Municipales : Onde de choc jusqu'à l'Assemblée ? | Chaque voix compte - 24/03/26
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 25 %Attaque 50 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:49OuverteRéponse partielle
Y aura-t-il un avant et un après les municipales à l'Assemblée ?
- 2:57OuverteRéponse directe
Est-ce que les municipales changent quelque chose à ce qui se passe à l'Assemblée ?
- 11:21OuverteRéponse partielle
Quelles questions doit trancher le bureau national du PS ce soir ?
- 13:54OuverteRéponse partielle
Olivier Faure : avec ou sans LFI pour 2027 ?
- 27:09OuverteRéponse partielle
LR : clarification sur la primaire dès maintenant ?
- 29:26OuverteRéponse directe
La droite a-t-elle les mêmes problèmes que la gauche sur les lignes et l'incarnation ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:27PrésentateurChiffre
« 45 centimes de plus pour le litre de gazole. »
- 7:44IntervenantChiffre
« 38 députés ont été élus maires. »
- 9:24IntervenantFait
« « Cette séance de questions au gouvernement fait bien la jonction entre l'actualité internationale et ce que nous devons gérer sur le territoire national. C'est la guerre, monsieur le Président. » »
- 17:26PrésentateurFait
« « Il va falloir que vous vous mettiez dans la tête qu'on ne peut pas gagner sans l'ensemble de la gauche. » »
- 21:53IntervenantFait
« « Les gens sont perdus dans le jeu depuis 2024, en particulier manque de points de repère. » »
- 28:54PrésentateurFait
« « Tout va se jouer au premier tour, l'autre fauteuil du second tour étant occupé par quelqu'un du Rassemblement national. » »
- 38:00InvitéChiffre
« Le chiffre précis, c'est 45 centimes de plus par litre pour le gazole et c'est 23 centimes pour le litre d'essence. »
- 38:26PrésentateurFait
« avant la guerre, avant le déclenchement de la guerre contre l'Iran, eh bien, on était plutôt à 60 dollars. »
- 40:14PrésentateurChiffre
« il y a une note de l'INSEE qui est tombée là il y a quelques heures et qui dit, attention, effectivement, il va y avoir une inflation qui va être plus prononcée cette année. »
- 40:45PrésentateurFait
« les pensions, les allocations, les pensions de retraite, le SMIC sont indexés sur l'inflation. »
- 41:50PrésentateurChiffre
« On rappelle que c'était 5% du PIB et c'était un déficit. »
- 45:05IntervenantFait
« nous avons des très bons résultats sur ces municipales. »
- 45:20IntervenantFait
« cette stratégie d'une gauche unie au premier tour de la gauche et de l'écologie a fonctionné. »
- 50:58IntervenantChiffre
« Jean-Luc Mélenchon est le porte-parole et le candidat à la présidentielle qui est passé de 19 à quasiment 22%. »
- 1:02:50PrésentateurFait
« Marine Le Pen a ouvert les hostilités dès ce matin en accusant l'État de se comporter comme un profiteur de crise. »
Temps de parole
- Présentateur71 %
- Intervenant19 %
- Invité4 %
- Invité 23 %
≈ 1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Compte sur LCP Canal 8. Je suis très heureuse de vous retrouver pour une heure de décryptage de l'actualité et de débats en direct de l'Assemblée nationale. Avec pour m'accompagner ce soir Fanny Guinochet, journaliste à France Info. Bonsoir Fanny. Bonsoir. Et Bertrand Perrier est là. Bonsoir Bertrand. Bonsoir Adeline. C'est parti pour le sommaire avec à la une ce soir dans Chaque Voix Compte la reprise de la session parlementaire après l'interruption imposée par les municipales. D'ailleurs, y aura-t-il un avant et un après ?
Les partis se rassemblent en tout cas quasiment tous en bureau politique cette semaine pour élaborer leur stratégie pour 2027. Attention, les grandes manœuvres ont déjà commencé et on en parle ce soir avec vous Corinne Laïc. Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes journaliste à l'Opinion. Merci d'être là aux côtés de Bruno Cotteres. Bonsoir. Bonsoir. Bonjour chercheur au Cévi-Pof. Bonjour. Merci d'être là Bruno. Et Stéphanie Despierre nous accompagne également, journaliste parlementaire à LCP. Bonsoir. Bonsoir. Et merci d'être là. Bertrand Perrier, je vous sens un brin nostalgique ce soir.
Oui, on va faire une chronique nostalgie Josp.
Fanny Guinochet, chiffre du jour ? 45, comme 45 centimes de plus pour le litre de gazole, c'est beaucoup. C'est beaucoup. Dans la deuxième partie de chaque voix qu'on te place à la question qui fâche. Olivier Faure, Jean-Luc Mélenchon, qui est le boulet de qui ? La gauche était plurielle, elle est aujourd'hui éparpillée façon puzzle. Et on se demande bien quelle sera la ligne pour la présidentielle de 2027. Nous en débattrons tout à l'heure avec Sandrine Rousseau, députée écologiste de Paris. Daniel Obono, députée insoumise de Paris. Et Anna Pic, députée socialiste de la Manche. Qui sait, peut-être qu'on fera la gauche unie sur le plateau de chaque voix compte ce soir.
On peut toujours rêver. En tout cas, vous, vous pouvez interroger nos invités ou nous faire part de vos réflexions. C'est simple, vous flashez le petit QR code qui est là. Et c'est Bertrand Perrier qui est ce soir le détenteur de la tablette magique. C'est lui qui nous transmet tous vos messages. Je compte sur vous, Bertrand. Et puis, on n'oublie pas Bourbon Express, c'est le grand retour du journal de l'Assemblée nationale ce soir. Avec Marco Pommier tout à l'heure. Et entre autres, l'audition devant la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public de Vincent Bolloré. Voilà, pour le menu de ce soir, vous savez tout. Installez-vous confortablement.
Chaque voix compte, c'est parti. Ah bah ça y est, les affaires reprennent. Après trois semaines d'interruptions parlementaires, ne dites pas vacances. Les couloirs de l'Assemblée se sont donc de nouveau animés. Les tambours ont de nouveau résonné à l'arrivée de la présidente. Et l'hémicycle a repris vie. Mais les élections municipales sont passées par là. De ce que vous avez vu tous les trois cet après-midi dans l'hémicycle, est-ce que vous vous dites ce soir qu'il y aura un avant et un après ces élections municipales dans ce quinquennat ? Corinne Laïc ?
Il y aura un avant et un après, mais je ne pense pas le voir dans les couloirs de l'Assemblée nationale, parce que je pense que ça se passe vraiment ailleurs, dans les états-majors des partis. Il se passe des choses ce soir au bureau national du Parti socialiste. Il y a aussi une réunion chez Les Républicains. Et c'est vrai que les élections municipales ont été une sorte de détonateur qui permet... Parce que les choses étaient un peu gelées jusqu'à ce que la campagne ait lieu et qu'on reconnaisse les résultats. C'est un peu le détonateur et le signal de départ à la course à la présidentielle.
Et tout le monde se met en position de combattre en essayant de tirer des leçons de cette élection municipale et de voir si on peut les appliquer à la future présidentielle. Et c'est extrêmement difficile parce que ces municipales sont une photographie, disons, du passé politique de la France, avec deux grandes forces qui sont les partis de gouvernement, la gauche classique, la droite classique, et puis deux petits nouveaux qui sont en train de se frayer un chemin, et qui peuvent, c'est-à-dire le RN et la FI, et qui peuvent représenter des sortes de mâchoires qui vont se refermer sur les partis traditionnels.
Et donc chacun est en train de se mettre en position d'essayer d'exister ou de vaincre. Bruno Cotteres, 48 heures après les résultats du second tour, vous faites aussi cette lecture. Là c'est bien, on peut reposer un peu les choses moins à chaud que dimanche soir par exemple. Vous faites la même lecture que Corinne ?
Oui, oui, d'une certaine manière il ne peut qu'y avoir un avant et un après parce que les conséquences nationales d'élections qui sont pourtant dominées par les considérations locales sont quand même importantes. Elles sont importantes par exemple pour le parti socialiste qui s'est un peu mis à découvert d'un seul coup, qui a été obligé d'abattre une carte qu'il tenait un petit peu dans sa manche. La carte qui est finalement, dans certaines situations, on est bien obligé de faire avec les insoumis.
Sans doute que du côté des socialistes, on aurait aimé conserver cette carte dans la manche pour participer au grand jeu de la présidentielle en ayant un petit peu les mains un peu plus libres de ce point de vue-là. Mais c'est vrai que depuis l'entre-deux-tours, ça nous a dit quand même quelque chose d'important. Le résultat n'est pas forcément couronné de succès, mais c'est plus à la limite la logique d'ensemble de ce qui s'est passé dans l'entre-deux-tours avec des élus socialistes qui pourtant avaient juré que plus jamais la FI qui finalement disent qu'on ne peut pas faire sans. Donc de ce point de vue-là, il y a un avant, un après.
Il y a un peu un avant, un après aussi pour la FI elle-même, puisque la France insoumise a montré qu'elle pouvait exister dans certains territoires. C'est limité à certains territoires, mais dans ces territoires, elle a montré sa capacité à faire campagne et à gagner des villes. Ce n'est pas en nombre très important, mais c'est quand même des symboles politiques. Et puis il y a un avant, un après aussi, bien évidemment, du côté Rassemblement national. Le Rassemblement national progresse dans des villes moyennes. Ce n'est pas que dans la France rurale, ce n'est pas que dans des territoires dits, entre guillemets, périphériques. Elle progresse aussi dans des villes.
Ce n'est pas forcément les grandes métropoles, mais dans des villes. Elle qualifie ses candidats pour des triangulaires, avec des fois 12, 13, 14, 15 %, voire au-delà quelque chose qu'on n'aurait pas pensé il y a une dizaine d'années.
Stéphanie Despierre, vous qui êtes une fine observatrice de la vie parlementaire, vous avez assisté aux questions au gouvernement cet après-midi, donc à cette vie qui reprend à l'Assemblée nationale. Est-ce que ces municipales, elles changent quelque chose à ce qui se passe ici, à l'Assemblée ? Alors, elles changent quelque chose, mais je ne dirais pas, dans l'hémicycle, ça ne s'est pas beaucoup vu cet après-midi. C'était une séance de QAG assez classique. Il y avait toujours autant de tensions. En revanche, dans les couloirs de l'Assemblée nationale, on ne parlait que des municipales et des prix du carburant, quand même.
Et la réunion, par exemple, des députés PS ce matin à l'Assemblée a été ultra houleuse. Olivier Faure, la stratégie d'Olivier Faure a été questionnée. Il y a des députés qui sont partis en claquant la porte. Donc, de toute façon, ça a un impact. Mais on va voir au fur et à mesure aussi des types de textes qui vont être discutés. Est-ce que quelle direction prendra le PS ? Est-ce qu'on va repartir avec une alliance plus proche des Insoumis ou pas ? Que feront les écologistes, qui sont toujours un peu des enfants divorcés, ici à l'Assemblée ? C'est bien, vous avez posé tous les trois les termes du débat de ce soir.
En tout cas, chaque jour va compter, parce qu'entre la coupure estivale, là cet été, le prochain budget, là cet automne, et la campagne présidentielle, dès maintenant, il n'y aura que quelques mois utiles pour légitérer. Embouteillage de textes en perspective, dans une ambiance toujours à couteau tiré. Johan Deletra.
La composition de l'Assemblée nationale, chamboulée par les élections municipales. 38 députés ont été élus maires. Ils doivent maintenant choisir entre leur commune et le Palais Bourbon. La loi de 2014 interdit en effet de cumuler les deux mandats. Pour le moment, 25 députés ont annoncé leur départ de l'hémicycle, comme Fabien Di Philippot, nouveau maire de Sarbours en Moselle.
C'est quelque chose que j'avais en moi depuis longtemps. La base de mon engagement, elle était à Sarbours il y a une vingtaine d'années. Ça a toujours été ma priorité. J'ai toujours dit que je n'accepterais jamais un mandat qui m'éloignerait du conseil municipal. Même décision pour Éric Ciotti. Ma priorité, je l'ai toujours dit, c'est 10.
Son suppléant à l'Assemblée nationale. Patrick Baquet a un mois pour le remplacer. Si ce dernier refuse ou s'il est empêché, une élection législative partielle sera organisée. A l'inverse, 8 députés élus maires ont déjà prévu de rester au Palais Bourbon, laissant la mairie à l'un de leurs adjoints. 5 députés n'ont pas encore tranché. Après une courte accalmie en hommage à Lionel Jospin, la bataille des municipales se prolonge à l'Assemblée nationale. Point de départ des hostilités, la flambée des prix du carburant.
Cette crise rappelle hélas qu'un gouvernement macroniste est un douloureux mélange d'imprévoyance, d'incompétence et surtout d'indifférence devant le sort des Français.
Il y a décidément des choses qui ne changent pas. Quand vous trônez la parole, c'est un mélange d'imperfections, d'inexactitudes, de mensonges et de divisions.
Dans une ambiance toujours aussi électrique, l'exécutif rend les coups à ses adversaires.
L'idée que l'État s'enrichirait sur le dos de la crise n'est pas une idée qui s'installe dans le pays, c'est une idée que les politiques et qu'une partie des politiques sont en train d'installer dans le pays.
Bref, l'Assemblée nationale reste un champ de bataille et c'est Sébastien Lecornu qui le dit. « Cette séance de questions au gouvernement fait bien la jonction entre l'actualité internationale et ce que nous devons gérer sur le territoire national. C'est la guerre, monsieur le Président. » Une guerre qui continuera demain avec une nouvelle séance de questions au gouvernement.
Stéphanie Despierre, comment faire pour que les mois qui viennent soient utiles au Parlement ? Quels textes sont attendus et qu'est-ce qui risque de passer à l'as ? Alors on a des textes sur la Nouvelle-Calédonie qui peuvent cristalliser les oppositions. On a aussi un texte à surveiller au mois d'avril, une proposition de loi de Charles Rodouet, du parti Renaissance pour allonger les délais de rétention administrative des OQTF dangereux. Ça, on va là bien revoir, à mon avis, le clivage droite-gauche. Le RN va à nouveau essayer de grignoter sur sa droite. Donc là, c'est un texte qui est une proposition de loi un peu technique, mais qui va être très, très politique.
On parlera aussi de la protection de l'enfance. Voilà, il y a tout un tas de sujets qui vont revenir à l'Assemblée nationale. Mais vous l'avez dit, les délais sont très courts. Il y a encore des vacances parlementaires en avril, il y a la coupure cet été, il y a des sénatoriales. Je vous rappelle que normalement, l'Assemblée ne siège pas pendant que le Sénat est en campagne sénatoriale. Donc la pause va être très longue et le temps utile avant la présidentielle va être très court. Parce qu'à l'automne prochain, il y aura le gros morceau du budget. Les députés, en fait, commencent à travailler dès la fin août sur le budget.
Ça va absolument vampiriser tout l'automne, vu les difficultés du précédent. Voilà, donc après il restera... On aura comme une impression de déjà vu. Probablement, après, quel sera le résultat ? Sébastien Lecornu a réussi à passer un budget, est-ce qu'il arrivera en passer deux ? On verra, parce que plus on va approcher de la présidentielle, plus ça va être compliqué. Oui. Stéphanie, vous le disiez d'ailleurs, en fait, c'est pas dans l'hémicycle qu'on a vu les changements. C'est en dehors, avec notamment cette réunion autour d'Olivier Faure ce matin, dans des bureaux, dans des salons de l'Assemblée nationale.
Si vous voulez bien, on va commencer par tourner, en effet, le regard vers la gauche de l'hémicycle. Bureau national du Parti socialiste, là, en ce moment même. Il y a un mot qui traverse tous les partis, en fait, depuis dimanche, c'est clarification, Bruno Cotteres. C'est vrai qu'on voudrait tous être des petites souris en ce moment pour être à ce bureau national des socialistes. Quelles sont les questions que doit trancher cette réunion de ce soir ?
D'abord, je ne suis pas sûr qu'elle tranchera. Beaucoup de réunions qui doivent trancher se finissent très souvent sur tout le monde a un peu tort, tout le monde a un peu raison. Mais c'est vrai que pour le Parti socialiste, il y a en son sein des élus qui sommes, d'une certaine manière, Olivier Faure, d'afficher une doctrine plus cohérente vis-à-vis de la France insoumise. Il est apparu comme ayant les deux doctrines et les deux discours à la fois, se dotant lui-même, au fond, d'un double discours. Si ces unions entre la France insoumise et le Parti socialiste avaient été entièrement cournées de succès, il aurait pu dire, vous voyez, j'ai su écouter le local.
J'avais cadré les choses, mais j'ai su faire preuve de mensuétude, de tolérance par rapport aux élus locaux. Et puis, comme ça a moins marché que prévu, là, il peut dire, non, moi, j'avais une position, j'ai dit, pas d'alliance avec la FI. Après, on a un parti démocratique, si les élus locaux...
Oui, c'était pas d'alliance nationale.
Pas d'alliance nationale. Olivier Faure avait un peu ouvert le parachute de survie quelques jours avant le premier tour des municipales en faisant le distinguo entre Jean-Luc Mélenchon et les insoumis. Oui, ce qui est quelque chose qu'il a re-expliqué depuis le deuxième tour. Donc, à mon avis, il va continuer dans cette ligne directrice, mais c'est vrai que beaucoup d'élus locaux socialistes ont dit que pendant leur campagne, beaucoup d'électeurs leur avaient dit, on ne sait plus où vous êtes, qu'est-ce qui se passe par rapport aux insoumis.
Voilà, donc c'est toute la difficulté, toute la difficulté sur quelque chose qui est aussi stratégique par rapport à une personnalité aussi clivante que Jean-Luc Mélenchon, c'est toute la difficulté d'essayer de tenir à la fois les deux discours. Ça apparaît aussi comme quelque chose qui manque peut-être de cap.
Le bureau national du Parti socialiste, Corinne Laïc, ce soir, c'est haro sur Olivier Faure, parce qu'on a même été surpris par les propos de Boris Vallaud, qui est quand même le président du groupe socialiste à l'Assemblée, qui s'en est pris à Olivier Faure en disant que beaucoup de Français n'avaient pas compris quelle était la ligne. Il a parlé de l'ambiguïté stratégique d'Olivier Faure. Est-ce que ce soir, sur la table de ce bureau national, il y a un sujet fort ? Olivier Faure. Il y a un F-O-R-T et F-A-U-R-E. C'est pour ça que j'ai redis le prénom.
Ce matin, lors de la réunion des députés, Olivier Faure a dit il va falloir quelque chose du genre, il va falloir que vous vous mettiez dans la tête qu'on ne peut pas gagner sans l'ensemble de la gauche. Et de ce fait, il pose effectivement la question majeure, qui est de savoir comment aller à la présidentielle, avec ou sans LFI. Il y aura certainement le candidat Mélenchon. Et la vraie question, c'est de savoir s'il y a un candidat social-démocrate qui arrive à faire de l'ombre à Mélenchon et à se frayer un chemin jusqu'au second tour. Vous avez la réponse à cette question ? Je dirais que c'est hautement improbable. Et la réponse, on l'aura quelque part au mois de mai.
Mais pour le moment, c'est très difficile. C'est vrai, pour en revenir à ce soir, que c'est un peu la soirée, peut-être pas des longs couteaux, mais des petits couteaux. Et que tous les opposants d'Olivier Faure, je crois que la bataille va être portée en particulier par Jean-Christophe Cambadélis. Je crois que François Hollande ne sera pas là. Mais bon, il laisse les autres... Je crois qu'il organise une contre-soirée. Voilà, il laisse les autres faire pour lui. Et puis Valot, qui s'est rallié finalement à Olivier Faure, mais aussi n'est pas tout à fait sur la même ligne qu'Olivier Faure.
Et donc cette question de avec ou sans LFI, quelle position par rapport à LFI, qui est posée de manière très forte par quelqu'un comme Jérôme Gedge, par exemple. Lui, évidemment, c'est sans et complètement sans. Elle va être au cœur de la réunion. Je ne suis pas sûre qu'elle soit tranchée, mais en tout cas... Mais si ce n'est pas tranchée, ça peut aller jusqu'où ? C'est-à-dire qu'il y a un moment, il y a un risque de scission ? De toute façon, ils vivent déjà des vies séparées. Oui, mais tout le monde fait semblant d'être dans le même parti. Le sujet, c'est... Ah oui, vous parlez du Parti Socialiste, oui. La question, c'est quelle stratégie par rapport à LFI pour la présidentielle ?
Est-ce qu'il y a un risque de scission du Parti Socialiste ? Je crois que, franchement, au moment de sauter dans le lit, sans parachute, je pense qu'ils vont hésiter. Vous en dites quoi, Bruno Cotteres ?
Non, je ne pense pas qu'il y ait de risque de scission. Ça n'empêche pas qu'il y a de fortes tensions internes. Ça, c'est extrêmement clair. Il y a des lignes stratégiques différentes. Au fond, une partie du parti, quelqu'un comme François Hollande, fait l'hypothèse que ce qui compte, c'est qu'un candidat de la gauche, pour lui, ça ne peut être qu'un candidat socialiste, arrive à se qualifier au deuxième tour pour faire un vrai rassemblement d'électeurs, d'électeurs, c'est-à-dire ça adressant à la culture politique des électeurs de la gauche, enjambant l'appareil de la FI et Jean-Luc Mélenchon. Du côté des Insoumis, on fait exactement la même grille de lecture.
On fait la grille de lecture que Jean-Luc Mélenchon, pour eux, est le seul en mesure de se qualifier au deuxième tour, et que les électeurs de la gauche, dans son ensemble, convergeront vers lui, si c'est pour essayer d'empêcher un candidat du Rassemblement national d'accéder à l'électeur.
Même si, pour certains, Jean-Luc Mélenchon est devenu un repoussoir ?
Oui, bien sûr.
Et on l'a vu dans les alliances PSLFI dans les grandes villes ?
Oui, il y a dans l'histoire de la gauche une longue histoire des divisions, des réconciliations, des redivisions, des re-reconciliations. Il y a dans l'histoire de la gauche de nombreux épisodes où la gauche était très divisée au niveau national et arrivait à faire combat ensemble au moment des élections municipales, notamment. Il y a une grande culture de l'union de la gauche municipale, aussi dans la culture politique de la gauche. Il y a quand même toujours cette idée qu'au bout du compte, quand la question quasi-existentielle est posée, les électeurs de gauche, quels que soient leurs candidats, convergeraient.
Bertrand ?
Oui, c'est vrai que le Parti Socialiste a pris des positions tellement diverses au second tour. Il y a eu le PS qui y va seul et qui gagne, c'est Rennes. Il y a le PS qui y va avec LFI et qui gagne, c'est Nantes, c'est Lyon. Il y a le PS qui y va avec LFI et qui perd, c'est Limoges. Toulouse. C'est Toulouse.
Globalement, il a plus perdu que gagné.
Il a plus perdu que gagné. Et puis il y a le PS qui y va avec Horizon, c'est Strasbourg. Et donc on a l'impression que le PS, en fonction de stratégie locale, y est allé seul, avec LFI, avec Horizon. C'est assez illisible.
Et on sait beaucoup à Rau sur Olivier Faure, mais il y a des choses qui ont été aussi extrêmement surprenantes. Johanna Roland à Nantes, qui normalement est du courant anti-Fort, qui ne veut pas se rassembler avec les insoumis, finalement elle finit à s'allier avec les insoumis pour garder sa mairie. Donc il y a des choses qui sont... – Nécessité fait loi ? – Nécessité fait loi, et je pense qu'Olivier Faure n'a pas pris le risque de dire accord national ou pas accord national pour pouvoir dire, après, que quel que soit ce qui se passe, victoire ou défaite, il puisse s'en sortir et dire, regardez, là j'avais raison, là j'avais tort, et je n'avais pas tort.
Et je pense aussi que s'il avait défini un accord national, de toute façon, en local, ça ne serait pas passé. Il y a plein d'endroits où il n'aurait, de toute façon, cette ligne-là n'aurait pas été suivie. Parce qu'il y a un certain nombre de mairies où les insoumis, les socialistes, les écologistes travaillaient déjà ensemble, comme à Lyon, et finalement il y a eu deux listes à Lyon. Il y a eu une liste d'union de la gauche et une liste d'insoumises, qui finalement, ils se sont réunis dans l'entre-deux-tours. Mais certains me disaient, en fait, ce serait bizarre, ça fait six ans qu'on gouverne ensemble, et là, on casse tout. – En tout cas, les Français, eux, sont lassés.
Ça s'est vu dans le taux de participation, 57%, historiquement bas. Et ça s'entend aussi quand on leur tend un micro. C'est un reportage à Clamart, dans les Hauts-de-Seine, signé Maïté Frémont, Antoine Palos et Eva Billon. – Clamart, dans les Hauts-de-Seine. Ici, ils sont 23 200 à s'être déplacés dimanche pour élire leur mère. La moitié pour glisser un bulletin pour la droite, l'autre moitié pour la gauche. Pas de fusion de listes ici, et pourtant, ce qui reste en tête, ce sont les stratégies d'alliance. – Alors, en tant qu'écologiste, on nous met avec LFI, et ça, je ne l'ai pas encore digéré. C'est vraiment, ça vous dégoûte de la politique, je ne suis pas la seule à le dire.
– On a vu quand même ce haro sur LFI, tout ça, parce que LFI a malheureusement un leader qui ferait bien de faire un peu plus attention à ce qu'il déclare. – Je veux dire, si on est contre à la fois les extrêmes et qu'il y a des alliances qui se font soit droite, soit gauche, on est un peu pris au piège. Et donc, du coup, ça peut faire partie de mon désengagement.
– Un goût amer pour beaucoup d'habitants qui trouvent cette campagne municipale un peu trop loin de leurs attentes. – Je trouvais qu'elle avait des couleurs de campagne présidentielle. Je trouvais qu'on ne parlait pas assez des municipalités, que c'était plutôt global.
– Oui, c'était clairement un top départ pour les présidentielles. Certains sont déjà plus ou moins en campagne.
– Moi, je me sens absorbée, un peu noyée dans tout ce qui se dit, sans forcément comprendre ou sans avoir trop d'appui. J'ai du mal avec les têtes aussi des parties.
– Il faut arrêter d'épiloguer sur toujours les mêmes, c'est fatigant.
– Les municipales valeurs de test, un an des présidentielles, un peu trop marquées pour ses habitants. – Bruno Cotteres, je vous voyais regarder attentivement. C'est vrai qu'avec le Cevipov, vous êtes en train de mener une étude sur l'après-municipale. Ce qu'on perçoit, c'est aussi la lassitude de cette tambouille.
– Oui, il y a vraiment un sentiment de lassitude que toutes les enquêtes qu'on réalise, et d'ailleurs depuis de nombreuses années, documentent. De la même manière, les premiers sentiments qui viennent aux Français quand on leur demande « que pensez-vous de la politique ? » c'est le dégoût, la lassitude, le manque d'intérêts. Les gens sont perdus dans le jeu depuis 2024, en particulier manque de points de repère, on le sentiment que tout est devenu complètement confus, sont véritablement perdus. Et donc on n'était pas étonné de voir, normalement tout aurait dû faire que la participation soit là pour ces municipales.
D'abord parce que le maire est l'élu qui est le mieux perçu, le plus investi de confiance. Ensuite parce qu'on vit une période extrêmement tendue, anxiogène, difficile avec la politique internationale. Donc on aurait pu penser qu'au moins les gens disent « au niveau local, au moins on s'assure une petite niche dans laquelle on peut être acteur de l'endroit où on vit à travers son vote. » Et puis les élections municipales ont été rattrapées par tout ce qu'on vient d'entendre, c'est-à-dire ce sentiment d'être à la fois perdu, de dégoût, le sentiment que les politiques disent quelque chose et puis après ils peuvent dire tout à fait le contraire.
Et ça je pense que malgré, on peut faire crédit à Olivier Faure sans aucun doute d'une forme de sincérité. Quand il dit « au niveau local, on m'a demandé, les élus ont voulu sauvegarder leur mairie, surtout pas que ça tombe aux mains de la droite. » Donc il y a une forme de sincérité politique dans tout ça. Mais en même temps, il ne se rend pas compte que lu à travers le prisme de la vie de tous les jours des électeurs, ça apparaît comme quelque chose qui n'est juste pas possible dans les électeurs.
– De quoi, c'est un manque de colonne vertébrale ?
– Oui, les électeurs, dans leur vie professionnelle, ils ne peuvent pas dire à leur chef quelque chose et puis trois ans après, lui dire non… – Il veut dire que c'est un boulet ? – Voilà, donc on voit, ils ne se rendent pas compte des effets que ça produit dans l'électorat.
– Effet délétère. Bertrand Perrier, l'une des images du jour à l'Assemblée nationale, au début de la séance de questions au gouvernement. C'est l'hommage qui a été rendu à Lionel Jospin en début de séance. Et ce soir, Bertrand, vous êtes envahi par une vague de nostalgie. Perrier tranche, c'est tout de suite. – La nostalgie, la nostalgie Jospin.
– Oui, oui, Adeline, nostalgie, parce qu'à l'heure où on en parle, la gauche se divise, se déchire, s'invective de nouveau. Comment ne pas se dire, en pensant à Lionel Jospin ce soir, que la gauche, c'était mieux avant. Avant, c'était la gauche plurielle, une gauche intransigeante sur les valeurs de la République, qui allait des écologistes aux communistes, en passant par le Parti radical et le mouvement des citoyens, du Bervé de Ryd à Jean-Pierre Chevènement, en passant par Martine Aubry, Elisabeth Guigou ou Claude Allègre.
Une gauche avec un pivot central qui était le Parti socialiste uni, une gauche qui portait des projets structurants pour la société, dans un climat économique, c'est vrai, favorable. Les 35 heures, le PACS, la CMU, les emplois jeunes, et une gauche qui, bien sûr, à la fin, n'a pas su éviter le morcellement et donc la candidature de Jean-Marie Le Pen au second tour de l'élection présidentielle de 2002, mais une gauche qui a traversé la cohabitation comme une gauche de gouvernement et qui a fait passer de vraies réformes pour la société.
Vous êtes nostalgique aussi parce que Lionel Jospin, c'était une certaine conception du débat politique.
Oui, et là encore, je crois incontestablement, c'était mieux avant. C'était mieux avant les réseaux sociaux, c'était mieux avant l'ère du clash à tout prix, c'était mieux avant que la démocratie ne se dissolve dans le spectacle et la surenchère. C'était mieux avec Lionel Jospin quand un adversaire n'était pas un ennemi, c'était mieux quand on s'avait raison gardée, même dans un débat d'entre-deux-tours. En somme, je voudrais dire, en badinant, bien sûr, mais avec un fond de sérieux, qui vaut mieux 5 ans avec Jospin que 7 ans avec Jacques Chirac. Ça serait bien long, ça serait bien long. On se fait plaisir, toute agressivité, on se fait plaisir, on fait plaisir à ses militants.
Les Français ont horreur de ça. Oui, pour tous les militants. On n'a pas entretenu la vie. Ah oui, oui. J'avais eu la même chose, j'imagine que tu vas le plier. Oui, oui, oui, naturellement. Mais ça, c'est les militants. Oui, oui, absolument. Mais l'ensemble des Français... Pas tous, hein, pas tous les militants, bien sûr. Non, bien sûr, c'est ceux qui cliquent. J'espère que vous ne vous êtes pas sans plus bon.
C'est savoureux, les archives.
Voilà, c'était ça, Jospin Chirac, une certaine idée de la politique, le respect mutuel, le refus de l'hystérisation du débat, la sobriété. Alors oui, c'était peut-être un peu austère, un peu sinistre, avec des blagues un peu nulles, mais personnellement, entre ça et les vociférations destinées à faire le buzz, j'ai fait mon choix.
Et puis, Lionel Jospin, c'était aussi une certaine conception de l'éthique en politique, vous nous dites.
Oui, Adeline, et là aussi, c'était mieux avant. Lionel Jospin, c'était une culture protestante, janséniste, une exigence intellectuelle et morale, une hauteur de vue, une sérénité, une droiture, une rectitude, on pourrait presque dire une forme de raideur, mais une raideur qui est l'inverse des contorsions opportunistes et des trahisons par ambition. Lionel Jospin, c'était le refus du clinquant et du bling-bling, pas d'affaires, pas de procès, pas de bracelets, pas d'éclats, pas de fracas, mais le sens de l'État, y compris dans son départ digne, assumant sa défaite, sans retour, se consacrant avec sérieux à sa fonction de membre du Conseil constitutionnel.
Bref, oui, ce soir, Adeline, j'assume ma nostalgie, Jospin, c'était vraiment bien.
Merci Bertrand, Jospin, c'était vraiment bien. Alors cela dit, depuis tout à l'heure, on parle de la gauche, mais pardon, le casse-tête concerne aussi la droite, les Républicains sont eux aussi réunis en ce moment même en bureau politique pour définir, alors là, on sait ce qu'il y a sur la table, c'est pour définir un mode de désignation du candidat pour 2027. Là aussi, Corinne Laïc, c'est l'heure de la clarification dès maintenant ?
Alors, je ne sais pas si la clarification va sortir du bureau d'aujourd'hui, mais le problème de LR, c'est qu'ils ne sont pas tous d'accord pour savoir s'il faut faire uniquement une primaire au sein de LR, auquel cas, Bruno Retailleau, qui a été massivement élu, je crois, à 75% par les adhérents, risque fort d'être désigné comme le candidat LR. Ça, c'est l'option de la primaire fermée, c'est ça ? Voilà, c'est l'option de la primaire LR, parce qu'ils sont en train de discuter d'une primaire LR dont on déterminerait le mode de fonctionnement. Est-ce que ce serait une primaire réservée uniquement aux adhérents ? Est-ce que ce serait une primaire ouverte à tout le monde ?
C'est ça qui est décidé. Mais indépendamment de ça, qui serait une primaire LR, se pose la question de savoir s'il y aura une primaire du socle commun, c'est-à-dire le socle commun, je rappelle ce que c'est, c'est une invention de Michel Barnier et ça comporte le bloc central, c'est-à-dire les partis qui soutiennent à l'origine Emmanuel Macron, Horizons, Renaissance, l'UDI, le Modem et les LR. Est-ce qu'il faut faire une primaire de Attal à Retailleau ? Je cite volontairement cet exemple parce que Attal et Retailleau ne s'entendent pas du tout, ils ne veulent pas être ensemble. Donc il y a aussi le problème de définition des contours.
Et après, il y a le problème de savoir si on fait une primaire alors que beaucoup des supposés participants à cette primaire, je pense notamment à Gabrielle Attal et à Éloire Philippe, ne veulent pas de primaire. Donc c'est vraiment une espèce de décision en cascade qui ne seront certainement pas prises aujourd'hui, mais c'est la question qui se pose parce qu'il y a la prise de conscience de l'ensemble du socle commun que s'ils n'ont pas un candidat unique, ils n'ont aucune chance d'arriver au second tour puisque tout le monde sait que tout va se jouer au premier tour, l'autre fauteuil du second tour étant occupé par quelqu'un du Rassemblement national.
Voilà, donc c'est ça qui se joue, c'est d'arriver à dégager une personne qui soit le candidat de gens qui ont quand même des options politiques assez différentes et assez tranchées et qui ont des égos qui vont avec. Donc ça suppose de renoncer à beaucoup de choses. Est-ce que l'esprit de responsabilité l'emportera ? Évidemment, tout le monde dit en faire preuve à condition d'en être le bénéficiaire. Oui. Bruno Cotteres, est-ce que la droite finalement n'a pas exactement les mêmes problèmes que la gauche, c'est-à-dire un problème de lignes et d'incarnation ?
Oui, il ne se pose pas exactement les mêmes thèmes, mais oui, elle a effectivement ce problème. Elle a un autre problème aussi, sans doute qu'il y a à gauche aussi, au fond, pour la cible qui est visée, c'est-à-dire un électorat, on va dire, centre-centre droit. Déjà, à l'intérieur de cette cible, ce n'est pas équivalent Gabriel Attal ou Édouard Philippe. On voit très, très bien dans les données d'enquête dont on dispose, même si loin de la présidentielle et les enquêtes d'intention de votre présidentielle, on voit que pour les sympathisants des Républicains, on va dire l'électeur de centre-droit classique, ce n'est pas équivalent de lui mettre Gabriel Attal ou Édouard Philippe.
Gabriel Attal est perçu davantage comme macroniste, moins comme quelqu'un qui vient de leur rang. Édouard Philippe est sorti du rang, mais pour eux, ce n'est pas la même chose quand même. Donc déjà, il y a ce premier sujet. Il y a un deuxième sujet qui est aussi par rapport aux Républicains. Quand on écoute les membres du socle commun, certains restreignent le socle commun à horizon, renaissance, modem.
Sans aller jusqu'à LR.
Gabriel Attal est plutôt sur cette position en disant qu'il faut que les LR fassent preuve qu'ils sont membres et donc qu'ils clarifient leur position par rapport au Rassemblement national, ce qui est une manière d'une certaine manière de les tenir hors du jeu de la primaire.
Est-ce que le moment de bascule ce n'est pas le moment où Bruno Retailleau choisit de ne pas choisir entre Éric Ciotti et Christian Estrosi à Nice ?
C'est vrai que ça a beaucoup marqué cette prise de position. Elle a surpris parce qu'il est le leader du parti et donc comme le leader du parti normalement il doit défendre la ligne du parti. La ligne du parti c'était de défendre Christian Estrosi numéro 2 de horizon soutenu par les républicains. Donc effectivement on voit que là il y a quelque chose qui traduit le doute stratégique de Bruno Retailleau, le doute stratégique des républicains qui ne veulent pas si tôt, c'est-à-dire plus d'un an avant, on est à peu près un an avant la présidentielle, se lier les mains.
Et c'est une des parties du problème, c'est que ce sont des acteurs très stratégiques, une décision très stratégique à prendre et ils ne veulent pas se lier les mains trop tôt. Il faut qu'ils aient à l'automne au début de l'année 2027 qu'ils aient encore les coudées un peu franches pour peut-être abattre définitivement la carte.
On va peut-être se décider avant parce que dès cet été, le Rassemblement national partira en campagne avec le nom de son candidat après la décision judiciaire de Marine Le Pen. Là, on a l'impression qu'on parle du qui et on parle du comment. C'est-à-dire, tout le monde est en train de s'écharper sur quel genre de primaire, quel mode de désignation. Et chacun prône l'unité. C'est-à-dire, Gabriel Attal a dit encore ce matin « unité ». Chez Horizon, on est d'accord pour l'unité mais derrière Édouard Philippe et on se dit « mais le temps va passer vite en fait ».
Mais pour le coup, le risque de scission, à mon avis, il existe du côté des LR sur cette ligne de partage entre eux jusqu'où je vais du côté du RN ou pas. Et vous avez des personnalités comme Jean-François Copé, Valérie Pécresse, Xavier Bertrand, Gérard Larcher, je pense, qui ne suivraient pas un Retailleau qui pratiquerait une espèce de porosité du mur avec le RN. Et là, il y a un risque d'explosion des LR. Stéphanie ? En fait, c'est toujours la même question. C'est que tout le monde dit qu'il faut appeler à l'Union. Et c'est vrai qu'on l'a vu au municipal, la droite a gagné surtout quand elle est alliée au reste du socle commun. Mais personne ne veut s'effacer devant les autres.
Donc là, vous avez Édouard Philippe qui annonce un énorme meeting à la mi-avril. Il y a Gabriel Attal qui sort un livre et qui se matin... C'est pas sûr. C'est une information de l'opinion. Il pourrait avoir lieu en mai ou en juin. Ah, petit décalage. C'est pour ça que vous êtes là, Corinne. C'est mon confrère Mathieu Depriec qui a sorti l'information. Gabriel Attal, lui, essaye de parler. Ce matin, il dit « Moi, je veux une union. » Il veut se montrer comme artisan de l'union en espérant que peut-être après, il pourra être celui qui incarne le rassemblement. Mais pour l'instant, on ne voit pas très bien en effet comment ça atterrit. Est-ce qu'on attend que les sondages décantent ?
C'est la question que j'allais vous poser. Est-ce que les sondages vont compter ? Évidemment. Évidemment. la question est de savoir que chacun cherche le bon moment pour déclarer sa candidature parce qu'ils savent que ça peut créer une dynamique ou pas. Parce que si on se fie au sondage actuel, c'est Édouard Philippe. C'est ça. Et quand on demande aux autres comment on départage tout ce monde-là, personne n'est capable de nous répondre. On leur dit « Bon, il reste les sondages. » « Oui, mais non, quand même. » « Bon, alors une primaire. » « Non, mais une primaire, c'est compliqué. On ne sait pas. On ne va pas être d'accord sur le périmètre. » Tout ça est encore très, très flou.
Alors, il y a des gens qui réfléchissent à des moyens de départage. Il y a Maël Decalan et Patrick Stéphanini qui ont fait, il y a quelques jours, dans le Figaro, une tribune pour imaginer une espèce de processus assez complexe avec des personnalités qui se mettraient d'accord sur quelques valeurs, après sur un mode de départage et puis une réunion finale. Mais le fait même de participer déjà à ce processus montre qu'on s'entend et qu'on est d'accord pour en accepter les résultats. Ce qui suppose qu'on soit déjà d'accord avant de s'être mis d'accord. Donc, c'est assez compliqué.
Bruno Cotteresse, est-ce qu'à minima, ces municipales, elles n'ont pas aussi permis, enfin, à la droite, un examen de conscience, une prise de conscience de l'urgence de se rassembler parce que le Rassemblement national, il ne va pas attendre que la droite se choisisse
un candidat ? Non, très clairement, non. D'ailleurs, aux élections municipales, on a quand même continué à voir cette progression progressive, on va dire, du Rassemblement national. Donc, pour, effectivement, le camp de la droite, il est aussi urgent. Il y a les questions de personnes, de leadership, mais il y a les questions de programme. Et on a vu, d'ailleurs, dans l'entre-deux-tours des municipales, que les électeurs, au fond, le bricolage à la va-vite entre deux tours ou d'un seul coup, on redécouvre qu'on est amis ensemble. ce n'est pas très convaincant.
Donc, il y a cette question qui est quand même qu'au moment de l'élection présidentielle, le pays entier attend un certain nombre de réponses extrêmement fortes sur des préoccupations de tout le monde. les déficits publics. On n'en parle pas trop en ce moment. Ça, quand même, préoccupe beaucoup, beaucoup, beaucoup l'opinion. Tout le monde se demande est-ce qu'il va y avoir des augmentations d'impôts, etc. Donc, les déficits publics. la question très importante aux yeux des Françaises et des Français, du pouvoir d'achat, la question de la sécurité. Donc, ce sont des questions sur lesquelles il y a des sensibilités différentes à l'intérieur du fameux socle commun.
Gabriel Altal n'a pas les mêmes réponses sur ces questions qu'Edouard Philippe. Et donc, ce qu'ils peuvent pas, c'est à la dernière minute dire, bon, ben, finalement, on a bien réfléchi, l'un d'entre nous a de meilleurs sondages que l'autre, donc, il y va. Donc, ça, ça a moins de chances de convaincre et c'est une des difficultés du problème parce qu'effectivement, comme ça vient d'être dit, pour commencer à réfléchir ensemble soit à un mécanisme de désignation, soit à une plateforme commune...
Comité de liaison, je crois, dit Gabriel Altal. Oui, il faut...
Il faut quand même partager des options de politique publique...
Oui, c'est-à-dire que pendant ce temps,
on parle pas de programme, quoi. Très impliquante. C'est l'élection présidentielle avec des questions fortes de l'électorat.
Bertrand, vous y ajoutez quelque chose ?
Oui, c'est intéressant. Il y a même, au sein du bloc central, au sein de ces municipales, une petite course à distance. Finalement, on voit que le bloc central s'en sort pas si mal, mais au sein du bloc central,
l'horizon s'en sort encore mieux puisqu'il y a Angers, il y a Reims avec Arnaud Robinet, de l'autre côté, il y a Annecy, il y a Bordeaux. Mais c'est vrai qu'on voit bien que même dans le bloc central, on s'observe et que l'élection, évidemment, assez facile, d'Edouard Philippe au Havre, remet, effectivement, dans la machine avec l'idée dans une primaire que la base d'une primaire, c'est qu'on renonce à se présenter si on ne la gagne pas. Et je pense que ce prérequis d'une primaire est quand même très loin.
Merci en tout cas à tous les trois d'être venus ce soir sur le plateau de Chaque Voix Compte. On va poursuivre la discussion dans un instant avec la question qui fâche. On va reparler de la gauche. Olivier Fort, Jean-Luc Mélenchon, qui est le boulet de qui ? On va en parler avec nos trois prochains invités. Mais avant cela, c'est le chiffre du jour avec Fanny Guinochet. Bruno Cotteret, ça a un peu fait une transition toute facile tout à l'heure parce que c'est vrai qu'en ce moment, ce qui préoccupe les Français, c'est le déficit public mais aussi, c'est le déficit à la pompe. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, les prix dans les stations-service n'ont cessé d'augmenter.
Vous avez le chiffre précis, Fanny. Le chiffre précis, c'est 45 centimes de plus
par litre pour le gazole et c'est 23 centimes pour le litre d'essence. Autant vous dire que ce sont des chiffres
qui fâchent là aussi. Alors, il faut dire que ces prix à la pompe, ils sont indexés sur les prix du baril de pétrole qui restent très élevés, 100 dollars environ. Alors qu'il faut se rappeler, avant la guerre, avant le déclenchement de la guerre contre l'Iran, eh bien, on était plutôt à 60 dollars. Alors, pourtant, depuis, il y a eu l'annonce des pays occidentaux de libérer des réserves et des stocks stratégiques de pétrole sur le marché pour faire baisser les coûts. Et puis, le gouvernement français, par exemple, a demandé aussi, toujours dans cette idée, d'augmenter, que les raffineries augmentent leur production. Le problème, c'est que tous les raffineurs n'ont pas répondu présent.
Il n'y a que la raffinerie de Gravenchon qui a dit, OK, qu'il était en capacité de le faire. Donc, pour le moment, on voit que les leviers ne sont pas suffisants pour faire baisser les prix. Il y a aussi des mesures ciblées. Oui, des mesures ciblées pour les professionnels. Alors, évidemment, on pense aux pêcheurs, on pense aux taxis, aux agriculteurs. Alors, les mesures ciblées, ce sont par exemple des décalages de prélèvements de cotisations et de charges, des prêts à court terme qui sont garantis par l'État, par le biais de la BPI, la Banque publique d'investissement. Mais face aux chocs pétroliers, la France joue quand même les petits bras.
Bercy, le gouvernement font des réunions tous les jours avec les entreprises, avec les fédérations. Et puis, pour les consommateurs, l'Andal et particuliers, on voit que ça ne suit pas, notamment par rapport à ce que font nos voisins européens qui baissent les taxes sur le carburant, qui plafonnent les prix ou qui encore distribuent des chèques carburants. Bon, mais en France, ce n'est pas du tout possible. Maude Bréjon était ce matin les porte-parole du gouvernement et ministre de l'Énergie était ce matin sur France Info. On va l'écouter. Elle nous explique pourquoi. Nous n'avons plus les moyens du quoi qu'il en coûte et la situation n'a rien à voir avec ce qu'elle était en 2022-2023.
Et quelles peuvent être les conséquences sur l'économie ? Alors, Roland Lescure, le ministre de l'Économie, en parlait d'ailleurs tout à l'heure à l'Assemblée et il le disait, le premier risque, c'est l'inflation, c'est-à-dire la hausse des prix. D'ailleurs, il y a une note de l'INSEE qui est tombée là il y a quelques heures et qui dit, attention, effectivement, il va y avoir une inflation qui va être plus prononcée cette année, assez rapidement d'ailleurs, parce que forcément, cette hausse des prix énergétiques, elle va se répercuter sur les autres prix. Et puis, ça va augmenter notre charge de la dette aussi parce que les taux d'intérêt, on voit, ils remontent.
Donc, ça, ce n'est pas une très bonne nouvelle. Et puis, cette hausse des prix, elle se répercute aussi sur les sorties, ce que doit payer l'État parce qu'on le rappelle, les pensions, les allocations, les pensions de retraite, le SMIC sont indexés sur l'inflation. Alors que de l'autre côté, eh bien, les recettes, elles, elles vont plutôt se contracter puisqu'il faut s'attendre là aussi à une croissance qui ramollit, une activité qui ralentit. donc forcément, ça vous fait moins de rentrées de cotisations dans les caisses. Mais sauf que beaucoup vous diraient, Fanny, que l'État engrange en ce moment des taxes sur les carburants. Alors beaucoup, beaucoup.
Vous avez Marine Le Pen, surtout, qui a dit tout à l'heure que l'État était un profiteur de crise. Alors c'est vrai que sur l'essence, sur les carburants, il y a la TVA et que là, la TVA, effectivement, grandit avec la hausse des cours. Mais vous avez aussi la TICPE qui est une autre taxe mais qui est l'État préfixe, en fait, quel que soit le cours du baril. Et puis surtout, vous voyez tout ce que l'État doit payer et on n'est qu'au début de la partie parce que, nouveauté, tout à l'heure, Roland Escur a dit cette crise, elle n'est pas passagère. Oui, il a parlé pour la première fois d'un choc pétrolier. Et il a parlé pour la première fois d'un choc pétrolier.
Donc, on voit que dans ces conditions, le gouvernement aura bien du mal à tenir son objectif de déficit. On rappelle que c'était 5% du PIB et c'était un déficit. Ils s'étaient engagés avant la guerre en Iran. Merci Fanny. On passe à la question qui fâche. Et j'accueille sur le plateau de chaque voix compte Anna Pic. Bonsoir, députée socialiste de la Manche. Merci d'être là aux côtés de Sandrine Rousseau. Bonsoir. Bonsoir. Députée écologiste de Paris. Et bonsoir, Daniela Obono. Bonsoir. Députée de la France insoumise de Paris. Merci à toutes les trois d'être là. La gauche est unie, au moins, sur le plateau de chaque voix compte ce soir.
Pour le reste, je laisse Katia Gilder vous poser la question qui fâche. Juin 1997, à la surprise générale, une coalition de gauche remporte les élections législatives après la dissolution provoquée par Jacques Chirac. Une majorité plurielle surgit dans le paysage politique, rassemblant socialistes, écologistes, communistes et radicaux. 27 ans plus tard, les forces politiques de gauche sont à nouveau réunies. Elles réussissent à faire alliance pour les législatives de 2022. Paris réussit, la nouvelle Union populaire, écologique et sociale devient la principale force d'opposition à l'Assemblée nationale, privant Emmanuel Macron de la majorité absolue. L'unité affichée va vite se fissurer.
En juin 2024, exit la NUPES, place au nouveau Front populaire. Mais dès le départ, la nouvelle coalition de gauche est fragilisée. Après les attentats du 7 octobre en Israël, le refus des cadres insoumis de qualifier le ramasse d'organisations terroristes marque une fracture claire entre le Parti socialiste et la France insoumise.
Ce sont eux qui abîment la NUPES et c'est eux qui doivent clarifier leur position. Le désaccord se multiplie au sein de l'Alliance,
comme sur le budget 2026, voté avec l'appui des socialistes aux Grandes Dames de LFI. Aux militants et aux électeurs du Parti socialiste qui, depuis plusieurs jours, ont dit leur dégoût, romper les rangs. Le résultat des élections municipales ravive les tensions. Dans la plupart des grandes villes où des alliances LFIPS ont été passées, Toulouse, Limoges ou Bordeaux, la gauche a perdu. L'heure est au règlement de compte.
Tout le problème aujourd'hui avec Jean-Luc Mélenchon, c'est qu'il est devenu un véritable boulet pour la gauche parce qu'il est celui qui a donné le sentiment que la gauche pouvait se compromettre avec l'antisémitisme.
Les deux gauches, celle des sociodémocrates et celle de Jean-Luc Mélenchon paraissent irréconciliables. Depuis des semaines, la gauche fait la guerre à la gauche qui fait en retour la guerre à notre moitié de la gauche. A la fin, la gauche irréconciliable, on peut dire qu'elle a gagné, c'est une victoire, et Jean-Luc Mélenchon et de François Hollande qui avait prédit qu'on ne pourrait plus travailler ensemble. Mais quand la gauche irréconciliable gagne, c'est la gauche qui perd. Alors la question qui fâche, la voici. 20 ans après la majorité plurielle de Lionel Jospin, l'union de la gauche est-elle morte et enterrée ?
Anna Pic, d'abord merci d'être là au moment où votre parti tient un bureau national. Est-ce que c'est Haro sur Olivier Faure d'ailleurs ce bureau national ce soir ? Pour l'instant, je viens de le quitter ce bureau national pour pouvoir vous rejoindre. Nous sommes dans l'analyse des résultats et l'analyse montre qu'en réalité nous avons des très bons résultats sur ces municipales.
D'abord parce que nous avons une stratégie d'alliance large de premier tour et qu'effectivement cette stratégie d'une gauche unie au premier tour de la gauche et de l'écologie a fonctionné et lorsqu'elle a fonctionné et qu'elle arrivait en tête, quels que soient les choix qui ont été faits pour le deuxième tour, la dynamique a profité tout particulièrement au chef de file socialiste. Mais Boris Vallaud a commencé ce bureau national semble-t-il en affirmant qu'en huit ans d'opposition, vous n'êtes toujours pas l'alternative. On va redire plus jamais la France insoumise mais qui nous croira ?
Mais en réalité, la question de Boris Vallaud doit-elle être nécessairement sa relation avec la France insoumise ? Si nous avons vocation à être un grand parti de rassemblement, ce que nous avons été, et je crois que si aujourd'hui nous avons rendu hommage à Lionel Jospin qui a été finalement le fédérateur de cette gauche plurielle qui n'était pas plus une évidence à travers notre histoire, de Blum à aujourd'hui, l'évidence de l'union de la gauche n'a jamais existé.
Ça a toujours été effectivement en luttant contre ceux qui voulaient avoir des stratégies de la gauche irreconciliable et on l'a eu maintes et maintes fois, ça a été un débat répété et puis aussi contre ceux qui effectivement profitent dans une perspective de présidentielle de la polarisation au sein des gauches. Mais aujourd'hui, reconnaissons que de Jean-Luc Mélenchon à François Hollande et à ceux qui finalement rentrent dans ce débat de manière plus clivante que nécessaire, et bien effectivement, nous nous fragilisons.
Et moi, je le dis lorsqu'on dit qu'effectivement, lorsque Olivier Faure dit qu'aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon est un boulet pour la gauche, c'est parce que cette stratégie de la polarisation à gauche, du clivage à gauche, de la fracturation de la gauche, elle ressort de celles et ceux qui veulent un destin présidentiel au-delà de toute procédure qui viserait finalement à rassembler.
Et il y a une erreur dont on ne parle peut-être jamais, mais c'est très probablement l'inversion du calendrier qui fait qu'aujourd'hui les législatives ne sont pas avant les présidentielles mais après les présidentielles et qu'en l'occurrence, effectivement, nous avons présidentialisé un régime qui était d'abord un régime parlementaire avec un président qui est devenu élu au chiffrage universel.
Cette réversion et le quinquennat a poussé cette logique jusqu'au bout et aujourd'hui, évidemment, le discours sur de fracturer et de poser toujours plus finalement une guerre des gauches permet de faire émerger un candidat de premier tour mais qui ne fait pas émerger un candidat de deuxième tour qui soit efficace face à un risque qui était jusque-là celui de la droite mais désormais d'une droite qui court après l'extrême droite et de fait, et on l'a vu sur ces municipales et on est tous tous ceux qui ont fait campagne dans des villes moyennes on a vu que sur le terrain la jonction des droites et de l'extrême droite était faite que lorsqu'il n'y avait pas de liste d'extrême droite celle-ci s'affichait affichait leur soutien à la droite et quand je dis la droite c'est toute la droite y compris la droite qui se veut centriste je l'ai vu j'ai vu effectivement l'extrême droite revendiquer chez moi la victoire mais vous avez entendu aussi des électeurs de gauche vous dire que peut-être que la gauche c'était pas jusqu'aux insoumis évidemment je l'ai entendu vous avez entendu le besoin de clarification des électeurs ils ne disent pas de clarification ils disent ce que nous voyons c'est la France insoumise dans l'Assemblée de manière générale les députés qui soit disant bordélistes puisque désormais on est filmé nous constamment et que évidemment nos débats et d'autres forces de conviction c'est à dire qu'aujourd'hui il est interprété comme des batailles rangées moi je crois sincèrement que nous avons des débats qui sont stratégiques mais nous avons aussi un débat de fond aujourd'hui et le débat de fond reconnaissons-le Jean-Luc Mélenchon est un homme particulièrement cultivé qui sait fort bien ce qu'il fait et lorsque sous la pression il reconnaît une erreur c'est un peu je vous dirais donc vous n'êtes pas sur la ligne d'Olivier Faure qui dit que Jean-Luc Mélenchon est devenu le boulet de la gauche Daniel Obono vous l'avez pris comment ?
je vous laisse tapiner des tâches sur la France insoumise moi je vais vous laisser parler mais vous entendez que je la laisse parler et qu'elle a usé son temps de parole ça fait France insoumise France insoumise allez-y allez-y c'est votre tour donc je vous demandais comment vous devez réagir quand vous avez entendu Olivier Faure après les alliances scellées pendant l'entre-deux-tours entre le PS et LFI finir par dire que de toute façon Mélenchon c'est le boulet de la gauche tout est la faute de Mélenchon la crise internationale c'est la faute de Mélenchon la crise nationale c'est la faute de Mélenchon je crois que tout cela n'est pas sérieux s'il y a bien une chose qui ressort de ces élections c'est que taper, taper, taper sur la France insoumise et Mélenchon n'aide pas la gauche et excusez-moi mais dans cette situation depuis au moins 2022 ceux qui ont été la cible de toutes les attaques et malheureusement aujourd'hui le parti socialiste et une partie des écologistes s'y joignent c'est la France insoumise alors qu'en 2022 vous l'avez dit qui après l'élection présidentielle que vous fustigez peut-être parce que le résultat du parti socialiste n'était pas si bon que ça qui a fait l'union si ce n'est pas grâce au résultat de Jean-Luc Mélenchon qui a permis que nous ayons la plus grande coalition de gauche depuis un certain nombre de temps à l'Assemblée nationale en 2024 quand il y a eu la dissolution qui a fait le pas pour que nous fassions la NUPES qui a gagné l'élection si ce n'est pas la France insoumise et Jean-Luc Mélenchon et permettez-moi tout de même de rappeler que Jean-Luc Mélenchon est le porte-parole et le candidat à la présidentielle qui est passé de 19 à quasiment 22% un score que la gauche radicale de rupture n'a jamais atteint dans ce pays mais la France insoumise ce n'est pas que Jean-Luc Mélenchon et quand vous passez votre temps mais c'est d'abord Jean-Luc Mélenchon que ce n'est pas que Jean-Luc Mélenchon non non non je vais finir donc je dis Jean-Luc Mélenchon à cette place-là qui est importante et qui est aujourd'hui je crois y compris peut-être plus au niveau international où il est entendu comme le porte-parole de la gauche radicale et moi j'en suis fière parce que je défends la même chose mais merci de vous rappeler aussi que quand vous crachez et vous insultez à tour de bras Jean-Luc Mélenchon ce sont les électeurs et les électrices insoumises ce sont les militants et les militantes qui ont fait le résultat de toute la gauche vous ne pouvez pas dire d'un côté que les insoumis ce n'est pas que Jean-Luc Mélenchon et dire que quand on insulte Jean-Luc Mélenchon on insulte les électeurs quand on insulte le porte-parole d'un mouvement et par ailleurs excusez-moi il y a eu beaucoup de choses qui ont été dites donc je tenais à le rappeler parce qu'après on ne peut pas s'étonner entre l'entre-deux-tours quand on ne mobilise pas les électeurs de gauche après avoir passé son temps à dire pique-pendre du porte-parole et par extension oui les électeurs et les électrices oui les militants et les militantes qui vont tracter qui ont fait élire en 2022 et 2024 des députés écologistes et socialistes et oui vos collègues aussi de la France insoumise qui ne sont pas juste des petits lieutenants ou des petits soldats qui ont une tête qui ont des idées et qui si on continue à être dans ce mouvement à défendre ce programme c'est parce qu'on y croit et nous ne sommes pas antisémites et nous ne sommes pas islamo-gauchistes nous sommes des militants antiracistes anticapitalistes alter-mondialistes et s'il y avait plus de respect moi je demande plus de respect et qu'on parle du fond je n'ai rien entendu sur le fond quel est le désaccord il y a des stratégies différentes ce n'est pas une question de gauche irréconciliable quand le parti socialiste décide sous la pression de François Hollande de s'orienter vers une union du centre soi-disant centre parce que c'est ça son projet faire la grande alliance qu'il aurait voulu faire avec Beyrou c'est la remise en cause du contrat de législature que nous avons eu avec le NFP et c'est ce qui explique ensuite qu'on ne vote pas la censure c'est ce qui explique ensuite qu'on vote la censure qu'on vote pour le budget de la sécurité sociale c'est ça le fond du désaccord il y a aussi ce soir un bureau politique des écologistes au moment où on parle là c'est Aros pardon il y a des bureaux politiques oui il y a des bureaux politiques c'est le thème de la semaine Aros sur Marine Tondelier je vous pose la question parce que Yannick Jadot qui était le dernier candidat à la présidentielle estime que la ligne stratégique portée depuis deux ans par Marine Tondelier a éloigné les verts de leurs électeurs et il a perdu ce soir dans le point les verts à s'affranchir de Jean-Luc Mélenchon c'est ce qui dit ça Yannick Jadot Yannick Jadot là moi je suis atterrée de ce qui est en train de se passer et du spectacle qui est donné durant ces municipales et après parce qu'en fait si on regarde un tout petit peu les choses de manière objective à l'Assemblée nationale on a voté 90% des votes ensemble alors évidemment il y a des votes qui sont très différents et ce sont des votes qui sont importants comme la censure le PLFSS par exemple où en effet là il y a une stratégie différente mais sinon sur le reste il y a 90% des votes qui sont communs si on regarde les élections municipales les électorats de gauche se sont additionnés quelle que soit la tête de liste c'est à dire que la tête de liste soit PS que la tête de liste soit écologiste ou que la tête de liste soit LFI l'électorat de gauche est venu et a voté de sorte qu'en fait on a un électorat qui est bien plus unioniste c'est faux excusez-moi c'est faux Toulouse Toulouse François Pigmal n'a pas récupéré tous les votes de la liste d'union de la gauche il fait 3500 voix de moins même François-Bosanel fait le meilleur score de toute la gauche réunie depuis au moins deux élections la dernière fois parce que franchement il y a eu aussi des erreurs excusez-moi il y a eu des erreurs qui ont été données sur la majorité je vous parle de nombre de voix la dernière fois c'était un candidat écologiste à Toulouse qui a rassemblé au second tour moins de voix que François Pigmal donc en fait je veux dire qu'il y a un moment où il faut juste être factuel c'est-à-dire que le paysage politique actuel c'est qu'on a un peuple de gauche appelons-le comme ça j'aime pas ce terme mais appelons-le comme ça qui est très unioniste et qui veut que nous gagnons parce qu'en fait ce peuple de gauche il a peur il a peur de ce qui se présente en 2027 et il ne comprend pas les débats que nous pouvons avoir en interne qui sont quand même des débats je le dis et je le dis à vous deux d'hégémonie à gauche c'est-à-dire de qui prendra le lead à gauche et en fait la question qui se pose maintenant pour 2027 maintenant que les municipales sont passées c'est comment nous dépassons des logiques partidaires qui nous enferment dans des discours qui sont des discours excluants des autres et comment on dépasse ça et en fait c'est ça la question qui va être posée finalement à ce peuple de gauche qui veut cette alliance c'est comment on arrive à mobiliser au-delà de ça maintenant je vais vous dire quelque chose c'est que moi je veux l'union de la gauche et j'ai toujours été là-dessus je l'ai toujours défendu on ne peut pas m'accuser d'avoir ne serait-ce que ça c'est vrai puisque je me souviens que le soir du premier tour vous me disiez que sans LFI la gauche ne gagnerait pas Paris que c'était impossible mathématiquement et en effet la gauche a gagné Paris au centre est-ce que c'est ça ce qu'on veut en fait est-ce que c'est ça ce qu'on veut et en fait c'est une vraie question est-ce que oui ils ont gagné grâce notamment à un report des voix de Bournazel est-ce que c'est ça qu'on veut en fait c'est une vraie question et moi je vais vous dire quand je vois à un moment en fait le vrai arbitre c'est l'électeur oui mais on aurait très bien pu aller chercher les électeurs et les filles et on gagne de la même manière mais oui mais oui mais en fait c'est une décision qui a des conséquences c'est un désaccord stratégique c'est un désaccord de stratégie et sur Marseille moi je vous dis je suis extrêmement choquée de ce qui s'est passé parce qu'il y a eu le dépôt de la liste le lundi matin sans aucun appel à De Logu alors que Sébastien De Logu est quelqu'un qui est allé chercher un électorat qui n'était pas l'électorat du parti socialiste souvent un électorat des classes populaires et en fait on leur a dit et bien ciao bye bye maintenant vous êtes obligés de voter pour Payon et vous n'aurez pas de représentant c'est d'une violence politique c'est d'une violence de classe en réalité mais la violence elle avait aussi eu lieu dans la campagne entre Benoît Payon et Sébastien De Logu et Benoît Payon s'en est expliqué car il y a des alliances qui deviennent impossibles non ça je refuse cet argument et je vous le dis très clairement parce que oui les campagnes sont violentes oui il y a eu des posts Instagram qui n'étaient pas admisibles il a été agressé il a été agressé les militants insoumis ont été agressés parce que c'est pas une question de violence en manière générale on a des critiques on peut avoir des débats très durs mais excusez-moi dans cette campagne ce sont des locaux de la France insoumise qui ont été attaqués ce sont des militants de la France insoumise qui ont été menacés de mort etc arrêtez de parler d'une violence comme si avoir des débats avoir des désaccords c'est une chose mais quand on est la cible directe de violence physique excusez-moi ce n'est pas ce n'est pas balle au centre en fait ce n'est pas balle au centre et ce qui est terrible c'est que personne personne à part toi peut-être certainement à part toi n'a eu un seul mot de soutien à l'ensemble des candidats et candidats encore une fois quand vous passez votre temps à taper sur Jean-Luc Mélenchon en pensant que vous dégagez Jean-Luc Mélenchon c'est tous les autres militants candidats que vous mettez dans la difficulté de suivre Sandrine Rousseau Oui par exemple un des postes qui a vraiment fâché Emmanuel Grégoire c'était le poste sur les violences dans le périscolaire et en fait à un moment on peut juger ce poste inopportun mais en fait ce poste ne peut pas être l'instrument au nom duquel on fait une alliance ou pas une alliance au second tour et qu'on laisse de côté une partie de l'électorat de gauche en fait je le dis c'est un poste c'est pas une politique de la ville pendant 7 ans et moi c'est ça qui me pose question mais donc à quel moment la question c'est la ligne aussi je sais pas si vous avez forcément lu la dernière note de bloc de Jean-Luc Mélenchon qui étrie Marine Tondelier entre autres son échec permanent de 20 ans à Hénin-Beaumont face au Rassemblement National l'a signalé à l'attention du Guinness Book des losers c'est respectueux ah mais pas très bien traiter d'antisémite c'est respectueux vous venez à peine de le faire ah non excusez-moi je viens non moi je voudrais pouvoir s'exprimer puisque c'est évidemment allez-y Anapique je suis désolée mais attention pas pendant 18 minutes non pas pendant 18 minutes et par ailleurs je le dis quand on dit que l'utilisation de propos qui porte effectivement une marque historique dans le langage ça n'est pas de dire moi je n'ai à aucun moment je suis désolée mais je suis capable vous avez lu ma proposition de résolution pour lutter contre l'antisémitisme dans le cadre de la d'accord alors est-ce que vous pouvez au moins concéder que au-delà des petites phrases quand Jean-Luc Mélenchon est membre de ce mouvement et d'un groupe qui défend la politique anti-racisme non non non mais on fait de la politique on fait de la politique on veut mettre en place des politiques donc si vous je sais que la stratégie c'est de chercher la petite phrase ça c'est la politique hallucinante je pense qu'il n'y a jamais une attaque envers la France insoumise s'il vous plaît on parle de choses sérieuses on parle de lutte contre l'antisémitisme oui mais alors est-ce que du coup est-ce que dans votre projet de résolution Daniel Obono il y a la fin des jeux de mots sur les noms à consonance juive vous balayez d'un revers de main tout le travail qu'on fait sur le terrain quand on fait des propositions m'avez-vous jamais invité une seule fois pour parler de cette proposition de résolution de lutte contre l'antisémitisme dans le cadre de la lutte contre tous les racismes non par contre vous allez sortir la petite phrase il a dit Epstein il a dit Epstein moi je dis Epstein et je demande qu'il y ait une commission d'enquête est-ce que vous avez vous êtes pour la proposition de commission d'enquête sur le scandale Epstein c'est ça la question de fond c'est pas des argus pour essayer de trouver la petite bête et faire dire à Jean-Luc Mélenchon ce qu'il ne dit pas pour le distalifier politiquement ça c'est le on doit accepter l'affaiblissement de la politique en fait c'est ça le sujet c'est qu'on doit parler moi j'aimerais qu'on parle du fond si on parle d'antisémitisme parlons du fond on peut parler de la forme aussi on peut parler de la forme aussi de Jean-Luc Mélenchon qui n'est pas là et moi je suis à la France insoumise et je suis là et je trouve très insultant qu'à chaque fois on parle de la France insoumise sur un plateau alors que moi je suis là on me parle de Jean-Luc Mélenchon parlez-moi de moi parlez-moi de ce que je défends on me parle de François Hollande qui je rappelle est ultra minoritaire dans le parti socialiste mais c'est pas moi qui en parle voilà depuis le début on ne parle de Jean-Luc Mélenchon Sandrine Rousseau oui ou non est-ce que la dernière fois que la gauche a été heureuse c'était avec Lionel Jospin c'est ce que disait Olivier Faure cet après-midi en entrant à l'Assemblée Nationale non la dernière fois que la gauche a été heureuse c'était le NFP quand on est arrivé premier et pardon mais en fait on oublie et d'ailleurs ce NFP a été obtenu grâce certes à une alliance de partis mais surtout à une société civile qui a pris des risques moi je pense aux syndicats qui ont signé pour le NFP je pense aux associations qui ont pris des risques notamment des associations comme le Plannique Familial qui ont pris des risques et qui ont vu leur subvention diminuer après c'est aussi des citoyens qui ont fait la queue devant l'e-commissariat pour avoir une procuration et en fait ce peuple de gauche qui s'est levé à ce moment-là qui a pris des risques y compris sur leur propre avenir et bien ils l'ont fait au nom des valeurs que nous portons et donc j'en appelle juste à ça interrogeons-nous sur les valeurs que nous portons et parlons-nous quand il y a des événements comme ceux de la campagne Merci Merci à toutes les trois Tout de suite c'est Bourbon Express le journal de l'Assemblée Nationale qui est de retour avec Marco Pommier Bonsoir Adeline Bonsoir Marco mais ça nous a manqué Bourbon Express c'était aussi le retour des QAG les questions au gouvernement cet après-midi avec un gros sujet la flambée des prix du carburant Oui Marine Le Pen a ouvert les hostilités dès ce matin en accusant l'Etat de se comporter comme un profiteur de crise je cite et cet après-midi dans l'hémicycle rebelote pas moins de 9 questions sur les 17 posées au gouvernement en ligne de mire les taxes sur le carburant pour le RN comme pour la gauche notamment c'est inacceptable
êtes-vous prêt à envisager à titre exceptionnel une baisse des taxes sur les carburants
baisser les taxes
la solution d'urgence existe bloquer les prix et les marges pour empêcher le retour des super profits sur l'énergie et les produits alimentaires rendez au moins la partie de TVA qui varie en fonction des cours et que vous encaissez pendant cette crise
réponse du gouvernement il faut se serrer les coudes le premier ministre et la ceinture et la ceinture surtout la zendure le premier ministre Sébastien Lecornu a lui aussi pris la parole et il l'assure l'Etat ne profite pas de la crise
deux ça serait vraiment la première fois que sur un choc énergétique les nouvelles seraient bonnes pour les finances publiques donc laisser à penser à mentir que l'Etat pourrait s'enrichir sur le dos des Français en ce moment ça relève de la plus grande des aberrations
voilà pour la réaction de Sébastien Lecornu donc l'Assemblée reprend ses travaux les commissions d'enquête aussi et la commission d'enquête sur l'audiovisuel public a repris ses auditions avec Vincent Bolloré cet après-midi oui l'actionnaire majoritaire de Canal Plus était entendu sur sa participation au capital de la société de production Banigier qui collabore avec France Télévisions Vincent Bolloré a notamment été interrogé sur Delphine Ernot la présidente de France Télé elle l'accuse de vouloir la peau du service public
pour essayer de déporter l'attention de il faudrait mieux gérer il faudrait pas dépenser de l'argent on reporte sur il y a un ennemi commun et on essaye de trouver un ennemi commun et moi malheureusement ça on peut en parler je suis l'ennemi commun type je suis le bouc émissaire parfait je suis le paratonnerre idéal parce que je représente toutes les cases que la caste n'aime pas bon c'est une victime visiblement
et à la question de savoir s'il faut oui ou non privatiser le service public Vincent Bolloré répond que l'état n'a tout simplement
plus les moyens de le financer quand la France était très riche pas de problème de mettre 4 milliards ou 5 ou 10 ou 15 peu importe dans le service public dans les moments où on serre la ceinture il faut savoir ce qu'on veut faire de l'argent moi pour résumer je suis favorable au service public je trouve ça très bien je ne suis pas favorable à ce qui coûte 4 milliards et on voit bien qu'il y a des tas d'endroits où on peut faire des économies trop cher le service public
c'est aussi ce que pense Charles Aloncle le rapporteur de cette commission d'enquête on remarquera quand même qu'il était un peu moins incisif aujourd'hui qu'à l'accoutumée d'ailleurs il n'y a eu aucune tension avec Jérémy Patrier-Lettus le président de cette commission d'enquête la pause parlementaire ça fait du bien aussi peut-être la suite Marco la commission d'enquête elle touche à sa fin depuis le temps qu'elle a commencé avec toutes les auditions il y a encore des auditions au programme ?
oui plusieurs auditions sont encore prévues les dates ne sont pas encore fixées mais la commission doit entendre deux hommes d'affaires et pas n'importe lesquels ils ont des intérêts importants dans les médias Mathieu Pigasse et Xavier Niel qui avaient d'ailleurs fait faux bon à la commission fin février ils leur avaient posé un lapin autre audition attendue celle de Delphine Ernot la présidente de France Télévisions qui était déjà venue devant cette commission ou encore Nagui et là ça s'annonce tendu on se souvient des tensions entre l'animateur et le rapporteur Charles Aloncle sur les réseaux la commission doit rendre ses conclusions d'ici la fin du mois d'avril audition bien sûr à suivre en direct et en intégralité sur LCP merci à toutes les trois d'être venus ce soir sur le plateau de chaque voix compte on va offrir un verre d'eau à Sandrine Rousseau merci Fanny et merci Bertrand cette émission est rediffusée tout à l'heure à 23h30 elle est aussi en replay sur lcp.fr chaque voix compte revient demain à 19h30 dans un instant LCP rend hommage à Lionel Jospin et rediffuse un numéro exceptionnel de Rambobina dont il avait été l'invité le 21 mai 2023 avec un vrai morceau d'histoire le débat télévisé en 1980 entre Lionel Jospin et Georges Marchais Liliane fait les valises on rentre à Paris j'étais panée allez passez une excellente soirée sur la 8 à demain maman level non
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