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InterviewTélé Matin - France Télévisions· 16 janvier 2023 11 minComplaisantActualité / polémiqueRetraitesSolidarités & familleÉducation & rechercheJustice

Les 4 vérités - Agnès Evren

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Votre regard d'élue de la droite républicaine sur le suicide de ce jeune Lucas 13 ans, victime de moqueries homophobes à l'école ?

  • 2:01FerméeRéponse directe

    LR va-t-il voter la réforme des retraites présentée par Isabelle Borne ?

  • 4:00RelanceRéponse directe

    Cette réforme place-t-elle LR dans l'opposition malgré vos convictions ?

  • 6:00OuverteRéponse partielle

    Certains de vos collègues comme Aurélien Pradier critiquent la réforme, qu'en pensez-vous ?

  • 8:00ComplaisanteÉludée

    Pourriez-vous participer à des réunions avec le gouvernement pour expliquer la réforme ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Le gouvernement doit-il tenir coûte que coûte face aux manifestations contre la réforme ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:01Agnès EvrenChiffre
    « le harcèlement tue un million d'élèves qui ont été concernés par le harcèlement »
  • 4:00Agnès EvrenFait
    « nous ne faisons pas partie de la majorité nous continuerons évidemment de nous opposer »
  • 8:00Agnès EvrenChiffre
    « trois Français sur 10 qui sont à la retraite touche une retraite de moins de 1000 € brut par mois »
  • 10:00Agnès EvrenFait
    « le droit de grève est un droit constitutionnel mais nous n'avons pas le droit de bloquer le pays »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

en effet bonjour à tous bonjour Agnès Séverine vous êtes une élue de du parti des républicains on va parler avec vous du sujet qui a dominé la semaine qui s'achève et qui à coup sûr devinera la suivante bien sûr la réforme des retraites mais d'abord votre regard d'élus de la droite républicaine sur ce drame qui a donc frappé ce village des Vosges avec le suicide de ce jeune Lucas 13 ans sans doute à cause de moqueries homophobe dont il a été victime à l'école que vous inspire ce fait divers absolument terrible ce drame est-ce qu'il est révélateur d'un climat et aussi du harcèlement qui sévit en milieu scolaire oui alors évidemment c'est tragique et l'homophobie dont il a souffert est intolérable il faut dire que le harcèlement tue aujourd'hui le harcèlement tue un million d'élèves qui ont été concernés par le harcèlement donc aujourd'hui heureusement c'est devenu un délit et toutes les contraintes pénales ont été renforcées de ce point de vue là mais il faut travailler en amont a été vice-président de la Région Île-de-France en charge des lycées je m'étais rendu compte en fait que beaucoup de sociologues nous expliquaient qu'il y avait beaucoup de prévention et d'explications à faire vis-à-vis des élèves parce que il y a ce qu'on appelle l'effet cockpit c'est-à-dire qu'à partir du moment où il font des insultes sur les réseaux sociaux ça déshumanise en fait l'insulté puisque c'est sur les réseaux sociaux et c'est ce qu'il faut changer faire de la prévention et surtout bien comprendre que aujourd'hui le harcèlement scolaire c'est H24 avant il y avait pas les réseaux sociaux quand on rentrait à 4h30 à la maison c'était terminé vous avez dit tout à l'heure aujourd'hui c'est jour et nuit c'est ça la difficulté donc il faut aussi former mieux les enseignants pour qu'ils arrivent à détecter des comportements d'élèves qui commencent à s'isoler est-ce que vous attendez aussi des pouvoirs publics qu'ils prennent davantage la mesure de de ce fléau terrible qui qui frappe je pense c'est une prise de conscience en France absolument peut-on traquer cette six façons de faire des des harceleurs notamment sur Internet des parce que un élève qui est harcelé l'action c'est une forme de d'isolement et ça parfois les enseignants n'arrivent pas à détecter et les parents non plus donc il faut essayer faire encore une fois plus de prévention auprès des parents auprès des professeurs et auprès aussi des harceleurs pour faire prendre conscience qu'aujourd'hui harceler et bien c'est pénalement répréhensible en tout cas c'est un sujet dramatique mais qui aboutit finalement un consensus de la classe politique vous êtes prêt heureusement bien évidemment consommer l'école et le reflet aussi de ce qui se passe dans la société et donc on va bien aujourd'hui que malheureusement l'homophobie existe encore alors il y a un autre sujet qui lui n'est pas du tout consensuel on y vient c'est évidemment la réforme des retraites pas consensuelles sauf que vous dans la droite LR on se demande si vous n'allez pas faire partie de la majorité infinie puisque c'est clair erikiotti votre président a laissé entendre que LR allait voter la réforme présentée par Isabelle borne est-ce que vous faites désormais partie de la majorité et nous ne faisons pas partie de la majorité nous continuerons évidemment de nous opposer puisque vous savez nous sommes un parti de gouvernement nous ne sommes pas un mouvement d'agite propre nous aspirons à jour à gouverner ce pays et donc à incarner l'alternance sauf que nous avons des convictions nous sommes constants dans nos convictions notre seul boussole c'est l'intérêt de la France et les Français ça n'est pas de faire des calculs politiciens et il se trouve que la droite tous les gouvernements successifs de la droite ont tout fait pour sauver le régime Paris partition et donc aujourd'hui sur cette réforme des retraites nous considérons qu'elle est indispensable pour deux raisons d'abord parce que il faut sauver notre système par répartition qui est aujourd'hui menacé et deuxièmement rendre le système plus juste aujourd'hui il faut bien comprendre les enjeux de cette réforme il y en a deux mais on va parler du fond et de l'enjeu de cette réforme néanmoins est-ce que vous et vous vous pensez que vos électeurs vous êtes députés européennes mais vous faites partie d'un ensemble avec des élections législatives qui ont eu lieu il y a 8 mois avec des électeurs qui vous ont demandé pour les députés élus de vous opposer à Emmanuel Macron alors j'y reviens vous dites il y a pas de stratégie politique mais est-ce que cette façon de voter pour un texte la mère des réformes comme dit le gouvernement ça vous place encore dans l'opposition vous dites on est dans l'opposition sauf que c'est la principale réforme de ce quinquennat et que vous allez être avec le gouvernement mais encore une fois quand on est un parti de gouvernement on réfléchit et on agit en cohérence et en constance avec mes convictions mais vos électeurs vous le demande c'est ce que vous demande vos électeurs selon vous certains évidemment il y a des électeurs de droite qui considèrent aujourd'hui que le système est menacé parce que la réalité démographique elle est absolument implacable dans les années 70 il y avait quatre actifs pour un retraité et aujourd'hui il y a 1,7 actif pour un retraité ça veut bien dire quand l'État notre système de répartition ne tiendra pas et que donc nous devons le réformer il n'y a pas 36 solutions la première des solutions c'était de baisser les pensions c'est pour le pouvoir d'achat ça aurait été insupportable socialement augmenter les cotisations faire payer les plus riches la compétitivité des entreprises et il se trouve qu'Emmanuel Macron vous savez il y a 5 ans il combattait la proposition que nous faisions justement de toucher à la mesure d'âge il a changé à 180° et aujourd'hui il s'est rangé à notre position c'est en fait nous sommes restés nous sommes restés constants c'est lui en fait qui a changé radicalement de position puisqu'il a mis à la poubelle la réforme systémique pour encore une fois se ranger à notre constat c'est une bonne nouvelle je pense pour les Français est-ce que vous admettez qu'il y a néanmoins dans votre camp plus que des nuances des divergences par exemple Aurélien Pradier qui est député du Sud-Ouest qui a un électorat populaire et qui était candidat à la présidence de votre mouvement lui il dit mais que cette réforme elle lui va pas et qu'elle ne va pas à ses électeurs qui appartiennent souvent aux catégorie des modèles utiliser en fait certains pensent que ce texte va dans la bonne direction et le soutiennent et d'autres pensent qu'il faut continuer de mettre la pression sur le gouvernement sur des sujets qui paraissent encore profondément injuste nous avons obtenu une victoire sur la revalorisation des pensions à 1200 euros pour le stock c'est à dire pour les retraités actuels mais également les futurs retraités et c'est quand même un million 8 de retraités mais il est vrai que sur certains sujets il y a des angles morts et par exemple justement sur les carrières longues Aurélien Pradier Pierre Henri Dumont Fabian dit Philippot qui sont dans les circonscriptions qui sont des collègues députés dans des circonscriptions populaires et rurales me disent en effet et vous savez c'est valable également à Paris je suis élu à Paris dans le 15e arrondissement et beaucoup de commerçants me disent attention carrière longue c'est-à-dire ceux qui commencent tôt à l'âge de 19 20 ans vont devoir travailler 44 ans au lieu de 43 pour tout le monde il faut que la discussion parlementaire puisse avancer sur ce sujet là parce que ce sont des maçons 62 ans je pense que qu'il n'y ait pas de dogme c'est-à-dire que on a tout focalisé sur la mesure d'âge c'est une erreur de communication de ce gouvernement au lieu d'avoir une approche globale sur tous les sujets qui se posent sur les carrières longues sur la pénibilité sur les femmes surtout les sujets qui concernent aussi la menace de notre système par répartition on a complètement mis le focus sur sur la mesure d'âge donc de communication je pense qu'il faut actionner les deux leviers à la fois évidemment la durée de cotisation mais aussi l'âge et là vous voyez c'est la durée de cotisation qui devrait l'emporter sur l'âge pour les carrières longues à des membres du gouvernement des membres de la majorité pour faire cet effort de pédagogie est-ce qu'on pourrait vous imaginer dans des dans des réunions avec par exemple Gabriel Attal qui a commencé une tournée pour expliquer ce projet vous vous pourriez aller vous savez vous savez le sujet là vraiment on est dans la politique politicienne moi c'est pas mon sujet moi mon sujet encore une fois parce que ce sont ces hésitations permanentes depuis cinq ans qui ont accentué la défiance des Français et puis il y a un autre sujet aussi il faut le dire dans le bon sens selon vous n'êtes pas prêt à l'épauler oui mais nous ce qu'on dit justement c'est que on est prêt à soutenir la réforme à condition que dans le débat parlementaire on puisse avancer sur les carrières longues sur la pénibilité sur les régimes spéciaux vous voyez on dit pas un oui sans mettre des exigences donc nous allons continuer de voir parce que pour l'instant on parle d'un texte qu'on a toujours pas vu les principales lignes avec Elisabeth borne est-ce qu'il faut tenir est-ce que le pouvoir doit coûte que coûte faire passer ce texte alors qu'il y a un mur qui se dresse quand même face à lui un mur syndical de grande manifestations prévues et des grèves jeudi prochain mais aussi un mur de l'opinion ou deux tiers des Français qui sont opposés à la réforme il faut en tenir compte et ça n'a pas bougé malgré des semaines déjà que l'on parle de ce de cette réforme il faut tenir bon évidemment le droit de grève est un droit constitutionnel mais nous n'avons pas le droit de bloquer le pays ne peut pas bloquer l'économie surtout dans la situation actuelle mais je je pense là encore que toutes les réformes de ce sont jamais faits dans la paix sociale on l'a vu en 2010 il y avait déjà un franc unique quand nous avons relevé l'âge de départ de 60 à 62 ans tous les syndicats à l'époque tous les syndicats mais il y avait évidemment beaucoup de manifestations et c'est un droit il faut être à l'écoute je pense que si le gouvernement réussit à avancer encore une fois sur certains sujets comme ce sujet qui cristallise sur les carrières longues et que j'entends également dans le 15e arrondissement parce que c'est inacceptable alors peut-être que les choses les solutions dans la rue jeudi même si vous buvez sur les carrières il faut bouger sur les carrières longues je pense qu'il faut quand même démontrer qu'il y a une volonté il y a une écoute il y a un dialogue social et c'est vrai qu'Emmanuel Macron depuis 5 ans on l'a vu les corps intermédiaires ont été quand même assez malmenés le dialogue au lac social a été malmené s'il y a des grèves massives si le pays est bloqué il faut y aller coûte que coûte il faut tenir bon il faut y aller mais en fait oui bien sûr mais bien sûr mais il faut y aller en respectant deux principes encore une fois je le redis c'est que nous devons garantir l'avenir de notre système par répartition qui est menacé et deuxièmement rendre le système plus juste vous voyez bien que aujourd'hui trois Français sur 10 qui sont à la retraite touche une retraite de moins de 1000 € brut par mois c'est-à-dire qu'on a travaillé toute notre vie et on gagne 700 à 800 euros je trouve que finir finir sa carrière dans la précarité dans la pauvreté c'est indigne d'un pays comme la France vous êtes consciente que pour l'instant l'opinion n'est pas convaincue par exemple c'est pour ça que le gouvernement devoir faire débouger et continuer de venir vers nos positions à nous dans le débat parlementaire et bien vous entendez ce matin merci beaucoup Agnès evraine député européenne LR vice-présidente désormais avec derrière bonne journée

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