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InterviewParti socialiste (sur YouTube)· 12 juin 2025 10 minAutoproduitActualitĂ© / polĂ©miqueSantĂ©JusticeÉconomie & entreprisesRetraites

💾 Taxe #Zucman | « Je ne comprends pas pourquoi le Gouvernement s’y oppose. »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

GĂ©nĂ©rĂ©e par IA — peut contenir des erreurs. MĂ©thodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRĂ©ponse partielle

    AprÚs le drame de Nanterre et la mort de cette surveillante, la réponse du gouvernement sur les ventes de couteau aux mineurs est-elle la bonne selon vous ?

  • 1:00OuverteRĂ©ponse directe

    Le plan santé mentale du gouvernement est-il suffisant ?

  • 3:00FermĂ©eRĂ©ponse directe

    Le Premier ministre va annoncer 40 milliards d'économies. Vous censurez le gouvernement ?

  • 5:00OuverteRĂ©ponse directe

    S'attaquer à certaines niches fiscales est-il une bonne idée ?

  • 7:00OuverteRĂ©ponse directe

    Le conclave sur les retraites va-t-il aboutir à un changement d'ùge légal ?

  • 9:00OuverteRĂ©ponse partielle

    Rima Hassan est-elle une victime ? La soutenez-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Chiffre
    « Il y a 45 homicides par an qui sont liés à des mineurs. »

ModÚle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour et bienvenue sur RTL Olivier Fort. Bonjour Thomas. AprÚs le drame de nos gens et la mort de cette surveillante de de 31 ans poignardée par un élÚve, la réponse du gouvernement sur les ventes de couteau mineur sur le plan santé mental est-elle la bonne selon vous ?

Bon sur moi, je sais pas critiquer le gouvernement qui est dans une situation compliquée mais la réalité c'est que il passe à cÎté. Pourquoi ? sur les portiques, sur la réction de vente au mineur.

La rĂ©alitĂ© c'est qu'on le voit bien avec ce jeune homme de nos gens qui a pris en couteau de cuisine. Donc je vois pas trĂšs bien ce qui empĂȘcherait demain sauf interdire les l'accĂšs au tiroir de cuisine pour les mineurs. Ça va ĂȘtre compliquĂ© sur les portiques.

Ça tout ça a eu lieu Ă  l'extĂ©rieur de l'Ă©tablissement. Donc on voit bien que en prĂ©sence des gendarmes en prĂ©sence des gendarmes et ce qui montre bien que tout ce qui a Ă©tĂ© imaginĂ© jusqu'ici n'est pas complĂštement de nature Ă  nous rassurer. Maintenant la question c'est une question de santĂ© mentale.

Effectivement le problÚme du plan de Yaner c'est que c'est un plan sans moyen et donc la réalité on la connaßt. Aujourd'hui vous avez un médecin pour 16000 élÚves. Vous avez une affirmiÚre scolaire pour 1500 ou 1800 élÚves.

Et donc on est sousdoté avec une incapacité à saisir que ce que sont les difficultés que rencontrent les jeunes. Quand on connaßt aussi le statistique avec un jeune sur deux qui a eu un problÚme de santé mentale dans les derniÚres années, le taux de mais ça c'est le constat. Alors qu'est-ce qu'on fait ?

Il faut mettre des moyens. Il faut mettre des milliards pour le coup. Mettre il faut mettre Ă  la fois des moyens.

On va faire une prioritĂ©. Ça fait longtemps que nous prenons nous le fait que la santĂ© mentale des jeunes soit une prioritĂ©. Ça suppose aussi de veiller Ă  ce que la sociĂ©tĂ© française soit une sociĂ©tĂ© moins violente.

La rĂ©alitĂ© c'est que nous sommes baignĂ©s dans un univers qui est un univers de violence. On parle des jeux, on parle des sĂ©ries, on parle enfin quelle est en fait la dĂ©shumanisation ? Elle est en rĂ©alitĂ© partout, y compris jusqu'au conflits qui sont ceux du monde aujourd'hui avec des images qui nous proviennent du monde entier oĂč dĂ©sormais on a accĂšs Ă  cette idĂ©e que finalement la mort, la vie tout ça n'a pas grande importance.

Donc et quand on voit Macron lui Ă  ceux qui dit-il prĂ©fĂšrent Brenwer autrement dit il avait le cerveau sur l'invasion du pays et les derniers fait d'hiver. Il on a l'impression qu'il relativise un peu tout ça. Il a raison ou il est Ă  cĂŽtĂ© de la plaque le chef de l'État ?

Il a tort de relativiser parce que quand les faits d'hivers se multiplient, déclaration avant le drame de nos gens. Oui, bien sûr. Mais enfin, les faits d'hivers sont nombreux.

Il y a 45 homicides par an qui sont liĂ©s Ă  des mineurs. Alors, pour une bonne part, liĂ© au narcotrafic et c'est l'un des euh l'une des guerres que nous devons mener en fait, mĂȘme une guerre mondiale en rĂ©alitĂ© contre le narcotrafic aussi tous ces jeunes qui dĂ©plombent et donc quand on a une indicion de fait divers, ça devient un fait sociĂ©tĂ©. H le premier ministre François Bairou va annoncer d'ici un mois comment il compte faire les 40 milliards d'Ă©conomies qu'il juge nĂ©cessaire pour le budget de l'an prochain alors que la Banque de France, on en parlait tout Ă  l'heure, vient de baisser ses prĂ©visions de croissance Ă  0,6.

On est parti de 0, on est maintenant à 06. François Bairrou était trÚs clair. Il dit "Nous allons demander un effort à tous les Français.

Si la copine vous convient pas, Olivier Fort, est-ce que vous censurez le gouvernement ? Bien sûr, la censure, elle est toujours possible. Moi, j'avais dit que nous pouvions passer un pacte de non censure avec le gouvernement à une condition, c'est qu'il n'y ait plus jamais l'usage du 493, ce qui oblige à des compromis.

On peut pas si on passe plus en force, on est obligé de trouver des majorités de projets et que on respecte l'idée d'un changement de cap. Ce pacte n'existe pas. Ce pacte n'existe pas.

Donc s'il y a 40, il y aura il y aura censure. Ça sera aussi simple que ça. Donc ce sera ce sera effectivement aussi simple que ça.

Mais ça suppose que dans l'intervalle premier ministre accepte l'idĂ©e que il n'a pas de majoritĂ© absolue. Nous n'en avons pas, il n'en a pas. Ça suppose qu'Ă  un moment on fasse euh ben des efforts pour trouver des compromis qui ne satisfont jamais personne Ă  100 %.

Et on aura l'élection présidentielle de 2027 pour remettre les compteurs et aller plus loin les uns ou les autres. Mais dans l'intervalle, ce qu'il faut, c'est répondre à ce que les Français nous ont demandé. Que nous ont-ils dit, nous ont dit "Vous n'aurez la majorité ni les uns ni les autres." Donc ça suppose maintenant que il y ait une forme non pas d'entente mais de compromis qui sont des compromis provisoires mais qui permettent d'avancer.

On ne peut pas accepter l'idĂ©e d'un immobilisme pendant les prochaines annĂ©es. Le pays a besoin d'ĂȘtre gouvernĂ©. H s'attaquer Ă  certaines niches fiscales, c'est une bonne idĂ©e ou pas ?

Mine monchalin disait ici mĂȘme avanthier, on touchera pas au CĂ©sus un chĂšque emploi service pour les gardes d'enfants, dit pour les nounous ni pour l'accompagnement des personnes ĂągĂ©es. En revanche, pour tout le reste, c'est ouvert. Vous ĂȘtes d'accord avec ça ?

Oui, mais enfin je bien sĂ»r. Oui, vous ĂȘtes d'accord lĂ -dessus. Je suis d'accord pour que ça aux niches fiscales qui sont en fait c'est 200 milliards par an les niches fiscales.

Alors, je suis pas sĂ»r que les niches fiscales, celle dont elle parle, c'est une niche qui est une niche coĂ»teuse. Donc effectivement, elle rapporte. Mais il y a aussi enfin il y a aujourd'hui au SĂ©nat, il y a en fĂ©vrier, nous avons votĂ© Ă  l'AssemblĂ©e euh une proposition de loi qui permet de fixer un impĂŽt planchĂ© pour les gens qui ont une fortune supĂ©rieure Ă  100 millions d'euros et qui serait donc le barem, c'est 2 % de cette de ce patrimoine, cette grande fortune chaque annĂ©e qui doit ĂȘtre imposĂ©.

Et quand ils n'ont quand les impÎts qu'il payent n'atteignent pas ces 2 % et bien on prélÚve la différence. différence. Et donc cet impÎt, il est aujourd'hui en débat au Sénatin.

C'est une taxe qu'on a appelé la taxe Zucman et qui aujourd'hui rapporterait entre 15 et 25 milliards. Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement s'y oppose. Des sous, on en cherche partout, on en a besoin pour financer les retraites alors que le conclave doit s'achever dans dans une semaine.

Le MEDF l'a dit avant-hier, il ne veut pas toucher Ă  l'Ăąge de dĂ©part Ă  64 ans. Vous y croyez Ă  ce conclave ou ou lĂ  encore ça sert Ă  rien ? Ben j'aurais aimĂ© que ce conclave ne soit pas euh enfermĂ© dans les prĂ©conisations du Premier ministre qui lui-mĂȘme a tuĂ© le principe du conclave en expliquant que les convictions du MDF son convictions propres.

C'est pas celle du problÚme. On c'est pas une surprise que le MDF ne veuille pas toucher à l'ùge légal. Non, ce n'est pas une surprise.

En revanche, ce qui Ă©tait une surprise, c'est que le premier ministre lui-mĂȘme dise que il ne toucherait pas Ă  l'Ăąge lĂ©gal. À partir de ce moment-lĂ , les D sont pipĂ©s. Et la rĂ©alitĂ©, c'est quelle est-elle ? c'est qu'on nous dit "Mais regardez aujourd'hui quand la France produit 100 € de richesse nouvelle, on en prĂ©lĂšve 14 pour nos retraite." Mais quand vous faites l'exercice, demandez Ă  Ă  vos voisins, Ă  vos amis, Ă  vos parents, "Qu'ĂȘtes-vous prĂȘt Ă  faire pour les retraites ?" Moi, quand je pose la question aux gens leur disant "Quand on crĂ©e 100 € de richesse, est-ce que vous ĂȘtes prĂȘt Ă  mettre 14 € pour vos parents pour vos grands-parents ?" La rĂ©ponse est oui. "Est-ce que vous ĂȘtes prĂȘt Ă  mettre 14,50 € ?" La rĂ©ponse est encore oui.

La rĂ©alitĂ© c'est que ce sont des choix de sociĂ©tĂ© qu'il faut rĂ©aliser et que nous avons d'autres moyens que ceux qui sont aujourd'hui proposĂ©s. Mais lĂ  aujourd'hui son qui mĂ©rite d'ĂȘtre et qui arrive au Parlement, c'est on ne touche pas Ă  l'Ăąge lĂ©gal Ă  64 ans. Vous dites bah lĂ  pour le coup on va censurer ou vous dites non on va rester un peu la bĂ©quille du gouvernement au nom de la stabilitĂ©.

Est-ce que la suite de la stabilité est plus importante que les convictions ? Non la stabilité en fait elle est possible y compris avec des changements de gouvernement. Moi ce que je souhaite c'est enfin je ne sais pas ce que donnera le conclave infiné.

Je ne sais pas je sais aussi que avoir une idĂ©e chacun montre les muscles. Oui enfin on sait aussi que c'est dans le monetime que tout se nĂ©gocie et que donc il y a encore la possibilitĂ© Ă©ventuelle d'avancer. Moi ce que je dis au MEDF c'est que il faut quand mĂȘme qu'il entende ce que les Français ont Ă  dire.

En fait, on ne peut pas considĂ©rer et mĂ©priser Ă  ce point-lĂ  Ă  la fois ceux qui ont manifestĂ©, mais aussi ceux qui ont votĂ© aux europĂ©ennes, ceux qui ont votĂ© aux lĂ©gislatives et faire aujourd'hui, y compris f de ce qu'est le Parlement. Il y a une semaine, il y a une rĂ©solution qui a Ă©tĂ© proposĂ©e par le groupe GDR qui demandait le retour Ă  62 ans. Cette rĂ©solution a Ă©tĂ© votĂ©e trĂšs largement et les dĂ©putĂ©s du bloc central ne se sont mĂȘme pas mobilisĂ©s.

C'est un sujet de censure ou pas ce qui ? C'est un sujet de tout est sujet de censure. Tout est sujet de censure.

Olivier Fort le tout est sujet de compromis aussi. Enfin, moi ce que je veux dire lĂ , c'est que la main, elle est jamais enfin je il s'agit pas de dire que euh nous allons ĂȘtre pavlovien et que nous allons systĂ©matiquement dĂ©clencher la censure et ça simplement ça suppose qu'il y a en face de nous un pouvoir qui nĂ©gocie, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Euh il nous reste une minute pour parler de l'eurodĂ©putĂ© insoumise Rima Hassan qui est au centre de rĂ©tention qui a mĂȘme Ă©tĂ© Ă  l'isolement semble-t-il en attente de son expulsion d'IsraĂ«l aprĂšs que son bateau qui menait une opĂ©ration de communication humanitaire pour Gaza a Ă©tĂ© interceptĂ©e par l'armĂ©e israĂ©lienne.

Est-ce qu'elle est une victime ? Est-ce que vous la soutenez Rima Hassan ? Mais euh moi je crois que le sujet c'est pas riassan.

En fait, vous connaissez le proverbe chinois qui dit "Quand le sage montre la lune, euh l'idiot ouais ou le fou montre le doigt." Et je crains qu'aujourd'hui et bien plutÎt que de regarder ce qui se passe à Gaza, on nous parle de Rima Hassan et pour moi ça n'est pas le sujet. Rima Hassan est une à la fois une députée européenne, elle est palestinienne d'origine et elle se bat sur une pour cette cause depuis trÚs longtemps et je crois que personne ne peut lui contester sa sincérité.

Maintenant euh est-ce que la mise en scÚne de toute cette aventure vous pose problÚme ou est-ce que vous dites finalement c'est un moyen de parler du sujet ? Mais c'est un moyen de parler du sujet. On peut contester, on peut dire que c'est instrumentalisé et tout ça.

Tout ça est certainement vrai, mais la rĂ©alitĂ© c'est que aujourd'hui, il faut ouvrir les yeux sur ce qui se passe Ă  Gaza. Et je vois qu'il y a maintenant une marge pour Gaza qui passe par l'Égypte qui va ĂȘtre de la mĂȘme façon euh interdite et qui pose problĂšme parce qu'aujourd'hui tous les tĂ©moignages de tous les humanitaires, de tous les mĂ©decins, de tous les pĂ©dopsychiatres qui arrivent et cetera sont tous constants. Quand on voit en fait, y compris on parle des morts, mais quand on parle aussi des amputĂ©s, quand on parle de tous ces enfants qui ont vĂ©cu la guerre de cette maniĂšre-lĂ , qui sont dans une enclave, qui ne peuvent pas en sortir, qui sont dans une situation impossible mais il y a une alerte Ă  donner et Ă©videmment il faut le faire par tout moyen.

Et donc je considĂšre que rien n'est de trop pour parler de Gaza aujourd'hui. DerniĂšre question rapidement Ă  propos de LĂ©fi. Quand il est venu ici il y a quelques jours, celui qui Ă©tait encore votre rival pour prendre la tĂȘte du PS, Nicolas Mailler Rossignol, a Ă©tĂ© on peut plus clair.

Il n'y aura aucun accord Ă©lectoral ni au municipal ni Ă  la prĂ©sidentielle avec Lfi. Est-ce que vous ĂȘtes aussi affirmatif et aussi dĂ©finitif ? Mais ça n'Ă©tait pas un dĂ©bat en fait.

La rĂ©alitĂ© c'est que nous n'irons pas derriĂšre Jean-Luc MĂ©lenchon Ă  l'Ă©lection prĂ©sidentielle et tout le monde le sait et il n'y aura pas d'accord national au municipal avec les insoumis. Ni Ă  la prĂ©sidentielle ni Ă  la prĂ©sidentielle. Merci beaucoup Ă  vous Olivier Ford d'ĂȘtre venu sur RTL ce matin.