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interviewSud Radio (sur YouTube)· 3 juillet 2025 44 min

Les Vraies Voix qui font rouler la France - Émission du 3 juillet 2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

progrès entre sécurité et innovation. D'abord le débat de société une conductrice de 84 ans comparaît cet après-midi. En tout cas comparaissait à la à la Rochelle pour homicide involontaire.

Elle roulait à contesens. Une fillette à vélo a perdu la vie. Faut-il instaurer une visite médicale obligatoire pour conserver son permis ?

Faut-il oser une réforme de fond ? On va en débattre dans quelques instants avec Rémy Jousom, président de de l'autom club des avocats et Karima Deli qui est ancienne présidente de la commission transport et parlement au Parlement européen. Puis cap sur la transformation du parc automobile.

C'est le métier de la semaine, le rétrofit tout comment donner une seconde vie électrique à nos voitures thermiques et également à nos camions et nos bus. aujourd'hui avec Jean-Jacques Serrafésident de la branche Rétrofit chez Mobilience et Rétrogaz, une entreprise qui rétrofite les moteurs diesel. Sa fondatrice Ifénie Enounou nous racontera son aventure entrepreneuriale et industrielle.

On vous souhaite la bienvenue. On est ensemble jusqu'à 20h. Les vraies voix sud radio et notre auditeur Luc de Lesson est avec nous.

Bonsoir Luc. Bonsoir Luc. Bonjour Cécile.

Bonjour Philippe. Vous êtes dépanneur. Quelques petits conseils à donner pendant juste à l'aube de ces départ en vacances ?

Et ben écoutez, c'est c'est de faire une petite visite chez son garagiste avant de partir avant de partir en vacances. Ça c'est pas mal pour aller faire quelques petits contrôles. Alors les petits contrôles, c'est pas grand-chose he c'est de vérifier l'état des pneus, la pression à froid pour éviter que que les pneus ils explosent quand on part en vacances.

C'est un peu embêtant. euh faire vérifier son circuit de refroidissement là, surtout avec les gros chaleurs qu'on a eu, c'est de vérifier que le circuit de refroidissement soit bien propre et puis à niveau et que le le ventilateur se mette bien en route euh pour bien refroidir parce que s'il y a des embouteillages, bah c'est là que le petit problème peut arriver. Euh et puis voilà et puis en profiter si la clime a pas été vérifiée depuis un petit moment, c'est de faire vérifier son sa climatisation et faire recharger la clime si euh si elle en a besoin, si la clime est pas est pas trop trop efficace.

Voilà, c'est un petit peu des trucs un petit peu simples et qu'il faut faire voilà qu'il faut faire pour partir avant partir. Un petit mot aussi sur les dépanneur sur l'autoroute et ça ce sont bien entendu à votre endroit vous dépanneur de faire très attention aux agents qui sont sur les autoroutes et quand vous voyez un dépanneur décalez-vous à gauche s'il vous plaît. Exactement.

Ouais. C'est respecter le corridor de sécurité. C'est très très important pour nous et pour tout ce qui est les patrouilleurs autoroute et les les gens qui interviennent sur le bord de la route.

Et et Luc, vous qui êtes dépanneur, quelles sont les panne les plus fréquentes en période d'été que vous avez sur les routes ? On est responsable. Non, il y a pas trop.

Non, il y a les problèmes de de les problèmes de chauffe moteur là qui peuvent être qui peuvent arriver là quand il y a des des périodes comme ça qui sont un petit peu chaudes. Et les batteries aussi, les batteries aiment pas les alors les batteries aiment pas le froid mais ils aiment pas du tout le saut non plus. Donc ils aiment pas les les différences de température importantes.

Donc les batteries, ça arrive que les les batteries quand il fait chaud comme ça que les les batteries lâché. H bon en tout cas merci beaucoup pour ces ces bons conseils. C'est vrai, faites attention sur la route et n'oubliez pas de vous arrêter bien entendu.

On vous donne des conseils toujours les mêmes de boire et de vous arrêter assez régulièrement et en plus aujourd'hui les routes françaises quand même sont fournies en activité même sur les les stations services. Merci beaucoup Luc pour tous ces bons conseils. Vous restez avec nous, on est ensemble jusqu'à 20h.

Sud Radio, Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai. Sud Radio, parlons vrai. 9h20h, les vraies voix qui font rouler la France.

Les vraies voix qui font rouler la France. Alors, on parle de plein de sujets ici et vous le vous le savez. Et on va revenir Philippe sur ce procès de cette octogénère qui malheureusement a percuté une jeune enfant.

Oui, en roulant à Contesens, c'était un groupe d'enfants à vélo Margaot 10 ans. Il a perdu la ville. Processe s'est tenu cette semaine à La Rochelle.

Un procès dans lequel la conductrice n'a montré aucune empathie pour les victimes et pour lequel on ne sait pas. La chauffarde ayant poursuivi sa route après avoir percuté les enfants si elle était réellement victime ou pas d'un malaise au volant. Une prévenue à la santé fragile sujette au malaise a priori un procès qui pose nombre de questions que ce soit le permis de conduire à vie ou à repasser régulièrement.

La visite médicale pour contrôler les aptitudes et à quel âge et à partir de quel âge les conséquences d'un retrait pour les personnes âgées ? Dans cette affaire, le ministère public a requis 4 ans d'emprisonnement avec surcis 5 ans d'interdiction de délivrance du permis de conduire et 200 € d'amende. Le verdict sera connu le 22 juillet.

Et puis nos invités pour en parler hein débattre. En tout cas, Réy Josa est avec nous, président de l'automune club des des avocats. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation.

Et puis Karim Delli, ancienne présidente de la commission transport du Parlement européen. Bonsoir, merci d'être avec nous. On on va commencer avec vous Rémy Jome.

Euh est-ce que vous vous êtes aujourd'hui dans l'état actuel de de de du permis, est-ce qu'il y a des aménagements à faire ? Est-ce qu'il faut une révolution finalement sur ces permis ? Bon, les euh seniors euh ne représentent pas une source d'insécurité routière d'une manière générale.

Euh, il y a certes d'effets divers dramatiques avec euh des seniors et puis avec des personnes qui ont des pathologies euh qui vont euh notamment euh euh perdre connaissance, qui vont euh avoir des des pathologies impliquant un accident mortel ou corporel. Donc oui, il y a un sujet euh là où je m'oppose moi à l'idée, c'est de d'instaurer d'une manière générale pour tout le monde une visite médicale d'aptitude parce que on a d'une part l'arsenal répressif et préventif qui permet de le faire aujourd'hui. Alors peut-être qu'il faut l'améliorer et faire participer des médecins par exemple.

Euh mais je pense une visite médicale qui veut dire quoi qui sur sur quoi par exemple concrètement aujourd'hui le préfet a déjà la possibilité il a déjà l'autorité de soumettre toute personne à une visite médicale. Et ça existe mais sur quoi ? Sur quels critères en fait ?

Alors, ce sont des critères, j'allais dire alors ce sont des critères de dénonciation d'abord. C'estàd que lorsqu'il est informé par un/ tiers, par une autorité policière ou judiciaire par exemple, il peut soumettre et j'ai des clients qui sont soumis à des contrôles et les contrôles, ce sont des contrôles psychotechniques, ce sont des contrôles médicaux avec des commissions médicales et il y a, contrairement à ce qu'on laisse dire, il y a bien des interdictions de conduire définitif parfois et peu importe l'âge pour certain nombre de personnes et en raison soit bah de leur pathologie, soit de leur âge avancé. Donc ça existe.

Maintenant que le système ne soit pas parfait, ça je pense qu'effectivement tout n'est pas parfait mais moi je je très clairement je ne veux pas d'une mesure générale et absolue. On a avec nous Karima Delli, ancienne présidente de la commission des transports du Parlement européen. Bonsoir Karim Delli.

Bonsoir. Bonsoir Sud Radio. Quand on voit ce drame de La Rochelle dont qu'on a recontextualisé il y a quelques instants, a priori la conductrice avait des problèmes de malaise.

Est-ce que laisser conduire des gens qui ont des problèmes de malaise, ce n'est pas mettre la vie d'autrui en danger ? Ben, le problème que nous avons, c'est que c'est de mettre en péril sa propre vie et celle des autres. Donc, c'est le double effet qui se coule et nous ne pouvons pas nous le permettre.

C'est la raison pour laquelle moi j'ai porté notamment au niveau européen le fait que nous ayons une visite médicale tous les 15 ans, donc le renouvellement du permis. Hop, on a également une visite médicale. Cette visite a lieu déjà dans 14 pays européens.

Selon les pays, on va avoir des obligations selon l'âge. L'Italie, par exemple, à partir de 55 ans, vous l'avez tous les 5 ans. C'est beaucoup plus contraignant.

Cette mesure, elle vise à rentrer dans une dynamique puisque je rappelle que nous avons aujourd'hui au niveau européen 20000 morts sur nos routes, mais aussi nous avons un mort est égal à 7 blessés de grave. cette blessé grave, ce sont des drames humains dont les familles ont déjà beaucoup de mal à s'en remettre. Donc vous voyez cette mesure de la visite médicale, c'est un petit peu ce qu'on défendait il y a encore 20 ans avec la ceinture de sécurité.

Ici, c'est une deuxième ceinture de sécurité, c'est véritablement pour sauver des vies. Moi, je ne suis pas là pour embêter les gens. Je suis vraiment là pour sauver les vies et je tiens à vous le dire d'une manière assez ferme.

Je tiens aussi à penser notamment à la famille de cette jeune fille qui aujourd'hui sont dans un dans un vide juridique parce que tout le monde le dit très bien. Il y aurait eu cette possibilité de voir si l'aptitude était actée. Peut-être que ce drame n'aurait pas eu lieu.

Remy Jum. J'entends tout cela. Évidemment, on est tous orientés vers une meilleure sécurité routière.

Le premier constat, c'est que certes dans d'autres États, c'est mis en place en Europe, simplement ça ne marche pas. C'est-à-dire qu'en réalité, les chiffres n'ont absolument pas infléchi en matière de sécurité routière et tout le monde le constate. D'autre part, alors c'est pas étonnant les associations de conducteurs, mais même les associations de prévention routière, même les médecins spécialisés dans le l'âge avancé et même le conseil national de sécurité routière.

Donc si vous voulez, il y a quand même un nombre de personnes qui ont réfléchi à la question. Même les experts du Conseil national de sécurité routière ne veulent pas de ce dispositif. Il privilégient d'autres pistes et notamment et et je suis je suis pas opposé euh la participation du médecin.

Le médecin c'est le confident et le médecin souvent il est écouté, il est entendu par la famille, par le patient. Et aujourd'hui euh à tort ou à raison, le médecin euh il se réfugie malgré lui derrière le secret professionnel, secret médical pour ne pas alerter. Là, il y a peut-être effectivement une piste et et peut-être une une réforme à engager.

Mais encore une fois, si voyez, moi j'ai un dossier actuellement d'une personne d'un certain âge qui a passé la visite médicale parce qu'elle a été, j'allais dire dénoncée, elle a fait la visite médicale et quelques et donc avec l'aptitude, elle a pu légendre le volant et quelques semaines après, elle a eu un accident mortel. Donc en fait, vous pouvez mettre en place pour un tiers. Alors évidemment, on dira que c'est son grand âge, d'autres diront que c'est autre chose.

Vous savez, l'erreur humaine, ça ça arrive. L'erreur d'appréciation, ça arrive. Il y a pas besoin d'un d'un âge avancé.

La pathologie, la crise cardiaque, il y a pas d'âge. Même si les plus anciens évidemment peuvent être plus confrontés à cette problématique là, mais c'est pas parce que vous mettrez en place une visite médicale que vous allez nécessairement et automatiquement euh éliminer le risque routier d'une part. Et puis d'autre part, qu'est-ce que l'on fait de tous ces gens ? qui ne pourront plus conduire demain d'autonomie.

C'est une perte d'autonomie. C'est une c'est un une exclusion sociale. Alors, j'entends oui, on mettra en place des transports, ceci, cela.

Mais bah, tout ça, ce sont des beaux mots. Mais la réalité concrètement, aussi dure que cela soit à le dire, ce n'est pas un fait de société. Encore une fois, aujourd'hui, vous avez plus de risque de mourir sur la route parce que quelqu'un roule trop vite, parce que quelqu'un est alcoolisé, parce que quelqu'un transgresse les règles du code de la route.

Moi, dans ma clientèle, j'ai pas de seigneor. C'est j'ai pas de seigneur alcollisé, j'ai pas de seigneur sous stupe, j'ai pas de seigneur qui téléphone au volant. Les seigneurs ils conduisent rarement sinon jamais la nuit.

Ils respectent scrupuleusement le code de la route. Donc dire "On une visite médicale mais ça ne ça ne concerne pas que les seigneurs." La réalité, c'est que c'est évidemment eux qui vont être stigmatisés principalement.

Il y a une forme de discrimination évidemment. Alors oui, à Paris, c'est peut-être simple ou dans les grandes villes de d'interdire à quelqu'un de conduire, mais quand vous vivez à la campagne, on a vu on a vu les 80 kmh ce que c'était hein. C'est le monde rural qui s'est révolté.

Et ben le monde rural, il a besoin de conduire. Alors, je dis encore une fois, attention, je ne dis pas qu'il y a pas de sujet. Je dis simplement moi je ne veux pas d'une mesure générale absolue administrative tout le monde dans le même filet.

Je pense que c'est pas adapté. Karim Delli, il y a quand même une question qui se Oui, allez-y. Carine, si vous voulez réagir, réagissez.

Oui, je vais d'abord dire ce n'est pas une mesure contre les personnes âgées, c'est une mesure pour tous. On peut avoir des problèmes de vue à 20 ans et une excellente une excellente vision à 80. On n'est pas égau vis-à-vis de la maladie, vous voyez.

Donc, une visite médicale, c'est comme une deuxième ceinture de sécurité, je vous le dis. Et cette mesure médicale commencerait dès l'obtention du permis. Ça c'est la première chose.

La deuxième chose, ce n'est pas une mesure restrictive, c'est une mesure préventive. Nous passons tous des visites médical pour faire du sport, pour travailler. Le fait pour soi, mais pour s'assurer de notre bonne santé.

Il y a même des métiers pour lequel c'est une obligation. Vous voyez ? Et ensuite, je tiens à vous le dire parce que il y avait un petit peu quelque chose de discriminant.

Ce n'est pas la fin du du permis, c'est un geste simple, rapide, presque banal à tous les 15 ans de permettre un mouvement de renouvellement de son permis. Donc, je voulais remettre à plat quand même ce phénomène. La deuxième chose qui moi me paraît importante, c'est qu'est-ce qu'on appelle une médicale ?

En fait, c'est un simple test de vue, d'oui, de réflexe pour toutes et tous. Vous voyez, on a cette volonté aujourd'hui de dire que c'est une mesure de bon sens. Donc chacun peut comprendre l'utilité de et l'importance de cette mesure.

Et enfin, par rapport aux mesures de mobilité, monsieur, je tiens à vous le dire en tant que un peu expert des mobilités, vous savez les personnes âgées ceux qui sont dans la précarité de mobilité, on n même pas encore cette visite médicale. Ils connaissent déjà des problèmes notamment de mobilité. Ce n'est pas la visite médiale qui doit qui doit endosser toutes les responsabilités du faible engagement des pouvoirs publics de mettre à disposition notamment des mobilités processus et notamment dans le monde rural.

Alors c'est pourquoi nous avons fait une proposition de loi où quasiment tous les partis politiques sont d'accord. Nous voulons un véritable débat parce que justement monsieur vous pointez les les faits que certaines personnes n'ont pas accès à la mobilité dans le cadre de la loi. Nous nous porté la plus grande plateforme des mobilités pour montrer qu'il y a déjà des bonnes pratiques qui se font dans le péri urbain et dans le rural et ça marche.

Et ensuite faudrait arrêter de culpabiliser les familles. Vous savez, tout à l'heure, vous avez dit, on n'est pas là dans un ae de dénonciation mais bien sûr qui est prêt à dénoncer son père, sa mère, sa grand-mère pour pas qu'elle conduise ? Personne.

Donc ce n'est pas c'est pas famille d'avoir cette responsabilité de Non, non là non. Karim Delli, pardon de vous le dire. C'est pas parce que si si l'un de vos parents vous sentez qu'il peut plus conduire, c'est pas de la dénonciation, c'est justement de la prévention.

C'est de faire attention. Quelqu'un tout à l'heure sur votre plateau a parlé de dénonciation notamment par rapport au préfet. Alors d'une part, je peux vous le dire, moi je connais les gens qui ont saisi le préfet, ça n'a jamais marché.

Et la deuxième chose c'est que certains des médecins parfois justement ont une relation véritablement de confiance. Il faut du temps pour installer le fait que certaines personnes ne pourront pas conduire. Et ça c'est bien aussi de leur dire c'est d'abord aussi pour elle.

Mais Karimelli, ça veut dire que pardon de vous couper Karim Mardelli, mais ça veut dire que si un membre de votre famille ou un très proche, vous sentez qu'il est plus apte à à conduire, vous le laisserez conduire. Vous alerteriez pas quelqu'un pour dire "Bah là, il y a il y a un souci, il faut qu'on trouve une solution." Je ferai tout.

Je ferai je ferai tout pour que justement je puisse dire qu'il faut pas conduire, mais je ne vois pas pourquoi nous laissons cette culpabilité aux familles alors que la loi est là. Alors alors que la loi est là, la loi pourrait changer et pourrait dire suite à une visite médicale, l'aptitude n'est pas là. Malheureusement, telle et telle personne ne pourront pas conduire.

Et je j'attire votre attention sur le fait que ça n'est pas seulement aussi des personnes âgées parce que vous êtes en train de pointer le fait qu'il y a des personnes âgées certes, mais il y a aussi d'autres publics sur lequels il va falloir aussi travailler. Allez R, les autres publics sont déjà concernés. On a 120 pathologies environ qui sont concernées et qui sont euh étudiées, contrôlées par les préfectures.

Donc ces gens-là qui ont du diabète, ces gens qui ont des problèmes de vue, ces gens-là sont déjà contrôlés, ils ont des permis limités dans le temps. Donc moi, ce qui m'embête, c'est que j'ai l'impression que on est en train de de d'infuser dans l'esprit des gens qui a rien aujourd'hui, qui a absolument aucune mesure et que c'est voilà, chacun fait ce qu'il veut. Mais c'est pas le cas.

Il y a déjà aujourd'hui un contrôle un cadre réglementaire. Encore une fois, il est peut-être pas parfait mais je ne veux pas d'une loi générale. Mais Ry Jos, pardon, je vous coupe Philippe, il faut aussi compter sur l'espérance de vie qui aujourd'hui bah s'allonge hein, soyons clair.

Je moi je vois des gens de 90 ans là où je dans ma campagne qui conduisent. Donc faut bien à un moment donné se dire à quel moment tout ça s'arrête. En fait, ben c'est ce que les pouvoirs publics ont considéré être comme la meilleure politique à ce jour, c'est-à-dire l'autocontrôle et l'auto-interdiction.

Quand ce n'est pas possible, je dis peut-être donc là avoir une réflexion sur le rôle du médecin traitant. Et puis moi je suis désolé, j'ai effectivement été consulté par des familles qui ont besoin d'interdire à leurs proches de conduire. Qu'est-ce qu'ils font ?

Ils prennent les clés, ils enlèvent la batterie et en réalité quand on veut alerter les pouvoirs publics, ça fonctionne. Il faut pas croire la voiture électrique hein. La voiture sans permis.

Oui, bien sûr, mais il faut pas croire non plus que les pouvoirs publics n'articulent pas les textes. Ce n'est pas vrai. Les préfectures agissent en en conséquence.

Karimelli, c'est pas la première fois où il y a ce type de drame et on a quelque part un sentiment que ça bougera jamais parce que c'est les personnes âgées, c'est des retraité qui sont les bataillons lourds le jour des élections parce que c'est la catégorie qui vote le plus et que quoi qu'il arrive, on peut pas prendre un tel risque électoral. Pardon. Est-ce que c'est pas un peu une triste réalité ?

Non, c'est pas une triste réalité parce que moi je me j'ai fait confiance aux Français et dans toutes les enquêtes, les Français à plus de 60 % sont d'accord pour cette visite médicale parce que ils veulent protéger notamment des vies, ils veulent protéger la vie des des leurs. Ça c'est la première chose. Je rappelle tout à l'heure vous avez dit oui mais euh il y a déjà des dispositifs.

Bah il y a des dispositifs qui par exemple 40 % des Français qui devraient mettre leur leur leurs lunettes pour conduire les mettent pas. Alors comment on fait ? Voyez, voyez.

Et donc les chiffres comme ça, je peux vous en sortir à l'appel. Nous ce que nous disons aujourd'hui, c'est que ce débat doit avoir lieu très vite à à à l'ordre du jour de l'Assemblée. On aura une proposition de loi et je remercie vraiment Sud Radio parce que vous nous permettez de débattre et je n'aime pas le fait que vous dites que ce soit des faits divers.

Aujourd'hui, malheureusement quand on regarde, il y a un accident par semaine qui est fait à ce qui est dû à l'aptitude de conduite. Donc merci S Radio et merci à vos auditeurs aussi de vous mobiliser parce que du jour au lendemain ça peut arriver à n'importe qui. On dit pas du fait nous on a dû débat de société débat de société ou c'est pas pareil.

Non mais vous voyez là typiquement on a on a typiquement qu'on a ce débat et je voudrais vous dire aussi que moi j'ai j'ai le cœur serré quand je parle de ce débat parce que tous ceux qui m'entourent je pense à l'athlète et cette grande dame qui s'appelle Pauline des roulette vous voyez qui qui malheureusement aujourd'hui et elle s'est vu arracher sa jambe parce que justement un conducteur de 90 ans ne savait plus conduire et ben je peux vous assurer qu'elle l'a accompagné aussi cette personne et lui-même avait disent que et ben il il y aurait eu un une médicale et ben peut-être que ce serait pas arrivé. Pense aussi à d'autres comme Florine Florine si tu voilà je pense qu'elle m'end ce soir je voudrais lui dire que sa maman qui est qui est décédé juste devant chez elle vous voyez qu'un conducteur 80 ans l'a pris pour un conteneur c'est pas possible et tous les jours et et le cas et le cas qu'on a aujourd'hui en justice ce n'est pas ce ne sont plus aujourd'hui juste des faits d'hiver aujourd'hui ça se multiplie et vous avez un petit peu des choses c'est que si on ne fait rien ça va s'accélérer oui Donc moi, je préfère de l'arme et dire que c'est une mesure de prévention les grands temps de sauver des vies. Merci merci beaucoup.

Le mot de la fin peut-être vite Oui, rapidement, c'est Non, je suis désolé, ce sont heureusement fort heureusement des faits isolés, aussi dramatique soit-il évidemment et là maintenant, on nous sort d'un accident par semaine. Chiffre qui n'est absolument pas documenté et fort heureusement, on est loin d'avoir ce genre de situation. Par contre, ce sont des dossiers qui sont très médiatisés, ça c'est tout à fait normal.

Mais encore une fois, je ne crois pas que ça soit une priorité dans le cadre de la protection de des des conducteurs et et de lutte contre l'insécurité routière. Merci beaucoup Réy Jon, président de l'autom club des des avocats et merci beaucoup Karim Adelli, ancienne présidente de la commission de transport et au Parlement européen. Allez, vous restez avec nous dans un instant, on va vous parler rétrofit.

Qu'est-ce que ça veut dire ? Et ben vous allez voir dans un instantitant Sud Radio Sud Radio parlons vrai parlons vrai Sud Radio parlons vrai. Et ce soir nous sommes avec Frédéric Macaré bonjour bonjour.

Bonjour. Vous êtes maire de Saint-Quentin présidente de l'Aglo de du cantinois et on est ravi de vous vous accueillir vice-présidente des villes-def et là vous êtes à l'occasion du congrès de de Libourne. Madame le maire on parle de décarbonation des mobilités.

C'est un enjeu aujourd'hui euh pour les les villes, les grandes villes, mais petites villes aussi euh et et moyennes villes aussi. Oui, tout à fait. Donc euh on y travaille beaucoup euh par plusieurs dispositifs.

Euh d'abord le développement des stations euh électriques, euh aussi par le développement des usages de véhicules propres avec notre partenaire Transv. Et donc euh oui, on a plusieurs projets qui sont en route. Donc sur les stations aujourd'hui, on a 130 stations euh dont 27 qui sont publiques.

Euh donc au départ, on avait un un modèle vraiment de station publique et je pense que dans le futur, on partira sans doute avec du partenariat sur l'occupation du domaine public pour essayer d'avoir un effet masse sur le territoire et qu'il y ait la plus grande disponibilité possible pour les usagers. Alors, où en êtes-vous en terme de borne de recharge dans la ville ? L'agglomération, ça se développe bien, y compris chez les particuliers, dans les résidences et cetera.

Alors, ça dépend en fait des des situations sur l'habitat. Quand on est sur de l'habitat neuf, il y a des obligations. Quand on a des maisons qui sont en pied de rue, c'est pas si simple que cela si on a pas de de garage.

Donc il a des systèmes hybrides. Dans un premier temps, c'était plutôt la collectivité avec son syndicat départemental qui cofinançait. Mais c'est un coût extrêmement important.

Donc on peut pas non plus avoir un effet masse suffisamment. C'est pour ça que le partenariat PL nous intéresse également. Euh comment est reçu en fait le côté voiture électrique à Saint-Centin ?

Est-ce que on y adhère assez facilement ? Alors non, c'est encore c'est c'est c'est encore pas complètement développé pour plein de raisons parce que il y a l'achat du véhicule qui est cher pour la question de l'autonomie. Euh donc on a euh des ventes de véhicules électriques qui sont en en probation.

Euh mais en revanche, je pense qu'on a encore beaucoup de public très attaché à sa à sa voiture thermique qui fait un petit peu de route. Donc tout ça c'est des cheminements aussi de raisonnement et de sensibilisation qui sont pas je dirais naturels au départ et qu'il faut accompagner. Alors, il y a une chose aussi qui est importante.

Vous avez dit que l'électrification, ça prend du temps, mais est-ce que l'hybridation, parce qu'il y a pas mal de voitures hybrides, ça prend un peu plus vite ? Oui, je pense qu'on a quand même maintenant pas mal d'achats qui se font de cette de cette façonlà, mais là aussi tout est question d'autonomie. C'est pas si simple au quotidien en fonction de son usage.

Ce qui est sûr, c'est que sur les flottes automobiles euh qui sont des flotte automobile d'entreprise, les choses se font parce qu'il y a des obligations légales par rapport à ça. En revanche, pour le particulier, je pense qu'on y passe assez facilement quand on est en deuxè véhicule. En premier véhicule, peut-être qu'il y a pour des gens qui ont une conviction ou les moyens de pouvoir y passer.

On sait que pour les communes, les budgets sont plutôt c'est sont plutôt serrés. Les investissements privés comme station E, les avantages pour les les usagers et et la ville, c'està-dire que ça ne coûte rien à la ville, mais ça rapporte un service hyper intéressant. Oui, tout à fait.

Je pense que c'est comme ça que ça pourra avancer parce que peu de collectivité auront les moyens de déployer des bornes partout. Alors, on a déjà des partenaires économiques, hein, sur leurs espaces privés qui euh mettent en place des bornes à disposition euh de leur clientèle. Donc ça, ça se développe beaucoup.

Mais euh le fait d'avoir des stations qui soient aussi euh sur euh une hybridation de domaine public avec une mise à disposition ou une location, ça me semble être la voix euh qui serait la vraie générale. Merci beaucoup euh madame madame le maire Frédéric Macarré, maire de Saint-Quentin et présidente de la Glo de Saint-Centin, vice-présidente de ville de France à l'occasion du condit de Libourne. Sudradio, station multiservice vous a été présenté par les Bornes électriques station E et son badge universel pour des usagers libres et heureux.

Information et conditions station avec un s-.com et c'est l'entreprise de la semaine. On parle de Rétrogaz avec notre invité Ifénie Engunou qui est fondatrice de Rétrogaz.

Bonsoir, merci d'avoir accepté notre invitation. Bonsoir sur radio. D'abord, qu'est-ce que comment est né cette entreprise ? parce que c'est intéressant de se dire que enfin des femmes dans l'entreprise entrepreneur et et qu'est-ce que vous proposez comme service ?

Alors, l'idée de départ vient d'une contrainte personnelle et j'en ai fait un projet d'entreprise. Euh et la contrainte, c'est que j'ai un diesel comme des millions de gens en France puisque c'est on l'a poussé la première motorisation encore. Voilà, exactement.

Et euh et depuis quelques années effectivement on diabolise le diesel et la seule solution aujourd'hui proposée c'est la casse. Et moi je trouvais que c'était totalement écoide de jeter euh un véhicule à la CSE à l'heure du réparable où l'ADEM prône effectivement rénovation réparation et je me suis dit bah il y a peut-être quelque chose à faire et pourquoi est-ce qu'on ne verdirait pas également les véhicules ? Alors, on quand on parle rétrofit, on va le faire tout à l'heure d'ailleurs avec Mobilance, on pense rétrofit électrique.

Vous différent, vous rétrofitez des véhicules diesel au gaz, au GPL donc a priori, mais on va rentrer dans les détails. Comme dirait Michel Chevallet, comment ça marche ? Effectivement, alors moi j'ai fait un clin d'œil par rapport au au rétrofit.

C'est pour ça que j'ai appelé mon entreprise Rétrogaz pour dire que nous on est vraiment dans le dans le dans le gaz. Alors, comment ça marche ? que vous nêtes vous n'êtes pas dans le rétroviseur, c'est pour ça.

Voilà. Exactement. Alors, comment ça marche ?

C'est tout simple. En fait, on est vraiment dans la rénovation, le recyclage pur, c'estàd qu'on enlève absolument rien du véhicule. Voilà, même pas une vis.

En fait, on vient créer un système parallèle à côté dédié au gaz. Et le supplément d'âme réside dans euh le fait qu'on va venir leurer le moteur diesel en lui faisant croire qu'il roule 100 % gazoile alors qu'en fait on intercepte l'information, on la coupe et on injecte du gaz. Gaz.

Voilà. Ça ça veut dire que euh comme à l'époque, il faut une bombonne euh quelque part dans dans alors effectivement le système parallèle, il vient avec un jeu d'un deuxème réservoir, un des injecteurs gaz et un deuxème calculateur gaz. Et c'est ce calculateur qui va venir commander le premier calculateur gasoil, calculateur d'origine.

C'est vous qui avez mis ça au point ? Vous êtes inspiré de la technologie GPL où on a un deuxième réservoir à côté du sifon à essence, bah vous avez un sifon pour pour le GPL. C'est c'est ça a été votre modèle de travail au départ.

Voilà. Exactement. C'estàd que moi, venant d'un constructeur automobile, donc on peut dire vous avez fait toute votre carrière entre PS PSA et Renault, c'est ça.

Voilà, exactement. Donc du coup euh j'ai pensé masse parce que je me suis dit pour que ça marche, il faut que ce soit adressable au plus grand nombre, quelle que soit la marque, quel que soit le kilométrage et quel que soit l'âge du véhicule. Une fois qu'on a dit ça, euh on se dit maintenant il faut que ce soit accessible financièrement parce qu'en fait l'écueil du véhicule électrique.

Donc moi je me positionne sur parce qu' profite il coûte trois fois le prix de la voiture, c'est pas la peine. Voilà. Alors moi je suis pas contre l'électrique, c'est pas une Moi je suis dans une phase transitoire, c'est En attendant le tout à l'électrique.

Ouais. Euh comment on fait pour mettre un pied dans la transition énergétique et écologique ? Là pour le coup, on est vraiment dans la transition, c'est ça parce qu'on a tendance à oublier.

Exactement. Et donc du coup effectivement je je me suis dit il faut une innovation frugale. C'est-à-dire que on part de quelque chose qui existe.

C'est ça en fait le sens étymologique de l'innovation. C'estàdire c'est on améliore l'existant. soit par l'usage, soit par une voiture augmentée quoi.

Voilà, exactement. Euh et donc du coup, j'ai regardé en France et hors hexagone qu'est-ce qu'il se faisait et je suis partie du de la technologie qu'on faisait pour l'essence puisqueon a un constructeur notamment en France qui fait en première monte des véhicules hybrides essence GPL. Et donc là, je me suis dit bah pourquoi ne pas faire la même chose pour le diesel ?

Et donc j'ai regardé hors hexagone, il se trouve que c'est une technologie qui existe depuis plus de 10 ans. Le couple diesel GPL, ça marche. Simplement, ça avait pas été validé en France pour le procédé d'injection et pour la proportion.

Là, aujourd'hui, c'est certif, c'est certifié. Donc, alors moi je suis fière de dire que nous avons travaillé main dans la main avec le ministère à transition écologique qui a validé notre procédé effectivement et on a un arrêté qui encadre notre activité. Vous l'avez dit, le diesel ça a duré pendant des décennies en France.

Est-ce qu'on peut rétrofiter tous les moteurs les vieux moteurs à injection indirecte et les moteurs plus récents à injection directe avec ou sans R commune, on peut rétrofiter tous les moteurs diesel ? Alors euh oui, notre solution est universelle et je vous dirais que c'est comme pour la cuisine, plus le véhicule est ancien et meilleur c'est c'est comme les vieilles marmites. C'est terrible. me par me parler de cuisine à 19h41 après avoir dit le mot frugal, c'est une torture.

Elle vous a parlé, elle a parlé de vieilles marmite en vous parlant. C'était pas déjà, elle vous connaît bien. Mais je suis pas sour comme un pauvre.

Est-ce que Est-ce que on l'adapte à tous les véhicules parce que est-ce que quand on a une petite voiture diesel puisqu'il faut mettre un autre réservoir, est-ce que c'est possible quand même ? Alors oui, effectivement, c'est adaptable à tous les véhicules. Donc aujourd'hui, nous on loge le réservoir, le 2è réservoir à la place de la route secours.

Donc ce qui permet au propriétaire de garder l'entièreté de son coffre. Et si jamais il y a pas d'emplacement euh de route secours euh de route secours, alors la loi nous permet de le mettre sous le châssis dès lors qu'il y a au moins 40 cm de garde au sol. D'accord.

Oui. Donc un véhicule plutôt en matière d'autonomie en en gaz. Enfin, j'imagine que ça dépend des voitures, mais l'autonomie, c'est quoi avec un plein gaz ?

Alors, il faut savoir qu'avec 1 L de GPL, vous faites vous parcourez 10 km. D'accord. Donc en fonction des modèles de véhicule, donc évidemment la taille du réservoir va changer.

Nous aujourd'hui, on appose des réservoirs qui vont de 34 L à pour les véhicules euh les véhicules personnels. Voilà, ça va de ça va voilà exactement ça varie de 34 à 67 L pour les 44. D'accord. alors vous avez deux process rétrogaz G2 gazol gaz et rétrogaz 2G essence gaz vous faites tout à la fois en même temps on fait les deux oui on est pas discriminant vous êtes pas discriminant si vous vouz avec une voiture essence il y a pas de problème alors il y a une question quand même qui est important c'est le coûte c'est ça combien ça coûte parce qu'il y a les pièces évidemment parce qu'il y a pas mal de pièces il y a le réservoir faut mettre un orifice pour le gaz un calculateur gaz un vapaau détendeur la commande de sélection de carburant l'injecteur Gaz pièce et main d'œuvre combien ça coûte en moyenne ?

Alors en moyenne ça va ça coûte aujourd'hui 3500 € TTC et ça va de 3000 € à 4500. D'accord. Voilà la forche.

Est-ce que aujourd'hui ce qu'on ce qu'on reprojet aujourd'hui à l'électricité, est-ce que on en trouve partout ? Est-ce que toutes les les la plupart des stations service peuvent en tout cas est-ce qu'on peut prendre du gaz partout ? Alors le GPL effectivement il est disponible sur autoroute dans les stations parce qu'il y a une loi qui oblige effectivement les pétroliers à fournir en énergie puisqu'on a pas le droit de tomber en panne euh de carburant.

On prend une on prend une amende si on tombe pas sur autorout. Exactement. Et euh hors autoroute faut compter en moyenne une station par donc dans les villes faut compter une station sur 6.

Vous avez parlé de pardon de 3500 à 4500 €. Au bout de combien de temps à peu près avec une consommation à 10 L au 100 au GPL ? Au bout de combien de temps on amortit globalement ? en terme de consommation.

Enfin, moi étant le je dirais que l'amortissement est basé plutôt sur du variable puisque au moment où on se parle et en fonction du coût du GPL au moment où on se parle et du coût des du gasoile ou de l'essence, je dirais que aujourd'hui on a calculé que en à peu près sur 42000 km, c'est amorti. Alors après ça dépend euh du nombre de kilomètres que les gens parcourent par couleur, il y a des Voilà. Exactement.

Euh au niveau de la conversion, une fois que vous avez converti cette voiture, est-ce que ça veut dire qu'il faut changer la carte grise ? Est-ce qu'il faut passer un contrôle technique ? Est-ce qu'il faut euh il y a une des démarches, j'imagine, à faire.

Alors effectivement donc mon processus de conversion, il est en cinq étapes et dans ce processus l'administration est partie prenante puisqu'elle intervient en amont parce que nous on prend les véhicules avec un contrôle technique de moins de 6 mois pour vérifier que la base elle est saine. Ensuite on convertit, ça prend 5 jours ouvrés en moyenne. D'accord. 5 jours.

Oui, 5 jours. Donc le véhicule est immobilisé pendant 5 jours parce qu'on crée tout un système. Ah oui oui.

Ah bah quand on regarde le plan mécanique, c'est sûr que c'est très intéressant. Exactement. Et après euh il y a l'administration qui revient euh c'estàd c'est la DRÉAL pour homologuer le véhicule réception à titre isolé.

Et euh ensuite on fait changer la carte grise par le ministère de l'intérieur et obtention de la vignette critère 1. Il y a une chose importante sur les diesels en France, c'est les petits utilitaires, tous les petites fourgonnettes et cetera. Vous faites également du rétrofit GPL pour fourgonnette, petits utilitaires.

Ah oui, carrément. Tout métier confondu, BTP. On a même été contacté par la Fédération nationale des travaux publics pour pouvoir équiper les engins de chantiers.

Alors eux, ils sont pas soumis à vignette, mais ils doivent aussi être exemplaires et réduire les émissions de particules de particules fines et de CO2. Pour les gens qui veulent changer de voiture, carrément changer de voiture, de se dire "On rétro gaz, en rétrogaze ma voiture", est-ce que ça ça a un impact sur le prix ? C'està-dire que quand on vend aujourd' une voiture diesel, bah on sait que le prix est pas top des côtés.

Est-ce que ça apporte apporte une côte particulière à la haute ? Ah ben oui, vous augmenter la valeur du véhicule puisque effectivement la le véhicule repart avec une vignette critère 1. Ah oui bah oui.

Et une question, vous avez des installateurs partout en France parce que j'ai pas vu d'enseigne rétrogaz et dans certains garages, comment ça se passe pour faire équiper les véhicules ? Alors euh nous notre solution, elle a été euh homologuée euh l'année dernière. Euh donc aujourd'hui effectivement euh donc on est installé en région parisienne dans le 91 et on commence le déploiement.

On a on travaille avec euh des partenaires euh parce qu'on veut mettre en place un réseau de franchise. Faudra une formation particulière pour les Oui, il pour il faut il faut 5 jours de formation. Donc il faut avoir une bonne base de de alors je dirais plus que mécanique parce qu'en fait il faut s'y connaître donc en motorisation, en mécanique, en soudure.

Ouais enfin ça s'adresse à des de toute façon des professionnels peut pas le faire. Non non merci beaucoup ça s'appelle Rétrogaz. Merci beaucoup notre invité ifi Génie Ngunou qui est fournatrice justement de Rétrogaz.

On peut aller voir sur internet j'imagine. Oui, bien sûr, bien entendu. Merci en tout cas d'avoir accepté notre invitation et puis on va vous traiter aussi le le rétrofit, ce qui est un peu pareil mais avec de l'électricité comme ça tout le monde a son choix.

À tout de suite. Sud Radio, c'est vous qui donnez le temps. Merci de donner la parole hein.

Et vous êtes une radio engagée. L'information est pertinente. Sud Radio, parlons vrai.

Sud Radio, les vraies voix qui font bouger la France. 19h20h, les vraies voix qui font rouler la France. Les vraies voix qui font rouler la France.

Et on on roulait il y a quelques instants, Philippe David au gaz. Et ben cette fois-ci, on va vous on va rouler à l'électricité avec le métier de la semaine rétrofit avec Jean-Jacques Serraf qui est avec nous, coprésident du métier rétrofit de Mobilience et directeur général de Kinomici. Bonjour, merci d'avoir accepté notre notre invitation.

Donc euh là, c'est pareil, on est on est vraiment dans la transition, dans ce qu'on appelle la transition forcément énergétique et écologique, tout ce que tout ce qu'on veut euh de ces voitures que l'on peut euh euh transformer pour qu'elle continuent à rouler sur la sur la route. C'est la fin des aides des feux. Enfin, il y a plus de aid des feux réellement.

Mais comme quoi là à Paris, vous avez vu la la réglementation que pendant les les grosses chaleurs, les critères 1 et critère 2. Alors, vous avez nous expliqué ce rétrofit d'abord nous raconter ce que c'est, à qui ça s'adresse et combien ça coûte en général. Voilà.

Très bien. Ben écoutez, le rétrofit pour un rappel, c'est donc l'action technique de changer un véhicule thermique en un véhicule 100 % électrique. C'est-à-dire qu'on enlève tous les composants euh du thermique, le moteur, l'échappement, la boîte de vitesse.

On va effectivement avoir des éléments commun, quelle que soit la motorisation. Euh alors oui, quelle que soit la motorisation, bon c'est vrai que souvent ce sont des véhicules diesel également et là on va les remplacer par une nouvelle chaîne de traction. électrique sous garantie euh qui donne lieu grâce à l'arrêté euh de mars 2020 sur le rétrofit qui permet donne lieu à une homologation par type, c'est-à-dire que le véhicule est homologué et on peut en produire autant que fois qu'on on le souhaite.

Euh et et donc de permettre effectivement également de changer la carte grise en une carte grise zéro émission avec une vignette évidemment zéro émission. Alors, ce qu'il y a d'important, c'est qu'aujourd'hui, on peut rétrofiter outre les véhicules particulers et petits utilitaires. On l'a vu sur le site de mobilience.

Vous pouvez faire maintenant des bus, des cars évidemment et également même du véhicule industriel. On peut jusqu'à quel tonnage on peut arriver à rétrofiter un véhicule industriel ? On n'est pas encore au 38 tonnes.

Alors, non, mais on a effectivement une grande variété de métiers au sein de la filière. On vous avait parlé des des lourds, mais il y a aussi les deux roues par exemple. Et ça c'est ça fonctionne bien également.

C'est une question de gabarit, c'est pour ça que je parle de nous. Alors effectivement on a et de roues c'est réservé à Cécile. Alors on peut rétrofiter effectivement des véhicules lourds, ça peut aller sur des camions et ça peut être effectivement de gros de gros véhicules industriels.

Euh il y a pas de limite technique en réalité dans le rétrofit. Euh c'est plutôt après bon il y a il y a effectivement des limites réglementaires puisqu'il faut respecter on peut pas dépasser le PTR totalement autorisé. Exactement.

Exactement. Donc là il y a cette limite technique mais sinon au niveau au niveau euh je dirais euh technicité tout peut être rétrofité. Après, il y a des il y a des business qui fonctionnent mieux que d'autres avec le rétrofit, bien entendu et et on le voit effectivement dans la filière.

Euh sur le le prix bien entendu, je le disais tout à l'heure par rapport à au gaz, il y a une valeur ajoutée quand vous changez bah forcément euh et que vous devenez critère zéro, je crois un voilà, il y a il y a un tarif il y a un tarif qui enfin ça permet de donner une valeur un peu supérieure à la voiture aujourd'hui, à la revente. Alors oui, disons en tout cas l'objet de de changer effectivement sur un véhicule électrique permet effectivement de de redonner la valeur puisqu'on est sur un véhicule critère zéro et on devient finalement un véhicule 100 % électrique comme un autre. Donc on est complètement éligible à tous les avantages que ça soit des avantages fiscaux.

On parle, vous en avez parlé dans l'émission précédemment, mais on parle souvent de la loi l'homme par exemple et pour les grandes entreprises. Euh ça devient donc un nouvel outil de décarbonation au même titre que pour les parcs automobiles, pour les parcs de de véhicules utilitaires, véhicules utilitaires léger. Euh évidemment le réflexe c'est d'acheter du véhicule neuf mais sur des véhicules qui sont souvent d'ailleurs très équipés ou aménagés.

Vous savez quand on parle des petits véhicules utilitaires avec beaucoup d'aménagement euh comme pour les artisans ou pour les flottes de grandes entreprises, et bien le fait de rétrofiter permet de garder tous ces aménagements du véhicule qui sont spécifiques aux différents métiers et donc de transformer le véhicule et lui donner une nouvelle vie. En fait là, l'idée c'est on a une transformation tellement profonde du véhicule qu'on va donner une nouvelle vie et le véhicule est reparti pour un nouveau cycle euh de plusieurs années. Merci fois Jean-Jacques Serraf d'avoir accepté cette invitation.

Vous êtes coprésident du métier rétrofit de Mobilience et directeur général de Kinomic. Merci beaucoup. Merci beaucoup à notre équipe formidable avec Aude, avec Maxime, avec Nellie, Paul, Félix bien entendu.

Merci Philippe David. Absolument. Merci à vous.

On se retrouve demain. C'était notre dernière des vraies voix qui faut rouler la France. Ça a été le plaisir de faire avec vous.

Merci pour cette saison et puis demain 17h et dispo et tout de suite les essentiels de Sud Radio avec John Racot. Passez une très belle soirée. Salut.

Les Vraies Voix qui font rouler la France - Émission du 3 juillet 2025 — Karima Delli · Pourquijevote