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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 5 novembre 2025 23 min

Marc-Philippe Daubresse : « Les ordonnances feront des débats sur ce budget une vaste pantalonnade »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Marc Philippe Dobress, merci d'être là. Vous êtes sénateur à l'ire du Nord, vice-président de la commission des lois du Sénat. On va parler longuement de la crise du logement dans quelques instants.

C'était l'objet d'un débat hier au Sénat. Mais d'abord on va regarder ensemble trois unes de la presse régionale. D'abord la une du progrès, c'est donc la photo de ces deux otages en Iran.

Cécile et Jacques enfin libre. Cécile Coler et Jacques Paris. Non, la libération a donc été annoncée hier par Emmanuel Macron.

La deuxième une, c'est celle de la dépêche. Faut-il dire stop aux chinois ? Chine pris dans la polémique des poupées sexuelles, Steve l'a rappelé, Chine ouvre donc aujourd'hui sa boutique au BHV Paris et l'affaire relance le débat sur la régulation de la Fast Fashion.

Et puis la dernière une, c'est celle de la Marseillaise, la bataille de la CQ, l'article sur la suspension de la réforme des retraite qui sera examinée au mieux le 12 novembre à l'assemblée. Le pisal d'un nouveau conclave sur le sujet a été lancé sans la CGT ni le MEDEF qui ont déjà dit qu'il n'y participerait pas. De quelle lune avez-vous envie de nous parler ?

Une fois n'est pas coutume, je vais dire la dépêche du midi parce que je pense que l'arrivée massive des Chinois sur le la scène européenne est un vrai sujet et que la une est mauvaise si j'ose dire. C'est pas faut-il dire stop au chinois Chine, c'est peut-on dire stop au Chinois Chine ? parce que on voit bien tous les problèmes que ça pose en terme de dumping social puisque il pratique des prix volontairement bas subventionné par une dictature la chinoise.

Et on voit bien que leur arrivé en plus dans un bel espace le BHV parisien pose problème et que juridiquement l'état de droit au sein d'une communauté européenne a beaucoup de mal à à sutter. Si on a les moyens de lutter, mais ça va prendre du temps. Ça veut dire que il va y avoir des des euh des procédures judiciaires engagées par rapport à cette horrible pédophilie qui est véhiculée par euh ce ce méchant chinois qui ne pense qu'à l'argent.

Euh mais ça va prendre beaucoup de temps. Je regarde aussi Protoxyde d'azote ce drame qui choque. Vous savez que ça s'est passé à Lille chez moi et vous savez que avec Valérie Lettard, nous avions à l'époque et avec nos collègues euh de gauche de manière transpartisane, nous avons nous avions fait voter une proposition de loi pour aller beaucoup plus loin pour interdire le protoxyde d'azote et nous sommes encore loin de ce qu'il faudrait faire.

Donc voilà, une un sentiment d'impuissance euh face à des choses qui sont très graves et sur lesquelles il faudrait qu'on aille beaucoup plus fort et beaucoup plus vite. Un mot sur le marathon budgétaire qui est en cours au Parlement. Les députés qui ont commencé hier le budget de la sécurité sociale, ils ont mis en pause le budget euh de l'État.

Vous allez vous sénateur vous y attaquer dans une dizaine de jours. Est-ce que ces budgets sont votables en l'état pour vous ? Non non mais moi je suis sidéré par le fait, ce qui n'est pas votre cas ni de la chaîne de l'Assemblée nationale parce que vous connaissez les procédures parlementaires.

Je suis sidéré de l'information qu'on donne en donnant l'impression que tout ce qui a été voté là, les folies fiscales qui ont été votées la semaine dernière vont rester dans le budget. Bien sûr que non, puisque la procédure parlementaire fait que soit le budget est voté, je n'y crois pas moi, mais enfin on verra, mais il faudrait que les faudrait qu'il y a une abstention des socialistes, des communistes et des écologistes. Ça me semble une équation quasi impossible à atteindre.

Supposons que le budget soit voté. Il arrive au Sénat. Le Sénat est prêt.

Vous le savez, le président Larcher l'a dit. Nous avons travaillé et nous avons un contrebudget qui est qui est à l'opposé de tout ce qui a été voté la semaine dernière. Donc, il sortira du Sénat euh profondément transformé où il n'ira pas à son terme ce budget.

Et s'il va pas à son terme, qu'est-ce qui se passe ? On reprend la copie initiale du gouvernement avec éventuellement quelques amendements dedans. Autrement dit, tout ça n'aura été qu'une vaste pantalonade puisque l'abandon du 493 fait qu'au final le gouvernement revient avec des ordonnances ou une loi spéciale et et au final tout ça ne va pas dans l'intérêt de la France puisque nous et le gouvernement il dit déjà que dans la copie qu'il va vous transmettre il y aura ce qui a été voté à l'Assemblée.

Attention à la Constitution de la France puisque vous savez que normalement le gouvernement peut reprendre sa cope initiale avec les amendements qu'il a accepté lui le gouvernement mais pas autre chose. Donc attention à la constitutionnalité de tout ça. Je sais bien que tout ça pour les Français c'est c'est un juridisme compliqué mais nous sommes régis par une constitution, on doit y obéir et mais vous vous dites nous droite sénatoriale on n'est pas parti sur un budget de compromis, on est parti sur notre budget à nous.

Nous nous disons depuis 5 ans la même chose et nous votons des choses. Si on nous avait d'ailleurs écouté, si les macronistes avaient pris la copie du Sénat, il y aurait beaucoup moins de déficit en France aujourd'hui. Nous nous disons priorité à la baisse drastique de la dépense publique.

Et la dépense publique, on la baisse non pas en baissant les services publics, on la baisse en baissant le train de vie de l'État. Et moi qui étais président d'une agence il y a quelques années, l'Agence nationale de l'habitat, je peux vous dire que sur l'ANA, sur l'ADEM, sur l'Agence de la cohésion des territoire, j'en passé des meilleurs, il y a au moins 8 milliards d'euros à gagner. Et sur le train de vie de l'État, hors ministère régalien, intérieur, justice, défense, euh santé et que des éducation nationale, il y a encore beaucoup d'argent à gagner.

Et cet effort n'est pas fait. Pourquoi ? par on réduit aussi les dépenses en matière de dépense de santé d'éducation nationale.

Non, je viens de vous dire le contraire. Nous nous mettons de côté nous or nous mettons de côté la défense. On voit bien les problèmes de la politique internationale, l'intérieur, la justice, l'éducation et la santé qui sont fondamentaux et qui nécessitent des lois plus de programmation pluriannuelle.

Et par contre, on peut trouver, moi j'étais ministre à un moment des solidarités et de la jeunesse, on peut trouver 2 % d'économie sur chacun des autres ministères. Et et un maire quand il moi j'ai été maire 30 ans quand il a un problème de budget, il fait comme ça et et on ne pourquoi on ne sert pas la ceinture de l'État au lieu de faire l'approche des Français ? Parce que c'est la haute bureaucratie française et Bercy en particulier qui fait les budgets.

Et c'est ça qu'il faut. Mon ami Jean-Louis Borlot le dit à l'envie, il a raison. C'est la gouvernance de la France qui pose problème.

Ça fait 20 ans qu'on n'ose pas s'attaquer à la haute technocratie française qui régit. Et c'est ce courage que le Sénat a et émettra dans le vote qu'il va faire dans quelques temps si la copie arrive jusqu'à nous. On va parler d'un sujet de préoccupation majeure des Français.

C'est la question du logement. Secteur qui connaît une véritable crise qualifiée par certains de bombes sociales. Quelle réponse apporté à cette crise du logement ?

C'est le débat du débat. C'est le thème pardon du débat qui été organisé hier dans l'hémicycle du Sénastive. Vous l'avez suivi parce que la crise du logement, elle continue.

Oui, je vais vous donner quelques chiffres Orian pour vous donner une idée. En France, 350000 personnes sont sans domicile. L'année dernière, plus de 2,7 millions de ménages étaient en attente d'un logement social.

C'est un chiffre record. Dans le même temps, la production de logement continue de chuter. 259000 mises en chantier seulement l'année dernière.

C'est tout simplement le pire résultat depuis 20 ans. Augmentation de la demande, chute de l'offre. On comprend que la fin de la crise du logement n'est pas pour tout de suite et les sénateurs sont inquiets et ça transcende largement les clivages politiques droite gauche sénateur gouvernement il y a accord pour dire que la situation est grave écoutez notre pays fait face à la pire crise du logement depuis 1945 en dépit de nos divergences politiques, nous pouvons, je crois ici nous attendre sur un constat simple et évident le logement est un droit inalienable face à cette crise durable et multifactoriel.

Aucun segment du logement ne doit être négligé. Aucune solution ne doit être écarté. Mais surtout, il nous faut rompre avec les réponses par acoup.

Découragement, frustration, colère. Nous sommes face à une crise majeure, à une crise d'ampleur. Il va falloir ouvrir les yeux à tous ceux qui n'auraient pas encore fait sur la réalité de cette crise qui nous attend, cette bombe sociale qui est la crise du logement.

Monsieur le sénateur, vous parlez-vous de catastrophe ? Un plan pour le logement et dans les tuyaux. Ces derniers mois des mesures ont été adoptées, il faut le dire Orian.

Il y a par exemple eu la régulation de la location de meublé touristique ou encore la transformation des bureaux en logement mais les sénateurs demandent plus. S'ils veulent des solutions sur le long terme. Par exemple, une loi de refondation de la politique de logement demande des républicains qui devraient se traduire par une proposition de loi qui sera déposée très bientôt.

En attendant, le gouvernement promet lui un plan logement. Écoutez, je vous propose que nous cononstruisions le plan logement, un peu comme on construit un immeuble brique après brique avec l'expertise et le talent de chacun. que j'ai proposé par le biais d'un amendement gouvernemental de pousser le statut du bailleur privé proposition inspirée des travaux de monsieur le sénateur DOBres que je salue une fois de plus.

Oui, vous êtes salué par par le ministre. Vous avez vous avez ces honneurs. Même les socialistes ont salué mon travail.

C'est quand même sympathique. Effectivement, vous avez vous avez présenté un rapport il y a quelques mois effectivement au nom du Sénat. Quel ce statut du bailleur privé ?

Donc on en parle beaucoup. Le ministre va déposer un amendement là-dessus. en quoi ça va consister et en quoi ça va changer la la vie des Français.

Très concrètement, on est dans une crise historique sans précédent. Moi, j'ai été ministre il y a quelques années. J'ai je on sortait aussi d'une crise, mais elle n'était pas aussi violente.

Là, elle touche tous les segments, le neuf, l'ancien, euh la le locatif comme l'accession à la propriété. Donc, on doit à la fois agir sur la demande. C'est le problème des taux d'intérêt trop cher par exemple qui bloque le marché de l'ancien et et agir sur l'offre.

Euh et donc pour agir sur l'offre et pour redonner une confiance aux pour que les gens aient envie d'investir dans la pierre parce qu'aujourd'hui ceux que les Français qui ont des petites économies quand on leur demande quoi faire, ils vont plutôt vers l'assurance vide pour investir dans la pierre. Donc avoir un un statut du bailleur privé locatif qui a un ou deux appartements à louer, il faut que le le statut soit attractif. Doncè concrèement ça veut dire c'est concrètement ça veut dire un nouvel amortissement plus puissant que l'amortissement Pinel plus puissant que l'amortissement sélier qui redonne envie d'investir dans la pierre.

J'y ai travaillé avec un député du modè Michael Cosson et nous avons présenté une mission à l'initiative de Valérie Lettard et et de la ministre du budget. Si je si je comprends bien c'est un propriétaire qui pourra bénéficier d'une réduction fiscale sur les loyers qui percevra quand il met son bien en logement. Et d'après nos estimations, quand on aura mis en œuvre vraiment ce ce cet amortissement plébiscité par tous les professionnels du logement, hein, euh nous aurons entre 50000 et 60000 constructions neuf qui nous manquent cruellement aujourd'hui chaque année.

Euh vous aviez dressé il y a quelques temps, je crois que c'était il y a 3 ans, le tableau très sombre de la situation du logement devant Emmanuel Macron. Il a pas compris ce que vous lui disiez à l'époque. Rien n'a changé en 3 ans.

J'ai eu un entretien en tête à tête. Ça a d'ailleurs été filmé par BFM parce que j'étais aux cérémonies de libération de la Provence et j'étais le seul parlementaire présent. Donc j'ai une un entretien avec le président de la République, je me suis horté à un mur et j'ai eu l'impression que culturellement il n'aime pas les propriétaires, il n'aime pas le logement, il considère que c'était une variable d'ajustement de son budget, ce qui est tout le contraire de ce qu'il faut faire.

Et donc ce frein au plus haut sommet de l'État euh a a handicapé pendant 3 ans toute la politique du logement, quelle que soit la qualité des ministres. Monsieur de Normandie est un ministre de qualité mais et c'est bien Vincent Jean-Brin est quelqu'un qui est plein de bonne volonté, il vous l'a annoncé. Est-ce qu'il aura les moyens de son action ?

L'ennemi du ministre du logement aujourd'hui s'appelle Bery et il faut absolument expliquer à ces technocrate financiers que aller reprendre d'une main ce que l'on donne d'une autre sur des avantages fis que le logement c'est de la fiscalité du financement et du foncier. On manque beaucoup de fonciers. Il y a des mesures possibles pour ça.

Reconvertir les bureaux en logement reconvertir les les campus commerciaux en logement. On manque de financement et là c'est pas notre problème à nous. C'est international avec les taux d'intérêt et le manque de stabilité gouvernemental en France.

Et puis on manque surtout de d'outils fiscaux. Quand je fais le plan Borlot il y a quelques années qui a été couronné de succès, excusez du peu, plus 50 % de construction neuve en 3 ans, nous faisons un plan plus c'est ce que demande Dominique Estros ici et que nous allons porter une proposition de loi qui soit un plan pluriannuel qui met tous les outils ensemble pour redonner confiance dans le logement et avoir un vrai choc euh sur l'offre et sur la demande de logement. Et c'est ce que nous allons porter au Sénat avec cette proposition de loi.

Le ministre bien sûr, il va nous accompagner, il est plein de bonne volonté. J'espère que le gouvernement euh euh aura quelques mois devant lui. Mais euh le le problème le problème c'est que à Ber vous nous avons des gens qui ne veulent pas comprendre et qui quelque part cassent toutes les initiatives gouvernementales et tant que nous aurons ça, la crise du logement se poursuivra et et ça veut dire à la fin de cette année 100000 emplois de moins dans le bâtiment et si on continue comme ça à la fin d'année prochaine 120000 emplois encore en moins dans le bâtiment.

Alors, comment les élus locaux gèrent-ils cette crise du logement ? On va aller dans les bouches du rôe. Bonjour Lionel de Cala, merci beaucoup d'être avec nous.

Vous êtes maire d'Allo, vous la constater vous en tant que maire, cette crise du logement, comment elle se traduit ? Oui, elle se traduit parce qu'on est interpellé tous les jours par nos administrés qui sont en recherche de logement, que ce soit des jeunes qui se lancent sur la vie active, des parents isolés, il y a de plus en plus de divorce et c'est difficile de loger ses parents isolés, des retraités qui ont des pertes de revenus. Mais après, il faut aussi que les secteurs du bâtiment et tous ceux qui font les lois, alors j'ai énormément de respect pour monsieur Dobres qui connaît cette question parfaitement, mais c'est vrai euh que cet excès de norme de réglementation n'incite pas euh effectivement ça nous met en difficulté quand on veut construire parce que on a plein d'embûes pour y parvenir quand on veut faire des choses très adaptées à sa commune.

Moi je veux très peu construire mais je veux construire des choses qui correspondent à l'identité résidentielle de ma commune. Une commune de 22000 habitants sur les hauteurs de Marseille avec un cadre de vie très préservé, les collines de Marcel Pagnol Paul de fond. Je veux pas construire de grands bâtiments comme essaie de me les imposer le ministère du logement et la préfecture régionale.

Je veux construire des petits lottissements à taille humaine adaptés à ma population et c'est très compliqué sur le plan réglementaire. Et après, il y a toutes les normes ou toutes les contraintes qui s'imposent aux propriétaires qui voudraient louer leur bien et qui incitent pas et qui bloquent effectivement le marché. Donc ça ça veut dire il y a deux choses dans ce que vous nous dites Lionel de Cala.

D'abord euh peut-être sur la la question du logement social, de la loi SRU qui impose euh au aux communes des quotas de logements sociaux. Pour vous, c'est pas une bonne loi. Ah non, moi cette loi SRU, il faut absolument qu'elle soit réformée.

Euh c'est une contrainte qui pèse sur toutes les communes et au lieu de les inciter à construire, ça bloque un peu plus le système parce qu'on essaie de me faire construire des choses dont je ne veux pas pour la commune, pour son équilibre. Euh si je devais me conformer à la loi SRUI, il faudrait que je construise 1800 logements du jour au lendemain pour une commune qui en compte 22000 habitants. Vous vous rendez compte de l'hérésie que ça représente et de la perte de la qualité de vie ?

Parce que naturellement, si on construisait dans de telles proportions, les services publics suivraient pas dans les mêmes dimensions. Le nombre d'écoles, nos routes resteraient les mêmes, les équipements publics, sportifs et cetera ne suivraient pas dans les mêmes proportions. Et donc c'est la qualité de vie des habitants qui diminuerait mécaniquement et ça beaucoup de maires de France s'y refusent.

C'est absolument inenvisageable et à côté de ça, on paye des pénalités financières toujours plus élevées et ça a quelque chose d'insupportable et il faudrait que la loi SRU donc soit réformée en profondeur et qu'on calcule euh ce taux de 25 % de logements sociaux qui était imposé à chaque commune à l'échelle des intercommunalités. Moi, ça serait à l'échelle de la métropole avec ex-Marseille-Pce à ce qui aurait du sens parce que la métropole est aussi responsable des enjeux liés au bassin d'emploi, liés au transport et cetera. Et on peut pas construire de la même manière dans des grandes villes comme Marseille, Lyon, Paris ou Lille comme on peut le faire dans des petites communes à taille humaine comme la mienne.

Euh et et il faut que la la réalité de la loi s'adapte à la réalité de ces territoires. Vous êtes d'accord Philippe Dovres ? lo telle qu'elle existe aujourd'hui.

Il parle il parle d'or le maire d'oche et et je et je souscris, j'ai été maire pendant 30 ans, je pourrais dire tout ce qu'il dit. Il a raison surtout et y compris sur la loi SRU, c'est pas une bonne loi telle. Oui, j'ai quand j'étais député, j'ai combattu la loi SRU telle qu'elle était.

Le principe qui est du logement social est un bon principe. Mais passer tout le monde sous la même toise et dire sur le votre stock de logement existant, vous devrez avoir 25 % de logements sociaux. Ça n'a pas de sens quand vous raisonnez à l'échelle de chaque commune.

Et donc il faut raisonner sur les flux ce qui arrive et non pas sur le stock parce que le maire il est pas responsable de 50 ans d'urbanisme dans sa commune et d'autre part il a raison. Il faut raisonner sur l'intercommunalité. J'ai déposé au Sénat ici un amendement pour qu'on raisonne sur l'intercommunalité qui a fait l'objet de beaucoup de de tractation de freinage de la part du gouvernement de l'époque et qui a été réduit aux aquets parce que vous avez une haute technocratie française, je le redis avec une idéologie perverse qui s'oppose à tout ça.

Il faut combattre ça. Il faut laisser le maire agir. Les les maires sont conscients qu'il faut du logement social mais le laisser agir à l'échelle de sa commune avec un urbanisme maîtrisé.

Il y a un problème de foncier. Il n'a pas parlé le maire d'Alche mais je suppose qu'il y ait confronté aussi des Anes des zones d'artificialisation euh qui sont une une anerie les Annes. Une annerie parce qu'une fois de plus on oblige sous le prétexte d'écologie les maires à faire des choses qui raréfient leur foncier alors que le maire pourrait faire un urbanisme harmonieux à l'échelle de sa commune ou à l'échelle de son intercommunalité.

Et vous allez voir que ça va être un des sujets majeurs des prochaines sénatoriales. J'y serai pas confronté, j'étais réélu il y a 2 ans. Mais l'un des sujets au h de parade des problèmes des maires qui arrivent en tête, c'est l'ruisane et tout ce que vient de dire le maire d'Alogoche que je soutiens et qui peut compter sur moi pour défendre ce qu'il vient de dire.

Vous nous confirmez Lionel Descala ? Oui oui tout à fait. C'est c'est des enjeux clés et si on parvenait à défaire ce totem de cette loi SRU, ça serait une avancée majeure pour beaucoup de communes de France.

Donc j'invite effectivement tous les sénateurs à tenter s'y tenter que politiquement ce soit possible sur le plan national euh voilà à ce qu'on aboutisse au moins à un allègement, un assouplissement et à une loi qui soit plus adaptée à la réalité des communes comme des nôtres sur tous les territoires de France. Ça veut pas dire qu'il faut rien faire. Ça veut dire qu'il faut raisonner flux et pasock.

Et ça veut dire qu'il faut raisonner intercommunalité plutôt que raisonner commune. Merci beaucoup Lionel de Cala. Merci d'avoir été avec nous pour nous parler de cette question du logement.

On va terminer par l'actualité dans votre région Valille où on retrouve Aurélien Vurli. Bonjour Aurélien. Merci d'être avec nous.

Journaliste à RCF Haut-Fance. Aurélien avec vous. On va reparler de l'avenir d'Arscelor Mital.

Hier, la CGT organisa à Dunker un meeting pour soutenir la nationalisation du géant de la sidérurgie. Nationalisation qui a été écartée par le Sénat la semaine dernière mais qui reviendra en discussion au Parlement. Ce sera à l'Assemblée à la fin du mois.

Oui. Nationalisé Arcelor pour sauver 600 emplois. C'était l'objet de ce meeting hier.

Oriane à l'origine de la CGT de Dquerque. Des parlementaires de gauche ont répondu à l'appel. la France insoumise, des écologistes, des communistes étaient présents.

Aurélie trouvé notamment député LFI, autrice d'une proposition de loi visant à nationaliser le groupe sidérurgique. Le texte sera à l'Ajada de la niche parlementaire des insoumis le 27 novembre prochain. Cette proposition de nationalisation fait son chemin depuis l'annonce du plan de licenciement massif rendu public en avril dernier.

Environ 600 emplois menacés notamment dans le nordp de Calais sur les sites de Dquercque et des Mardric. Le 30 octobre dernier, une proposition de loi a été débatt au palais du Luxembourg. Vous en parliez, portée par le groupe communiste, une proposition de loi rejetée par la majorité sénatoriale.

La décision de nationalisation proposée ne résoudrait aucun problème structurel rencontré actuellement par le secteur de la production d'acier, jugeait le rapporteur Arnaud Basin, Marc Philippe Dobr comment sauver les emplois sans la nationalisation ? La nationalisation, c'est une mauvaise réponse à une bonne question. Euh je reviens au débat du début de cette émission.

Euh la Chine aujourd'hui est le premier producteur mondial d'acier et la Chine fait du dumping social. Ce qui fait que euh si on ne n'a pas des armes pour lutter contre l'omniprésence commerciale de la Chine et donc si parce qu'il y a une surproduction d'acier aujourd'hui dans le monde et les Chinois sont moins chers que les autres, si on ne met pas en place une politique européenne avec des droits de douane très significatifs, excusez-moi de le dire, à la Trump, je suis pas pro Trump, moi j'aurais pas voté Trump si j'étais américain, mais quand même, il y a d'un côté une puissance commerciale aujourdhu Aujourd'hui, on est plus dans un monde multipolaire. On est dans un monde bipolaire.

D'un côté les États-Unis, de l'autre côté la Chine. Et quelque part, la Chine impose un certain nombre de choses et la dernière en date, c'est le magasin Chine qui arrive sur le BHV. Et donc, il faut des outils européens.

Alors, on a un commissaire, monsieur Séjourné, qui a été ministre des affaires étrangères qui a présenté un plan acier en Europe, mais ça ne va pas assez loin, ça ne va pas assez vite évidemment, il y a 650, je connais bien le sujet, j'ai fait mon stage ouvrier quand j'étais je faisais mes études d'ingénieur un moment chez Arcelormita la Dinkerc. Donc, je connais, je sais, je sais ce que c'est la dureté de ce métier et et les 650 ouvriers et contreemettre et maîtrise qui souffrent là-bas. Évidemment qu'il faut tout faire pour les sauver, mais pas par la nationalisation, par une politique musclée, commerciale qui s'attaque de manière frontale à la Chine qui est en train de détruire des emplois, pas que dans la cidérurgie, hein.

Vous allez avoir 80000 emplois de détruit dans l'automobile avec la l'entrisme sur le marché électrique des Chinois qui vont prendre un peu plus de 40 % du marché. Et nous pendant ce temps-là, madame Vanderleyen, elle condamne notre industrie automobile et donc il faut une alliance des Allemands. Le problème de l'Europe, c'est ça.

Faut une alliance. Aujourd'hui, la France et les pays méditerranéens sont d'accord sur ce qu'il faut faire. Ils font une alliance avec les Allemands, elle est pas gagnée.

Mais c'est comme ça qu'on peut y arriver. Certainement pas par la nationalisation qui s'attaque aux conséquences au lieu de s'attaquer aux causes de ce drame. Merci beaucoup.

Merci Aurélien Vurli. Merci d'avoir été avec nous. Journaliste à RCF dans les Haut de France.

Merci Aurélien et et à très vite évidemment dans cette émission. Merci beaucoup Marc Philippe Dobr d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure. [musique]