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interviewLe Figaro (sur YouTube)· 7 novembre 2013 13 min

Moscovici : «La France se regarde avec pessimisme»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

la Commission européenne qui donne des prévisions qui sont pas très fameuses quand même pour la France et puis et puis un climat dans ce pays qui est fait de beaucoup d'inquiétudes devant des entreprises qui sont obligées de licencier de procéder à des plans à des plans sociaux et bien on va en parler ce matin avec Pierre Moscovici le ministre des finances et de [Musique] l'économie on dit généralement de l'économie et des finances d'ailleurs bonjour Pierre moscovissi bonjour trois petites questions pour commencer l'écotaxe reverra-t-elle le jour avant la fin du kquena une suspension mais pas une suppression d'accord pouvez-vous affirmer que la pause fiscale et bien c'est pour 2015 c'est ce qu'avait dit le Premier ministre nous sommes déjà la quasi stabilité des prélèvements obligatoires et nous y serons totalement en 2015 bien pouvez-vous promettre que la France aura un déficit inférieur ou égal à 3 % de son produit intérieur brut en 2015 précisément oui je engage d'ailleurs làdus il faut pas qu'il y ait de confusion y compris sur ce qu'a dit la Commission européenne quand elle disait 3,7 % à politique inchangé elle n'incluait pas les efforts structurels qui sont déjà prévus elle-même dit 3,8 % en 2014 avec 0,9 points d'ajustement structurel en 2015 faites votre calcul vous-même et donc évidemment nous sommes sur le rythme de réduction des déficits auquel nous nous étion engagé je voudrais rappeler que quand nous sommes arrivés aux responsabilités c'était en mai 2012 la France avait connu un déficit de 5 3 en 2011 qu'elle aurait connu à nouveau 5,3 si nous n'avions pas procédé à un collectif budgétaire le seul collectif budgétaire depuis que nous sommes arrivés au responsabilité c'était 4,8 en 2012 ce sera 4,1 en 2013 la Commission européenne est d'ailleurs d'accord avec nous ce sera 2014 elle dit 3,8 nous nous disons 36 on est dans l'épaisseur du tra et donc en dessous de 3 % en 2015 nous sommes sur une trajectoire comme on dit de réduction des finances publiques qui est sérieuse qui est crédible qui demande des efforts et ça je le sais va partager mais c'est sérieux donc oui moins de 3 % en 2015 alors je vous invite maintenant à écouter geoffro routbieux qui est le vice-président du mdeef et qui était ce matin chez No confrèrees de France Info que si on ne be pas les prélèvements sur les entreprises les marges dont je parlais tout à l'heure vont rester basses et il y aura pas d'emploi c'est pour l'emploi tout ça he c'est pas pour se verser des dividendes royales comme j'entends de temps en temps certains commentateur le dit en l'occurrence c'est plutôt royaau d'ailleurs qu'est-ce que vous répondez à geofr rout bieux que moi je je je suis tout à fait convaincu que c'est par l'entreprise par les entreprises par l'investissement par la compétitivité que la France en' sortira donc je n'ai aucune ambiguïé là-dessus et d'ailleurs c'est bien le sens du Pacte pour la compétitivité la croissance l'emploi dont nous célébrons le premier anniversaire et quand je regarde ce qui a été fait depuis un an sur ces 35 mesures je dis un tout ont été engagés de il y a un allagement des charges qui pès sur les entreprises à travers notamment le crédit d'impôt compétivité d'emploi en 2014 ou 20 milliardur ça permet d'avoir une baisse du du travail qui repose sur 6% de la masse salariale c'est une mesure qui a déjà permis d'éviter la destruction donc sauver ou créer 30000 emplois dès cette année c'est une mesure à laquelle beaucoup d'entreprises ont recours et donc ça il faut le prendre en compte et j'ajoute une deuxième chose c'est que s'agissant du PLF du projet de budget pour 2014 en effet il y a une baisse légère des prélèvements sur les entreprises et j'ajouterai à ça enfin ce que je fais moi depuis 18 mois c'estàdire des réformes favorables au financement des entreprises je citerai simplement par exemple la création d'un plan d'Épagne en action pour les PME qui étaient très attendu depuis longtemps ou encore l'amélioration du statut des jeunes entreprises innovantes donc moi je je je mène une politique pro-entreprise pas pro patron pro-entreprise et le PCT de compétitivité qu'a voulu le Premier ministre c'est ça c'est bien l'idée nous avions un retard de compétitivité nous voulons le rattraper et je citerai aussi un plan pour l'innovation la France qui innove la France mont en gamme la France aussi d'entreprises qui se sentent à bord ça c'est la France bien9 ce matin dans le les colonnes des écho dit on a 15 milliards d'économie pour 2014 mais on ira encore plus loin en 2015 plus loin en 2016 c'est vrai où est-ce qu'on peut faire encore des économies bah écoutez on peut pas à la fois dire c'est pas votre cas mais comme le fait l'opposition çaarrive au Figaro vous n'en faites pas assez et puis vous demandez comment il faut faire je veux dire d'abord une chose nous avons opéré cette année dans le projet de budget pour 2014 un changement fondamental de logique chaque année 2011 2012 2013 et y compris pour nous donc les prélements obligatoires ont augmenté d'un point par an cette année dans le projet de lo finance pour 2014 c'est 0,15 % et même si on défal que ce qui concerne la fraude fiscale et la lutte contre l'optimisation fiscale c'est 0,05 % et l'année dernière c'était 2 ti3 de prélèvement qui représentait l'effort budgétaire 1/3 d'économie cette année c'est 80 % d'économie et je suis totalement au côté de Bernard cas neu et il est totalement à mes côté nous travaillons ensemble pour faire en sorte que l'année prochaine ce soit 100 % d'économie qui représente l'effort fiscal puisqu'on parlait stabilisation des pr obligatoires et il en ira de même jusqu'à la fin du quinen parce que au fond ce qu'il faut faire c'est une économie d'abord qui connaît l'inversion de la courbe du chômage ça c'est pour cette année qui ensuite oui nous sommesis avec les employ et et alors monsieur trard je vais vous dire une chose quand on a une économie qui ne cré pas suffisamment d'emplois marchand parce que on parlera peut-être des performances de la zone euro la France fait une meilleure performance que la zone euro en 2013 nous nous sommes à 02 % de croissance c'est ce que dit la Commission européenne là où la zone euro est à - 03 il y a 8 pays de la zone euro qui sont en récession et donc mais de toute façon zone euro ou France nous ne créons pas assez d'emplois marchands nous avons des hommes des femmes des jeunes des seniors des peu qualifiés qui sont loin de l'emploi dans ces situationsl il faut offrir des formations il faut offrir des systèmes qualifiants il faut offrir un marche pour l'emploi marchand et donc moi je n'ai pas du tout vous pas du tout l'emploi aidé honteux et c'est ce qui explique que dans le budget 2014 il est 150000 emplois d'avenir 100000 contrats de génération oui mais le budget de l'emploi est une priorité et qui est aussi 340000 emplois aidés alors tout à l'heure vous avez parlé de la Commission européenne moi aussi d'ailleurs le 15 novembre la semaine prochaine elle va remettre son rapport elle va éplucher le budget 2014 de la France et on sait déjà que bon ben elle a pas tout à fait le même avis que vous sur ce qui pourra se passer dans les les années à venir c'est-à-dire qu'elle dit certes la croissance reviendra un petit peu mais les déficits ne seront pas comblés comme il faut et le chômage va continuer à augmenter alors quels sont les arguments que vous allez faire valoir sur les les points d'accord et les points de désaccord point d'accord la France est déjà sortie de la récession 0,2 % de croissance en 2013 et la France retrouve la croissance elle valide nos prévisions pour 2014 09 et elle dit c'est très important c'est la première fois que je le voit dans la commission surous sa plume que nous aurons 1,7 % de croissance en 2015 c'est-à-dire que nous retrouvons là des taux de croissance qui sont plus proches ce qu'on appelle la croissance potentielle française qui montre d'une part qu' a une amélioration du contexte international et d'autre part que nous faisons les effort pour muscler la compétitivité française point d'accord deuxième point d'accord quoi que vous en disiez pardonnez-moi il est sur les déficits c'est-à-dire nous sommes sur une trajectoire de réduction des déficits qui nous amène en dessous de 3 % en 2015 avec les les mesures d'économie vous allez prendre oui et avec aussi une réduction de ce qu'on appelle le déficit structurel ça c'est très important le point de divergence c'est sur l'emploi je dis moi que la Commission européenne et nous en reparlerons me semble sous-estimer le contenu potentiel de la croissance française en emploi d'une part et d'autre part qu'il faut prendre en compte les politiques d'emploi de soutien à l'emploi que nous mettons en œuvre et donc je redis que l'inversion de la courbe du chômage est un objectif mobilisateur et crédible pour cette fin d'année 2013 quand on regarde les actualités quand on regarde les journaux quand on regarde la télévision on voit des entreprises qui ferment on a l'impression que des ports entiers de l'industrie française est sont en train de partir à volo qu'est-ce que ça vous inspire deux ou trois réflexions la première c'est que il faut pas se tromper de sens moi je suis frappé du fait que la France se regarde elle-même avec pessimisme avec doute qu'elle n'a pas confiance suffisamment en elle-même je ne parle pas seulement de la confiance dans le politique et je sais que la France est la 5e économie du monde je sais que la France est la deèord économie d'Europe je sais que c'est un grand pays et que partout sur notre territoire il y a des boîtes magnifiques il y a des universités formidables il y a une main d'œuvre extrêmement productive et qualifié et donc nous avons des atouts extraordinaires je voudrais dans même temps il y a quand même 700 entreprises qui sont mais je je ne s pas ça mais je voudrais quand même qu'on regarde ça et qu'on ait confiance dans ce pays magnifique qui est le nôtre soyons patriotes ça c'est ma première réflection la deuxième c'est que oui la situation va mieux et que en effet nous sommes dans un mouvement de reprise et que là encore il ne faut pas le passer sous Silance vous savez il y a beaucoup de French Bing comme on dit on se moque de la France à l'étranger nous-même ne soyons pas dans l'autoflagillation mais ma troisème remarque c'est qu'il y a aussi des entreprises qui souffrent des entreprises qui mutent qu'il y a des hommes et des femmes qui sont dans la difficulté et que le gouvernement est à leur côté et que nous travaillons avec Arnaud Montebourg avec Stéphane Lefol avec Guillaume Garot autour du Premier ministre pour être mobilisé pour ces situations d'entreprise à la fois pour les situations sociales Michel Sapin est également làdedans mais aussi et d'abord pour les Sit industrielle et quand nous agissons pour la compétitivité c'est pas uniquement défensif c'est offensif il faut que toutes ces entreprises so kemwan Fagor La Redoute d'aut sacheent que ce gouvernement est à leur côté et que nous sommes mobilisé avec Arna mondbourg m redressement productif avec Stéphane Lefol le ministère des Finances moi-même complètement pour résoudre ces situation alors pourquoi il y a telle inquiétude dans ce pays il a peut-être un manque de lisibilité aussi dans votre action il y a plusieurs choses je pense qu'il y a d'abord une caractéristique nationale si vous voulez nous sommes je disais oui mais je vous le redire parce que ça me paraît fondamentalist non c'est pas naturel pessimiste nous sommes un grand pays qui doute de son avenir qui regarde parfois son passé il a une crainte du déclassement en quelque sorte et je veux dire au français qu' je ne la crois pas justifier je pense que la France est un pays magnifique qui a un grand avenir et encore une fois il y a ce message de confiance en elle que je donner et puis pour le reste c'est vrai que nous avons trouvé une situation compliquée en terme de déficit public en terme d'endettement en terme de compétitivité et que le travail de redressement il exige des réformes énormes quand je regarde ce que nous avons fait depuis 18 mois je vois réforme bancaire je vois création de la Banque publique d'investissement je vois réduction des déficits je vois politique d'économie enfin mise en œuvre je vois la réforme des retraites je vois la réforme la formation professionnelle qui se prépare je vois un pays qui se transforme je vois la compétitivité je vois l'allègement du coût du travail et tout ça ce sont des réformes qui produisent leur effet fait dans la durée il faut du temps quand on éite d'une situation compliquée il faut du temps pour redresser le pays nous sommes encore dans ce temps du redressement de petite question la semaine dernière s'est exprimé un homme auprès duquel vous avez longtemps travaillé qui s'appelle dominiosc et qui lui a un regard extrêmement sombre sur la situation de la France et de l'Europe et qui nous parle même d'un retour aux années 30 est-ce que c'est un avis que vous trouvez caricatural je ne trouve jamais ce que dit caricatural mais je trouve pessimiste notamment sur la zone euro la zone euro nous avons fait ce choix il était là j'étais là nous étions dans le même gouvernement en 1998 et l'euro nous protège simplement maintenant il faut construire politiquement la zone euro c'est la raison pour laquelle je souhaite qu'il y ait un ministre des Finances de la zone euro je souhaite qu'il y ait un budget de la zone euro je souhaite qu'il y ait des parlementaires qui identifient la zone euro au sein du Parlement européen et surtout qu'on prenne une offensive parce que je vais reprendre une formule que j'aime bien de mon ami le Premier ministre italien Enrico Letta il faut que la mandat 2009 2014 pardon 2019 soit la mandature du Parlement européen et de la Commission européenne nouvelle de la croissance de l'emploi plus de l'austérité il faut se tourner vers les peuples pour lutter contre les populismes donc moi j'ai confiance dans la zone euro à condition et dans l'euro et dans l'Europe que nous lui donnions la force politique nécessaire c'est le sens de mon engagement depuis longtemps une petite question taquine avec Bernard casnu et ARN mbourg tout tout va bien Bercy ça va bien tire dans le même sens oui complètement il y a parfois des ajustements des discussions entre nous il peut y avoir des différences de points de vue il y a une équipe là et aujourd'hui chacun vraiment est à sa place et chacun est à sa place pour travailler ensemble pour contribuer au redressement du pays redressement et des finances publiques et de la production redressement de la compétitivité c'est une tâche qui nous mise complètement et franchement les États d'âes ou les non ça ça n'a pas sa place c'était le Talk Orange le Figaro de Pierre Moscovici qui ne partage pas le pessimisme de certains et qui dit que beaucoup de choses ont été faites en matière de compétitivité en matière d'emploi pour que ce pays justement aille vers un avenir meilleur merci Pierre Moscovici merci de votre venue ici [Musique]