Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
AutreThinkerview (sur YouTube)· 12 mai 2026 122 minMixteÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

La France bientôt ruinée par ses élites déconnectées ? Olivier Lluansi et Arnaud Montebourg

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 2 %Attaque 1 %Défensif 3 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Olivier LluansiFait
    « On est en liquette hein. Si je en guille en guille en guille en loc sur le plan productif. »
  • 4:00Arnaud MontebourgFait
    « C'est avant même d'avoir commencé à produire euh on est on est euh taxé. C'est ça l'impôt de production. »
  • 6:00Olivier LluansiChiffre
    « On a encore un écart d'une cinquantaine de milliards défavorable par rapport à l'Allemagne. »

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[musique] Messieurs, bonsoir. Bonsoir. Bonsoir.

Nous vous recevons pour une chaîne internet qui s'appelle Syerview. Nous sommes en direct. Est-ce que vous pouvez vous présenter succintement Arnaud Mondbourg ?

Ah non, j'ai j'aimerais que Arnaud présente Olivier. Olivier présente Arnaud. C'était une idée d'Arnaud d'ailleurs.

C'est une bonne idée de [rires] comme ça parce que ça ça permet de faire des compliments à quelqu'un qu'on aime bien. Olivier Luenziany est un ancien industriel qui a dirigé des entreprises industrielles chez Saint-Gobin et qui que j'ai voulu embaucher quand j'étais ministère de l'industrie comme directeur de mon cabinet. Il a refusé parce queil avait mieux à faire.

Et c'est l'homme qui sait tout de l'industrie, la manière de la redresser en France. Il a fait, pardon pour sa modestie qui va être écorché, un rapport à la demande du gouvernement de qui était, je crois exprimé par la personne de monsieur Bruno Lemire, ministre de l'économie. Ce rapport n'a pas été publié et c'est donc Olivier qui a publié sous forme d'un livre réindustriation le défi d'une génération qui est le rapport et que toute la jeunesse passionnée par la France ses problèmes économiques et les solutions que nous devrions porter ensemble devrai lire.

Et depuis, bon, Olivier est est professeur au Conservatoire national des arts et métiers, une grande école d'ingénieur qui a formé les générations de ceux qu'on fait la France et le reste du monde à bout. et il est l'homme qui m'a ébloui lorsqu'il a travaillé la question de la balance commerciale produit par produit et il a identifié les points sur lesquels on pouvait très facilement avec j'allais dire un effort de 10 années donc c'est deux deux mandats politiqu on pouvait remonter le PIB de la France voilà c'est pour ça que je j'ai beaucoup d'admiration pour lui et S'il et je vais terminer ces compliments profondément sincères en disant que s'il devait y avoir un ministre de la réindustrialisation, quel que soit le gouvernement, c'est lui qui devrait l'être. Lour de responsabilité Olivier. [raclement de gorge] Alors Olivier, il faut rendre l'appareil.

Faut que je rende l'appareil. Non, pas forcément. Ah ben en tous les cas, un respect sincère et une amitié sincère, ça c'est une évidence.

Moi j'ai rencontré Arnaud comme homme politique, comme ministre. C'était celui qui peut-être 10 ans avant tout le monde a promu le made in France. Euh a été capable de le rendre ouvert au grand public he on se souvient tous de cette couverture, la marinière et cetera.

Une une capacité de percussion auprès de l'ensemble des Français pour faire passer ce message qui à l'époque est pas passé entièrement et puis 10 ans après, on se rend compte combien il a raison. Donc il y a il y a cet homme politique engagé qui est en lui visionnaire que j'ai beaucoup apprécié avec une énergie absolument folle. Souvenez-vous de la crise de 2012 et les Monbourg Boys et girls qui étaient dans les territoires là, les CRP qui essayaient de redresser toutes les boîtes qui tombaient avec une énergie folle.

J'ai aussi eu la chance de de te rencontrer un peu à titre privé chez toi. Ça fait un peu ça fait un peu hommage finèbre là. Oh arrête, je suis pas encore mort, vous m'avez pas enterré.

Et là c'est c'est le papa que que j'ai rencontré aussi. J'aime bien aussi rencontrer des personnes et pas que des hommes et des femmes politiques. Et puis il y a l'entrepreneur aujourd'hui, celui qui a décidé de passer de la vie publique, politique à l'entreprise, qui a découvert tout ce qu'il y avait à l'intérieur d'une boîte.

Qu'est-ce que c'est qu'un un bilan, un compte de résultat de se faire financer la discussion avec les banquiers et cetera, la vérité vraie de de notre activité économique. Ça c'est une belle trace d'humilité aussi dans son personnalité parce que Arnaud il a le verbe flamboyant hein, on le connaît tous mais aussi cette capacité de se remettre sur le terrain et puis aujourd'hui aussi son émission hein sur BFM où il nous réintroduit tous les sujets qui l'ont animé depuis 10 ans et qui essaent toujours de les diffuser. Voilà, une trajectoire d'un d'Arnaud qui m'a beaucoup beaucoup impressionné dans sa diversité aussi.

OK. Les gars, vous connaissez la chaîne YouTube ? Bien sûr, Arnaud.

Heureusement. La votre interview préférée, si s'il y en avait une à extraire, à conseiller à notre communauté, une interview préférée. Ouais. celle où vous vous êtes régalé, vous avez appris des trucs où on est vraiment rentré en profondeur, où on a challengé, où vraiment c'était nécessaire pour le pays.

J'y vais moi, c'est Bréchet, celle de Brchet. Yve Bréchet extraordinaire, un bourguignon, c'est vrai, un de chez nous et on embrasse Yve Brchet au euh ancien au commissaire à l'énergie atomique. Exactement.

Quelqu'un de brillantissime. Arnaud, moi j'aurais mis Proglio parce que ça a été le patron de DF patriote qui a euh défendu euh l'héritage de Marcel Boiteteux, c'est-à-dire de ceux qui ont fait euh de DF cet outil permettant à la France d'être, si on ne l'avait pas abîmé, d'être puissante dans le monde agressif qui est maintenant au-dessus de nous. Bien, aujourd'hui vous allez faire les gentils flics, je vais faire le mauvais flic.

Euh je ne crois pas du tout à la réindustrialisation française pour des question d'énergie à bon marché. Je pense que la France est en danger de mort. Je pense que la la France va être annihilée par des décisions politiques qui ont ruiné notre pays.

Je pense que la dette est devenue insupportable et je pense qu'on maintient la stabilité du pays, la stabilité sociale du pays par un effet de manche de dette. Euh je vais vous demander à chacun de me dresser les cinq plus grosses menaces que vous avez identifié pour les cinq prochaines années. Les cinq plus grosses menaces pour notre pays.

Olivier, cinq plus grosses menaces en tout d'abord hein, la réindustrialisation, tu y crois peut-être pas mais c'est absolument indispensable. Un pays qui ne produit pas est un pays qui n'est pas souverain, qui n'a pas la liberté de décider de son destin collectif. Un pays qui ne produit pas est un pays qui n'a pas de cohésion sociale et territoriale parce que c'est bien de faire des services à haute valeur ajoutée.

Il se concentre dans les métropoles. On a des superbes métropoles d'équilibre, il faut en être fier mais on l'a fait au dépend de ce que j'appelle les territoires de sous-préfecture et ça nous a sauté au visage. Ça s'est appelé les gilets jaunes.

On en reparlera parmi les menaces qui sont et le troisième point, il y a des gens qui peuvent débattre, c'est que si on veut réduire notre empreinte environnementale, il faut la maîtriser. Et quand on a délocalisé notre production, on a très hyprocritement délocalisé aussi nos pollutions ou notre empreinte environnementale. Donc c'est même pas si rationnellement on pourrait arriver à la conclusion qu'on peut pas réindustrialiser.

C'est même pas je dirais un truc rationnel. C'est une conviction profonde. Il faut avoir la foi pour le faire.

Il faut réindustrialiser. Maintenant, les menaces, elles sont derrière ça. Euh, la première, cohésion sociale.

Si on continue à concentrer la richesse autour des métropoles, on a un véritable problème de fracture territoriale. On a eu la fracture sociale il y a quelques années dans le paysage politique. Là, elle nous a sauté au visage une première fois.

On n rien changé à la donne. Les cahiers de doléance des gilets jaunes sont restés lettrre morte. la répartition de la valeur ajoutée qu'on doit refaire entre les métropoles et ces territoires-là ne fonctionne pas.

Donc ça c'est le premier risque. Le deuxième risque pour moi c'est un risque de dépendance accru et approfondi. On a parlé des terres rares, on parle des cloud et des données, mais il y a plein de catégories de produits sur lesquels on est dépendant à plus de 80 à 90 %.

Alors, on n'est peut-être pas à 100 % mais à ce niveau-là, si celui qui détient la source des données d'un côté, des terres rares de l'autre, des puces électronique du troisè, des médicaments, des antibiotiques, des choses aussi simples que ça, si celui qui détient la source il coupe le robinet, on est à genoux. Donc ça pour moi c'est la deuxème la deuxième menace. La troisème menace, j'irai peut-être pas jusqu'à 5, tu m'en excuseras, c'est que on est à la veille d'élection présidentielles, on voit les partis qui commencent à mouliner des programmes.

Moi, je suis extrêmement triste et je trouve que c'est une menace. Je ne vois pas de projet de société émerger. C'estàd OK, ma spécialité c'est l'industrie, les politiques industrielles, c'est une verticale.

Tu pourrais parler du logement, tu peux parler de l'éducation, de la santé. Si tu veux faire une politique industrielle verticale, il faut l'accrocher quelque part. Il faut qu'il y ait un clou, faut qu'il y ait un projet de société sur lequel tu dis je branche cette politique là.

Un outil productif, ça sert un projet de société. Moi, je les vois pas et je pense que c'est la troisième menace que j'ai envie de citer et puis je laisserai Arnaud compléter. Arnaud, l'action sort du rêve.

Franchement, moi je ne suis pas du tout pessimiste. Euh pourtant, il y a des raisons de l'être objectives. Pourquoi ?

Quelles sont les raisons objectives ? Bah, on a un système politique européen et national qui est une catastrophe. Je parle du système, c'est les décisions qui sont prises sont décision de suicide.

Donc évidemment, tous ceux qui sont un peu lucides euh s'aperçoivent que on va vraiment descendre encore si tout ça continue. Euh l'économie telle qu'elle est elle est aujourd'hui en en situation difficile pour ne pas dire en capilotade, 70000 faillites par an, c'est le record supérieur battu de des années de la grande récession 2008 de 2009. On était à 65000, nous on est passé derrière, je me souviens, on était à 60000, on se battait là 70000, pas de problème.

Tout va bien, le ministre est content, le chômage paraît-il baisse ? Incroyable. Bon, donc un aveuglement collectif, euh les niveaux de destruction des biens communs, j'appelle par exemple le prix de l'électricité.

C'est un bien commun. Pourquoi ? Parce que l'électricité, c'est la sève de l'économie.

Donc on a construit grâce aux générations précédentes plan mes messe la suite. D'ailleurs transpartisans hein c'est droite gauche qui ont compris que le nucléaire nous a ferait un avantage comparatif, compétitif, considérable nous permet d'avoir une une énergie bon marché qui nous permet d'être industriel et agricole. Bon productif et compétitif.

Et bien ça on l'a abîmé. On l'a abîmé par des décisions là encore suicidaires, nationales et européennes. L'entrée dans le marché européen tel que euh ils l'a font dysfonctionner nous place en situation d'affaiblissement.

Rien de tout cela n'est irréversible. Rien de tout cela. Et il n'est pas vrai qu'à chaque fois on nous fait le chantage du frexit.

Si vous ne voulez pas de ceci de l'Europe, c'est que vous êtes antieuropéen et vous allez donc sortir. Rien du tout. Que Néni.

En vérité il y a un moment on va faire un reset. Alors, c'est un mot anglais, pardon. [grognement] Une remise à plat des relations entre les Étatsmembres et l'Union européenne.

Ce moment approche parce qu'on ne peut pas continuer à avoir euh les attaques droite douanières trumpistes contre notre économie. plus l'invasion industrielle chinoise qui est en train de détruire littéralement l'industrie automobile allemande. La nôtre est en numéro 2 sur la liste et ne pas réagir.

Madame Van Derleon d'un côté toute seule va signer le Turnberry de sur le golfe de monsieur Trump. Elle se met à genoux, elle signe à droite notre asserissement. Alors, résumons. 15 euh vous nous mettez euh 15 % de droit de douane plus euh les 15 % de diminution du dollar, ça fait 30 % de matraquage.

Et nous, aucune réciprocité. Vous voulez notre épargne, vous allez nous pomper notre ép, il nous pompe déjà notre épargne. Ce sont les les épargnants européens et français qui financent la tech qui vient aujourd'hui pomper l'économie et la valeur de de de l'une des entreprises européennes et qui rachète nos start-ups pour les embarquer aux États-Unis et les détruire.

Donc ça, on se laisse encore faire. Et en plus, on doit leur acheter du gaz à un prix prohibitif après nous avoir fait sanctionner le gaz russe. Voilà, ça c'est signé toute seule.

Et pendant ce temps-là, les Chinois avancent. Alors, les Américains, ils jouent aux échecs, les Chinois, ils jouent au jeu de go, ils nous encerclent. Donc comme ça, on est bien, on est bien muni.

Donc tout ça, la rébellion contre l'Union européenne, contre système politique, en effet aujourd'hui est lourde dans d'abord parce qu'il y a un vieux divorce et nous savons que nous avons besoin de l'Union européenne. Donc le sujet c'est pas pour ou contre l'Europe, c'est une Europe tournée vers la protection contre les menaces extérieures et de moins en moins intrusive vis-à-vis de l'intérieur. C'est-à-dire bah donc on va leur dire écoutez vos histoires de marché de l'énergie on va abandonner et c'est pas grave car ça n'empêchera pas de se vendre de l'électricité comme avant.

Le marcher sera toujours interconnecté mais l'Europe est a un pivot énergétique qui est la France. C'est le pivot technique qui alimente tous les autres et c'est le perdant économique. Nous ne pouvons plus nous laisser faire.

Donc ça c'est des décisions nationales qui emporteront des remises à plat dans la répartition des compétences entre l'Union européenne et la France. Alors moi, j'ai coutume de dire que tout ça n'est pas irréversible pour une raison simple, c'est que d'abord c'est le bon sens, deuxièmement c'est l'intérêt national et que nous sommes dans une situation si difficile que nous avons besoin de retrouver de l'oxygène pour respirer à nouveau. Il y a dans la France des ressources extraordinaires.

Moi, je vois partout. Les gens sont déprimés collectivement et combatifs individuellement. Désespoir collectif, bonheur individuel.

On voit ça partout. Mais on n' pas les débouché pour faire surgir des décisions intelligentes. Vous avez aujourd'hui à la tête de l'État une administration qui est peuplé de gens très intelligents et qui prennent collectivement les décisions les plus stupides et antinationales qui puissent exister.

Donc on a besoin, je crois de se dire ces choses-là. Voilà. Et donc ça c'est les menaces, elles sont d'abord liées à notre désorganisation.

Nous ne sommes pas capables de prendre les bonnes décisions pour nous-mêmes conformément à nos intérêts et d'avoir la sagesse de mettre à distance celles qui nous mettent en en grave difficulté. Voilà ce que je dirais aujourd'hui. Les cinq menaces ont été verbalisées.

Pas tout à fait, il y en a beaucoup d'autres. Alors, les menaces, j'aime bien l'idée des menaces intérieures parce que elles viennent de nous-même, hein, de nos propres faiblesses. [grognement] Bon, le financement par la dette sociale à crédit de notre train de vie ne peut pas continuer.

Voilà, c'est tout. Le niveau des retraites, les retraites sont indexées sur l'inflation. Les salaires ne le sont pas par le SMIC.

Donc, les actifs eux prennent l'inflation et les retraités sont protégés. alors qu'ils sont propriétaires de leur logement, qu'ils ont finalement eux-mêmes n'ont pas les contraintes que les actifs ont à subir. Donc aujourd'hui, vous avez avoir vous avez une crise intergénérationnelle qui est en train de d'exploser.

D'ailleurs, on pourrait mettre en rapport la crise démographique avec la façon dont l'Occident a privilégié les seigneors. Donc maintenant, vous avez des actifs qui commencent à se mettre en grève, qui disent à quoi bon travailler, pourquoi faire, à quoi vont faire des enfants, pourquoi [grognement] faire ? Donc on a à trouver le compromis social entre les générations pour établir une forme d'équilibre.

Donc ça ça fait partie de la dette sociale. Quand vous avez une feuille de paix, vous avez 100 € de salaire, vous avez 28 € qui partent sur les retraites. Pourquoi le budget de l'État donne l'impression d'être obèse avec des résultats aussi minables dans l'éducation nationale et la santé ?

Pourquoi ? Parce que faut payer les retraites et c'est les impôts qui les payent parce que les actifs dans la fonction publique ne peuvent pas subvenir aux besoins des retraités. Il faut donc une subvention d'équilibre.

Donc vous avez des budgets qui sont obérés par ça. Donc il faut qu'on [grognement] accepte l'idée 1. On va être obligé, on va avoir la double peine parce qu'on a la chute démographique qui fait que en 2070, il y aura 1,4 actif pour un retraité.

Donc presque un point. en 70, donc 100 ans avant donc comme moi j'avais 8 ans, on était 3 et demi pour 1. Donc on ne peut pas continuer comme ça.

Donc il va falloir traiter ce problème. Donc il faut être beaucoup plus nombreux à travailler. Il manque un million d'emplois donc faut réindustrialiser.

C'est ce que disait Olivier. Il faut en plus travailler plus parce que si on travaille pas assez bah comment on va faire pour nourrir les autres ? Et puis il va falloir à un moment qu'on accepte la discipline au fil du temps.

Ça se fera pas tout de suite mais il faut avoir l'intelligence de dire la dette n'est pas en soit mauvaise comme le cholestérol. Il y a le bon et le mauvais. La dette il y a la bonne et la mauvaise.

La mauvaise dette c'est celle qui finance le train de vie. La bonne dette c'est celle qui investit qui permet d'investir infrastructure éducation et qui permet d'avoir des revenus en contrepartie. [grognement] Je rebondis sur Arnaud avant de rebondir sur toi.

Olivier euh Ursula Vlenlen, elle euh elle tropasse pas un petit peu ses pouvoir là ? Alors merci de poser cette question inattendue mais tout à fait euh nécessaire. 1 madame Veryen, comme la quasi totalité des institutions européennes agissent hors traité.

C'est-à-dire qu'ils sont en situation ce qu'on appelle chez les juristes ultravies. Qu'est-ce que ça veut dire ? C'est une espèce de barbarisme qui est très précis.

C'est vous êtes hors de vos compétences. Le parlement légifère sur des tas de sujets qu' il n'a pas le droit de légiférer. La Commission européenne alors elle elle est invasive et intrusive.

Elle régit la vie des des Européens toute la journée surtout et n'importe quoi. La queue des casseroles, la gomme arabique, je ne sais quoi, les élastiques pour jouer dans les cours de récréation et cetera et cetera. D'où le sentiment de d'intrusion permanent espèce de fabrication de normes à getue qui fait que 65 % des décisions, des lois, des règlements sont d'inspiration européenne sont pas du tout décidé par nos élus.

Voilà, c'est fait par un truc bizarre avec des compromis dans une chambre noire ou une boîte noire qu'on arrive jamais à décrypter et ouvrir. Et puis surtout euh il y a en Allemagne, ça c'est un point intéressant, les Allemands, ils ont mis un système de protection contre ces excès de pouvoir, ces espèces de dérives extra traité des institutions européennes. Ils ont un tribunal constitutionnel qui est absolument rigide et heureusement pour eux qui est de c'est le tribunal constitutionnel de Cars R qui fait respecter la constitution allemande contre les institutions européennes et écarte tous les textes qui sont hors traité en disant la Constitution allemande dans sa souveraineté doit être respectée.

C'est un traité. Donc il n'y a pas un pouvoir puisque c'est un pouvoir délégué depuis les États-membres vers un traité qui est un accord international. Il n'y a pas de légitimité à ce que le droit européen passe son temps à piétiner notre constitution.

Chez nous en France, nous avons trois juridictions : Conseil d'État, Cour de cassation, Conseil constitutionnel. Aucune d'entre elles ne fait respecter les traités européens. Et donc, vous avez le Conseil d'État qui se permet d'écarter euh les demandes et ça a été fait par Jean Castec, il était premier ministre.

Il a demandé l'application de la Constitution, c'est-à-dire le droit pour la France de préférer ses lois nationales plutôt que les décisions européennes. Et le Conseil d'État a dire bah non non. [grognement] Et c'était dans une affaire de sécurité intérieure puisque ça concernait euh le décryptage par les services de sécurité euh de l'ensemble des des euh des des données des données cryptées, des réseaux des des données cryptées, des euh systèmes comme de de communication qui servaient à la délinquence bien entendu.

Donc on a un problème d'ailleurs, un jour le Conseil d'État benoîement m'a demandé de venir parler de souveraineté. Ah ben je dis bah vous tombez bien, vous êtes les auteurs des atteintes à la souveraineté. C'est vous par votre jurisprudence [souffle coupé] et la Courte cassation mais essentiellement le Conseil d'État qui est très actif sur le sujet qui pensait que l'intégration européenne c'est l'abandon de toute décision euh venue de la souveraineté nationale.

Donc là je leur ai dit vous allez avoir un retour de bâton extrêmement grave. Donc préparez-vous, ça va secouer. Il faut se prépar et j'ai d'ailleurs pont je leur envoyé une note que j'ai rendu publique.

Elle a été rendue publ par la fondation de Jean-Pierre Chevinement respublica parce que si ceux qui veulent s si si se se s'y référer. Alors ils n'ont pas voulu en faire état parce que ils ont le comme toujours si vous voulez la souveraineté c'est un discours cosmétique mais quand il s'agit de protéger nos intérêts, il y a plus personne. Juste avant de redonner la parole Olivier, en deux mots, on qualifie cette attitude de quoi ?

C'est de la forfaiture ? C'est quoi ? Non, c'est c'est une culture pas de couille, pas d'embrouille.

C'est une culture, c'est ce qu'on appelle la culture de la construction européenne. Je vais vous dire pourquoi. Les Allemands, ils construisent l'Allemagne.

Les Italiens, l'Italie, les Espagnols, l'Espagne. La France, elle construit l'Europe, mais elle est toute seule. Donc c'est elle la variable d'ajustement.

Et nous avons une corte de haut fonctionnaires qui d'ailleurs passent leur vie Bruxelles dans leur carrière, dans leur vie et dans leur culture. Ils considèrent qu'ils sont la l'avant-garde éclairée de l'intelligence nationale et ils pensent que être européen, c'est défendre l'intérêt national. C'est pas vrai.

Et donc ça, on peut pas leur en vouloir. On peut pas en faire des criminels. On peut juste se dire qu'on est qu'on a une élite qui n'a pas compris le sens de l'histoire.

OK. Cette élite française là, est-ce que vous avez regardé qui est-ce qui les finance ? Avec qui ils sont connectés ?

Est-ce qu'ils sont connectés avec des réseaux américains atlantistes ? Est-ce qu'ils ont bénéficié des largesses ? On s'est compris.

Alors oui, alors moi j'ai pas de vision euh j'allais dire euh euh de défense nationale. Non mais j'ai pas de protection pas connaissance ni de vision. C'est quand quelqu'un défend quelque chose, je considère que c'est qu'il le pense.

Peut-être qu'il est acheté. Je n'ai pas de vision de généralisé de la haute administration. Vous êtes pas un peu naïf ?

C'est possible. J'en accepte la mauvaise augure. Il m'est arrivé plusieurs fois de l'être et je préfère le rester pour pouvoir continuer à mener sincèrement le combat.

Mais je dois vous dire que bien sûr, moi ce que je vois si vous voulez c'est que euh il y a il y a un entre soit hein, il y a une endogamie, ça c'est certain et puis il y a une espèce d'absence de diversité culturelle. Moi quand j'étais à Beril, passait ma vie à diversifier. Je disais à la direction du trésor, il faudrait qu'on ait des économistes, c'est des universitaires.

C'est l'université c'est la franchise universitaire, c'est la liberté de penser. Et évidemment, nous on nous disait "Non, mais ça c'est des postes réservés à à des haut fonctionnaires qui ont fait ceci, qu'on fait cela et cetera, qui ont le diplôme de ceci et de cela, qui sont dans tel grand corps, qui viennent de l'ENAT, qu'on fait bon très bien." Je leur dis peut-être mais on a besoin d'avoir comme par exemple dans l'administration américaine ou les administrations européennes euh une espèce de melting pot intellectuel pour que le gouvernement soit éclairé par autre chose que des gars qui répètent leurs polycopiers depuis qu'ils ont 25 ans et qui se rengorgent de leur propre diplôme.

Les diplômes ne nous intéressent pas. Ce qui nous intéresse, c'est l'expérience, le terrain, la pensée libre, la confrontation dans les symposiums universitaires mondiaux. Donc moi j'ai dit moi je veux des prix Nobel à telle de la direction du trésor.

Voilà et on m'a dit ah bah oui mais c'est des postes réservés à au magistrat de la cour des comptes. Ah alors dans ce cas-là amen vous avez compris les ministres passent l'administration se maintient et la France et c'est ce qu'il pensent et la France et ça c'est vous qui l'avez dit. Je trouve que la rime est riche.

La rime est riche. La balance commerciale on en est où ? Alors Olivier, la balance commerciale, elle est pas bonne notamment en bien et elle elle est structurellement pas bonne depuis le milieu des années 2000. 50 milliards.

L'Italie, elle est à plus 100 milliards sur les biens, hein. L'Italie, elle était excédentaire en 2000. Elle était excédentaire.

Oui, elle était excellentaire en 2000. Elle a vraiment basculé structurellement au milieu des années 2000 et depuis c'est c'est l'indicateur majeur hein pour moi de la santé l'économie d'un pays. Alors on fait des calculs savants avec les entrées des dividendes des grands groupes parce qu'on a des très grands groupes qui ont investi énormément à l'extérieur et qui font des rentrées. [grognement] On fait des calculs aussi avec les services mais encore une fois on parle de souveraineté et il y a des services de souveraineté indéiablement mais beaucoup de la souveraineté est concentrée dans les biens et là on a une balance qui est structurellement déficitaire.

En effet, je voudrais rebondir sur ce qu'a dit Arnaud. Je vais lui laisser la partie la partie Europe. Moi, je voudrais parler de l'incompréhension qu'il y a aujourd'hui entre ce qui se passe dans nos territoires avec des gens qui veulent se battre et ce qui se passe à Paris.

Moi, je suis très très frappé. Enfin, j'ai parlé de cette cette question de cohésion territoriale, hein. J'ai fait le tour de la France, j'ai fait 50 villes, petites, moyenne pour présenter le bouquin dont Arnaud a parlé.

Aujourd'hui, il y a de plus en plus de la colère et de l'incompréhension par rapport à une un pilotage central. J'ai pas la verve de Arnaud pour décrire ça avec les mêmes mots que lui, mais il y a la même colère que celle qui l'exprime entre l'Europe et et enfin en tous les cas l'incompréhension entre le niveau européen et le niveau français. Et là avec les territoires, moi c'est quelque chose qui me marque véritablement.

On a une administration, une autre administration qui pilote le pays en ne comprenant pas ce qui se passe sur le terrain tout simplement. Qu'est-ce qui se passe dans les boîtes ? Qu'est-ce que vivent les territoires ?

Moi, il y a un chiffre qui m'a marqué énormément, le niveau de pauvreté des Français. Je crois que le chiffre date d'il y a quelques années. Un tiers des ménages français ont moins de 100 € sur leur compte en banque le 15 ou le 10 du mois.

Mais vous vous rendez compte comment enfin c'est c'est une réalité terrible sur l'état de santé économique de notre pays. Où est-ce que c'est relayé dans des grandes politiques ? Où est-ce qu'on s'adresse ?

À ces territoires qui souffrent, à ces villes qui sont parties en vrille économiquement, socialement et voire politiquement. C'est qui ont plus l'impression de partager un destin commun avec la nation parce qu'on les a laissé tomber, parce qu'on a laissé tomber leur outil productif notamment. Voilà un autre élément de cette fragilité, de cette fracture que mentionne Arnaud qui est celle entre les territoires et la capitale et qui ne va pas en se en se rétrécissant.

Et là, je partage aussi le constat de Arnaud. C'estàd que il n'y a rien d'irrémédiable là-dedans. Non, mais tout le monde tout le monde a le droit tout le monde a le droit de mettre des lunettes rose les gars.

Je veux bien qu'il y a rien d'irrémédiable. Je vois la capacité de la France à aller sur les marchés de du pétrole, du gaz contre des nations qui ont les les gros, contre des nations qui sont en terme géopolitique et et de de partenariat diplomatique beaucoup plus proche. Je vois la France n'ayant plus de parole diplomatique, n'ayant plus la capacité à aller discuter pour apaiser les choses, être la troisème voix.

Je veux bien que vous ayez des lunettes roses les enfants. Je vois Macron faire des grands discours. J'ai vu Bruno Lemire se se vanter qu'il ait sauvé la France.

Euh je je vois euh la dette, je vois les marchés capables d'attaquer la dette française, je vois une perte de souveraineté totale et et et je je vois personne être capable de dire "Maintenant, ça suffit, on est français, on va vous montrer ce que c'est être français." J'entends la proposition d'Arnaud en disant "Nous sommes le hub énergétique. Les Allemands ont voulu nous torpiller notre nucléaire, on va les prendre et on va les visser comme on sait faire." J'allais dire en Bourgogne.

Mais mais il est il est temps de se réaffirmer les enfants là. Qui voyez-vous dans le gouvernement Macron ou le potentiel élu à la prochaine élection présidentielle capable de dire maintenant ça suffit ? On a bien compris votre petit jeu.

Les Français sont réveillés. Si vous commencez à nous chercher, on va vous mettre des bâtons dans les roues. Les Allemands, il va faire tout noir pendant l'hiver.

Il va faire 4 degrés à Berlin et on va voir qui fait le malin avec ses mixeuses à éolienne. Arnaud, je je commence à m'énerver là. Alors euh qui qui Oui, comment comment non ?

Qui d'abord ? Qui ? Alors qui je le cherche encore ?

OK. Bon, je la cherche comment ou je la cherche ? Comment on sait comment ?

Comment on sait ? Il y a des décisions. Moi, je voudrais je voudrais qu'on regarde ce que c'est que des décisions cohérentes où on mobilise toute la société autour de la reconstruction d'un appareil productif digne de ce nom.

C'estàdire qui nous permett de nous nourrir, qui nous permettent d'assurer notre liberté et notre indépendance. C'est ça qu'il faut faire. Qu'est-ce que c'est ?

Ça consiste en quoi ? Écoutez, c'est pas très compliqué. D'abord, c'est une mobilisation nationale.

Donc c'est pas le décret qui tombe d'en haut. C'est un projet pour tout le monde. Faut aller faut faut qu'on aille les chercher.

Bah en fait c'est un projet où tout le monde a quelque chose à apporter. euh les syndicats, les entrepreneurs, les les entreprises, les grandes entreprises, les petites, les moyennes, les TPE, tout le monde peut apporter ça. Et les territoires, les élus euh et les citoyens, les salariés, les consommateurs, les distributeurs, tout le monde peut s'y mettre.

Mais pour ça, il faut ordonner la volonté collective. Faut qu'il y ait un leadership qui dise bon bah on est faible, [grognement] on a perdu de la substance, c'est pas on n'est pas on a encore des grandes ressources, on a de la puissance quand même encore nous. On a l'aéronautique, le nucléaire, la métallurgie, on a de l'automobile encore.

Si si on commence, on décide de se protéger enfin contre l'invasion chinoise, franchement, on est capable de rebondir parce que on a de la force. Bon, quand on a dit ça euh parce que on peut aussi euh pleurer sur les renversé des 20 dernières années, hein. Euh moi-même quand j'étais au gouvernement, j'ai pleuré, hein, je peux vous dire, hein.

Et pas euh et c'était difficile, hein. Bon, donc le sujet c'est comment on fait ? Bah, c'est pas compliqué, il va falloir réformer le système financier et mettre du protectionnisme dans le système financier.

C'est-à-dire dire "Bah, écoutez, on a 3000 milliards de stock de d'assurance vie, c'est nos fonds de pension. Pour une fois, ils vont arrêter de financer les États-Unis. Euh et la tech, on va leur demander pour 5 % des encours de financer les PME non côté.

Vous allez voir. OK. Là, je t'envoie les fonds vautour, je te fais attaquer ta dette qui s'est fait dégradé sa note et là tu vas payer quoi en intérêt de la dette ?

Bah d'abord euh euh je suis pas sûr que la dette soit une si grande vulnérabilité que ça si un gouvernement décide de remettre la France à niveau si c'est sa volonté et qu'il a un chemin cohérent pour le rendre crédible. Ça, moi je crois pas. Pourquoi ? parce que euh la France n'est pas dans une situation qui aujourd'hui risquerait une attaque des marchés.

Elle risque juste l'aplexie budgétaire. Ça c'est beaucoup plus grave. Écoutez-moi bien.

C'est beaucoup plus grave. C'est ça veut dire que un gouvernement aujourd'hui comme celui de monsieur le cornu qui se retrouve avec 4 milliards soit de perte de recett soit d'augmentation d'opex militaire se retrouve en situation de devoir refaire son budget où il a déplacé 16 milliards puisque c'était ça le budget non voté ou voté à l'arrache avec des ordonnances au [grognement] mois de février au lieu du mois de décembre et ben les 16 milliards déplacés son budget il est mort parce que entre-temps la charge de la dette elle a augmenté de 10 milliards. Donc aujourd'hui le vrai sujet et d'autant que la restructuration de la dette puisque arrive à échéance un certain nombre d'emprunts d'obligation, le taux est en train d'exploser, il est multiplié par 3.

C'est ça le sujet. Donc là vous avez une explosion de l'intérêt de la dette. Donc les marges de manœuvre budgétaires sont en train de se détruire, de rétrécir.

Qu'est-ce qui se passe après ? Bah si vous avez par exemple un Mélenchon qui a un programme absolument délirant parce que euh j'ai regardé le programme sérieusement euh 230 milliards de dépenses nouvelles. Là-dedans, vous avez 1 million d'emplois publics créés.

Euh les recettes qui met en face, c'est 100 milliards euh de euh d'impôts nouveaux, dont 80 milliards sur les entreprises. Donc en fait, il va couler, il va tuer la poule aux œufs d'or et il va couler la France là pour le coup parce que il n'y a aucune crédibilité que d'abord il crée lui-même une impasse donc il crée 100 milliards de déficit chaque année. Donc en fait, c'est ce que j'ai dit, si vous voulez couler la France, bah faut voter Mélanchon au premier tour.

Elle est pas bien. Mais alors là, on va l'achever, hein. C'est le médecin de Molière qui pratique la saignée pour guérir et qui l'envoie aux obsèques.

Bon voilà, c'est exactement ça. Donc ça oui, ça c'est un désastre. préfère en avertir.

C'est un exemple de désastre parce que vous prenez le programme du Parti socialiste, il n'a pas été chiffré mais moi je l'ai fait chiffrer grâce à la puissance de Claude qui est 5000 fois plus intelligent que les assistants parlementaires réunis dans la cour de récréation du Parti socialiste. Et là, qu'est-ce qu'on voit ? On voit un mini mélon pareil, des dépenses, des impôts.

Donc là, on a besoin quand même de gens un petit peu sérieux. Et vous me permettrez dire parce que moi je suis, excusez-moi, je suis un peu le curé des frqué qui a quitté l'église de la social-démocratie. Pourquoi ?

Bah parce qu'elle abandonné les gens. Je l'ai été, je l'ai bien vu he abandonné les Français puis elle abandonné la France, la nation, la frontière, toutes ces choses très importantes qui doivent animer tous les partis politiques. C'est dans ce cadre-là qu'on doit jouer.

Donc l'universalisme, c'est l'oubli de la nation et de la France. Moi ça me va pas. Oui, j'ai Imaginons, on a Arnaud comme pointe de diamant.

D'un coup de baginguette magique, je lui fais endosser le la fonction suprême de président de la République. Devriez pas, vous le regretteriez, même s'il veut pas. Mais si vous c'est moi aussi [rires] et la cheville ouvrière quand elle entend ça, est-ce que c'est on peut mettre ça en œuvre ?

C'est-à-dire la cohésion sociale. Après toutes ces années de subordnation de vote en passant de la droite à la gauche, je suis le président du pouvoir d'achat, votez pour moi. Je suis le futur président qui va vous protéger. cette subordination de vote par la dette qui a entretenu pendant des années les gens dans une sédation.

Quand on va réduire les budgets, l'État, le futur président de la République va se retrouver avec une contestation sociale dingue. On voit les différentes dotations de la police, de la gendarmerie et même de l'armée augmenter pour du contrôle social. Parce que quand vous commandez x millions de grenades, x millions de grenades de désencerclement, c'est pas pour le 14 juillet ou peut-être si ça va être pour le 14 juillet pour les Champs-Élysées.

Le président de la République, je vais essayer de défendre Macron parce que comme vous le savez, j'aime toujours faire l'avocat du diable. Macron, il se retrouve quand même avec potentiellement des gilets jaunes sous stéroïdes qui ont été matraqués. Maintenant, quand les gens vont redescendre dans la rue, [grognement] ils vont moins être gentils.

Ils vont arrêter de mettre un uniforme gilet jaune, ils vont moins être gentils. Quelle est la marge de manœuvre d'un ministre des finances, d'un président de la République quand il y a eu en fait ce cette inertie, ce gras qu'on a mis autour des gens de dette pour les calmer, laisser dater. Est-ce je pense que tu enfin on n pas la même vision, on n' pas peut-être pas rencontré les mêmes personnes.

Alors encore une fois la France est très hétérogène mais quand tu vas encore une fois dans dans les territoires, ceux qui ont envie d'être productif un, la prise de conscience de l'État actuel des finances de l'État pas de la France parce que la France est riche hein. 6600 milliards d'euros d'épargne des Français. Ouis mais ça on n'y touche pas.

C'est fiscalisé, c'est à nous, on n'y touche pas. Attends. OK.

Non, mais je veux dire la France elle-même comme pays, c'est un pays riche qui a des moyens de relancer les choses. Donc moi ce que ce que je je trouve hein, ce que je ressens encore une fois avec beaucoup d'humilité parce qu'il y a beaucoup de de vision dessus mais c'est que un les gens ont parfaitement conscience de l'état actuel des finances savent qu'ils vont devoir se retrousser les manches. Et la question c'est pas comment tu répartis la pauvreté ou le le gâteau qui se rétrécit par le mécanisme, c'est comment tu recrées de la production et comment tu recrées de la richesse avec de l'énergie.

Alors, notamment de l'énergie, il y a pas que ça, mais on va prendre un exemple. On a fait la startup nation, on a mis des centaines et des milliards d'euros sur la startup nation. Alors, si on n pas le droit de dire ça startup nation, on dit l'élevage de la licorne magique.

L'élevage de la licorne [rires] magique, si tu veux. Bon ben, il y a deux licornes qui sont qui sont tombées. C'est bien de faire des paris sur sur le l'économie d'après-demain.

Euh si on avait mis 200 ou 300 millions d'euros seulement, ça peut paraître beaucoup mais à l'échelle de ce qu'on a mis dans France 2030 sur les tissus des PME et de et des ETI tous les ans, tu vois, depuis 10 ans. On fait un élevage de cafard, c'est bien. Mais là, je te parle pas des gens qui font de l'élevage de cafar, je te parle des gens qui font de la mécanique de précision, qui font de la plasturgie et cetera.

C'estàd des des business qui sont existants, qui ont besoin de trouver de l'investissement pour se développer, qui ne présentent pas de risque parce qu'ils connaissent leur marché, connaissent leur technologie, connaissent les compétences dont ils ont besoin. Et si on avait fait ça, tu as un potentiel de 400000 emplois en France dans la production. Et c'est pas des emplois collés au SUC, c'est des emplois un peu au-dessus qui permettent de financer notre charge sociale et cetera.

Donc tu as un vrai potentiel dans les territoires de recréation de richesse. Si tu veux répartir un gâteau qui se rétrécit parce que d'un côté tu as la dette, de l'autre côté tu as une assistance, tu as une attente sociale énorme. Oui effectivement tu vas vers tension.

Si tu te dis on va faire grossir le gâteau et que tu expliques au français comment on va le faire grossir raisonnablement pas en visant 15 % d'industrie dans le PIB dans 10 ans. Parce que ça c'était juste illusoire. Si on arrive déjà à 12 ou 13 %, si on crée 700 à 800000 emplois industriels dans 10 ans, on a déjà fait quelque chose qui est super chouette pour notre nation.

Et c'est sur cette trajectoireelà, tu fais grossir le gâteau et à ce moment-là, tu as effectivement des arbitrages difficiles à faire, mais tu donnes une direction, tu donnes un projet et si tu fais ça à mon avis, la colère dont tu parles et que je constate aussi hein, tu es capable non pas de la canaliser parce que le terme est mauvais, mais de lui donner une espérance, une direction qui permet de nous remettre sur le chemin. Mais si tu ne crées pas plus de richesse dans ce pays, effectivement, on est coincé par l'ensemble des contraintes que tu que tu donnes. Et donc tu as ce potentiel de notre tissu industriel qui a été tenu ou écrasé pendant quelques années.

Puis on a eu ce cette folie sur les licornes. Comment tu as dit ça ? Enfin bref, les vaches de la licorne magique.

Le haas de la licorne. Voilà. La la la machine a aspiré des subventions pour rien faire.

Donc on a on a on a ce potentiel là. J'étais à j'étais à Montbéliard hier au soir. On me racontait comment les petites subventions entre guillemets l'ordonné lors de France Relance avait permis de moderniser ce cet outil productif.

Et quand on a basculé de France-Rance à France 2030, les PMI, elles y ont pas retrouvé plus d'incitations à innover. Voilà. Donc déjà là, tu as un potentiel énorme.

Tu as une épargne française 6600 milliards d'euros. Je te demande pas de la taxer. Je te demande qu'elle soit investie un petit peu plus dans notre outil productif. 2 ou 3 % de l'épargne.

Si tu prends que les fondes dont tu as parlé Arnaud, ça fait 5 % parce que c'est la moitié du total. Donc on est parfaitement cohérent sur les chiffres. Si tu mets ça et que tu l'injectes dans l'outil productif, tu te fais une trajectoire de réinvestissement et de réindustrialisation qui te permet de créer des emplois dans les territoires, là où tu as ce problème de répartition de la valeur ajoutée qui te permet d'avoir un peu de souveraineté aussi. en plus ça fera pas de mal en chemin et et qui te donne cette création de richesse supplémentaire pour financer ton système social.

Toutes ces solutions là, tu les as, elles sont partagées entre les organisations syndicales et les organisations patronales. Créer des fonds, par exemple avec l'épargne salariale qui financeraient non pas des fonds basés au Luxembourg qui alimentent des fonds américains et cetera, mais qui financeraient des espèces de sparcasseur régional, c'estàd banques régionales ou des fonds régionaux pour ce tissu-là. patronat et syndicat sont en faveur.

Donc allons-y. Pourquoi on y va pas ? Et c'est là où tu as la question, qui est-ce qui est capable de faire ça ?

Moi, je suis comme Arnaud, je ne sais pas répondre mais je sais que ce pays aujourd'hui est en train de construire ce type de solution là. Les les les organisations qui le font là, ce qu'on appelle la société civile est d'accord pour y aller. À partir du moment où tu as cet espoir là, il y a un chemin à suivre.

Je t'ai parlé de l'épargne. Euh, qu'est-ce qu'on pour la commande publique. La commande publique.

Là, Arnaud a été un un visionnaire et il s'est il s'est tapé la tête contre les murs. Mais si on achetait en France comme on achète en Allemagne et en Italie et je te fais pas changer les traités européens, tu fais 15 milliards d'euros de plus pour le tissu industriel français. On va sans sans tricher avec les traités européens, juste en étant intelligent sur la manière dont tu le fais. 15 milliards d'euros, ça parlera peut-être pas à tous nos auditeurs, mais si on le met dans une perspective, c'est à peu près un/3 de notre déficit commercial, la commande en bien, 50 milliards en bien.

D'accord ? Donc le le la commande publique, si on l'orientait patriotiquement dans le respect des textes européens, sans se faire choper par la police européenne, tu as là de quoi réduire ton déficit commercial de un/ers. C'est un levier macroéconomique fantastique qu'onutilise pas.

Pourquoi ? Question de culture, il faut secouer le système en effet. Mais là, la solution, elle est connue.

Monsieur mon ministre, quand vous voyez ça que il y a quand même d'après Olivier, il y a quand même quelque chose qui qu'on peut mettre en œuvre rapidement. [soupir] C'est ma conviction partager avec lui depuis le début de cet entretien. Mon monsieur mon ministre, pourquoi c'est pas fait ?

Bah pour une raison simple. Par exemple le la proposition d'Olivier Luenzi que que j'approuve et que je trouve parfaitement juste et efficiente sur la mobilisation de l'Épargne France, c'est une arme considérable. Tous les pays n'ont pas cette arme.

Nous avons ça. Donc c'est l'atour à partir duquel on peut redémarrer. C'est pas la peine de faire de la dette là pour le coup, n'est-ce pas ? puisque nous avons les actifs, c'est parce que nous avons un système financier et un système bancaire qui n'a pas été réformé, qui ne fait pas son boulot, il n'a pas été reconstruit pour financer la réindustrialisation.

Pourquoi ? Parce que il y a un petit sujet un de règles européennes de d'entre soi de l'administration économique et du système bancaire et puis les fonds sont devenus aussi des outils de prédation pour les les intérêts étrangers. Donc si on avait un système bancaire qui avait financé, on aurait moins de fonds euh en fonds propres qui viennent prendre des du capital, enfin investir du capital mais qui en fait s'installe et qui déménage notre économie par petit bout.

Donc on a raté plutôt on a jamais voulu mettre à l'ordre du jour parce que les intérêts de la banque dans notre pays domine l'administration économique, le MDEF et un certain nombre de de de positions. J'ai bien compris, vous savez, on le sait. Donc là, il y a un petit sujet un petit sujet de qui dirige le pays.

Voilà. Donc là euh moi je je suis surpris parce que je suis allé voir un ancien ministre qui s'appelle Éric Lombard pour l'alerter pour lui pour défendre cette proposition. Je lui dit pourquoi tu fais pas ça hein ?

Pourquoi ? Il m'a dit écoute Ouais Bruxelles, ceci cela. Il était de bonne volonté.

Mais euh [grognement] ce qui ce qu'il a ce qu'il m'a dit, il m'a dit "J'ai regardé la migration de notre épargne. Elle part dans des conditions scandaleuses aux États-Unis financer la tech et surtout au lieu de financer la France, c'est notre argent. Et surtout, dit-il, mon prédécesseur, il parlait d'un certain Bruno Lemire, avait organisé ce qu'on appelait le fond tibi, du nom d'un polytechnicien qu'il avait nommé, qui s'appelle Philippe Tibi, qui était chargé de flécher amicalement, de façon incitative mais non contraignante les la collecte de l'assurance vie vers des fonds qui devaient normalement financer les PME dont parle Olivier.

Résultat totalement bidon et c'est Éric Lombard qui me l'a dit. Je dis mais on le sait ça. Donc qu'est-ce que vous attendez pour faire une loi pour contraindre là où on a essayé de parler à l'oreille de la finance hein.

C'était c'était gentil. Faut plus être gentil. Donc là les réformes du système bancaire et les réformes de la mobilisation de l'épargne et de laallocation des ressources doivent changer.

Il n'y a pas de patriotisme dans la finance, il n'y en a pas. Et le système bancaire est il a il a [grognement] quitté le terrain à part les réseaux de banque mutualiste. tout le reste a quitter le terrain et et en plus enfin ce qui est alors il y a question de l'institution mais est-ce que les Français derrière ils perdraient parce que tu vas dire OK aujourd'hui on a une épargne on la met sur des fonds ils vont de la tech il te livre du 15 % et cetera c'est non ça c'est ce qu'ils affichent je suis bien d'accord avec toi en fait quand tu regardes comme c'est des montages à étage toi quand tu es un ménage qui met 5000 € 3000 € sur ces investissements là tu as deux fois moins en taux donc tu es plutôt à 7 % quelque chose comme ça hein si tu peu et après l'attente, on a fait un sondage là sur une des régions, l'attente des des Français, à quel moment est-ce qu'ils sont prêts d'investir quelques milliers d'euros des étraines qui vont donner à leurs enfants pour faire en sorte que tu développes des emplois dans leur territoire et cetera.

Elle est entre 5 et 6 %. Donc on est capable de monter un système qui répond à l'attente de retour sur investissement des Français et des ménages et qui en même temps finance cet outil productif sans aucun problème. Il n'y a pas si tu veux de blocage financier sur les flux.

On peut le faire. OK. Là, j'ai écouté notre chef d'étatmajor.

Vous avez entendu son discours auprès de l'association des maires de France qu'il fallait se préparer à perdre nos enfants pour défendre la France, qu'il fallait que les maires trouvent des places pour nos militaires parce que comme on a vendu toutes nos casernes, on sait plus où loger nos militaires. Est-ce que le milieu de l'entreprise est prêt à naviguer en temps de guerre ? Est-ce que l'État se prépare à mettre notre économie en temps de guerre ?

Une économie de guerre, c'est-à-dire Renault va faire des drones peut-être d'assau, bon, on va continuer de faire des petits avions. Est-ce que la métallurgie va pouvoir suivre ? Est-ce qu'on va pouvoir se réarmer sans énergie ?

Est-ce que les entreprises ne sont pas en short face à la guerre qui arrive ? Je sais attention, j'ai eu le le président du MEDF il y a pas très longtemps ici, il m'a dit "On est en short." Alors, je saurais pas répondre à cette question là et je pense qu'on a pas de plan si tu veux pour basculer.

Moi ce que le point qui me marque sur les dernières années, c'est qu'on s'est tapé une série de crises économiques, d'accord ? Les unes après les autres et cetera. la résilience, c'est la résistance la capacité de s'adapter de notre tissu industriel, moi il m'a quand même un peu bluffé.

OK, on s'est pris un certain nombre de coûts et cetera. 1000 milliards fait Macron. Mais mais [grognement] là, tu parles de la dette.

Mais d'accord sur la partie, mais tu en as eu d'autres des crises. Tu as pas eu que celles qui ont été couvertes par la dette. Moi, je trouve que le tissu industriel certes, il s'est raptissé, il grandit pas comme je souhaiterais, mais il a été quand quand même capable de s'adapter à pas mal de crises euh notamment d'approvisionnement et cetera.

Donc, je ferai le pari en tous les cas d'une d'une capacité d'adaptation et d'une résilience qui est peut-être supérieure à celle qu'on imagine. Il y a pas de plan pour aller dans l'univers que tu décris et je le souhaite pas qu'on aille dans cet univers là d'ailleurs, mais on a quand même un tissu industriel qui a montré sa capacité d'adaptation et de résistance. Monsieur mon ministre, faisant euh si on fait le un bref scanner de la situation des secteurs, c'est intéressant de regarder par secteur.

Euh l'agriculture, elle descend, elle est de moins en moins capable de répondre à nos besoins alimentaires. Bon, donc sur le plan de la souveraineté et de l'indépendance et de la capacité à produire, on est pas bien. sur tout ce qui concerne l'automobile, on est attaqué très sérieusement et on risque de perdre nos grandes entreprises.

C'est ça qui se prépare si on ne bouge pas. Et c'est on prend pas des mesures protectionnistes dignes de ce nom au plan européen ou peut-être faudra-t-il au plan national. Si on regarde le numérique, on est colonisé donc on est dans la main des Américains.

Si on regarde la finance, on n'est pas loin de l'être également. hein. C'est-à-dire qu'en fait, on n' pas d'autonomie de de grandes décisions et on n'est pas mobile.

Euh sur la défense, on est très bon parce qu'on a une politique industrielle d'État. On a mis 20 milliards par an depuis euh 50 ans. Donc évidemment, on est très bon, on est très solide, mais c'est petit.

Si on regarde l'aéronautique, on est bon mais c'est les Allemands quand même qui ont pris une bonne partie d'Airbus. Quant au luxe, bon, c'est bien la maroquinerie, tout ça, mais ça ne suffit pas. Voilà.

Donc, quand on regarde euh la situation [grognement] euh je pense qu'on est vraiment pas prêt, ça c'est sûr, puisque on n pas organisé notre capacité à être indépendant. Donc, il y a des beaucoup de ministères, ministère de l'économie et de la souveraineté industrielle, ministère de l'agriculture et la souveraineté alimentaire, ministère de et cetera. Mais euh c'est un mot mais les politiques n'ont pas eu les effets parce qu'il y en a pas eu en fait de grandes politiques de reconstruction de notre indépendant. [grognement] Donc en fait le programme c'est le livre d'Olivier sur l'industrie.

Voilà. Alors la ministre d'agriculture a lancé des plans de souveraineté. J'ai accepté d'écrire un bout parce qu'elle me l'a demandé.

Je le fais de façon bénévole parce que je trouve que c'est pour la France et moi je suis à la disposition du gouvernement de la France quel qu'il soit. Donc j'ai accepté d'écrit. Je vois dans quel Jordan Bardin bah il est pas au gouvernement que je sache pour l'instant l'année prochaine il le sera.

Écoutez moi je considère que le gouverne de la France c'est le gouvernement légitime. Voilà c'est comme ça. Après euh les électeurs ils font ce qu'ils ont à faire hein et moi je ferai ce que je veux dans l'isoloir.

Donc moi, une chose que je peux dire, c'est que il y a un travail qui est fait avec les filières, mais je vois tout ce qu'il faut remonter, les écart des des difficultés puis je vois bien aussi tout ce qu'on a laissé s'installer comme réglementation absurde qui détruisent l'économie. C'est qu'en fait on n pas construit le compromis intelligent entre écologie et agriculture, économie agricole. [grognement] Pourtant, c'est le même préfixe.

On aurait dû on aurait dû trouver les voies et les moyens de travailler ensemble. Ça n'a pas été fait. Conséquence, on [grognement] a on a absolument rendu impossible la production sur notre sol nationale d'un grand nombre de productions.

Donc moi, je suis chargé toutes les filières de production végétale spécialisée là. Alors l'huile d'olive, le lin, le houblon, tout des choses de la vie quotidienne he qu'on a tous les jours dans notre vie. Et bien euh on a des productions très fortes et puis on a des filières qui sont on importe à 95 %.

Je repense à une note qui avait été signée par le haut commissaire au plan un certain François Baou qui plus tard est devenu premier ministre qui s'appelait la bataille du commerce extérieur et il avait écrit, je le cite de mémoire, je pense pas beaucoup le déformé. J'avais dit par certains aspects l'économie française a les traits d'une économie en voie de développement. Tout était dit mais c'était déjà il y a 6 ou 7 ans.

Le temps passe et il ne se passe rien. Donc on a besoin là d'un redressement d'urgence. [grognement] Juste pour illustrer le propos he d'Arnaud quelque chose.

Prends ton temps. Olivier he il y a pas juste. Prends ton temps.

Ouais alors je prends mon temps pour compléter ce que dit Arnaud. Il y a quelque chose qui nous manque par exemple quelles sont les productions essentielles ? dire demain on est face à des crises, on sait qu'elles vont venir climatiques, militaire, géopolitique, commercial et cetera.

Quelles sont les productions dont on a besoin de garder la maîtrise sur notre territoire afin d'être sûr que la colonne vertébrale de notre économie, elle s'effondre pas ? Question, elle est assez intuitive. Après, je te mets devant une feuille blanche et je te dis commence à faire la liste, ça devient compliqué parce que c'est pas évident.

Le concept est simple. la production essentielle dont on a besoin pour maintenir notre outil productif. Ça ça va, on visualise bien dans le détail, c'est difficile à faire.

Cette liste-là n'existe pas en France. Personne dans l'État n'y a réfléchi. Sectoriellement, on a fait un peu les médicaments critiques, un peu ceci, un peu cela.

La liste des métaux des métaux stratégiques par la Commission européenne fait rigoler, tu vois. Enfin et puis les objectifs qui nous sont donnés sont au doigt mouillés complètement. même la cour, je crois que la cour des comptes européennes où il y a un rapport officiel qui s'étonne d'objectifs qui sont absolument pas justifiables, justifiés.

Enfin, c'est voilà. Donc, il faut qu'on ait une réflexion sérieuse. On a lancé un projet dans le conservatoire national des arrêts métiers pour faire justement cette liste là.

Quelles sont les méthodes qui fonctionnent et cetera ? C'est des choses pas enfin difficiles mais accessibles. On va le faire, on va la sortir cette liste, elle sera pas parfaite.

Une fois que tu as ça, tu as un outil sur lequel tu peux orienter ta politique industrielle en disant bah écoute, les cartes Panini digitalisées qui ont fait l'objet de tweet du président de la République et du ministre de l'économie et des finances parce qu'ils avaient levé des centaines de millions d'euros, je suis pas sûr que l'utilité sociale et pour la nation soit la même que celle d'avoir une bonne filière de végétaux qui te produisent des protéines et qui te protègent contre de l'importation de choses absolument essentielles. On va commencer à pouvoir, je dirais, [raclement de gorge] s'orienter vers des vraies priorités qui correspondent non pas au monde des années 90 qu'on a rêvé avec du libre échange, qui a créé de la richesse, c'est indéniable. Dans un monde de paix et de bisounours sans doute, c'est plus notre monde.

Aujourd'hui, tuas un monde de rapport de force. Il faut qu'on adapte notre outil productif. C'est possible.

Est-ce que je peux compléter le complément ? Je vous en prie, monsieur mon ministre. Alors, je prends l'exemple des médicaments.

Mais je gratte 10 minutes de plus. Vas-y, continue. Il y a Je prends l'exemple des médicaments qui a été évoqué par Olivier et Jy.

Euh les médicaments, on a euh un rapport de 2016 qui disait "On a 2000 médicaments sensibles sur lesquels on est dépendant de l'étranger et on est en rupture de stock, soit potentielle, soit acquise, soit montré, démontré et acté." Bon, déjà, il y en a qui ont fait leur boulot. Euh le gouvernement a pris à organiser en pendant toutes ces années et notamment après le Covid, c'est pas seulement le Dolibran, hein, il y avait quand même d'autres choses à peu près une entre 20 et 30, j'ai plus le chiffre exact malheureusement.

Liprin qui a été vendu aux États-Unis là, c'est ça ? Non non non, mais c'est je parle, c'est une marque de l'prindre, c'était paracétamol, les principes actifs du paracétamol. Donc parmi [grognement] les projets de relocalisation en France sur le sol français, il y avait des projets pour en d'une vingtaine de euh principes actifs ou molécules très importantes pour notre indépendance euh euh sanitaire.

Euh je crois savoir que il y en a pas beaucoup qui ont été réalisés, hein. D'ailleurs, le projet sur le paracétamone n'est toujours pas fait. Donc on a un vrai sujet entre le discours et les actes.

Et donc les médicaments critiques, il y en a un paquet. Je rappelle quand même que les médicaments alcaloïdes, c'est-à-dire ceux qui servent à endormir le patient avant toute opération chirurgicale, c'est fondamental, je crois. Et bien, on en importe pour 10 milliards par an. 10 milliards par an.

Donc on n' pas eu l'idée de monter 10 usines à 1 milliard de chiffres d'affaires sur le sol français alors qu'on a toutes les major du médicament soit français, soit européen, soit mondial en France [grognement] pour produire ces médicaments. Ça ferait presque 1/3 allez 1/e un 5 pardon 1/5e de la balance commerciale résolu sur un produit enfin une famille de produits. C'est c'est intéressant.

Je vous je vous Non, je prends faut faut être concret dans vos émissions. Alors, je me permets d'apporter des éléments. On peut dire pareil sur les antibiotiques.

Bah, vas-y. Bah 80 % de nos antibiotiques sont importés d'Inde aujourd'hui. Donc tu aurais une crise, on a eu la crise du Covid, c'était viral, il fallait des vaccins.

Demain, tu as une crise sanitaire qui est bactériologique ou une crise diplomatique. Et l'un nous dit "Maintenant, tu vas faire moins ton malin avec moi parce que sinon et ça c'est la question de la dépendance et de la souveraineté." et ben après tu te mets à genou et si l'â te dit bah je veux les plants de terrafal, tu lui fileras tes plants de terrafal parce que tu auras besoin d'antibiotiques pour sauver ta population.

Voilà ce type de conséquence, c'est là où tu perds complètement ta souveraineté. Alors et je et je rebondis aussi sur ce que disait Arnaud, une des grandes difficultés depuis quelques années, c'est ce que j'appelle la face fashion des politiques industrielles. On est parti avec les start-up.

Alors, j'ai pas de dire les start-up, le trou et cetera. OK. Après, on a eu le Covid, donc on nous a fait une politique de relocalisation des médicaments.

Puis après, on nous a fait une politique euh loi industrie verte sur OK. Après, on a eu euh naturellement les premiers euh la la guerre en Ukraine. Donc, on nous fait un un une politique sur euh euh sauf toi.

Euh oui, bah il faut il faut rendre à César ce qui est à César, hein. Euh on nous fait une une politique sur la défense et puis maintenant euh oura euh il y a 100 milliards d'euros d'investissements essentiellement américains qui viennent sur les data centers. Donc, il faudrait qu'on fasse en 5 ou 6 ans, tu as eu cinq priorités de politique industrielle en France.

Mais mais ça peut pas marcher un cycle industriel. Mais on sait tous que Macron n'a pas de mol épinière, ça tout le monde le sait. Fait ce naim le nucléaire, il a pas de molpinière, il a pas de cap, il sait pas de dire quelque chose.

Bon, on va pas rentrer dans les tails. Vous êtes en train de m'énerver tous les deux. Donc on en est bien navré.

On était [grognement] les bout les goûts de cop il paraît. Tu sais, on en est bien navré optimiste et on veut pas on te démontre qu'il y a des solutions. Non mais je veux bien je veux bien des solutions mais je pense que le constat n'est pas bon.

Quand j'entends Arnaud dire, il a tout à fait raison, on on claque 10 milliards pour faire pour faire rentrer les alcaloïdes chez nous, on pourrait faire 10 usines à un milliard, on pourrait faire bosser des gens, ainsi de suite, ainsi de suite. Moi, je vais je vais poser la question très directement. Est-ce que vous avez pas l'impression qu'on est en train de mettre notre [ __ ] de pays en laisse à dessin pour que la France secoule dans une Europe fédérale proxy des États-Unis ?

Est-ce que vous avez pas l'impression que ça fait des années qu'on a une élite européenne qui est bibonnée avec du fric américain ? Des réseaux qui sont bibronnés avec du fric américain pour faire terre les voies comme Arnaud Montbourg ou autres sur la réindustrialisation la souveraineté française ? Est-ce que vous avez pas l'impression que de l'intérieur, excusez-moi l'expression, monsieur mon ministre, on nous castre de l'intérieur pour éviter que la France prenne le lead de l'Europe ? et on castre avec l'aide des Allemands proxy américain.

Donc la question elle est très direct. Est-ce que vous avez pas J'entends votre constat de on peut faire si on a plein d'argent, c'est super cool. Est-ce que vous avez C'est déjà pas mal des solutions ?

Non mais c'est très bien. Après, il faut faire le bon constat. Donc c'est pas du fatalisme.

Je vois que la France est mis en laisse avec un collier étrangleur que nos élites ne défendent pas notre nation soit par incompétence, soit par forfaiture, soit pour des questions. On va pas rentrer dans le détail pour pas se prendre un procès ce soir. [souffle coupé] J'ai vraiment l'impression que notre pays est mis au pas.

Est-ce que vous avez le même constat que moi, monsieur mon ministre ? Alors, Alstom, Arabel, on voit les Américains faire du Arabel. Alors, on peut la liste est longue technique.

Bah moi, j'ai fait la liste des patrons de boîte hein, euh qui ont reçu un chèque pour se vendre presque à presque aux enchères à l'enfant. C'était en eurou en dollar. Ah bah je pense qu'il y avait un peu des deux hein.

C'était un peu ça. On fait pas de part ce soir. Ah non mais je vais donner les chiffres, j'ai donné les nom peut-être, c'est encore mieux.

Je l'ai déjà dit devant une commission d'enquête parlementaire. Euh donc je je peux le redire ici avec toute la même sincérité et liberté. 1 Alstom euh c'était un chèque d'une vingtaine de millions pour euh Cron et une garantie d'immunité des poursuites pour corruption mondiale de la part du département of justice euh de l'administration américaine.

Pilinco, Thierry Pilinco, patron de Techniip a fait une fausse fusion entrega avec FMC, une boîte Texane qui était en vérité en grave difficulté mais dont un rapport de Goldman Sax avait montré toutes les vertus et qu'il a gobé comme ça. Et d'ailleurs dans le conseil d'administration, il y a des gens qui ont refusé de voter, ils ont jamais voulu parler malheureusement mais la BPI et l'Institut français du pétrole, c'estàd celui qui détient les brevets du général des Gaul sur l'œil and gaz on voté pour quand même le dire. Ça ça a été dit dans une commission.

Décisions qui ont été prises. Ça ça a été dit ça a été vocalisé et verbalisé dans une commission. Bah je l'ai dit à la commission d'enquête parlementaire.

Vous avez eu des procès pour ça ou pas ? Moi, on me fait aucun procès. Je le regrette parce que j'apporterai les preuves et les témoins parce que je ne dis que ce que je je vérifier quand même.

Bon, on raconte pas n'importe quoi. C'est la France là, c'est un enjeu très important. C'est notre bien commun en quelque sorte, hein.

Alors, après, je continue. Euh, il y a eu la farge. La farge, ça a été la fusion avec Olgim.

Ne vous inquiétez pas, euh tout reste en France. Bah non, tout est parti. Et en plus, on a eu des histoires et le président de l'époque qui a touché un gros chèque lui aussi parce qu'ils ont tous eu pour moi le prix de la trahison de la France, je l'ai déjà exprimé, c'est entre c'est 15 millions en moyenne.

Donc mais vous êtes sûr parce que je peux pas vous les précautions ou pas de précaution. Ils ont pas trahi la France ces gens-là. Bah, ils ont vendu un un groupe du CAC 40 dans des conditions qui ont fait perdre le contrôle à la nation de ce groupe [grognement] contre un chèque, une rémunération euh extraordinaire euh extrêmement importante euh qui euh montre à quel point finalement la vénalité dirige dirige les affaires, hein.

Ça, on n'est pas surpris. Enfin, quand on a une responsabilité de gouvernance et euh qu'on est à la tête d'un petit morceau de France, Alstom, c'est un morceau de France, la PAR, c'est un morceau de France, Technipp, c'est un morceau de France euh je suis désolé et Alcatel, les restes de la CGE, la compagnie général électrique, il y avait Alst, Thomson, Alcatel. Thomson disparu, Alstom vendu en morceaux, Alcatel Michel Combe 15 millions environ 13 millions je crois pour vendre à Nokia alors que on aurait pu racheter nous Nokia, excusez-moi, on était à peu près au même niveau.

Donc si vous voulez tous ces gens qui vendent et qui prennent un gros chèque, moi pour moi, ça fait partie du tableau de l'abandon de la France par les élites. On parle souvent des gouvernants mais c'est des patrons de grande boîte. C'est pas des c'est des gens qui ont fait de grandes études qui doivent tout.

Ils ont défilé la plupart sur les Champsélysées en uniforme parce qu'ils avaient fait l'école polytechnique. Moi, pour moi, c'est très grave ce qui s'est passé et ça continue hein. Euh, ça continue.

Bah après, vous avez eu [grognement] Etilor et Lux Shotica qui est moins grave, mais on pourrait continuer comme ça. Alors, j'ai monsieur le ministre, vous connaissez mon point de vue sur qui doit protéger la France pour des questions de renseignement économique, pour des questions de d'atteinte au au aux intérêts français. Je vais vous répéter ma ma marotte.

Que font les services de renseignement ? Ah ben non, mais moi mon bon les services de renseignement, ils sont pas ils sont pas à l'époque quand j'étais au gouvernement, ils étaient pas au niveau et même moi je me souviens avoir rappelé euh quand nous avons découvert le complot contre Alstom euh avec la complicité de Cron euh pour nous vendre euh à général électrique aux Américains. J'ai appelé le patron de la DGSE, monsieur Bajolet, qui a fait des mémoires fortes honorables.

Je lui ai dit, "Nous sommes nous sommes euh selon le témoignage de la famille de Pierucci que j'avais fait recueillir par mes collaborateurs à l'époque puisque je m'étais porté au secours de Pierouci. il vous raconter cette triste histoire et lui a souffert énormément pour avoir résisté et refusé de collaborer avec le système d'espionnage que le département de justice américain décidait au plus haut niveau voulait mettre en place contre nos intérêts français et contre une entreprise française qui s'appelait ATOM. Il a refusé, il l'a payé 2 années de prison en orange avec des chaînes au pieds et toute la violence à l'intérieur des prisons.

Voilà ce qui s'est passé. Euh donc euh quand j'apprends ça, je j'appelle le service des le patron des services secrets un certain Bajolet euh Berdard de son petit nom. Euh je lui dis "Nous sommes pour nous nous sommes euh nous sommes euh euh espionnés euh il y a il y a quand même une opération qui est en train de se monter.

Est-ce que vous pouvez nous dire ? Ah nous nous n'écoutons pas les Américains. Je dis pardon.

Il y a eu Snowen qui a révélé que nous avions eu 75 millions de conversations qui avaient été euh écoutées par l'agence NSA. Et d'ailleurs, quand Pierucci s'est pointé pour dire "Je ne veux pas reconnaître les faits, on lui a sorti 1 million de mail. Son cas lui a dit il me faut 3 ans pour les lire et ça vous coûtera un million de dollars ou quelque chose comme ça." Bon qu'est-ce que ça voulait dire ?

Ça veut dire qu'ils utilisent la NSA pour pomper l'information de façon illégale, puis ensuite il la recycle, il la donne au au système judiciaire qui en fait des procès pour nous piquer nos entreprises et on appelle ça des alliés. Et alors évidemment le voyage au Washington avec entre François Hollande et Barack Obama, pas un mot sur l'histoire des 75 millions de conversations écoutées en Europe sur les dirigeants dont nous donc moi je vous peux vous parler de service de renseignement. C'est de renseignement, ils font ce que les dirigeants politiques leur demandent de faire puisquils sont sous contrôle politique.

Heureusement d'ailleurs, heureusement, c'est la démocratie hein, je vous rappelle, il y a pas de de il a pas d'autonomie des services. Olivier, en terme de guerre économique, on fait quoi là ? En terme de guerre économique, est-ce qu'il faut être plus invasif ?

Est-ce qu'il faut être plus corrosif ? Est-ce qu'il faut arrêter ? J'allais être vulgaire.

Donc, on va employer un terme médical. Est-ce qu'il faut arrêter de se prendre des fistules anales par les États-Unis ? Non, je commande pas.

C'est hors propos comme image. C'est un ter c'est un terme médical. Euh il y a il y a il y a plein de choses sur lesquelles on n'est pas formé en France sur l'intelligence économique.

Vous parlez d'énormes dossiers. Non, je parle pas d'intelligence économique, là je parle de renseignement économique. C'est le côté au-dessus de de l'intelligence économique parce que l'intelligence économique en général, c'est l'économie de l'intelligence. pas Ouais, faut je je vois pas le où tu veux m'emmener avec cette inversion des termes.

C'est des branques. Mais déjà qu'on commence à à accepter que on est dans un monde qui n'est pas un monde de bisonnance, je vais te raconter une histoire qui qui s'est passée, que j'ai vécu. Je suis dans un pays de l'est de l'Europe.

Je construis une usine pour Saint-Gobin, un grand groupe. Et juste en face de l'autre côté du Danube, je suis en Roumanie, en Bulgarie, il y a un concurrent turc qui s'installe et je découvre au bout de quelques mois que mon comptable roumain file l'info sur les prix que je j'utilise sur mes clients. D'accord ? pour des sommes dérisoires.

Tu n'es pas préparé quand tu es quand tu es formé en France à des choses aussi simples que ça. Donc la première chose, vous parlez de grands dossiers mais commençons à mettre dans nos écoles d'inget dans nos écoles de commerce la base de cette je dirais avertissement, j'ai pas envie de dire paranoïa, ça te ferait trop plaisir mais c'est non mais moi on me fait pas plaisir moi. Mais mais ça si tu veux on le vit tous les jours.

Tu es un perdre de l'année. DGSE mais des hommes de paille à la tête de nos entreprises à l'étranger pour éviter les phénomènes de rançon, de mafia et de pression. Est-ce que la DGSE que c'est une culture de pays qu'on a qui commence à la base et sur lesquelles on doit rentrer en se disant encore une fois il y a une concurrence, elle n'est pas loyale, elle utilise des des déloyautés sur des coups mais aussi tu dois le faire.

Ouais ben qu'on commence par là après tu traiteras le sujet par en haut. Mais moi ce je voilà tous les cas Olivier n'est pas un perdre ni de l'année ni du siècle et simplement sa vision de la construction d'une entreprise et de la façon de la faire tourner bah on voit bien que ça fuit de partout donc ça a quand même du travail jour un jour on a reçu un très très grand général ici qui m'a dit voilà il faut être parano pour protéger la France lui dit non mon général faut être alerte j'aime bien le terme ouais mais est-ce qu'on t'apprend à être alerte quand on t'apprend uniquement à respecter les modes d'emploi by the book et on a quand même beaucoup de ça. C'est ce qui se passe dans notre administration ministre alerte et vigilant.

Ça existe encore en France des gens alertes et vigilants ? Est-ce que ça existe des vrais patriotes ? Je parle pas des nationalistes de plateau télé.

Est-ce qu'il y a des gens qui ont réellement saisi que la France va s'effondrer, qu'on va être déclassé pour les 100 prochaines années, qu'on va subir ce déclassement et que nos plus faibles, nos enfants, notre système scolaire, notre système de santé, nos vieux, nos nos universités, on va pas pouvoir rattraper. Les intérêts de la dette française à l'année représentent deux fois notre consommation d'hydrocarbure. Est-ce qu'il y a encore des Français en France ?

Alors, je vais répondre sur cette objurgation en disant que on va aller à Bibrac tous les deux hein. Attention, il y a beaucoup de Français qui prennent conscience de la gravité de la situation. Ils en sont conscients parce qu'ils le vivent dans leur vie quotidienne.

Ils voient les conséquences s'accumuler sur leur vie et il voit bien que il va falloir que on fasse preuve d'un courage collectif colossal important pas démesuré parce que c'est il y a en France une et je ne je le crois sincèrement il y a énormément d'abord il y a une grande éducation et conscience aux enjeux collectifs. croit qu'on en pense et il va falloir qu'on remonte cette pente ensemble et parce qu'on va le faire ensemble comme quand on a reconstruit le pays après la deuxème guerre mondiale, c'est nous grands-parents, moi c'est mes grands-parents il ont participé à ça, ça pas été facile hein. Il y avait des tickets d'alimentation en France, il y avait il y avait des villes effondrées par quoi on allait recommencer.

Bon donc on en a vu d'autres, faut pas non plus dramatiser. On est capable de le faire. La preuve c'est qu'il y a des gens qui le pensent.

Il y a des gens qui savent le faire. Et il y a plein de gens qui sont volontaires pour agir. Donc normalement ça ça fait un peuple qui se relève.

OK. Et tu as besoin d'une génération. Tu as besoin je fais encore le mauvais flic.

Le niveau de mat sont très très puissants. C'est difficile de les interdire. Notre niveau en math chute, le niveau scolaire chute, la prochaine génération censé relever.

Et c'est des illforme du bac. C'est une mauvaise réforme. Elle a été complètement ratée.

Les résultats sont catastrophiques. Bon et ben, on n'est pas capable de se réformer. Il va bien falloir le faire.

On le fait dans un sens, on peut le faire dans l'autre. Encore une fois. Enfin, je quel est le c'est une réforme, c'est un texte, ça se change.

He la loi, c'est une décision des hommes et des femmes à un moment donné et tu les mets de et tu les changes. Bien entendu qu'il faut le changer. Moi je le vois tous les jours, j'enseigneam on voit les personnes qui arrivent.

Il y a un vrai sujet de niveau en sciences et technique. Enfin, je il y a il y a aucun doute. On intercale même de temps en temps, on fait faire une année de licence en plus afin de faire une remise à niveau avant de prendre des gens en niveau ingénieur.

C'est-à-dire que on a cette souplesse là, donc on fait un ingénieur en bac + 6 et pas en bac + 5 pour refaire une mise à niveau. Ça c'est la réalité de tous les jours. Elle est dans les statistiques, elle est de partout.

Encore une fois, ça se change. Ça se change avec de la volonté et un peu de courage. Encore une fois, qu'est-ce C'est pas un problème de budget là-dessus.

C'est pas un problème de majorité politique, c'est un problème de volonté, de projet et de courage. Ça ça coûte rien. Et mais s'il y avait du courage en politique, ça serait, n'est-ce pas, monsieur mon ministre ?

Oh, ça se trouve. Ça se trouve où ? Ça se trouve où ?

Ça se trouve, il y en a, il y en a, il y en a. Non, mais faut pas désespérer bill en cours, hein. D'accord.

Il y a du courage dans toute et plus la situation va devenir critique et difficile, plus les hommes, les femmes qui ont ce courage vont se lever. vous allez voir apparaître et et nous ben nous on est moi je suis un vieux maintenant hein donc ben on aidera tous ces gens-là on fera le nécessaire parmi les évolutions qui ont eu lieu là récemment le mot protectionnisme c'était un gros mot il y a encore 2 ans. Tu pouvais pas le sortir sans compte taxe de coloration politique et c ben c'est en général la vraiment le 11 c'est-à-dire dans le tissu ambiant en face de toi.

Non non, moi j'ai pas cette analyse là. Tous les gens qui se faisaient taxer de attention méchants nationalistaux patriés et tout, c'était à chaque fois le même groupe, je dirais le même groupe antique. Le mot le mot protectionniste était considéré comme un gros mot, je pense assez collectivement en France.

Moi, je sais que comme patriotisme éventuellement on peut le mettre dans le même dans la même catégorie. Et ça en l'espace de quelques années, ça a évolué. Quand ici hier, mais dans la plupart de mes conférences, j'explique un truc simple.

On a un projet de société en Europe, on a des ambitions environnementales, on a un modèle social. C'est pas le même entre la Pologne et la France, mais on a cette volonté euh d'avoir un modèle social de protection du faible et cetera. Ça coûte.

OK. Si tu mets des entreprises qui payent ça en face d'entreprise qui n'ont pas à payer la prot nos ambitions environnementales ou notre modèle social, c'est une concurrence des loyal. Tu peux faire tout ce que tu veux sur la compétitivité européenne, il y a des choses à faire de simplification et cetera.

Tu as un plancher qui est notre projet de société. Tu peux pas descendre en dessous. Donc à un moment donné, il faudra bien expliquer que il faut se protéger contre des productions qui n'ont pas la même structure de coût, qui payent pas nos ambitions environnementales, qui payent pas notre modèle social.

Maintenant ça passe comme dans du beurre quand tu dis ça c'est une évidence pour la plupart c'est toujours pas encore fait c'est pas fait mais au niveau de la population et ça tarde à venir et ça tarde à venir mais tu as une prise de conscience qui a été faite. Donc ce type de changement dont tu parles, ils se ils sont en train de se dérouler et moi en tous les cas comme tu disais on est dans une démocratie faut avoir confiance au système. Si tu as une population qui pense de cette façonlà qu'on peut s'en sortir, qui sait qu'il y aura des efforts à faire pour recréer de la valeur, ça va se faire.

Tibi, c'est c'était quoi Tibi déjà ? Philippe Tibi, c'est pas l'ancien patron du BS ? Je sais pas, peut-être, je ne sais pas, je ne saurais pas le dire.

Je [grognement] ne sais pas. Je demande à la communauté de me retrouver l'information. Euh, je vais bientôt prendre les questions de la communauté, les enfants sur Twitter.

Donc faites-moi plaisir, faites-moi monter les questions qui vous intéressent le plus avec un petit pouce, ça nous permettra de gagner du temps. Pendant temps, n'oubliez pas de nous soutenir aussi, c'est important parce que nous nous sommes totalement indépendants. On on grâce à notre communauté, on prend aucune subvention, on paye la TV en dedans, on paye tout plein pot, on fait pas d'optimisation fiscale et on essaie de tenir malgré le DSA.

C'est quoi le DSA, monsieur mon ministre ? Digital Service Act. Ah oui, c'est ça.

Eh, encore un truc de l'Europe. Non non, mais moi je suis très mauvais en acronyme, je ne connais que SNCF, savoir nager comme Fernandis. Ouais.

Et RATP, ça veut dire quoi ? Ah, ça vous le savez mieux que moi. Rentre avec tes pieds.

Non. [rires] Et euh donc la communauté, s'il vous plaît, financez-nous sur Tipi, on a besoin de vous. C'est très important.

Toi, tu peux appuyer sur tout bouquin, sur ton petit bouton. Euh Philippe Tibi, président du BS en France et président de la mafie. Merci.

Avant qu'on prenne les questions de la communauté, on va revenir sur les questions de prédation et les questions de renseignement économique. Qui est-ce qui aide les chefs d'entreprise ? Qui est-ce qui va voir les chefs d'entreprise ou qui va former dans les universités pour prévenir, pour essayer de sensibiliser nos élites à ça ?

Quand on va bourlinguer à gauche à droite qu'on discute avec des grands patrons, on les a un peu sensibilisé. La DGSE a fait un peu son boulot. Mais les petites PME quand il voi des petites chinoises créché à côté de nos bases de sous-marins, quand on voit des Américains qui financent comme il va bien.

Vous dans votre toi Olivier dans ton école, est-ce que tu as une UV du genre renseignement économique ? Je parle pas intelligence économique. Alors, je pourrais pas te répondre si au conservateur national des métiers il y en a.

Il y a quelques directement parce que j'en suis pas responsable. Il y a pas mal de choses qui se font sur les le renseignement, l'information que tu peux avoir notamment en ouvert via sur internet mais en allant un peu profondément avec un centre notamment à en Bretagne qui est qui est très chouette là-dessus. Donc je par contre moi dans ma vie professionnelle si tu veux, j'ai appris ça sur le tas.

Mais c'est une blague. Mais mais je te je t'assure quand quand tu es j'ai été envoyé en Roumanie, la Roumanie n'est pas un pays ça va beaucoup mieux maintenant. C'était avant de rentrer dans l'Union européenne mais on va dire l'éthique du business n'était pas parfaite pour employer des des mots gentils.

J'ai été confronté à des tentatives de corruption directe parce que je représentais un intérêt économique. J'ai appris sur le tas face. Comment tu réponds non ?

Comment tu esquives ? Comment tu tu as débriefé quand tu es rentré. Ah bah bien sûr.

Tuas tu as été débriefé auprès de tes voisins ou tu as appelé la DGSE en disant écoute on a essayé. Ah non quand je dis débriefer c'est c'est des choses en interne où on partage entre dirigeants si tu veux. Mais il faut que les dirigeants aident aussi les services de renseignement aussi légal hein.

Et OK peut-être mais ce que je te tu me dis qui est venu vers moi et je te réponds on a je pense que la plupart des chefs d'entreprise apprennent ça sur le tas quand ils y sont confrontés. Al moi je voudrais faire pas une expérience personnelle. J'ai créé une entreprise d'équipe mentiers de la filière nucléaire.

C'est une entreprise qui dont je suis l'un des cfondateurs, je suis j'en suis le président euh et j'ai reçu la visite des services de sécurité. Mais parce que c'est monsieur le ministre. Non, parce que tout le monde a reçu et il y a eu et on nous a averti sur la filière nucléaire.

Pourquoi ? Ben parce que on fabrique des pièces critiques. C'est une petite PME, hein.

On fait 40 millions de chiffres d'affaires, c'est pas une grosse boîte. On a 230 employés. Euh c'est c'est ce sont des des petites PME que nous avons agrégé parce qu'on on veut euh renforcer la filière nucléaire.

Donc ça c'est mon travail de c'est ma vie d'aujourd'hui hein dans l'agriculture, l'industrie. On construit des entreprises de souveraineté et on a reçu la visite des services et c'est pas monsieur Montbourg parce qu'ils étaient dans des réunions de la filière et j'étais un parmi des milliers. Voilà.

Et donc il faisait la tour des Donc je veux saluer les services de police qui font ce travail de sensibilisation dans les filières critiques. Ils sont venus avec quoi ? Une petite brochette, un pot de confiture.

Comment ça s'est passé ? Non, ils sont nous ont abordé, ils nous ont dit "Signalez-nous quand il y a tel type de profil, attention à ceci." Et d'ailleurs après moi je les ai consulté sur un certain nombre de de contacts qui avaient été pris avec moi et ils m'ont immédiatement pris en charge la question de l'information que je leur posais et m'ont donné instruction et j'ai exécuté les instructions.

C'est bien ça fonctionne. Si ça fonctionne. Ne soyons pas pessimistes.

Mais c'est pas une histoire d'être pessimiste. Je vois- 156 milliards en balance commerciale. Je vois Alstom se faire ouvrir.

Je vois d'autres boîtes se faire ouvrir. Je vois Emmanuel Macron faire la tournée des popotes. Tout le monde se fout de sa gueule.

Euh ça commence sérieusement à me fatiguer là. Gardons espoir. Il y a des solutions.

Une question de côté. le passe numérique, l'identification pour aller sur internet avec vos coordonnées, nom prénom, les failles de sécurité où nos boîtes se font ouvrir en long large en travers même par des gamins de 15 ans en Corse euh quand on voit la NTS se faire ouvrir avec nos passeports, nos cartes d'identité, quand on voit France travaille emploi, je sais plus comment ils ont rebrandé ça. Bon, la NPE se faire ouvrir quand on voit d'autres organismes se faire ouvrir, alors là, c'est que des données personnelles sur les Français.

Ça va être très très bien. Quand on va rentrer en guerre, les Russes, ils vont pouvoir appeler tous nos téléphones portables, se faire passer par la voisine, votre mère, votre grand-mère en vous nous annonçant qu'il y a eu un bombardement sur une centrale de nucléaire pour propager la peur parce que la peur, c'est plus qu'une bombe nucléaire. Votre avis, monsieur mon ministre sur la robustesse de nos services informatiques et surtout sur maintenant la nouvelle lubi du reçu la vendeur lien, c'est-à-dire s'authentifier pour pouvoir aller sur internet.

Si on tombe sur un gouvernement qui n'a pas les mêmes valeurs démocratiques ou de d'ouverture d'esprit que nous cultivons, c'est pas donner des lames de rasoir un singe qui pourrait être détourné par des criminels contre notre propre population et surtout contre nos industries, nos entreprises. Ah moi je suis frappé par le fait et là l'alerte est juste que nous sommes quand même dans la main de systèmes qui sont contrôlés ailleurs. Ça c'est la première des choses et que toute la réaction réglementaire de l'Union européenne sont des côes sur les jambes de bois.

Donc la reprise en main de tout ça, ça veut dire reprendre le cloud, être capable de reprendre nos données, de les entreposer chez nous et de construire une autonomie européenne sérieuse qui n'a pas été fait. Et j'en veux beaucoup à tous les dirigeants européens qui ont laissé s'installer euh le monopole des hyperscalers américains qui domine aujourd'hui l'ensemble des compartiments de nos vies. Et la réaction réglementaire américaine qui a provoqué les moqueries injustifiées du vice-président Vent à Munich euh montre à quel point nous ne sommes pas capables de reprendre le pouvoir qui est économique et non pas réglementaire.

Et c'est bien là le sujet. Donc on impose une réglementation qui est certainement fort pertinente dans la plupart des cas, mais qui pour moi ne règle aucun des problèmes de souveraineté dans lesquels nous sommes euh aujourd'hui en Lisée. Je là-dessus, je pense que ça va durer enfin vu l'état dans lequel on est, hein, colonie numérique, il va falloir remonter la pente étape par étape.

Il y a il y a des choses simples qu'on peut faire. Les data centers viennent se mettre en France parce qu'on a une prise électrique décarbonée stable qu'on met derrière l'électricité nucléaire. Donc tu as une annonce entre 60, c'est des chiffres, il y a ça monte jusqu'à 120, ça dépend des sources.

Milliards d'euros d'investissement de data center. Très bien. Vous venez en France, on a besoin de stockage des données.

OK. Quelle est la contrepartie qu'on demande en terme de valeur ajoutée ou de composants français ou européens dedans ? Au début, on n pas d'offre, ce sera un PUEM.

Dans 10 ans, ce serait pas mal qu'on dise à ces gens qui viennent s'installer chez nous pour prendre notre électricité, pour gérer nos données, de dire "Et ben dans 10 ans, ce sera du 80 90 % de composants électroniques et cetera qui soient made in Europe." C'est un plan à 10 ans pour un bout de souveraineté, hein, c'est pas sur les services, mais juste sur le hard, sur le stockage de la donnée pour qu'on puisse reprendre la main. Voilà des choses assez simples à faire.

Elles sont faites de manière timorée aujourd'hui. Il faudrait y mettre un grand coup de booster. Tu as quelques grands compartiments.

On va investir plus de 100 milliards d'euros en France. Les data center, les réseaux électriques, les centrales nucléaires, la défense. Là-dessus, faut que tu ailles à fond sur du made in France, made in Europe et que tu mettes des conditions.

Et c'est une toute petite marche hein, j'ai bien mais au moins tu as fait la première marche, tu sais faire un data center, tu as les équipements pour et cetera et cetera et cetera. l'identification sur les réseaux pour aller surfer sur internet. Moi, j'ai pour protéger pour protéger les enfants.

Moi, j'ai j'ai une opinion personnelle, mais après tu nous demandes de nous exprimer avec une avec une expérience sur le sujet. J'ai pas d'analyse globale, moi. Je suis C'est quoi ton opinion personnelle ?

Mon opinion personnelle, elle a été très très bien euh exprimée par un jeune dans une interview, enfin dans une dans un questionnement au président de la République qui était de tout simplement dire pourquoi je vais donner ma carte d'identité si c'est pour récupérer toutes mes données personnelles ? Enfin, je comprends pas la logique. Voilà, tout simplement. ministre même avis question internet on va commencer par la plus soft que je découvre avec vous bonsoir monsieur Luanziboir monsieur Montebourg salut la communauté comment se protéger en tant que trentenair patriote et motivés dans une France en plein naufrage quels sont leurs conseils au-delà du constat je suis pas sûr d'avoir euh se protéger de quelle manière économiquement Euh euh moi je pense que il faut s'engager.

Faut s'engager, c'est participer à l'œuvre de reconstruction selon la façon dont ce monsieur, cette personne euh qui a une préoccupation euh patriotique que je je j'approuve euh qu'il s'engage dans la reconstruction du pays et qu'il y travaille plutôt que désespérer seul chercher les voies et les moyens d'agir. Ce qui ce qui moi me marque aujourd'hui, je l'ai dit en introduction hein, c'est que on a un système politique qui arrive plus à porter de projets. Donc dans les années à venir, je sais pas s'il y aura un ou une personne qui est qui relèvera le gant comme tu comme tu le souhaitais, mais je pense qu'une bonne partie de notre destin, elle est dans la société civile, c'est-à-dire des associations locales, des engagements locaux et cetera.

Ça fait un peu rire parce que ça paraît des US et cetera, mais je pense que c'est là où tu as l'énergie. Donc le premier, je rejoins ce que dit Arnaud hein, l'engagement. Engagez-vous pour votre territoire.

Il y a plein de façons de le faire, pas seulement en faisant de la politique, euh en créant de la richesse, en devenant entrepreneur, Arnaud l'a fait pour créer de la valeur ajoutée, euh en vous engageant. L'engagement territorial en société civile, je pense qu'on a que ça. Euh Olivier, tu prêches un converti, mon ami.

Euh nous, on a créé une chaîne YouTube il y a 14 ans parce que on avait à peu près 15 ans d'avance sur tout ce qui se passait. On a été voir deux trois potes dont le fondateur du programme spatial français. On a exposé notre notre vision.

Il m'a dit "Engagez-vous, faites-le, êtes les soyez les leaders, secouez les médias." Marc Hulman nous a dit "Fais-le, les journalistes font plus leur boulot. Les politiciens font plus Ça fait 15 ans qu'on fait ça avec un travail préparatoire d'au moins 5 ans avant." Mais nous, on est dégoûté.

On est dégoûté. On voit les les partis politiques vrier, ne pas connaître les dossiers. On a plus de renseignement que sur les questions géopolitiques, géostratégiques, de renseignement économique.

Diplomatique, monsieur mon ministre diplomatique. Et moi, j'ai avant pas le droit de désespérer. J'ai toujours interdit à mes invités de dire, il y en a un d'ailleurs un ancien des renseignements qui a dit il y a peut-être 3 4 ans, il a dit "Les jeunes, barrez-vous, on est on est le le bateau prend l'eau, ils sont tous en train de jouer du violon pour garder la place à la cantine." Je lui dis non, tu peux pas dire ça ici.

Maintenant, on a réévalué la situation. Monsieur mon ministre, si on se barre pour faire comme le général de Gaulle parce que on en a marre, parce queon est taxé jusqu'à la moelle, parce que le la France est en train de virer tout dit entre l'insécurité, l'inflation, le bro, pas de moelle épinière. Monsieur mon ministre, j'incarne.

Qu'est-ce que vous me dites pour pas que je me barre ? Et qu'est-ce que vous me dites pour pas que je me barre et pour pas que je me venge de ceux qui ont tué mon pays ? Oui.

Bon, on n'est pas encore dans la vente d'êtet, hein. Euh bah, d'abord vous avez beaucoup de caractère, donc vous allez rester dans votre pays et vous allez faire front comme on fait tous quand on a des difficultés, on les affronte, on les regarde en face et vous allez prendre les problèmes les uns après les autres et essayer de les résoudre d'abord dans votre cercle personnel, puis ensuite dans votre cercle immédiat collectif, puis ensuite dans le champ du commun. Euh il n'est pas vrai que nous n'ayons pas le pouvoir d'agir sur les événements.

On peut un déjà participer aux élections. Ça existe les élections. Bah oui, mais on a un choix, il est vrai, qui serait récit jour après jour.

Maich, on l'a brossé. Oui, d'accord. Vous avez raison.

Moi aussi je je j'ai voté non en 2005 et je ne suis toujours pas content la façon dont on ne l'a, on nous l'a fait derrière, hein. Si vous voyez ce que je veux dire, fistuler, c'est ça ? Non, je parle pas comme ça.

Je ne fais que penser. C'est un terme médical he hein. Voilà.

Et donc mon avis est que nous sommes une un peuple vaillant, courageux et déterminé. Donc on a inventé le général de Gaulle, on a inventé euh Napoléon Bonaparte, Louis XV. Euh, il y a des dingues.

Il y a on a inventé l'aluminium, la tour EFF, l'hélicoptère, l'ascenseur, le ciment, on a tout inventé. Donc faut arrêter. La France, elle est extraordinaire.

Donc si les gars, ils commencent à nous dire "Excusez-moi, vous voulez vous barrer ? Vous allez faire quoi ? Vous allez où ?" Au Luxembourgance dans le département des forêts. [rires] Non, mais je vous voulez aller en Wallonie ?

C'est magnifique la Wallon. Je sais, c'est magnifique mais les woilons sont adorables. Mais nous aimons les woilons d'ailleurs.

Et et et leur bière est absolument magnifique. Il y a aussi la France. Voilà.

Et puis encore une fois, enfin quel dans quel continent tu veux aller ? Enfin euh il y a il y a un roman qui s'appelle l'Europe le continent de la douceur. Alors OK, c'est pas tous les jours facile mais quand même tu as à peu près un état de droit, tu as à peu près des économies qui tournent, tu as un système social qui arrive à peu près à te protéger même s'il a des trous.

Enfin, mieux vaut essayer de réparer ça plutôt que d'aller se barrer ailleurs. Enfin, et je pense que la on a la capacité de le faire et notamment en France encore une fois si tu recrées de la production, si tu recrées de l'industrie, tu recrées des emplois qui sont plus qualifiés, tu finances ton système social, il faudra sans doute le réformer quand même, mais un petit peu moins que si tu si tu fais pas ça. Et donc, tu as un chemin devant toi.

Sais mais vous savez ce que je dis moi aux jeunes qui viennent de me voir, il a un paquet, il me téléphone, dit "Ah monsieur Mondbour, ceci, cela". Je leur dis monter les boîtes, c'est dur, vous ne réussirez peut-être pas. Moi aussi ça me j'ai échoué pour certaines entre elles mais c'est pas grave.

Alors comme vous le savez, à chaque fois ici je grossis le trait, je joue un rôle un peu trop. Un peu trop. C'est parce que vous êtes venu aujourd'hui mon monsieur mon ministre et que vous nous aviez manqué.

Et d'ailleurs, je je dédie cette émission à un ami commun qui s'appelle Olivier Marlex et et il me manque terriblement et je lui dois un resto et je pourrais jamais m'acquitter de de ça et tant pis. Et on pense très très fort à lui. On pense très très fort à lui.

Et et quand je dis voilà m'empêcher de me venger, je grossis le trait. Vous comprenez qu'il y a certains Français qui veulent en venir aux mains. Qu'est-ce que vous répondez à ces français ? qui ne le pourront pas, que c'est un projet euh euh destructif et que la seule chose euh qu'il est que nous sommes capables de faire de ces gens-là, c'est de leur montrer que nous construisons et que c'est là qu' la joie et et le bonheur du futur.

Qu'est-ce que je vous dise ? Non, enfin quelque chose, c'est dit en des termes quasiment romantiques, ça c'est le côté Mais qu'est-ce que tu vas faire avec ta ta colère ? Enfin, tu nourris la colère pour créer quoi ?

Rien. Transforme cette énergie en un engagement, en créant de la richesse autour de toi, dans l'entrepreneuriat, dans de l'engagement. Transforme cette couleur en quelque chose positif.

La difficulté qu'on a aujourd'hui, c'est que cette colère, elle s'accumule parce que tu n'as pas de projet. Tu n'as pas, il y a personne qui t'a dessiné un chemin en disant empreunte ça. Alors, il y a il y a plein de petits chemins qui feront ça, mais tous n'auront pas le même.

Mais il y a pas ce projet. À partir du moment où tu énonces un projet, moi je je vois bien cette colère se transformer en énergie positive, en engagement. En tous les cas, c'est la conviction que j'ai.

C'est facile d'avoir de la colère. Vous êtes très complémentaire tous. C'est bien.

Question internet. Monsieur Mondbourg, vous dites que le programme de Mélenchon mènerait la France à la ruine parce qu'il ajoute des dépenses publiques et de fiscalité. Mais vous défendez depuis des années le redressement productif, le protectionnisme, la souveraineté industrielle, la commande publique et la relocalisation.

Donc ma question est simple. Pourquoi traitez-vous le programme de la France insoumise comme une dépense morte sans intégrer son volet de réindustrialisation pour intégration ? Est-ce est-ce une vraie critique économique ou simplement le refus politique d'une planification industrielle plus radicale que la vôtre ?

Ah non, c'est une vraie critique euh économique. Euh quand vous créez 1 million d'agents publics, que vous créez 230 euh milliards de dépenses publiques euh et que vous prélevez 80 milliards de plus sur les entreprises, vous coulez l'industrie. Donc vous réindustrialisez rien du tout.

Vous pouvez faire toutes les planifications que vous voudrez, il y aura plus d'entrepreneurs pour le faire. Donc c'est n'importe quoi et c'est cynique parce qu'ils le savent que c'est n'importe quoi. Donc franchement ce sont des gens qui sont absolument toxiques pour la France et je peux vous dire euh la rupture doit être vite consommée avec les Français intelligents, responsables.

Il y en a plein à gauche qui n'ont aucune raison de mettre un bulletin aussi dangereux dans les urnes. Il y a plein d'autres solutions, hein, mais celle-là c'est la pire. Et franchement, on n pas besoin de ça en ce moment.

Voilà. Donc, ils font ça pour se faire plaisir. Mais nous, il ils savent très bien que c'est un programme destructeur parce qu'on peut pas jouer avec l'économie comme ça.

Question internet. Top top la discussion des médicaments et formulez correctement vos vos questions les gars. Vous pensez que vous pensez quoi du critical médecine acte européen ? le biotech act pointgation je trouve que la biotechnologie est totalement délaissée dans notre pays.

C'est une faute. Point d'interrogation la les nouvelles thérapies cartes carte cells crisp on va faire comment ? Alors, bonne question.

Pour ce que j'en connais et Olivier a une connaissance encore plus approfondie que la mienne, euh toutes les innovations en biotechnologie sont bloquées en Europe et partent aux États-Unis parce que l'autorité de reconnaissance des innovations est rapide, créative, intelligente et le chez nous, elle est bureaucratique, lente et conservatrice. conséquence, toutes les nouvelles médecines et nouvelles technologies qui ont été inventées, notamment les biothèques, sont en train de migrer aux États-Unis. Toutes les start-ups ici meurent parce qu'elles n'ont pas les autorisations et donc elles vont se financer aux États-Unis et avec notre épargne.

Donc elles vont enrichir les États-Unis. Donc tout ça c'est le produit de la bureaucratie européenne. Il est temps de c'est comme les ARS, va falloir fermer tout ça.

Comme les autorités indépendante de ceci et de cela qui sont aussi indépendantes que ma belle- sœur vis-à-vis du diacre. Tout ça c'est affermé. Il est gentil le diacre.

Pourtant on parle de nucléaire. Vous connaissez notre point de vue sur le nucléaire selon la capacité à avoir la disponibilité de l'uranium. Je vais vous poser une question très claire.

Là, on voit l'intégralité du monde pouvoir se renucléariser. Monsieur mon ministre, on en est où avec les stocks d'uranium ? Monsieur mon ministre, on en est où avec la disponibilité pour nos 56 récteurs ?

Monsieur mon ministre, est-ce que le nucléaire va y avoir une guerre pour avoir de l'uranium comme il y a une guerre pour avoir du pétrole ? Alors, réponse, les ressources en uranium sont finies. Là, la volonté de construire des réacteurs n'est pas infinie non plus.

Euh, les stocks d'uranium en France ne sont pas en l'état menacé. 3, il y aura évidemment un problème un moment ou un autre sur le et c'est la raison pour laquelle une nation nucléaire comme la France a imaginé des réacteurs à neutron rapide de fermeture du cycle qui ont pour objectif de recycler indéfiniment les déchets qui sont dans la piscine de la ha qu'il faut vider. Donc je regrette la décision qui a été prise par le gouvernement sous-présidence Macron qui a interrompu les recherches sur le réacteur à street, je regrette même la fermeture de Super Phenniix qui permettait d'avoir ce qu'on a appelé le réacteur de fermeture du cycle qui permettait de recycler indéfiniment ensuite les les déchets nucléaires d'uranium qui avait subi la réaction de fission dans les réacteurs que nous exploitons.

Euh je dois dire que fermer à Astrid pour autoriser euh une multitude de euh start-up euh pour faire des mini réacteurs à street dont on sait qu'il n'y a pas d'autres modèles économiques que celui d'être acheté par Microsoft ou les patrons de data center américain, tu es quand même une grave erreur stratégique. J'approuve ce qu'a dit Yve Brchet ici qui était mon haut commissaire à l'énergie atomique lorsque j'étais au gouvernement et j'aimerais avoir l'opinion avisé d'Olivier à la fois sur les biothèques mais aussi sur ce que je viens de dire. Est-ce que je me suis trompé ou pas ?

En tout cas c'est comme ça qu'on on a imaginé et il y a très longtemps que c imaginé c'était déjà dans le plan Mesmer. Je suis euh je [grognement] suis un des ministres de l'industrie qui a s'est battu pour allouer au projet Astrid au commissariat d'énergie atomique et alternative 600 millions et on les avait versés. Donc tout ça était arrêté par décision incompréhensible.

On n' jamais entendu de compte-rendu de d'exposer les motifs de cette décision stupide. Non mais Arnaud, tu avais pas envie de débarquer avec une batte de baseball et tout leur péter les genoux là. Je suis à le le sujet là que vous avez sur calme et rangé attention sur le cycle nucléaire, c'est enfin le stock.

Je pense que Arnaud a a en tout cas moi je je partage l'analyse qui est faite par Arnaud mais là vous vous placez déjà assez loin dans le temps. Il y a un vrai sujet qui est plus court pour nous c'est à col prix on va sortir le MGAW des nouveaux EPR2 parce que la France elle est prête à redévelopper du nucléaire. Très bien.

Les les les sur les doublons là qui ont été faits, les consultations publiques se sont bien placées. Mais si on sort un MW à 100 120 ou 150 € le 150 € on va se faire avoir par l'Europe de l'Est où on aura des réacteurs sud-coréens sous licence américaine qui vont pousser comme des champignons et qui prendront la place stratégique que la France a besoin de prendre. C'est celui du fournisseur de référence pour l'Europe au moins l'Europe de l'Est d'électricité décarbonée et pilotable par notre nucléaire.

Ça c'est notre atout stratégique. Si on le garde, on a une puissance de feu en Europe dans des rapports de force absolument dingue. Tu dis tu c'était pas une plaisanterie mais si demain on met les interconnexions entre la France et l'Allemagne en maintenance administrative à 50 % de leur puissance, les Allemands comme tu le disais demain sont dans le noir.

Et donc on a un rapport de force. L'Europe c'est pas que des bisounours, on a un moyen de rapport de force. Si on le perd, c'est gravissime.

Donc ce qui se joue aujourd'hui, c'est pas ton cycle, c'est est-ce qu'on est capable de sortir 1 MW à 70 ou 80 € avec un design le PR2 qui pose quand même beaucoup de questions à la fois aux ceux qui observent et à ceux qui l'opèrent. Alors, je veux compléter, c'est très brillant et brillamment dit parce que effectivement l'objectif de EDF, c'est d'avoir des réacteurs à 70 € des nouveaux réacteurs PR2 à 70 € le MW. Ça suppose un financement public et une forme d'investissement public, ce qui est normal puisque c'est un outil collectif.

Et la Commission européenne vient de retoquer le projet en disant "C'est une aide d'État." Ah, la belle affaire. Donc bah oui, c'est une aide d'État.

Donc là, il va falloir sortir les battes de baseball contre la Commission européenne. Là, pour le coup, je suis d'accord parce que elle est en train de tuer le projet économique des EPR2 et comme on a un gouvernement une espèce de de conciliation permanente avec les les délires bureaucratiques européens, on a un gouvernement qui n'est pas à la hauteur pour mener le combat face à à la Commission européenne. Et donc là, moi j'ai un problème sur ce sujet-là.

On a un deuxième sujet. [grognement] Les anglais ont fait un travail de peignage avec l'autorité de sûreté nucléaire qui est une autorité indépendante du pouvoir politique pour enlever tout ce qui était devenu absolument inutile, absurde et extrêmement coûteux. Ils ont fait un travail avec euh British Energy, c'est-à-dire l'exploitant qui d'ailleurs via DEDF euh si je ne m'abuse et euh l'autorité de sûreté qui est indépendante disant bon comment on fait pour que tout ce qu'on a accumulé après Fukushima puis ceci puis cela qui est une accumulation de mesures de sûreté qui sont d'ailleurs des doublons, des surplombs, des inutilités sur quelques sujets, pas grand-chose, rien dans le secteur critique qui puisse diminuer les coûts.

Et bien ça c'était fait par le gouvernement anglais avec je pense qu'il serait bon qu'on fasse la même chose en France fait il a 10 ans par voilà et donc ils sont capables de faire un nucléaire moins cher donc faut qu'on fasse la même chose mais là il faut qu'on mette tout le monde autour de la table y compris l'autorité de sûreté qui elle est est une autorité de connaisseur d'experts et aussi qui ont une intelligence économique. Voilà. Donc il y a beaucoup de choses à faire sur le sujet pour gagner le combat de l'énergie bon marché à horizon 2050. 2050 mais on sera tous enfin c'est 2038 hein officiellement.

Question internet d'ailleurs qui qui raisonne ce que ce qui raisonne bien. Bonsoir. L'énergie et le sang de l'économie de l'industrie.

Quelle est la vie le plan des invités suite au rapport Shellenberger armant ? ou conditions strictes pour interconnexion électrique européenne, impact intermittent espagnol et allemande face à la Chine 12.500 TW.

Merci. Bah c'est un bon rapport d' c'est à cette commission d'enquête que j'ai raconté j'ai j'ai fait l'autopsie de la fermeture de Fenheim et puis des 24 réacteurs que le président François Hollande avait promis de fermer. Et tant que j'ai été là d'ailleurs, ils n'ont pas fermé d'ailleurs après non plus.

Donc ça montrait bien que c'était complètement absurde [grognement] et que on était en train de s'autodétruire. Si François Hollande se présente, vous votez pour lui ? Euh je n'ai je ne me place pas dans cette hypothèse. [rires] Voilà hein.

Question internet que je prends au p au pifomètre. Monsieur Mondbourg, bonsoir. Qu'est-ce que la 6e République devrait-elle être pour faire face au défis à venir ?

Point d'interrogation. Ne devrait-on pas sélectionner nos dirigeants encore plus scrupuleusement qu'on le fait pour choisir nos spaionutes ? Euh c'est une réforme du financement des partis politiques, c'est une réforme des autorités administratives indépendantes qui pulent et qui euh c'est une remise à plat de la relation Europe nation euh France euh qui nous permet d'écarter euh les décisions européennes qui porteraient atteinte à l'intérêt national.

Euh c'est une réforme du système juridictionnel qui est euh qui est aujourd'hui euh qui est aujourd'hui euh euh [grognement] navigue en portant atteint la souveraineté nationale. C'est une réforme des référendum d'initiative populaire qu'il faudrait augmenter. C'est une remise à plat de tout le système des collectivités locales qui est délirant, hein.

Il va falloir quand même qu'on remette de la cohérence et de le le le territoire est suradministré mais il se sous-développe. C'est ça qu'on voit. Je vais je vais je vais lire voilà ça fait beaucoup de choses à faire.

Je vais je vais lire une question je vais lire une question qui est qui est en fait un commentaire mais je voudrais vous faire réagir face à ce commentaire. Montbourg plane toujours deux points. Il cite les syndicats, les élus comme solution.

Trois points de suspension. Quel nul ! Ce sont des guignoles qui sont responsables de la de la situation actuelle de la France.

Syndicat élus actuel sont à virer. Le code du travail de 1945 interdisant la création d'autres syndicats est à supprimer. Les élus innombrables sont à diminuer radicalement. diminution par deux des députés et des sénateurs, suppression des assemblées régionales et départementales, fin de la régionalisation européenne, retour au préfet.

Qu'est-ce qu'on peut répondre à cette internaute là ? Bah d'abord que euh quand j'entends ils sont tous nuls, euh je crains une faiblesse d'esprit car il y a des gens brillants et des gens idiots partout. Voilà.

Voyez, [grognement] il y a il y a une concentration dans dans l'élite française de gens très intelligents qui sont capables de faire ensemble beaucoup de conneries, si vous passez l'expression. Pardonnez-moi de parler comme ça. Bon, donc je vais vous dire quand j'entends que il faut couper, tailler et cetera, tout ça, on sait que ça ne se fera pas.

Donc ce qui est je crois qu'il faudrait revenir à euh une for il y a des choses intelligentes dans ce qui a été dit. le retour au préfet par exemple, moi je suis pour que les permis de construire euh en période de crise de logement reviennent au préfet qu'on en dépossède les mers. Pourquoi ?

Parce que les maires de gauche ne veulent pas de gens riches, les maires de droite ne veulent pas de gens pauvres et les écologistes, les maires écologistes, ils veulent personne. Donc comme ça, vous avez compris pourquoi une crise du logement en France, hein. Voilà.

Puis vous avez les associations qui se mettent dessus, les recours, on en parle. Vous savez que les promoteurs, je ne défends pas les promoteurs mais c'est intéressant parce c'est un symptôme. Dans les promoteurs, il y a une ligne des intéressements de tous les recours.

Euh vous n'avez pas un promoteur qui a pas 100 millions par an de frais pour euh acheter euh la paix euh juridictionnelle. Donc c'est délirant. Donc en fait on a fait un c'est un business d'attaquer les permis de construire, donc de bloquer la construction de logement.

Il y a des gens qui vont travailler et qui sont dans leur voiture ou qui vont au camping, j'en connais hein, des ouvriers he des employés, des gens qui voilà, ils peuvent pas. Donc moi, je voudrais dire que on a des problèmes [grognement] à résoudre qui n'ont jamais été résolus. Ils ont été mis sous la table.

Donc c'est pas en rebespérisant la politique tout couper la tête de tout le monde qu'on y arrivera. Et moi je suis désolé, j'ai rencontrer des syndicalistes qui ont un sens de l'intérêt général, des patrons qui ont un sens de la patrie extraordinaire, des élus qui heureusement sont là parce qu'ils tiennent le territoire et s'occupent des gens. Excusez-moi.

Un élu pour moi c'est un administrateur bénévole. He d'ailleurs je j'incite cette personne j'incite cette personne à se présenter aux élections puis on verra si elle continuera à dire ce qu'elle dit. Présentez-vous, monsieur, et on verra parce que ça, il faut l'avoir fait.

Moi, je l'ai fait 20 ans, j'en ai eu marre, voyez. Donc maintenant, ça me permet d'être un tout petit peu plus comment dire détendu et heureux dans ma vie. Mais je vous assure que vous devriez le faire.

Je pense que vous changeriez de perspective. On arrive à la fin de notre interview. Est-ce qu'il y a un sujet que vous aimeriez aborder ou ou discuter avec nos internautes ?

Est-ce qu'il y a un truc qui vous tient à cœur ? Olivier Arnaud, je vous laisse choisir et puis après on passe à la question signature de notre émission pour clôturer cette émission. Je vous laisse réfléchir une minute.

Soutenez-nous sur Tipi, on a besoin de vous. Partagez cette interview sur tous les réseaux. Partagez sur Twitter, sur Facebook.

Partagez, partagez, soutenez-nous sur Tipi parce que grâce à vous, on peut maintenir un espace libre pour l'instant. Olivier, un sujet. Euh [grognement] vous avez abordé beaucoup de sujets politiques pour moi pour réussir à faire toutes ces transformations.

Et quelle que soit notre conviction, il faut qu'on mette un peu de charbon dans la machine, faut qu'on reproduise, faut qu'on remette un peu de croissance dans ce pays et on a plein de potentiels. Il y a un sujet qu'on a pas abordé, donc je je descends un peu dans dans la machinerie, c'est la question de notre fiscalité. Aujourd'hui, on a une fiscalité de la production où on est en Europe celui qui taxe plus la fiscal de la production et on est le 4e meilleur sur les taux les plus bas en moyenne de TVA par exemple sur la consommation.

Donc on a fait vraiment un choix et ça c'est un choix collectif qu'il faut dénoncer. Il faut expliquer pourquoi on a fait le choix d'une économie de consommation pas cher. On vente le pouvoir d'achat et finalement on va acheter du produit chinois. on travaille plus en France et infiné, on aura même plus les salaires pour se payer des produits chinois.

Enfin, tu tu es dans ce dans ce cycle là. Donc là, on a un sujet qu'on a pas abordé, c'est comment tu rééquilibres euh la question de la fiscalité et comment tu l'expliques parce que derrière il y a une vraie question de pouvoir d'achat et donc c'est pas aussi simple que ça. Ça, c'est un vrai sujet.

On est passé à côté. Monsieur mon ministre. Alors Olivier Luim m'enlève de la bouche le sujet parce que là je vais vous dire on se focalise sur les problèmes d'inégalité hein qui qui sont réels.

Il y a les problèmes d'inégalité mais aussi la redistribution qui fonctionne en en corrigeant les inégalités. Mais le vrai sujet c'est l'arbitrage consommateur producteur. On n jamais fait ces choix-là.

Conséquence ben on est en liquette hein. Si je en guille en guille en guille en loc sur le plan productif. Puis un autre sujet qu'on pourrait évoquer, c'est celui de la recherche et de l'innovation.

Tu as parlé tu as parlé des bioteches. Euh on a un objectif collectif de 3 % de du PIB, hein. C'est l'objectif miracle à mettre dans la recherche et dans l'innovation.

On n'y est pas, on est très loin. Là aussi, c'est des choix de où est-ce que tu mets ton argent, hein, notre argent collectif. Ça c'est pour moi un deuxième grand sujet.

On est tous d'accord sur l'objectif. Comment est-ce qu'on se met véritablement en route pour le réaliser ? Ça c'est encore un autre sujet mais là on n'est plus dans des mesures techniques je dirais sur lesquelles tout le monde est d'accord.

On est sur des choix de société des débats profonds qu'on doit avoir pour trancher où est-ce qu'on veut aller. Le CICE non on parle un peu ou c'est trop c milliards ? Bah si on peut pas de toute façon le CICE c'était quoi ?

C'était pour compenser la fiscalité sur la production. c'est avant même d'avoir commencé à produire euh on est on est euh taxé. C'est ça l'impôt de production.

Euh la différence avec un impôt sur le revenu du capital qui est l'impôt sur les sociétés, c'est que c'est un solde. C'est une fois qu'on a travaillé, qu'on a dégagé un revenu qu'on paye. Euh donc moi, j'aurais préféré que euh on baisse les impôts de production, on augmente l'impôt sur les sociétés parce que c'est un impôt sur le revenu.

C'est normal ça que le revenu il cotise. Le CCE c'était une technique fiscale pour gagner un an de budgétaire mais globalement ça s'est terminé en baisse de charge. Moi ça me choque pas honnêtement. aujourd'hui notamment sur les hauts salaires, tu les ingénieurs en France ne sont compétitifs que parce qu'il y a le cire.

C'est c'est dingue parce que et et comparé à des à d'autres fiscalités, OK, on peut rêver de taxer au maximum, on vit dans un monde qui est réel, celui d'une concurrence même intraeuropéenne avec l'ingénieur allemand et cetera. Donc moi je le CIC pour appuyer pour appuyer ce que dit Olivier puisque c'est moi qui mis en œuvre le CICE euh sur l'injonction ou la suggestion de Louis Galois dans son fameux rapport sur la compétitivité de la France, c'est qu'en fait on a encore après tout ce qui a été fait en politique de l'offre, on a encore un écart d'une cinquantaine de milliards défavorable par rapport à l'Allemagne. Euh et l'Allemagne est en difficulté.

Donc vous voyez que on a encore du travail à faire pour arriver à nous mettre, j'allais dire [grognement] à l'unisson dans la compétition. On pourra pas s'aligner sur la Chine ou sur des pays asiatiques, mais au moins utilisons les pays européens comme des pays de référence. Je rappelle que l'Italie a un excédent commercial de 60 milliards et que l'Allemagne un excédent commercial de plus de 100 milliards sans quand c'est pas 200 les bonnes années.

Ils sont en Europe et ils ont les mêmes directives européennes que nous. Donc on peut beaucoup critiquer l'Europe mais aussi il faut qu'on balaye un peu devant chez nous avant. Trois livres Arnaud.

Trois livres à conseiller à notre communauté. Alors je conseille le livre de ce journaliste du Guardian Luc Harding Collusion. Il a repris les les dossiers de l'ancien agent du MI6 qui était en poste à Moscou et qui montre la collusion entre Vladimir Poutine et Donald Trump et qui explique son comportement diplomatique.

C'est moi j'aurais mis corruption mais en vérité c'est le titre collusion. Ça date de quelle année ce bouquin ? Ça date de 2000 2017 18 19 par là hein avant le premier mandat je crois.

Un deuxème livre euh un 2è livre le livre d'Aquilino Morel euh qui a été le conseiller spécial de Hollande qui a fait une analyse extraordinairement brillante sur le wisme. Qui s'aime le wisme récolte le trumpisme. Très bon.

J'ai oublié le titre du livre mais c'est son dernier livre à lire d'urgence. Et le troisème ? Alors le 3è je vais vous dire que le livre de Bruno Lemire euh je l'ai pas lu, je peux pas en parler.

Euh je ne je je peux donc encore moins le conseiller euh mais euh ça me reviendra après qu'Olivier est sorti ses deux premiers. [rires] On est obligé de rester sur des livres parce que ah on peut faire un film ou une musique hein. OK. alors un livre Le continent de la douceur, Aurélien, j'ai oublié son nom, mais qui nous rappelle quand même que on vit dans un monde européen qui a gagné beaucoup de choses en humanisme, en respect et cetera et que ça, il faut pas l'oublier.

C'est bien de faire de vouloir dégager, de vouloir partir mais on a se faire respecter. Mais j'ai pas dit le contraire. Après dedans tout n'est pas parfait.

Il y a du boulot à faire. Je suis le premier à le reconnaître. On en a parlé pendant 2 heures mais déjà le deuxième c'est une pièce de théâtre ça s'appelle made in France pour ceux pour qui la production est étrangère parce que il y a 10 % des Français qui travaillent dans l'industrie.

Donc les 90 % tous n'ont pas la chance d'aller voir une usine et cetera. Mais pour comprendre un peu les rapports de force, les jeux humains à l'intérieur, une superbe pièce de théâtre. [grognement] Et puis le troisème est quelque chose si vous avez des insomnies mais je recommande quand même de le lire, c'est le rapport du haut commissariat au plan et à la stratégie sur le fait que dans la plupart de nos secteurs, même dans la totalité de nos secteurs économiques, la Chine est capable de produire à 30 ou 40 % de moins que l'Europe en général.

C'est le rouleau compresseur. Ça c'est un peu technique mais c'est une prise de conscience sur le rapport de force qu'on qui est en train de se jouer avec une parole en plus officielle euh officialisé je dirais. Voilà, ça ce serait les trois les trois éléments que je recommanderais.

Arnaud le 3è. Alors le trisème je l'avais cité c'était le livre d'Olivier Lei qui était son rapport hein. Réindustrialisons le défi d'une génération.

Euh je pense que ce livre chez Duna er non chez les déviations petite édition. Très bien. Et ben voilà la dernière question c'est un conseil, c'est pas une question c'est laisser un conseil pour les jeunes générations.

Une bouteille à la mer, quelque chose d'impérissable. On commence par Olivier et on finit par mon ministre. Oh, ça c'est une question, crois en tes valeurs, crois en toi, quelque chose comme ça.

On a des vraies valeurs en Europe, en France, avec l'histoire de notre pays, mais qui a aussi été mêlé avec celle des autres nations européennes. Sois-en fier. On a une question de fierté de qui on est euh qui pour moi est euh c'est tellement beau l'histoire, c'est on a tellement de potentiel, on a tellement de richesse.

Euh soyons fiers de ce que on a fait et euh soyons fiers de ce qu'on peut faire. Voilà. Conseil de monsieur mon ministre.

La France est une personne et c'est un être aimé. On la regarde parfois dans son sommeil comme si elle sommeillait à côté et on voit à la fois son point de noirceur, vous en avez beaucoup parlé ou son point d'éclat. Nous avons essayé d'en parler et il faut l'aimer comme une personne.

Et si on l'aime, d'abord on lui pardonne. Deuxièmement, on vit pour elle, on vibre pour elle. Et la vie individuelle prend un sens parce que il appartient à quelque chose de beaucoup plus grand.

Et pour ça, il faut relire les pages de mémoire de guerre du général de Gaulle quand il raconte qu'il était face à l'océan, qu'il allait devoir vider à la cuillère. C'est-à-dire qu'en fait devant l'impossible à réaliser, on réalise et ben ça c'est l'engagement de chacun pour notre pays à sa manière, selon ses valeurs, ses croyances et surtout avec un espoir qui est commun. toujours sauver la mère patrie messieur merci merci à toi merci pour l'invitation et puis surtout pour ce dialogue si amical et sympathique.

Ok. [musique] [musique] [musique]