Face-à-Face : Agnès Pannier-Runacher
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] bonjour en espagnol bonjour on va parler dans un instant des mesures d'économie d'énergie qu'on va devoir faire dans les prochains mois mais pour revenir sur le bouclier tarifaire ce que vous appelez le bouclier tarifaire c'est à dire c'est ce plafonnement des prix du gaz électricité dont vont bénéficier les Français à partir du début de l'année enfin je dis bénéficier les prix du gaz électricité vont augmenter de 15%, si vous n'avez rien fait si vous aviez laissé faire le marché ça aurait été plus de 100%, comment est-ce que vous avez fixé ce chiffre de 15% pourquoi 15 et pas 5 ou 25 quel est le sens de ce niveau de 15% que vous avez décidé le sens de ce niveau de prix c'est deux choses la première chose c'est d'amortir le plus possible l'impact de l'augmentation des prix de l'énergie pour les Français c'est ce que nous avons fait en 2022 c'est ce que nous allons continuer à faire en 2023 2022 et là ça va être 15% de 2020 pour le gaz mais qui avait connu une augmentation assez importante en 2021 et l'enjeu c'est de faire en sorte que les Français puissent vivre au mieux dans cette situation de crise inédite de l'énergie en Europe et dans le monde et d'inflation très forte en Europe et dans le monde je vous dis 15% parce que au fond c'était un choix politique de le mettre à 15% plutôt qu'à 5 plutôt qu'à 25 et ce qui avait une valeur politique symbolique à ce que au fond les Français voient sur leur facture de gaz électricité une augmentation pour qu'il prenne conscience du choc énergétique que nous devons affronter et qu'au fond qu'ils adaptent leur comportement et consomment en énergie il y avait une dimension symbolique à ce qu'on voit l'augmentation sur la facture je crois qu'il y a aussi un enjeu de équilibre en fait de la décision c'est-à-dire que cette décision que nous prenons ce bouclier énergétique il pèse sur les finances publiques il faut penser aux générations futures donc nous nous étions engagés à tenir une trajectoire de déficit public de 5%. nous devons absolument accompagner les ménages les plus modestes et il était important de faire aussi des mesures ciblées pour les ménages les plus modestes et effectivement c'est ce que nous faisons puisque renforçons le chèque énergie pour 40% des ménages 40% des ménages c'est beaucoup c'est notamment voilà 100 ou 200 euros c'est notamment ceux qui travaillent avec des revenus modestes et aujourd'hui effectivement sur le sur le gaz vous avez une augmentation de 25 euros par mois c'est pas rien mais en face lorsque vous êtes aménage modeste vous avez le chèque énergie et cela vous épargne une augmentation de 200 euros par mois donc c'est très important c'est important de le voir sur la facture parce que il va falloir faire des efforts en termes de consommation et d'économie d'énergie je crois que ça va au-delà de ça c'est vraiment un équilibre entre préserver les intérêts de la France à moyen terme c'est-à-dire être conscient que l'argent public a une valeur et bien le dépensée et protéger les Français et en particulier les plus modestes ce qui nous permet aujourd'hui encore d'avoir par exemple après l'électricité qui sera probablement en 2023 le plus bas d'Europe pour les ménages et donc on a compris que le quoi qu'il toute énergétique a pris fin il y aura pas de quoi qu'il en coûte énergétique pour l'année 2023 or on est dans une situation un peu absurde c'est que là en septembre depuis 15 jours maintenant vous subventionnez avec de l'argent public l'essence alors même que le prix du baril a baissé 30 centimes en ce moment c'était 18 centimes au printemps et ça sera 10 centimes à partir du 1er novembre le prix de l'essence est moins cher en France que dans beaucoup de pays européens et d'une certaine manière vous subventionnez avec de l'argent public dont on manque une ressource fossile qui pollue alors même que le prix des barré d'investissement un peu absurde alors ou décalé dans le temps je crois qu'il faut regarder le court terme et le moyen terme le court terme c'est la situation de beaucoup de Français dans des zones périphériques dans des zones rurales qui ne peuvent pas se passer de la voiture mais vous n'aviez pas ciblesses ce n'est pas ciblé sur ceux qui n'ont pas d'autres alternatives oui sauf que il est compliqué de cibler finalement ces aides sur spécifiquement sur cela lorsque vous êtes dans une grande ville et que vous prenez les transports en commun à fort sur le rive vous n'utilisez pas votre voiture donc c'est bien ce qui utilise leur voiture et vous savez que beaucoup de Français ont besoin de leur voiture ne serait-ce que pour emmener les enfants à l'école ne serait-ce que pour aller travailler et on sait l'impact moi je vis sur un territoire qui est le bassin minier dans le Massa minier c'est du Pas-de-Calais dans le bassaminé c'est compliqué de vivre sans une voiture vous avez beau avoir des transports en commun toutes les zones industrielles ne sont pas desservées par des transports sur ceux qui travaillent et ceux qui n'ont pas d'autres alternatives puisque part ce sont ceux qui utilisent leur voiture qui passent à la à la pompe à essence vous voyez donc c'est pas ceux qui ont la chance de bénéficier comme à Paris d'un réseau de transport en commun et qui du coup utilisent plutôt leur passe Navigo donc je crois que c'était important de protéger ses français là tout en anticipant la suite et la suite c'est leur permettre de changer de mode de mobilité c'est travailler sur les transports en commun ce que fait Clément bonne sous l'égide de Christophe Béchu c'est travailler sur la voiture électrique ce que je fais également pour permettre à des Français de changer de mode de transport mais cela ne se fait pas en quelques semaines et donc aujourd'hui il faut prendre en compte le quotidien des Français c'est ce que nous faisons puisqu'on donc le bouclier a été présenté il y a deux jours et depuis il y a tel ou tel secteur tel ou tel groupe qui qui dit attention il y a un trou ici alors par exemple les HLM les bailleurs sociaux disent mais nous ne bénéficions pas du bouclier tarifaire c'est à dire que les bailleurs sociaux vont prendre plein pot l'augmentation du prix du gaz électricité vont la répercuter sur leur locataire HLM qui sont souvent des Français avec des niveaux de vie modestes et des je crois il y a 40% des gens qui sont sous le seuil de pauvreté alors certes ils vont bénéficier du chèque énergie mais par ailleurs ils vont prendre plein pot l'augmentation au milieu du village les locataires en HLM bénéficient du bouclier énergétique et bénéficient du bouclier gaz et il bénéficient du bouclier électrique à une exception près ce sont quelques comment dire ensemble HLM non pas d'ailleurs sociaux quel qu'ensemble HLM qui ont une consommation électrique très importante et qui ont été classées en comme les entreprises et pour celle-là Olivier Klein est en train de travailler sur un dispositif pour faire en sorte ministre en charge de la ville et du logement pour travailler sur des dispositifs qui permettent d'effacer cet impact donc non les millions de Français les millions de Français qui sont en HLM ils l'ont vu sur leur facture depuis le début de l'année sur l'électricité et sur le gaz bien sûr qu'il bénéficie du bouclier énergétique donc ça c'est pour les HLM autre trou entre guillemets dans la raquette ou dans le bouclier qui était avancé hier matin ce micro de RMC BFMTV par Geoffroy rugbyzieu le patron de BNF qui était invité de Apolline de Malherbe il vous demande en fait de plafonner le prix d'électricité pour les entreprises comme vous le faites pour les ménages car selon lui certaines risques de baisser ou d'arrêter leur production on l'écoute je lance un cri d'alerte il faut faire ce qu'on fait les Espagnols ce qu'on fait les Portugais qui ont eu l'autorisation de le faire avec l'Europe c'est à dire plafonner le prix de l'électricité alors il y a des projets en Europe mais il faut aller vite parce que sinon on parle vraiment d'un raid de production donc je refera une Bézieux disait ça hier matin et ce matin on entendait sur BFM TV le patron d'une PME dans l'Ariège une fonderie presque centenaire ses factures d'électricité vont augmenter votre X et dis-moi je vais pas pouvoir garder mon entreprise ouverte qu'est-ce que vous faites pour ces entreprises là alors je veux dire Geoffroy rude Baisieux mais il le sait qu'on ne l'a pas attendu pour effectivement au niveau de l'Union européenne travailler sur un plafonnement alors c'est un plafonnement du prix du gaz qui est utilisé dans les centrales à gaz qui produisent de l'électricité c'est ce qu'utilise aujourd'hui le Portugal et l'Espagne pourquoi parce que c'est une plaque qui en terme de d'interconnexion est un peu indépendante du reste de l'ordre voilà la péninsule idée ibérique pour des raisons géographiques et d'interconnexion donc ça ce dispositif il aujourd'hui sur la table nous avons demandé à la Commission européenne de nous faire des propositions des propositions je vais pas rentrer dans la technique parce qu'elles sont terriblement arides pour mettre un coup d'arrêt à l'envol des prix du gaz et de l'électricité de façon à permettre aux entreprises et vous avez raison de le surligner et Geoffre Béziers aussi de faire face à des factures qui se sont envolées je veux également dire une chose et c'est valable d'ailleurs pour les collectivités locales pour les HLM comme pour les entreprises c'est d'être extraordinairement vigilant sur la négociation de leur nouveau contrat on voit des nouveaux contrats dont qui sont appuyés sur des prix de 800 euros ou voire parfois plus c'est pas le prix d'électricité sur le marché aujourd'hui il a baissé et donc il faut être très vigilant sur ces contrats effectivement pas se faire embarquer dans le moment alors que nous travaillons au niveau de l'Union européenne et au niveau national à refroidir l'augmentation des prix de d'électricité et du gaz pour des entreprises des PME qui ne sont pas aussi consommatrices d'énergie je pense un commerçant par exemple la boulangerie dont le donc qui ne peut pas bénéficier des aides mises en place par Bercy vous attendez il y a des aides mais il faut que pour les commerçants il y a des aides pour toutes les entreprises je le dirai aussi jusqu'à 2 millions d'euros d'accompagnement pour les entreprises qui consomment plus de 3% plus de 3%, c'est petit 3% de d'énergie dans l'ensemble de leurs dépenses donc lorsqu'elle consacre plus de 3% d'énergie dans leur dépense en temps normal elles peuvent bénéficier elles peuvent présenter un dossier à la direction générale des finances publiques c'est Bruno Le Maire qui a effectivement mis en place ce dispositif ça sera à nouveau activable à partir du 1er octobre des conditions il y avait des fonds disponibles et qui n'étaient pas utilisés on a 3 milliards d'euros pour le faire et aujourd'hui j'invite vraiment les PME à le faire parce que pour elle c'est une façon de prendre en charge une partie 30% de la facture c'est très important mais pour les PME qui ne sont pas concernés qui consomment moins d'énergie est-ce que vous attendez qu'il répercute les prix sur leurs produits par exemple la boulanger qui augmente le prix de la baguette c'est ça la logique au fond pour les entreprises qui ne bénéficient pas d’être qui est une augmentation plus normale il faut répercuter sur les prix alors c'est un point d'équilibre je crois que la répercussion sur les prix elle se pose notamment dans les échanges internationaux lorsque vous êtes dans la rue et c'est pour ça que je vous dis qu'il y a un dispositif pour les PME et je vais insister sur ça et je rappelle une chose Philippe Corbet les entreprises de moins de 10 salariés et c'est quand même beaucoup de boulangeries ont le tarif régulé elles ont le tarif régulé donc elle n'observent pas une augmentation massive de leur électricité donc nous couvrons les très petites entreprises les petits commerçants les petits artisans et par ailleurs nous avons un dispositif pour les petites et moyennes entreprises qui va jusqu'à 2 millions d'euros ce qui n'est pas l'épaisseur du trait pour ces entreprises vous parlez les collectivités locales il y a donc une sorte de bouclier qui était mis en place pour pour la plupart des communes environ deux tiers des communes c'est-à-dire que les plus petites les moins peuplées mais les plus peuplées celles qui ont le plus d'équipements qui ont plus de piscine de médiathèques etc de lieux pour accueillir République il faut chauffer elle n'en bénéficient pas des villes moyennes ou des grandes villes c'est pas un peu absurde ce sont elles qui vont devoir payer beaucoup plus mais je crois que on est tous à la même enseigne on est des collectivités locales moi je l'étale les ministères payent de l'électricité et c'est tous notre rôle de gérer au mieux cette ressource rare de faire en sorte de mener des plans sobriété je veux remercier vraiment la mobilisation à la suite du lancement du Plan sobriété par la première ministre en juin de l'ensemble des collectivités locales qui reviennent avec des idées innovantes sur l'éclairage sur le chauffage et ce sont des idées gagnantes gagnantes ce sont gagnantes pour leur facture elles sont gagnantes aussi pour le climat et pour la planète et elles sont gagnantes pour passer l'hiver donc on travaille sur ces sujets là ça c'est le premier point et deuxièmement effectivement c'est comment on négocie des contrats qui soi des contrats raisonnable et là aussi on a la disposition des collectivités locales pour les accompagner des derniers points je les Corbais je rappelle que dans le projet de loi de finances rectificative on a mis 500 millions d'euros d'accompagnement des collectivités locales donc oui on les aide on les accompagne les situations sont très diverses sur le territoire puisque vous parlez de sobriété juste une question de rythme le président de la République le 14 juillet a parlé du plan de sobriété il a fixé un objectif un cap qui était une réduction de 10% de notre consommation d'énergie d'ici deux ans c'est-à-dire l'été 2024 et mercredi moi j'étais un peu surpris en écoutant la première mise voici ce que disait Elisabeth borne on l'écoute notre objectif et de baisser de 10% notre consommation d'énergie par rapport à l'année dernière et d'éviter au maximum les pics de consommation donc il y a deux mois le président de la République nous dit on va devoir faire 10% d'économies d'énergie en deux ans l'été 2024 c'est déjà rapide et là la première ministre nous dit cet hiver ça va bien se passer mais il faut qu'on fasse 10% d'économies d'énergie pour passer l'hiver pour passer les pieds du consommation qu'est-ce qui a fait qu'en deux mois on a dû accélérer notre ambition là c'est très rapide quand même 10% ou quelques mois alors je vous l'avez compris la première ministre elle ne donne pas de date elle dit nous devons faire une économie de 10% cette économie de 10% l'économie le plan sobriété c'est une économie durable de 10% sur deux ans d'accord une économie durable de 10% d'ici fin 2024 maintenant on va pas procrastiner c'est à dire on relève les manches aujourd'hui pour faire le maximum d'économies une partie sera probablement pas structurelle et l'enjeu que nous avons c'est que c'est 10% c'est pas juste pour passer la crise ukrainienne c'est pas juste parce que il y a une tension sur les marchés c'est parce que c'est notre plan de marche pour permettre à notre pays de faire face au réchauffement climatique c'est parce que RTE nous dit d'ici 2050 à usage égal c'est d'être dans cette pièce l'électricité les écrans la climatisation il faudra faire 40 % d'économie sur toutes les énergies pour faire fonctionner le plan sobriété c'est sur deux ans mais nous notre objectif c'est de faire en sorte de ne pas donner le sentiment qu'on va procrastiner et donc on accélère et et on vérifiera les 10% dans deux ans mais tout ce qui sera pris tout de suite sur les verres 22 23 est à prendre on parlait donc de la sobriété notamment dans la collectivités locales prenons l'exemple de Paris qui a présenté cette semaine la ville de Paris un plan d'économie d'énergie avec cette mesure que certains jugent symbolique d'autres démagogiques ou d'autres au contraire extrêmement extrêmement importantes c'est l'éclairage des bâtiments municipaux qui va s'arrêter à 22h et à 23h45 pour la Tour Eiffel la plupart des grands bâtiments de Paris en fait de dépend pas la ville de Paris mais de l'État l'Arc de Triomphe le Louvre le musée d'Orsel opéra etc est-ce que l'État va suivre même si c'est d'abord une action symbolique ou est-ce que c'est démago de penser comme ça ils avaient demandé par exemple a mentionner l'effet que ça pourrait avoir sur le tourisme l'effet négatif ça pourrait avoir sur le tourisme ok si vous allez demander à ces grandes institutions de l'État à Paris d'abord effectivement je mentionnais tout à l'heure l'action que nous menons depuis le mois de juin pour que les collectivités locales présentes des plans sobriété la collectivité locale de Paris le fait je vous remercier les élus locaux mais je j'étais à Dijon samedi dernier et j'ai vu également l'action extrêmement proactive et ce qui est important c'est que ce plan il soit adapté à chaque situation on va pas régler le problème de l'élairage de la même manière dans un village en ruralité dans une grande ville dans une grande ville touristique le deuxième point c'est que l'État mène aussi son plan sobriété Stanislas Guérini le ministre de la transformation de la fonction publique a motivé enfin travail avec l'ensemble des ministères sur ça la question d'éteindre les monuments à 22h n'est probablement pas la source d'économie la plus importante et nous aurons à une situation d'équilibre c'est-à-dire elle a pas beaucoup de monuments en réalité à la des bâtiments publics mais elle n'a pas beaucoup de monuments je pense qu'elle parle surtout de ces bâtiments publics qui n'ont pas la même importance au regard du tourisme de messages pour les Français oui mais justement la sobriété c'est pas arrêté de vivre c'est pas arrêté de travailler c'est pas arrêté de recevoir des touristes la sobriété c'est faire les économies qui ont le plus de sens qui ont plus de sens matière de consommation d'énergie et donc on aura deux approches une approche qui est en temps normal comment faisons-nous et notamment avec une électricité qui est aujourd'hui très décarbonée donc ça fait du sens enfin je veux dire on peut peut-être maintenir à certains endroits les éclairages et comment on fait en période de tension et là en période de tension nous avons pris des travailler avec un certain nombre d'acteurs par exemple à RATP pour couper sur un signal qui est à la fameuse météo de l'électricité un peu comme le bison Futé vers l'orange rouge et coat c'est un signal on peut s'y abonner et bien lorsqu'on est rouge on va éteindre un certain nombre d'écran de 18h à 20h et ça ça sera important parce que ça sera au moment du pic donc on distingue bien les deux choses il y a des collectivités locales qui vont éteindre toute la nuit elles nous l'ont dit il y a des collectivités locales qui vont éteindre pas à partir de 1h du matin mais à partir de 22 heures il y a des objectivité locale qui ont plutôt choisi de basculer sur du LED parce que elles ont besoin d'éclairer certains endroits pour des raisons de sécurité ou pour des raisons d'accueil de visiteurs et donc je crois que c'est à chacun de définir le meilleur plan pour la suite relâcher deux questions rapides et deux réponses rapides au Royaume-Uni explosion des prix des factures qui dépassent 100% la nouvelle Première ministre dit ben voilà il faut qu'on exploite le gaz de schiste dont on dispose on va exploiter ce gaz on avait mis un moratoire on arrête on va l'exploiter on en a besoin en France on a du gaz de schiste l'exploitation l'exploration n'est plus autorisée par la loi et ce qu'il faut avoir un débat autour de ça est-ce que c'est un débat tabou est-ce que c'est un débat qu'on mérite qui mérite d'être posé je crois que c'est une très mauvaise idée nous savons pertinemment que l'exploitation de gaz des schiste contribue à renforcer le réchauffement climatique le rapport du GEC les experts du climat nous indiquent que si d'ici 50 ne sommes pas capables de commencer à baisser nos émissions de gaz à effet de serre nous allons aller vers des scénarios qui sont les scénarios du pire et les scénarios du pire je vais vous donner un exemple parce que c'est très sérieux Philippe Corbet aujourd'hui au Pakistan vous avez des épisodes de moussons qui ont mis un tiers de la population sous l'eau et donc nous allons payer extraordinairement cher là on achète du gaz américain on va d'ailleurs renforcer notre capacités donc qu'on substitue un gisement existant à notre gisement existant on augmente pas l'enveloppe globale vous voyez bien la différence je ne crois pas au contraire moi je pense que en responsabilité ces crises énergétique ne doit surtout pas nous faire dévier de la lutte contre le réchauffement climatique bien au contraire les enjeux que nous avons devant nous c'est comment on accélère la transition énergétique comment on se devient indépendant des énergies fossiles c'est ça le combat qu'on doit nous mener le combat sur les énergies renouvelables toutes les énergies renouvelables la géothermie la biomasse l'éolien toutes ces énergies doivent être activées aujourd'hui ça doit être un combat absolument essentiel pour collectivement les entreprises les collectivités locales et l'État il nous reste 10 secondes vous savez quand la Première ministre va confirmer que la réforme des retraites va être mener cet automne et passera au Parlement dans le budget de la Sécurité sociale vous le savez vous savez qu'il y a des concertations qui ont lieu le président de la République je suis pas certaine vous savez très bien que l'équilibre de nos retraites est menacée le corps le dit ça c'est un sujet qui doit intéresser tous les jeunes générations parce que ça veut dire qu'aujourd'hui nous vivons à crédit des plus jeunes je crois que ce n'est pas responsable un passage sans majorité à l'Assemblée donc nous allons poursuivre les concertations c'est un objet dialogue social laissons le dialogue social se faire bon Agnès ministre de la transition énergétique invitée de RMC BFM TV ce matin bonne journée il est 8h53
Agnès Pannier-Runacher