Pierre Lescure et Dominique Farrugia, 40 ans d’amitié
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Vos premiers chocs de cinéma, vos premiers héros?
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Ce n'était pas évident pour vous de revenir avec un programme de cinéma?
- 10:00OuverteRéponse partielle
Vous êtes bilingue car vous avez passé beaucoup de temps aux Etats-Unis.
- 15:00OuverteRéponse directe
Il aurait pu être président, P.Lescure?
- 20:00OuverteRéponse directe
Vous avez fondé Canal+ en 1984. Vous aviez une page blanche au commencement de la chaîne.
- 25:00OuverteRéponse directe
Vous avez travaillé dès 1984, dès le lancement, Dominique.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00P.LescureFait
« D'un coup, j'ai eu la pétoche quand Stéphane Sitbon-Gomez m'a proposé ça. »
- 10:00P.LescureFait
« On voulait aller sur les plateaux, là où se fait le cinéma. »
- 15:00D.FarrugiaFait
« Je suis arrivé à 20 ans. »
- 20:00D.FarrugiaFait
« Je ne lui ai pas dit. Il m'a engagé. »
- 30:00D.FarrugiaFait
« On a l'impression que c'est connu mais à l'époque, on ne faisait pas de bandes-annonces. »
- 35:00D.FarrugiaFait
« Ils m'ont ouvert des portes qui m'étaient fermées. »
- 40:00D.FarrugiaFait
« On a voulu se moquer d'un truc et il nous a dit que ce n'était pas la peine. »
- 45:00P.LescureFait
« Avec A.de Greef, c'était l'idée de réunir des dizaines de talents à qui on a donné 8 à 9 mois pour bosser en studio. »
- 55:00D.FarrugiaFait
« On avait un gros plan d'Alain avec une immense barbe. On le retrouvait sur une croix. »
- 1:00:00D.FarrugiaChiffre
« 95, je crois. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
On pense à ses proches et à sa famille. Jacky, vous serez sur la scène du Palais des Congrès pour "Stars Manga", un spectacle produit par J.-L.Azoulay!
On retrouve les génériques cultes des mangas des années 80 et 90. On va se concentrer sur les 2 joyeux larrons à gauche, P.Lescure et D.Farrugia.
Vous animez "Beau geste" sur France 2. Vous racontez de façon incomparable les histoires et le lien fort que vous avez avec vos invités. - P.Lescure: Vos premiers chocs de cinéma, vos premiers héros? - "Mon nom est Personne".
Il y a des westerns. Je ne voulais manger que des haricots. - On y va en slibard.
Tu nous rejoins? Il y a quelques vieilles actrices derrière lui qu'on n'a pas vues depuis longtemps. - Vous aviez des notes.
Vous ne les avez pas regardées car vous avez bossé. - P.Lescure: C'était parce que je voulais vous regarder dans les yeux.
Je t'aime. - Allez! - M.Bouhafsi: Il y a beaucoup d'amour dans cette émission.
C'est un vrai succès d'audience. "Beau geste", environ 500 000 spectateurs. C'est un gros succès pour un magazine culturel.
Ce n'était pas évident pour vous de revenir avec un programme de cinéma? - P.Lescure: D'un coup, j'ai eu la pétoche quand Stéphane Sitbon-Gomez m'a proposé ça.
Vu mon âge, je me suis dit que si je me plantais sur une émission de télé...
Quand on se plante sur une émission de télé, on dit qu'on ferait mieux la prochaine fois, mais finir comme ça, ce serait cloche. J'avais la pétoche. On ne voulait pas faire une émission où on serait autour d'une table pour parler de cinéma.
On voulait aller sur les plateaux, là où se fait le cinéma. On voulait montrer des images de cinéma en essayant d'avoir la qualité de l'image qu'on a derrière l'écran. - M.Bouhafsi: Vous êtes bilingue car vous avez passé beaucoup de temps aux Etats-Unis. - D.Farrugia: C'est pas gentil! ... - M.Bouhafsi: Vous vous êtes inspiré des plus grands. ...
Applaudissements. - M.Bouhafsi: Il aurait pu être président, P.Lescure? - P.Lescure: Je m'en sors par le body language, sinon, l'accent... - D.Farrugia: Certains font exprès, comme E.Macron. - M.Bouhafsi: Qui parle un très bon anglais.
Impossible de ne pas revenir sur les années Canal et l'âge d'or de la télévision. Inoxtag n'était même pas encore une idée. Vous avez fondé Canal+ en 1984.
Vous aviez une page blanche au commencement de la chaîne. Il y avait tout à construire. Vous pouviez imaginer ce qu'elle deviendrait et que 40 ans après, on parlerait toujours de l'esprit Canal+? - P.Lescure: Non.
C'est ce que fait Inoxtag. L'idéal est d'avoir une page blanche. On a eu la chance d'avoir une page blanche.
Donc, il fallait faire payer. Il fallait des trucs neufs. Tu cherches tout ce qui n'a pas été fait.
Tu vas chercher un truc qu'on n'a pas encore vu ou tu réunis des équipes qui n'existent pas encore. - M.Bouhafsi: Vous avez travaillé dès 1984, dès le lancement, Dominique. - D.Farrugia: Je suis arrivé à 20 ans. - M.Bouhafsi: Quel souvenir vous gardez? - D.Farrugia: C'est magique.
C'est une chance folle d'avoir 20 balais, de mentir à A.de Greef...
Je lui ai dit...
A l'époque, on faisait son service militaire. Je ne l'avais pas fait. Je ne lui ai pas dit.
Il m'a engagé. Après, j'ai essayé de me faire réformer. J'ai réussi car j'ai un dixième de vue dans l'oeil droit, ce qui est totalement con...
Ce qui est fou, c'est d'avoir eu autant de talents autour d'une chaîne, d'avoir eu Pierre, A.de Greef, qui, pour moi, est celui qui connaissait le mieux la télévision linéaire. Il a inventé un truc.
Il a vu qu'il y avait un trou entre 19h55 et 20h03. Je vous assure. C'est le vrai truc.
Il a diffusé d'abord le JTN puis les "Guignols". C'est resté 15 ans à l'antenne. Ca faisait des cartons.
Ca passait au moment de la publicité ou des titres sur les journaux télévisés. C'est un temps qu'on ne connaît plus, mais...
Il y avait mon camarade...
La 1re fois que je suis allé dans son bureau, je ne faisais pas le con. Je ne savais même pas qu'ils me connaissaient. Ils m'ont proposé de faire des bandes-annonces.
On a l'impression que c'est connu mais à l'époque, on ne faisait pas de bandes-annonces. On faisait des bandes-annonces sur les films qu'on passait, parce qu'on passait des films! - M.Bouhafsi: Pierre connaît tout le monde, les stagiaires, les membres de la rédaction...
Vous dites que sans P.Lescure, vous ne seriez pas là aujourd'hui? - D.Farrugia: Sans A.de Greef et P.Lescure, je n'aurais rien...
C'est compliqué de faire ça. Je ne voulais pas faire ce genre de truc. - P.Lescure: Je ne suis pas là. - D.Farrugia: Mais tu es là.
En plus, on avait un déjeuner prévu de longue date à midi. - P.Lescure: Tu veux dire qu'on n'a plus rien à se dire? - D.Farrugia: Ils m'ont ouvert des portes qui m'étaient fermées.
Ils m'ont expliqué ce qu'était un talk-show de 3e partie de soirée. On échangeait énormément. Il y a un vieux mythe...
On faisait les émissions sur un coin de table ou à la machine à café...
Non. On réfléchissait. On parlait énormément.
Quand B.Carette nous a quittés, on s'appelait Les Nuls. On voulait arrêter.
A.de Greef nous a demandé de ne pas nous arrêter. - M.Bouhafsi: En 1987, vous fondez Les Nuls avec C.Lauby, A.Chabat et B.Carette.
Pierre, c'était votre idée, au début. Les sketchs des Nuls sont devenus cultes. - Comment on fait les bébés?
Papa, c'est quoi, cette bouteille de lait? - C'est ta mère. Ca, c'est ma bite.
Voilà comment on fait les enfants. Il suffit de demander. - Lactel vous montrera comment on fait la diarrhée avec Lactel cacao. - A.Bégot: Vous parlez souvent du rire de Pierre. - D.Farrugia: Quand il riait, on l'entendait et ça nous rassurait. - A.Bégot: Quand il regarde vos bêtises, et ça le fait toujours autant rire...
On lui a montré un sketch à la rédaction. ...
P.Lescure rit. - D.Farrugia: Ca doit être "je vais chier chez mes voisins", aux costumes. - A.Bégot: Vous étiez libre.
Vous faisiez ce que vous vouliez. - D.Farrugia: On était libres mais il y a peut-être eu 2 coups de fil en tout et pour tout.
On a voulu se moquer d'un truc et il nous a dit que ce n'était pas la peine. Pour un autre, on était allés un peu loin. On avait pris un extrait de film porno.
On avait mis "Chambourcy, oh oui", au moment de l'éjaculation. - P.Lescure: Ce n'est pas l'idée des Nuls.
Avec A.de Greef, c'était l'idée de réunir des dizaines de talents à qui on a donné 8 à 9 mois pour bosser en studio. Ils ont appris à se connaître et à s'entendre, ou à moins s'entendre, à faire que 1 + 1 fasse plus que 2.
Au bout de 8 ou 9 mois, ils ont rendu des séries de sketchs et des formes qui ont donné "Objectif Nuls", notamment. Il y avait 4 talents qui faisaient une équipe comme on n'en avait jamais vu. Les autres sont partis vivre leur vie autrement.
Il y a eu cette gestation qui a amené la rencontre de 4 talents incroyables. - M.Bouhafsi: Cette liberté serait compliquée aujourd'hui à la télévision.
Elle existe sur YouTube. - D.Farrugia: Pourquoi faire des fausses publicités alors que personne ne regarde la publicité?
On n'a pas tous le même humour. On ne rit pas tous des mêmes choses. On ne peut pas non plus faire "Royal Rabbin", avec Alain qui court au ralenti avec la musique...
Avec B.Carette qui parlait un arabe parfait...
On ne peut plus faire ça. On avait un gros plan d'Alain avec une immense barbe. On le retrouvait sur une croix.
Il disait: "Sans colle ni clous, Ader, ça adhère." Je ne pense pas que ce soit possible aujourd'hui. - P.Larrouturou: Pourriez-vous encore faire ceci? - Bonjour.
Je suis Odile Deray. Voici Serge Karamazov. - Aucun lien. - Il sera chargé de votre confort et de votre sécurité.
Vous avez des bagages? - On m'a dit de venir, mais pas de venir avec des bagages. - Comment on fait, pour les lits?
On tire à pile ou face? Il vomit. Je prends l'autre. - Je suis hyper content. - P.Larrouturou: Vous connaissez ce film? - Inoxtag: Malheureusement, non.
Il faut que je le regarde. - M.Bouhafsi: On va vous mettre ça sur un DVD.
Ca existe encore? C'est quelle année? - D.Farrugia: 95, je crois. - M.Bouhafsi: C'est des rires toutes les 10 secondes, des sketchs...