Crise politique : Sébastien Lecornu trouvera-t-il la sortie de secours ? | Chaque voix compte
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on est proche ce soir d'une sortie de crise ou est-ce qu'on va s'y enfoncer un peu plus ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Richard Verli, vu d'Europe, il est temps que ça se finisse parce que la fébrilité au sommet de l'État inquiète.
- 8:00OuverteRéponse directe
Stéphanie Viller, vous êtes une économiste inquiète ce soir. Pourquoi ?
- 10:00OuverteRéponse directe
John Christopher Roland, qu'est-ce que vous sentez ce soir ? On va en sortir de cette crise ou on va encore s'y enfoncer ?
- 14:00OuverteRéponse directe
La suspension de la réforme des retraites, c'est une priorité pour annoncer ça ce soir ?
- 18:00RelanceRéponse directe
John Christopher Roland, la Macronie, elle est en train d'exploser ce soir ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Richard VerliFait
« Regardez ce qui se passe en Allemagne où il y a eu quand même des sons de cloche pour dire que on a peur que la France soit faible dans une Europe qui a besoin d'elle. »
- 15:00Stéphanie VillerFait
« Suspendre ça veut pas dire abroger. C'est juste on arrête la réforme des retraites à date, c'est-à-dire à aujourd'hui. »
- 25:00Laurent GuimierChiffre
« La cible de déficit public doit être tenue en dessous de 5 % dans le prochain budget, soit entre 4,7 et 5 %. »
- 5:00Sébastien LecornuFait
« Il y a une majorité absolue de l'Assemblée nationale qui refuse la dissolution. »
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[Musique] Bonsoir à tous, soyez les bienvenus dans chaque voix compte sur LCP. On est ensemble pour une émission spéciale d'unh30 ce soir. Décryptage, débat en direct de l'Assemblée nationale, émission spéciale consacrée à cette crise politique sans fin.
À mes côtés ce soir, Loup Frittel, journaliste à Paris Match. Bonsoir Lou, merci d'être là au côté de Laurent Guimier. Bonsoir Laurentine.
On va savoir, on va savoir dans la soirée si Sébastien Lecornu a réussi en 48h, là où il avait échoué en 27 jours bâtir une coalition pour élaborer et faire voter un budget pour 2026. Un premier ministre de gauche va-t-il lui succéder ? La réforme des retraites va-t-elle être abrogée ?
La dissolution s'éloigne-t-elle vraiment ? Comme il le dit, autant de questions que l'on va poser ce soir à nos trois premiers invités. Bonsoir Stéphanie Viller.
Bonsoir. Vous êtes économiste et spécialiste des finances publiques. Merci d'être là au côté de John Christopher Roland, docteur en droit public et maître de conférence à l'université Pariserre.
Bonsoir et Richard Verli. Bonsoir. Journaliste et essayé franco-suisse correspondant en France du quotidien Blic.
On est très intéressé par votre œil Suisse sur la situation française. À suivre à 20h. Quelle histoire avec Laurent Guimier bien sûr.
Scoup, vous allez découvrir la nouvelle panoplie de sapeur pompier de Sébastien Lecnu. Je vous raconte comment en 3 jours, le premier ministre a dû se transformer en soldat du feu. Loup, vous vous intéressez-vous à un autre glissement ce soir ?
À une ancienne qui revient sur le devant de la scène, l'Union des droites. Nous poursuivrons la discussion à 20h30 avec trois députés. Diena Badiop, député socialiste des Yvelines, Charles Zidston député EPR du Barin et Max Brisson, sénateur LR des Pyrénées Atlantiques.
Nous attendons bien sûr vos questions ou vos réflexions. Vous pouvez flasher le QR code qui va s'afficher ici sur votre écran. Voilà pour le menu du soir.
Émission spéciale. Installez-vous confortablement. Chaque voix compte.
C'est parti. [Musique] La volonté suffit-elle à créer le mouvement ? Ça pourrait être un sujet du bac philo, mais c'est ce que voulait croire ce matin Sébastien Lecornu qui a donc pris la parole à 9h30 avant d'entamer de nouvelles réunions avec les formations politiques.
Il lui restait à ce moment-là 12h pour parvenir à un accord. Il semblait y croire. Y est-il parvenu ?
Et bien nous le saurons d'ici quelques instants et nous allons le vivre en direct. Première question d'abord à mes invités. Est-ce qu'on est proche ce soir d'une sortie de crise ou est-ce qu'on va s'y enfoncer un peu plus ?
Richard Verli, écoutez, vu d'Europe, il est temps que ça se finisse parce que là, on voit que la fébrilité qui semble s'être installée au sommet de l'État français commence sérieusement à inquiéter. Regardez ce qui se passe en Allemagne où il y a eu quand même des sons de cloche pour dire que on a peur que la France soit faible dans une Europe qui a besoin d'elle. Je sais que par exemple en Suisse, on regarde de très près ce qui se passe et on s'en inquiète notamment du coût COUT de toute cette opération parce qu'il faudra bien à un moment donné en payer le prix.
Donc je crois que il est temps que ça s'arrête ou en tout cas il est temps qu'une sortie de crise se dessine quelque chose de clair et quelque chose qui n'apparaisse pas comme à nouveau euh euh je dirais susceptible de conduire à des rebondissements chaotiques. Alors justement Stéphanie Viller, vous êtes une économiste inquiète ce soir. Oui, bien sûr, de plus en plus, hein, parce que on a vu euh tous euh les euh euh les bouleversements euh que économique, hein, que peut déclencher euh une instabilité euh politique, hein.
Le à partir du moment où il y a un manque de visibilité, euh et bien on voit bien que les les entreprises ne se projettent plus et donc n'investissent plus. C'est un moteur essentiel hein pour la croissance française. Donc les entreprises mais aussi on voit les Français ont arrêté de consommer depuis depuis maintenant 1 an.
Donc il s'agirait de remettre un peu de stabilité pour essayer de de redynamiser ce qui est possible d'être dynamisé dans l'économie française. Jeun Christopher Roland, qu'est-ce que vous sentez ce soir ? On va en sortir de cette crise ou on va encore s'y enfoncer ?
Alors c'est c'est difficile à dire. D'abord, est-ce qu'on va s'en sortir euh peut-être, mais est-ce qu'on va s'en sortir sur du long terme ? Ça c'est une autre question encore.
Ça va dépendre un peu du paramétrage que qui va être annoncé ce soir. J'avoue que c'était difficile de faire des prices, hein, de de ce point de vue-là, d'autant que euh il y a peut-être une hypothèse à laquelle on pense pas et qui va sortir un peu voilà du chapeau. Mais sur le plan alors moi je suis assez d'accord he pour dire que les voilà, on est tout le monde é un peu inquiet de la du fait que ça perdure maintenant. l'instabilité, c'est une expression démocratique.
L'Assemblée a été élue de cette manière-là par le peuple et il faudra qu'on s'interroge un jour quand même sur la question de savoir si c'est pas un manque finalement d'habitude notamment des marchés étrangers ou des observateurs étrangers que d'avoir une instabilité. Le pays peut continuer à fonctionner pourvu que les discours déjà ne soient pas angoissants. Alors le grand sujet du jour, ça a été donc la suspension de la réforme des retraites évoquée ce matin dans les colonnes du Parisien aujourd'hui en France par celle la même qui avait porté cette réforme Ellisabeth Born.
Ça a animé toutes les discussions de la journée et ça a déchiré une fois de plus le camp présidentiel. Un nouveau jour sans fin que nous résume ce soir Stéphanie Despierres. [Musique] La matinée commence sur une note d'optimisme du côté de Matino.
Il y a une volonté d'avoir pour la France un budget avant le 31 décembre de cette année. Et cette volonté crée un mouvement et une convergence évidemment qui éloigne les perspectives de dissolution. Sébastien Lecnu s'exprime alors qu'il va recevoir le PS moins d'une demi-heure plus tard.
Une déclaration en forme de coup de pression sur la gauche et pas un mot sur les retraites. Sur le fondement de l'article 49 alinéa 3 de la Constitution, j'é gouvernement. C'était le 16 mars 2023.
Ellisabeth Borne, alors premier ministre dégaine le 493 pour faire adopter la réforme des retraites. Hier soir, coup de tonner, Elizabeth Borne elle-même déclare dans la presse qu'elle est désormais favorable à sa suspension. En arrivant à Matignon ce matin, les socialistes espèrent donc une confirmation de la part de Sébastien Lecnu.
Au moment où nous nous parlons, nous n'avons aucune assurance sur la réalité de cette suspension. Comme les socialistes, les communistes et les écologistes réclament toujours un premier ministre de gauche. Renommer une éème fois un premier ministre issu du camp du président de la République serait une ultime provocation.
Ils ne tiendrait pas une minute. Ils le savent, on le sait, tout le monde le fait. Donc on va arrêter de faire semblant.
La seule solution aujourd'hui, c'est un premier ministre de gauche et écologiste. Pendant ce temps-là, Marine Le Pen arpente le salon de l'élevage en Auvergne. Pour la première fois, l'ERN a refusé un rendez-vous à Matignon. et sa chef n'a plus qu'un mot à la bouche.
Je j'en tout moi là maintenant. Tout ah tout tout tout. Non mais tout la plaisanterie a assez duré.
À la mi-journée, les chefs de groupe du bloc central et les républicains sont une nouvelle fois reçus à Matignon. En fin d'après-midi, le brouillard politique n'est pas moins épais que ce matin, mais Sébastien Lecornu a promis de le dissiper dans la soirée. Voilà, Sébastien Lecornu qui vient de passer 1h40 à l'Élysée avec Emmanuel Marcron pour lui rendre compte des différentes consultations qu'il a mené depuis 48 he maintenant.
Politiquement, on a eu l'impression de John Christopher Roland que Ellisabeth Born s'était un peu avancé trop vite dans dans son interview au Parisien aujourd'hui en France. Il y a il y a pas qu'elle he qui est un peu revenu sur son intransigence he on l'entend déjà depuis quelques jours parce que peut-être que la menace de la dissolution a fait si vous voulez faire quelques pas de côté à certains l'ennui ce qui ce qui est quand même gênant d'un point de vue du du enf la politique en général mais de la démocratie en particulier c'est que ça nous avait été présenté comme quelque chose d'incontournable pour une question de finances publique pour une question voilà de de de respecter le pacte de stabilité même la question arithmétique du nombre d'actifs par rapport au nombre de retraités. Et quand vous avez quelqu'un qui a porté ce projet jusqu'au bout de manière assez ferme avec un passage en 493 et que tout à coup vous avez finalement alors moi je dirais avaler son chapeau, mes étudiants diraient quelque chose de plus trivial, c'est c'est ça ça donne l'impression que tout ça pour ça alors finalement c'était pas si vital comme réforme.
Mais pourquoi alors ? Comment vous expliquez ça reculade ? Je bah peut-être par la peur de la bon pas à titre personnel mais pour ceux qui finalement reviennent un peu sur leur intrans peut-être aussi la crainte qu'une dissolution bah finalement fasse sécher le bloc central soit plutôt favorable.
D'ailleurs, c'est pour ça que le Rassemblement national lui est dans cette posture très calme par rapport à la la cacophonie. C'est tout ça c'est de la stratégie. Mais je je je pense que tout le monde va y lisser des plumes parce que vis-à-vis des citoyens on ne peut pas menacer de chaos pendant des mois.
Ça a été le cas pour tous ceux qui ont suivi la copie de François Berou et tout à coup dire non bah finalement c'est pas 44 milliards, il y a des marges de manœuvre. La réforme des retraites, on va pouvoir suspendre, c'est pas c'est ce que ça veut dire d'ailleurs suspendre ou abroger. Ça ça c'est c'est ça peut donner l'impression que en fait ils n'ont pas de ils n'ont pas de si vous voulez de colonne vertébrale.
C'est c'est ça ça peut être dommageable. Il a raison John Christopher Roland Stéphanie Viller. La suspension ça a un sens en droit dans la Constitution.
C'est ça existe ? Alors ça je je pourrais pas vous répondre. Moi je vois par rapport au blocage politique euh même si euh les chiffres effectivement euh nous oblige à faire une réforme euh de des retraites.
Pourquoi ? Parce qu'on a un pays vieillissant. Ça, on en a assez parlé mais on voit bien que l'opinion se braque.
Alors aujourd'hui, on est obligé de de calculer le coût économique. Est-ce qu'il faut pas suspendre ? Suspendre ça veut pas dire abroger.
C'est juste on arrête la réforme des retraites à date, c'est-à-dire à aujourd'hui. C'est-à-dire que le départ à la retraite est à 62 ans et 9 mois. 62 ans et 9 mois.
Voilà. Et on attend 202 le moment des élections pour revoir pour remettre pour revenir sur cette discussion aujourd'hui. En fait, moi je trouve que ça peut être une bonne option en se disant on peut pas discuter à l'Assemblée, il y a pas de possibilité d'arriver à un consensus là-dessus.
Donc on stoppe. Moi je l'ai compris comme ça. Je dis pas moi je suis pour une réforme je on stoppe et on attend pendant 2 ans.
Pendant 2 ans ou même je dirais même un an et demi parce que euh finalement ça va aller assez vite hein. Euh 202 consensus un budget à minima hein comme on a fait en fait cette année hein. Cette année en 2025 on a un budget à minima.
On va faire quoi ? 13 milliards d'économies et c'est passé. Donc si en fait on prolonge avec cet état d'esprit pendant 2 ans, ça enfin pendant deux budgets, ça va peut-être limiter hein le risque de chaos que de rentrer dans cette phase totalement inconnue hein euh de de d'éventuellement dissolution ou euh de de changement de président.
Vous allez me dire ce que vous en dites Richard Verli, mais avant cela, je voudrais vous faire entendre des Français qui étaient déjà lassés globalement du spectacle qu'offre la classe politique ces derniers jours. Les voilà maintenant perdus dans le calcul de leur âge de départ. Vox pop signé Maité Frémon et Steven Martin au Lila en scène Saint-Denis. regarder [Musique] les Lilas 23000 habitants, une ville de Saint-Sin où l'on vote en grande partie à gauche.
Mais ce matin, à l'image de la météo, les citoyens se réveillent un peu dans le brouillard avec cette proposition d'Élisabeth Borne de suspendre la réforme des retraites. Je trouvais que c'était une bonne initiative de sa part parce que c'est vrai que cette réforme, elle était injuste. Elle était injuste non pas tellement à cause de l'âge de départ mais au fait de pas assez considérer les retraites des femmes, ne pas assez considérer les retraites des des travaux difficiles.
Abandonner cette réforme tant soutenue par Emmanuel Macron pour une stabilité du pays au cœur du marché, il y a d'abord ceux qui n'y croient pas du tout. On a un peu l'impression qu'on nous donne ça pour faire oublier tout le reste quoi. Donc donc oui, c'est un avancement mais c'est pas suffisant.
Donc on verra bien. Tout est à revoir. Tout est à revoir.
Voilà. C'est ça. Et puis nous on est là derrière.
C'est aussi des musiciens, ils jouent très bien du pipo et de l'enfumage. C'est pas de la musique mais c'est un peu pareil. Et puis il y a ceux qui jugent que c'est un très mauvais compromis.
Il faut pas essayer de plaire, faut pas essayer de séduire, il faut gouverner, c'est autre chose. Il y a tellement des étiquettes politique que toutes les étiquettes politiques extrémistes s'expriment et les autres ils comptent les balles. Vous savez que le dernier budget en équilibre, c'est sous Raymon, c'est 1976 donc ça fait 50 ans.
On est en meilleure santé, on vit de plus en plus vieux. Donc moi, je suis pour travailler plus hein de toute façon. Finalement ce matin, tous partagent le même sentiment, la déception de la classe politique qui ne s'intéresse pas à leur vraie préoccupation.
On a plus les moyens. Moi, j'essaie de faire mon marché comme je peux mais je sais que je vais compter d'ici la fin du mois. Donc c'est vraiment pas agréable.
Je suis je suis émue tellement je j'en parle parce qu'on est au début du mois et que c'est déjà dur. [Musique] Richard Verli, c'était une priorité d'annoncer une suspension de la réforme des retraites pour poursuivre les discussions ? En tout cas, c'était la seule c'était la seule possibilité.
On a compris que du côté de la gauche, alors on va voir ce que va annoncer Sébastien Cornu, mais il y avait deux exigences fondamentales. Il y avait la taxe Zucman sur les patrimoinees les plus élevés et il y avait la réforme des retraites. Pour la réforme des retraites, une ouverture s'est dessinée.
Mais je suis d'accord, ce qui est très troublant et ça va troubler les partenaires européens de la France, c'est qu'on transforme une réforme qui était présentée comme obligatoire compte tenu de paramètres économiques et je pense moi aussi qu'elle est dans une certaine manière. D'ailleurs, regardez les pays qui entourent la France. Ils partent tous les les populations partent tous en retraite autour de 66 enfin de 65 à 67 ans, y compris l'Italie 67 ans.
Référence sur laquelle madame Mélonie n'est pas revenue alors qu'elle avait été prise durant il y a il y a à peu près une dizaine d'années. Mais donc on présente une réforme comme indispensable sur le plan économique et d'un seul coup elle devient un objet de négociation politique. Si elle était un objet de négociation politique alors à ce moment-là fallait pas utiliser le 493.
Il fallait aller laisser le débat parlementaire à son terme et prendre les amendements y compris de la mais c'est peut-être ce que veut dire une suspension, c'est-à-dire qu'on suspend et puis on amende sur la pénibilité, sur les retraites des femmes. Moi, je crois pas à la suspension indolore. La suspension, elle est pas indolore parce que regardez le l'impression que ça va donner.
Je suis désolé, une chose qu'on entend souvent en France, c'est que vous voyez l'argent, il y en a. On peut faire même s'il y a des déficits, on peut faire même s'il y a de la dette. Ça donne l'impression, certes, c'est peut-être seulement une suspension, mais qu'au fond la réalité économique, la réalité budgétaire, les contraintes sont quelque part aléatoire.
Or, malheureusement, elles ne le sont pas. Laurent Guil justement avec vos lunettes d'Européens et la question se pose au 3, mais vu de l'étranger, est-ce que ce renoncement politique de toute une classe politique au fond, éventuelle sur les retraites, ça pas un coût politique très fort ? Au moment où on dit le courage à l'échelle de du continent et en terme géopolitique, c'est très important.
Je pense que ça en a un pour Emmanuel Macron. C'est incontestable pour les autres. La gauche est dans son rôle.
La gauche française est dans son rôle. Même si je rappelle Même si je rappelle que dans d'autres pays, la gauche social-démocrate a accepté un âge de légal de départ à la retraite plus élevé, mais elle est dans son rôle. La droite ne se bat quand même pas tellement hein sur ce sujet, il faut bien le dire.
Elle elle dénonce le retour éventuel aux 62 ans ou au 62 ans et demi. Mais Emmanuel Macron oui parce qu'il en a ça faisait partie du deal avec ses partenaire européens et notamment avec l'Allemagne. Donc il va apparaître comme quelqu'un dont la parole n'est pas digne de confiance.
D'autant que c'est en fait la seule réforme structurelle portée par la majorité présidentielle en réalité. Je voudrais qu'on regarde si vous voulez bien une partie des échanges d'hier soir et de la nuit dernière dans les boucles internes députés des députés EPR. C'est des captures d'écran qui ont circulé toute la journée où des députés de la majorité présidentielle se disent sidérer face à un compromis surréaliste.
Je le dis clairement, je voterai contre l'abrogation. Il y a l'ancien ministre du travail, le porteur de la réforme, Olivier Dusopt qui qui va aussi de son commentaire. Je ne crois pas qu'un compromis se construise sur un déni comptable, sauf à accepter que le système s'effondre.
Il y a aussi les anciens ministres Antoine Armand et Franky Esther qui reprochent à Ellisabeth Borne d'avoir lâché une telle bombe sans aucune concertation avec eux. John Christopher Roland, la Macronie, elle est en train d'exploser ce soir. Oui, enfin en tout cas là c'est la macronie satellisée, hein, c'est ceux qui ne sont plus Olivier Dusop notamment qui a porté avec Ellisabeth Born qui ne sont plus là.
Mais euh en réalité, il y a c'est un peu le n du problème. D'abord, j'aurais voulu dire que tous ces ministres qui reviennent un peu ou les partis politiques qui reviennent un peu sur leur intransigence intransig intransigence pardon d'autrefois euh il ils finissent par ce par quoi ils auraient dû commencer au moment de la fracturation de l'Assemblée en 2024. Ça c'est la première chose.
Et la deuxième chose quand j'entends ces réactions, mais c'est vraiment le constitutionnaliste qui parle, c'est que il y a danger à déguiser en pragmatisme ou en réalité des concepts économiques qui relèvent de parties prix politiques. Et par conséquent, si vous voulez, difficile de se comparer aux autres pays, on a des modèles qui sont assez différents, notamment modèle social qui est assez différent. Ça c'est la première chose.
Et la deuxième chose c'est que si vous avez une ligne politique qui est celle d'un voilà de de réduire que les dépenses, de ne pas toucher aux impôts, autre grande innovation structurelle d'Emmanuel Macron, c'est tout à fait louable. C'est c'est une opportunité politique qui s'entend mais c'est une c'est une c'est un parti prix politique. Si vous voulez dire que c'est le chaos d'un côté et la vérité, le bon sens de l'un, ça a contribué aussi à casser la mécanique démocratique parce que l'économie, on parlait tout à l'heure des marchés financiers, ne peut pas ne peut pas être si vous voulez le facteur de choix démocratique.
Sinon les électeurs ils n'ont plus qu'un seul parti, le parti du bon sens, le parti de la réalité économique. Et à ce momentl, on rêve plus, y compris quand on est engagé, pardonnez-moi, je termine, sur les traités européens. C'est d'abord les États, l'Europe, ça se négocie.
C'est ça la politique, c'est que les gens puissent faire aboutir leurs aspirations d'un camp comme de l'autre. Parmi les nombreuses questions des téléspectateurs, beaucoup veulent savoir ce que coûtera ce que coûterait une suspension de la réforme des retraites pour les finances publiques. Alors, c'est alors une suspension, c'est jusqu'en 2027, donc c'est sur deux budgets.
On va dire que sur la première année, ça coûte entre 500 millions et 1 milliard et la 2è année, moi je je pense entre 1 et 2 milliards. Donc en fait, c'est c'est juste une suspension sur cette période là. Et et après si on arrive à renégocier pour que on puisse entendre enfin que l'opinion publique apparemment puisse s'exprimer et puisse trouver un compromis avec cette avec en ligne de mire que le système par répartition tel qu'il est aujourd'hui ne peut pas fonctionner étant déséquilibre et on peut pas se permettre que de rêver en fait parce que il y a la réalité économique qui revient à l'ordre parce que lorsque on a un système par répartition déficitaire ce que on est obligé d'aller vers les marchés financiers pour financer nos retraites.
C'est une réalité. on on c'est nos impôts ne suffisent pas et nos cotisations sociales pour pour payer les retraités d'aujourd'hui. Donc on va sur les marchés financiers pour essayer de de de puiser des sommes qui leur qui permettront de payer les retraités d'aujourd'hui.
Donc en fait il faut réussir hein enfin à convaincre hein quand même ou rassurer tout du moins nos créanciers internationaux qui financent ce système là. On n'est pas seul à bord puisque tout seul on ne pas capable de financer notre système de protection sociale. Voilà.
Il a dit autre chose ce matin Sébastien Lecornu. La cible de déficit public doit être tenue en dessous de 5 % dans le prochain budget, soit entre 4,7 et 5 %. On rappelle que François Baou avait annoncé à la mi-ju qu'il voulait ramener le déficit en un an de 54 à 4,6 % du PIB.
Là, le cornu commence aussi à à lâcher du l'est. Ça veut dire quoi ? Tant pis pour la rigueur promise ces derniers mois.
Pour avoir imposé une rigueur et des efforts, il faut il faut une majorité. On le voit bien là, c'est impossible de pouvoir faire passer un budget de rigueur. Donc c'est juste un principe de réalité.
Tant qu'il y aura pas de majorité. Le le gouvernement tente de se dire "Bon bah comment est-ce que si on fait un budget à minima, hein, comme on a fait cette année en 2025, est-ce que ça ça passe ? Est-ce que on remet un peu de on apaise un peu les les les tensions pour que il y ait une un semblant de vie économique normale ?
Et puis il y a une chose qui nous frappe aussi, je sais pas vous, mais Sébastien Lecnu, on ne l'a jamais autant vu ni entendu que depuis qu'il est premier ministre des missionnaires. On lui avait reproché justement d'être dans un dans un silence assourdissant depuis qu'il avait eu la passation de pouvoir avec François Baou. Bah justement, c'est quelle histoire ?
Et c'est Laurent Guimier. [Musique] Laurent, ce soir vous décryptez la posture et les mots de Sébastien Lecnu. Et je vais vous expliquer pourquoi il parle autant en fait depuis qu'il n'est plus premier ministre.
Il vit en fait Sébastien Lecornu un moment totalement inédit pour un premier ministre dans l'histoire de la 5e et même peut-être pour un homme politique tout court. D'abord, c'est la première fois qu'un premier ministre s'exprime et c'était déjà la deuxième fois ce matin après sa démission. En général, le premier ministre démissionne, il fait ses cartons en silence et puis il y a une passation de pouvoir et puis après une diète médiatique plus ou moins longue.
Là, cette fois-ci, il a parlé et c'est pour une deuxième raison encore plus inédite. Sébastien le cornu, il doit faire comprendre qu'il a changé de métier. Il y a 4 semaines, jour pour jour, on était ici sur ce plateau et on commentait la passation de pouvoir avec François Bairou.
Et le cornus, c'était le jeune général Sabre au clair. Alors sabre virtuel qui s'incarnait dans ce mot rupture les yeux dans les yeux avec François Baïou. Et puis en quelques heures, l'artilleur, le le le sabreur a dû se transformer en pompier.
Son récit qu'il voulait pédagogue et proactif sur le long terme a dû se transformer en comme de crise réactive. Et comment ça se manifeste à la fois dans les images et dans les mots qu'il choisit ? Alors, je crois qu'il a fallu improviser avec ces images.
D'abord euh en moins d'une semaine, il a réussi à instaurer un récit de crise très maîtrisé. Regardez, vendredi dernier, lundi matin et ce matin, le même cadre, les mêmes portes ouvertes à Matignon, la même tranche. Ah oui, alors ça, on peut rien vous cacher.
Effectivement, c'est pas la même cravate, c'était le matin pour donner le des matinées sur les chaînes infos. même verticalité, hein, euh un discours, pas une conférence de presse. Et c'est typique de la communication de crise.
Euh, un pompier, lorsqu'une cathédrale ou une forêt brûle, euh les pompiers sont au combat et à intervalle régulier, le commandant en chef, le pompier intervient depuis le poste de commandement. Ce rituel de crise très spécifique, Matignon, il l'a déjà vécu une fois, souvenez-vous, en 2021, avec le Covid. Ah euh Jean Castex chaque jeudi soir en général faisait un point de situation avec là aussi des chiffres, quelques conseils et on repart en combat.
À quoi ça sert Laurent ? Alors pour Sébastien le cornu comme pour les pompiers en lisière de l'incendie, cela sert à trois choses. D'abord on incarne le combat à l'image puisque cela se passe loin des caméras, soit parce qu'il y a une zone de sécurité, soit parce que c'est dans des bureaux.
Ensuite, on se risque en général à un pronostic quand même. Là, ce matin, le Premier ministre semblait dire incendie presque maîtrisé mais pas éteint comme on dit dans les dans les bons rapports. Enfin, on donne des infos sur l'origine de l'incendie.
On disyle un peu des éléments de l'enquête. Ce matin, Sébastien Lecornu s'est pas gêné, hein, pour fustiger, je cite, un certain nombre de problèmes partisans à l'origine de sa démission. Il l'a dit, cela permet de prendre le public à témoin et puis de mettre la pression sur les incendiaires de son point de vue, ce qui rime avec LR, mais aussi avec le PS qui s'apprêtait à recevoir ce matin.
Et au passage, Sébastien Lecnu a aussi annoncé ce matin une décision sur le le salaire de de ses ministres. Oui. Et là encore, comme de crise du pompier le cornu parce que depuis de jours il circulait ici et là hein l'idée que les ministres de son gouvernement qui n'a duré que 14h allaient quand même toucher l'indemnité de 3 mois euh que touche en général ceux qui quittent le gouvernement.
Et là il a pris la parole aussi pour dire pas question. Regardez, il est évident que les ministres qui auront été ministres seulement quelques heures n'auront pas le droit à ces indemnités. J'ai décidé de les suspendre.
On ne peut pas vouloir faire des économies si on ne maintient pas par ailleurs une règle d'exemplarité et de rigueur dans la suite des autres décisions que j'ai pu prendre. Alors avec ces mots sans ambiguïé hein, Sébastien Lecornu depuis le poste de commandement on va dire a éteint un nouveau départ de feu ce qui arrive souvent dans les grands incendies. On verra ce que la carrière du pompier Lecnu sera peut-être dans quelques minutes 20h.
Justement justement et si le pompier restait à la caserne, ça fait partie des des hypothèse de la journée. Et si Sébastien Lecornu acceptait d'être renommé Richard Verli, j'avais compris qu'il avait dit non, que il ne redeviendrait pas premier ministre. Il ne souhaitait pas.
Franchement là ce serait très difficile à expliquer. Alors pour le coup au partenaires internationaux de la France ils y comprendraient plus rien. Alors vous me direz si tout ça est au service d'une stabilité et d'une stabilité qui dure pourquoi pas mais c'est quand même quelqu'un qui est parti il est parti sur un constat d'échec dans des conditions uniques dans l'histoire récente de la 5e République.
Revenir on serait presque pardonnez-moi dans du théâtre de boulevard. C'est une hypothèse dont vous avez entendu parler de John Christopher Roland. et d'abord les possibles du point de vue constitutionnel.
L'article 8 permet au président de nommer absolument qu'il veut, même quelqu'un qui a décidé éventuellement au départ de pas y retourner. Bon, il a dit qu'il avait pas envie mais je suis assez d'accord avec ce que vous venez de dire. ça serait compliqué de de comprendre pourquoi il revient en arrière mais parce qu'il a communiqué dessus en plus le sens du devoir.
Alors j'allais dire parce que précisément dit Crisson par exemple ne souhaitait pas vraiment aller à Matignon par exemple mais c'est c'est une charge qui est difficile euh de refuser en réalité parce que surtout dans les dans dans le contexte actuel là où il a eu à mon avis peut-être un moment de faiblesse, si jamais il est renommé, c'est qu'il a fait part de son sentiment et là c'est plus compliqué. Voilà, on aurait le même problème sio décidait de revenir. Il avait il y a des mots en particulier qu'il a prononcé qui pour vous serait un obstacle à une renomination.
Non, pas pas spécialement mais si effectivement il a laissé entendre parce que je sais pas si c'est quelque chose d'officiel quelque chose d'officiel. Il a même démenti des rumeurs ce matin je crois d'une éventuelle renomination. Son entourage a dit c'est n'importe quoi.
Des gens qui le connaissent bien disent que il a bien envie d'y retourner. Ben c'est compliqué de dire non en fait hein. C'est c'est une charge importante.
C'est Matignon ça ne se refuse pas en principe. Non. pour l'intérêt général, pour l'intérêt de la France, je pourrais vous sortir encore pas mal.
Mais quel intérêt il y aurait Emmanuel Macron ? bah peut-être de de récompenser. Si d'abord c'est son plus fidèle hein, il est de tous les gouvernements depuis 2017 et puis si cette plateforme on saura tout à l'heure he si s'il a réussi à trouver une forme de compromis même temporaire ça pourrait être une façon aussi de lui dire bon tu es parti vraiment de travers mais tu as rectifié la situation si tu toi d'ailleurs et donc et surtout c'est lui qui l'a négocié cette plateforme donc autant que ça soit lui qui la mette en mais pardon il était question que cette plateforme elle soit menée par un négociateur donc finalement le rôle de il serait pompier négociateur Voilà, en fait c'est presque le système belge, c'està-dire quand le roi nomme un informateur quoi, parce que ils ont des des fracturations bien pires que les nôtres hein à leur assemblée ou en tout cas beaucoup plus durable.
Et on utilisait souvent en Belgique un ancien premier ministre qui avait un peu l'ora, le charisme de celui qui a vécu pas mal de crises. Et c'était bizarre de nommer Sébastien Lecornu si vous voulez comme un peu dans ce rôle de négociateur et surtout s'il y a la conclusion, il est renommé. Ça paraît très bizarre mais encore une fois avec Emmanuel Macron, pas impossible.
Vous en dites quoi Richard Verli ? Écoutez, encore une encore une fois, il y a deux il y a deux éléments à prendre en compte. La pertinence du choix.
Est-ce que s'il y a changement de cap puisque un un éventuel renoncement à la réforme des retraites, même si ce n'est qu'une suspension, c'est quand même un changement de cap ? Est-ce qu'il peut être incarné par le dernier soldat du macronisme ? Franchement, il y a une contradiction dans les termes pour moi.
Et la deuxième chose, c'est que vous sortez d'un échec et vous avez démissionné après 14h et vous revenez premier ministre. De facto, sa crédibilité de chef de gouvernement a été à mes yeux entamé. Je rappelle juste que dans beaucoup de pays quand on démissionne, on démissionne.
Voilà. L'autre hypothèse qui semblait tenir l'accorde cet après-midi, c'était la nomination d'un premier ministre de gauche. "Nous n'en avons jamais été aussi proche", affirme Marine Tondelier.
Un coup de barre à gauche, est-ce que ce serait la seule solution John Christopher ? En tout cas, c'est la seule combinaison qui n'a pas été tentée, hein, depuis la alors hormis celle du Rassemblement national évidemment, mais qui n'a pas été tentée depuis la dissolution. Est-ce que ça sera la Martinale ?
Rien n'est moins sûr et en tout cas rien n'est moins sûr encore une fois sur la durée parce que vous avez une fracturation qui va peut-être s'opérer de ce point de vue-là à gauche avec la LFI et vous aurez sans doute et notamment sur ces questions qu'on a dont on a traité tout à l'heure les questions qui sont liées vraiment à la bonne trajectoire pardon des finances publiques qui cristallisent quand même un certain rejet de la part notamment des LR parli je veux pas anticiper sur ce qui pourrait se dire après mais ça pourrait rendre la droite encore plus si vous voulez détachée de de l'ancien socle commun et il faudrait en réalité que le socle commun où ce qu'il en reste horizon ils ont dit que ils étaient contre le la suspension ou l'abrogation mais le socle commun les macronistes exige c'est s'applique à eux-mêmes ce qu'ils ont exigé pendant un an et demi du parti socialist un peu de responsabilité peut-être pas une non censure voilà mais effectivement de les laisser une de leur laisser une chance mais après c'est vrai que la frontière elle est étroite entre les compromis et les compromissions. Oui, c'est pour ça que peut-être que ce qu'il va annoncer dans la plateforme qui qui va c'est peut-être sur un certain nombre de points précis. Un, le budget de il y a peut-être d'autres on parle tout à l'heure Marine Le Pen était euh à la rencontre des agriculteurs.
C'est un sujet majeur. On on pourrait se focaliser la Nouvelle-Calédonie par exemple, voilà, se focaliser sur un certain la décentralisation également sur un certain nombre de sujets qui pourraient faire à peu près consensus et remettre à dans un an et demi avec une vraie campagne, un vrai débat tous les autres sujets parce que en attendant ils sont pas traités. Vous parliez de Marine Le Pen, elle est désormais catégorique.
Elle censurera tout parce que dit-elle, "la plaisanterie a assez duré." Elle l'a dit en ses mots depuis Cournon d'Auvergne où elle se trouvait pour une visite au sommet de l'élevage ce matin. Visite qu'elle avait d'ailleurs tenue à maintenir en dépit du du chaos politique.
Elle a refusé de rencontrer Sébastien Lecnu ce matin parce qu'elle avait rendez-vous là-bas. Reportage sur le terrain signé Clément Perot et Katia Guilder. [Musique] Opération bain de foule à Cournon d'Auvergne près de Clermontferrand.
Merci beaucoup. Marine Le Pen se prête au jeu des selfies dans une nuée de caméra. Un déplacement aux allures de campagne électorale.
Oui, je préfère être ici qu'appar ou oui, je pense qu'il y a ici des sujets qui sont absolument fondamentaux. Marine, on peut faire une photo s'il vous plaît ? Loin de Paris et de la crise politique, la chef du rassemblement national qui a refusé de se rendre à Matignon préfère occuper le terrain auprès des éleveurs.
Pour ell, les choses sont déjà actées. Nous souhaitons qu'il y ait des élections parce que le peuple français est souverain. C'est donc à lui de décider.
C'est à lui de dénouer les crises. C'est à lui d'être l'arbitre. Nous partirons en campagne.
Et puis voilà, les choses sont très simples. Vous savez, si les Français nous veulent, ils nous auront. Nous sommes prêts.
Si les Français ne nous volent pas, nous sommes républicains. Nous respecterons bien entendu, comme nous l'avons toujours fait, les résultats des élections. Dans le sillage de Marine Le Pen, plusieurs députés du Rassemblement national.
Ils sont eux aussi en ordre de marche en cas de législative anticipé. Que vous savez, nous au Rassemblement national, nous sommes en campagne permanente et Marine défend les Français toute l'année. Donc, il se trouve que cet événement est un événement important pour le Rassemblement national.
Vous connaissez notre attachement à l'agriculture. C'est un déplacement à la rencontre des professionnels de ce secteur qui sont extrêmement malmenés depuis tant d'années que c'est un non on est enfin c'est pas une campagne en particulier, c'est un déplacement qui était prévu depuis un moment. Dans les allées du salon, Marine Le Pen affiche sa proximité avec le monde agricole inquiet des accords de libre échange Mercosour.
Pour certains éleveurs présents, le but de cette visite ne trompe pas. C'est tout à fait politique. C'est pas du tout euh c'est pas du tout mon parti déjà.
Et puis bon après elle promène, elle voit des éleveurs. C'est de c'est de bonne guerre en ce moment quoi. Un peu facile.
Oui, un peu. Pour moi, c'est facile qu'elle vienne ici. Ouais. vu que dans le monde agricole, bon, il y a tout qui est difficile en ce moment, mais c'est vrai que l'élevage, surtout l'accès sur l'élevage, c'est ce qui est le plus difficile avec les normes.
Donc qu'elle nous soutienne plus dans ça, ouais, je trouve ça bien. Marine Le Pen n'est pas la seule à être venue au chevé des éleveurs d'Auvergne. Le patron des députés de droite, Laurent Voquet, était lui aussi attendu dans la journée.
Richard Verli, c'est l'autre image du jour. On a donc ces consultations qui se poursuivent à Matignon, ce brouillard qui va peut-être se désépaissir dans la soirée et puis Marine Le Pen qui nous envoie sa carte postal d'Auvergne. Oui, écoutez, je trouve que dans le choix des mots quand elle dit je sens surtout ça a un côté un peu comme ça je dirais euh elle dit je siffle la fin de la récréation.
Voilà, ça a un côté un peu populaire mais c'est le langage que tout le monde comprend. Je sens surtout, j'en ai marre, c'est de la rigolade, c'est pas sérieux. Donc le message passe.
Le choix de ne pas aller à l'invitation de Sébastien Lecnu d'aller au contact des gens, au contact des agriculteurs en province. Ça aussi ça marque une fois de plus pour l'instant dans cette séquence. Bien évidemment camper dans son registre et compte tenu de ses priorités.
Je trouve que Marine Le Pen fait presque un sans faute. John Christopher Roland. Ouais, il y a il y a il y a un côté un peu presque, j'allais dire golien, c'est-à-dire moi, je me situe audessus de la mêlée.
La cacophanie, la cacophonie, pardon, c'est les autres. Moi je je voilà la plaisanterie c'est finie. Elle a même à un moment donné utilisé une expression assez populaire hein.
Si ma grand-mère avait des roulettes elle a dit Oui. Oui. On l'appellerait un bus.
C'est donc il y a ce contact à la fois très populaire. elle est auprès des agriculteurs, c'est pas un hasard. C'est c'est vraiment quelque chose qui montre que elle elle essaie de se situer en dehors de la mêlée.
Là où je suis moins d'accord, c'est que quand ils disent qu'ils ont jamais contesté les résultats des élections, moi je veux bien, mais en 2024, le Front Républicain a été considéré par eux comme finalement une manœuvre pour les empêcher d'arriver au pouvoir. Or, il semblerait que avec ou sans franc républicain, de toute façon, il n'auraiit pas eu la majorité absolue. Donc, on est toujours un peu dans l'entre.
En réalité, ce qui est certain, c'est qu'elle est déjà en campagne. Elle est déjà en campagne et elle veut donner l'impression d'être loin de la tambouille. Alors qu'en réalité de la tambouille, il y en a quand même un petit peu.
C'est les oufs, c'est les offs de loup. Mais c'est ouf. Mais c'est ouf.
Ils sont àin. Ils sont àin. Bah oui, ça peut arriver.
Nous n'avons pas de désaccord avec le RN Loup. Cette phrase, elle a été prononcée par l'expte-parole LR du gouvernement Sophie Prima. Elle a vraiment dit ça.
Nous n'avons pas de désaccord avec le RN. Oui, attendez, c'est pas fini, elle va plus loin. C'était sur RTL hier et elle rajoute s'il y a un contrat de gouvernement et bien travaillons ensemble.
Ou encore quand on lui demande si elle pourrait rentrer dans un exécutiféren, ça dépend pour quoi faire. Autant vous dire que ça a mis le feu au poulr. Bruno Rotaillot pour lui c'est nom disait-il hier chez France.
En revanche, quand on l'a interrogé sur savoir pour qui voter dans cette législative partielle dans le Tarnégaron où vous avez un candidat siiste face à la gauche, lui a appelé à ne pas voter pour la gauche. Autant vous dire que le malfire dans l'esprit des Français, une alliance, les Républiques un rassemblement national, c'est de l'ordre du possible. Mais vous êtes en train de dire que en cas de dissolution ce soir ou dans les prochaines heures, LR partirait avec le RN en campagne.
Chaque chose en son temps. Il y a plusieurs paramètres à prendre en compte. D'abord, pas sûr qu'on a une dissolution ce soir ou dans les prochains jours.
Ensuite, vous avez aussi le bruit qui court comme quoi Laurent Vokquer pourrait prendre la place de Bruno Rotaillot à Bovau. Et enfin, si vous avez une alliance de genre, le groupe LR explose en trois familles. Vous avez ceux qui partent avec Édouard Philippe et Horizon, ceux qui décident de se présenter en indépendant et enfin la dernière possibilité que nous étudions aujourd'hui, aller avec le Rassemblement national.
En l'occurrence, nous journalistes, ça fait plusieurs années qu'on entend cette phrase : "Il n'y a plus de cordon sanitaire entre le RN et nous." L'une des premières fois, pour ma part, c'était dans la nuit de l'alliance RN Sioti en 2024. J'ai appelé un cadre LR justement pour avoir une vérification à ce sujet.
Lui n'était pas au courant et sa réaction a été assez surprenante. J'ai 30 ans, je n'ai jamais exercé de responsabilité. Alors, partir en campagne avec le RN, pourquoi pas ?
Bon bah, sachez qu'il est toujours chez LR et même il a pris un peu de galon depuis que bah attendez, vous croyez vraiment que je vais dévoiler mes sources ? Elle ne balancera pas son nom. Il a pris un peu de galon depuis depuis l'élection de de Bruno Rotaillot à la tête du parti.
Est-ce qu'il y a d'autres signaux ? Alors oui, il y en a quand même quelques-uns. Alors François Xavier Bellami par exemple l'été dernier qui disait que entre Eren et gauche en cas de duel, il voterait Eren.
Pareil pour Roger Karcii très récemment et c'est Jordan Bardella qui ne s'est pas ne s'y est pas trompé à ce sujet. Hier, il disait être parfaitement prêt à tendre la main à LR sur un accord de gouvernement. Et enfin, une petite info que je vous ai repêché.
Sachez que nombre de députés LR ont déjà pris langue avec Sioti et son parti, l'Union des droites pour la République parce qu'ils se sentent menacés par le RN dans leur circonscription. Cherchez parmi les 22 députés LR qui n'ont pas voté la confiance à François Baïou. Ah, vous dévoilez vos sources.
Attention, mais en fait, je comprends pas LR fait partie du socle commun. Tous ont refusé de partir avec l'an dernier et là il pourrait complètement changer de stratégie pour un parti qui d'ailleurs se définit même pas comme de droite. On y est là dans la tambouille un peu quand même légèrement effectivement mais c'est c'est parce que la base partisane est quand même très divisée.
Il y a eu un sondage en juin dernier pour les électeurs donc c'était CSA JIDD ça s'affiche à l'écran les électeurs RN eux seraient 68 % à partir en union des droites avec le RN. Chez les électeurs de droite un peu plus traditionnels classiques c'est 61 %. C'est un peu moins mais c'est quand même important sur le terrain.
Ça se sent par exemple ce militant rotaï qui félicitait l'étatmajor LR au lendemain de la victoire du ministre de l'intérieur à la tête du parti. On va enfin pouvoir faire l'Union des droites. Manifestement, il avait pas tout à fait compris que Bruno Rotaillot lui il partait avec le socle commun.
Mais s'ils sont si nombreux, pourquoi c'est pas déjà fait une alliance LRN ? Ah bah pour euh deux raisons déjà parce que pour eux c'est un parti économique euh économiquement parlant socialiste et surtout ils ont une réputation à tenir. Ainsi le résum chez euh l'UDR DCI justement à droite le vote RN est un vote de classe.
Jamais Bruno Rota ou François Xavier Bellami n'appelleront à voter pour nous. Ce sont des bourgeois. En fait vous savez à quoi on assiste plutôt qu'à Lyon des droites ?
à un à une lutte des classes. à une lutte des classes. Vous êtes d'accord avec cette analyse John Christopher Roland P en je suis je suis je suis un peu effaré en réalité parce que si vous voulez à part le le domaine de la sécurité hein qui pourrait éventuellement unir les deux les deux tendances sur le plan économique, il y a il y a il y a au rassemblement national quand même des attitudes assez antagonistes de ce point de vue-là entre ceux qui ont plutôt une démarche économique et sociale, un meilleur pouvoir d'achat et un discours plus libéral comme celui de Jordan Bardella qui était absolument très rassurant vis-à-vis des patrons lors de l'université d'été du MDEF qui c'est pas un hasard C'est tenu d'ailleurs à Roland Garos.
Et donc je je suis assez si vous voulez c'est ça rentre un peu dans la même veine que de renoncer à des lignes rouges qu'on avait fixé il y a un an au moment de la dissolution. Aujourd'hui on revient dessus dans dans l'objectif de la stabilité. Euh les Français, je sais pas ce qu'ils pensent hein.
Moi je je vais éviter de faire comme les les patrons de parti, mais quand même quel spectacle, quel quel euh si vous voulez euh quel euh ossure ils peuvent penser que les hommes politiques ont quand on a ce genre en fait de euh voilà de bon, ça c'est le jeu de la politique, hein. Je je suis très naïf, mais quand même ça me ça me surprend. Moi ça me voilà, je je me dis que ça rajoute un peu à à à la lecture très très compliquée à comprendre.
Vous pensez qu'elle se fera l'Union des droites que c'est le sens de l'histoire à droite Richard Verli plutôt regarder ce qui se passe en Italie où la droite traditionnelle l'équivalent des Républicains, l'exparti de Berlusconi est désormais le supplétif de Georgia Meloni et de Matthéo Salvini. En échange, qu'est-ce qu'ils ont obtenu ? Ils ont obtenu deux choses.
Ils ont obtenu un programme économique qui est au fond celui du patronat qui d'ailleurs avait été négocié plus ou moins par Mario Drag qui avait fait le relais entre le patronat italien et madame Mélonie. Donc ils ont obtenu ce qu'on pourrait appeler une forme de crédibilité économique de droite et d'autre part ils ont obtenu un ou deux postes importants au gouvernement notamment sur le ministre des affaires étrangères. Voilà.
Donc c'est ça veut dire qu'ils sont devenus encore une fois des supplétifs. Si la vague électorale souffle comme les sondages le laissent penser en faveur du Rassemblement national, l'Union des droites sera quand même très difficile à refuser. Mais ce jour-là, le le Rassemblement national perdra peut-être un dernier avantage comparatif, si je puis dire, par rapport aux autres, c'est d'être totalement de plein pied dans la classe politique telle qu'elle est.
Parce qu'aujourd'hui, je reste surpris quand même par l'idée et on le voit dans le reportage que que qu'a fait l'équipe de de la rédaction. sur le terrain, le Rassemblement national continue à quand même pouvoir se poser à côté de la classe politique traditionnelle. Je crois qu' a alors c'est un parti qui a 50 ans, il y a des députés, il y a des exécutifs.
C'est il y a deux situations, vous le savez bien. Il y a celle où le Rassemblement national a besoin de la droite traditionnelle arithmétiquement parlant au parlement. Donc quand vous avez besoin, sauf que sauf que par exemple le bloquer l'air au à l'Assemblée nationale, c'est plus grand-chose.
Non, je veux dire, s'il y a de nouvelles élections, on verra ce que ça donne. Mais vous savez, quelquefois euh 20 députés, ça peut faire la différence, on le sait lorsqu'il s'agit de gouverner. Donc si le Rassemblement national en a besoin et bien il devra faire des aménagements.
S'il n'en a pas besoin, vous avez tout à fait raison, c'est pas du tout son intérêt. Lou sur justement l'alliance avec Georgia Mélonier et les autres partis de droite en Italie. Est-ce queon peut vraiment faire une comparaison avec notre situation française quand on part du principe aussi que en Italie ça fait depuis les années 90 que il y a ce genre justement d'alliance qui se fait entre Fratelli et l'italien qui s'appelait pas Fratell d'Italia à l'époque la la ligue et Forza Italia.
Oui c'est une c'est une très juste observation. Au fond, ce qui s'est passé en Italie, c'est que Fratelli d'Italia, le parti de madame Méloni, était lui le supplétif avant. Madame Méloni d'ailleurs était ministre de gouvernement Berlusconi et le supplétif est devenu le le pilier en quelque sorte.
C'est vrai que la fréquentation entre la droite et l'extrême droite était plus ancienne en Italie, mais peut-être que tout simplement la vague arrive en France avec du retard. On est au début de ce dispositif futur. En tout cas, la perspective d'une dissolution ne semble pas être la solution privilégiée ce soir.
Cette perspective, elle s'éloigne parce que Sébastien Lecornu affirme qu'une majorité de députés, c'est ce qu'il dit après ces 48 heures de consultation, refuse une dissolution parce que des élections amèneraient au mêmes résultats que l'année dernière. John Christopher Roland. Est-ce que dans les derniers sondages, alors ce ne sont que des sondages et souvent les sondages donnent le RN plus haut que ce qu'il naît dans les urnes réellement.
Mais est-ce que qu'est-ce qui nous dit que demain des législatives auraient un résultat différent de celle d'ant ? Alors, c'est vrai que c'est difficile hein de faire des projections sur quand on n'est pas dans la situation euh avec des paramètres euh des hypothèses qui sont un peu euh compliquées à si vous voulez prévoir notamment euh la solidité du Front républicain si euh Front républicain il y a euh et puis il y a un autre paramètre c'est que euh la dissolution ça entraîne des élections législatives anticipées. C'est vrai mais une campagne est courté, c'est-à-dire vous avez entre 20 et 40 jours, ce qui en quelque sorte a un effet de sidération, de tétanie et c'est très compliqué surtout dans les conditions actuelles où justement il y a des débats clivants dans la société qui mériteraient un débat beaucoup plus long.
Et donc ce temps court si vous voulez c'est peu propice à des débats de fond. Ça empêche ou c'est ce que j'allais vous dire, ça empêche de parler du fond. Ça empêche de parler du fond.
Donc si vous voulez, c'est un peu ce qui s'est passé mais comme ça je serai équilibré pour tout le monde mais en 2017 vous auriez pu mettre beaucoup de candidats avec le simple effigie d'Emmanuel Macron candidat en marche pour que ça fonctionne parce qu'il y a un réflexe un peu corporatisme alors même qu'à l'époque il y avait eu une campagne électorale. Non non. Alors juste par rapport à ce qu'on évoquait tout à l'heure sur Sébastien Lecornu pourrait-il se succéder à lui-même ?
Il avait dit non là il a dit je ne cours pas après le job. Oui, mais si le job après, voilà, ce qui n'est pas tout à fait la même chose. Ça je ne cours pas après le job.
C'est une forme, il se dédie un petit peu, c'est-à-dire qu'il il rouvre la porte parce que encore une fois, c'est une charge qui est effectivement très difficile à refuser et pour ne pas dire impossible. Marine Le Pen insistéit beaucoup cet après-midi. Elle s'est exprimée depuis le sommet de l'élevage en Auvergne.
Elle s elle a beaucoup insisté sur le fait que de toute façon, il fallait un retour aux urnes des Français, il fallait une dissolution et elle insistait beaucoup aussi sur la trouille des autres députés. euh de ce retour aux urnes parce que ce serait une claque pour beaucoup de beaucoup de parties. Alors, d'abord, il faut éviter je pense que elle présume un peu hein du résultat pour elle-même.
Non pas queelle a tort, mais l'avenir nous le dirait de toute façon. Là, on peut pas le savoir. En revanche, là où elle a raison, c'est que il est vrai que l'atrophie du socle commun qui serait provoqué éventuellement par une législative anticipée fait que ça doit être assez inquiétant notamment pour les alliés du bloc central.
Et pour la gauche, est-ce que le Parti socialiste a véritablement intérêt aujourd'hui à une dissolution dans la mesure où ils sont dans une NAASEC où ils ne savent pas s'ils doivent s'allier, même si à mon sens, à mon avis, le Front républicain se reformerait, mais rien n'est moins sûr. La situation est compliquée et il est vrai. D'ailleurs, il faudrait faire attention parce que de ce que j'ai entendu d'Élisabeth Born, il faudrait pas que ça passe par un renimement simplement un reniment, un renoncement.
Elle elle précise bien en gros que c'est c'est sa crainte, c'est une distribution et l'arrivée au pouvoir du RN. Donc elle y met quand même derrière une explication un peu plus rationnelle. Et euh moi en ce sens-là je je pense que oui, il y a à craindre d'une dissolution parce qu'au mieux elle donnerait une majorité mais laquelle ?
Ça aussi c'est encore ça peut être un source d'inquiétude et au pire elle laisse la situation exactement à l'identique. Alors la dissolution semble pour le moment être une hypothèse écarté puisque Sébastien Lecornu dit deux choses. Un que la situation permet de nommer un premier ministre dans les 48 heures.
Donc d'ici nous sommes mercredi d'ici vendredi un nouveau premier ministre et deux il dit que l'équipe qui sera nommée devra être totalement déconnectée des ambitions présidentielles. Ça élimine du monde. Vous avez l'air atterré.
Ça c'est Non, c'est je suis pas atterré. Je je Ça veut dire que monsieur Rotaillot n'est pas n'est plus ministre. Bah ni le renvoquer alors.
Et ni le renvoquer. C'est c'est compliqué comme comme formulation. Vous savez, ça me rappelle Édouard Baladur en 93.
Non, pour l'instant moi je suis tout entier consacré. D'ailleurs, disait-il, à l'époque, ça va vous rappeler quelque chose, totalement dévoement des finances publiques. Évidemment, l'état de grâce euh bon qui en est en berne ces dernières années, mais quand quand vous êtes ministre, demander à un homme politique de renoncer à des ambitions, c'est comme demander à un stac àanovis d'arrêter d'être enfin de devenir oisif du jour au lendemain.
Ça ça me paraît quand même assez curieux. Ceci dit, pour le message de la communication, ma fois pourquoi pas. il dit "Il y a un chemin euh la situation va permettre au président de nommer un premier ministre dans les 48 heures." Alors c'est on est encore dans une situation très baroque.
Ben la vérité c'est que ces consultations n'ont pas complètement débouché puisque ce que je comprends c'est qu'il il y a un chemin. D'accord. Mais le il y avait peut-être un ch un chemin.
Oui, enfin il y a un chemin. On est encore on a l'impression que il est pas au bout du processus, qu'il y a d'autres éléments. Et je crois que il est en train de prolonger l'attente.
Moi ce qui me semble alors si la dissolution est écartée, ça veut donc dire qu'il a obtenu des accords. Ah, il dit que selon lui, il y a une majorité absolue à l'Assemblée nationale. C'est peut-être la seule, qui refuse la dissolution.
On aimerait en savoir plus sur le programme qui est prête à valider cette majorité absolue. Soit de députés qui sont prêts à participer et à soutenir, soit de députés qui ont accepté de ne pas censurer. On aimerait le savoir le programme.
Visiblement, il ne l'a pas encore dévoilé. On attend John Christopher Roland. Donc la politique, c'est rendre ce possible, ce qui est nécessaire en l'occurrence d'avoir un premier ministre dans les 48 heures.
C'est possible ou c'est nécessaire constitutionnellement parlant ? Alors c'est possible, ça c'est sûr. Est-ce que c'est nécessaire constitutionnellement ?
Il y a pas de délai he qui impose au président de plutôt par rapport au projet de loi finance. Alors pour le projet de loi de finance, c'est sûr que si on reste dans le délai des 70 jours offerts au Parlement, Sénat et Assemblée nationale compris pour adopter une loi de budget avec la particularité que si j'en sais pas qui sera premier ministre mais si on continue sur cette ligne pas de 493 parce que le 493 c'est quand même un moyen si vous voulez de de d'être certain de respecter le temps sauf à être renversé. Sébastien Lecornu dit aussi qu'un premier ministre de gauche, c'est une décision qui appartient au chef de l'État.
Mais il a tout à fait raison. Évidemment. Décidément, il ouvre beaucoup de chemin Sébastien le Cornu, mais pour l'instant, il ne nous donne pas énormément de balises.
C'està-dire le brouillard reste quand même épais là. Ben écoutez, je vois Oui. Le on le savait que le le président a la responsabilité de nommer le premier ministre.
Il me semble que ça c'est pas tout à fait une une annonce. Mais il aurait pu dire on n' pas trouvé de terrain d'entente, on n pas trouvé de chemin et face à l'impasse donc ça veut dire que le programme entre guillemets ou la plateforme je ne sais pas comment l'appeler n'est pas complètement bouclé. Enfin en tout cas moi c'est la traduction que je fais des annonces que vous nous évoquez.
Donc ça veut dire qu'on cherche soit un négociateur soit un premier ministre de gauche. Peut-être peut-être un premier ministre. Alors après, ça peut être un premier ministre qui ne soit pas forcément de gauche pourvu que les députés socialistes et écologistes qui ont été reçus également accepte le principe de la plateforme.
Dans ces cas-là, vous pouvez en revanche en revanche, il faut que la figure soit consensuelle parce que si elle braque d'un côté et qu'elle braque de l'autre, là on est reparti dans des difficultés, dans des ménres. Et alors, qui a le profil ? Alors, on parle beaucoup, on parle beaucoup, on va parler du on peut parler du qui ?
Voilà. Alors, de qui ? Je sais pas mais on parle beaucoup de l'ancien premier ministre Bernard Casneuve pas tellement du fait qu'il vienne d'ailleurs particulièrement de la gauche puisque d'ailleurs cette position lui est déignée par une partie de la gauche mais parce que c'est un ancien premier ministre qui a fait consensus j'observe quand même qu'il est pas resté très longtemps premier ministre he il a au moins un point commun avec les premiers ministres pour des raisons voilà de campagne électorale de de Manuel Vals la la fin de mandat du président Hollande.
C'est ça. Mais en même temps, c'est c'est ce genre de figure qui qui fait voilà qui qui est censé faire consensus. C'estàd qu'il ne braque pas totalement la gauche et qui puisse apparaître comme sérieuses et crédible par la droite.
Il y a quand même un élément de calendrier, c'est que le budget doit être déposé la semaine prochaine au plus tard. Ça c'est sûr et j'imagine aussi que dans les sphères économiques, c'est quand même la chose qui prédomine. Oui.
Après euh euh moi je pense que la la bonne nouvelle, c'est se dire que s'il y a une majorité absolue qui est contre la dissolution, j'espère que derrière ils ont se sont mis d'accord sur les points de compromis là où ils pouvaient avancer. Autrement, ça ne sert à rien en fait derrière. Reculer pour mieux sauter plus tard.
Oui. Enfin, j'imagine que derrière il y a du sens dans derrière cette phrase là. c'est bel et bien que tous les partis qui ne veulent pas cette solution sont prêts à faire euh des mouvements de d'avancé ou de recul sur leur proposition pour arriver bel et bien à fournir un budget à minima parce que c'est ça qui est demandé.
On peut pas demander un budget avec des réformes. On ne peut pas s'atteler à nos déficits et à nos dettes à notre niveau de dette sans majorité sans parce que il y a des efforts qui sont qui vont être demandés. Donc c'est là, on ne peut demander que un budget euh avec le minimum d'efforts, hein.
Donc c'est finalement, c'est pas tellement c'est pas grand-chose, hein. C'est c'est juste attendre les 2 ans comme ça à reproduire un budget à minima. Donc là, je pense que c'est c'est moi je l'entends comme ça, c'est que derrière ça va être peut-être facile d'arriver à bon bah des petits accords avec bien sûr la suspension pendant 2 ans mais aussi inversement, il va falloir des baisses de dépenses quelque part ou des augmentations d'impôts. tout ça euh de manière totalement indolore où tout le monde se mette d'accord en disant bah on on en rediscute réellement en 2027.
En tout cas, s'agissant de la réforme des retraites dont on a beaucoup parlé au début de de l'émission, Sébastien Lecornu précise que c'est effectivement une source de blocage, mais qu'on aura du mal à faire l'économie d'un débat au Parlement. Donc ça veut dire a priori voilà on remet la réforme des retraites, on remet l'ouvrage sur le métier en fait. Richard Verlier.
Ce que je comprends de ce que vous dites effectivement c'est ça. Ça veut dire que parmi les parmi les points qui sont sur la table et les points qui auraient été acté par cette future plateforme encore une fois composée des partis qui vont soutenir et des partis qui ne censureront pas, ce serait la suspension sans doute de la réforme des traites, voir aller plus loin l'abrogation et un engagement à une future réforme des traites. La difficulté, c'est quand vous dites ça, ça dépend quand même de qui sera élu en 2027 parce que je rappelle que Marine Le Pen, en tout cas jusqu'à maintenant, elle peut bien sûr changer d'avis.
Imaginez que ce soit quelqu'un du Rassemblement national, ils se sont engagés pour l'abrogation de cette réforme de retraite. Le retour à un moment, ils évoquaient même 60 ans. Alors, ils peuvent changer.
Mais mais sauf que on sait ce que on sait ce que donnerait un nouveau débat sur la réforme des retraites à l'Assemblée nationale parce qu'il y avait eu un vote solennel en mai dernier et que à l'époque la loi avait été abrogée. Ouais. Mais est-ce que c'est cohérent de remettre ça devant cette Assemblée nationale- làà alors que vous allez vers une élection présidentielle en mai 2027 et que quand même euh c'est on on si on abroge maintenant, c'est pour mettre ce projet qu'on juge structurant pour la société française dans les mains du futur président me semble-t-il.
Et puis surtout que comprendraient les les Français parce que on était tout à l'heure dans le puit de dô là avec Marine Le Pen au sommet de l'élevage. Je voudrais qu'on écoute aussi ce soir quand même ce que les agriculteurs présents sur le salon disent. de ce moment politique.
C'est Voxpop et c'est préparé ce soir par Clément Perot et Marco Pomier. [Musique] C'est le grand fiasco total. C'est ils savent plus où c'est qu'ils vont Non, ils savent pas.
Est-ce que ça vous inspire ? Pas confiance. Euh, ça me désespère.
On doit être ridicule vis-à-vis des autres pays, je pense. C'est plus que désespérant. Il se fiche de nous totalement. tout le temps.
Qu'est-ce que vous espérez là ? Un grand coup de balai. [Musique] Mais la classe politique, il y en a plus.
On sait plus qui est de droite, de gauche, du milieu du centre. J'ai plus l'impression, c'est une cours de récréation plutôt qu'une classe politique, on va dire. Enfin, ils se tirent tous dans les pattes.
Ne pense pas au pays, pas au français, pas à rien. Ils pensent juste à leur ega, leur petite classe politique. Les gens qui sont censés occuper des responsabilités sont très éloignés des préoccupations des Français.
Je suis moi-même intéressé par la politique. Je suis quelqu'un qui vote mais j'avoue être assez désœuvré. Moi, je suis agricultrice, on a besoin d'un gouvernement pour pouvoir avancer dans nos négociations, dans nos demandes et là on n'avance pas.
Euh maintenant, moi je sais pas ce qui est bien ou ce qui est pas bien hein, mais euh ce que je sais c'est que ça c'est pas bien pour les Français. Voilà cette lassitude des Français euh à un moment aussi eux ce soir se disent "Mais quand est-ce qu'on va en sortir ?" Parce que là, on avait donc euh une mission de 48 he pour Sébastien Lecornu euh à charge pour lui de trouver d'élaborer une plateforme de stabilité et d'action et puis finalement ce soir il annonce qu'on aura un premier ministre dans les 48 heures.
Bah c'est cool, on a gagné de jours de plus Richard Verli, c'est ça ? Oui. Bah celui qui pour l'instant gagne mais d'une manière quand même triste, c'est Emmanuel Macron.
Il gagne du temps. Demain, il sera au Panthéon, vous savez l'hommage à Robert Badinter. Il prononcera un de ses discours souvent remarquable.
C'est un peu sa spécialité pour les hommages. Et donc voilà, il préfère peut-être Emmanuel Macron avoir ses moments d'histoire, ces moments de retrouvaill face aux hommes qui ont fait la France plutôt que de s'occuper du sort quotidien des Français. En tout cas, j'imagine que pas mal de gens se posent la question et se la poseront demain quand l'hommage à Robert Banater, tout à fait justifié par ailleurs, sera retransmis sur les chaînes de télévision et qui ne devait pas être perturbé par la nomination d'un nouveau premier ministre quelques heures plus tôt sans doute John Christopher.
Oui. Oui. Alors, je suis assez d'accord hein.
Il y a globalement depuis le juin 2024 une tentative aussi de gagner du temps. On a enjambé les Jeux Olympiques pour trouver un nouveau premier ministre. Ensuite, il a inventé jeune homme très rapidement premier ministre.
Mais on prend du temps pour le gouvernement. Peut-être qu'on aura un premier ministre dans les 48 heures avec un gouvernement qu'il faudra encore nommer par la suite. Enfin, vous voyez ça ça avec un budget qu'il faut déposer lundi.
Bah qu' faut oui oui effectivement pour rester dans les délais prévus sauf à considérer que infiner ce qui on passera par ordonnance ou alors si budget rejeté entre deux par une loi spéciale une fois qu'on a enjambé cette période municipale on est parti vers la présidentielle ça peut aller Laurent. Oui. Euh alors mais cette attente quand même, elle crée aussi, on l'a vu, de la colère et peut-être aussi de l'apathie et de la désillusion.
Euh est-on sûr que en cas de dissolution et le choc que vous évoquiez tout à l'heure va provoquer euh l'envie de débat euh qu'on avait vécu en juin 2024 ou est-ce que au contraire pas y avoir davantage de citoyens qui vont dire "Bon, cette fois-ci, on les laisse faire leur Non, non, au contraire. Ça peut même, si vous voulez radicaliser encore plus les clivages. C'est-à-dire quand on n peut plus, on essaie de bon, il faut un gouvernement.
Quelle que soit la majorité, j'y vais. Ça peut être ça la réaction. Donc c'est c'est ça ce qui est dangereux.
La dissolution, elle est prévue pour donner un moment de clarté dans une crise politique. S'il l'avait faite en 2022 après les élections législatives qui ont donné cette majorité relative, en tout cas plus tôt que le moment où il l'a fait, on aurait pu le comprendre sur le plan politique, le faire à ce moment-là et puis surtout donner l'impression pour certains qui n'a même pas tenu compte d'ailleurs de l'expression populaire qui sont dégagé. C'est c'est assez si vous voulez déconcertant.
Mais en revanche, dans une logique plus longue de gagner du temps jusqu'à la fin du mandat, ça s'entend parfaitement. Juste une question Stéphanie Viller. Sébastien Lecnu dit que la réforme des retraites sa suspension ça coûterait 3 milliards de d'euros.
Vous considérez que ça près ça sur 2 ans ? Oui, ça c'est à peu près jusqu'en 2027. Après, il faudrait véritablement revenir dessus.
Après, en réalité, c'est ça. C'est-à-dire que on ne fait que reporter les efforts qu'on devra faire parce que je vous rappelle, c'est pas uniquement les réformes des retraites, c'est aussi on s'est engagé vis-à-vis de Bruxelles d'arriver à 3 % de déficit d'ici 2029. Alors, il nous restera plus que 2 ans le budget 2028 et 2029 pour faire là véritablement des efforts drastiques pour arriver à baisser notre déficit public à 3 %.
En tout cas, Sébastien Lecornu promet ce soir qu'un projet de budget sera bel et bien déposé lundi. Projet de budget dans lequel, dit-il, il y aura beaucoup à débattre. Oui, mais ça c'est au moins c'est une information.
Ça y est, on sait qu'on va rentrer. Mais comment en étant aujourd'hui mercredi sans premier ministre, comment est-ce que lundi on parvient à déposer un projet de budget ? Qui le qui ficelle ce projet de budget ?
Il est déjà plus ou moins ficelé hein. Il y a des lettres de on prend la version que Sébastien Lecornu avait envoyé et on l'amende ça va plus vite hein parce que en fait ça part ça démarre déjà dès le mois de juillet he il y a des lettres de cadrage qui sont adressées depuis Bercy. Donc il y a il y a quand même une trame qui une belle trame qui est là.
Maintenant effectivement sur le temps qui reste ça va être la négociation sur la marge de manœuvre. Quelle est la marge de manœuvre qui a été négociée pour la la plateforme commune et puis surtout est-ce qu'il va la il faut un premier ministre pour déposer un projet de loi. C'est il faut pas un démissionnaire.
Ça sort du champ de compétence de l'urgence ou des affaires courantes. Donc ça nécessite beaucoup de choses qui doivent arriver avant dimanche soir, minuit. Oui, et c'est la question qu'on peut se poser.
Est-ce qu'un nouveau premier ministre, une nouvelle personnalité qui serait nommée là d'ici vendredi pourrait s'approprier le budget et venir le défendre dès lundi devant l'Assemblée nationale, y compris être comptable de ce qu'a dit ce matin Sébastien Lecornu, c'est-à-dire que on était à 47 de déficit et on ira sous les cinq. Est-ce que même cette petite marche qui a été décrite par l'actuel premier ministre des missionnaires sera apportée et et rendu obligatoire pour le successeur de Sébastien Lecnu ? Ça on ne sait pas et c'est peut-être ce que le futur premier ministre demandera aussi.
Oui. Moi je d'avoir un peu de liberté peut-être ça. Voilà.
Après moi je suis toujours gêné hein par les chiffres. D'abord les 3 % du pack de stabilité. Moi je je suis pas économiste mais voilà.
Mais donc parce que c'est ça aussi qui se joue derrière. C'est-à-dire est-ce que on si vous voulez on lisse l'effort jusqu'à 2029 ? ce que propose je pense les partis de gauche ou alors est-ce que on est un peu plus drastique dans les efforts ?
Et ça, moi je je je pense moi je trouve ça toujours dommage, mais c'est le constitutionnalisme qui parle, que on puisse pas se dire que il y a peut-être d'autres critères qui fassent que on fasse par exemple, on s'est engagé alors là vous qui qui êtes effectivement dans dans la loi, on s'est engagé quand même comme tous les partenaires de la zone euro à respecter certains critères et nous sommes le seul pays à ne pas le respecter. Oui, mais on pourrait on pourrait négocier, c'est une hypothèse he je dis pas que je suis en désaccord, mais on pourrait négocier par exemple l'unanimité de ce ce pacte entre États au conseil de l' ça c'est ça aussi enfin au conseil de ser les seuls à à à être d'accord avec avec ça puisque de toute manière tous les autres ont réussi des efforts drastiques notamment je pense à tous les pays du sud après les les la crise de 2010 ont véritablement eux mis en place toutes les réformes nécessaires. Aujourd'hui elles ont elles ont ces pays en bénéficient.
Elles vont regarder la France en disant "Mais comment c'est possible que la deuxième puissance de la zone euro soit incapable tout comme nous à faire le moindre effort ? Loup est-ce que après ce budget le prochain c'est celui de 2027 c'est juste avant la campagne présidentielle ? Est-ce que on pourra avant la présidentielle faire les efforts nécessaires justement pour rentrer dans les clous ?
Sébastien le cornu vient de dire qu'il y aurait pas de hausse d'impôt pour les Français. Pour les Français voilà, je pense que de toute manière c'est ce que cela signifie. On ne peut pas, on est obligé d'arriver à trouver un accord à minima.
Donc pour l'année 2026 et pour l'année 2027, il peut pas y avoir d'effort de demander. Donc on va on va se retrouver avec un déficit autour de 5 % du du pays. Quand il précise pas de hausse d'impôt pour les Français, ça veut pas dire pas de hausse d'impôt pour les hauts revenus ou ça veut dire tout le monde ?
Ah bah les revenus c'est les Français mais eux après ça peut être sur les sur les entreprises, il faut voir faut voir. Mais de toute manière ça c'est pas en mesure d'éponger nos nos dettes et et nos déficits publics. Donc ça sera toujours des mesures à minima.
Bon et c'est ça qu'on vise. Mais pour autant ce ne fait que repousser les efforts budgétaires qui seront nécessaires par rapport à nos engagement. Ça ça veut quand même dire pardonnez-moi, mais que si on se dessine vers tout ce qu'on vient de dire, ça veut dire que l'année et demi qui nous sépare de la prochaine élection présidentielle sera une année et demi de sur place de surplace peut-être.
Alors après, il y a d'autres il y a pas que l'économie, il y a d'autres sujets quand même. Il y a la diplomatie, il y a d'autres sujets qui sont importants. Mais mais sur le plan économique, c'est clairement une année une année et demi de sur place économique.
Oui, mais ça serait pire de ne pas avoir de budget, de d'avoir des tensions sur les marchés financiers, des taux d'intérêt qui s'emballent et là ça nous coûterait beaucoup plus cher, notamment sur la charge de la dette, mais aussi pour l'ensemble des entreprises, pour l'ensemble des Français qui verraient leur leur leur capacité de d'investissement. ignoré par la hausse des taux d'intérêt. Donc il faut voir en fait ce que coûterait hein de cette instabilité politique qui perdurait.
John Christopher Roland, je vous sens un peu déçu. C'est vrai qu'on avait commencé l'émission à 19h30 en disant "On va savoir, on va savoir, on va savoir si Sébastien Lecornu a réussi en 48 he ce qu'il n'avait pas réussi à faire en 27 jours et puis finalement ce soir, il y a un peu un côté tout ça pour ça." Non, je suis arrivé en disant que c'était sans doute ce soir une hypothèse à laquelle personne n'avait pensé, qu'on n'imaginait pas et je suis pas déçu effectivement.
Alors, je suis déçu parce que j'aurais voulu quand même qu'on en sorte un petit peu plus dans une clarification, mais effectivement à part la réforme des retraites où il a dit quelque chose et le budget déposé en bonne et du forme lundi, moi j'ai j'ai enfin c'est c'est pour l'instant c'est remis à vendredi. Vendredi ça sera peut-être remis à dimanche. C'est c'est assez déconcerant pour le je parle vraiment d'un point de vue constitutionnel.
C'est une nouvelle façon d'aborder la politique qui est sans doute liée à la fracturation et en fait on est en train de revenir à un bon vieux régime parlementaire mais sans parti politique capable de faire du du parlementarisme. C'est exactement ça l'impression que ça donne. Donc c'est toujours l'exécutif qui est à la manœuvre.
On a l'impression aussi qu'on n pas cette culture et que la tripartition c'est vraiment ne l'ont pas non plus. On l'avait soit 4e. Ils l'ont pas.
Je veux dire arriver aujourd'hui à ce degré de renoncement sur l'intransigence, pourquoi n'ont-ils pas commencé par cela dès 2024 ? C'est ce que je disais tout à l'heure, c'est la culture du compromis, c'est ça, c'est pas attendre d'avoir peur d'une dissolution pour certains pour se dire "Bon bah, il serait peut-être temps finalement qu'on qu'on mette un peu qu'on fasse un pas de côté." Et moi je suis assez euh je suis assez déconcerté pour pas dire le moins.
Enfin pour dire le moins, je suis voilà, c'est une séquence qui va durer. Le budget, ça va être une étape si tentez qu'on la on arrive à l'enger et puis après il y aura tout le reste parce que ce que j'ai oublié de dire tout à l'heure c'est que un pays continue, la France continue, il y a pas besoin de gouvernement, il y a des haut en fonctionnaires on le voit, on a un gouvernement démissionnaire de pas pris visibilité en revanche sans gouvernement et plus ça dure, plus ça devient compliqué. Et on voit bien que moi c'est mon avis mais je trouve que c'est le discours angoisse plus que la réalité parfois et ce discours, on voit bien que ça comprime, ça compte bien pour les petits épargnants, ils savent pas trop ce qu'ils doivent faire, ceux qui doivent démarrer des travaux.
Pour les entreprises, ça brille l'emploi. Même dans la fonction publique, ça brille l'emploi parce que les plafonds d'emploi sont tellement gelés que vous hésitez à embaucher même des contractuels alors que vous croulez sous le travail. Et donc ça ça en revanche c'est compliqué dans la durée mais c'est cette espèce de de voilà de temps mort là qui qui est infini, moi ça me bon écoutez ça fait du travail pour les constitutionnalistes notamment mais pas que pour les économistes aussi.
Merci à tous les trois en tout cas d'avoir été en direct avec nous ce soir pour cette émission spéciale consacrée donc à la sortie de crise peut-être. Je ne sais pas s'il faut garder ce soir le point d'interrogation. On va interroger nos trois invités à suivre.
Trois parlementaires avec nous sur le plateau de chaque voie compte. Euh Charles Zitscht, le député ensemble pour la République du Barrain, Diena Badiop, député socialiste des Yvelines et Max Brisson, sénateur les Républicains des Pyrénées Atlantiques vont nous rejoindre sur ce plateau pour pour commenter les annonces ce soir de Sébastien Lecornu. Avant cela, on va accueillir Elsa, Manding Gavin.
Entrez ici Elsa pour faire un point donc sur ce que vient d'annoncer Sébastien Lecornu. On en a parlé depuis une bonne vingtaine de minutes ensemble sur le plateau avec nos invités. Elsa, est-ce que vous pouvez nous faire un récapitulatif du discours de Sébastien Lecnu ce soir ? de ce qu'il a dit mais aussi peut-être de ce qu'il a pas dit hein puisque c'est ça aussi dont il sera question ce soir.
Ce qu'il a dit c'est qu'en tant que moins soldat il avait accepté la mission donnée par le président de la République que cette mission était terminée. La conclusion Adeline c'est qu'il existe une majorité absolue qui refuse la dissolution qui est pas par peur de retourner aux urnes, mais parce qu'elle souhaite de la stabilité et quand ça ça le fait dire que les menaces de dissolution s'éloignent et qu'il y a un chemin un chemin possible mais difficile évidemment. C'est ce qu'il a dit.
Au chef de l'État, il l'a assuré qu'il était possible, dans ces conditions, de nommer un premier ministre dans les prochaines 48 heures. Pas lui, il l'a dit, lui sa mission est terminée. Il ne court pas après le job.
Il s'est engagé aussi à ce que le budget soit déposé lundi. Ça veut dire qu'on est vraiment 48h pour la nomination d'un nouveau premier ministre. Puis ensuite le dépôt d'un budget lundi matin.
Premier ministre sera-t-il de gauche ? Ça Sébastien Lecornu le dit. C'est la prérogative du chef de l'État.
On lui a Léa Salamé lui a évidemment posé la question sur la réforme des retraites. Là encore, il dit que lui en tant que premier ministre des missionnaires qui a fini sa mission, il peut pas s'engager mais il dit qu'il faudrait être sourd pour ne pas comprendre que les Français veulent un débat et que charge au prochain Premier ministre voulu par le chef de l'État d'en avoir un ici dans l'Assemblée sur le budget. des précisions également, pas de hausse d'impôts pour les Français a priori.
Euh et il a dit également que sa mission était terminée, interrogé sur un départ du chef de l'État. Il a dit que ce n'était pas le moment de changer de président. Voilà donc ce qu'on retient, ce qu'on comprend aussi, c'est qu'il est dans une situation un peu voilà étrange.
Il a fini sa mission, il veut pas s'engager pour le prochain mais il l'a redit. Le chemin est possible, difficile. C'est ce qu'il a dit au chef de l'État.
Et nous accueillons donc sur le plateau de chaque voix compte Dienaba Diop. Bonsoir député socialiste des Yvelines, porte-parole du PS Charles Zidsunchtou, bonsoir député ensemble pour la République du Barin et Max Brisson nous rejoint à l'instant. Bonsoir sénateur les républicains des Pyrénées atlantiques.
Vous venez d'écouter religieusement Sébastien le cornu faire ses faire ses annonces. D'abord j'ai envie de vous demander votre premier votre tout premier commentaire après ce que vous venez d'entendre Charles Zson. J'ai trouvé que le ton du premier ministre des missionnaires comme lors de son intervention de ce matin a été un peu plus optimiste que l'ambiance du début de semaine.
Donc je pense que c'est une nature quand même à rassurer. Effectivement la situation est très angoissante he pour tout le monde, pour nos compatriotes. Beaucoup de gens se demandent ben comment va tourner le pays, comment va tourner l'État.
Et moi, ma première réaction spontanée, c'est ce soir que Sébastien Lecornu a plutôt eu des paroles qui laisse entrevoir un chemin politique pour avoir un budget et pour que nous puissions arriver aux élections municipales dans 6 mois. Diana Badiop, je crois que il est resté dans la mission que lui a confié le chef de l'État. compliqué cet exercice quand on est premier ministre des missionnaires et qui finalement n'a pas de voix décisive.
Il a consulté euh il est allé voir le chef de l'étape pour lui en faire retour. Moi ce que j'entends c'est qu'effectivement il faut du renouvellement qu'il y a un chemin et surtout une majorité à l'Assemblée nationale pour pouvoir trouver des compromis. Là où je crois où nous divergeons, c'est euh quel qui sera euh justement le au gouvernement et qui sera dans l'opposition, c'est-à-dire qui va construire ce chemin et ses compromis.
On revient toujours au quoi et au qui. Voilà. Et donc nous à gauche, nous ce que nous disons c'est que très clairement, il faut un premier ministre de gauche avec un gouvernement de gauche qui construira en renonçant au 493 et en et en travaillant sur les différents articles pour que le Parlement retrouve toute sa place.
C'est construire un chemin de compromis pour répondre aux questions des Françaises et des Françaises sur la justice fiscale, la justice sociale, l'accès au logement, la sauvegarde aussi des services publics. Max Brisson, écoutez, j'ai trouvé un premier ministre des missionnaires apaisant et le pays a besoin d'apaisement. Il a été bon.
Voilà, j'ai pas toujours été d'accord avec Sébastien Lecournu, mais j'ai trouvé qu'il avait le ton juste, le temps qu'attendaient aujourd'hui les Français de chef de gouvernement certes des missionnaires mais que aujourd'hui est à Mat ouvert quelques chemins, quelques voies avec c'estement le temps le temps nécessaire pour aller vers la construction de cheminord. Je crois qu'aujourd'hui les Français sont inquiets. Je suis inquiet.
Le pays a besoin d'un budget. La situation serait extrêmement grave si au 31 décembre le pays était sans budget. Donc il faut qu'on fasse tous preuve de responsabilité.
Et ce soir Sébastien Lecueu a fait preuve de responsabilité. Alors après le chemin est encore à construire. Moi, je vais quand je vais vous quitter, je vais rejoindre mes collègues parlementaires du Sénat de l'Assemblée autour de notre président de parti autour de Bruno Rotaillot.
Nous avons à discuter devant cette situation nouvelle présentée au président de la République et aujourd'hui présentée par le chef de gouvernement. Je je remarque qu'aujourd'hui que ce soir Sébastien le Cornu a parlé de plateforme là où nous parlions de socle. Nous verrons si elle est plus solide que le socle précédent.
Oui, il y a toutes les formations politiques qui réagissent. Il a Jean-Luc Mélenchon là qui vient sur X de dire Sébastien Lecorn dit qu'on ne peut pas trancher aucun sujet avant l'élection présidentielle de 2027. solution.
Faisons l'élection présidentielle tout de suite. Le pays n'a pas de temps à perdre. Donc il il a sans doute trouvé moins bon que vous.
Oui, je si vous permettez mes collègues répondent une élection présidentielle ou une élection législative immédiatement à quel moment donnons-nous au pays un budget pour ne pas affoler les marchés pour ne pas affoler qui nous regardent ceux qui tiennent notre dette ceux qui ont regard angoissé sur ce qui se passe en France. Notre dette, elle était tenue par des savoirs étrangers qui d'un seul coup peuvent s'emballer. Donc je pense qu'une une élection aujourd'hui serait certainement pas le meilleur service à Rompi.
Après, nous sommes tous. En tout cas, Sébastien Lecornu a écarté deux pistes ce soir. La dissolution parce qu'il estime qu'il y a une majorité absolue de députés qui refusent cette hypothèse de la dissolution et le départ du président parce qu'il dit c'est pas le moment de changer de président. tout de suite soit de façon organisée entre guillemets comme Édouard Philippe la proposition d'Edouard Philippe en l'occurrence sauf qu'il donne vous précisé tout à l'heure c'est un peu aussi dans les réponses qu'il a donné mais qui sont plutôt des non réponses il dit il faut une équipe complètement déconnectée des ambitions de 2027 ça élimine quelques personnes.
Bruno Retaillot peut-être à partir de quand est-on déconnecté ou connecté ? Voilà de 2027. Et quand on lui dit, il dit les gens de droite veulent un gouvernement de droite, les gens de gauche veulent un gouvernement de gauche mais il poursuit pas complètement la phrase pour dire quel gouvernement il faudrait pour que tous la tienne parce qu'il en a pas la possibilité.
Il faut rappeler quand même à celles et ceux qui nous écoutent que c'est la prérogative du chef de l'État et que lui seul peut nommer. Et là-dessus, c'est pour ça que je dis que l'exercice était difficile et en même temps pour lui c'était assez simple puisqu'il n'est décisionnaire de rien maintenant puisqu'il est premier ministre des missionnaires. Maintenant, je crois que euh j'ai cru comprendre en tout cas moi j'ai entendu qu'on aurait un nouveau premier ministre d'ici 48h.
Et bien c'est surtout ça qui va déterminer la suite des événements. Vous en fonction du non à Matignon, les socialistes, vous direz si oui ou non vous voulez continuer à discuter ou si vous censurez. Bien sûr, parce que euh c'est est-ce que enfin euh le président de la République respectera le le résultat des urnes au 7 juillet 2024 qui a quand même placé en tête une coalition de gauche.
Est-ce qu'il va continuer de s'entêter et donc nommer encore une fois quelqu'un du socle commun, central, bancal, tout ce que vous voulez, la plateforme, j'en sais rien parce que ça a quand même implosé dimanche soir. On per on on a l'impression qu'on passe ça en perte z profit. Mais en fait non, ce qui fait démissionner quand même Sébastien Lecornu, c'est quand même parce que les Républicains font exploser tout ça que même l'UD il dit puisque c'est comme ça, on se drape dans notre dignité, on s'en va.
Moi, je ne sais pas comment ce sole présenter un candidat ou un premier ministre plausible. Il y a la troisème option aussi qui est quelqu'un ni de gauche niver quelqu'un oui de ce qu'on appelait la société civile dans les années 80 et et qui écarté qui serait totalement déconnecté de Vous avez compris ça vous aussi Charleson Schou il y a pas un moment où Sébastien le Cornou a laissé entendre que la solution le chemin serait le chemin d'un gouvernement technique ? Moi, j'aime pas trop l'expression gouvernement technique parce que tout gouvernement est politique.
Tout tout tout est politique mais c'est vrai quand on dit gouvernement technique, ça veut dire ce sont pas forcément des responsable politique de premier plan ou qui sont de façon immédiate ou récente dans le jeu politique. Donc ça peut être quelqu'un qui a exercé des responsabilités importantes précédemment, quelqu'un qui vient du monde, j'en sais rien, de l'entreprise syndicale, que sais-je, de la recherche. Moi, j'ai pas de nom, j'ai pas de nom en particulier. le choix de la personne est important, mais ce n'est pas le seul déterminant parce que je reviens quand même le mon collègue Brisson le disait à l'instant euh nous avons eu une urgence devant nous qui est le budget et je franchement notre pays ne peut pas se permettre pour la 2e année d'affilé d'adopter un budget en retard.
Je rappelle qu'en 2025 du fait de la censure de Michel Barnier, le budget a été adopté 2 mois plus tard. Si nous réitérons en 2026, enfin je pense que l'image 1 l'image est désastreuse et puis surtout c'est très mauvais pour notre pour notre économie. Je veux dire mais alors vous faites quoi tous les trois ensemble pour vous entendre ? une communauté de point de vue sur sur votre ressenti.
Je pense qu' je pense moi je pense qu' ce qu'il faut ce qu'il faut dire ce qu'il faut dire c'est que la droite c'est la droite le centre c'est le centre la gauche c'est la gauche. Tout le monde a bien compris que chacun gardait son identité et il faut qu'il y ait ces sensibilités qui sont importantes dans le pays. Il faut pouvoir se mettre d'accord sur l'essentiel pour qu'un budget soit adopté à Noël, avant Noël, à la fin de l'année pour 2026.
Et ensuite, nous rentrerons dans le cycle des élections municipales qui est une élection aussi très importante pour les Français. Moi, il y a aussi beaucoup de maires, moi je suis élu d'un territoire rural, beaucoup de maires dans ma circonscription nous disent depuis plusieurs jours, nous ne voulons pas que les élections municipales soient polluées par les débats nationaux. Donc vous faites en sorte dans les deux prochains mois d'avoir un budget et ensuite à partir de janvier on rentre dans le cycle des élections municipal.
Et moi je pense comme l'a dit Sébastien Lecornu que à l'Assemblée nationale il y a une majorité pour se dire que oui sur l'essentiel on peut se mettre d'accord pour faire passer un budget qui sera pas un budget parfait mais qui sera un budget qui permettra à l'État et à la France de tourner. Il y a un point de de crispation depuis ce matin, c'est cette suspension de la réforme des retraites. Qu'a dit précisément Sébastien Lecornu ce soir sur la réforme des retraites sur la suspension. lui dit qu' en tant que premier ministre des missionnaires, il pouvait pas s'engager mais qu'il faudrait être sourd pour ne pas entendre que les Français qui a une colère démocratique qu'il considère qu'il y a pas eu de vote, il précise bien, il y en a eu parce que le 493, il y a la motion de censure.
Mais il dit c'est la source de blocage. On ne peut pas dire circuler, il y a rien à voir. On ne peut pas dire qu'il ne faudra pas un débat.
Ensuite, le diable se cache toujours dans les détails. Le débat en quel terme est-il posé ? Est-ce que ça laisse la voix à l'obrogation ou non ?
Est-ce que c'est dans le cadre du projet de loi de la sécurité sociale ? Mais là en tout cas, il y a un pas qui est quand même franchi de la part de Sébastien Lecornu en disant "Oui, ce débat, il faut le rouvrir" et il le dit bien. Je l'ai pas fait jusqu'à présent.
On a le sentiment que jusqu'au bout, on a tenu pour ne pas avoir à le faire mais que là on se rend compte qu'on est un peu au pied d'humeur, un peu au Moi, je crois que la déclaration déjà d'Élisabeth Born qui dit il faut enfin c'est plus un c'est plus un tabou puisque jusqu'ici c'était quand même c'est plus un totem. Voilà. Voilà, c'est plus un totem.
En tout cas, moi je crois qu'effectivement il faut un débat sur cette réforme des retraites puisqu'il n'a jamais eu lieu finalement concrètement au sein de l'Assemblée par le enfin de l'Assemblée nationale. Est-ce que et je vous dis encore une fois, tout va dépendre de qui sera le Premier ministre. Si c'est quelqu'un du socle commun, h ça sera pas la même chose que si c'est un PM de gauche parce que nous ne poserons pas les termes du débat parlementaire de la même façon.
Et là, c'est vos deux collègues qu'on a envie de Oui. de sonder quand même. Moi, j'ai déjà quand même un petit problème à ce que dit madame Diop parce que je ne pense pas aujourd'hui que monsieur Mélenchon et la France insoumise euh soient sur la même longueur d'ordre que vous. le mais nous l'assumons.
Le message de monsieur Mélenchon est très clair. Il veut une élection, il va une élection présente. Donc donc madame revenons sur la vous.
Oui, mais on va revenir sur la retraite. Quand vous vous nous dites que c'est le nouveau Front populaire qui a gagné les élections et qui doit avoir un premier ministre, excusez-moi, mais sans sans la France insoumise, vous êtes au moins nombreux que ce que ce que l'on appelait le sole. Vous comprenez ?
Vous êtes en train de bloquer. Vous êtes en train de bloquer toute éventuelle rencontre. Laissez-moi je vous écouter.
Vous êtes en train de bloquer tout éventuel tout éventuel cheminement en disant le premier ministre va être de gauche. Ne posons pas d'a priori comme cela. Aujourd'hui on a la question en effet des retes.
Moi j'ai voté la retê parce qu'au Sénat nous l'avons voté après long débat. Ça a pas été le cas d'une partie de députés députés, ça pas été le cas de tous les députés les républicains mais au Sénat nous avons voté majoritairement la la retraite. Bon, je suis attaché à cette réforme.
Cela dit, comme je pense que la première urgence, c'est en politique, il faut faire des choix. La première urgence, c'est de donner un budget au pays. C'est d'éviter de nous trouver dans une situation qui pourrait être dramatique.
Le terme de suspension et de débat peut-être ouvrir une voie. Voyez que je fais un effort, il serait peut-être souhaitable aussi que qu'il vienne également d'ailleurs si chacun campe sur ses positions, ça sera mes propos mais j'en suis désolé, je pense que remettre en constellement la réforme est un problème qui a la question du financement mais je pense aussi que l'on peut d'abord se dire que l'urgence absolue c'est pas la réforme des retraites, c'est donner un budget au pays. Débat retraite à l'assemblée.
Mais le débat en fait sur les retraites, on l'aura lors de l'examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale puisque bon, il semble quand même plus ou moins là aussi acté les derniers jours que le 493 ne sera pas utilisé y compris je pense par le successeur puisque l'annonce de Sébastien lecorn est quand même serait quand même je pense que pour le successeur ça sera compliqué de changer de ligne. Il y aura de toute manière au moment de l'examen de la loi financement la sécurité sociale un débat sur les retraites. Moi je vais je vais quand même préciser deux choses.
Un, je je veux quand même que toutes les personnes, notamment les parties de gauche remarquent qu'il y a eu des boug de la de l'équipe qui a passé la réforme des retraites en 2023. Voilà. Et les propos d'Élisabeth Borne effectivement euh sont un bou c'estàd de de considérer que effectivement il fallait rediscuter de la réforme qu'il y avait des axes d'amélioration de la réforme et je veux quand même dire que tout ça ce sont des bougets importants et deux ce débat ne peut pas néanmoins se passer en faisant fit de la réalité la réalité c'est que nous avons un problème de financement de notre système de retard d'ailleur je crois que les socialistes ne disent pas l'inverse.
Olivier fort ne dit pas l'inverse. tout à fait et que nous avons une difficulté démographique devant nous, c'est-à-dire que nous sommes de plus en plus âgés et que nous faisons de moins en moins d'enfants. Donc il faut que le débat se passe aussi, je dirais dans un cadre à peu près rationnel et en étant bien conscient des enjeux budgétaires qui sont majeurs si nous devons faire évoluer la réforme des retraites.
Mais en tout cas, je pense que chez nous maintenant, de façon assez large, nous sommes prêts effectivement à rouvrir ce débat et c'est heureux. Nous nous disons pas moins que je j'ai juste rappelé que entre un premier ministre de gauche qui met à l'agenda le débat sur les retraites et un premier ministre du socle commun de centre droit et cetera qui accède à cette proposition de Sébastien Lecornu de pouvoir porter le débat on le posera pas dans les mêmes termes. C'est ce que j'ai dit.
Mais sauf que l'Assemblée nationale sera la même dans les deux cas. Le pouvoir revient au Parlement que soit la couleur du premier ministre. Vousz vous n'ouvrez pas les mêmes perspectives.
Excusez-moi. Lorsque vous avez quand vous renoncez au 493 mais que vous avez une majorité au Sénat, que vous avez une majorité en CMP, vous n'avez pas la même voilà commission mixe paritaire, vous n'avez pas les mêmes termes de négociation que si vous êtes un premier ministre de gauche avec un gouvernement de gauche qui doit faire avec une majorité au Sénat et une majorité en commission mixe par faire confiance aussi au en premier ministre qui n'est pas de gauche puisque vous avez été échaudé par Tout à fait et puis nous on l'a fait le dialogue. Enfin, je veux dire, je crois qu'il faut aussi rappeler que nous avons été le groupe politique à gauche qui jusqu'au bout a discuté avec François Baou.
Nous avons été le groupe politique qui à gauche, fort justement de notre maillage territorial, des demandes qu'il y avait, on a dit il faut un budget à la France. On avait un certain nombre d'engagements qui n'ont pas été tenus. On a été on a été quand même enfin excusez-moi mais le discours de François Beou a été assez violent à l'endroit des socialistes alors que nous avions été celles et ceux qui négocient.
Donc excusez-moi, mais aujourd'hui euh nous n'avons pas confiance. Par contre, nous avons pleinement conscience qu'on est dans un moment où il va falloir trouver un chemin des compromis. Maintenant, il appartient au chef de l'État soit de dire "J'ai entendu ce que j'ai refusé d'entendre depuis plus d'un an, soit je continue de m'entêter, mais peut-être que je vais trouver quelqu'un qui sera en capacité de faire les concessions, les compromis, les bouger qui feront que la gauche pourra accepter justement de donner en tout cas, si vous voulez bien, on va écouter on va écouter un extrait de l'interview de Sébastien Lecornu justement à propos de à propos de la dissolution.
Écouter au fond. Ce soir, ce que je peux dire après mes consultations, c'est qu'il y a une majorité absolue de l'Assemblée nationale qui refuse la dissolution, une nouvelle dissolution. Et pas que parce qu'il y aurait la peur de retourner aux urnes comme on a pu l'entendre tout à l'heure.
Peut-être vrai chez certains, mais c'est surtout parce que beaucoup de personnalités politiques connaissant leur terrain, leurs circonscription voit bien au fond qu'une dissolution amènerait au même résultat et à une fuite en avant vers un blocage qui pourrait être davantage définitif. Et de cette majorité absolue qui refuse la dissolution au fond, on a après plusieurs sous-blocs. On a une majorité très relative de plusieurs formation politique qui au fond prêts à s'accorder sur un budget commun. des formations politiques de l'opposition notamment de gauche qui au fond veulent aussi cette stabilité, veulent un budget pour la France et pour la sécurité sociale avant la fin de l'année, mais ils mettent des conditions et ce que je peux donc vous dire, c'est que je sens qu'un chemin est possible encore.
Il est difficile et j'ai dit au président de la République que les perspectives de dissolution s'éloigner et que je pense que la situation permet pour le président de nommer un premier ministre dans les 48 prochaines heures. Vous noterez au passage qu'au moment où Sébastien le Cornu dit "Un chemin est possible", c'est Olivier Fort. C'est sans doute pas lui qui a choisi les photos, mais c'est comme ça que c'est arrivé à l'antenne. [Musique] Ce soir, le Rassemblement national ne réagit pas à à cette au fait que l'hypothèse de la dissolution soit totalement écartée.
Il se trouve que cet après-midi, Marine Le Pen était en Auvergne pour le sommet de l'élevage où elle a redit que de toute façon, elle censurerait tout et que ce qu'elle voulait, c'était un retour aux urnes des Français. Donc aucune réaction ce soir du du Rassemblement national. Est-ce que vous à minima, vous êtes au moins rassuré ce soir de savoir que il n'y aura pas de dissolution ?
En tout cas, pas dans les 48 heures. Oui, c'est bien de le préciser pas dans les 48 heures puisque je je ne pense pas que l'an dernier lorsque euh le président de la République le 9 juin au soir annonce qu'il y a une dissolution, je pense que personne ne s'y attendait puisqu'il a même prévenu son propre camp juste quelques heures plus tôt, le plus tard possible. Moi, je dis simplement que là, c'est pas une question de dissolution ou de destitution.
Moi, je crois très sincèrement qu'il faut une solution et que cette solution, elle passe justement par un chemin où on est en capacité de trouver des majorités au sein justement de l'Assemblée nationale. Si on ne fait pas ça, la situation va Jusqu'où le Parti socialiste est prêt à aller pour trouver cette majorité ? C'est-à-dire que est-ce que vous allez dans vous acceptez d'entrer dans un gouvernement où il y aura avec vous des ministres du du secrétaire ?
On é très on a été très clair là-dessus. On ne fera pas ça. Moi, je crois que d'ailleurs mon cher collègue l'a dit, il faut de la clarté.
Il faut de la droite et de la gauche. Le en même temps macroniste, on sait ce que ça a donné en terme de de justement de de problème sur la lisibilité de ce que chacun d'entre nous porte dans sa formation politique. Notre notre assemblée, elle est riche justement de cette diversité et je crois qu'elle est certainement l'une des plus légitimes qu'on a jamais eu depuis très longtemps.
Donc moi je dis il faut un gouvernement qui est une couleur politique homogène ou en tout cas qui porte des choses avec clarté et ensuite ce gouvernement aura la responsabilité de trouver un chemin avec les différentes oppositions. Il quand même quelques réactions côté Rassemblement national. Laur la Valallette député du Var et porte-parole du groupe à l'Assemblée nationale.
Je cite 30 minutes pour ne rien dire et finalement Sébastien le Cornu à vous. Ma mission est terminée. Macron cherche à gagner du temps.
Nous ne laisserons pas les Français être pris en otage de son ego destructeur, de son déni institutionnel et de sa faillite personnelle. Bon voilà, voilà qui dit Charles Hidson Schou, il va se passer quoi dans les 48 prochaines heures parce que maintenant que Sébastien Lecnu a dit "Je ne retourne pas à Matignon, ma mission est terminée." Ah oui, mais on a quand même envie de savoir euh il va y avoir d'autres consultations mais sans Sébastien Lecnu parce qu'il dit "Moi, ma mission elle est terminée." Bon, donc vous allez parler entre vous.
Euh je moi bon moi j'ai pas d'info à donner puisque c'est le président de la République qui constitutionnellement va prendre toutes les décisions. Après, moi ce que je considérais comme souhaitable, c'est-à-dire que les deux prochains jours effectivement les partis de gouvernement comme on dit LR, les différents partis autour du président de la République, le Parti socialiste, les écologistes, parti communiste peut-être l'UDI, d'autres d'autres formations effectivement discutent discutent et se s'entendent sur comme je l'ai dit tout à l'heure l'essentiel de ce que pourrait être un budget pour 2026 qui sera pas le budget parfait. Voilà, ça sera pas un budget socialiste, ça sera pas un budget LR, pas un budget macroniste, ça sera un budget qui permet de faire tourner l'État.
Voilà. Et ensuite en 2027, il y aura une élection présidentielle et puis il faut trouver les les personnalités qui permettront d'incarner ce budget et un gouvernement qui tiennent l'État pendant quelques mois. Et bien merci en tout cas à tous les trois d'avoir accepté de de venir commenter ce soir dans dans chaque voie compte cette cette interview de de Sébastien Lecornu.
Donc un premier ministre sera nommé d'ici 48 he par le président de la République. Avant cela, demain, il y a la pantéonisation de de Robert Badinter. Je voudrais remercier Elsa Mondagava, je voudrais remercier Laurent, je voulais remercier Loup aussi. ou on vous lit demain dans dans Paris Match avec tiens, on vous révèle la une du Paris Match de demain qui sera en kiosque.
C'est Jean du Jardin, je crois, qui est en couverture de Paris Match demain avec cette phrase qui va qui va clore cette émission. Il est quand même chouette notre pays dit Jean du jardin demain dans Paris Match. Bon voilà, on est je sais pas si on peut voir la une de Paris Match peut-être.
Voilà la voilà. Il est quand même chouette notre pays. Bon si c'est Jean qui le dit.
Merci en tout cas à vous. Merci à vous de nous avoir suivi. Chaque Voicon.
On revient demain à 19h30. Cette émission sera rediffusée à 23h30. Elle est aussi disponible en replay sur le site lcp.fr.
Dans un instant, vous avez rendez-vous avec Debadoc et Jean-Pierre Gracien pour le documentaire Les combats méconnus de Robert Badinter à la veille de la cérémonie qui aura lieu demain ou au Panthéon, LCP vous propose ce soir un document exceptionnel à ne pas manquer en hommage à Robert Badinter. C'est un film inédit qui a été réalisé par Dominique Messika et Beta Bezarka qui a été primé au festival du film politique de la Baule le weekend dernier. Je vous le recommande, c'est une merveille.
Passez une excellente soirée et à demain 19h30 pour Chaque Bois compte. [Musique]
Élisabeth Borne