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InterviewC à vous (sur YouTube)· 5 janvier 2022 4 minContradictoireActualité / polémiqueSantéEurope & internationalInstitutions & élections

Antivax : Emmanuel Macron sort la sulfateuse - C à vous - 05/01/2022

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteÉludée

    Que penser d'un président qui affirme avoir envie d'emmerder une catégorie de français, en l'occurrence les non-vaccinés ?

  • 1:43OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il devait le dire comme ça ?

  • 1:45RelanceRéponse directe

    Alors il y a deux questions, et la question sanitaire et la question politique.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:06PrésentateurFait
    « l'une des raisons d'être des pouvoirs publics, c'est d'emmerder les gens. »
  • 0:12PrésentateurFait
    « Quand vous imposez la ceinture de sécurité, les limitations de vitesse, des interdictions de fumer dans les lieux publics, des taxes sur le tabac, des licences pour vendre de l'alcool, des fermetures de bars à 2h du matin, vous emmerdez les conducteurs, les fumeurs, les fêtards, etc. »
  • 0:32PrésentateurFait
    « Aujourd'hui, nous avons une crise et des emmerdements qui n'auraient pas lieu s'il y avait une obligation vaccinale effective. »
  • 0:42PrésentateurFait
    « Si tout le monde était vacciné, il y aurait quand même des contaminations, mais pas d'engorgement des hôpitaux, pas de déprogrammation, pas de restrictions et surtout infiniment moins de décès et de malades graves. »
  • 0:53PrésentateurFait
    « La liberté de ne pas se faire vacciner empiète désormais sur la liberté de se faire soigner pour autre chose que le Covid. »
  • 1:00PrésentateurFait
    « Le gouvernement a fait le choix de ne pas imposer d'obligation vaccinale, mais une obligation déguisée. »
  • 1:06PrésentateurFait
    « C'était le terme d'Olivier Véran et qui consiste bien depuis l'été dernier à pourrir la vie des non-vaccinés, à leur compliquer et bientôt à leur interdire toute vie sociale. »
  • 1:21PrésentateurFait
    « Un député LR, Sébastien Huig, a même proposé il y a quelques jours d'aller plus loin dans l'emmerdement avec une sanction financière pour les malades non-vaccinés qui paieraient de leur poche une partie de leurs frais d'hôpitaux. »
  • 1:49PrésentateurFait
    « Sur le plan sanitaire, à mes yeux le plus important, qui peut penser que ces phrases feront progresser la vaccination ? »
  • 2:03PrésentateurFait
    « Les politiques de santé publique peuvent marcher sous la contrainte, mais pas sous la vindicte. »
  • 2:08PrésentateurFait
    « Emmanuel Macron a brisé une sorte de modèle républicain, celui du président qui parle à tout le monde. »
  • 2:21PrésentateurFait
    « Macron n'est plus entendu ni même écouté par une partie des citoyens depuis plusieurs années. »
  • 2:33PrésentateurFait
    « Après avoir appelé, comme tout président, au rassemblement, à la bienveillance, à l'apaisement, après avoir salué les efforts, la responsabilité et l'esprit de civisme des Français dans cette crise, il en vilipende une catégorie. »
  • 2:40PrésentateurFait
    « Or, seuls les présidents ou aspirants populistes font cela de Trump à Zébourg. »
  • 2:46PrésentateurFait
    « Sur le fond et sur la forme, il y a eu des accents populistes dans la faction dont Emmanuel Macron conteste à certains Français leur qualité de citoyen. »
  • 3:02PrésentateurFait
    « En réalité, il y a là un calcul électoral inattendu, risqué, porteur d'emmerdes, une tentative de transformer une majorité vaccinale en majorité électorale en forçant ses adversaires à défendre les non-vaccinés. »
  • 3:28PrésentateurFait
    « Qu'est-ce qu'on attend pour emmerder vraiment les désinformateurs qui alimentent la peur ou le refus des vaccins ? »
  • 3:35PrésentateurFait
    « qui continuent à semer le doute tous les jours sur des plateaux télé ou sur leur chaîne YouTube, parfois avec des moyens publics et qui ont, eux, réellement du sang sur les mains. »

Temps de parole

  • Présentateur95 %
  • Invité4 %

5,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Patrick, que penser d'un président qui affirme avoir envie d'emmerder une catégorie de français, en l'occurrence les non-vaccinés ?

0:06
Présentateur

D'abord rappeler que l'une des raisons d'être des pouvoirs publics, c'est d'emmerder les gens. C'est la contrainte légitime, l'obéissance aux lois communes. Quand vous imposez la ceinture de sécurité, les limitations de vitesse, des interdictions de fumer dans les lieux publics, des taxes sur le tabac, des licences pour vendre de l'alcool, des fermetures de bars à 2h du matin, vous emmerdez les conducteurs, les fumeurs, les fêtards, etc. Vous le faites au nom de l'intérêt général et du bien commun, mais contre une partie des citoyens emmerdés par ces mesures. Aujourd'hui, nous avons une crise et des emmerdements qui n'auraient pas lieu s'il y avait une obligation vaccinale effective.

Vous pouvez retourner les chiffres actuels de la pandémie dans tous les sens. Si tout le monde était vacciné, il y aurait quand même des contaminations, mais pas d'engorgement des hôpitaux, pas de déprogrammation, pas de restrictions et surtout infiniment moins de décès et de malades graves. La liberté de ne pas se faire vacciner empiète désormais sur la liberté de se faire soigner pour autre chose que le Covid. Le gouvernement a fait le choix de ne pas imposer d'obligation vaccinale, mais une obligation déguisée.

C'était le terme d'Olivier Véran et qui consiste bien depuis l'été dernier à pourrir la vie des non-vaccinés, à leur compliquer et bientôt à leur interdire toute vie sociale, ce que rappelle Emmanuel Macron dans l'interview du Parisien au café, au restaurant, dans les spectacles et les transports. Un député LR, Sébastien Huig, a même proposé il y a quelques jours d'aller plus loin dans l'emmerdement avec une sanction financière pour les malades non-vaccinés qui paieraient de leur poche une partie de leurs frais d'hôpitaux. L'amendement a été rejeté à l'Assemblée, mais la ligne suivie est bien celle-là.

En somme, Emmanuel Macron a résumé brutalement et vulgairement une politique suivie depuis six mois.

1:43
Invité

Mais justement, est-ce qu'il devait le dire comme ça ?

1:45
Présentateur

Alors il y a deux questions, et la question sanitaire et la question politique. Sur le plan sanitaire, à mes yeux le plus important, qui peut penser que ces phrases feront progresser la vaccination ? Est-ce que la stigmatisation des non-vaccinés, qui ne sont pas tous des antivax, peut les inciter à rentrer dans le rang ? La réponse est dans la question. Les politiques de santé publique peuvent marcher sous la contrainte, mais pas sous la vindicte. Sur le plan politique à présent, Emmanuel Macron a brisé une sorte de modèle républicain, celui du président qui parle à tout le monde. On sait que c'est une fiction, comme ses prédécesseurs français frappés par la défiance ou la détestation.

Macron n'est plus entendu ni même écouté par une partie des citoyens depuis plusieurs années. Mais là, pour la première fois, après avoir appelé, comme tout président, au rassemblement, à la bienveillance, à l'apaisement, après avoir salué les efforts, la responsabilité et l'esprit de civisme des Français dans cette crise, il en vilipende une catégorie. Or, seuls les présidents ou aspirants populistes font cela de Trump à Zébourg.

Sur le fond et sur la forme, il y a eu des accents populistes dans la faction dont Emmanuel Macron conteste à certains Français leur qualité de citoyen, même si là, dans cette partie de l'interview, il parle des antivax en confondant au passage civisme et citoyenneté. En réalité, il y a là un calcul électoral inattendu, risqué, porteur d'emmerdes, une tentative de transformer une majorité vaccinale en majorité électorale en forçant ses adversaires à défendre les non-vaccinés. C'est le piège tendu aux oppositions. Alors, une partie de l'opinion donnera crédit à un langage de vérité, mais au prix d'un discours de fractures, de clivages et d'un début de campagne un peu plus encore sous tension.

3:27
Invité

Une remarque personnelle pour finir.

3:28
Présentateur

Oui, qu'est-ce qu'on attend pour emmerder vraiment les désinformateurs qui alimentent la peur ou le refus des vaccins qui continuent à semer le doute tous les jours sur des plateaux télé ou sur leur chaîne YouTube, parfois avec des moyens publics et qui ont, eux, réellement du sang sur les mains. Merci.

3:45
Locuteur

Merci. Merci.