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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 15 novembre 2024 28 min

François Sauvadet : « On est en train d’ouvrir toutes grandes les portes du monde rural au RN »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour François sauvadé bonjour merci beaucoup d'être notre invité vous présidez le département de la Côte d'Or et vous présidez cette assemblée des département de France d'abord un petit mot sur votre état d'esprit quel est-il aujourd'hui est-ce que comme le dit David lissnard pour le congrès des mères qui va s'uvrir dans 3 jours vous dites ces assises sont celles de la colère oui c'est c'est pas simplement un sentiment de colère c'est un sentiment d'incompréhension savez que j'entends dire d'ailleurs que toutes toutes les collectivités vont être impactées non pas toutes de la même manière on demande un effort global de 5 milliards d'euros pour contribuer au redressement des finances publiques d'abord il y a une interrogation pourquon se tourne vers les collectivités sur un difficite N nous ne sommes en rien responsaes il appartient d'abord à l'état de se réformer lui-même de rechercher des voies d'efficience de se demander pourquoi on arrive à un tel déficite d'ailleurs il est incompréhensible qu'en plein mois d'août on on on découvre un tel une telle ampleur de déficit de tel décalage entre les recettes et nos dépenses vous rendez compte qu'on était à 6 % on prévoyait un un déficite à 4 % au point d'ailleurs faut s'interroger que j'apprends ce matin que le gouvernement met en place une dream team pour aller chercher comment mieux fonctionner à Bercy bon enfin on croit rêver et dans ce contexteel on vient nous chercher 5 milliards enfin franchement on a nous notre strate est la plus exposée c'est ça qu'il faut expliquer à chacun de nos compatriotes quand on dit les collectivités don nous sommes appelés nous département de France 103 à contribué hauteur de 44 % au redressement des comptes publics c'està-dire à 2 milliards 2 alors que nous sommes la strate la plus fragile plus personne ne le contexte comment vous allez l'expliquer on nous demande de faire plus pour l'enfance on nous demande de faire plus pour le l'accompagnement de l'insertion on nous demande de faire plus pour nos aîné on nous demande de faire de l'aide à domicile on nous demande de prendre en charge les MNA enfin franchement on n demande de faire plus et nous avons plus de ressources voilà la réalité alors vous vous dites les collectivités elles sont en rien responsables de l'effort ce matin dans West France Michel Bernier dit quand même une partie de notre dette est constituée par les emprunts souscrits par les collectivités locales est-ce que du coup c'est pas normal que vous contribuez vous aussi au redressement des fin petite musique selon lesquell vous savez les collectivités locales dépenserai et que l'État pratiquerait la vertu enfin plus qui qui peut le croire plus personne aujourd'hui en réalité on a eu d'année en année une espèce de de corsetage de l'action et finalement nous n'avons plus la liberté d'agir pour nos compatriotes l'État central a voulu reprendre la main cétait d'abord par nous fixer des des cases dans lequel de compétences dans lequel on ne peut pas sortir et puis ensuite c'était la reprise des sour de l'autonomie financière aujourd'hui un département en France il n'a plus aucune autonomie financière quelles sont les ressources c'est la TVA on a pris un point de TVA on nous donne cela nous avons évidemment de la DGF c'estàdire dotation globale de fonctionnement c'est encore l'état puis nous avons plus qu'une ressource qui li est à la croissance et les DMTO alors on a une explosion dro de mutation ce qu'on appelle les frein not terire alors on a eu ces dernières années une explosion de la dépense sociale et on a une chute des DMTO chacun comprend qu'on va droit dans le mur et donc qu'est-ce qui va être impacté si nous ne pouvons plus faire face c'est d'abord les politiques sociales évidemment nous avons 70 % de nos budgets qui sont consacrés à l'action sociale 70 % on estit à 54 % et quelques années et puis la deuxième impact que tout le monde sous-estime aujourd'hui et ça j'ai alerté le gouvernement c'est l'impact sur le monde rural vous avez vu comment le monde rural s'est exprimé a exprimé son sentiment d'abandon il il l'a il l'a exprimé violemment dans les yeux ça veut dire qu'il y aura un nouveau mouvement des gilets jaunes si ça continue aussi si demain effectivement si demain j'ai j'ai d'ailleurs alerté le gouvernement si demain les départements qui sont le bouclier le véritable bouclier du monde rural on on on finance au 10 pour 50 % les services appartementaux d' de secours finance nos routes 385000 km c'est tous nos c'est toutes les campagnes qui empruntent nos routes et aussi la ville pour venir à la campagne on accompagne les communes sur l'ingénierie quand demain on va leur dire qu'on ne peut plus faire face que demain pour réparer un clocher pour réparer pour construire une école pour construire un bâtiment pour rénover le leur propre voirie on leur dit circuler mais vous allez voir on est en train d'ouvrir toutes grande les portes du monde rural au rassemblement national c'est ça ça va favoriser le rassemblement national éidemment vous avez vu l'explosion commence déjà les agriculteurs sont dans la rue en tout cas la semaine prochaine faut faut entendre ce mal-être donc moi je défends pas une boutique je suis pas on n'est pas tous réunis ici les conseillers départementaux de France pour défendre une boutique on défend une conception de l'action politique nos citoyens attendent de la proximité ce que j'observe c'est qu'aujourd'hui à qui on s'adresse quand on a un problème on chercher le représentant de l'État tous les qu matins pas du tout on s'adresse à son maire d'abord et puis après on s'adresse à son conseiller départemental voilà la réalité si on asphyie les communes rurales notamment et les départements avec elle évidemment que vous verrez c'est toute la République qu'on va assfixier celle du quotidien on est face à un choc en fait ça veut dire ça met en danger la démocratie locale également bien sûr la démocratie locale c'est c'est de pouvoir avoir une autonomie d'agir et de rendre compte devant ces électeurs mais ça veut dire qu'aujourd'hui cette autonomie qui est inscrite dans la Constitution vous dites dans les fait elle existe pas ben comment voulez-vous qu'elle existe nous vivons que de dotation aujourd'hui c'est l'État qui nous qui nous qui nous impose la dépense parce que pour les tr/4 d'entre elles elle nous est imposé par l'État et puis dans le même temps il nous il nous compte il nous comptabilise finalement N sources enfin on est dans un monde de fou on on est devenu des guichets on va devenir des guichets c'est ça que l'État veut espèce de rigidité alors que nous avons besoin de liberté nous avons besoin d'arrêter d'avoir des normes qui nous empêchent d'agir au quotidien nous avons besoin de refixer un Pact dans la contexte budgétaire que nous traversons avec la Nation toute entière on fait quoi on va continuer de laisser filer la dépense sociale il faut redéfinir ce pacte social et puis surtout surtout redéfinir un pacte territorial redéfinir le pacte social ça veut dire quoi quoi ça veut dire revoir notre modèle social aussi c'est pas le revoir c'est c'est le financer ça fait des années des années des années que nous demandons une loi sur l'autonomie un financement on en est où toujours à la case despart on en est là se demander les épates sont en en grande difficulté on est obligé par mais c'est le financer ou le revoir Bruno leemire quand il était auditionné devant le Sénat il y a quelques jours sur le dérapage des finances publiques il dit on résoudra pas la question du des finances publiques si on revoit pas notre modèle social et si on dit pas au français il va falloir travailler bon écoutez moi je vais pas chercher des conseils chez Monsieur le Maire quand je vois la situation dans lequelle nous sommes et puis qu' monsieur le maire se défausse de ses responsabilités en laissant entendre que c'est son successeur qui vient d'arriver qui est responsable de l'aggravation enfin il y a les moments faut être sérieux en politique moi d'ailleurs je me réjouis qu' une commission d'enquête sénatoriale et de l'Assemblée nationale pour voir les conditions dans lesquelles ça ça a dérapé à ce point enfin je je l'inviterai d'abord à une grande humilité une grande humilité parce qu'il était quand même ministre pendant 7 ans je crois savoir donc franchement euh j'iraai pas chercher des conseils chez Monsieur le Maire aujourd'hui donc revoir notre modèle social et travailler plus c'est pas la solution travailler plus naturellement moi je n'aime pas le mot travailler plus parce que ça veut dire que la la France serait devenu un pays qui ne travaille pas non c'est simplement que nous devons réviser un modèle qui fonde exclusivement la charge du modèle social sur le ceux qui travaillent alors évidemment que avec le papybom que nous connaissons cette charge va devenir insupportable donc il faut qu'on ait des modes de financement nouveaux adaptés et puis je le dis aussi une adaptation territoriale vous savez l'État veut tout passer à la boise je vous le dis franchement est-ce qu'on va traiter le problème des personnes âgées dans les hautes scènes de la même manière que en Creuse ou en Cantal les distances sont pas les mêmes nous nous avons un projet pour la France en fait que nous portons cette mosaïque des 103 départements elle est différente chacun d'entre nous avons parfois des politiques différentes pourquoi elles sont différente on recherche l'égalité mais c'est l'équité qu'il faut chercher c'estàdire d'apporter une réponse pour que chacun se voit un avenir là où a choisi de vivre ou de vieillir alors justement dans les réponses Michel Barnier qui ce matin donne une interview à west- France dit les départements ont des dépenses contraintes qui augmentent je veux leur dire que nous allons tenir compte de cette spécificité très forte et ça se traduira par des ajustements significatif dans le budget déjà comment vous accueillez cette déclaration B écoutez je sais que Michel Barnier a une solide expérience je sais que la tâche est difficile être arrivé en charge du gouvernement de la France dans le contexte 15 jours avant la présentation d'un budget euh je l'ai beaucoup je l'ai vu souvent il vient d'abord ici ça c'est un signal il va passer de longues heures à nos côtés pour nous entendre euh je pense que il connaît la situation des départements il a été lui-même conseiller général c'est un élu expérimenté nous avonsons de besoins pour tenir la barre vous savez on est en ce moment sur le vent des globes euh il y a 40 bateaux qui son partis affronter des des tempêtes et des paquets de mer on est aujourd'hui en France à affronter des paquets de mer simplement je sais une chose ils sont 40 nous sommes 103 mais nous avons avec le gouvernement eu un seul objectif un seul en partage c'est de répondre à la colère des Français à leur inquiétude et à leur incompréhension de la situation mais juste cette déclaration il dit ajustement significatif dans le budget ce qui reste un peu flou vous vous souhaitez que concrètement ce soit quoi ces ajustements significatif déjà attendez que le premier ministre vienne ici nous dise il va y avoir déjà justement significatif j'ai entendu votre message c'est déjà en soit une bonne nouvelle je préfère cela au message lu dirait circuler chacun doit contribuer et et B ça c'est pas du tout ça donc effectivement il a compris maintenant le travail devra se poursuivre inévitablement au Sénat et je fais confiance au sénateur qu'est-ce que vous vous attendez comme point concrètement est-ce que vous dites il faut revoir à la hausse les droits de mutation les frais de notaire est-ce que vous dites il nous faut une part de CSG qu'est-ce que vous dites je vais vous dire d'abord le premier message il faut arrêter de charger la barque quand je regarde ce qui va se profiler on a 1 milliard de dépenses supplémentaires qui sont déjà dans les tuyaux stop arrêtez de charger la barque première chose deuxième chose il faut renoncer à venir nous prélever des moyens alors que nous sommes déjà à 30 voire 60 départements à la fin de l'année en situation de ne plus pouvoir équilibrer donc je demande de renoncer au prélèvement c'est pour nous plus d'un milliard 6 on a déjà des fonds de péréquation entre nousut arrê t les départements évidemment évidemment ensuite nous avions dub non mais vous dites pas il y a des départements quand même qui sont peuvent contribuer d'autres qui sont en difficulté c'est ceuxl qu'il faut exclure il y a plus de département dans cette situation aujourd'hui si on applique les mesures qui sont prises avec de milliards d' de prélevés sur les départements sur les 5 milliards de mand au collectivités c'est 80 % des départements français qui ne pourront pas bouquer leur budget je l'ai dit tout le monde le sait je l'ai expliqué j'ai donné les chiffres à berc parce que maintenant je leur fournis des chiffres au moins ce que je leur fourn ils sont sûrs personne ne les conteste donc évidemment il faut renoncer mais la situation était paradoxale je vousou l'ai dit au début toutes les collectivités n'étaient pas appelées à participer c'est surtout nous en plus on nous dit un gel de la TVA La TVA c'est notre principale ressource quand on la gèle il y a plus de tonicité comment on va financer le RSA on nous annonce une nouvelle Haus probable du RSA dans les dans les mois qui viennent on financer comment le ASA il y a il y a à peu près 15 ans on en financé 11 % aujourd'hui on en finance 50 % c'est pas tenable c'est pas tenable mais donc du coup est-ce que vous demandez des mesures très précises est-ce que par exemple vous dites non mais est-ce que par exemple vous dites bah il faut un nouvel impôt local Michel Barnier ce matin dans West France il dit non est-ce que vous dites B oui c'est la meilleure solution P je pense que la période n'est pas celle où on pourra revoir fondamentalement le l'autonomie financière vous avez vu la situation d'explosion politique dans lequel nous sommes une Assemblée nationale balcanisée donc comment voulez-vous c'est pas dans ce contexte on va faire les grandes réformes que le pays attend et que j'appelle de mes vœux depuis des années en réalité je je vous l'ai dit il faut d'abord rompre avec ces mesures qui nous sont demandées de venir faire les poches des départements de France ils ne peuvent plus ils sont déjà le bateau coule donc on va pas le faire couler encore plus vite deuxièmement ce que nous avons dit arrêtez de nous charger la barque troisièmement ce que nous disons redonnez-nous un peu d'air pour quelques temps 3 ans redonnez-nous un peu de souffle en nous autorisant à prélever des droits de mutation on demande une augmentation de 1 %. alors j'entends qu'on me dit que ça va bouleverser le marché de l'immobilier absolument pas enfin faut être sérieux le marché d'abord toute la construction neuvre bénéficie de dérogation sur les droits de mutation les frais de notaire et puis pour un foyer qui va acheter une maison on va pas en acheter tous les 4 matins donc vous ça vous fait une charge de de 50 à 500000 € voire 2000 € pour un bien à 400000 € en même temps ça donnerait une vraie bouffée d'oxygène pour les départements on en a bien bien besoin sinon je vous le dis je vous l'ai dis sinon il y aura des conséquences lourdes ce que nous vivons s'il y a pas de solution ce sera une de choc avec des répliques sismiques parce que demain on aura des épates qui fermeront je ne cherche pas à faire peur j'alerte demain on aura des difficultés à financer nos services deier de secours demain on ne pourra plus faire face à la protection de l'enfance où on se sent bien seul avec un état qui nous a abandonné notamment sur la PGJ et sur les problèmes de santé mentale voilà j'ai alerté le Premier ministre vient en ami j'entend qu'il nous dit je vous ai entendu c'est une bonne nouvelle pour les départements de France maintenant vous savez il y va des bonnes nouvelles comme en amour il faut des preuves voilà est-ce qu'il faut une part de CSG du coup oui ou non pardon une part de CSG ou pas ah une part de CSG c'est l'aspiration que nous avons ça va pas se régler là pendant le budget ici mais en tout cas j'ai vu que l'Assemblée nationale Charles de courourson a proposer que pour les dépenses sociales nous ayons une recette pérenne c'est absolument logique qu'on nous donne une part de CG modulable selon les départements oui ce serait une avancée ça nous permettrait déjà de faire face au à la charge des allocations individuelle de solidarité rendez-vous compte d'un chiffre toutes les Aes qu'on appelle le RSA l'aide aux personnes âgées l'aide aux handicapé c'est 20 milliards on en finance plus de 12 milliards c'est pas tenable on va on va revenir sur ce reste à charge mais qu'est-ce que vous allez faire si vous n'obtenez pas de réponse hier vous avez dit il y a une menace de ne plus verser le RSA de ne plus s'occuper des mineurs non accompagnés c'est la bonne méthode pour vous j'ai vu que c'était une expression d'un des groupes moi je je suis président d'une association pluraliste j'ai vu les propositions Nicolas Lacroix effectivement beaucoup de collègues s'apprêtent à dire c'est pas qu'on versera plus RSA c'est qu'on le versera plus à la CAF la CAF en la CAE d'alocation familiale qui verse pour notre compte le RSA encore des ressources elle a elle a un peu de un peu de marge bon on peut pas se faire ça ve dire que les allocataures ne seront pas impacté bah les allocateures pourrai être impactés à terme si cette mesure est appliquée durablement naturellement mais en tout cas vous savez d'une manière vous la sououtenz cette cette c'est une menace quand même du groupe de droite mais c'est pas une menace c'est ce qui va se passer surtout si on rien n fait on vercera plus l' RSA on s'occupera plus des mineurs non accompagné c'est c'est un peu une menace bah écoutez moi j'aime le français c'est pas une menace c'est un constat de la situation je préviens simplement que nous serons dans cette situation c'est pas une menace un constat clinique de dire on va pas s'en sortir c'est pas une menace vous me retirez de l'argent et vous me dites vous me menacez parce que vous dites vous me dites je peux plus faire ENF c'est pas sérieux comme raisonnement donc c'est pas une forme de pression sur le gouvernement ben c'est pas une forme de pression nous disons nous l'alertons d'ailleurs vous avez observé une chose cette alerte que je fais au nom de département de France depuis plusieurs mois aujourd'hui plus personne ne conteste cette réalité vous avez entendu les sénateurs qu'est-ce qu'ils vous disent oui les départements sont la trate la plus exposée en Nicolas Lacroix expliquer ce qui va se passer c'est pas une menace il a simplement de manière clinique dit voilà ce qui va se passer demain sur les dépenses sociales vous nous l'avez dit un peu les dépenses des allocations individuelles de solidarité au premier rang duquel le RSA ça fait des années qu'à chaque congrès assise maintenant des dé ement de France on entend le cri d'alerte des départements là-dessus pourquoi c'est toujours pas résolu et pourquoi même ça s'aggrave savez pourquoi c'est pas résolu parce qu'on a un état qui on a un état qui n'écoute pas les départements qui n'aime pas les collectivités par par essence et qui n'a cessé de se débarrasser d'un certain nombre de responsabilités pour les confier au département et voilà qu'en nous laissant bien seul face à ces responsabilités on nous pointe du doigt c'est à se demander si l'état omnipotent ne veut pas la disparition des départ artement certains S sont essayés ils ont rétropéé et puis on n pas tiré toutes les leçons de la crise et de l'histoire vous savez aujourd'hui chaque fois qu'il y a un problème dans le pays qui on vient chercher on vient chercher le maire on vient chercher son conseiller départemental et département de France mais qui veut qui veut la disparition des département parce que ce matin Michel Barnier dans West France il dit non il défend le département Michel Barnier la technostructure tous ceux qui pensent que nous sommes dépensiers tous ceux qui nous pointent du doigt qui ne changent pas dans l'appareil d'État tous ceux qui restent à ber tous c fonctionnaire qui nous regardent avec mépris en se disant nous nous savons on voit ils ont conduit le pays moi ce que je demande c'est de la liberté la liberté NEX pas le contrôle c'est de la liberté d'agir c'est qu'on revienne à des fondamentaux vous savez pourquoi nous comptons entendre dans dans la vie des Français parce qu'on est tous de quelque part on est de sa commune et on est de son département souvenez-vous tous ceux qui ont voulu nous faire disparaître on rétropédalerah aujourd'hui ils essayent certains de nous faire disparaître par asphyxie ben je vais vous dire c'est pas en asphixant les départements qu'on va redonner du souffle à la France c'est la République qu' va fa est-ce que parmi Cuxa il y a Emmanuel Macron ou pas selon vous Emmanuel Macron indiscutablement porte une lourde responsabilité il est arrivé en charge des affaires dans un contexte international difficile disonsle on a eu des impacts comme considérables que personne n'imaginait la guerre à nos portes la crise de la covid ses conséquences la monté des précarités un retour de croissance bon tout ça simplement la seule interrogation qu'il faut faut qu'il se pose le président de la République c'est que nous sommes un pays qui a fait plus mal que les autres puisque le résultat est pire que les autres on a une accélération de notre déficite que qu'on maîtrisait nos autes alors on a sauvegardé l'essentiel mais aujourd'hui le choc on le prend en pleine face donc nous devons le prendre ensemble nous devons faire face ensemble mais on ne gagnera pas la bataille de France en essayant de faire la poche des collectivités parce que nous sommes au plus près des Français tout simplement vous saz la crise qu'on traverse les financière mais surtout politique et elle est surtout une crise d'identité de réponse la démocratie s'affaiblit les extrêmes progresse parce que tout simplement on a entravé la liberté d'agir pour nos compatriotes qu'on nous redonne la liberté d'agir qu'on nous donne des moyens qu'on se fixe un nouveau pacte social soutenable c'est ça qu'attendent des Français c'est ce que j'attends du président de la République c'est ce que Michel Barnier est en train de construire avec nous justement pour finir sur les questions des dépenses sociales ce matin toujours dans west- France Michel Bernier dit le chantier que nous allons lancer autour d'une allocation sociale unique devrait permettre d'alléger le poids des dépenses sociales à la charge des départements ça va suffire écoutez là là il faudra qu'on éclaircisse cette phrase l'allocation de solidarité unique permettra d'alléger quand dans le même temps certains nous disent que il y a des non recours au droit on va avoir un débat autour de cette question comme président des départements de France et je le dis au nom de tous les départements nous sommes attachés à ce qu'on ne distingue pas le droit du devoir il faut que chacun qui a droit au soutien à une main attendu dans ces temps difficiles se voit accompagner mais en même temps cette main doit être ferme elle doit permettre à se sortir de sa situation et notamment à retourner vers le travail donc il y a des droits mais il y a aussi des devoirs qui sont corrélés à ces droits distinguer droits et devoirs ce sera cou sûr installer un certain nombre des compatriotes dans des systèmes de solidarité ce que les Français ne veulent pas et ce que nous ne voulons pas la solidarité fait s fait pour s'en sortir et quand on peut aller au travail il faut retourner au travail un dernier mot là-dessus il y a quelques années a été créé territoire uni c'était l'Association des Maires des présidents de département des présidents de région unis pour peser face au face à l'état à chaque congrès de collectivité on vous voyez vous les trois représentants ensemble est-ce que territoire uni aujourd'hui existe encore territoire uni exprime avec force une chose c'est qu'il faut pas venir faire les poches des des collectivités pour aller redresser le pays le message s'adresse d'abord au fonctionnement de notre propre état nous avons pratiquement 1200 agences dans dans France on en a créé beaucoup ça représente 100 milliards c'est déjà l'État qui doit s'interroger sur ses propres pratiques ensuite ensuite il faut réactiver un couple qui est essentiel dans la République c'est le couple commune département vous avez vu que sur la situation des département ça veut dire aujourd'hui il marche plus au couple si marche si il marche mais il faut le réactiver parce que ceux qui pensent aujourd'hui que les communes vont finalement se voir exonérer tout effort parce que la plupart d'entre elles ne seront pas appelé à participer si c sur un sur la question du FCTVA donc toutes ces communes qui se croient aujourd'hui dans le monde rural épargné elles vont être rattrapées par le fait que nous ne pourrons plus nous les accompagner donc on est sur une communauté de destin je dis à mon ami David lissnard qu'il doit se préoccuper du destin des départements de France parce que s'il n se préoccupe pas demain ce sont les communeles mêmes qui ne seront plus aidés par les départements nous sommes le bouclier du monde rural et l'un des principaux financeurs de nos villages et de nos communes donc ça marche plus très bien c'est devenu un peu chacun pour soi entre les communes les départements et les régions pour soi c'est que nous sommes ensemble pour dire qu'il faut qu'on redéfinisse un périmètre nouveau d'action publique local on va parler de quelques questions d'actualité pour terminer et ce matin à la une de nos journaux régionaux il y a beaucoup la crise agricole puisque le mouvement des agriculteurs va être lancé à partir de lundi vous les soutenez ces agriculteurs oui oui je soutiens pas vous savez j'ai toujours dénoncé comme président de mon département comme parlementaire les actes de violence je pense qu'il servent pas la cause qu'on qu'on défend mais en même temps il faut entendre ce cri des agriculteurs vous savez c'est un monde que je connais et bien ils sont aujourd'hui confrontés à des à des importations qui ne respectent pas les mêmes règles que chez nous et qui affaiblissent leur capacité à produire on a il faut vraiment soutenir notre agriculture je le dis parce que demain nous avons eu un défi une guerre que nous n'imaginions pas à nos portes demain nous aurons des problématiques d'alimentation dans le monde il faut on a une chance d'avoir une agriculture puissante et diversifiée il faut l'accompagner nous avons d'ailleurs pris une délibération les 103 départements de France pour dire n'acceptez pas des importations des accords qui viendront encore une fois euh affaiblir le le la possibilité pour agriculteurs de vivre de leur métier puis un défi devant nous il faut redonner confiance à l'agriculture d'urgence nous avons 30 % des agriculteurs qui vont partir en retraite dans les dans les 10 prochaines années qui va assumer ce travail de la terre donc je leur dis mon soutien ma confiance nous sommes fiers de cette agriculture et je dis à tous les consommateurs arrêtez de tirer sur nos producteurs accompagnez-les soutenez-les achetez français achetez local autre question d'actualité à l'ancien ministre de la Fonction publique vous êtes les fonctionnaires qui ont annoncé hier une grève pour le 5 décembre est-ce que vous les comprenez bah écoutez je crois que très franchement j'aiété ministre de la Fonction publique j'ai fait des réformes je me fait rentrer le CDI dans la fonction publique c'est dire à l'époque et avec un sénat qui était passé à gauche simplement une réforme pas en inquiétant je crois que il faut dire à nos fonctionnaires de France qu'il remplissent un rôle essentiel dans la République mais en même temps que s'ils veulent avancer et s'ils veulent demain remplir leur mission avec les mutations profondes que nous avons oui il faut se réformer oui il faut aborder la question frontalement de qu'est-ce qu'on doit faire en terme de fonctionnaire dans un État moderne et donc il faut qu'on se projette dans le futur moi je crois que on doit promettre à nos à nos fonctionnaires plus qu'un point d'adice on doit leur promettre un avenir un avenir dans un environnement en pleine mutation leur redonner aussi confiance j'entends pointer du doigt l'éducation nationale quand on est prof dans sa salle de classe on sent aussi parfois bien seul donc il faut redonner confiance à nos fonctionnaire et ensuite leur dire il faut inéluctablement se mettre au mouvement sinon c'est le pays lui-même qui se retrouvera affaibli par une fonction que le ministre de la Fonction publique il a un peu reculé sur la réforme notamment sur la question des catégories il a eu tort il s'agit pas de reculer il s'agit d'avancer moi je n'aime pas ces coup de va et vient on annonce ça suscite des réactions il faut dialoguer d'abord et il faut rassurer on ne réforme pas dans l'inquiétude on ne réforme parce que l'inquiétude se transforme en colère et la colère c'est la rue et c'est de l'incompréhension donc la réforme elle doit se faire de manière sereine en se disant quel futur on veut quelle est la redéfinition de la mission d'un service public aujourd'hui avec la dématérialisation que nous avons connu ce choc de dématérialisation on fait rien on continue comme avant enfin qui peut le penser même pas les fonctionnaires eux-mêmes donc il faut renouer ce dialogue je pense que je pense que le ministre a une vision d'abord c'est un ministre qui veut inscrire la fonction publique dans son temps il raison moi je ferai pas forcément des références à Monsieur au patron de Twitter et cetera parce que c'est pas franchement je crois que c'est pas là que j'irais chercher là aussi mes sources d'inspiration mais en même temps il a raison de projeter la fonction publique dans son avenir sinon sinon on constatera avec des arrois que la fonction publique n'est plus en rendez-vous de l' laattente de nos compatriot mais quand il dit Guillaume casbarian le ministre qu'il veut instaurer 3 jours de carence au lieu de actuellement est-ce que ça c'est une bonne mesure moi je pense qu'il faut être courageux par rapport à ça il a raison de poser cette question bah bien sûr écoutez mettre à parité la situation quand on est dans le privé ou dans le service public surtout sur cette question ça ne me choque absolument pas au contraire en revanche il faut prendre en compte il faut redonner du souffle à la fonction publique il faut sortir des carcans dans lequel s'est enfermé quand vous voyez que vous vous avez des des façons de de de vous voir votre avenir non pas en fonction de votre investissement mais en fonction des il faut redonner du souffle il s'agit pas de revenir sur sur ce qui a fait l'histoire de la fonction publique mais il faut la proocheter dans le futur c'est ça l'enjeu dernière question un peu plus politique à vous le centriste Michel Barnier qui dit qu'il faut un candidat commun et que lui il veut un candidat commun de la droite et du centre he est-ce que vous êtes d'accord et de comment on le désigne ah bien sûr que je suis d'accord j'en rêve candidat de la droite et centre qui qui mais surtout un candidat qui a un vrai projet pour la France moi vous savez c'est pas qui qui me préoccupe c'est qu'est-ce qu'on va porter comme projet j'invite d'ailleurs tous les partis politiques à nous retrouver les élus locaux les grandes associations pour dire qu'est-ce qu'on va faire ensemble quelle France on veut pour demain est-ce qu'on va continuer avec un centralisme démocratique soi-disant qui fixe d'en haut les politiques que nous vivons mais est-ce qu'on naspire pas une politique effectivement les citoyens sont davantage entendu et nous les collectivités locales qui sommes les acteurs de proximité et retrouvions recouvrions la capacité à agir c'est ça aujourd'hui dans un pays qui est qui est complètement corseté on n'en peut plus tout simplement on est comme les citoyens et moi je ne fais pas de démagogie je fais pas de populiste mais je dis que si on retrouve pas le chemin des citoyens pour apporter des réponses concrètes dans leur vie et que l'État s'occupe du régalien si on ne fait pas cette réforme de fond qui peut le retrouver à un moment il va falloir un nom je cherche donc ça veut dire pour vous il y a pas d'évidence aujourd'hui pas trouvé c'est pas Gabriel àal c'est pas édard Philippe c'est pas lequ écoutez écoutez ceux qui ont fait la preuve quand même de de de grandes difficulté soit ils révisent le leur prisme moi moi j'aime bien Gabriel Attal j'ai beaucoup de respect pour lui mais en tout cas franchement sa vision quand je vois qu'il déclare encore récemment comme vision pour la France qu'il faudrait mettre 3 milliards de plus de prélèvement sur les collectivités c'est pas ce que je souhaite pour mon pays déjà c'est pas lui c'est Pasard Philippe je ne vais pas me prononcer sur les personnes ce qui m'intéresse c'est de contribuer à un projet pour la France pour réconcilier les Français la politique parce que ça s'appelle la démocratie merci François Saad merci beaucoup d'avoir été notre invité ici au cœur de ses assises nationales des départements de France