Repas du Crous à un euro généralisé : "Une victoire pour le mouvement étudiant" de la Vienne
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La mesure était attendue pour faire face à la précarité des jeunes, même les non-boursiers.
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Ce repas à 1 euro pour tous, on l'a dit, sans condition de ressources. Est-ce que c'est une victoire pour les syndicats ?
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Donc ça, c'est les étudiants à Poitiers, c'est ça ?
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Ça concerne donc pas forcément les boursiers, ça concerne tous les étudiants.
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Donc là, c'était attendu aussi pour toucher la précarité de ceux qui n'avaient pas d'aide déjà sur le niveau des repas.
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Le coût de la vie qui augmente, on imagine que les jeunes, ils se tournent vers quoi ? Vers les épiceries solidaires, les associations ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« le menu à 1 euro pour tous les étudiants et étudiantes, a déjà été mis en place pendant la Covid-19. »
- 0:47Invité politiqueChiffre
« c'est 69,3% des étudiants et étudiantes qui sont contraints de renoncer à des produits alimentaires faute de moyens. »
- 1:12Invité politiqueChiffre
« Ce que les boursiers à la faculté de Poitiers représentent, 33,5% des étudiants et étudiantes. »
- 1:23Invité politiquePromesse
« nous, à CGTCL, on revendique le salaire étudiant à 1 288 euros. »
- 1:31Invité politiqueChiffre
« C'est plus de 31% depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir, du coût de la vie étudiante. »
- 2:30Invité politiqueChiffre
« sous financement, c'était 90 millions qui étaient demandés par le personnel et les syndicats des agents-agentes du CRUS. »
- 4:21Invité politiqueChiffre
« puisque 44% des étudiants et étudiants sont salariés à côté de leurs études. »
- 5:36Invité politiqueChiffre
« C'est finançable avec les 211 milliards d'aides publiques qui sont versés aux entreprises, sans contrepartie financière salariale ni écologique, selon la commission d'enquête du Sénat. »
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7h47, Clément, le repas à 1 euro généralisé pour tous les étudiants dans les restaurants universitaires dès aujourd'hui.
La mesure était attendue pour faire face à la précarité des jeunes, même les non-boursiers. Nous sommes ce matin avec la secrétaire générale de la branche étudiante de la CGT de la Vienne. Bonjour Marouche Cavinter. Bonjour. Ce repas à 1 euro pour tous, on l'a dit, sans condition de ressources. Est-ce que c'est une victoire pour les syndicats ?
C'est une victoire pour le mouvement étudiant. Je tiens à rappeler tout d'abord que le menu à 1 euro pour tous les étudiants et étudiantes, a déjà été mis en place pendant la Covid-19. C'est donc cette même Macronie qui, hier, l'a retirée et 5 ans plus tard, qui l'a remis grâce à la pression du mouvement étudiant. Et oui, en effet, c'est une mesure qui est nécessaire, même si elle reste insuffisante. Parce que selon notre propre enquête, c'est 69,3% des étudiants et étudiantes qui sont contraints de renoncer à des produits alimentaires faute de moyens. Donc cette mesure, elle est nécessaire, mais elle est insuffisante.
Donc ça, c'est les étudiants à Poitiers, c'est ça ? Donc il y a 69%, vous dites, selon votre étude. Ça concerne donc pas forcément les boursiers, ça concerne tous les étudiants. Donc là, c'était attendu aussi pour toucher la précarité de ceux qui n'avaient pas d'aide déjà sur le niveau des repas.
Oui, exactement. Ce que les boursiers à la faculté de Poitiers représentent, 33,5% des étudiants et étudiantes. Et on voit bien que la précarité, elle le touche bien plus que les simples boursiers. Et c'est pour ça que nous, à CGTCL, on revendique le salaire étudiant à 1 288 euros. Parce qu'on sait que la précarité étudiante, elle ne fait que qu'augmenter. C'est plus de 31% depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir, du coût de la vie étudiante.
Le coût de la vie qui augmente, on imagine que les jeunes, ils se tournent vers quoi ? Vers les épiceries solidaires, les associations ? Ceux qui n'avaient pas les moyens jusque-là d'aller au restaurant universitaire ?
Oui, exactement. Il y a des mises en place de collecte alimentaire également pour pallier au CRUS qui parfois, comme le repas était à 3,30 euros pour les étudiants et étudiantes non-boursiers, non-boursières, pour pallier à ce manque-là au niveau du CRUS.
Donc là, on s'attend au niveau du CRUS de Poitiers à une forte hausse de la vente de repas au Resto U, justement avec ce passage à 1 euro. Ça représente aussi un coût supplémentaire pour le CRUS. Il y avait 80 millions d'euros qui avaient été demandés par le CNUS, donc ça c'est l'antenne nationale des CRUS. Il y a seulement 50 millions qui ont été obtenus. On peut craindre que ça fasse peser peut-être des grosses difficultés sur le CRUS de Poitiers aussi, ce manque de financement ?
Oui, en effet, sous financement, c'était 90 millions qui étaient demandés par le personnel et les syndicats des agents-agentes du CRUS. Ça va avoir un impact direct sur la vie des étudiants et étudiantes, avec des queues plus longues, des nombres de places à l'intérieur des zones de restauration qui ne vont pas augmenter. Or, elle, la pause méridienne, elle ne va pas augmenter non plus. Également, des impacts sur les conditions de travail. Pour les agents et agentes, ils étaient en grève début avril 2026 pour justement manifester leur opposition à ce manque de budget, ce sous-financement, ce désengagement de l'État.
Et donc, le repas en euros, c'est aussi l'arbre qui cache la forêt puisqu'en effet, à Poitiers, il va y avoir la suppression du double service, le double service qui était la possibilité pour les étudiants et étudiantes de prendre un second repas au restaurant universitaire, l'un dans l'assiette et l'un dans un super-roir, pour amener chez soi. Et pour nombre d'étudiants, c'était le seul repas à coût abordable, en effet, à manger le soir.
Donc ça, c'est complètement supprimé ? Les étudiants n'auront plus du tout accès à ce double service ou il y a des adaptations qui sont quand même envisagées ?
En fait, ce n'est pas des adaptations. Le CRUS se félicite du maintien d'un dispositif qui existe déjà. Avant, il y avait la cohabitation de deux dispositifs qui étaient le double service et le CRUSS&GO qui est une possibilité de réserver en amont un repas et de le récupérer dans des zones, des points de relais et avec des horaires spécifiques. Or, il y a la suppression du double service avec la mise en place du repas en euros pour tous les étudiants et étudiantes.
Et le CRUSS&GO, lui, reste, mais c'est une mesure qui est plus complexe puisqu'il y a le déplacement, le coût de transport qui peut également s'accumuler avec le coût du repas, les horaires, qu'il faut jongler avec les cours, avec le travail, puisque 44% des étudiants et étudiants sont salariés à côté de leurs études. Donc, c'est une mesure qui a complexifié la prise du second repas.
Des organisations un peu supplémentaires pour les étudiants, si on comprend bien, parce que de toute façon, on ne peut pas récupérer ça le midi, c'est ce que vous êtes en train de dire. Et en plus, comme il y aura plus de monde au restaurant universitaire, ce que vous demandez, c'est aussi une organisation pour faciliter peut-être la fluidité quand on va chercher son repas le midi ?
Oui, exactement. Nous, on dénonce le désengagement de l'État dans la vie étudiante. C'était 90 millions qui étaient demandés, c'est 50 millions qui sont mis en place. Le personnel a fait grève pour manifester son mécontentement. Et nous, on voit bien que c'est une victoire du mouvement étudiant, mais c'est surtout une mesure qui est cache-misère. Qui est cache-misère parce que la politique d'Emmanuel Macron a été précarisante pour les étudiants depuis des années.
Qu'est-ce qu'il faudrait en plus pour les étudiants ? Les aides supplémentaires, qu'est-ce que vous demandez concrètement ?
Nous, à la CGTC, on demande le salaire étudiant à 1 288 euros puisque ça permettrait aux étudiants salariés de libérer leurs emplois, qui sont 44% tout de même. C'est à la fois, les étudiants pourront plus consommer et consommer de meilleure qualité. Et c'est finançable avec les 211 milliards d'aides publiques qui sont versés aux entreprises, sans contrepartie financière salariale ni écologique, selon la commission d'enquête du Sénat.
En tout cas, ça, c'est une demande, on le note bien, de la CGT étudiante de la Gêne. Merci beaucoup, Maroujka Vinter. Vous étiez l'invité ici pour tout ce matin pour revenir sur l'Europe 1 euro. Est-ce que ça a changé pour l'université de Poitiers ?
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