienne, de la marine en l'occurrence euh de la part des instructions de Benjamin Netaniaahou quant à l'arrivée de de ce voilier dans les prochains jours sur les côtes de Gaza.
Euh c'est une perspective qui vous inquiète. Oui. Alors là, on se prépare, on a plusieurs form plusieurs heures de formation par jour pour se préparer aux différents scénarios qui se présentent à nous.
Donc le bateau peut très bien subir une attaque en pleine nuit de destruction. On peut très bien avoir un drone comme ça été le cas pour le dernier dernier navire qui a été attaqué le 2 mai par drone. On peut aussi être intercepté.
Donc on se prépare aux différents scénarios pour s'assurer de d'avoir les bons réflexes, d'agir rapidement, d'avoir voilà de savoir très rapidement enfiler les villes de sauvetage, récupérer le le affaires nécessaires, de pouvoir aussi plonger euh et sauter en mer et quitter le bateau s'il est attaqué. Donc effectivement, la source d'inquiétude que nous avons dans ces déclarations, c'est que euh tout va dépendre des instructions politiques euh qui vont être données. Or, comme vous le savez, nous n'avons pas un interlocuteur politique qui soit fiable avec ce régime euh israélien en matière de respect du droit international et des droits humains.
Donc, on peut très bien effectivement faire l'objet d'attaque qui euh qui peuvent mettre en péril à la fois la mission, mais également notre intégrité physique, nous mettre en danger. Vous avez le soutien tout de même des experts de de l'ONU qui appellent à un passage sûr de euh de votre en vacation au respect aussi du droit de circuler euh euh dans les eaux territoriales qui appartiennent à la population de de Gaza. Euh vous pensez que euh cet appel va être entendu par Benjamin Netaniaou ?
Non, je pense pas que Benjamin Nataniaou soit encore une fois un interlocuteur fiable. Néanmoins, ce que nous avons décidé d'adopter euh pour cette mission, c'est effectivement une communication euh la plus claire possible sur l'objectif et le sens de cette de cette action. Euh et c'est tout ce qui a manqué euh à à la précédente mission, c'est qu'ils avaient précisément adopté une autre stratégie plus discrète.
Ils n'ont pas voulu trop médiatiser leur action. Or, ça a été très compliqué pour eux ensuite de mobiliser au moment où l'attaque a eu lieu. Donc là, effectivement, nous misons surtout sur la mobilisation citoyenne, la mobilisation des organisations, des euh des acteurs en des ONG qui ont pu travailler et documenter ce qui était en cours à Gaza et de l'opinion de l'opinion publique internationale.
Donc en espérant justement que nos dirigeants prennent aussi leur part et leur responsabilité dans encore une fois le succès de cette mission et la et garantir notre sécurité. Réaction sur ce plateau Rony Broman. Qu'est-ce que vous pensez de cette initiative de Rima Hassan et des dizaines de volontaires qui qui veulent apporter être actif dans ce soutien à la Palestine ?
Et peut-être vous voulez vous adresser à Rima notamment. Oui. Ben je la soutiens de tout cœur.
Je vous souhaite non pas une réussite au sens où je ne pense pas, comme pas plus que vous, j'imagine que l'abordage de la côte de Gaza sera possible. Mais la pression que vous exercez sur Israël, la force symbolique de ce voilier pacifique des armées euh sur lequel navigue des membres d'ONG ou une personne politique comme vous, je pense que cette cette pression là a un sens très fort dans le contexte actuel où la l'image d'Israël, la côte d'Israël est en train de de dégringoler. Enfin, Israël maintenant voisine avec la Corée du Nord dans les codes de popularité et euh peut-être qu'elle va descendre en dessous euh dans ces conditions-là.
Oui. Oui. Moi, je pense que c'est vraiment l'initiative au bon moment.
Peut-être que plus tôt ça aurait été trop tôt. Là, vous arrivez vraiment au très bon moment et vous êtes une épine dans le talon des militaires israéliens, enfin de la politique israélienne. Bélire, sur le droit aussi sur le droit international, on peut se poser des questions sur le fait qu'Israël réagisse au sujet d'une embarcation qui arrive dans des eaux qui ne sont pas les siennes factuellement.
Oui, bah ça sera un nouvel exemple du rapport, comment dire euh du rapport pour le moins défiant d'Israël vis-à-vis du droit international. Ce sera pas une donnée qui pèsera l'initiative et le choix qui sera donné dans la forme de réponse à cette initiative, à cette embarcation. Donc c'est pas du tout une donnée malheureusement qui qui pèsera.
En revanche, ce qui est intéressant avec cette initiative, c'est que elle nous elle nous invite à penser nos modes d'action. Comment tu peux en tant que citoyen du monde peser sur une situation vis-à-vis de laquelle tu te sens impuissant ? Ça c'est une vraie c'est une vraie donnée parce que on a une posture intellectuelle et on veut continuer à s'inscrire dans un cadre à la fois démocratique et pacifique.
Donc finalement le l'éventail des choix est assez restreint mais il faut s'y conformer et là on a une je trouve une belle initiative qui en plus est émue par une qualité humaine qui assez rare chez nos politiques contemporains qui est le courage. Il a une bataille médiatique une bataille d'imagement importante. les les Israéliens ont la Asbara, ce département de l'explication qui fournit des éléments de langage et des instructions pour défendre l'image d'Israël.
Donc c'est un champ d'affrontement extrêmement important pour Israël et sur ce plan-là, je pense que ce la la flotti de la liberté joue un rôle vraiment je capital, je ne sais pas, mais décisif, important. Rima Hassan, on parlait sur ce plateau de du contrat d'association entre Israël, l'accord d'association pardon entre Israël et l'Union européenne. Vous êtes eurodéputé ou en est la bataille au sein du Parlement européen à ce niveau ?
Alors bon, la bataille au Parlement européen en réalité, elle n'a jamais vraiment commencé. Donc je rappelle que le Parlement européen avait déjà adopté en 2002 euh une était majoritairement en tout cas favorable à la suspension de l'accord. il n'a pas été suivi ensuite par les disiders européens.
Là, c'est l'enverse qui se passe, c'est-à-dire que c'est sous la pression justement internationale et je pense honnêtement que c'est la ils ont ils ont commencer à à traiter le sujet par contrainte et c'est précisément pour ça qu'il faut poursuivre toutes les mobilisations et rester extrêmement attentif à ce qui se passe politiquement parce que je ne pense pas que nos dirigeants se sont ont commencé à à changer de ton avec l'État d'Israël par réelle conviction mais plutôt par contrainte au regard de voilà l'évolution de des opinions un peu à travers un peu partout à travers le monde. Donc là, c'est plutôt l'inverse qui s'est passé. Donc c'est la la chef de la diplomatie européenne qui a convoqué les représentants des différents États pour discuter effectivement de la révision de le réexamen de de cet accord à travers notamment l'article 2.
L'article 2 qui conditionne l'accord au respect des droits humains. Donc dans tous les scénarios en fait, il arrive beaucoup trop tard ce réexamen puisque la violation des droits humains, les violations des droits humains commises par l'État d'Israël sont bien antérieures aux événements de du 7 octobre. La question de l'appartide était déjà documentée, l'occupation, la colonisation, les détentions arbitraires, enfin tout ceci était déjà parfaitement documenté et permettait déjà en réalité de revoir cet accord.
Donc euh néanmoins, on est quand même plutôt voilà positif euh et on il nous faut absolument maintenant maintenir justement cette pression sur ces dedaires européens puisque moi je lui ai écho au Parlement européen que en réalité cet examen ce réexamen pouvait prendre 6 mois, 1 an voire même un peu plus. Donc il faut euh qu'on puisse s'assurer d'une manière ou d'une autre que ça que ça n'est pas ce ne soit pas simplement une annonce faite pour euh se positionner sur les chéquiers politiques pour euh pour ces dirigeants européens, mais qu'on puisse obtenir des résultats concrets, c'est-à-dire la suspension euh en fait concrète de de cet accord. Je rappelle que l'Union européenne, c'est plus de 30 % des échanges commerciaux avec l'État d'Israël.
C'est le premier partenaire commercial de l'État d'Israël et en cela nous avons une responsabilité qui est extrêmement importante en plus de la responsabilité historique, je veux dire vis-à-vis du peuple palestinien et voilà auquel nous devons justice. Alors euh comme quasiment chacune de vos sorties médiatiques, on a vu un un torrent de critique s'abattre sur cette initiative. le directeur de la publication notamment de euh du point qui a parlé de parodie euh euh d'action humanitaire.
Est-ce que vous vous êtes vous êtes touché par par ces ces déclarations ? Connaît le directeur du point en matière d'action humanitaire, je suppose, hein. Rima Hassan.
Bon, écoutez, je vais rester poli hein, mais je j'en ai un peu rien à faire en fait si vous voulez. Euh je pense que quand on est euh aligné avec ces convictions et qu'on est euh enfin vous voyez, enfin je veux dire malgré tout ce qui se passe et malgré le contexte, je dors très bien la nuit. Donc moi, c'est tout ce qui m'importe, c'est à un moment donné d'être parfaitement aligné en cohérence avec son en quoi je crois et où je suis, ce que je fais et avec qui je le fais.
Donc ensuite les commentaires si vous voulez de ce de journaliste m'intéresse pas énormément. Donc euh j'ai eu l'occasion de lui répondre par ailleurs sur les réseaux euh en lui indiquant que notre initiative a été euh euh soutenue, enfin c'est pas le sens soutenu, mais en tout cas qui a eu un appel effectivement de 10 rapporteurs spéciaux des Nations- Unies visant à assurer euh la sécurité de cette fautille et qui ont rappelé par ailleurs le droit international qui s'applique. Donc quand on est journaliste, je crois que on a au moins un travail qui enfin on devrait avoir un travail d'analyse de réflexion qui consiste à se référer à au droit international qui s'applique, ce qui est pas le cas du point dans son ensemble.
Donc donc non, ça me touche pas. Ce qui m'intéresse, c'est vraiment de d'être en cohérence avec ce ce en quoi je crois et aussi pour ce pourquoi j'ai été élu. Je ne pense pas avoir été élu pour rester dans un bureau au Parlement européen et puis faire semblant si vous voulez de travailler sur la question.
Donc, j'ai essayé pendant 1 an sur euh tous les dispositifs qui me sont offerts avec la Commission des droits humains et la commission des affaires étrangères. J'ai proposé énormément de taxes, j'ai proposé énormément de formulations pour essayer de trouver des consensus. Euh maintenant, je pense que il faut aller sur d'autres terrains qui permettent de compléter cet engagement politique et cette initiative comme la marche qui va partir du pour le point de passage àfa qui débutera le 12 juin font euh pour moi pleinement sens et j'espère euh pouvoir aussi contribuer à cette deuxième action.
Hm. Euh Rony Broman, euh le traitement médiatique euh parfois négatif que subit euh cette initiative euh montre que cette bascule dont on parlait précédemment ne sait pas vraiment opérer, hein, finalement. Bah pas du côté de la droite et de l'extrême droite.
Une galaxie à laquelle le point, si mes informations sont exactes, je ne le lis pas toutes les semaines, mais loin de là appartient. Donc eux en effet d'ailleurs d'une manière très logique sont au côté de ce gouvernement d'extrême droite raciste pratiquant l'apartaide. C'est un peu un idéal politique qu'il qu'il soutiennent.
Donc d'une certaine manière tout est tout est en ordre. Là où c'est plus troublant, c'est quand la gauche refuse de parler d'apartaï, de refuse de parler de génocide, refuse de prendre en charge la réalité politique et humaine terrible de cette situation. Et souvenons-nous que tout n'a pas commencé le 7 octobre.
C'est d'ailleurs c'est c'est aussi un des éléments de la bataille sémantique mais bon je pense qu'on va écouter Rim Hassan encore mais pour une partie de la gauche tout allait bien jusqu'au 7 octobre à 6h30 du matin. Qu'est-ce comment définit-on une situation positive un calme général quand au prochain ? quand aucun juif n'est tué.
H c'est ça le la la définition. Quand il y a quelques centaines de Palestiniens qui ont été tués depuis le début de l'année, ça nentre pas dans l'appréciation de la situation. Ça ne ça fait partie de la de la routine de moralité.
Il y avait déjà des milliers de morts, des milliers de blessés et le le 7 octobre est venu s'inscrire dans cette longue affaire, dans cette longue histoire sanglante. Rima Hassan sur ce positionnement de la la gauche vis-à-vis du génocide. Euh vous êtes vous êtes déçu euh que euh qu'il n'y ait pas eu un élan complet de la gauche française euh pour dénoncer euh euh le régime de Benjamin Netano.
Vous savez ce qui est intéressant avec la cause palestinienne, c'est qu'elle permet quand même de clarifier beaucoup de choses et elle fait tomber beaucoup de masques. Euh il y a euh à gauche une bourgeoisie, il y a à gauche une gauche coloniale. Euh elle a toujours existé par ailleurs.
C'est pas c'est pas nouveau et c'est pas spécifique à la question palestinienne. Donc il y a à gauche des gens qui sont qui ont embrassé l'idéologie du sionisme politique. Je veux dire pas seulement l'idée d'avoir un foyer national.
Il faut qu'elle moi-même si vous voulez descendant de la Nagois, je ne m'y oppose pas fondamentalement parce que je peux éventuellement comprendre et me mettre à la place euh de certains qui ont pu se dire à un moment ça nous devient insupportable pour nous d'être juif en Europe et donc il nous faut penser à un endroit où on pourrait se réfugier. Mais ça va au-delà si vous voulez. Aujourd'hui, vous avez à gauche des gens qui adhèrent à la à à la l'idéologie politique qui découle du sionisme et qui est intrinsèque, qui est indissociable de la question du nettoyage ethnique du peuple palestinien.
Donc euh l'avantage en fait de la question palestinienne, c'est qu'elle permet effectivement, c'est un peu une un curseur comme ça qui nous permet de resituer ce qu'il reste de véritablement euh euh de gauche à gauche. Et donc euh il y a effectivement des déceptions. Moi, j'ai été très attaqué y compris par le Parti communiste français pendant la campagne, par Fabien Roussell.
Euh je dire moi qui suis petite fille de communiste, ça m'a ça m'a un peu un peu fait rire quoi de voir parfois le la le positionnement de du du Parti communiste français sur cette question. Donc euh mais tout n'est tout n'est pas irrécupérable. Moi ce qui est important pour moi, c'est de continuer quand même à dénoncer.
Je dis souvent, on critique les gens qu'on aime. Donc moi, je suis extrêmement exigeante avec cette grande famille justement de la gauche politiquement parlant et j'attends d'eux effectivement qu'il soi irréprochable sur cette question palestinienne parce que elle elle combine tellement de questions si vous voulez qui sont normalement euh très très importantes et et porté en continu par justement la gauche en France ou ailleurs. Donc on se doit effectivement collectivement d'être irréprochable sur cette question palestinienne et de dénoncer ce qui est un projet politique de nettoyage ethnique qui a débuté dès 1948.
Merci beaucoup Rimassan. Je je vais vous libérer parce que je crois savoir que vous avez d'autres obligations médiatiques. Oui, tout à fait.
Merci infiniment et merci à vous. Merci à vous de nous avoir consacré un peu de temps et bonne chance dans cette bonne route surtout dans cette euh opération euh de cette flotti de la liberté euh opération humanitaire en destination de Gaza. Merci Rima Hassan.
Au revoir. Au revoir. Au revoir.
Alors, on continue sur ce plateau. Béliir, tu voulais réagir sur la gauche française et et et le changement de de discours qui est en train de s'opérer actuellement sur Gaza. Non, c'est vrai qu'il y a à la fois un particularisme du regard français en général, y compris à gauche sur le conflit israélo-palestinien.
Un particularisme lié à la fois à la question euh euh du rapport entre l'Europe et le destin des juifs européens. Euh et en même temps, il y a quelque chose de plus commun malgré tout en ce sens où euh le conflit s'inscrit malgré tout dans une histoire coloniale européenne et dans une histoire de la République coloniale. Et parmi les grandes figures républicaines françaises, on a des grandes figures du colonialisme qui ont tenu des discours qui parfois ressemble au discours qu'on entend aujourd'hui en Israël tout simplement hein de suprémisme euh de civilisation supérieure et cetera.
Il suffit de relire Jules Ferry euh notamment hein, le maître de l'école, notre le maître de l'école gratuite, laïque et cetera était a tenu des discours incroyables sur la mission civilisatrice de de la République dans les colonies françaises. Et pour mobiliser une figure plus contemporaine, il y a aussi François Mitteran. François Mitterran a eu un rôle pour le moins pas ambivalent. il a été clairement en faveur de l'Algérie française avant de tenter de changer de positionnement.
Mais il a incarné également la figure de l'une des figures de cette gauche coloniale, y compris durant la guerre d'Algérie parce qu'il croyait dans la légitimité de la présence française en Algérie comme ailleurs en Afrique. Euh voilà, il y a cette tradition là. pourrait également mobiliser la figure de Guimolet extrêmement importante, encore plus significative aujourd'hui.
Cel c'est le le c'était le président du conseil à la tête de la SFIO, l'ancêtre du Parti socialiste qui avait initié la l'aventure militaire franco-britannique avec le soutien israélien à Suèze, en Égypte et et qui avait effectivement là pour le coup c'est un événement symbolique de de de la position proisélienne de toute une franche de la gauche française euh dans toute sa dimension y compris militaire. hein, avec c'est un héritage encore ancré aujourd'hui au sein du Parti socialiste, même si faut bien reconnaître que ce parti a quand même évolué euh sur la question, il y a il y a quand même des figures qui se détachent de cet héritage euh proisraélien et qui essaent de euh faire prédominer euh bah une autre tradition de la gauche qui est celui de le du principe de l'autodétermination des peuples euh et du respect des droits fondamentaux. Donc on est toujours dans une problématique assez classique appliquer un conflit tout à fait singulier.
En tout cas c'est Ren Broman. Je pense qu'il faut pas, moi je là où je suis en léger désaccord euh avec Rima Hassan et avec vous, c'est dans le fait que je pense qu'il faut pas euh enfermer la question israélo-palestinienne dans un camp politique. C'est une guerre coloniale, h euh c'est par rapport à cela qu'il faut se situer.
Et si on peut attendre de la gauche qu'il se place disons dans un idéal de justice, c'est comme ça que plus presque plus que d'autodétermination des peuple un idéal de justice. Effectivement, on attend de la gauche et ça sur ce point là je vous rejoins totalement qu'elle se range au côté des Palestiniens et ce néolétisme qu'on voit aujourd'hui à gauche à quelque chose vraiment de de révoltant. Mais n'oublions pas qu'il y a eu de tout temps une droite libérale qui était anticoloniale aussi de de Clémanceau à Jean-Louis Bourlange aujourd'hui en passant par Raymond Aaron.
Euh il y a eu toute une série de de penseurs ou de personnalités politiques qui étaient opposés au colonialisme au nom de leur conception libérale de la de la société qui ne se traduirait pas par un égalitarisme façon gauche mais qui se traduit par l'idée d'une égalité existentielle de tous les citoyens face au pouvoir qui est une donnée essentielle tout de même du libéralisme politique he je parle du libéralisme politique. Et donc il y a aussi potentiellement des gens disons dans la droite libérale, le centre droit, je ne sais pas très bien comment l'appeler, qui sont des engagés, enfin les récentes déclarations de Jean-Louis Bourlange dont j'ai pris connaissance juste avant d'entrer sur sur ce son plateau sur la solution finale, ces déclarations étaient vraiment impressionnantes. Enfin, on attendrait que Olivier est fort et nombre de Cassiques de la gauche tiennent des propos aussi déterminés, aussi clairs.
On peut aussi citer Dominique de Villepin qui a qui a eu des positions plus radical que le tradition tradition de la droite la droite gauliste mais avec une différence elle est devenue complètement inaudible si ce n'est la figure de Dominique de Vil mais qui mais qui n'est pas qui n'est qui ne s'inscrit pas dans une structure partisane qui n'est pas qui n'a pas un mouvement de masse derrière lui il n'est plus incarné politiquement dans les institutions à l'Assemblée nationale représente n'existe plus de manière une structure partisane qui était qui avait vocation à l'incarner. Je l quoi qu'il en soit s'inscrit revendique encore cet héritage gauliste qui n'incarne plus de fait. Mais mais comment expliquer que ces gaulistes s'expriment de manière plus radicale vis-à-vis de des actions d'Israël que des socialistes ?
Je ne sais pas. Je ne sais pas. Je n'ai pas de réponse à cette question.
Non. En tout cas, ce qui est intéressant, c'est que la position proisraélienne des LR aujourd'hui, elle traduit tout simplement un cheminement, une dérive identitaire de ces mêmes de cette droite qui était dite gouvernementale, parlementaire, classique, républicaine, mais qui en réalité aujourd'hui est fagocité par les idées issues de l'extrême droite et qui tend finalement à fusionner ses droites. D'ailleurs, c'est tout à fait remarquable et ce cette séquence dramatique vient consacrer un mouvement qu'on voyait quand même poindre depuis quelques années, à savoir que s'il y a un point de de jonction entre toutes les extrêmes droites, c'est bien le soutien inconditionnel à Israël.
Aujourd'hui, sur la les chiquier politique international et franco-français, il y a un soutien inconditionnel des extrêmes droites en faveur d'Israël. Rien que cet élément factuel devrait être une source une source de réflexion approfondie du côté des soutiens inconditionnels à Israël mais qui ne sont pas d'extrême droite à priori. Mais ça ne a priori ça et et la manière dont ils ont d'éviter ce cette vraie réflexion consiste à dire que bah consiste à détacher à à souligner l'identité particulière du gouvernement actuel en Israël alors qu'en vérité lui-même est le produit d'un mouvement de fond en Israël.
Tu vois après le gouvernement Netaniau version suprémaciste assumé qu'on ne verra pas vraiment la différence malgré tout. Le mot de la fin. Ren Broman, ben peut-être en phase avec ce que vient de dire Bellir, l'extrême droite, enfin en tout cas les person les principales personnalités d'extrême droite depuis la guerre, depuis même avant la fondation de l'État d'Israël ont toujours été proionnistes, hein.
Il y avait une sorte de projet commun de débarrasser l'Europe de ces juifs, soit pour les faire vivre dans un foyer national émancipé, ça c'était la version sioniste positive, soit pour les chasser, pour ne plus les avoir dans son un champ de vision ou comme voisin. Ça c'était de la part d'extrême je rappelle que Jean-Marie Le Pen s'affirmait sioniste, proisraélien. D'ailleurs, il s'est engagé au moment en 56, il a voulu rejoindre les troupes et tout même antisémite quand même.
Il y avait un paradoxe. Il y a pas de paradoxe. Il y a absolument pas de paradoxe.
Les antisémites comme les sionistes veulent débarrasser l'Europe des des juifs. C'est donc il y a une espèce de projet commun évidemment des cheminements différents. Je ne dis pas que les sionistes sont antisémites.
Je dis d'ailleurs Herz le fondateur disons la figure tutellaire du sionisme contemporain le le disait très clairement. Le les antisémites sont nos meilleurs alliés. Nous sommes des ennemis complémentaires avec lesquels donc nous devons traiter.
Merci beaucoup Reny Broman, ancien président de médecin sans frontière et à toi Bellir. Merci d'avoir été présent sur ce plateau. Merci à vous d'avoir regardé Au cœur de l'actu sur votre Freebox Molotof ou sur notre chaîne YouTube Le Méia 247 et lemediatv.fr le site internet.
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Rima Hassan