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InterviewFrance Inter — L'invité de 6h20 (sur Site radio)· 9 octobre 2023 6 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseSécuritéInstitutions & élections

Daniel Bensimon : "Les Israéliens ne sont pas prêts à pardonner cette guerre surprise"

Source d'origine 2 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:21OuverteRéponse partielle

    Ce qui s'est passé ce week-end, pour vous, c'est le début d'une longue guerre, comme le dit Benjamin Netanyahou ?

  • 1:01RelanceRéponse directe

    Vous nous disiez que Benjamin Netanyahou a besoin de cette guerre longue, c'est ça ?

  • 1:54OuverteRéponse directe

    Mais Daniel Ben-Simon, vous nous dites que les Israéliens en veulent à Benjamin Netanyahou de n'avoir pas su empêcher cette attaque du Hamas, de même pas de l'avoir vu venir, avec cette faillite des services de renseignement israélien ?

  • 2:06OuverteRéponse directe

    Mais dans le même temps, l'opposition propose la formation d'un gouvernement d'union nationale. Donc, il y a quand même aujourd'hui, au sein de la classe politique, on est en train de se dire, on éteint les rivalités politiques juste le temps de cette guerre ?

  • 3:22FerméeRéponse directe

    Faire un gouvernement d'Union Nationale pour mieux le contrôler, et ne pas le laisser diriger seul avec l'extrême droite ce pays. C'est ça, en fait, si je comprends bien.

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Donc, vous le disiez, le sentiment qui domine dans la population israélienne aujourd'hui, c'est la colère contre Benyamin Netanyahou. J'imagine aussi la peur, la sidération.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:26Invité politiqueFait
    « Je ne sais pas, il aura besoin d'une longue guerre pour rester au pouvoir, parce que la situation politique est tellement stable. »
  • 0:37Invité politiqueFait
    « C'est-à-dire que le Hamas est rentré en Israël, vous savez, d'une facilité incroyable. »
  • 1:36Invité politiqueChiffre
    « Et ça, aujourd'hui, les Israéliens voient les chiffres. Vous savez, 700 morts et peut-être des milliers de blessés, c'est du jamais vu dans un contexte, pas d'une guerre avec un pays arabe, mais avec un mouvement terroriste. »
  • 2:20Invité politiqueFait
    « Que c'est le gouvernement le plus incompétent de l'histoire d'Israël, qui est fort. »
  • 3:42Invité politiqueFait
    « Israël est entouré par des pays arabes. Sans sécurité, on n'est pas là. »
  • 4:08Invité politiqueFait
    « Les terroristes entrent en Israël quand ils rentraient au club méditerranéen pour des vacances. Et ils tuent de partout, de droite à gauche, de droite à gauche, de droite à gauche. »
  • 4:32PrésentateurChiffre
    « où il y a eu une attaque particulièrement violente du Hamas avec plus de 260 morts selon les secouristes. »
  • 5:18Invité politiqueChiffre
    « Si jamais il y a une attaque terroriste, c'est trois, deux, trois, quatre, cinq personnes. C'est des centaines de personnes et des milliers de blessés. »

Temps de parole

  • Invité politique62 %
  • Présentateur38 %

1,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Il est 6h21, bonjour Daniel Ben-Simon.

0:11
Invité politique

Bonjour.

0:12
Présentateur

Merci d'être avec nous en direct de Jérusalem. Vous êtes journaliste à la télévision israélienne. Vous avez été député du parti travailliste, parti de la gauche israélienne. Ce qui s'est passé ce week-end, pour vous, c'est le début d'une longue guerre, comme le dit Benjamin Netanyahou ?

0:26
Invité politique

Je ne sais pas, il aura besoin d'une longue guerre pour rester au pouvoir, parce que la situation politique est tellement stable. Ce gouvernement est vu par les Israéliens comme ça, puis c'est passé. C'est-à-dire que le Hamas est rentré en Israël, vous savez, d'une facilité incroyable.

0:43
Présentateur

Alors attendez, juste je vous coupe, parce qu'en fait on entend, je suis désolée, on entend un mot sur deux, c'est un peu haché, la liaison n'est pas très bonne. Alors attendez, je me tourne vers la régie en face de moi pour savoir ce qu'on peut faire. Est-ce qu'on essaye de... Bon alors on va essayer, surtout ne bougez pas, on va voir si on peut continuer cet entretien et vous entendre correctement. Vous nous disiez qu'en fait Benjamin Netanyahou a besoin de cette guerre longue, c'est ça ?

1:06
Invité politique

Il a besoin d'une guerre pour camer les Israéliens, et pour montrer qu'Israël n'est pas seulement victime, mais aussi à l'attaquer. Et je crois que les Israéliens ne sont pas prêts à pardonner cette surprise, cette guerre surprise, les terroristes du Hamas qui sont rentrés en Israël il y a trois jours, sans précédent, les portes étaient ouvertes partout, ils ont tué de droite à gauche. Et ça, aujourd'hui, les Israéliens voient les chiffres. Vous savez, 700 morts et peut-être des milliers de blessés, c'est du jamais vu dans un contexte, pas d'une guerre avec un pays arabe, mais avec un mouvement terroriste. C'est quelque chose vraiment de surprise.

1:54
Présentateur

Mais Daniel Ben-Simon, vous nous dites que les Israéliens en veulent à Benjamin Netanyahou de n'avoir pas su empêcher cette attaque du Hamas, de même pas de l'avoir vu venir, en fait, avec cette faillite des services de renseignement israélien. Mais dans le même temps, l'opposition propose la formation d'un gouvernement d'union nationale. Donc, il y a quand même, aujourd'hui, au sein de la classe politique, on est en train de se dire, on éteint les rivalités politiques juste le temps de cette guerre ?

2:20
Invité politique

Que c'est le gouvernement le plus incompétent de l'histoire d'Israël, qui est fort. ultra-nationaliste, ultra-religieux, ultra-orthodoxe, ce n'est pas qu'ils peuvent gérer un pays. Alors, l'opposition propose l'opposition à fond d'une même chose, d'une façon claire. C'est-à-dire que ce pays doit être dirigé par des rabbins, entre parenthèses, et non pas par des rabbins, et non pas par des gens ultra-nationalistes. C'est ça, le drame des Israéliens, c'est qu'ils ne sont pas allés dormir, et ils sont des rabbins qui essayent de gérer un pays. Ça ne peut pas aller.

Et voilà le résultat, c'est que Netanyahou, lui-même, je ne vais pas connaître cette situation, mais qu'il est entouré de gens qui n'ont aucune capacité, ni personnelle, ni politique, ni militaire, se trouvent en face d'une vague sans précédent. C'est le gouvernement d'Union Nationale pour ne pas le laisser seul. Pour le contrôler.

3:16
Présentateur

Faire un gouvernement d'Union Nationale pour mieux le contrôler, et ne pas le laisser diriger seul avec l'extrême droite ce pays. C'est ça, en fait, si je comprends bien. J'essaye de comprendre, parce qu'il manque quelques mots dans vos phrases à cause de la liaison. Donc, vous le disiez, le sentiment qui domine dans la population israélienne aujourd'hui, c'est la colère contre Benyamin Netanyahou. J'imagine aussi la peur, la sidération.

3:42
Invité politique

Écoutez, ce pays est basé sur un sentiment de sécurité. Israël est entouré par des pays arabes. Sans sécurité, on n'est pas là. C'est-à-dire, sans le sens d'une sécurité personnelle et sécurité d'État. Alors, 10 millions d'Israéliens mettent leur confiance sur l'armée, sur les services de sécurité, sur tout ce qui est de sécurité. À un moment donné, rien ne marche. Les terroristes entrent en Israël quand ils rentraient au club méditerranéen pour des vacances. Et ils tuent de partout, de droite à gauche, de droite à gauche, de droite à gauche. Et on se lève ce matin dans les journaux des centaines de personnes, et surtout des jeunes qui sont en train de danser.

Oui, vous faites allusion à ce festival de musique

4:32
Présentateur

où il y a eu une attaque particulièrement violente du Hamas avec plus de 260 morts selon les secouristes. Daniel Ben-Simon, est-ce que pour vous, il y a encore une place pour la diplomatie pour que cette guerre ne s'éternise pas ?

4:45
Invité politique

Écoutez, il faut trouver le moyen de rentrer dans des négociations avec les Français sur leur avenir. Pour un moment, la guerre ne répond pas, ne donne pas de réponse. Seulement la brutalité, les morts, les centaines de morts, peut-être des milliers de morts. Et c'est tellement triste. C'est tellement triste parce que c'est... Quand la diplomatie ne marche pas, c'est la mort qui parle. Et on est là où il y a une tuerie. Et d'une façon... Des gens meurent, 700 personnes dans un contexte israélien, si jamais il y a une attaque terroriste, c'est trois, deux, trois, quatre, cinq personnes. C'est des centaines de personnes et des milliers de blessés.

C'est un contexte qui est différent, qui est étranger à Israël. Alors là, on est devant une situation où on doit stabiliser la situation. Personne ne travaille en Israël. L'Israël est bloqué.

5:43
Présentateur

Merci beaucoup, Daniel Ben-Simon. Merci de nous avoir accordé quelques minutes. Je sais que vous êtes très sollicité. Vous étiez en direct de Jérusalem. Je rappelle que vous êtes journaliste à la télévision israélienne, ancien député israélien du Parti Travaillis. J'espère qu'on a compris l'essentiel de votre propos entre colère et tristesse. C'est ce que vous avez voulu partager avec les auditeurs de France Inter ce matin. Merci beaucoup.