Charles Pasqua face au terrorisme | Archive INA
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Charles PasquaFait
« le terrorisme c'est je crois monsieur le ministre la première préoccupation d'un ministre de l'Intérieur »
- 1:00Charles PasquaFait
« il faut se donner les moyens de lutter contre ce fléau il y a des moyens juridiques il y a des moyens pratiques »
- 6:00Charles PasquaFait
« le premier des droits de l'homme c'est le droit à la sécurité à la tranquillité et à la paix »
- 7:00Charles PasquaPromesse
« on a pas besoin d'un arsenal supplémentaire on a besoin de lois supplémentaires nous allons les proposer au Parlement »
- 12:00Charles PasquaFait
« nous avons pris un certain nombre de précautions nous avons dit nous maintenons le même nombre de députés au plan national 577 »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
les prises d'otage les attentats perpétrés en Europe afin d'attirer l'attention sur la situation Moyen-Orient le terrorisme c'est je crois monsieur le ministre la première préoccupation d'un ministre de l'Intérieur monsieur pasqu oui c'est la préoccupation du gouvernement dans son ensemble et plus particulièrement la préoccupation du ministre de l'intérieur et de mon collègue Robert pandre ministre qui auprès de moi est plus particulièrement en charge de la vous AZ l'impression que c'est un état de guerre je crois que le terrorisme est un fléo mondial je crois que tous les pays sont menacés mais que malheureusement la France figure désormais parmi les cibles favorites alors il faut se donner les moyens de lutter contre ce fléau il y a des moyens juridiques il y a des moyens pratiques le premier de ces moyens c'est naturellement la coordination et la concertation avec tous les autres pays qui sont frappés par ce même fléau manque comme arme dans cette guerre qu'est-ce qui vous manque comme arme dans cette guerre je crois tout d'abord qu'il a manqué aux autorités française la prise de conscience en temps utiles de ce que représentait réellement comme danger pour notre pays ce qui s'était mis en route je nen veux pour Preve d'ailleurs que le fait je ne polémiquerai pas je je me contente de constater je n'ux pour preuve que le fait que poussé par une sorte d'angélisme nos prédécesseurs ont cru qu'à partir du moment où il militaient c'était en tous les cas leur leurs sentiments et leurs convictions pour une société plus juste ceux qui luttaient par des moyens violents contre le système abandonneraient ce genre de lutte c'était une vue de l'esprit et je n veis pour preuve que le fait qu'à peine libéré les responsables d'Action Directe ont repris les actions violentes or il est clair que dans un pays démocratique comme la France et dans tous les pays démocratiques le terrorisme doit êtreis hors la loi il n'y a aucune raison aucun prétexte aucune excuse a utiliser la violence pour se faire entendre tous les moyens existent la liberté de la presse la liberté d'association la liberté de réunion la liberté d'expression par conséquent on na pas à recourir à la violence et surtout lorsqu'il s'agit de prendre comme otage on le voit en Syrie mais on l'a vu aussi dans notre pays et de faire porter ses coups sur des innocents cela le gouvernement actuel ne le tolérera pas l'insécurité doit changer de camp entre les terroristes et nous et bien la guerre est engagée justement monsieur le ministre est-ce qu'il y a pas un problème est-ce que est-ce qu' n y a pas un piège est-ce qu'en par exemple en prenant des mesures exceptionnelles des mettant en place des dispositifs un peu spectaculaires on ne risque pas de donner au terrorisme qui pas encore très important en France plus d'importance qu'il n'en a mais nous ne prenons pas de mesures particulièrement spectaculaires nous allons prendre les mesures que tous les autres pays démocratiques ont pris avant nous nous allons d'abord centraliser les renseignements nous allons contrôler davantage nos frontières nous allons établir un système informatisé de contrôle des visas nous allons délivrer des carte d'identité infalsifiable et nous allons procéder aux vérifications et aux contrôles qui sont indispensables on a souvent voulu opposer la sécurité des citoyens et les droits de l'homme moi je crois que les deux sont indissociables je voudrais d'ailleurs que l'on considère davantage le ministère de l'intérieur comme le Ministère de la paix qu'autre chose je connais je ne connais rien de plus beau comme nom que celui que l'on donne aux agents de la force publique qui sont au bas de l'échelle ce que l'on voit dans la rue il s'appelle comment gardien de la paix ils militent ils risquent leur vie pour que tout le monde vive en paix le premier des droits de l'homme c'est le droit à la sécurité à la tranquillité et à la paix ça veut dire pas de mesure d'exception pas de tribunaux d'exception pas de lois d'exception non ça veut dire utiliser tous les moyens que donne la loi pour poursuivre ceux qui se sont mis hors la loi on a pas besoin d'un arsenal supplémentaire on a besoin de lois supplémentaires nous allons les proposer au Parlement on a certainement besoin de coordonner à la fois les recherches c'est ce à quoi nous nous employons et aussi l'instruction et c'est la raison pour laquelle le Premier ministre dans sa déclaration notamment proposé la création d'une chambre spécialisée à la cour d'appel de Paris parce que lorsqu'on instruit une affaire ça sera pas la cour de l'état non mais ce sera une chambre spécialisée avec des gens qui seront habilités à suivre la totalité d'une affaire et non pas avoir des procédures morcelé et éparpillé en différents points du territoire oui l'insécurité monsieur le ministre c'est aussi la délinquence la et la grande qu'est-ce qu'il faut changer dans le dispositif dont vous héritez votre avis écoutez je crois qu'il faut d'abord que les que chacun remplisse son rôle le rôle de la police c'est d'une part d'assurer la prévention et aussi la répression c'est malheureusement indispensable à partir du moment où des gens enfraignent la loi il faut bien utiliser des moyens pour les contraindre à rentrer dans le droit chemin on entend par on entend plus pardon de vous interrompre on entend plus parler de répression que de prévention oui on en entend surtout parler par ceux qui commentent mais il est bien évident que nous nous ne dissocions pas la prévention de la répression alors il y a aussi cette cette phrase qui é interprée de de Monsieur le Premier Ministre ja shirag parlant de couvrir la police ça veut dire quoi ça veut dire que lorsqu'il y a des bavures on on fermera les yeux ou ça veut dire c'était mal interpréter écoutez vous avez vous avez des citoyens qui ont accepté qui ont choisi parce que finalement la police est une sorte de vocation on nentre pas dans la police comme on l'entre au PTT tout de même c'est un métier un peu plus difficile avec davantage de risque on a choisi de se consacrer à la protection de ces concitoyens par là même on accepte parce qu'il faut le il faut y penser chaque année des dizaines de policiers de gendarmes paient de leur vie le le risque le risque qu'ils ont assumé ils l'assument jusqu'au bout il paient de leur vie le la défense de leur concitoyens à laquelle ils se sont voués alors pour remplir convenablement leur mission les membres des forces de l'ordre ont besoin de quoi ils ont d'abord besoin que la population sente en réalité c'est pour assurer la paix et la tranquillité publique qu'il prennent ses risques et ils ont donc besoin d'être compris et soutenus par la population ça n'a pas toujours été le cas et ça ne l'est pas encore tout à fait ça fait partie de nos préoccupations et nous allons nous y atteler et dans le même temps ils ont naturellement besoin de se sentir à la fois soutenu et compris aidé par leurs supérieurs comment voulez-vous que des gens aillent jusqu'au bout de leur responsabilité s'ils pensent qu'au-dessus d'eux il y a surtout des gens qui ne prendront pas les leurs de responsabilité chacun doit prendre les siennes monsieur min le gouvernement semble lier le problème de l'insécurité celui des étrangers est-ce qu'il n'y a pas un risque que les étrangers se sentent globalement montr du Do il a pas non on ne doit pas lier les deux problèmes mais je crois que les étrangers vous voulez parler des immigrés je crois que les immigrés on besoin plus que les autres encore d'un pouvoir qui prenne en main les problèmes de sécurité parce qu'il y a une petite partie des immigrés qui par leur comportement et par le la façon dont ils enfraignent la loi et par les actes de délinquence auquel il se livr font rejillir sur l'ensemble de la population immigrée qui ne le mérite pas une sorte de de phénomène de rejet ou de condamnation ça nous ne l'acceptons pas alors il faut que les choses soient clair monsur tria moi je suis goliste qu'est-ce que ça veut dire vous le savez bien ce que ça veut dire ça veut dire que je suis un de ceux qui sont engagés pendant la guerre derrière le général de Gaulle qui ont combattu le racisme le nazisme et cetera donc tout ce qui peut de près ou de loin s'pparenté au racisme nous le combattrons et nous ne le laisserons pas se développer pas d'élit faè dans les rues pas du tout et la meilleure la meilleure manière de l'empêcher c'est que l'on dise aussi ceci lorsqu'un délinquant est un délinquant ce n'est pas parce qu'il sera un immigré qu'il sera arrêté mais s'il est immigré ça ne le protègera pas d'être arrêté monsieur pascois une dernière question elle concerne la carte électorale on vous a représenté avec des grands ciseaux et on a parlé de découpage de charcutage est-ce que la garantie de la Commission de magistrats est bien réelle est-ce que nous saurons ce que ces magistrats vous recommanderont vous feront comme conseil écoutez euh j'ai reçu des instructions du Premier ministre et du gouvernement pour préparer la loi électorale et j'ai j'ai essayé de j'ai j'ai donc présenté au nom du gouvernement un projet de loi qui donne le maximum de garantie pour montrer que nous ne voulons pas faire ce que nous avons reproché à nos prédécesseurs je rappelle que ceux qui nous reprochent à l'heure actuelle qui n suspecte de vouloir charcuter sont des spécialistes parce que pour arriver à faire une loi c'est une spécialité de l'ensemble on était quand même jamais arrivé au niveau où on en est arrivé pour arriver à faire en sorte qu'à Marseille à la suite de découpage celui qui a le plus de voix n'est pas maire celui qui a le moins est élu faut quand même le faire vous l'admettrez avec moi alors nous nous avons pris un certain nombre de précautions nous avons dit nous maintenons le même nombre de députés au plan national 577 et nous maintenons le même nombre de députés par département nous rétablissons la loi électorale telle qu'elle existait auparavant nous demandons simplement à l'Assemblée nationale parce que on ne peut pas faire autrement de nous donner le pouvoir de pratiquer par ordonnance pouré les circonscriptions alors je reconnais que nous sommes dans une situation plus favorable pour redécouper que ce que nous l'aurions été s'il avait fallu redécouper les circonscriptions il y a un an si le gouvernement de l'époque au lieu de choisir la proportionnelle avait choisi de redécouper su été plus difficile pour lui pourquoi parce qu'il partait de circonscription qui existait aujourd'hui la table est rase mais nous avons pris d'autres précautions et nous avons dit notamment euh nous nous posons un certain nombre de conditions et et de règles nous avons dit le Conseil constitutionnel a considéré qu'il ne fallait pas qu'il y ait un écart supérieur à 1,8 % c'est-à-dire presque deux fois entre la plus petite région la plus petite circonscription et la plus grande nous nous disons 15 % seulement et dans le même temps nous avons créé une commission alors aujourd'hui il y a un grand débat on me dit mais est-ce que les travaux de cette commission sonont rendus public pu mais moi c'est ce que j'ai proposé donc vous souhaitez que ça soit public vous le dire gouverement le gouvernement a proposé que les avis de cette commission soient rendus public nous ne l'avons pas retenu dans le projet de loi parce que le Conseil d'État considérit que la publicité qui serait donnée à ces travaux euh mettrait en quelque sorte serait en quelque sorte un préalable à l'examen auquel le Conseil d'État se se livrera ultérieurement nous n'avons rien à cacher nous jerons carte sur table tout le monde connaîtra la nature de nos travaux avant même que le gouvernement en décide merci Monsieur pasquis d'avoir été notre invité merci le ministre des
Charles PASQUA