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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 24 octobre 2024 27 min

Le 8h30 franceinfo d'Agnès Pannier-Runacher

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] bonjour agè pan ronaché bonjour Salia baraclia nouvel épisode sevennol attendu dans quelques heures et jusqu'à samedi dans les Sven donc et aux abords de la Méditerranée le précédent a fait d'énormes dégâts dans plusieurs départements des précipitations jamais vu de mémoire d'homme c'est ce que vous aviez dit en vous rendant sur place est-ce qu'il faut s'attendre à quelque chose d'équivalent dans les prochaines heures il faut s'attendre à un épisode important mais pour le moment aucun département n'a été encore déclenché en vigilance orange je rappelle que vigilance orange c'est un vrai risque hein il faut être sérieux et cet épisode va se dérouler sur de jeudi à dimanche la situation est particulière parce que les terres sont gorgées d'eau donc les capacités à absorber des précipitations complémentaires sont limitées et évidemment moi j'appelle ceux qui nous écoutent et qui sont concernés par ces épisode à vraiment écouter les consignes de vigilance des choses très simples on s'engage pas sur une route qui est barrée si elle est barrée c'est parce qu'il y a des raisons soit des forces de secours qui interviennent soit l'eau peut monter très très vite donc il y a vraiment des mesures très simples à suivre et qui nous sont données au fur et à mesure de ces épisodes qu'il faut absolument suivre c'est nécessaire pour vous protéger et pour protéger les forces de secours qu'est-ce qui est mis en place pour les habitants de l'Ardèche notamment qui qui ont été frappé par euh des précipitations euh absolument enfin jamais vu hein vous l'aviez vous l'aviez dit euh est-ce qu'il y a un risque particulier pour ces pour ce département je le redis le risque c'est que c'est l'accumulation de précipitation dans des zones qui ont qui sont déjà saturées d'eau et c'est le fait qu'il y a eu déjà beaucoup de dégâts et du coup on rajoute des difficultés à la difficulté ensuite nos forces de secours sont totalement mobilisées et je crois que les épisodes de la semaine dernière ont montré la réactivité et le professionnalisme des forces de secours qu'il s'agisse des pompiers qui s'agisse des forces de l'ordre on a fait des opérations qui étaient très délicates d'élitreyage et d'extraction de personnes qui voyaient l'eau monté qui se sont retrouvés à être sauvés alors qu'ils étaient montés tout en haut de leur maison parfois sur leur toit il n a pas eu de victime d'ailleurs sur le moment il y a eu une victime ce qui est très impressionnant hein si on prend du recul 600 mm d'eau 600 700 mm d'eau c'est l'équivalent d'un an de précipitation à Paris pour donner un exemple qui sont tombés sur certaines zones en 2 jours donc c'est énorme et on a des forces de secours je veux vraiment saluer les pompiers euh non seulement de ces départements mais en plus avec l'appui euh d'autres d'autres brigades notamment de sapier pompier volontaire d'autres départements secours les forces de secours qui ont bien réagi pendant les précipitation ça veut dire aussi qu'en amont les alertes ont bien fonctionné oui les alertes fonctionnent bien on a des bons modèles de prévision la preuve c'est que nous sommes aujourd'hui alertés sur ces épisodes qui n'ont pas encore commencé ensuite on est confronté à des épisodes dont l'impact est tel que en micro loocal nos modèles nos modélisations peuvent être parfois être pris de cours et c'est là où aussi le dérèglement climatique doit nous amener à élever le niveau de jeu pour être capable au-delà du département ou au-delà de de chaque cours d'eau qui est suivi par vigis cru à être encore plus précis t les cours d'eau par exemple ne sont pas encore suivis par vigic cru c'est-à-dire les services qui s'assurent enfin qui suivent la montée des eau et qui alertent les forces de secours en disant attention là il faut tout bloquer parce que ce cours va sec cours d'eau va débar et et c'est là qu'il faut être attentif à son portable avec ce fameux dispositif fr alerte qui a bien fonctionné hein alors fr alerte a bien fonctionné on va quand même faire un retour d'expérience parce que ponctuellement on peut avoir des alertes décalées ou des alertes qui sont pas comprises ou alors qui surviennent encore quelques jours après parce qu' une sorte de bug ou exctement exactement et donc c'est pour ça que il faut aussi faire ce retour d'expérience c'est tout le développement d'une culture de risque on l'a tous compris ces épisodes ils sont bah la conséquence du dérèglement climatique il va falloir s'y habituer ils vont se répéter et donc c'est une culture de risque que nous devons développer alors justement un plan national d'adaptation au changement climatique va être présenté demain par le Premier ministre Michel Barnier 51 mesures pour les particuliers mais aussi pour les collectivités locales avec quelle priorité l'enjeu c'est de protéger les Françaises et les Français de protéger notre économie protéger les français et les Français c'est prendre en compte l'impact du dérèglement climatique à la fois sur notre santé quand vous êtes exposé un épisode de canicule cela peut mettre votre santé en danger on l'a vu en 2003 donc il faut prendre des mesures anticipé ça peut être des choses assez simple hein c'est comment on organise le travail en temps de canicule quels sont les horaires quels sont les équipements de protection il y a beaucoup de choses qui existent déjà il y a encore d'autres chose à développer on n' pas complètement cette culture de gestion des des canicules même si on a beaucoup progressé ces dernières années ça peut être l'organisation des examens aussi pour les étudiants c'est peut-être pas euh formidable d'organiser des examens en en pleine chaleur on sait que ça a un impact ai sur les résult on pourrait envisager d'avancer par exemple les examens dans l'année scolaire dans le cadre de ce plan d'adaptation ça veut dire qu'il faut s'adapter donc toutes les options sont sur la table et l'enjeu plus de 200 mesures l'enjeu c'est effectivement point point de regarder si on va faire face à de nouveaux virus comment on se prémunit de cela comment on organise le travail comment on organise le temps dans les écoles comment on on protège les personnes âgées dans les épades comment on construit mieux et comment on adapte nos constructions pour faire face à des épisodes de grande chaleur ou à l'inverse d'inondation c'est tout cela qui est sur la table donc un plan national pour accompagner les Français avant pendant après les catastrophes climatiques c'est un plan déployé qui va êre déployé à partir de quand c'est un plan qui est soumis à la concertation pour 2 mois de façon à recueillir le point de vue des parties prenantes de faire éventuellement bouger certains éléments et ensuite au terme de ces de mois et et de la synthèse que nous ferons de des des remontées qui nous seront faites on le déroulera donc c'est l'enjeu de l'année 2025 mais AG pan relâé vous savez qu'en ce moment encore plus en ce moment l'argent c'est le nerf de la guerre est-ce que vous avez les moyens d'établir un tel plan alors euh vous savez que le le Premier ministre c'est un sujet qui porte depuis 30 ans la gestion des risques euh c'est lui qui a mis en place le fond qui porte son nom et qui notamment permet de de faire face à ce type de de risque euh de financer par exemple des gens qui euh sont dans des zones où il y a des risques avérés des risques inondation on l'a utilisé moi j'habite dans le pas decaléis on l'a utilisé dans le pas decalis pour les inondations des gens qui disent bon ben maintenant j'ai compris je vais avoir des inondations peut-être tous les 2 ou 3 ans c'est plus possible et on les aide à se reloger parce que leur maison n'a plus de valeur dans plan il y aura plus que le fond Barnier ou pas euh il y a deux dispositif qui permettent d'accompagner son plan vous l'avez compris hein c'est pas que des mesures financières l'organisation c'est très important la culture du risque mais dans les mesures financières il y a deux objets il y a le fond Barnier et il y a les enveloppes d'adaptation au changement climatique et et le Premier ministre évidemment est très attentif à ces deux enjeux mais il y a un débat précisément sur ce sur ce fond Barnier dont vous parliez il est financé par des taxes qui vont augmenter au 1er janvier sur les assurances euh les taxes augmentent sur les assureurs sur les assureurs euh l'enveloppe elle est en baisse enfin c'est ce que disent les assureurs au point que la présidente de France assureur sur France Info il y a quelques jours disait arrêtons le holdup sur ce fond Barnier euh est-ce qu'il y a de l'argent qui s'évapore non les les enveloppes sont maintenues à leur niveau de de de l'année 2024 hein ce que prévoit la trajectoire budgétaire pour le moment c'est un maintien c'est-à-dire aux alentours de 250 millions d'Uros parce que les France assureurs dit si on faisait le calcul si on prend l'ensemble des contrats d'assurance sur lesquels on applique la taxe on arrive à 450 millions d'euros alors là vous nous parlez de 250 millions il y a il y a une différenceon oua fait tout à fait il il y a une différence et et et vous me permettrez de de laisser le Premier ministre porter ce sujet là le fond Barnier je dirais c'est son bébé et nous aurons toute la clarté demain on sera en déplacement dans le rô qui est un lieu où il y a eu des inondations je pense à à givor où l'eau est montée très rapidement et je sais que il y aura un éclaircissement en tout cas sur ces 200 millions d'euros qui semblent voilà dispar je peux vous dire que le le le Premier ministre et je pense que ça a été une des premières choses qui qui dont il m'a parlé quand nous nous sommes vus c'était effectivement l'importance de ce fond et et son souhait de de développer une gestion des risques et d'avoir des outils adaptés à la situation l'importance de ce fond l'importance de des moyens que vous mettez à disposition des Français qui sont confrontés à ces intempéries de manière assez fréquente la Caisse Centrale de Réassurance a estimé hier entre 350 et 420 millions d'euros le coût des pluies et des crues des 17 et 18 octobre on a dit que le fond Barnier c'était 250 millions il y a un gap entre les dégâts que ça procure que ça provoque C ces intempéries et les les moyens que vous mettez à disposition des Français est- que le risque attention attention les 350 à à 420 millions ça c'est les dégâts qui ont été évalués et qui sont ass je rappelle que les assureurs ont des enfin les assureurs ont vocation à prendre leur part vous allez voirenir en posantette question est-ce que est-ce que le risque c'est que des Français qui habitent dans des zones à risque justement qui qui vont voir les inempéries se multiplier estce que le risque c'est que ces Français là ne soi plus assurés moi je peux vous donner des exemples dans le Pas de calé ou des collectivités locales soit ont des difficultés pour trouver des assureurs soit se VO proposer des hausses de franchises de 500000 € ce qui pour des collectivités qui ont quelques centaines d'habitants he des communes est absolument ingérable donc oui c'est un sujet et c'est un sujet du plan national d'adaptation au changement climatiquement on assure comment on assure mais ça doit nous amener à une chose très simple c'est qu'on doit faire de la prévention soit une zone devient invivable et c'est là où le fond Barnier a un intérêt c'est qu'il permet de reloger les personnes soit une zone modulo des travaux d'adaptation continue à devenir enfin reste vivable et on baisse le risque d'événement climatique c'est travailler sur des zones d'expansion des cru qui ne soi pas il pas question dans votre plan que vous allez dévoiler demain de mettre la pression davantage sur les assurances qui on l'a vu même dans le Nord pas decalis ont mis du temps à indéniser Fr question alors je sais pas si c'est faire pression si c'est travailler ensemble mais ce qui est clair c'est qu'aujourd'hui on sait une chose et c'est la Caisse centrale des assureurs qui nous le disent donc on est tenté de le croire 1 € investi en prévention c'est 8 € de dégâts prévenu donc c'est un vrai investissement qui rapporte la prévention donc maintenant il faut accélérer sur ce volet là et moi je souhaite accélérer avec les assureurs et mobiliser mon collègue Antoine Armand du ministère de l'Économie pour qu'ensemble on puisse passer à une nouvelle façon d'aborder le métier de l'assurance compte tenu de l'adaptation au changement climatique an panier runch ministre de la transition écologique de l'énergie du climat et de la prévention des risques vous êtes avec nous jusqu'à 9h on laisse passer le fil info il est 8h45 Maxime glorieux une campagne américaine sous haute tension à la question Donald Trump est-il fasciste camala Haris répond oui réaction à des propos prêtés à l'exprésident par un chef de cabinet Trump aurait dit qu'Hitler avait fait je cite de bonnes choses des propos démenti par Donald Trump 70 pays représentés à Paris pour une conférence sur le Liban objectif rassembler 400 millions de dollars demandé par les Nations Unies pour les centaines de milliers de déplacés conférence ouverte par Emmanuel Macron en l'absence d'Israël et de l'Iran faire vos courses alimentaires avec des tickets restaurants le Gouvernement est favorable à la mesure prolongé donc l'an prochain initiative jugée scandaleuse par Thierry Marx le président de lumi première organisation patron des restaurateurs et puis après le Real Madrid Lille s'offre l'Atlético Madrid en Ligue des Champions victoire 3 bu 1 autre performance celle de Brest qui résiste et décroche le match nul face au champion d'Allemagne en titre le Bayern levercusen France Info le 830 France Info Jérôme chapui salabia et agè panir ministre de la transition écologique du climat de la prévention des risques et de l'énergie dans le budget 2025 àas panir runch le gouvernement entend relever la taxe intérieure de consommation finale sur l'électricité à son niveau d'avant la crise inflationnistes les députés s'y opposent est-ce qu'il faut maintenir cette mesure alors il y a deux choses dans le budget il y a revenir à une taxation qui soit équivalente à avant la crise c'est-à-dire aller jusqu'au bout de la fin du bouclier énergétique et cette mesure me paraît légitime nous l'avons d'ailleurs porté depuis plusieurs années c'était tout l'enjeu houation la d'électricité pour les Français le temps de la crise et ensuite on reviendra la situation antérieure au moment où les prix de l'électricité sur les marchés de fourniture baissera c'est la situation aujourd'hui et puis il y a la possibilité d'aller au-delà et là effectivement je constate que dans les discussion à l'Assemblée nationale il y a un consensus pour dire qu'aller au-delà pose un problème donc c'est tout l'enjeu de la discussion budgétaire c'est un enjeu à 3 milliard d'euros quand même c'est un enjeu important et et je le redis lorsqu'on réduit une recette fiscale de 1 € il va falloir trouver 1 € ailleurs puisqu'on a un enjeu de responsabilité sur ce budget pourquoi on a un enjeu de responsabilité parce qu'aujourd'hui on paye des taux d'intérêt qui sont raisonnablement faibles mais enfin qui représentent une facture de plus de 50 milliards d'euros chaque année c'est le deuxième budget de l'État à chaque fois qu'on perd de la confiance de la part de nos financeurs de nos prêteurs on risque d'augmenter cette facture des des intérêts et moi mon travail consiste pas à payer nourrir engraisser nos prêteurs il y a une à propos d'électricité un point sur lequel on aimerait avoir votre avis la Commission de régulation de l'énergie a proposé de changer les les tarifs heur creuses heur plein les horaires voilà les horaires pour mieux tenir compte justement des à la fois des nouveaux modes de production des nouveaux modes de vie par exemple plutôt que la nuit les heures creuses ce serait l'après-midi à un moment où l'énergie solaire est abondante vous avez une position sur ce sujet benah en fait c'est euh la traduction de toute la politique qu'on a mené ces dernières années on a réussi et moi j'ai porté quand j'étais ministre de la transition énergétique ce combat a augmenté drastiquement notre production d'énergie nucléaire on a réussi à augmenter drastiquement notre notre production d'électricité euh renouvelable c'est une très bonne nouvelle et du coup ça nous permet d'avoir des périodes plus larges dans la journée où on a l'électricité pas cher profitons-en tout l'enjeu c'est tout l'enjeu des des heur creuses heur pleines ensuite la creux est une autorité administrative indépendante elle fait son travail mais en règle générale moi en tant que ministre en charge de l'énergie avec ma collègue ministre délégué Olga givernet je suis les recommandations de la creux vous avez tenu un discours que certains dirait de responsable sur le budget à l'instant agès panaché sauf que vous avez tenté on va dire un chantage la semaine dernière un chantage à la démission sur la que vous avez mis sur sur la table si vous n'obtenez pas je cite les moyen d'agir euh est-ce que ça veut dire qu'entre- tempemps vous êtes fait remonter les bretelles par Michel Barnier non j'ai mis un petit coup de pression peut-être effectivement pour que chacun se rende compte d'une chose c'est que nous avons une dette financière et j'en suis très consciente et moi j'ai géré dans ma vie professionnelle tant dans le public que dans le privé des situations de de tension financière de restructuration mais nous avons aussi une dette écologique et il est important et c'est le premier ministre qui le dit lui-même de mettre sur le même niveau d'te financière et dte écologique donc j'assume j'assume effectivement de dire que les budgets d'intervention en matière écologique sont des budgets particuliers je le disais tout à l'heure 1 € investi dans l'adaptation au changement climatique c'est de l'écologie populaire ça c'est de l'écologie qui parle à tout le monde de pas avoir des inondations chez soi c'est 8 € de dégâts évités donc c'est un vrai investiss et je et ça veut dire quoi ça veut dire que vous craignez que l'écologie devienne une variable d'ajustement dans ce budget ça veut dire que je défends mon budget comme tout ministre et surtout je veux qu'on positionne le débat au bon niveau que ce soit au Parlement ou que ce soit effectivement dans dans les discussions qu'on peut avir mais là vous avez perdu la bataille si one sur le papier si on regarde sur le papier même si globalement votre budget est en hausse mais ça c'est c'est logique puisque c'est la hausse mécanique du soutien au renouvelablebl il y a beaucoup de de de de critères dans votre budjet qui sont en baisse des baisses de crédit sur le verdissement du parc automobile 500 millions en moins 1 milliard sur l'aide à la rénovation énergétiques des logements 400 millions en moins aussi sur les aides aux collectivités locales vous êtes en train de perdre la bataille en fait de votre budget écoutez d'abord je pense que il faut regarder la réalité du budget 2024 parce que là vous parlez des enveloppes qui étaient promises et qui ne sont jamais arrivées je prends un exemple ma prime renve le budget en réalité est en augmentation puisque le consommé de cette année sera en dessous de 2 milliards d'euros et le budget qui est maintenant proposé est largement au dessus de 2 milliards d'euros il y a 1 milliard 7 en moins non éta prévu qui é prévu mais qui a ensuite été gelé qui a ensuite été gelé et ensuite été annulé c'est pour ça qu'il y a il faut vraiment rentrer dans le détail du budget mais je vous parlais on parlait tout à l'heure d'adaptation au changement climatique le Premier ministre a l'intention effectivement de de prendre ce sujet en main évidemment de parler du financement demain par exemple donc vous êtes inquiète sur votre budget c'est pas que je suis pas inquiète c'est que je pense que il faut être très attentif au niveau de ce budget en matière de crédit d'intervention qu'il faut mettre nos moyens là où ça a le plus d'impact l'adaptation au changement climatique je l'ai dit le fond chaleur le fond économie circulaire que ce sont des moyens qui sont parfois assez modestes pour un impact maximum 10 millions d'euros sur le fond chaleur c'est 300 millions d'euros de de projets libérés par exemple et que cette discussion on doit l'avoir et c'est pas un chantage que c'est c'est pas le sujet le sujet c'est que nous sommes tous comptables de la rapidité avec laquelle nous répondons au dérèglements climatiques et si nous n'agissons pas aujourd'hui ça va nous coûter très cher demain donc ce débat il est important il est d'autant plus important que le Rassemblement National 2 jours avant euh que que je prenne enfin je j'ai ces propos assez forts proposer un budget qui détcotit toutes les lignes écologiques toutes les lignes écologiques donc ce sont les mêmes qui vous explique qu'il faut protéger les Français et qui les expose à l'impact du dérèglement climatique et je vais même plus loin qui les expose aussi aux migrations climatiques donc ceci est irrationnel et inconséquent et moi je ne laisserai pas faire reste que votre poste c'est souvent être un peu entre le marteau et l'enclume au cœur de contradiction je pense par exemple aux agriculteurs qui menacent de reprendre les blocages minovembre parmi les motifs de colère il y a les normes qui se multiplient avec elle la paperace les contrôles et ces normes elles sont souvent souvent faites pour protéger la biodiversité vous dites quoi aux agriculteurs on ne touche pas aux normes qui protègent la biodiversité alors c'est un sujet que j'ai suivi parce que j'étais pas si longtemps un ministre délégué à à l'agriculture et à la souveraineté alimentaire je peux vous dire qu'il y a un chemin entre imposer des normes avec effectivement la paperasserie hein je vous invite à faire une déclaration PAC c'est très compliqué il faut déclarer parcel par parcelle il faut dire si vous avez un arbre donc ne confondons pas complexité administraat et ambition environnementale ça c'est mon c'est mon premier point la deuxième chose c'est que les agriculteurs sont les premières victimes de dérèglement climatique l'impact du dérèglement climatique sur le revenu des agriculteurs a été multiplié par un facteur 10 en quelques années il n'y a qu'à voir la répétition des épisodes d'inondation de caniculle de sécheresse de grêle de gel tardif tout cela a un impact sur le revenu des agriculteurs et les jeunes agriculteurs eux-mêmes porte un contrat territorial qui prend en compte l'adaptation au changement climatique il nous demande des moyens pour cela donc ne tombons pas dans la caricature on n'oppose pas écologie et agriculture si l'agriculture ne prend pas en compte le dérèglement climatique il n'y aura plus d'agriculture demain il y a un autre sujet de simplification le Sénat a voté la la loi simplification avantière les projets industriels ont été sortis du Zéro artificialisation nette c'est une disposition de la loi climat l'interdiction de con sur des terres agricoles autrement dit on ne peut pas construire de logement mais on peut construire des sites industriels dans les champs ça c'est acceptable non alors c'est pas ce que dit la loi je tiens aussi à le préciser ce qui est important dans le zéro artificialisation net c'est en fait c'est de protéger les Français je veux juste expliquer ce que c'est l'artificialisation c'est ce qui fait qu'on a des ruissellements et c'est ce qui fait que on a des inondations qui peuvent impacter fortement certaines communes mais existe cette disposition qui exclut les projets des certains va jusqu'au bout et nous ce que nous cherchons à faire c'est de limiter le nombre d'hectares qui soit artificialisé c'est on n'interdit pas de construire c'est pas ce qu'on dit c'est qu'on dit que dans la durée d'ici 2030 et d'ici 2050 il faut protéger au maximum les zones naturelles où il faut renaturer précisément pour protéger les Français là aussi c'est l'écologie populaire quand vous dites aux gens populaire qu vous demandez aux élus enfin vous vous les connaissez les ou mais quand on leur dit c'est pour empêcher d'avoir des inondations massives comme celle que moi j'ai vécu dans le Pas de calé à arc par exemple où vous avez des rues qui étaient à plusieurs à 1 m d'eau partout ça c'est une réalité et on sait que s'il y avait eu une capacité d'absorption plus importante moins de zones artificialisé plus de zones d'expansion on n'aurait pas eu peut-être ce niveau de dégâts donc c'est ça qui est en jeu maintenant une chose en terme d'aménagement du territoire l'industrie c'est 4 % des terres et nouveau c'est un pouillem de ces 4 % des terres donc attention là aussi à ne pas tomber dans la caricature je vous interr parce que on a une une information à propos d'industrie et qui concerne votre secteur il se trouve que le groupe minier heramet a annoncé ce jeudi sa décision de suspendre son projet d'usine hydrométallurgique de recyclage des batteries dans le nord de la France donc pas loin de pas loin de chez vous vous étiez au courant de cette décision de voilà de renoncer à ce à ce grand c'est pas un renoncement hein c'est une suspension donc oui j'étais au courant deux choses parce que c'est important de le dire aussi chryistal Bor donc la patronne des Ramet annonce le rachat des pars chinoises de son gisement de lithium en Amérique latine ça c'est très important ça renforce notre souveraineté en matière de matières premières critique pour la transition énergétique et deuxième chose elle suspend pour le moment dans un moment où effectivement l'électrification des des véhicules et et et le le rythme de développement des des batteries électriques est un peu freiné en Europe je rappelle que c'est aussi lié à la politique allemande qui a fait le choix l'année dernière de réduire drastiquement leur soutien à l'électrification nous sommes des économies liées et donc elle temporis mais ça ne veut pas dire qu'elle renonce ce n'est pas un renoncement euh an espag r dimanche vous partez en Colombie pour la la la COP 26 sur la biodiversité en parlant de biodiversité une deuxè édition du Loto va être lancée on rappelle l'objectif hein c'est comme le loto du patrimoine récolter de l'argent pour financer des projets ici pour préserver donc la biodiversité ça rapporte combien alors déjà je vous annonce qu'effectivement nous lançons lundi prochain cette nouvelle édition du lotau de la la biodiversité l'année dernière ça avait rapporté 7 millions d'euros c'est un élément complémentaire à toutes les actions que nous menons en matière de biodiversité ce qui est intéressant c'est que ce sont des projets très concrets une 21 projets l'année dernière répartis sur tout le territoire euh qui parl aux gens et qui n'auraiit pas forcément trouvé de financement aisé euh sans ce l'UTO de la biodiversité et donc l'objectif bah c'est de faire mieux que l'année dernière on avait euh 15 millions de tickets avaient été vendus donc on espère intéresser tout le monde et en fait en faire un moment où on parle de renaturation de lutte pour la biodivers contre l'effondrement de la biodiversité et là aussi d'en faire un objet qui parle à tout le monde ça aussi c'est l'écologie populaire l'écologie populaire la biodiversité la défense de la biodiversité c'est c'est votre objectif il y en a un autre pour qui ça compte la biodiversité c'est le militant écologiste Paul Watson qui est toujours détenu au Groenland sa détention a été prolongée jusqu'à la mi-novembre il est menacé d'extradition vers le Japon qui lui reproche ses actions contre les baleigners lui réclame l'asile politique à la France vous y êtes favorable alors la première chose c'est que moi je suis surtout favorable à la libération de Paul Watson et je l'ai dit à mon homologue danois et je le lui redirit puisque la situation puis puis la situation de de Paul Watson va être réexaminée par par les autorités danoises donc réitérer avec le président de la République le fait que les faits qui lui sont reproché de notre point de vue ne motive pas ne justifie pas une détention et effectivement appeler à la libération de de Paul Watson et l'accueillir en France alors pour donner l'asile politique VO même pour simplement examiner l'asile politique il faut le faire en étant arrivé sur le territoire français et vous voyez bien que le point cl c'est sa libération merci beaucoupité franceo ce matin je vous laisse en compagnie de Sal dans quelques minutes [Musique]