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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 7 mai 2025 13 min

Président syrien reçu par Macron : "La France reçoit un terroriste à l'Élysée !" (G. Le Bret)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Pendant ce temps-là, le président Emmanuel Macron va recevoir demain l'Élysée Ahmed Al Chara, le nouveau président syréen au pouvoir depuis la chute de Bachar Alassad, un djihadiste passé par Daesh et Al-Qaïda. Est-ce que cette visite est opportune ? On fait le point avec Sarah Fenzaré et on en débat ensuite.

Costume, apparence soignée et barbe bien taillée, Amadal Charé a lissé son image prêt à dialoguer avec le monde. Le président syrien a abandonné son nom de guerre, celui avec lequel il dirigeait les troupes djihadistes avec le front Alnosra. En décembre 2024, il mène l'offensive décisive sur Damas provoquant la chute du régime de Bachar Al-Assad.

Nommé président par intérim, il délaisse son turban et promet l'apaisement. Pourtant, des massacres d'Alaï et de récent combat avec des Drus ont secoué le pays ces derniers mois. De quoi faire naître de vives critiques alors qu'il rencontre le président Emmanuel Macron demain.

Une invitation qui choque Marine Le Pen. Stupeur et consternation. Recevoir un djihadiste passé par Daesh et Al-Qaïda, autoproclamé président de la Syrie.

Alors même que les milices islamistes qui ont semé la mort parmi nos compatriotes au cours d'attentat sanglants, massacre les minorités, relève de la provocation et de l'irresponsabilité. En revanche, pour Arthur de la Porte, député socialiste, l'heure est à l'accompagnement de la Syrie. D'une reconnaissance des droits fondamentaux, d'une transition démocratique et de la stabilité à la fin.

Avec cette rencontre, l'Élysée souhaite apporter son soutien à la construction d'une nouvelle Syrie, stable, souveraine et respectueuse de toutes les composantes de la société syrienne. C'est ce ce voyage risque quand même de provoquer des polémiques extrêmement fortes. Cette visite, cette réception officielle àÉlisée Louis de Ragnell de ce leader syrien ancien de Daesh qui son nom de guerre c'était quoi ?

Vous me disiez là pendant c'estd c'est le gagnant du Golan. H voilà. Donc faut faut quand même avoir en tête que cette personne qui se prétend aujourd'hui djihadiste, light, repenti, chacun choisit son mot, c'était l'adjoint de Al Bagdadi qui était le calife de l'État islamique.

Et cette personne-là ensuite a été patron d'Alonsra qui est une filiale djihadiste de de Daesh, de de l'État islamique. Et il y a des liens qui ont été avérés lors des différents procès terroristes qu'on a vécu ces dernières années sur le territoire national. Samuel Pat, il y a un lien entre le HTC, donc la la filiale que dirigeait l'actuel président syrien au moment où il était il combattait dans les rangs terroristes.

Et il y a des liens avec les attentats de Paris qui ont été documentés lors du procès des attentats de Paris. Cette personne figure sur des listes de sanctions qui a été établie par les Nations- Unies et donc en théorie n'a pas le droit de voyager, n'a pas le droit de sortir de son pays, en tout cas ne peut pas venir dans un pays respectable qui est signataire de la charte des Nations-Unies. Et donc l'Élysée a dû faire une demande d'exemption de sanction auprès des Nations- Unies à New York.

Euh cette demande a été validé par les Nations- Unies et donc le président syrien autoproclamé, je rappelle donc il a pas été euh élu, euh pourra se rendre à Paris pour faire sa première visite dans un pays de l'Union européenne sans être interpellé. Donc il pourra venir sans encombre. Donc voilà, ça intervient dans un contexte dans lequel il est accusé, contrairement à toutes les déclarations qu'il a faites lors de son arrivé au pouvoir, il est accusé de massacrer les minorités.

Il est accusé de distribuer des passeports syriens à tout terroriste qu'il demande et qui veut rejoindre le territoire syrien. On se pose d'ailleurs la question est-ce qu'il a délivré des passeports syriens à des Français visés par des mandats d'arrêt pour notamment des procédures de de d'attentat terroriste ? Donc voilà, c'est quelqu'un d'extrêmement dangereux.

Moi je je pense de manière très très sincère et même ému à tous les soldats français qui ont combattu l'État islamique. Vous savez, au moment de l'opération Chamale, au moment de toutes les opérations qui avaient d'ailleurs été lancées à l'époque par François Wande, je pense à ses soldats des forces de l'armée conventionnelle et des de des forces spéciales qui ont perdu parfois des des des camarades sous les sous les balles. On peut penser aussi au aux victimes de la de l'État islamique.

Exactement. Et donc c'est cette personne-là qui va pas être reçue si on est honnête en majesté puisque demain l'Élysée a prévu a priori de ne pas dérouler le tapis rouge. La garde républicaine ne fera pas un hymne de fanfar.

Enfin après c'est c'est lunaire. Enfin je je même en en parlant je je je par et quand je me souviens du toolet politique qui avait suscité la venue de Moamar Kaddafi mais à côté ça va être x 10. Non mais parce que moi ma Kaddafi je veux pas dire du bien de lui mais il y avait quand même des accords de coopération avec la France. il y avait il retenait les flux migratoires.

Là, il y a aucun accord de coopération. Et donc, on voit bien que la stratégie, si on dézoome un peu, euh la France a été chassée d'Afrique. Emmanuel Macron cherche à trouver une nouvelle influence dans cette zone-là.

Le problème, c'est que normalement ça doit pas se faire à n'importe quel prix. Il va tenter, il est persuadé que lui va réussir à faire. Il essayent quand même d'expliquer.

L'Élysée fait un communiqué disant qu'Emmanuel Macron va demander au président syrien que les responsables d'exaction soient jugés et tous les civils protégeus. Mais voulez que je vous dise les responsables d'exaction, ils sont membres du gouvernement de ce monsieur ? Non mais vous croyez sincèrement il y a des membres de l'État islamique, il y a des membres d'organisation terroristes qui sont visés par des mandats d'arrêts internationaux qui font partie de ce gouvernement.

Mais je et je ne peux pas imaginer un instant qu'Emmanuel Macron soit naïf. Je vois bien le coup politique qu'il essaie de faire de la Syrie, les chantiers le le voilà le BTP, j'en sais rien. Revel dans une place, il y a toujours quelqu'un qui essaie de se faire remarquer auprès de la maîtresse ou auprès des autorités.

Moi il me donne cette impression là Emmanuel Macron c'estàd oui Louis de Ragnell a raison. On a perdu pied et de quelle manière en Afrique où on a pris des coups de pieds au derrière chassés par les pouvoirs en place et en fait il essaie de dans une situation qui est inextricable. Je je mets de côté les exactions de ce monsieur.

Il y a pas de djihadiste repenti, mais la Syrie c'est tribal, c'est ethnique, c'est les minorités, c'est un puzzle. Et il me fait penser un peu Emmanuel Macron à sa visite au Liban. Voyez au Liban, il est arrivé après l'explosion du port de Beyouth et en gros, il a dit aux autorités libanaises du moment, il y avait pas encore de président parce que le président libanais était élu par l'Assemblée libanaise.

Il avait dit en gros, je vous donne 15 jours et quand je reviens hein, tout le monde au carré et je vais voir qu'une tête. Mais c'était ne pas connaître la complexité d'un pays comme le Liban. Ben, j'ai l'impression que par fausse naïveté ou par vrai égocentrisme en fait, il pense que lui tout seul ou presque va pouvoir résoudre la question syrienne dont certains disent, vous le disiez tout à l'heure Jeagnel, que on peut prévoir que la Syrie soit une sorte de nouveau Gaza.

Donc si vous voulez le renseignement américain dans une note qui a été envoyée à la France et et avec une crainte, c'est que donc la Syrie effectivement devienne le nouveau Gaza. Donc si Emmanuel Macron pense qu'il va convertir cette personne et il va en faire un chrétien évangéliste, je pense qu'on a que des coups à prendre de collatéraux à la suite de cette visite si ça se passe moyennement en fait compris sur le seul français bien sûr. Céline qui est la chré chef de la tranche me signale que le ministre de la justice si arien monsieur Al Wassi et prochari.

Voilà donc ça les choses sont très claires. Ils sont tous oui oui ce qui est très étonnant c'estir des relations la diplomatie par principe ça n'est pas on choisit pas ses interlocuteurs et ça n'est pas faire de la morale ou des concours d'élégance. En revanche, recevoir le président autoproclamé Al Chara en France.

On est dans un cran très très au-dessus du simple fait d'entretenir des relations diplomatique. Et c'est encore une fois de lubrice parce que vous parliez de d'égocentrisme ou de narcissisme. Oui, on voit un Emmanuel Macron qui est persuadé que la seule puissance de son verbe pourrait résoudre les conflits dans le mot.

Vous aviez raison de le rappeler euh pour le Liban, mais on l'a vu, souvenez-vous, juste après le 7 octobre où il avait débarqué alors à l'époque, il voulait créer une grande coalition contre le Hamas avant finalement de changer de pied et puis de se retourner un peu contre Israël en saignant plutôt au pays au pays arabes. Mais on voit bien que ce qui guide Emmanuel Macron bien souvent, c'est l'idée qu'il se fait de son image effectivement sur la scène internationale. Parce que là, ce qui est regrettable, me semble-t-il, c'est que en Syrie, l'interlocuteur, c'est la Turquie.

Vous aviez la Turquie, la Syrie est un forme de protectorat du régime Erdogan. Et si monsieur Alchara a réussi parmi les différents mouvements rebelles à lui s'imposer, c'est parce que il y avait le soutien de la Turquie et il a profité aussi de la faiblesse de la Russie à ce moment-là. Mais l'interlocuteur, c'est Erdogan.

Celui qui fabrique les passeports en Syrie, qui gère les services publics, ce sont des fonctionnaires turcs parce qu'il y a un projet néooman de reconstitution de l'Empire ottoman. Donc c'est de toute façon totalement de prendre monsieur Alchara comme interlocuteur légitime puisque il n'est même pas en mesure de délivrer des promesses si fait qu'il en fasse à monsieur très envie de parler làdus. Vous avez raison de rappeler que il a un ministre procharia comme évidemment lui aussi l'a vu quand il est il a refusé de serrer la main à l'homologue de Jean-Noel Barreau.

Enfin il y avait Jean- Noël Barreau ministre d'affaires étrangères français. Il y avait la ministre allemande il refusait de serrer la main. Enfin euh évidemment qu'ils sont tous prochari mais il faut le rappeler parce que quand les talibans sont revenus en Afghanistan, on nous a dit les talibans ont changé.

C'est quasiment des talibans w des talibans gay friendly et puis effectivement des talibans inclusifs et puis effectivement ils ont caché les femmes, ils les ont interdit ils les ont interdit de de de faire à peu près tout tout. et il en va de même pour euh ce monsieur qui nous fait croire qu'il a changé parce qu'il a mis une cravat et un costume. Et les service américain nous rappelle comme le rappelait Louis que évidemment il n'a pas rompu euh euh l'islamisme.

Donc euh Emmanuel Macron, moi je ne pense pas qu' qu'il ait la prétention de régler à lui tout seul ce qui se passe en en Syrie. Il veut faire un coup il veut faire un coup médiatique. Voilà, on en parle, il va être le premier le premier déjà à recevoir ce sinistre personnage.

Alors, je note demain qu'il y aura le chancelier allemand à Paris et le leader syrien j'espère pour eux qu'ils ne se croiseront pas parce que évidemment mais attendez, je pense qu'il va il fait une visite en Europe, une tournée en Europe le président Syrien. Donc il va faire d'autres pays peut-être. Très bien.

Très bien. Voilà. Mais on est c'est la France qui qui débloque d'ailleurs la situation.

Et donc on va recevoir demain un islamiste à l'Élysée alors qu'il y a des massacres de chrétiens qui sont toujours en cours en Syrie et de Drus des massacres de des massacres de chrétiens des massacres de de Drus des massacres de tous ceux qui ne respectent pas la chari enfin en tout cas qui ne rentrent pas je pense aux homosexuels et cetera on a un président de la République qui ne cesse de marteler le droit international tout le droit international rien que le droit international national mais là on fait lever finalement les sanctions sur cette sur cette personne. LFI se régale. Moi je suis atterrée.

Je je ne sais ils vont peut-être lui proposer une investisse. Pardon vous dis pour pour les Français pour pour nous en fait on ne comprend absolument dans la période que nous traversons de tristesse. C'est incompréhensible.

Nous avons perdu des compatriotes lors du 7 octobre et on reçoit maintenant cette personne là demain à l'Élysée et après-demain, qu'est-ce qu'on va faire ? On va célébrer le 8 mai 1945 et la lutte la victoire contre le nazisme. Ça er Crevel, il y a un petit quand même côté économique, j'imagine.

On sait que la la Syrie a été complètement détruite. Le coût de la reconstruction estimé à 900 milliards de dollars. Il y a des marchés à prendre.

C'est ce que veut faire Emmanuel Macron. Bah peut-être oui, peut-être que derrière non mais c'est bah vous savez la guerre c'est les peuples qui les qui qui la supportent et c'est les groupes de reconstruction qui font des bénéfices. C'est comme ça.

Et puis les marchandes en fait hein. Mais enfin dans ce qui est dit dans le communiqué que vous avez lu tout à l'heure puis que j'ai lu en fait c'est pour rappeler au président syrien les droits et cetera. Il y a pas de volet économique d'annoncer, mais j'imagine euh que il faut alors avec quel argent on reconstruit euh la Syrie euh en partie dévasté.

Je ne sais pas. L'Ukraine, on voit l'Ukraine, on voit l'Ukraine, on voit comment c'est en train de se diler entre amé les minerais ukrainiens versus la protection. Ce que fait Trump aussi au Congo d'ailleurs hein, il met la main sur les minerais du Congo.

Non mais c'est pas Daesh le Congo. Ah mais non mais non mais il prennent non plus dans presque en train d'avaliser le fait que bon bah il y a une opportunité économique donc on peut investir demand s'il y avait un volet économique un volet économique après une écl condamnés pour avoir justement travaillé en Syrie du temps du temps de l'État islamique. Je pense que les grands groupes en question, notamment les groupes de BTP, ils réfléchiront à deux fois avant d'y aller parce qu'il y a quand même une relative insécurité juridique autour de la nature de ce régime.

Oui. sécurité. Je pense pas que ce soit le premier sujet qui vont ni le deuxèv

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