Démission de Lecornu : le Premier ministre a-t-il commis l'erreur fatale en nommant Le Maire ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Sébastien Lignet, un mot pour résumer cette matinée ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Jacques Ser, pourquoi cette nomination de Bruno Le Maire était-elle prévisible ?
- 6:00RelanceRéponse directe
Pourquoi cette composition gouvernementale est-elle incompréhensible selon vous ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron doit-il s'expliquer sur ces choix ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Michel Tavern, quelle erreur a commis Sébastien Lecornu selon vous ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Le RN demande une dissolution : est-ce une solution ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00Jacques SerFait
« Une mauvaise décision qui ne répond à aucun argument politique elle est juste incompréhensible. »
- 7:00Sébastien LignetFait
« Il faut toujours préférer son pays à son parti et il faut savoir écouter ses militants mais toujours penser aux Françaises et aux Français. »
- 10:00Michel TavernFait
« Quand le Premier ministre a annoncé une rupture sur le fond, il a pris à revers les Français et notamment les oppositions. »
- 12:00Michel TavernFait
« Les Français ont démontré par leur vote qu'ils veulent une rupture avec le macronisme. »
- 15:00Yvan RioufolPromesse
« Il faut réfléchir aujourd'hui à une 6e République qui soit une République plus horizontale, plus participative. »
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Europe info édition spéciale sur Europe après Clélit la démission de Sébastien Lecnu décryptage avec vos chroniqueurs du jour le journaliste Yven Rioufol le chef du service politique de valeurs actuelles Sébastien Lignet et Jacques Ser chef du service politique d'Europa je suis très contente de vous avoir avec moi en studio aujourd'hui là à 13h20 journée quelle matinée rien que ça ouais quelle nuit et quelle matinée après. Non mais on a besoin de vous quand même. On a besoin de vous pour analyser, pour décrypter, enfin tenter d'analyser, de décrypter ce qui se passe.
C'est tenter qu'on puisse le savoir comme ça rapidement déjà pour sceller un petit peu l'humeur de la matinée. Un mot après cette matinée que nous venons de vivre. Sébastien Lignet.
Tragique. Tragique. Très bien.
Page d'histoire. Une page d'histoire qui raconte l'effondrement d'un système, d'un régime et d'un monde. Alors, on avait dit un mot mais je savais que c'est je sais que c'est un exercice particulièrement difficile pour vous. fol un mot écroulement écroulement Ah bah voilà un mot très bien Jack Sorry aussi prévisible prévisible alors OK je commence avec vous prévisible prévisible dans le sens où tout cela est finalement certes on peut se dire surpris mais c'était assez prévisible dans le sens où ce n'est que la conséquence d'une d'une dissolution insensée le le 9 juin 2024 au soir et que après les nominations successives de Michel Barnier de François Bairou celle de Sébastien le cornu et qui plus Après cette composition du gouvernement le cornu, ce n'était que prévisible que les républicains ne se reconnaissent absolument pas dans une telle composition qui plus avec ce nom de monsieur Bruno Lemire dans cette équipe gouvernementale.
Alors, on va revenir, hein, parce que j'ai beaucoup de questions à vous poser. Évidemment, juste avant, je voudrais vous faire écouter Sébastien Lecornu qui s'est donc exprimer après avoir remis cette démission au président de la République, il a expliqué pourquoi il l'avait fait. Moi qui militant qui au fond est est gravit les marches de la méritocratie républicaine grâce à l'élection comme maire, comme président de département, comme sénateur, je suis un militant et j'ai du respect pour celles et ceux qui s'engagent.
Mais il faut toujours préférer son pays, à son parti et il faut savoir écouter ses militants mais toujours penser aux françaises et aux français. Alors, il y a des petits tacles cachés comme on dit derrière derrière ces lignes, derrière cette prise de parole notamment envers Bruno Rota qui qui vient de s'exprimer d'ailleurs et qui a dit qu'il ne se sentait nullement responsable de cette crise politique. Sébastien Alig, vous m'aviez dit que c'était une matinée tragique.
Oui, j'inclurai même le le dimanche après-midi si vous voulez. C'est-à-dire que tout ce qu'on vit depuis maintenant un peu moins de 24 heures ne répond à aucune logique en fait. Et c'est ça qui me Pourtant Jacques Serel lui a dit que c'était prévisable prévisible.
Donc il y avait une certaine logique finalement. Ah mais mais l'incohérence peut-être prévisible mais on peut tout de même soulever le fait que tout cela n'a aucune cohérence. Je veux dire le choix de Bruno Lemire n'a aucune cohérence politique.
Ça fait maintenant 24 heures que j'essaie de trouver une raison, juste une, qui pourrait justifier le retour de Bruno Lemire au gouvernement. Je n'en trouve pas une seule alors que j'ai pu trouver des arguments pour justifier par exemple la dissolution en en 2024. Donc pour moi cette nomination, vous faites l'avocat du diable.
Oui, parce que je pense sincèrement que la nomination de Bruno Lemire est la plus grande erreur commise par le camp macroniste depuis qu'ils sont arrivés au pouvoir. Ouais. Mais alors, est-ce que c'est une erreur vraiment ?
Oui. Voilà. Est-ce que derrière il y avait pas une intention ?
Je sais pas. Ça semble effectivement tout le monde s'étonne en disant c'est pas possible quelqu'un quelqu'un sait bien dit. Non non c'est pas une bonne idée.
Mais c'est pour ça que s'il y a une intention alors qu'on me l'explique mais vu que je ne la trouve pas je trouve tout cela tragique parce que une mauvaise décision qui est argumentée bon on peut la débattre mais on peut la comprendre au fond. Une mauvaise décision qui ne répond à aucun argument politique elle est juste incompréhensible. Et dans les mots de Sébastien le cornu tout à l'heure, je n'ai rien entendu.
Pour moi, ce sont des mots vides, des mots creux. Il n'y a pas un début de commencement de Mais à coule pas. C'estàd que c'est un homme qui ne sait pas vraiment pourquoi il est obligé de démissionner.
Alors, on nous sort les mots valises habituelles, la responsabilité, la stabilité, le régime des partis, patati patata. Mais il y a rien de neuf. C'est-à-dire que je honnêtement et je pense qu'il y a beaucoup de Français qui qui se retrouvent dans ce que je dis, je pense c'est qu'on ne comprend pas ce qu'il s'est passé ces dernières 24 heure.
Et c'est pour ça que le président de la République doit parler parce que c'est à lui de nous expliquer pourquoi. Pourquoi ce gouvernement, pourquoi Sébastien le Cornu, premier ministre, pourquoi n'a pas n'avoir pas ouvert le gouvernement à droite ou à gauche d'ailleurs ? Pourquoi avoir choisi le en même temps suprême ?
Pourquoi avoir choisi le non choix ? Pourquoi s'enliser dans ce centre là que plus personne ne veut ? Pourquoi ?
Et je pense que le seul qui peut y répondre, c'est Emmanuel Macron. Vous n'apportez pas beaucoup de réponses, beaucoup de questions en revanche là ilvant R. Mais la réponse à tout c'est pourquoi c'est parce que le Emmanuel Macron qui rép ne veut pas précisément avoir la réponse qui est attendue du peuple français lui-même.
C'est-à-dire qu'aujourd'hui on voit qu'il y a une oligarchie qui se replie sur un petit théâtre en effet illisible si on si on n' pas les règles de ce petit théâtre là. Je ne les ai pas plus que vous. Donc je ne comprends pas la logique des des décisions qui sont prises.
La logique que je comprends, c'est que il y a d'abord l'erreur des républicains d'avoir eu à cautionner un un régime qui s'effondre. Et là, il y avait quand même un certain nombre d'alertes qui qui les avaient mis en a priori en condition de vigilance. Je je je pense même à avoir fait également partie de ceux qui disaient que c'était une folie de la part des républicains d'avoir à cautionné ceci.
Et cautionnant effectivement ce régime qui s'effondre, les Républicains ont cautionné euh la la faillite de de la social-démocratie, la faillite du progressisme, la faillite du centrisme, la faillite d'un système. Et donc je pense que l'erreur de monsieur Rotaou, pour qui j'ai beaucoup de respect et de ne pas avoir compris quelle était maintenant l'urgence de d'une attitude radicale, d'une attitude de rupture dans la politique, d'une attitude quasi révolutionnaire. Et je pense que c'est précisément pour avoir craint de de de heurter l'histoire que les républicains ont louper leur sortie au profit du rassemblement.
Ils auraient dû sortir avant en fait. Ils auraient avir avant et même bien avant et bien avant. Jacques serait en un mot commençant et puis de toute façon on reprendra ce évidemment ce débat dans Europa info.
Mais là on a essayé Barnier, on a essayé Baou, on a essayé le cornus, c'est de plus en plus court quasiment à chaque fois. Euh ça veut dire que les mêmes causes produisant les mêmes effets, si un nouveau premier ministre devait être nommé là sans qu'il se passe rien d'autre, par exemple un référendum ou une dissolution. Alors s'il n'y a pas de dissolution, s'il n'y a pas de référendum, s'il n'y a pas de démission d'Emmanuel Macron, ça veut dire renommer un nouveau premier ministre.
Euh là, on imagine mal Emmanuel Macron nommer un premier ministre euh du centre ou du centre droit et donc on peut supposer qu'il irait vers sa gauche. Euh s'il y a un homme qui s'est distingué euh ce matin en faisant un en montrant voilà qu'il était disponible, euh c'est Bernard Kazneu. Allez, on continue d'en parler dans Europainfo évidemment de cette crise politique que nous vivons et notre édition spéciale se poursuit sur Europain à 13h33 sur repin après l'annonce ce matin de la démission de Sébastien Lecornu pour en débattre avec vous aujourd'hui Clilie Yvon Rioufol Sébastien Ligier Jacques Ser du service politique de repin et votre invité Michael Taverne député Rassemblement national du nord Michel Taverne bonjour bienvenue.
Bonjour, merci pour l'invitation. On va commencer par écouter un une déclaration de Bruno Retaillot, pardon, qui s'est exprimé il y a quelques instants chez nos confrères de TF1. J'ai été reçu pendant 1 heure et3 par le Premier ministre, quelques minutes avant que la composition du gouvernement ne soit donnée.
Jamais il ne m'a dit, il m'a caché qu'il y aurait la nomination de Bruno Leire. Donc un problème de confiance. Moi, j'ai ressenti hier ce que des millions de Français ont aussi ressenti.
Pourquoi ? On promet une rupture et on se retrouve avec des chevaux de retour et y compris je ne connais pas moi sa vraie responsabilité dans les plus de 1000 milliards d'euros de dette mais il y est associé peu importe il le symbolise. C'est un révélateur d'une sorte de déconnexion c'està-dire d'un côté on promet la rupture et de l'autre côté il y en a pas du tout.
Mais les vrais gens les gens qui voient ce spectacle affligeant comme l'a dit quelqu'un ils en reviennent pas. déconnexion, un problème de confiance selon les mots donc de Bruno Retaillot, Michel Taverne. Quelle erreur a commis Sébastien le Cornu selon vous ?
Quelles erreurs d'ailleurs au pluriel ? Il y en a plusieurs ? Oui.
Oui, je pense qu'il peut y avoir des erreurs au pluriel. Je pense que quand le Premier ministre a annoncé une rupture sur le fond, il a pris à revers les Français et notamment les oppositions. Excusez-moi, mais quand on déclare qu'il y aura une rupture sur le fond et qu'on recycle les macronistes qui ont perdu et les macronistes de la première heure, c'est se moquer des Français et c'est de mépriser euh les élections qui ont eu lieu l'année dernière où les Français ont démontré par leur vote qu'ils veulent une rupture avec le macronisme.
Et c'est ce que nous disons avec Marine Le Pen et Jordin Bardella depuis des années. Donc moi, j'entends Bruno Rotaillot qui aujourd'hui s'affiche en en opposant d'Emmanuel Macron. Je rappelle juste que Bruno Rotaillot s'est dissous dans le macronisme.
Euh Bruno Rota a accepté d'être mise de l'intérieur, c'est-à-dire appliquer à la politique d'Emmanuel Macron plus d'immigration, plus de titres de séjour, plus d'asile, euh plus de délivrance pour les étudiants. Donc excusez-moi. Et quand des projets de loi sont déposés à l'Assemblée nationale, notamment, je prends l'exemple parce que je suis en commission des lois pour protéger les policiers et les gendarmes, quand on dépose une proposition de loi pour rétablir les peines planchées, c'est-à-dire pour que directement ce soit la case prison quand on agresse un policier, un gendarme, un pompier, les macronistes s'y ont opposé et Bruno Rotayo accepte cette décision.
C'est totalement incompréhensible. Donc les LR aujourd'hui euh sont euh malheureusement pris dans leur propre piège puisque quand on voit leur base électorale euh elles se manifestent contre euh la politique d'Emmanuel Macron. De votre côté au Rassemblement national, vous demandez une dissolution.
Écoutez Marine Le Pen ce matin. Une mesure de sagesse. Voilà donc ça règle la question de la censure et maintenant ça pose une question au président de la République.
Est-ce qu'il peut continuer à résister à la dissolution ? Je l'appelle à dissoudre l'Assemblée nationale car nous sommes au bout du chemin et il n'y a pas de solution. Il n'y en aura pas plus demain et par conséquent la seule décision sage dans ces circonstances et prévue par la constitution de la 5e République, c'est d'en revenir aux urnes et que les Français donnent une direction au pays.
Non mais là on est enfin on est au bout de la blague là. Je veux dire je la farce a assez duré. En l'occurrence, Emmanuel Macron, en résistant, comme il le fait, de manière irrationnelle aux institutions, est en train de mettre le pays dans une situation terriblement compliquée.
Vous ne craignez pas, Michael Tavern de retourner euh aux urnes. C'est une opportunité pour nous. Mais mais pas du tout, mais nous n'avons pas peur du peuple français et à titre personnel, ça ne me dérange absolument pas de retourner devant les électeurs.
Vous savez, Marine Le Pen le dit depuis maintenant de nombreux mois, il y a une instabilité, une crise politique et cette crise a été amorcée dès l'année dernière quand il y a eu aux élections législatives des tambouilles, des alliances contre nature. Et nous avions dit à l'époque que cette cette alliance des des contraires provoquerait une crise politique, une instabilité. Et c'est ce qui s'est produit.
Donc aujourd'hui, la Constitution permet de leviers. Le premier c'est que le démiss la démission en tout cas du président de la République, je ne pense pas. Et le second levier, c'est la dissolution de l'Assemblée nationale et revenir devant les électeurs pour savoir quelles orientations souhaitent les Français et surtout apporter une stabilité et une espérance.
Mais quel taverne. Sébastien le Cornu dans son dans son discours a fustigé les partis et les ambitions personnelles aussi. C'est ce qu'il a dit.
Il tient les partis en quelque sorte responsables. Alors eler bien sûr il y avait c'était clairement fléché non mais de sa part en tout cas c'était fléché envers Bruno Rota. Mais tous les partis en général.
Mais je conteste cette vision. En Rassemblement national, nous avons toujours été euh républicains, nous avons toujours été responsable. Je rappelle que à l'Assemblée nationale, que ce soit cette législature ou la précédente, dès qu'il y avait des textes qui avaient dans le bon sens, nous les avons toujours votés. euh la loi d'orientation et de programmation du ministère de l'intérieur.
Je l'ai déjà dit ici à plusieurs reprises. Euh donner des moins supplémentaires au magistrat euh donner des moyens supplémentairire à nos armées avec la loi de programmation militaire euh des mesures pour euh renforcer le pouvoir d'achat. Dès qu'il y avait un texte qui avait dans le bon sens qui défend l'intérêt de la France et des Français, nous l'avons toujours voté.
Et en tout cas, moi je ne me considère pas comme une politique partisane, une politique qui privilégie les partis. Nous notre boussole avec Marine Le Pen, Jordin Bardella et tous mes collègues du Rassemblement national, c'est l'intérêt de la France et des Français et ça restera notre seul boussole. Michel Tavern débuté reine du Nord.
J'ouvre la parole et je la distribue à Sébastien Lignet, Yvan Riofol et Jacques Ser qui sont avec moi en studio. Sébastien Lignet. Oui, simplement cette cet argument de la de la logique des partis, elle est c'est complètement inaudible en fait parce que quand on regarde le gouvernement qui a été proposé par Sébastien Lecnu, on voit quand même qu'il y a une surreprésentation de ministres issus du bloc central et du bloc macroniste.
Si cela ce n'est pas une logique des partis qui l'emportent sur le bien commun, comment vous pouvez l'appeler autrement ? C'estàd que faire un gouvernement poste dissolution qui ressemble davantage à un gouvernement de 2017 qu'à un gouvernement de 2024 ou 2025, c'est quand même problématique. C'est-à-dire que depuis la dissolution, on a quand même l'impression qu'Emmanuel Macron et le Bloc Central n'ont pas retenu la leçon des élections législatives.
C'est-à-dire que le bloc central a perdu et les Français certes, ils ne souhaitent pas une majorité absolue pour la France insoumise ou le RN, mais ils ne veulent pas d'un gouvernement emmené par un gouvernement macroniste, en tout cas les idées macronistes. Donc à partir du moment où ce postulat est clair, il faut ouvrir et il faut aussi accepter que dans ce gouvernement-là, les postes les plus importants ne soient pas tous occupés par des macronistes. Donc évidemment que la logique des parties, elle l'a emporté aussi au sein du Bloc central.
Comment vous pouvez justifier le fait que il y ait moins de ministres Horizon, qu'il y ait moins de ministres modè, qu'il ait moins de ministres LR, qu'il ait moins de ministre UDI qui euh sans parler d'ouvrir à la gauche ou à la droite mais simplement moins le socle commun au moins que le socle commun soit un petit peu diversifié au lieu de se retrouver avec un gouvernement. Oui. Macron compatible quoi.
Evvan R fol. Moi je pense que la crise que nous vivons peut se résumer effectivement dans ce travers d'une déconnexion mais c'est une déconnexion qui peut se décider. avec Sébastien Lecorn.
C'est une déconnexion qui peut se décliner qui peut se décliner à l'envie. C'est une déconnexion qui touche également les Républicains avec Retaillo lui-même car je pense qu'en effet il ne s'est rendu compte trop tard qu'il était lui-même déconnecté de son opinion malgré les alertes de Vquier ou les alertes de LINard de Lissenard qui le sommet en fait de ne pas signer à nouveau cette soumission au bloc central. Et puis plus gravement je pense que la déconnexion elle est au cœur aujourd'hui du régime présidentiel. est au cœur de la 5e République qui est une monarchie élective qui par définition aujourd'hui trop élevée dans ces dans ces nuages et dans ces dans ces hauts étages ne comprend pas la vie des gens et la déconnexion elle est au cœur de ce système.
C'est pour ça que je disais tout à l'heure c'est une crise d'origine dans la mesure où me semble-t-il le la le la 5e République ne répond plus aux attentes démocratiques d'expression démocratique d'une société qui a été exclue de tous les processus de décision depuis maintenant 50 ans. que nous vivons là est une révolution dans le sens où tout un monde s'effondre, tout un système s'effondre. Pas simplement une idéologie, pas simplement la social démocratie, mais les institutions qui ne répond, il suffit de le voir, qui ne répond justement les institutions plus que le personnel politique.
Les deux les deux, c'est-à-dire il faut changer et le personnel politique et les institutions me semble-t-il. Et en tout cas, il faut et en tout cas, il faut réfléchir il faut réfléchir aujourd'hui à une 6e République qui soit une République plus horizontale, plus participative et qui se ce que ce que ce à quoi ne se prête pas cette 5e République qui je l'entends effectivement essaie de partager le parlementarisme et le présidentialisme qui au bout du compte est très présidentiel et d'ailleurs si le maire a été imposé aux armées, j'imagine que c'est par la volonté du président de la République lui-même parce que je ne vois pas l'intérêt qu'avait le cornu à le faire. Donc je pense je pense aujourd'hui qu'il faut se résoudre à une radicalité.
Ah oui parce que nous on était sur les options nouveau gouvernement dissolution des missions. Là vous vous mettez tout en creuse. Il faut je pense qu'il faut tout remettre en question, il faut tout remettre à plein.
Il faut rompre avec ce système. Alors naturellement on peut jouer la montre et c'est ce que va faire sans doute le président de la République qui veut gagner du temps mais on va perdre énormément de temps. J'accai.
Oui, en effet, la volonté aujourd'hui d'Emmanuel Macron, ça va être de gagner du temps. En tout cas, c'est ce qu'il souhaite, c'est ce qu'il fait depuis des mois. Donc et il y a une échéance à prendre en compte, c'est-à-dire que à ce stade, du côté de l'Élysée, on ne regarde même pas jusqu'en 2027, c'est on regarde jusqu'à mars-avril prochain, que sont les élections municipales.
Et à partir de ce moment-là, on sait que si s'ils tiennent jusqu'à mars avril 2026, il y aura un nouvel argument à faire valoir. de dire on ne va pas dissoudre puisque dans un an il y aura une élection présidentielle et qu'il s'agit de de ne pas bloquer le futur président de la République afin qu'il ait une majorité s'il souhaite dissoudre à ce moment-là. Donc il y a une volonté oui de gagner du temps à voir s'il y a un peu de courage politique à dissoudre l'Assemblée nationale.
C'est intéressant ces questions de timing justement et de calendrier. On continue d'en d'en parler et de d'analyser cette crise que nous traversons en ce moment sur Europe info.
Sébastien Lecornu