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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 23 mars 2026 33 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleImmigration & asile

Fin des municipales, début de la campagne présidentielle

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:34OuverteRéponse directe

    Quel souvenir vous vous gardez de Lionel Jospin ?

  • 10:11OuverteRéponse directe

    Quelles sont les suites de ces municipales à Marseille ?

  • 17:10OuverteRéponse directe

    Pourquoi le RN a gagné à Nice ?

  • 21:25OuverteRéponse directe

    L'alliance des droites fonctionne-t-elle ?

  • 27:22OuverteRéponse directe

    Ces municipales ont-elles changé la donne à gauche ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:26InvitéFait
    « On pense à la sénatrice Marie-Arlette Carlotti qui souligne la rectitude morale de Lionel Jospin. »
  • 4:37InvitéFait
    « Le souvenir du 21 avril. »
  • 7:51InvitéFait
    « Pendant les cinq ans où il est Premier ministre, il a une popularité extrêmement forte. »
  • 13:38InvitéChiffre
    « Dès les années 80, le RN fait 30 à 33% à différentes élections avec ses leaders de l'époque, Pascal Réguet et Renat de Perdomo. »
  • 17:22InvitéFait
    « Pourquoi il a gagné ? Parce que la candidate écologiste ne s'est pas retirée. »

Temps de parole

  • Invité34 %
  • Invité 231 %
  • Invité 311 %
  • Présentateur10 %
  • Présentateur 28 %

2,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Et Clémentine, ce matin, Lionel Jospin, il fait la une de nombre de nos quotidiens régionaux. Oui, Lionel Jospin s'invite à la une dans nos régions. Regardez à la une de la Voix du Nord, alors ça va apparaître dans pas longtemps, à la une de l'Union et à la une de la Dépêche. Et puis on découvre aussi, enfin on suit le souvenir des villes et des communes où Lionel Jospin est passé, mais aussi de ses rencontres comme celles avec René Soume dans les Pyrénées-Orientales. C'était dans les années 80, alors aujourd'hui René Soume, elle a 86 ans, mais à l'époque, elle était la première femme élue députée dans les Pyrénées-Orientales.

Elle a rencontré Lionel Jospin sur les bancs de l'Assemblée nationale, avant qu'il soit nommé ministre de l'Éducation nationale en 88. Et elle explique qu'il a toujours été présent aux côtés des rares femmes à l'Assemblée, elle dit « Rendez-vous compte, nous n'étions que six femmes à l'Assemblée ». Elle salue donc son combat pour la parité en politique. Lionel Jospin a effectivement défendu la loi du 6 juin 2000 qui pose une alternance stricte hommes-femmes sur les listes électorales pour les scrutins de listes. Et direction l'Aisne désormais, où l'ancien Premier ministre était en déplacement à Crown, c'était en 98.

Et Lionel Jospin s'attaque alors à un sujet brûlant 80 ans après la fin de la guerre. Oui, et c'est sur le sort des mutins, c'est-à-dire les soldats, qui ont refusé de combattre que Lionel Jospin s'attarde. Il demande à ce que les soldats fusillés, pour l'exemple, réintègrent pleinement la mémoire collective nationale. Alors évidemment, cette déclaration a soulevé de vives critiques au sommet de l'État. Mais grâce à elle, des familles qui avaient perdu la trace de leurs proches fusillés ont pu retracer le décès de leurs proches. Et c'est une œuvre que poursuivra ensuite François Hollande en décidant de mettre en ligne tous les dossiers des fusillés.

Et puis on termine en Corse, où Lionel Jospin a marqué l'histoire institutionnelle de l'île. Oui, entre 98 et 2002, Lionel Jospin se saisit du dossier Corse marqué par l'assassinat du préfet Erignac en 98. Et puis la série d'attentats à Ajaccio contre des bâtiments publics. Pendant trois mois, les élus de la Corse vont se retrouver tous les lundis à Paris face à des membres du gouvernement pour élaborer un texte avec à la clé des transferts de compétences. Et puis le 28 juillet 2000, l'Assemblée nationale votera ce texte à une large majorité.

Alors malheureusement, non, mais en tout cas le Conseil constitutionnel ensuite réduit fortement l'ampleur des dérogations à la loi dont aurait pu bénéficier l'île. Et ce qui a provoqué la colère des indépendantistes. Merci Clémentine d'avoir parcouru pour nous ce que disent les journaux régionaux de Lionel Jospin. Et c'est vrai que du coup on apprend des choses assez originales qu'on n'a pas forcément entendues depuis hier. Merci Clémentine. Autre journal qui parle ce matin de Lionel Jospin, c'est La Marseillaise. On va à Marseille retrouver Léo Purguet.

Bonjour Léo, merci beaucoup d'être avec nous président éditorial du journal La Marseillaise et à lire dans vos pages des réactions à la mort de Lionel Jospin.

3:21
Invité

Oui bien sûr des réactions nationales mais aussi des réactions locales de personnalités qui ont bien connu l'ex-premier ministre de la gauche plurielle. On pense à la sénatrice Marie-Arlette Carlotti qui souligne la rectitude morale de Lionel Jospin et puis également le maire tout juste réélu de Marseille qui au soir du second tour a d'ailleurs salué la figure de Lionel Jospin et rappelé qu'il avait une forme d'approche commune avec lui sur le rassemblement des gauches puisque dans le printemps marseillais on retrouve aussi bien sûr au-delà des socialistes, les communistes, les écologistes et les forces citoyennes.

4:09
Présentateur

Léo, vous restez avec nous. On va revenir dans quelques instants sur les municipales avec vous mais on va d'abord parler de Lionel Jospin. Françoise Degois nous a rejoint. Bonjour Françoise. Merci beaucoup d'être avec nous. Frédéric David, directeur général à l'opinion de l'IFOP, nous a également rejoint avant de parler des municipales. On va continuer cet hommage à l'ancien Premier ministre Lionel Jospin dont on a appris le décès hier à l'âge de 88 ans. Quel souvenir vous vous gardez de Lionel Jospin, Françoise ?

4:37
Invité

Le souvenir du 21 avril. Vous savez, moi j'étais reporter dans une grande radio qui s'appelait France Inter. J'étais au service politique et j'ai le souvenir de ce 21 avril et j'ai le souvenir d'une image qui ne me quittera jamais. C'est-à-dire que, en fait, l'équipe de Lionel Jospin, on l'a su après, savait déjà qu'il n'était pas qualifié. Mais personne, en fait, n'ose le prévenir. Personne n'ose lui dire. Et là, je salue quand même les sondeurs parce que je salue Gérard Legall. Parce que Gérard Legall est le seul qui, depuis 15 jours, 3 semaines, alerte sur le fait… Il le dit le mardi d'avant. Oui, sur le fait que les courbes peuvent se croiser.

Il est tourné en ridicule et en fait, il n'est pas du tout entendu par l'équipe de campagne, véritablement. Et donc, j'ai ce souvenir du 21 avril… C'est Jean-Marc Ayrault, je crois, qui lui dit un discours de perdant. Oui, mais ce n'est pas simplement Jean-Marc Ayrault. C'est vraiment l'ensemble de la campagne. Il n'y a personne pour acheter l'autre et on ne peut pas leur jeter la pierre parce que personne n'y croit. Et j'ai ce souvenir du 21 avril où nous sommes arrivés, les journalistes. Je vois… Cette équipe est au courant. On voit arriver Lionel Jospin à 18h30. Il est souriant. Je vois ce grand escalier de marbre dans ce loft magnifique qu'était l'atelier. Il monte en souriant.

Il est très détendu. Et en réalité, en haut de l'escalier, en fait, sa vie s'effondre. Mais nous, on ne le sait pas. Et c'est cuisant pour moi. C'est comme si j'y étais encore aujourd'hui. Il arrive. Il est éliminé. Non seulement il était limité coup de tonnerre parce que les journalistes ne sont pas, comment dirais-je, que des journalistes qui sont aussi des citoyens. Maintenant, on a l'habitude d'avoir l'extrême droite au second tour. Mais là, vraiment… Et derrière, je quitte la vie politique. C'est un traumatisme total. Et quand j'ai refait cette histoire, parce qu'on l'a refaite tellement de fois, je me dis… Je vois le décalage entre cet homme souriant qui monte.

Il ne sait même pas que sa vie politique s'est arrêtée. Ce soir-là, il dit « je me retire de la vie politique » et il ne reviendra jamais sur sa décalage. Il essaiera un tout petit peu en 2005. Mais Stégane-Royal prend l'espace. On avait commencé à le retraiter. Ce que dit François, c'est intéressant. Ça me permet de faire un petit dégagement sur Lionel Jospin et les enquêtes d'opinion. C'est vrai que c'est un cas un peu traumatique pour les sondeurs. Il y a bien sûr le 21 avril 2002. Maintenant, aujourd'hui, on aurait peut-être les instituts, les politiques qui auraient plus vu cette question de marge d'erreur qu'avait vu Gérard Le Gall, de rapprochement des courbes.

Il ne faut pas oublier que là, il faut le dire très ouvertement, la plus grande faillite des attitudes de sondage sur la Ve République, ce n'est pas 2002. C'est 95. Il n'y a pas une enquête d'opinion qui donne Jospin en tête. Il est donné au second tour, mais il n'est jamais premier. Alors, ça nous incite aussi. Ça nous oblige à être prudents pour 2027, parce que Lionel Jospin commence à être testé que fin janvier 95, puisque jusqu'en 94, c'est Michel Rocard, c'est Jacques Delors. Il est, lui, retraité, presque, puisqu'il perd sa circonscription de Saint-Gabel en 93. Il se retire un peu du jeu politique et il revient fin 94, début 95, dans une primaire face à Henri-Emmanueli.

Et c'est vrai qu'en fin de campagne, Jacques Chirac baisse, Édouard Ballonne remonte et c'est Lionel Jospin qui en profite. Dire aussi que pendant les cinq ans où il est Premier ministre, il a une popularité extrêmement forte, parce que ça ne s'est quasiment plus jamais vu, les Français, même ceux qui étaient opposants au gouvernement Jospin, voyaient une cohérence, voyaient un cap, voyaient des grandes orientations. Emploi jeune, CMU, 35 ans, qu'on ne les partage pas ou pas. Et c'est vrai que quand Jacques Chirac lance cette dissolution hasardeuse, pour reprendre le mot de Lionel Jospin, Lionel Jospin est quand même pris de court, mais tout est prêt.

Les équipes, le programme, les orientations. Peut-être que la gauche, en 2024, au moment de la dissolution de Macron, n'était pas aussi prête, notamment sur les incarnations et sur le programme, quand bien même il y avait le programme du Nouveau Front Populaire. Effectivement, c'est quelqu'un qui aura beaucoup marqué les Français. Je note aussi qu'il y a un mot qui revenait toujours à son encombre dans les enquêtes qualitatives, c'est honnêteté. Honnêteté et probité. Oui, alors, moi je voudrais quand même que, ok, c'est un hommage absolu, etc.

Il y a eu aussi véritablement la fin, et c'est un drôle de pied de nez de l'histoire de voir Lionel Jospin disparaître, parce qu'en fait il est mort dimanche, je crois, disparaître pour le second tour de ses municipales. Lui-même, qui avait subi la défaite en 2001, qui avait été transformé par la narration de toutes les équipes en victoire, c'est-à-dire ce village Potamkin, c'est-à-dire ce désastre électoral, enfin cette très grande gifle électorale marquée par les victoires de Paris, Lyon et Dijon.

Et c'est incroyable de voir que Lionel Jospin, qui en 2001 subit cette défaite, on commence à voir véritablement les raisons de 2002 qui apparaissent dans cette défaite, qu'il meurt le jour de municipales aussi importantes, qui sont en fait des municipales tout à fait, à mon point de vue, terribles, qui pourraient illustrer en réalité un adage que je transforme, c'est qui gagne, perd. C'est exactement ce qui s'est passé pour Lionel Jospin en 2001, qui gagne Paris, Lyon et Dijon, en fait, perd. Et c'est exactement ce qui se passe pour le Parti Socialiste, qui gagne Marseille, Paris, Amiens, en réalité, perd sur les accords avec LF.

10:04
Présentateur

Et justement, on va parler de ces municipales à Marseille. On vous retrouve, Léo, président, directeur éditorial du journal La Marseillaise. Léo, dans La Marseillaise, ce matin, vous vous projetez sur les suites de ces municipales, avec notamment la bataille pour la présidence de la métropole.

10:19
Invité

Absolument, il y a une donnée qui a changé dans notre territoire, c'est la réforme Paris-Marseille-Lyon. qui, désormais, fait que les conseillers métropolitains sont directement issus du Conseil municipal de Marseille et non plus des secteurs. Ça paraît un petit peu compliqué comme ça, mais c'est très simple. Ça signifie que la majorité municipale marseillaise va peser beaucoup plus significativement dans cette assemblée. Vous le savez, il y a eu, tout le long du mandat, une rivalité des tensions entre la mairie de Marseille, dirigée par Benoît Payan et la métropole, dirigée par Martine Vassal. Avec une raison simple, ils étaient tous les deux candidats en 2020.

Et Martine Vassal avait été défaite par Michèle Rubirola. Elle s'est appuyée sur les maires de droite de la métropole pour en devenir la présidente. Et à partir de là, il y a eu effectivement une tension très forte entre les deux institutions. Martine Vassal, qui n'a pas réussi son pari de remonter son score au second tour, tant s'en faut, puisqu'elle l'a presque divisée par deux, a annoncé au soir du second tour qu'elle ne serait pas présidente de la métropole, qu'elle ne se présenterait pas au suffrage des conseillers métropolitains. Et donc, à partir de là, le jeu s'ouvre avec plusieurs noms qui sont avancés.

Le maire de Salon, Nicolas Isnard, la maire d'Aix, Sophie Joassin, ou encore le maire de Mimé, Georges Christiani, sont des noms qui sont avancés. Pour l'instant, personne ne s'est déclaré très officiellement. Et Benoît Payan martèle une chose, c'est que désormais, du fait de cette réforme, personne à la métropole ex-Marseille-Provence ne pourra faire sans Marseille, sans le printemps marseillais, la majorité municipale marseillaise. Et donc, nous nous approchons sans doute d'une logique beaucoup plus intercommunale que celle que nous avons connue par le passé, avec chaque maire, qui d'une certaine manière décidera chez lui.

C'est très important, parce que ça n'est pas qu'une affaire institutionnelle, ce sont des domaines de la vie quotidienne qui sont très importants, comme les transports, la gestion des déchets, l'environnement, l'urbanisme, le logement. Et donc, pour toutes ces raisons-là, les Marseillais vont avoir un œil attentif le 2 avril, lors de la réunion de la métropole qui choisira son président.

13:05
Présentateur

Et bataille à suivre, et on en reparlera avec vous. Merci Léo Purguet pour cette intervention, la Une de la Marseillaise, et la forte majorité de Benoît Payan. Ce qui nous fait dire un mot sur Marseille, sur la métropole. On commence par Marseille, Frédéric ?

13:17
Invité

Oui, Marseille, cohérence très forte de Benoît Payan tout au long de la campagne, comme à Mickaël Delafosse, à Montpellier, à Emmanuel Grégoire ou à Arnaud Deslandes. Pas d'accord avec LFI, il a quand même bénéficié du retrait qui a été qualifié de républicain de Sébastien Delogu. On s'est, comment dire, étonné de la percée du RN. Elle est quand même extrêmement ancienne. Dès les années 80, le RN fait 30 à 33% à différentes élections avec ses leaders de l'époque, Pascal Réguet et Renat de Perdomo. Jean-Marie Le Pen veut s'implanter également à Marseille. Le fait majeur, je trouve, sur cette élection. Alors, est-ce que c'est un enseignement en filigrane pour 2027 ?

C'est la capacité de Franck Alizio à remplacer la droite. Quand on regardait la structure électorale du vote Alizio, c'était exactement la même que celle de Martine Vassal. C'est pour ça qu'en tout début de campagne, ils étaient quasiment au coude à coude. Et ça se termine avec 34 d'un côté et 12 de l'autre. Je suis assez frappé, moi, de... Je tirerai l'enseignement de Marseille, mais je le prendrai également de Toulon. Bien sûr que le RN conforte ses berceaux. Marseille-Toulon-Nice, comment dirais-je ? C'est le berceau véritablement du FN, du Front National. Et donc, je ne suis absolument pas étonné, comme Frédéric, du score de Franck Alizio.

Mais par contre, je suis assez heureuse et je regarde ça avec beaucoup d'ironie. J'entends tellement depuis des années, des mois et des mois, « Ah, le Front républicain est mort, c'est fini », pas du tout. Regardez ce qui s'est passé à Toulon. Alors, la valette, qui finit à 42% au soir du premier tour, est balayée par le Front républicain, parce qu'il y a une attitude républicaine, même du sénateur LR, Michel Bonus, qui a 15 points et qui n'attend pas deux heures. En trois heures, il se retire pour empêcher que lors la valette passe. Donc ça, c'est le premier point. Deuxième point, je vais assez vite, pardon, Oriane. C'est intéressant ce que disait notre camarade de la Marseillaise.

Il met un point sur les métropoles. Aujourd'hui, les métropoles ont plus de pouvoir quasiment que les villes. Et, vous allez voir ce qui va se passer à Lyon, la difficulté que Grégory Doucet, déjà, qui a gagné dans la douleur, avec le recours qui est posé, je ne sais pas où il ira. En tout cas, il a gagné dans la douleur. Et par contre, ce qu'il a perdu, c'est un bien très précieux, c'est la métropole. Et quand on sait que la métropole, par exemple, a le pouvoir d'urbanisation, par exemple, à Lyon, ça veut dire que toute la politique écologique portée par Grégory Doucet sera barrée par la métropole. Ces deux-là, en plus de ça, se détestent cordialement.

Et donc, quand vous n'avez pas d'accord, si vous voulez, entre la ville et la métropole, ce que voulait faire François Picmal et François Briançon à Toulouse, c'est-à-dire à François Picmal, à moi la mairie, François Briançon, à toi la métropole, eh bien, c'est un sujet. C'est vraiment un sujet, mais un sujet qui va encore, à mon avis, si on est dans cette dichotomie, cette dissociation, va encore accélérer l'idée dans l'opinion de l'impuissance des maires. Les maires sont les élus préférés des Français, mais ils sont considérés comme impuissants de plus en plus.

– Oui, c'est complètement ce qu'on avait essayé de montrer avec Brice Socol dans notre livre, avec cette crise du politique national. – Décharpe et les tempêtes. – Merci de le dire, gentil. Non, mais c'est vrai qu'on a vu, avec cette équipe du politique, dans les déterminants du vote, des déterminants nationaux. Insécurité, avec trafic de drogue, ce qui a coûté très cher, par exemple, au maire socialiste de Clamont-Ferrand, plutôt très bien élu en 2014 et en 2020. Santé, accès aux soins, pouvoir d'achat et d'aide, des sujets nationaux régaliens qui redescendent à l'échelle locale.

Et c'est vrai que, peut-être que, ce dégagisme plus fort que prévu, même si la big picture, la grande tendance, c'est qu'une majorité très nette de maires de villes de plus de 3 500 ou 10 000 habitants ont été réélus, il y a ce sentiment que même le maire ne peut plus vraiment changer la vie. Et on voit que cette défiance à l'égard du national a contaminé la sphère locale.

17:10
Présentateur

– Un mot, puisque vous parliez du Rassemblement national qui grignote des territoires. On regarde la Une de Nice ce matin, c'est Éric Ciotti. Pourquoi il a gagné à la Une de Nice ce matin ? Allez-y, Françoise. – Pourquoi il a gagné ? – Oui, parce que moi, j'ai une question.

17:24
Invité

– J'ai juste une réponse extraordinairement simple. Pourquoi il a gagné ? Parce que la candidate écologiste ne s'est pas retirée. Parce que vous avez une leader qui s'appelle Marine Tondelier, qui écume à peu près les plateaux 6 à 8 fois par semaine, qui a fait de la lutte contre le RN, et je n'enlève pas sa sincérité, puisqu'elle-même est d'élimbrement la priorité, et qui, dans un cas concret et précis, à Nice, face à Éric Ciotti, qui est purement un candidat d'extrême droite, allié du RN. Dans ce cas précis, quelle que soit la nature de Christian Estrosi, quels que soient les reproches qu'on peut faire à Christian Estrosi, il y a une hiérarchie des périls.

Normalement, à gauche, il y a une hiérarchie des périls. Eh bien, dans cette hiérarchie des périls, elle ne retire pas Juliette Chanel. Elle n'exige pas que Juliette Chanel se retire. Et si Juliette Chanel s'était retirée, de toute façon, Éric Ciotti était battu. Et ça, on peut m'expliquer que non, parce que l'image Estrosi. Ça, ça, c'est une faute très lourde, qui n'est pas assez soulignée, à mon avis. Je ne comprends pas comment les journalistes ne demandent pas à Marine Tondelier qu'elle est cette incohérence entre le discours et la réalité. Oui, c'est vrai que c'est quelque chose qui pourrait lui être comme quelque chose qui lui coûte très cher et qui serait vu comme un acte lourd.

En 2015, la gauche s'était retirée aux élections régionales. C'est la surface à Marine Maréchal. Exactement. Christian Estrosi avait une quinzaine de points de retard. Il y avait 300 000 voix, je crois. C'était la région, ce n'était pas la ville de Nice. Il avait gagné. C'est vrai que là aussi, la structure de vote Estrosi-Cioti était la même. Alors, on peut... Il y a les résistants de la dernière heure qui vont tout expliquer sur la personnalité de Christian Estrosi. C'était un maire populaire qui avait un bon bilan. Il y a eu une forme d'usure. Nice est une ville très marquée à droite. À la présidentielle, l'addition des votes Le Pen-Zemmour faisait 35-36%.

Et c'est vrai qu'effectivement, il y a Éric Chioti qui a réussi à incarner une forme de renouveau face à Christian Estrosi avec 40 ans de vie politique.

19:26
Présentateur

Autrement sur Éric Chioti, Frédéric, est-ce que sa victoire, elle est spécifique à Nice, à son électorat, à son contexte, ou est-ce qu'elle dit quelque chose de l'union des droites ? Est-ce que, comme le dit Éric Chioti, l'UDR a vocation à remplacer les LR ?

19:40
Invité

En tout cas, dans le quart sud-est, pour l'instant, ce côté union des droites massif, c'est vraiment le quart sud-est. Puisqu'on l'a vu aussi à Avignon, où la droite a...

19:52
Présentateur

Oui, à Avignon, la droite a pris la ville.

19:56
Invité

Je voulais dire Nîmes. À Avignon, c'est une légalité. Oui, mais il était divers droite, mais pas marqué à droite. Mais Nîmes, c'est très, très spectaculaire. La droite se divise fortement au premier tour. D'ailleurs, comme en 1995, où déjà elle avait perdu la ville au profit du Parti communiste français, l'histoire se répète. L'addition des voix Proust-Plantier fait 35%. Finalement, il fusionne. Proust fait 21 ou 22%. On voit très bien qu'il y a eu une part très importante des électorats qui sont allés sur l'Assemblément national. Attention à ne pas faire de cet exemple du Sud-Est un cas national.

Mais en tout cas, ce qui est très fort, et on l'a vu dans beaucoup d'enquêtes, c'est la capacité des électors de droite à ne pas attendre les États-majors pour soutenir et voter pour le Rennes, puisque la force de Bardella, c'est pour une partie très importante de l'électorat de droite. Oui, mais je le redis encore, encore une fois, contre-exemple absolu, tout le monde nous dit « L'alliance des droites est en marche ». Regardez strictement Rachida Dati à Paris. Rachida Dati à Paris fait converger sur son nom Sarah Knafow, l'extrême droite d'Éric Zemmour, reconquête. Thierry Mariani, elle fait converger la Renaissance, le parti d'Emmanuel Macron. Elle fait converger les LR.

Elle fait donc, elle incarne cette alliance des droites. Je ne dis pas que Paris, c'est la France, mais regardez le message que les Parisiens envoient. Ils envoient un message d'un nom absolument cinglant et terrible d'ailleurs, je pense, à titre personnel pour Rachida Dati.

21:25
Présentateur

Et justement, vous parlez de l'alliance des droites. On va écouter ce matin. Donc ça ne marche pas à l'alliance des droites, à Paris, ça ne va marcher.

21:31
Invité

Pas partout.

21:31
Présentateur

Parce qu'on va commencer à se projeter pour la présidentielle. On va écouter ce matin Laurent Wauquiez, patron des députés LR, et Gabriel Attal, le patron de Renaissance, tous deux dans des matinales.

21:42
Locuteur non identifié

Moi, ce que je souhaite, c'est que la priorité des LR ne soit pas chaque parti, à côté de chaque parti, de désigner à tout prix son candidat à la présidentielle. Ce que je souhaite, c'est que les LR, et c'est l'appel que je fais, se fixent comme objectif d'être le moteur du rassemblement de la droite. Je prends une droite qui est un peu plus centriste comme Édouard Philippe, je prends une droite qui est un peu plus dure comme Sarah Knafo. Moi, j'assume de vouloir remettre ensemble. Vous savez d'où ça allait quand c'était Nicolas Sarkozy ? On allait de Jean-Louis Borloo jusqu'à Philippe Devilliers.

22:11
Invité

Bruno Retailleau, qui est à la tête de LR et des responsables qui ont des postes importants chez LR, je pense à François-Xavier Bellamy, qui très clairement ont refusé d'appeler à battre l'extrême droite à Nice, en plus pour un candidat de la droite, ce qui est quand même totalement incompréhensible.

Et si cette clarification n'en vient pas, ou si la ligne de LR c'est désormais de faire ce qu'on appelle l'union des droites, mais en réalité c'est l'union de la droite et de l'extrême droite, évidemment qu'on ne partage absolument rien avec ça et que pour ce qui est de la construction de l'avenir, puisque c'est la question que vous posez, j'imagine que vous pensez à l'élection présidentielle de 2027, ça ne peut pas faire partie d'une alliance avec nous. Oui, on voit deux lignes complètement différentes. L'alliance, le rappel de l'époque Sarkozy de Borloo à Philippe Devilliers, Sarah Knafow à Edouard Philippe. Je vois quand même quelque chose.

Il y a une pression assez forte du peuple, non pas de droite, mais du socle commun, c'est-à-dire les sympathisants LR, Renaissance, Horizon, Modem, et j'avais eu ça dans une enquête pour Le Point, à vouloir éviter à tout prix un second tour Bardella-Mélenchon qui est vu comme le second tour catastrophe. Et il y a une pression pour que ces différents partis s'entendent peut-être dans le cadre d'une primaire.

Elle paraît tellement loin entre des partis si différents, entre deux lignes si différentes, mais au fur et à mesure qu'on va rentrer dans la campagne présidentielle, si la petite musique c'est un Bardella à coup sûr au second tour, rien n'est que moi, en tout cas vainqueur de la présidentielle au premier tour et un Jean-Luc Mélenchon en dynamique qui aura cette pression pour faire une sorte de rédiction ad candidatum, c'est-à-dire réduire, factoriser cette offre électorale. Il y a une conclavoum. Conclavoum, voilà. On les enferme une conclavoum et Aléa Yactaest et Réguna en boulabat et les cartaginos de l'Inda Est.

Au-delà des saillies latines de Françoise, j'ai dit quand même qu'il y a cette pression pour avoir une offre plus réduite. Parce que lui, c'est un homme élégant, Frédéric Dhabi et puis c'est quelqu'un qui est très courtois. Moi, je n'ai aucune courtoisie, voyez-vous, avec Gabriel Attal. Je ne comprends rien. Je vous le dis tout de suite. Pourtant, ça fait combien ? 25 ans que j'analyse la politique et que je la fais ? Je ne comprends rien à ce que raconte Gabriel Attal. Et d'ailleurs, je pense que personne ne comprend rien à ce que raconte Gabriel Attal.

Je vois bien son zigzag permanent, un coup à gauche, un coup à droite, essayer de faire renaître ce macronisme qui ne vit que par Emmanuel Macron. On ne peut pas, comment dirais-je, avoir tous les défauts d'Emmanuel Macron, c'est-à-dire ambigus, souvent figuriques, obsédés par la communication et par soi-même, sans avoir vraiment les qualités parce que le président, il a quand même un certain nombre de qualités. Je ne comprends rien à Gabriel Attal. Il n'a rien foutu pendant ses élections municipales. Il peut se targuer d'avoir Cazenave qui a gagné à Bordeaux. Mais... Regardez,

25:05
Présentateur

c'est la Lune de Sud doit être ce matin, Thomas Cazenave.

25:07
Invité

Qu'est-ce qu'il fait à Paris Gabriel Attal ? Oh là là, c'est affreux, Bruno Retailleau n'a pas appelé à voter contre Rick Chautier. Qu'est-ce qu'il fait Gabriel Attal à Paris ? Il accepte que la candidate se fusionne avec son candidat Bournazel. Est-ce que vous avez vu ce banquet, ce banquet de la droite ? Vous imaginez que Rachida Dattis a allé de Sarah Knaffo, Éric Zemmour, Marine Le Pen à Gabriel Attal. Et on le voit

25:34
Présentateur

qu'à peine les municipales terminaient la présidentielle et déjà lancé cap sur la présidentielle résumée par Jérôme Bravier.

25:43
Invité

C'est l'heure du bilan dans tous les camps politiques. Avec un même mot d'ordre de la gauche à l'extrême droite, éviter la dispersion pour 2027. Dans un paysage politique fragmenté, seule l'Union, au-delà des partis, offrira une chance aux différents camps de se qualifier au second tour et d'éventuellement l'emporter. Au PS, ils sont nombreux à vouloir couper tous les ponts avec et les filles à l'image de François Hollande. Il faut qu'il y ait une candidature socialiste, social-démocrate comme on voudra, c'est-à-dire avec le parti socialiste, avec la place publique, avec la convention, avec la société civile.

Tous ceux qui veulent qu'il y ait cette offre-là doivent présenter un candidat à l'élection présidentielle. Au sein du socle commun qui unit la droite et le centre, les municipales ont offert une perspective. Là où ils étaient unis, les résultats ont été plutôt bons, mais pour le patron des LR, cela ne peut se faire à n'importe quel prix. Il y a une possibilité de victoire en 2027 à deux conditions. Il faut à la fois être capable de se rassembler, mais sur un projet qui sera puissant. C'est ce que je veux porter. À l'extrême droite, deux stratégies émergent.

Une union des droites qui appelle de leur vœu reconquête et l'UDR d'Éric Ciotti ou une stratégie plus large voulue par le Rassemblement national.

26:57
Locuteur non identifié

Il ne faut pas ouvrir à droite, il faut ouvrir à tous les Français. Il faut arrêter avec ces considérations. Je crois vraiment que l'élection présidentielle, c'est l'élection précisément où il faut s'adresser à l'ensemble des Français.

27:12
Invité

La course à la présidentielle est lancée avec des partis comme LR et le PS qui doivent trancher sur les modalités de départage des nombreux candidats annoncés.

27:22
Présentateur

On a parlé des alliances à la droite, on le voit, on a entendu François Hollande. La question, elle va aussi se poser à gauche. Est-ce que ces municipales ont changé la donne,

27:31
Invité

Françoise ? Oui, je pense profondément parce qu'effectivement, il y a une forme d'erreur collective, à mon avis, qui a été commise et je suis assez, savoureusement et ironiquement, j'observe ça avec beaucoup d'ironie et du coin de l'œil, François Hollande, effectivement, qui s'est posé en champion anti-LFI en essayant de piquer le mistigri à Raphaël Wixman et qui en réalité lui-même a été fusionné avec LFI à Tulle et ça, véritablement, les gens l'ont compris. Vous savez, ce qui tue la politique, je le redis éternellement, je ne cesse de le dire, au fil de mes éditos, dans mes conversations, ce qui tue un politique, c'est l'incohérence.

On ne peut pas faire un texte au Bureau national sur Jean-Luc Mélenchon qui est antisémite et complotiste et laisser faire des accords et là où c'est un peu moche, c'est de tout mettre sur le dos d'Olivier Faure. Quand vous regardez la liste des accords qui ont été passés, finalement, le courant d'Olivier Faure, il n'en a passé que deux, c'est-à-dire Nantes et Toulouse. Tout le reste, Limoges, Brest, Clermont, Tulle, Toulouse, Avignon, c'est véritablement Boris Vallaud et François Hollande, c'est véritablement les autres leaders. Donc, ils sont en train d'essayer de faire la peau à Olivier Faure sur un truc, finalement, c'est dix petits lèvres, tout le monde a tenu le coup.

28:49
Présentateur

Je vous laisse répondre, Frédéric, on va juste écouter ce que dit ce matin à propos de ça, Pierre Jouvet, le secrétaire général du Parti Socialiste. Non,

28:55
Invité

je suis un peu... Nous avons construit une stratégie pour ces élections municipales qui s'est avérée payante. La stratégie, c'était de rassembler de manière inédite sous ces dernières années la gauche sociale, écologiste, communiste. On a rassemblé ce qu'on a appelé l'arc de Ruffin à Glucksmann. Appelez-le comme vous voulez, mais c'était à peu près ça.

29:17
Présentateur

C'est vraiment payante cette stratégie, Frédéric, électoralement.

29:20
Invité

Non, trois fois non, Françoise Parle-d'or sur la perte de cohérence. Quand les Français ne comprennent pas, ils le sanctionnent. Oublions les villes où l'EPS était sortant. Brest, Clermont, Toulon, on peut parler d'une certaine usure qui a été reconnue même par beaucoup de maires. Regardons les villes où l'EPS pouvait être en conquête. Toulouse, Limoges, Clermont, avec LFI devant, Avignon, ils étaient sortants. Avignon, ils étaient sortants. C'est social, on va dire Toulouse-Limoges, LFI était devant. On a vu un phénomène assez incroyable. Arithmétiquement, l'alliance Briançon-Pigmal était majoritaire. Ça faisait 52,5%, 53%.

Ça se termine avec une victoire très nette pour Jean-Luc Moudinck, supérieure à ses scores de 2020 et 2014. Pourquoi ? Parce qu'on avait fait une enquête avec Fiducia, les Soudradio et la Dépêche qui donnaient 51,49%. Ça a été encore plus fort. On avait un électeur Briançon sur 5, des socialistes qui, au second tour, ont choisi Jean-Luc Moudinck ou même de ne pas voter. on voit clairement que quand l'alliance n'est pas comprise, quand elle était en décalage avec le discours national de la direction du PS, avec les valeurs de ce socialisme du Sud-Ouest, ils ont sanctionné Limoges. C'est quand même une ville qui a été au PS pendant 60 ans.

Un candidat LFI entre guillemets qui avait une autonomie propre qui est un des rares qui a fait un score au premier tour supérieur au score de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle. C'est absolument rarissime et pourtant, ça a été également sanctionné. Le maire Santan avait fait 11% au premier tour. La gauche aurait dû gagner. C'est Guillaume Guérin qui l'a emporté. C'est très intéressant ce que dit évidemment Frédéric parce que c'est quelque chose que l'on pressent et que personne ne veut voir mais qu'on va voir. Vous allez avoir un double barrage républicain. Maintenant, vous avez un barrage républicain contre LFI et vous avez un barrage républicain contre le Rassemblement national.

Il y a, et ça c'est terrible finalement d'avoir des états-majors, je pense surtout au vert parce que d'avoir des états-majors qui refusent d'entendre que la dérive de Jean-Luc Mélenchon est quelque chose qui révulse profondément les gens. Ramener cela à une diabolisation de plateaux de journalistes est une erreur profonde. L'attitude politique, les mots de Jean-Luc Mélenchon ont passé un cac qui a vraiment percolé au plus profond du pays. Et on le retrouve dans les résultats.

Ce que je veux dire c'est que ce double front républicain a aussi un impact sur la mobilisation, sur la mobilisation de la droite et du centre à Toulouse, mobilisation de la gauche pour faire barrage au RN à Marseille et à un degré moins à Toulouse. Voilà, attention on va le voir à la présidentielle. Vous risquez d'avoir au premier tour un front républicain de gens de gauche pour que Jean-Luc Mélenchon n'arrive pas au second tour. Plus que jamais le premier tour et le second tour seront très distincts.

32:10
Présentateur

Merci à tous les deux. Merci beaucoup pour votre éclairage à Frédérique et Françoise. Merci à tous de nous avoir suivis. On se retrouve demain. Très bonne journée. Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour chez vous. Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat.

Fin des municipales, début de la campagne présidentielle · Pourquijevote