Les Décrypteurs - Que faire face aux déserts médicaux ?
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pour à tous bienvenue sur lefigaro.fr voici ce qu'on pouvait lire sur internet dans le site leboncoin le 27 février dernier un médecin c'est des gratuits tu mens sa clientèle plus exactement sa patientèle ça se passe dans le nord de la france alors que ces questions que les médecins alors que les médecins généralistes sont actuellement en congrès annuel à paris faut-il va-t-il falloir renoncer aux médecins généralistes pensez vous qu'on puisse trouver une solution aux déserts médicaux c'est la question qu'on nous pose sur twitter hashtag figaro live hashtag les décrypteurs et c'est la question qu'on va poser également à nos invités au docteur pierre simon bonjour bonjour vous êtes néphrologue vous soigner les reins c'est exactement vous avez est également conseillé de roselyne bachelot entre 2007 et 2010 lors de son passage au ministère de la santé vous avez fondé la société française de télémédecine à côté de vous margot bayard bonjour première vice-présidente de mg france le syndicat des généralistes et vous exercer dans le tarn dans une commune de 3900 habitants et vous allez passer à une maison de cabinet à une maison de santé on va y revenir face à vous philippe vigier bonjour dont je député eu des leaders et loi et vous avez été nommé en février dernier rapporteur de la commission d' enquête sur l'égalité des soins des 70 auditions au programme est votre rapport devrait être remis dans l'été à côté de vous maxence python bonjour argent vous êtes président de l'isnar img qui l'intersyndicale nationale autonome représentative des internes de médecine générale j'espère que je n'ai rien oublié en tout cas vous l'aurez compris tous nos invités sont au coeur de la question ils sont à la fois les acteurs et sur cette question ils seront ce matin nos décrypteurs [Musique] dizaine d'années il y avait encore deux médecins sur le canton qu'est ce qui vous est arrivé [Applaudissements] et aujourd'hui page empirer tout seul [Musique] il n'est pas immortel fond envisager le futur dans mon emploi du temps du coup la éducation des passions est nécessaire pour éviter des consultations qui symbolise et des consultations qui sont pas toujours nécessaire j'ai demandé aux agences régionales de santé de mettre en oeuvre sur le territoire en organisant des intérêts des permanences de soins opéré par d'autres professionnels de santé crever lui et jeunes génère les généralistes il explique son choix de ne pas aller dans les zones là les déserts médicaux resteront ce qu'ils sont j'ai choisi en premier mon intérêt et celui de ma famille et on salue les internautes qui nous rejoignent actuellement à sur lefigaro.fr la page facebook du figaro vous pouvez poser vos questions donner votre avis et surtout donner vos témoignages concernant concernant justement cette question des déserts médicaux on voit pas la question sur twitter croyez-vous aux solutions contre les déserts médicaux hashtag les décrypteurs hashtag figure au live pour l'instant vous êtes une majorité à répondre non est ce que vous le serez à la fin de cette édition et bien justement c'est tout le débat d'abord une question qu'est ce qu'un désert médical philippe vigier c'est un mot qui s'est installée dans l'opinion publique derrière le mot des heures on imagine qui a grignoté c'est une réalité sur l'immense majorité du territoire français il n'ya pas la ruralité où comme dans le reportage on a vu que c'est il restait deux médecins un médecin et puis les plus personne mais dans paris il ya certains quartiers dans lesquels il ya des articles sur l'endroit cas voici revenu en mai vont bien expliqué que vous savez souvent on oppose les métropoles le monde rural et les piles ville non là pas du tout l'ensemble dû territoire métropolitain en dehors de quelques exceptions il ya une difficulté d'accès aux soins voilà le mot dea médical difficultés d'accès aux soins ça veut dire quoi ça veut dire que si vous arrivez dans une ville et que on vous demande naturellement d'avoir un médecin référent on vous dit non je ne peux pas vous prendre part que malheureusement je n'ai plus de place tellement ma patiente elle est importante et ça se traduit comment ça pour un spécialiste à 10 fois douze mois 18 mois d'attentes moi je viens de la région centre val de loire en dehors de la ville de tours partout c'est le désert médical et vous pouvez comme cela allait un peu partout sur le territoire français mais la deuxième chose qui est importante c'est que du fait même que la médecine de ville n'arrive plus à capter les demandes des patients eh bien on a un engagement de l'hôpital et notamment des urgences va là bas on va revenir jeudi va revenir mais également pardon dans le marasme actuel des coûts parce que ça va pas aller tout de suite dans les hôpitaux on va où justement quand même rester sur cette question de l'accessibilité aux soins on a bien compris j'espère qu isabelle à la réponse à cette question déjà puisqu'elle demande qu'entendez vous par déserts médicaux on vous salue et anne répond demandé que fait le gouvernement jenny l amith le problème sur la question de la sécu supprimant le monopole de la sécu au revenir sur ces questions là pierre simon est-ce que vous avez la même définition que philippe vigier on va pas pinailler sur le terme je pense que cinq questions d'accès aux soins avec plusieurs je dirais raisons d'une part je salue d'ailleurs ce que font d'autres jeunes aux jeunes générations ce qu'ils veulent avoir une vie privée c'est très bien et est dit dans le reportage donc il ya une diminution du temps médical consacré à la population il y a d'autre part des médecins qui accumule plusieurs passants tel avec le départ disons d des médecins qui ne sont pas remplacés et il y a surtout je crois que c'est ça le phénomène sociétal il ya une demande de santé je dirais pas de choix une demande de santé qui est en pleine explosion avec notamment une société qui devient immédiate c'est à dire qu'il faut répondre immédiatement à une demande alors si vous êtes en train de dire finalement c'est que peut-être il ya un phénomène de désert médical qui est due par l'augmentation de la demande de santé mais est-ce qu'il ya margot bahia en tout cas dans ce que vous observez dans votre syndicat et vous dans votre cas contraire une diminution de l'offre de soins de santé je pense que la question de l'offre de l'offre de santé une question ils vont toute organisation notre métier a beaucoup évolué en quinze ans de temps on a on est passé de deux pathologies simples de répondait à l'aigu il ya eu là des malades paris sont des maladies chroniques le problème dès que par exemple type de maladies chroniques l'inflation des diabètes lé vieillissement des populations avec les multi pathologies les problèmes cardiaques les problèmes cardiovasculaires voilà toutes ces pathologies chroniques qui avec le vieillissement de la population sont apparus avec les modes de vie qui ont changé la sédentarité et donc ça demande beaucoup plus de temps sa demande de l'organisation donc je dirais que l'offre de soins certes s'est raréfiée par rapport à ce qui est la réponse que l'on peut donner une offre de soins qui se raréfie par une par rapport à une demande qui augmente c'est ce que vous avez également observer ce que vous observez de votre côté chez les jeunes généralistes oui effectivement vous parliez tout à l'heure d'accessibilité s'est vraiment on est vraiment sur cette problématique la scène c'est un problème d'accessibilité de répartition des différentes professionnels de santé qui se sont qui se sont posés finalement suite à des changements sociologiques important qu'on a eu dans notre société à la fois pour les médecins pour les professionnels de santé mais aussi pour l'éducation eh ben on a on a on a des médecins qui qui qui tendent à travailler à travailler moins pour travailler un peu mieux qu'ils tendent aussi avoir une vie privée et on en parlait tout à l'heure et notamment il ya une il ya un énorme changement qui fait qu'aujourd'hui le médecin seul qui exercent avec son conjoint sans emploi qui lui c'est son secrétariat ça n'existe plus et donc est ce que vous dites également c'est que le médecin qui commence à 7h30 du matin et qui finit à 9 heures le soir en consultation chez le patient c'était en ridant campagne s'est terminée aussi ça existe encore mais il faut il faut avoir des organisations en fait on est en train de revoir les organisations entre les différents les différents professionnels ne soit pas là même faire ça sera pas systématiquement le même médecin qui assurera la permanence de la continuité des soins tous les jours tout le temps sur sur les sur l'oeil sur l'amplitude horaire juste à poser un problème justement avec la notion de médecin référent non ça pose pas ça pose pas de problème parce qu'aujourd'hui on a des outils numériques qui nous permettent d'avoir des dossiers qui sont partagés qui sont qu'ils sont et finalement aujourd'hui on a un médecin traitant mais mais les patients sont suivis par une équipe de soins et on a vraiment cette notion d' équipe qui fait que ça ça fait partie des organisations des parcours de prise en charge qu'il faut qu'on revoie parce qu'il faut s'adapter aussi aux nouvelles aux nouvelles pratiques on y reviendra notamment dans la deuxième partie mais juste au final j mots je te fais d'accord est plus facilement tout a évolué ils veulent travailler 35 40 heures une grande féminisation des postes de profession et paul durot ci est un autre élément qui est très important à l'heure actuelle n'y a jamais eu autant de médecins en france mais le nombre d'heures travaillées est inférieur vous êtes très bien madame parce que la population augmente et cela personne n'en parle sur les référentiels par rapport à il ya 15 ans et donc ça veut dire que je suis d'accord que ya un médecin référent s'il n'est pas là un autre prend en charge mais accordez moi qui le transfert des dossiers par le numérique c'est encore le mail du ciment on va c'est le balbutiement on va on va on va y revenir juste faudrait quand même qu'on jette un coup d'oeil je vous donne la parole tout de suite versements mais un coup d'oeil ajustements à la carte des déserts médicaux également un mot des internautes nathalie qu'il y faut arrêter de taper sur le gouvernement car c'est les médecins qui l'ont qui sont des actionnaires actionnaires des hôpitaux par le gouvernement et isabelle nous dit il faut reconnaître aussi que les jeunes médecins se tournent plus facilement vers des spécialités plus lucratifs on y reviendra justement ce qui est très marquant dans cette danse est dans cette carte justement vous êtes à côté margot bahia eversim on sait que ce sont vos régions l'occitanie et la bretagne qui sont les plus touchés est ce que vous le ressentez et est-ce que vous avez une explication alors est ce que est ce qu'on le ressent oui dans le cadre de l'inflation effectivement moi je me suis refusé toujours à pour des nouveaux patients a refusé de les prendre comme médecin traitant effectivement je commence à me poser des questions parce qu'on a un afflux un afflux énorme je pense que c'est je reviens la région occitanie par rapport à l'organisation a mis du temps dans le cadre des investissements des maisons de santé donc un peu un peu de retard ce qui est peut être un des éléments je pense qu'il ya certains départements qui plombe certainement le ce problème de démographie je pense en particulier à des départements très ruraux comme la lozère contrairement à un départ notre département comme l'aveyron qui est un département très dynamique où il ya plus de demande que de que d'offres finalement donc comme quoi et l'aveyron est un département qui s'est énormément organisé où les conseil départemental le conseil général ils se sont dits tous ensemble pour faire l'accueil des internes donc ça a été un des éléments moteurs pour l'installation donc et voilà comme quoi le problème de la géographie n'est pas un problème 2 par rapport à l'attractivité des territoires ça simon oui moi je vais dire que nous sommes dans deux mutations à la fois la mutation générationnel de l'exercice de ce métier et il est vrai que en bretagne par exemple aujourd'hui il y a plus de médecins qui sont de la génération qui ne s'intéresse pas aux solutions numériques que deux médecins qui s'y intéressent non aujourd'hui comme dans beaucoup de pays et c'est pas impropre impropre à la france je pense que la fin de de la mutation générationnel interviendra vers 2030 et donc nous n'aurons une nouvelle génération de médecins le deuxième point que je voulais dire c'est que dans l'augmentation du besoin et de la demande il y a les maladies chroniques faut quand même pas l'oublier nous avons fait notre transition épidémiologique au milieu des années 80 qu'est ce que ça veut dire une transition épidémiologique second phase de la maladie aiguë à la maladie chronique la bdi chronique devient supérieure en termes de demande à celle de la maladie aiguë et aujourd'hui nous sommes à 70 % de demandes de maladies chroniques et 30 % 25 % de maladies aiguës et donc ça ça change complètement l'organisme claire de ce que dr seulement ça veut dire que la maladie aiguë c'est par exemple la grippe que vous pouvez avoir eu un moment très fort et une autre la maladie chronique c'est effectivement comme vous disiez le diabète si c'est des maladies du vieillissement on a une espérance de vie qui n'a cessé de progresser depuis vingt ans trente ans même et donc on voit par est ce qu'on appelle les maladies dégénératives du vieillissement qui s'accumulent faut rappeler qu'une personne de 85 ans cumule en moyenne huit maladies chroniques et elle se trouve dans les établissements que sont les ehpad et aujourd'hui nous sommes confrontés à la population la plus malade environ un million de personnes qui sont dans les ehpad c'est celle qui a le moins d'accès aux soins parce que l'organisation n'ait pas du tout et elle est hospitalisée en permanence dans les hôpitaux ce qui explique l'encombrement des ions alors suivi et macabre nitot midi qui est un internaute régulier du figaro.fr nous d'y perdre des médecins ne veut pas dire devenir un désert médical nombre de médecins par habitant serait une carte plus adéquat je pense mais vous venez de le dire sur les ehpad la situation est dramatique sciforma commune on a un ehpad du 84 lits avec 12 vidalies zelmer j'ai un médecin qui l'a 4 heures par semaine pour ça tout à l'heure au début de l'entretien j'ai fait le lien immédiatement avec l'hôpital c'est bon on a tous été alertés par les radios par les chaînes d'info sur des attentes de trois heures 11h 12h 15h 18h dans des urgences et tout est lié parce qu'il faut organiser la médecine de ville invente une nouvelle médecine landes est d'accord les maisons de santé sont un début de réponse ne suffit pas parce que on gère de la pénurie nous avons fait nous un maillage des maisons de santé pluridisciplinaires on est en train de faire venir la fibre optique est donc le très haut débit on en parlera dans le cadre de la télémédecine c'est une des marottes et comme j'ai eu le président que devant moi en recevoir mais je veux dire par là qui est très important c'est que ceux qui n'ont pas été confrontés à des situations d'urgence par une maman qui a un bébé qui à 11 heures du soir commence à avoir de la fièvre actuellement il n'y a plus qu'une seule solution ce sont les urgences à paris comme en province partout sur le tourisme en particulier lorsque j'ai démarré parce que moi je suis un professionnel de santé lorsque j'ai démarré y avait des gars du médecin tous les soirs très bien c'est terminé on peut les comprendre et c'est normal la vie évolue et la vie change donc inventé cette nouvelle médecine c'est faire en sorte que cette prise en charge 24 24 on l'a réorganise et on l'a réorganise par un lien une fois que j'y reviens entre la ville et l'hôpital pour une seule raison on n'a pas dit dans le sujet pourquoi il ya aussi peu d'installations du jeune médecin dans la sphère privée moins de 1 sur 10 on est à 0 93 sur dix ça veut dire qu'ils impriment d'attractivité après une surcharge administrative un pôle de mise en réseau c'est ce qu'ils nous disent est il normal de passer à un tiers de son temps à remplir ou gérer des papiers plutôt que de soigner voilà le remarque du très bon sens non alors vers la médecine juste je voudrais effectivement quelque chose vous montrez vous faire écouter entendre ce témoignage qui corrobore un petit peu ce qu'on dit d'abord on a vu tout à l'heure dans la carte que l'un des endroits où il ya eu le plus de pertes de médecins généralistes également la région parisienne donc on va dire que le phénomène de de ce désert médical n'est pas simplement un phénomène rural et je vous propose d'écouter d'ailleurs ce témoignage de ce médecin et qui a été recueillie au congrès des médecins généralistes par elodie buratti yannick split chez le médecin généraliste installé à lingolsheim en banlieue de strasbourg depuis trois ans c'est un quartier populaire en rénovation urbaine donc un quartier prioritaire politique de la ville alors c'est une tour de 15 étages donc dans milieu d'un quartier a effectivement très dense en terme de population c'est pour le coup un vrai désert médical puisque dans la commune d'à peu près 18 mille habitants il y avait quinze médecins généralistes sauf que les personnes habitant dans ce quartier ne faisait pas le kilomètre le km5 qu'il leur fallait pour accéder aux médecins généralistes du reste de la ville on va dire donc il existe des vrais déserts médicaux dans des zones très peuplées et qui passe complètement sous les radars du zonage actuel des ars par exemple la zone en question n'est pas du tout identifié comme un désert par les pouvoirs publics donc du coup on n'a droit à rien et ça aujourd'hui on n'a pas encore obtenu gain de cause dont continuent à demander à ce que les aides à l'installation concerne également ce territoire-là vigier ça ça ça va être une zone de précisément de vigilance pour vous dans votre travail de parlementaire sur ce que absolument et ça ne permet de dire une chose et vous l'avez dit l'un pour l'aveyron ce que d'un tout petit peu cet exemple il ya moins que vous il ya beaucoup d'initiatives ont été prises pas des collectivités par l'état d'ailleurs le rapport de la cour des comptes je vous invite à le lire c'est pas uniquement par l'argent qu'on fera en sorte que les médecins s'installent sa nouvelle impulsion à part une connaissance d'abord de la démission annoncée on a l'impression parfois c'est par l'argent que ça se fait on va y revenir dans la deuxième partie et surtout qu' il va y avoir un problème financier qui est posée justement par le vieillissement de la population et que on va vouloir régler un certain nombre de problèmes comme ça par rapport aux perses personnes âgées pour parler très clairement dit dès beaucoup trop cher on sait ce que souvent dit alors que ce sont des hommes et des femmes qui méritent reconnaissance et dignité ils ont travaillé avant nous game over donc simplement je reviens là dessus beaucoup de choses ont été faites beaucoup d'initiatives ont été prises par l'état par les collectivités je viens de suivre et surtout et vous l'avez très bien dit au travers de l'exemple et fait que maintenant 70 % des patients dont les voies pour des maladies chroniques les horreurs d'aujourd'hui que l'on paye sont des erreurs de gouvernance il ya 21 10 à 10 on y va il y avait la grande époque où la db c'est le numerus clausus fait le nombre de langues de médecins non mais qui vont être formés c'est très important on avait diminué par deux on a même encouragé à la fin des années 2000 avec tu vas me mika on à dire des médecins parti plus vite braves gens partaient on n'a pas besoin de vous voilà ce qui a été fait ensuite on a même allongé les effets de médecine on était assez thon dépasser la nymphe et descendit canadienne souvent bonus ça serait bien qu'on puisse aller plus loin aller jusqu'à dix années donc en fait on s'est donné tous les moyens pour créer d'implosion je dis bien une implosion du système de santé et enfin surtout l'attractivité de la carrière pardonnez-moi 25 euros la consultation c'est même pas le plus une coupe de cheveux et ont failli passer une demi-heure est devant une pathologie chronique il ya derrière un bagage de 8 10 ans quand est-ce qu'on compte commencera à payer à rémunérer de médecins comptablement et enfin le dernier mot qui le pire pour moi c'est qu'il ya des jeunes garçons les jeunes femmes qui vont se former à l'étranger dont les parents pêcheurs en roumanie par exemple qu'il revienne pas avec les mêmes niveaux de diplômes les scolarité coûte dix mille euros alors qu'en france c'est quasiment gratuit et ces gens là vient de s'installer sur notre territoire avec moins de compétences c'est un échec pour un pays qui ne s'est pas préparé les hommes et les femmes de vin qui prendront en charge la santé ça je rentre sachant que je rappelle juste un mot dans le préambule de la constitution française et quelles réformes constitutionnelles qui arrive c'est l'accès aux soins qui est indiquée merci figé pour toutes ces précisions juste max ensuite on vous redonne la parole et je voudrais qu'on écoute ce témoignages d'internautes du figaro qui a été recueillie par juliette saint-jo justement sur la problématique à la fois de ceux qui souffrent des déserts médicaux et de ceux qui ne veulent pas s'y installer on écoute rebelles lui et jeunes génère généralistes marié deux enfants une épouse qui est cadre il explique son choix de ne pas aller dans les six zones là les revenus de la pratique médicale nous permettent pas de nous passer de deux salaires si je m'installe dans un village ma femme ne trouvera pas de travail dans 10 à 12 ans mes enfants seront étudiants et habitant à la campagne je devrais leur louer un logement dans une ville de faculté or on ne me propose des postes dans des grandes villes partout car bien des confrères issues du baby-boom partent à la retraite hélas ma femme trouvera du travail et lorsque mes enfants seront étudiants et resteront à la maison mon calcul est simple je m'installe dans la grande ville de plus les loisirs ils sont abondants pas besoin de plusieurs voitures cars métros et bus mon choix est fait les déserts médicaux resteront ce qu'ils sont j'ai choisi en premier mon intérêt et celui de ma famille et selon michel il faudrait réfléchir à d'autres solutions dans le temps il exerce il existait des dispensaires dans les communes ils ont été fermés pourtant aujourd'hui il aurait vraiment l'utilité de désengorger les urgences on va pas revenir tout de suite sur la question des dispensaires en irlande a peut-être dans une deuxième partie juste je vous fais réagir sur sa maxence python le désert appelle le désert finalement non effectivement le ce témoignage il nous montre qu'on est con on est vraiment sur un problème d'attractivité la question de la rémunération sergent une largement alors tout se réglera pas par la question de la rémunération aujourd'hui on a des médecins qui sont prêts à travailler moins et gagner moins pour avoir une meilleure qualité de vie par contre effectivement je l'évoquais un peu en introduction on a aujourd'hui on a aujourd'hui des médecins qui ont qui ont qui ont un conjoint qui a une activité professionnelle et dans le territoire où il va s'installer où il va s'implanter il faut que ce convoi puisse avoir des perspectives professionnelles il faut également qu'on puisse avoir accès à des services pour les enfants pour pour avoir une vie culturelle une vie une vie en dehors du cabinet finalement et là dessus il faut on a on a un réel enjeu d'attractivité et d'accompagnement des professionnels et nous ce qu'on demande quand quand on demande des aides pour s'installer c'est pas systématiquement des aides financières mais c'est aussi des aides logistiques d'accompagnement avoir un référent comme ils ont fait dans l'aveyron un référent un référent qui est qui connaît son département qui connaît son territoire qui sait où il ya des besoins et qui peut orienter les jeunes médecins et les accompagner dans leurs projets alors on peut à ce qu'on peut dire que je sens jlr sur figaro.fr les jeunes médecins finalement ne veulent plus s'installer en campagne c'est pas tout à fait vrai on avait réalisé une enquête sur les sur les choix d'installation des jeunes des futurs médecins généralistes qui remonte un peu qu'on est en train de mettre à jour mais elle avait été faite en 2011 et 80 % des internes de médecine générale nous disait qu'il voulait s'installer et qu'il voulait s'installer en dehors des en dehors des villes typiquement à la campagne pour moi le problème de l'installation c'est la question je suis maître de stage c'est aussi la question de qu'est ce qu'on propose aux jeunes ils veulent pas s'installer tout seul vous avez montré en préambule le film qui qui qui montre une médecine qui n'est plus la médecine générale ce n'est plus du tout cela donc les jeunes ils veulent bien s'installer ils veulent pas travailler 70 heures ils veulent travailler 40 heures ils sont pas fainéant du tout ils sont très investis moi j'ai des jeunes qui commencent à 8 heures avec moins ressenti suite y assure sonia sur ce témoignage peut-être effectivement ben moi j'ai bien ressenti je suis maître de stage et je participe je crois que ce qu'ils veulent c'est une qualité de vie et une qualité de travail or il y a non seulement ce que vous avez dit sur les différents plans mais il ya aussi un tas d'éléments qui ne se sont pas adaptés la formation des étudiants ne s'est pas adapté au nouveau métier de médecin généraliste la formation et l'accompagnement à la mission d'entreprise devait être médecin généraliste en libéral sait gérer une entreprise et gérer une entreprise c'est pas du tout parce qu'ils ont peur je voudrais juste qu'on regarde un dernier chiffre avant de justement d'évaluer les alternatives c'est celui du nombre de médecins généralistes en france est celui du nombre de spécialistes on voit que le nombre de généralistes restent supérieurs mais il est très nettement en baisse par rapport à celui qu'il est très nettement en baisse alors que celui des spécialistes augmente isabelle nous dit il faut reconnaître aussi que les jeunes médecins se tournent plus facilement vers des spécialités plus lucratives wee cc lacq est toujours dans l'histoire de la qualité de la qualité de vie ici à nombre d'heures égale vous gagnez une fois et demie plus ce que gagne un généraliste avec des conditions d'exercice qui sont vraiment très difficile en gère l'ingérable des patients complexe sans moyens honnêtement j'ai l'impression tous les jours de gérer l'ingérable donc forcément il ya un moment donné ça ne devient pas attractif donc je crois que les l'attractivité et je vais revenir sur le sujet de la désertification c'est qui est soit on se lamente là dessus et on essaye et notre notre vision nous avons peur nous généraliste et en particulier france que qu'on constate c'est qu'on dit on va prendre ça ou généraliste on va prendre ça on va faire ce boulot là on va le faire faire par intel ce boulot leur faire faire par intel est-ce que vous pensez que ça ça va améliorer l'attractivité nom soit on en fait un levier un vrai levier en disant positivement ben oui on va faire un levier pour l'organisation des soins et une vraie organisation des soins d organisation des soins primaires on a concentré depuis des rumeurs les soins primaires baisser les soins de premier recours c'est le médecin généraliste l'infirmière le pharmacien le kiné les autres professionnels de soins primaires un parcours organisé les différentes lois elles ont défini quoi depuis des années depuis 10 ans elles ont défini le médecin traitant voilà médecin traitant celui qui coordonne le parcours du patient elles ont défini les missions du médecin traitant après en demis et définit les missions du médecin traitant le parcours autour du médecin traitant maintenant on a défini avec la loi de santé de marisol touraine définit les équipes de soins primaires coordonnée autour du médecin traitant et les communautés profit cette période de santé qui sont en train de se mettre en place regardez dans la région centre qui est une région effectivement désertification les professionnels de soins primaires ont pris l'initiative de s'organiser en cpt c'est ça qui permettra de donner la réponse aux problématiques de désertification quelque chose en un levier juste et pas une complainte pour diminuer encore les les fonctions du médecin traitant alors justement justement pour ça on va regarder un petit peu ces alternatives et revenir à la télé médecine dont le docteur simon est l'un des pionniers en france on va revenir également sur le plan que a présenté le gouvernement edouard philippe agnès buzyn à châlus le 13 octobre dernier en haute vienne on va il ya un certain nombre de dispositifs de mesures qui ont été annoncées je vous propose d'écouter déjà la mise de la santé sur l'une des mesures phare on a dès notre arrivée au gouvernement lancer un plan spécifique pour lutter contre les déserts médicaux et ce plan comprend des mesures très pratique que j'ai demandé aux agences régionales de santé de mettre en oeuvre sur les territoires en organisant sur chaque bassin de vie sur chaque territoire dans lequel il ya cette désertification médicale en organisant dd je tairai des permanences de soins opéré par d'autres professionnels de santé les études pour devenir médecin sont quasiment gratuite me dit cet internaute imposées en contrepartie une obligation 36 mois en province pour chaque médecin serait une solution qu'est ce que vous en pensez qu est-ce qu on pensait de ce que vous venez d'entendre de agnès buzyn dans une situation où nous sommes dans une perte d'attractivité ce que vous pensez que la coercition et d'obliger des professionnels à s'installer dans des endroits où on a on a non plus rien mais qui trop encore plus l'exerice instamment encore moins merci vous serez cas vous seriez partant pour aller faire la permanence jeu mais moi je suis un médecin hospitalier 1 j'ai pas j'ai pas mais pourquoi pas enfin mais je pense que vous avez fait un excellent diagnostic du sujet la première partie est donc maintenant quelles sont les alternatives puisque je pense que nous arrivons à 7 à cette séquence riz donc si on prend les éléments mis fin aux multiples 1 qui constitue le diagnostic actuel de l'accès aux soins il y à quelques réponses qui sont apportées par la télémédecine c'est pas la panacée pour toutes les réponses mais je vais je me redonner quelques quelques-unes la première réponse c'est que comme on l'a dit initialement il ya une demande de santé 1 qui a explosé je pense que depuis l'arrivée du smartphone en 2007 je dirais nous sommes passés progressivement dans la société de l'immédiateté et donc aujourd'hui le mode de vie sociétal fait que quand on a besoin d'un médecin la société actuelle ne comprends pas qu'on puisse pas joindre immédiatement à m donc c'est le besoin de l'immédiateté comment ils répondent aujourd'hui nous avons des propositions et qui ne sont pas propres à la france qui ont été explorés utilisé depuis 15 20 en suisse en angleterre dans en suède et dans d'autres pays c'est les plateformes de téléconseil médicale qu'est ce que c'est qu'une plateforme de t&d conseil médical c'est répondent à une demande immédiate pour rassurer orienté et puis permettent à la personne qui demande de dire écoutez le problème alors faut que je sois tenu par des gens qui ont de l'expérience et c'est pas une c'est pas une dizaine le 15 parce que parfois mais non mais je distingue les plateformes de télé le 15 on va rapidement disons d'élèves actuels il ya 31 millions d'appels par an il ya moins de 1 million d'urgence vitale il ya 60% de téléconseil par le 15 donc aujourd'hui c'est pas là que ça permettrait de désengorger le 15 absolument donc il suffirait d'avoir un smartphone est appelé justement une plateforme de téléconseil qui va permettre de rassurer d'orienter et de dire écoutez vous avez je prends l'exemple de la suisse a fait 20 ans que la suisse a mis en place la plateforme de téléconseil avec l'accord des sp ça marche et ça marche très bien c'est à dire que comme le sait pas organisé par oui non mais enfin moi le téléconseil jeu je partage complètement mais ce qu'il faut c'est que ce qui aura du sens c'est c'est de le mettre en proximité ce que je disais au docteur ciment tout à l'heure moi vous me mettez une possibilité de libérer une heure le matin pour faire du téléconseil vis-à-vis de ma patientèle je sais tout de suite qu'ils m'appellent j'ai je fais beaucoup de pédiatrie les enfants donc les mamans qui vont m'appeler je vais donner un conseil je vais éviter des consultations dont je vais libérer du temps 30 % de mon activité je viens libéré début d'après midi en début d'après-midi les retours de crèches etc ça va être possible si vous déconnecter ce que je veux dire à travers ça c'est si vous mettez encore des plateformes des choses qui éloigne ça va donner de la distance cela va augmenter la complexité recréons du lien et de la proximité c'est ce qui donne du sens aux soins de l'efficience de la pertinence et de l'économie tort voilà donc le télégramme et terminait ensuite vigier moi je suis tout à fait d'accord qu'il y ait une organisation de téléconseil par patientèle je pense au sol et s'est penché sur les emballages mais j'en ai organisations locales ans je parle de plateformes de ses conseils je pense aux territoires voilà sur les territoires sur le passé avec mon professionnel pour se sauver c'est ce que dit d'ailleurs c'est écrire il faut assurer aux médecins heureux bonnes conditions de travail ne sont pas là pour palier au monde si on arrivait déjà une plate forme départementale dans les très gros département pour en faire deux ou trois avec l'essai pts puisque vous en parlez voyez la première de mon département s'est créé peu redonné la traduction c'est parce que c'est comme kobe de l'air les professionnels et les séries communauté professionnelle de territoire de santé en clair cette communauté professionnelle du territoire le soutien russe ria de sortie du territoire de santé en clair nous ce sont 220 bureaucratique deux un peu techno mais vous savez bien que les sig de partout bien donc en clair sur la cohésion la lune ils vont travailler en réseau qui mettent leurs compétences en réseaux et qui se voient régulièrement qui font des staffs bref c'est la meilleure plus en charge du patient pour cela voyez c'est tout simple commence à tourner un truc comme ça pour un prêt d'argent mais voyons fait la manche on est en train de retrouver 40000 euros faut un animateur du groupe d'une communauté cette communauté elle rassemble plus de 200 professionnels de santé déjà les généralistes ou su pu remonter tout ça ils n'ont pris sur leur temps donc si on veut que sa ville pour mettre un peu de moyens la deuxième chaîne ou docteur simon a raison je prends l'exemple des urgences pédiatriques engendre et ces dix là dedans dans le centre de la france ils veulent confier encore il ya trois jours 90% des urgences pédiatriques avec l'as montferrand ne sont pas justifiées donc cette fameuse plateforme pour l talus éléments ou alors télémédecine peut être également un élément donc il est grand temps je doublais il est grand temps les madame pendu je vais simplement dire un beau parleur vous êtes prêtes à passer une heure au téléphone avec vos patients parce que vous les connaissez bien et vous avez raison qui connaît mieux ses passions que le médecin généraliste est la porte d'entrée mais pour que vous fassiez cela il faudrait qu'on a un peu plus de médecins qui viennent en privé je dis aux internes je devais sûr qu'il faut mieux leur faire découvrir vous avez raison la compagne du monde l'accompagnement des collectivités ont fait du boulot ça est venu chez nous avec le valeureux l'accompagnement c'est quoi vous arrivez bonjour moi je vous dire comment on fait chez nous on a une maison médicale on va parler pragmatique c'est 250 euros par mois de loyer et vous avez un cabinet de 30 mètres carrés avec la salle d'attenté et avec un circuit taillé à partager qui vous coûte très peu d'argent deuxièmement une vie associative vous aimez faire quoi en a 100 associations qui sont prêts à vous accueillir nous parler des enfants moi j'ai la chance à 10 km de chez moi y'a alice et il est parmi les trois premiers de la région centre ça veut dire en clair aussi on stigmatise un peu les territoires et je voudrais dire à cet internaute de talent mais moi j'ai review vient de ma province fournira sur ce plateau j'ai mis deux heures et quart pour faire 120 km j'ai cinq mille personnes qui est une le matin prennent le train dans ma circonscription pour aller bosser à paris dont les conjoints on les aidera à trouver du boulot localement faut pas stigmatiser mais quand vous êtes habités à paris intra muros votre conjoint et peu habitées ou font le fond de la banlieue et il mettra deux heures le soir pour revenir donc ne diabolisons pas mais juste grâce pour ça qu'on disait fort mais quand même plus de médecins et moi je voudrais que dans le cursus de formation on soit capable j'ai obtenu en partie dans l'académie d'orléans tours non pas qu'ils passent uniquement six mois avec un médecin référant comme vous madame mais douze mois avoir dû moi qui découvre ce magnifique chose qui la médecine libérale et la médecine générale qu'est la page d'entrée de la médecine jusqu aux maquisards sion dirait que vous avez dit qui est très important c'est que finalement on s'installe dans les endroits qu'on connaît et on s'installe finalement entre guillemets que dans les endroits qu'on ne connaît pas ce qu'on ne peut pas aller dans un endroit qu'on n'a pas connu et c'est pour ça que c'est hyper important de pouvoir utiliser le levier de la formation et le levier des stages le levier de l'accueil en stage et le levier de l'accompagnement et et peut-être qu'il manquait qui manque une étape d'accompagnement entre la fin de l'internât avec peut-être un médecin qui pourrait être référent un peu tuteur une personne référente une personne ressource pour le gérer qu'ils sachent qui contacter s'ils un souci une gestion administrative qui sait pas faire quelque chose comme ça et ça pourrait être intéressant de faire venir la bar gouesnière brièvement parce que avant cela dit le avant le choix des ecn le choix de la médecine générale comment elle est et comment elle est enseignée avant leur choix de l'examen classant national avant l'internât peuvent le faire un choix de l'année thème général tout est fait pour le feng shui le chu et le chu c'est à l'aise à défaut de formation des jeunes médecins moi j'ai été formé d'un chu j'étais la sortie des hôpitaux de paris je suis partie au programme oui je m'en porte pas trop mal je suis très heureux de ce que je peux faire docteur simon deux internautes sur les plates formes de tels conseils où je suis on me dit qu'elle serait faible 6 sur ces plateformes et moi je lui dis avec les plateformes mais certaines personnes ont le temps de mourir alors donc mais rien n'est parfait 1 donc la seule chose le l'esprit je vous dirai ça teddy déjà sur ce plateau l'esprit des plateformes de téléconseil c'est faire un premier filtre de la demande quand vous faites de la de tte les conseils que vous avez une urgence il faut pas dire que on ne sait pas gérer à distance une urgence médicale un exemple classique souvent sorti c'est le en suisse par exemple souvent l'exemple cité c'est la personne qui à quatre heures du matin 10 on appelle la plateforme pour savoir s'il peut prendre du doliprane elle a une douleur thoracique bon est en fait le médecin qui est tout beau lui dire écoute et c'est pas le bio lybrand qu'il vous faut il faut que vous ayez soyez directement aux urgences tout cas car vous êtes en train de faire à saint nombre de menaces d'infarctus du myocarde donc oui on un médecin d'expérience peut tout à fait dans dans l'appel dans la demande repérez ce qui est bénin ce qui est ce qui peut attendre 24 heures 48 heures ce qui est urgence et que dans la réfaction dans la raréfaction vous allez trouver où ses médecins ont attiré plus de margaux rien organisé vigier je voudrais qu'on revienne sur une autre sur sur une autre alternative qui est proposée dont on a beaucoup parlé depuis le début c'est celle des maisons de santé et je vous propose d'écouter justement le témoignage de sept médecins dans le nord de la france propos encore recueilli par et de digoin m'appelle vanessa fortané médecin généraliste installé depuis deux ans en maison de santé pluriprofessionnelle à burie dans le sud de l'oise en zone ça peut faciliter l'installation de gens qui veulent travailler en équipe toute l'équipe est constituée ils n'ont pas de démarche particulière à faire ça permet de lutter contre l'isolément des professionnels l'idée de base n'étaient pas forcément d'installer la même quand la proposition c'est fait c'est une région que je connaissais bien je connaissais les professionnels autour je connaissais les structures hospitalières j'avais ma famille autour j'avais des amis autour budget grandi là donc j'ai pas de trop dans mon emploi du temps il ya plus de demande que d'offre de consultation donc faut s'arranger avec ça arrivait à prioriser les demandes des patients en frustrer quelques-uns parce qu'on dit alors on va revenir justement cette question de la frustration des patients et ça vous l'exprimez beaucoup sur justement le figaro.fr et la page facebook du figaro juste un point de 101 vraiment rapidement à votre avis la maison des maisons de santé est ce que c'est la solution je dirais la solution c'est l'organisation le travail en équipe la maison de santé quand je viens d'en de passer par par la case maison de santé pour me confronter et ça renvoie ce que dit agnès buzyn tout à l'heure sur les ars qui vont organiser des agences régionales de santé qui vont organiser le travail des professionnels les permanences de soins ça ne marche pas dans ce sens là c'est des fonctions support aux professionnels qui vont organiser il faut aller dans l'autre sens partir des professionnels donc la maison de santé pas de souci c'est un bon modèle sur celle ci lui en fait c'est un bon modèle le projet de la maison de santé c'est surtout le projet qui porte la maison de santé il y à des maisons de santé moi j'ai un exemple sont des maisons de santé qui sont qui ont été émises par ce que craint de désertification et qui ont été portées par des communautés de communes et on a mis dedans des gens et mettre des gens ensemble sans projet de santé ce qui fait la valeur ajoutée de la maison de santé c'est le travail en équipe et c'est le projet de cette équipe on sent tout à fait sur 7 sur cette question là effectivement on sait qu'aujourd'hui les les jeunes médecins ils aspirent particulièrement à exercer en groupe et les maisons de santé c'est une solution c'est pas la solution mais c'est une solution qui est intéressante mais le projet de vraiment être porté par les professionnels est accompagné par parler par les tutelles parle parle par les ars et parler les les collectivités et et c'est vrai que ont identifié un besoin dans une population un projet par les professionnels et finalement le projet entre guillemets immobilier de la maison de santé ça vient ça vient en dernier parce que c'est pas forcément le plus compliqué et c'est très lourd et c'est très lourd comme projet à monter c'est très lourd en terme de logistique pour répondre aux attentes des ars qui sont différentes il ya des ars facilitantes des ars qui ne le sont pas et je peux vous assurer que c'est un vrai travail de titan il faut être motivé pour le faire les ars sont donc les agences régionales de santé la marque de don puisque c'est la rencontre d'un projet médical et d'une volonté politique s'il n'y a pas les deux ça marche pas avec un sujet voyez la ministre dans votre interview nous aide madame 10 ans disait j'ai demandé aux as et rêvent de prendre des dispositions c'était il ya cinq mois cinq mois plus tard on en est où d'une part c'est la raison pour laquelle ont créé cette commission d enquête parlementaire transpartisane je dis bien transpartisane où nous on sera j'espère aux capacités n'ont pas de faire une ou deux propositions prêt je ne crois pas à une dépose proposition magique je crois à une somme des propositions mais en tout cas je dis pas ce qu'on va acquérir 60 des auditions ceux qui voudront être auditionné le seront ça sera le fruit est la synthèse de la volonté des uns des autres mais je vais vous dire ça sera pas une commission denquête qui débouchera sur rien parce que c'est un drame et surtout n'a pas parlé de l'avenir alors juste les 10 prochaines années son drame alors justement les dix prochaines années sa pierre simon l'a évoqué tout à l'heure et sur la question sur cette question et maisons de santé voulait intervenir oui je pense qu'il faut que la société où sea change un petit peu sa vision du médecin il faut que la les gens acceptent d'être pris en charge par une équipe et pas uniquement par un parent médecins isolés et je crois que ça c'est à nous c'est une mutation qu'on a fait à l'hôpital et déjà vingt ou trente ans et que on est la personne qu'on voit en consultation et qui vient ensuite adam dans le service en hospitalisation elle n'est pas pris en charge par le médecin qui avaient été vus en consultation alors pas de prise en charge par une équipe c'est une ça peut intéresser les internautes mais justement ce qu'ils ressentent c'est que parfois il ya un sentiment que il faut qu'ils aillent voir - le médecin et c'est ce qu'on peut penser à la fois quand on en compte le témoignage de ces internautes recueillis par jules dassin jours et ensuite de témoin jeu de ses médecins on les écoute alors on peut dire que du côté des internautes c'est plutôt l'entr'aide qui prime marguerite habite dans un hameau dans le vaucluse pour voir un médecin généraliste je dois faire jusqu'à 25 kilomètres j'ai 69 ans et je n'ai pas le permis de conduire et il n'y a qu'un quart par jour heureusement que mon fils habite à côté provençaux lui ce sont délaissés à saint martin du cros commune de 15000 habitants dans les bouches du rhône huit ou neuf médecins généralistes aucun médecin de garde pour le soir et week-end c'est les urgences il y a deux ou trois pédiatres dans les villes alentour d'arles et de salon de provence qui ont déjà un gros bassin de population à traiter laurent explique que sa mère ne peut plus se déplacer j'ai été obligé de demander aux voisins si en cas d'urgence je pouvais faire appel à eux en attendant que j'arrive quant à moi et comme beaucoup de gens que je connais l'automédication est plutôt courant faute de médecins jo lui habite dans un petit village des pyrénées et raconte qu'il est impossible d'avoir rendez vous auprès d'un spécialiste ça fait trois ans que je ne peut plus voir de dermato et quatre ans pour le foot allemand en paye cher un service inexistant j'ai trouvé la solution je vais voir ces spécialistes lorsque je suis en vacances à l'étranger alors autre élément qui autre élément qui fait penser que l'on est en train de muter ce témoignage de sept médecins installés en bretagne là encore au micro d' elodie bourgoin je suis médecin installé dans une petite commune de travail 500 habitants et avec 1 collègues médecins généralistes et puis d'autres professionnels de santé paramédicaux a décidé de s'installer ensemble dans un cabinet qui était déjà monté parmi les mairies et où il y avait déjà des professionnels de santé par un hélico à l'intérieur la démographie médicale du lieu était assez assez tendue du coup la ducasse y ont des passions est nécessaire pour éviter des consultations qui qui symbolise et des consultations qui sont pas toujours nécessaire et puis au niveau de l'organisation du cabinet il faut être assez carré pour pas se faire submerger parce que parce que quand on est submergés ont du mal à travailler et puis et puis on tient pas longtemps quoi il nous reste moins de trois minutes et il ya quelques questions encore importantes à régler jusqu'à m7 cette question c'est quand même un ressenti qui est très fort est ce que finalement la solution la mutation s'est pas se faire moins soigné - aller chez le médecin l'habitation c'est surtout effectivement peut-être ali - chez le médecin donc pour des délits y ait des choses mineures mais c'est si aussi être être en capacité de voie d'être accompagné par une équipe accepté de d'être pris en charge par par une infirmière moi je travaille avec une infirmière à zahlé qui prend en charge les patients atteints de pathologies chroniques elles mais elles m'aident à suivre les diabètes qui fait qu'à un moment donné mon patient diabétique est bien équilibrée là je peux le je ne peux je peux le voir qu'une fois par une fois par an ou deux fois et en fonction de sa demande c'est aussi ça et c'est aussi être en capacité de s'autonomiser mais avec de l'aide et il savait d'être d'éducation à la santé ça veut dire de la prévention ça veut dire changements importants l'assouplissement du numerus clausus est ce que ce serait une solution j'ai déjà été assouplie il a été doublé depuis les années 2000 et ça se répand du ray à la problématique non non pourquoi mais porte parce que d'abord il ya eu un départ en retraite massifs d'accord ça peut s est accentué la volonté des jeunes médecins que gestion l'avait pas fait ça aurait été encore à main armée lâche ceux qui ont décidé ça au début des années quatre-vingt cinq ça c'était des énarques extraordinaire qui avait expliqué aux militants santé le déplore s'appelait jacques barrot pour qui j'ai une pensée particulière que moins il y aurait deux médecins - il y aurait de dépenses d'assurance maladie il ya deux niveaux de la réflexion donc simplement non on arrive à autre chose cette nouvelle modélisation ce qu'elle permet d'assister il faut continuer de l'ouvrir mais surtout de grâce qu'un jeunes garçons et jeunes filles qui loupe son entrain de médecine pour un quart de point et wendy points et qui est conduit à la roumanie comme ça se passe ou dans d'autres pays comme la bulgarie non ça n'est pas bien du tout donc il faut quand même qu'on le garde les états unis google mais c'est pas que cela c'est une réorganisation complète des études medica sortir une partie des internes de chu je le dis leur expliquer dans des centres hospitaliers généraux dans le centre hospitaliers régionaux comme en passant par les autres vigiles rapidement générale juste ça on va compris attirer les médecins étrangers non surtout pas en plus on va déshabiller ces territoires nous assumons totalement même de développement réduiront les médecins en france jacques y avait un médecin non je tiens à dire ici publiquement qu'à 20 milles médecin quand on sait que les diplômes ne sont pas normalement au niveau de ceux des médecins français j'avais même déposé un amendement dans la loi de sécurité sécurité sociale pour que le vent cesse de le donner parce que c'est un vrai père simon secondes je pense que c'est l'avenir du 21e siècle c'est une forme de médecine c'est pas tout la médecine c'est une forme bettina distance qui va répondre à des besoins la téléconsultation pour permettre à des gens handicapés vieux had qui peuvent plus se déplacer d'être suivi à distance la téléexpertise c'est le constat que la médecine actuelle disons et ne peut plus être je dirais ne peut plus être prise en charge uniquement par un seul médecin ils y allaient mal les maladies chroniques montrent qu'il faut des spécialistes il faut que les médecins généralistes coordonne les soins et donc là telle expertise permet d'éviter des consultations vers les spécialistes en face à face et donc il faut développer l'expertisé de plus la téléexpertise c'est une fonction apprenantes c'est une formation continue permanente des médecins moderne maxence fit on attend attend énormément delà de la téléexpertise un peu moins de la téléconsultation parce que pour nous le seul réel enjeu de la téléconsultation c'est parfois pouvoir éviter un déplacement une consultation par skype ça peut éviter un déplacement qui prend du temps et qui peut ne pas forcément être justifiée mais mais mais par contre on a un réel enjeu effectivement sur la sur la téléexpertise parce que ça peut permettre de débrouille et des situations complexes en présence du patient du spécialiste de second recours et du médecin généraliste est d'avoir une conclusion une prime une prise de décision partagée sur place au lieu de différer une consultation à quinze jours avec un compte rendu qui va nous revenir qui va pas correspondre qu'il va falloir qu'on rappelle le spécialiste des conserveurs si merci merci donc à libérer du temps pour sa télé expertise donc s'organiser merci pour toutes ces précisions vous reviendrez on continuera sur notamment peut-être sûrement même les résultats de la commission d' enquête menée par philippe vigier merci en tout cas de vos explications et nous avoir d'avoir ouvert le débat et de vos informations vos éclairages merci à lady bourgois qui assuré avec emmanuel anne emmanuelle isaac l'organisation illustration de ce débat vous retrouvez l'ensemble des témoignages que vous avez vu des extraits sur figaro live et la suite des programmes sur fear alive le toc yves thréard reçoit christine revault d'allonnes eurodéputés socialistes les autres au programme sont à retrouver juste au dessus de cet écran dans l'onglet figaro lie aujourd'hui sur figaro live et avant de se quitter on retrouve à rien le coeur sur focus sur une promesse d' emmanuel macron aller chez le dentiste l'opticien et le rl100 débourser un euro où en est on apparemment les négociations patinent sérieusement c'est en tout cas d un faux nom de marie cécile renaud journaliste au figaro et koné [Musique] bonjour vous êtes journaliste au service économie alors on s'en souvient emmanuel macron avait promis de rembourser à 100% les lunettes les prothèses auditives et les prothèses dentaires pourquoi ces trois produits alors qu'à priori les français sont plutôt bien lotis en la matière bien remboursés effectivement c'est une promesse phare de la compagne d'emmanuelle macro et d'ailleurs pour l'anecdote ça a même été repris dans la série baron noir par la présidente qui est jouée par anna mouglalis et elle elle promet elle aussi de rembourser l'optique le dentaire voilà annuel macron s'était engagé sept engagés là dessus pourquoi parce que finalement les français sont plutôt bien rembourser une fois une fois qu'ils payent leurs frais de santé une fois remboursées par la sécurité sociale par leur mutuelle il leur reste 8 % à débourser de leur propre poche c'est ce qu'on appelle grand chose mais c'est toujours ça mais c'est pas grand chose si on compare aux autres pays européens avec 8 % de ce qu'on appelle le reste à charge c'est à dire ce qui sort directement de notre poche la france se situe par le plus faible reste à charge de tous les pays européens donc on est plutôt bien bien classé mais c'est une moyenne ça prend en charge tous les soins y compris l'hospitalisation or sur certains postes comme les lunettes l'optique et enfin le dentaire et l'audioprothèse là le reste à charge peut être très important par exemple sur les audioprothèses le reste à charge et 2 50% un petit peu plus de 50% sur une prothèse qui vous coûte 1500 euros à peu près par oren 3000 pour les deux et bien vous allez débourser 750 euros de votre poche donc c'est beaucoup ce qui du coup fait renoncer à l'équipement pour certaines personnes est très décourageant ceui ci ont d'ailleurs sur les 6 millions de français malentendants il n'y a que 30 % de personnes à parier et c'est ce qui a poussé emmanuel macron à faire cette promesse donc l'idée ce serait de faciliter l'appareillage est d'arriver à un taux de 40 à 45% à moyen terme alors donc c'était une promesse du candidat emmanuel macron aujourd'hui on en est ou de cette promesse dans l'avancée des négociations s'est enclenché les discussions ont commencé en janvier entre l'assurance maladie les complémentaires santé et les professionnels de chaque filière mais alors c'est assez compliqué bien sûr parce qu'il faut le financer donc l'idée de départ est de définir un panier de soins de base essentiels qui sera remboursé à 100% mais tout ne sera pas mis dans ce panier de soins à la ministre avait vu cette petite phrase qui a été beaucoup repris sur le fait que les montures chanel ne seraient pas remboursés oui tout ce qui relève d'un choix personnel essentiellement esthétiques ne sera pas remboursé chaque français peut le comprendre mais l'idée c'est de passer d'un reste à charge subie à un reste à charge choisi vous choisissez donc c'est assez compliqué finalement à mettre en place parce qu'il faut mettre des interlocuteurs à ces différents d'accord mollahs il ya des interlocuteurs qui sont nombreux qui sont différentes les problématiques sont différentes selon les 3l et les trois filières par exemple les dentistes on savait que ce serait compliqué parce que bon il ya une négociation en plus sur leurs tarifs mais l'idée c'est de plafonner le prix des prothèses non en contrepartie de revaloriser les soins conservateurs ce qu'on appelle des soins conservateurs c'est à dire le traitement des dons ont des caries l'entretien des dents etc ces tarifs sont très bas en france donc il faut d'abord donner les moyens aux dentistes de bien gagner leur vie avant de plafonner le prix des prothèses la ministre pense est allé plus vite avec des audioprothésistes et les opticiens elle pense pouvoir faire des annonces mimi chemin au colloque de la mutualité française mais les dernières réunions sont compliquées merci beaucoup ont mal été c'est pour toutes ces précisions donc un dossier à suivre attentivement sur lefigaro.fr et bien sûr dans les bonnes colonnes de votre journal [Musique]
Philippe Vigier