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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 1 novembre 2025 34 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsAgriculture & alimentation

Quelle ambition écologique pour l’Europe à la COP 30 ? L’UE en marche arrière sur le Pacte vert

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi appelez-vous les États membres à renouveler leur engagement vis-à-vis du droit international ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Le cessez-le-feu à Gaza va-t-il tenir ? Que peuvent proposer les Européens ?

  • 6:00OuverteRéponse partielle

    L'Europe renonce-t-elle à son accord d'association avec Israël ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    L'accord UE-Mercosur inquiète les agriculteurs français. Que répondez-vous ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Le scandale des subventions agricoles en Grèce : comment l'UE réagit-elle ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Les élections aux Pays-Bas ont vu l'extrême droite se maintenir. Quel impact pour l'UE ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Kaya KalasFait
    « Il est écrit dans la charte des Nations-Unies que nous ne pouvons pas attaquer notre pays, qu'on ne peut pas s'en prendre à l'intégrité territoriale d'un autre pays ou à sa souveraineté. »
  • 4:30Kaya KalasFait
    « Nous avons deux missions européennes EUL COPS et Eamfa qui travaillent tous les jours sur le terrain. »
  • 7:30Kaya KalasFait
    « La commission a aussi mis en place des gardes fous répondant à ses inquiétudes pour les agriculteurs, par exemple. »
  • 10:30Kaya KalasFait
    « La Belgique est un petit pays qui a peur de prendre ce risque. Et nous avons en Europe ce principe de solidarité qui veut que chaque État partage le fardeau en fonction de sa taille. »
  • 16:30Kaya KalasChiffre
    « L'accord entre l'Union européenne et le Mercosour peut mener au plus grand marché libre de 700 millions de consommateurs. »
  • 19:30Kaya KalasFait
    « Nous sommes les premiers pourvoyeurs d'aide humanitaire mais les guerres doivent cesser et ceux qui les soutiennent s'arrêter. »
  • 22:30Kaya KalasFait
    « Nous avons beaucoup de priorités, beaucoup d'endroits à travers la planète où nous sommes déjà les premiers donateurs. Mais il y a plein de pays riches à travers le monde qui devraient aussi partager le gâteau avec des pays beaucoup plus pauvres. »
  • 25:30Kaya KalasFait
    « Mon grand but est de faire de l'Europe une puissance géopolitique qui pèse davantage sur la scène mondiale. »
  • 35:30Marie ToussinFait
    « L'objectif du pacte vert n'était malheureusement pas d'agir pour le climat mais de pénaliser les Français et de pénaliser ce qui produisent chez nous. »
  • 37:30Marie ToussinFait
    « On a au sein du Parlement européen des forces, la droite, l'extrême droite, qui veulent qu'on arrête de protéger la nature tout simplement. »
  • 43:30Marie ToussinChiffre
    « La Chine a investi par an plus de 620 milliards par an dans l'énergie verte et dans la croissance verte. »
  • 45:30Céline HimarFait
    « Aucune idée de comment mais bien sûr ça permet d'avoir un cas. Mais encore faut-il avoir les outils ? »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

France 24 LCP public Sénap présente. Bonjour à tous et merci de nous rejoindre pour ici l'Europe qui vous est présenté par France 24 et les chaînes parlementaires LCP et public Sénat. Euh nous allons vous parler euh de l'Europe versant écologie et de ses ambitions climatiques dans notre débat en seconde partie.

Mais tout de suite, nous commençons par les affaires diplomatiques puisque nous avons le plaisir de recevoir aujourd'hui la chef de la diplomatie européenne Kaya Kalas. Bonjour. Euh votre titre exact, c'est d'ailleurs autre représentante pour de l'Union européenne pour les affaires étrangères et de la politique de sécurité, vice-présidente de la Commission européenne depuis presque 1 an.

Vous êtes ancienne première ministre d'Estonie. Et aujourd'hui, vous appelez les Étatsmembres à renouveler leur engagement vis-à-vis du droit international. Pourquoi ?

Qui ne joue plus le jeu ? Et bien, je pense que le droit international fait face à des assauts répétés si l'on regarde ce qui se passe dans le monde. Il est écrit dans la charte des Nations-Unies que nous ne pouvons pas attaquer notre pays, qu'on ne peut pas s'en prendre à l'intégrité territoriale d'un autre pays ou à sa souveraineté.

Et pourtant, c'est ce qu'il se passe. Il y a de nombreux conflits, de nombreuses guerres à travers le monde et le droit international constitue vraiment une protection pour les petits pays qui sont les plus nombreux et empêche les grosses puissances voisines de s'en prendre à eux. Donc quiconque pense que pour l'instant tout cela ne le concerne pas, et bien ça ne serait tarder.

Et nous devons à tout prix protéger cet ordre mondial où le droit du plus fort ne dicte pas sa loi, mais c'est l'état de droit en place qui prime et tout le monde connaît les règles. Commençons notre tour d'horizon international par la situation à Gaza. Vous avez le sentiment que le cesser le feu va tenir et que peuvent proposer les Européens dans cette nouvelle phase ?

Le cess le feu était très attendu, tout comme la libération des otages, mais il était clair que ce n'était qu'une première étape. Pour garantir une paix durable, il faut que la communauté internationale soit présente à chaque étape. Et nous voyons combien la situation reste précaire aujourd'hui.

C'est pourquoi nous réfléchissons à ce que nous européens pouvons faire. Nous avons deux missions européennes EUL COPS et Eamfa qui travaillent tous les jours sur le terrain. Et nous regardons également ce que nous pouvons faire pour contribuer à la force internationale de stabilisation afin de garantir une paix durable.

On a reproché à l'Europe de ne pas avoir renoncé à son accord d'association avec Israël. Même si certains pays et bien ont reconnu la Palestine, ça a peut-être fait bouger les choses où en est-on aujourd'hui de ce rôle de l'Europe ? En fait, comme vous le savez, nous avons 27 États membres en Europe, chacun avec son histoire et son parcours spécifique.

Donc oui, nous avons proposé plusieurs mesures pendant la guerre pour faire pression sur le gouvernement israélien afin qu'il change de cap. À présent, avec le cesser le feu et la libération des otages, tout le monde autour de la table estime que nous ne devrions pas retirer ces mesures, mais pas non plus continuer sur nos objectifs étape par étape. Car nous devons plutôt concentrer toute notre énergie et tous nos efforts pour que la paix actuelle se transforme en paix durable.

Madame la haute représentante, revenons ensemble sur quelques brèves compilés par Isabelle Romero, brève d'Europe. [musique] L'accord de libre échange entre l'UE et l'Amérique du Sud du Mercosour inquiète les agriculteurs français. Dans une lettre ouverte, 44 signataires dont la Confédération paysane, la CGT ou Greenpeace appellent Emmanuel Macron à clarifier sa position et à construire une minorité de blocage au niveau européen.

Ambigu, il avait déclaré sur la question du Mercossur, nous la position est claire, le travail continue. Je remercie la commission qui respecte les engagements qu'elle a tenu à notre égard, mais on a les clauses de sauvegarde, on a le renforcement des contrôles douaniers, on a les soutiens à l'élevage, on a beaucoup de mesures d'accompagnement. Agriculture toujours en Grèce avec la mise en examen le 28 octobre de 13 personnes dont le chef présumé d'un réseau de détournement des subventions agricoles estimé à au moins 23 millions d'euros.

Un scandale qui se solde par la démission du ministre de l'agriculture et la dissolution de l'organisme grec de versement des fonds européens. Pendant des années, des criminels aidés par des fonctionnaires et personnalités officielles ont volé de l'argent européen pour acheter des villas, des voitures de sport. Au Pays-Bas, après les législatives du 29 octobre, Gertvilders, le leader d'extrême droite, est au coude à coude avec Rob Yeten, le leader du Parti libéral D66.

Une surprise pour ce parti proeuropéen qui multiplie ses sièges par trois. Le leader d'extrême droite perd 11 sièges. Reste à voir si Gertvilders qui avait fait sa campagne sur le retour des réfugiés ukrainiens, l'immigration et la crise du logement et qui avait déclenché la chute de la coalition gouvernementale sera toujours le faiseur de roi dans ce pays fondateur de l'UE.

Kaya Kalas, le parti libéral et vous vous en réjouissez bien sûr est sorti renforcé des élections du 29 septembre au Pays-Bas mais l'extrême droite de Gervider se maintient dans un mouchoir de poche le PVV donc qui veut renvoyer les réfugiés ukrainiens faire la chasse aux migrants et au walkisme. L'atmosphère est en train de changer en Europe. Les élections au Pays-Bas se sont déroulées ainsi.

Mais il y a eu d'autres élections auparavant. en Roumanie par exemple avec des résultats tout autres et aussi en Moldavie où rappelez-vous l'Europe a combattu les fausses informations et tout ce qui était en train de monter. Donc ce sont des signes positifs mais en parallèle qu'il y a des forces en Europe qui sont en pleine progression, qui posent différentes questions et qui poussent peut-être l'Europe vers une autre direction.

Je pense que nous vivons une période très agitée où nos adversaires sont à l'extérieur et nous devrions vraiment concentrer notre énergie à lutter contre ces adversaires qui nous attaquent. sur l'Ukraine au dernier sommet européen cib et c'est un rare qui a mis son véto russes gelés dans le cadre d'un prêt de réparation pour l'Ukraine. Or, l'Ukraine a besoin d'argent vite pour faire tourner son industrie de défense.

Comment sortir de cet impasse ? Permettez-moi de vous reprendre. La Belgique n'a pas mis son véau.

Il y a eu des discussions et la Belgique s'est inquiétée de certaines questions auxquelles il faut répondre et la Commission européenne a été chargée de présenter une proposition qui répondent à ces questions et permettent d'avancer. Donc, ce n'est pas un vétoir que les Belges s'inquiètent que la plus grosse partie de ces avoirs russes se situent chez eux. Ils ont besoin de partager le risque.

Comment convaincre les Belges de se rallier à ce projet ? Si l'on analyse les réticences belges une à une, on pourra les surmonter. Je les comprends.

La Belgique est un petit pays qui a peur de prendre ce risque. Et nous avons en Europe ce principe de solidarité qui veut que chaque État partage le fardeau en fonction de sa taille. ce qui a été affirmé par tous les États autour de la table.

La Belgique n'est pas seule face au risque. Kaya Kalas, autre représentante pour la sécurité aussi face à la guerre hybride via les drones. Vous voulez voir un mur antirrone opérationnel dans 2 ans.

Est-ce réaliste ? Est-ce que vous êtes d'ailleurs dans votre rôle à la Commission européenne alors que les États rappellent que la défense est de compétence nationale ? Je réponds d'abord à la seconde partie de votre question.

Donc non, bien entendu, les États nationaux ont la primuté en matière de défense. La seule chose que l'on essaie de faire, c'est les coordonner et les organiser par groupe de pays. Car certains projets sont trop gros pour un seul, mais ils sont faisables à plusieurs.

Qu'il s'agisse de défense aériennes, de murs de drone ou autres projets ambitieux. Et pour revenir à votre première question, j'ai visité l'Ukraine récemment et leurs usines à drone. Elles sont vraiment impressionnantes pour ce qui est de l'innovation et leur rapidité à produire des drones d'interception.

Ils ont une vision claire de comment procéder car ils sont déjà en plein dedans. Donc nous n'allons pas inventer la roue. Nous pouvons apprendre de leur expérience ce que nous voulons savoir.

Et comme vous l'avez noté, en France par exemple, vous avez une industrie de défense très développée. Je suis sûr que vous pouvez augmenter les cadences de production. À propos de la guerre en Ukraine, vous avez félicité les Américains d'avoir déclenché des sanctions contre deux géants du pétrole russe.

Mais Donald Trump reste un partenaire de l'OTAN imprévisible qui menace régulièrement les Européens de nouveaux droits de douane. Vous pensez qu'il veut l'Europe à genou ? En tout cas, il veut vraiment une Amérique très forte.

Alors, s'il affaiblit tout le reste du monde, je pense que sa priorité c'est l'Amérique. Mais bien sûr, la question pour nous et comment réagir à cette situation ? Et bien sûr, en Europe, nous croyons toujours aux vertus du libre échange et nous voyons que beaucoup de partenaires dans le monde y croient encore.

Et nous essayons de développer ces partenariats avec ces pays. Sur l'accord commercial avec l'Amérique latine, le Mercosour, la France est en train de se faire peu à peu à l'idée. Vous l'avez annoncé un peu vite tout de même.

Est-ce parce que vous voulez vous faire vite des nouveaux amis sur ce continent sud-américain ? C'est un impératif géopolitique pour vous Kayak Kalalas. Oui, c'est un argument.

Mais si on regarde l'économie de l'Europe et de ses Étatsmembres, c'est aussi ce dont nos compagnies ont besoin, de nouveaux marchés. Et c'est pourquoi l'accord entre l'Union européenne et le Mercosour peut mener au plus grand marché libre de 700 millions de consommateurs. Je sais qu'il y a des inquiétudes sur cet accord en France, mais la commission a aussi mis en place des gardes fous répondant à ses inquiétudes pour les agriculteurs, par exemple.

Mais d'une manière générale, tout le monde bénéficie du libre échange car cela signifie la prospérité de nos entreprises et nos citoyens. Même s'il y a eu un accord au niveau des chefs d'État et de gouvernement, est-ce que vous ne craignez pas néanmoins une des grandes manifestations de des agriculteurs contre cet accord de Mercosour ? Oui, bien sûr.

Nous vivons aujourd'hui dans cette époque-là où les grandes progressions sont souvent freinées. Nous vivons dans des démocraties donc tout le monde a le droit et est prêt à manifester. Mais nous devons toujours garder à l'esprit que notre puissance en dehors de l'Europe souhaitent vraiment que nous nous entredéchirions.

Elles cherchent les petits feux qui consument nos sociétés et jettent de l'huile dessus de toutes parts. Car si nous entretuons, nous serons plus faibles envers nos ennemis. Kaya, regardons aussi du côté de notre continent frère l'Afrique.

Vous avez dénoncé la brutalité des forces de soutien rapide, ce groupe paramilitaire accusé de nettoyage ethnique au soud. Est-ce que vous diriez qu'il s'agit d'un génocide et comment doit réagir l'Union européenne ? La situation au Soudan est insoutenable et ne capte pas assez l'attention des médias par rapport aux autres conflits.

Il y a quelques jours, j'ai rencontré cette jeune fille soudanaise qui me racontait, qui m'a décrit ce qui se passe vraiment là-bas. Et c'est très très dur. Ce que nous essayons de faire, c'est d'appeler ceux qui soutiennent les partis en guerre en leur fournissant des armes à cesser de le faire parce que les souffrances humaines sont atroces au Soudan.

Nous faisons de notre mieux. Nous sommes les premiers pourvoyeurs d'aide humanitaire mais les guerres doivent cesser et ceux qui les soutiennent s'arrêter. Et donc vous avez besoin urgemment d'accès humanitaire aux zones infectées au Soudan.

Oui, exactement. Et le problème c'est que les béérants ne se préoccupent pas vraiment des gens. Ce qui soulève la question : Pourquoi vous battez-vous si vous ne vous battez pas pour les gens ?

Si vous vous en fichez d'eux ? Et c'est pourquoi on est vraiment en droit de se demander pourquoi ne laisse-il pas l'aide humanitaire entrer pour aider efficacement les gens qui souffrent ? En tant que chef de la diplomatie européenne, vous avez participé à Paris à la conférence de soutien à la paix dans la région des grands lacs le 30 octobre dernier.

Est-ce que vous êtes satisfaite de ces résultats ? Et bien, je pense qu'il est important de s'engager avec nos partenaires africains et que maintenir la paix en Afrique est indispensable pour nous aussi. Car vous savez avec tous les mots que vivent les africains, s'il n'y a pas de stabilité et que les gens ne peuvent pas vivre où ils sont, alors ils viennent vers notre continent, l'Europe.

Et pourtant, il y a beaucoup d'engagement de notre part, de soutien des Étatsmembres et de l'Union européenne à hauteur de 129 millions d'euros d'aide humanitaire. Mais tout le monde doit comprendre que pour la stabilité, la prospérité, les investissements, il y a besoin de paix. L'UE ne va-t-elle pas réduire son aide à l'Afrique comme les USA ?

Bon, si on prend un peu de recul, vous dites vrai, les Américains ont retiré leur aide et tous les pays du monde attendent devant notre porte en nous demandant de combler le manque à gagner. Mais nos contribuables européens ne le peuvent pas. Nous ne pouvons supplier pour tous les pays et gens à travers le monde.

Nous avons beaucoup de priorités, beaucoup d'endroits à travers la planète où nous sommes déjà les premiers donateurs. Mais il y a plein de pays riches à travers le monde qui devraient aussi partager le gâteau avec des pays beaucoup plus pauvres. Nous essayons de faire notre devoir mais nous ne pouvons pas combler le vide laissé par les Américains.

En tant que chef de la diplomatie européenne, Kaya Kalas, est-ce que vous portez l'habit facilement ? Je m'explique, vous avez la concurrence des États-membres dont les chefs d'état voudraient finalement être très présents sur la scène internationale de certains chefs d'institution. On pense à la présidente de la Commission européenne, beaucoup de compétitions donc pour exister.

Est-ce que ce job vous plaît toujours ? Oui, il y a bien sûr beaucoup à faire. Quand j'ai débuté, nous nous étions donnés des objectifs.

Mais le travail s'est avéré très différent. Par exemple, quand j'ai commencé, j'ai dû m'occuper de la levée des sanctions contre la Syrie. J'ai dû m'en occuper grandement et on s'est tous mis sur le dossier.

Et je peux vous donner plein d'autres exemples qui ne faisaient pas partie de mes objectifs initiaux, mais je crois que mon grand but est de faire de l'Europe une puissance géopolitique qui pèse davantage sur la scène mondiale, que ce soit vis-à-vis de l'Afrique, l'Amérique latine, l'Asie ou de l'Europe elle-même. Ka Kal Calas, merci d'avoir été notre invité aujourd'hui. Merci à vous de nous avoir suivi.

Rester en notre compagnie, on part en direction de Strasbourg par les écologies à l'approche de la COP 30 et de la position des Européens. C'est notre débat. Merci de nous rejoindre à Strasbourg au Parlement européen pour parler de la lutte contre le réchauffement climatique.

En novembre, la ville de Bélhem au Brésil accueille la conférence sur le climat la COP 30. Et justement, nous allons aussi fêter cette année les 10 ans des accords de Paris sur le climat lors de la COP 21 signée par 195 pays pour limiter à 2°grés le réchauffement durant ce siècle. Alors 10 ans plus tard, l'Union européenne se présente-elle toujours comme la championne du climat capable de tenir les objectifs de réduction particulièrement contraignant qu'elle s'est fixé pour atteindre la neutralité carbone en 2050.

Et en tout cas, les Européens ont amorcé une dynamique de baisse de leurs émissions de gaz à effet de serre avec le Pacte Vert lancé en 2019 à un ensemble de lois écologiques. Mais depuis les dernières élections européennes de 2024, cette ambition européenne est en train d'être revue à la baisse sous la pression de la droite, de l'extrême droite. Certains reculs écologiques ont lieu notamment sur la lutte contre la déforestation, les obligations vertes des entreprises ou la transition vers la voiture électrique.

Alors pour parler de tous ces sujets qui nous concernent, nous sommes en compagnie de Céline Himar. Bonjour. Vous êtes députée européenne française du Parti Populaire européen.

C'est le grand groupe de droite de l'hémicycle, agricultrice d'ailleurs de profession. Et puis nous avons avec nous aussi Marie Toussin, eurodéputée française également. Bonjour.

Bonjour. euh vice-présidente du groupe des verrs au Parlement européen. Alors Marie Toussin, en 2023, l'Union européenne a baisser de 37 % ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990.

C'est pas mal. Est-ce qu'on est sur la bonne voie ? Alors euh ben à la fois on a réduit nos émissions de gaz à effet de serre, mais je pense quand vous posez la question est-ce qu'on est sur la bonne voie et pour aussi reprendre vos éléments de présentation, l'année dernière les émissions de gaz à effet de serre de l'Union européenne ont augmenté augmenté et les émissions en France ont stagné voire légèrement augmenté.

Alors, je vous dis des chiffres qui pourraient être corrigés par les instituts parce que ça ça prend un peu de temps, mais enfin la tendance est extrêmement mauvaise. La tendance, c'est une tendance de la réhausse de la d'une nouvelle augmentation des émissions de gaz à effet de serre alors que le climat est totalement en train de s'emballer. On apprend que les forêts d'Australie rejettent plus de CO2 qu'elle n'en absorbe.

Ça veut dire que la la nature ne sait plus faire avec ce qu'on est en train de lui envoyer comme CO2 dans la figure. Et bah ça c'est avant même que toutes les attaques sur le pacte vert qui sont en cours en ce moment dans les mixiques dans l'Union européenne et bien n été adopté. Ça veut dire qu'il y a eu vraiment un coup d'arrêt à la transformation écologique.

Et d'ailleurs Céimar, l'Agence européenne pour l'environnement estime que l'Union européenne pourrait ne pas atteindre l'objectif qu'elle s'était fixé de baisser ses émissions de 55 % en 2030. Cela veut dire peut-être qu'on en a pas fait assez en terme d'écologie ces dernières années. Cela veut dire la première des choses que l'Union européenne aujourd'hui compte pour 6 % 6 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde parmi lesquelles la France compte 0,7 %.

L'objectif du pacte vert n'était malheureusement pas d'agir pour le climat mais de pénaliser les Français et de pénaliser ce qui produisent chez nous. Avoir des objectifs écologiques, c'est très bien, mais il faut pour cela valoriser les initiatives de terrain, valoriser l'innovation et non pas toujours vouloir la décroissance de la production. euh pouvoir s'asseoir sur des notions comme notre souveraineté en terme automobile, en terme alimentaire, en terme agricole et faire payer finalement la facture à des Français euh qui sont euh déjà très difficilement euh qui peuvent arriver à la fin du mois et à faire payer la facture à des petites ou des très petites entreprises qui sont pénalisées sans cesse pour produire chez nous ce qu'il y a de plus vertueux puisqueaujourd'hui notre production qu'elle soit agricole ou industrielle est la plus vertueuse au monde.

Alors, on va écouter euh quelqu'un qui est pas tout à fait d'accord avec ce point de vue puisque euh à la suite de son action euh climatique assez inquiétante selon certaines certains militants écologiques, euh et bien les émissions de carbone euh euh de l'Union européenne n'ont pas diminué à hauteur de ce que l'on souhaitait. On écoute tout de suite l'ONG WWF. Mais tout ce qui a été accompli depuis 5 ans pourrait bien être détruit dans les 5 prochaines années.

L'essentiel des réglementations qui ont été mis sur la table, aussi bien sur la déforestation que sur la transparence financière ou en faveur des énergies renouvelables est aujourd'hui remise en cause. Et cela montre que l'Union européenne finalement n'aurait connu qu'un moment passager de de politique en faveur du climat et à la faveur de la guerre en Ukraine, de la crise de la dette, du retour des populismes serait en train de revenir en arrière. Euh ce qui serait donc particulièrement important à la fois pour le leadership climatique européen et tout simplement euh pour la capacité de la planète à réduire ses émissions gaz à effet de serre.

Alors un exemple de retour en arrière Marie Toussin, la lutte contre la déforestation euh puisque on est en train de reporter l'application euh de la loi contre la déforestation. Une loi qui est jugée trop contraignante notamment par la droite du Parlement européen. Bientôt ce pacte scellé lors de la dernière mandatoire d'ours Van derleenne, il n'aura de verre que le nom finalement.

Exactement. Euh mais alors j'espère que j'aurai l'occasion de répondre à madame Mimar que j'ai écouté sagement mais qui dès sa première phase m'a donné envie de bondir sur mon siège. Donc on verra, je vais vous répondre sur la déforestation parce que c'est extrêmement important.

En fait, on a au sein du Parlement européen des forces, la droite, l'extrême droite, qui veulent qu'on arrête de protéger la nature tout simplement. Et donc, on a à la fois euh des textes qui visent à juste s'informer, surveiller l'état de santé des forêts qui sont tués dans l'œuf, avant même qu'on les adopte, hop, paf, euh, ils sont tués. Et puis des textes qui étaient des textes importants, des textes dont l'Union européenne était fière qu'elle ventait sur la scène internationale parce qu'elle était pionnière. les textes du pacte vert euh qui visait à lutter contre la déforestation dans le monde, qui a déjà été reporté une fois d'un an et puis là qui est encore reporté en tout cas euh dans sa dimension portant sur les sanctions.

Bon bref, vous voyez bien qu'on est en extrême difficulté et que les droites l'extrême droite en réalité luttent contre toute forme de protection de la nature. Alors vous entendez madame Imar le reproche qui est fait. C'est vrai que la Commission européenne a dit qu'il fallait simplifier un certain nombre de de textes euh notamment reporter euh les euh réglementation environnementales qui imposent plus de transparence aux entreprises dans leur bilan en carbone, les petites entreprises et cetera.

Vous êtes en accord avec ça ? Mais ça n'est pas passé au Parlement européen devant ce Parlement. Oui, tout à fait.

Enfin, moi je tiens à dire quand même que je n'ai pas de leçon de populisme à recevoir de minorités actives ONG qu'on vient d'écouter et qui ont passé des années à saboter une filière vertueuse décarbonée et qui permet d'accéder à l'électricité à bas prix et qui est un fleur de l'industrie française comme le nucléaire absolument sur la bureaucratisation je pense qu'aujourd'hui vouloir faire des progrès pour l'écologie ça ne peut pas se faire simplement au détriment des gens qui vivent et qui travaillent chez nous je le redis donc aujourd'hui en fait on n' pas voulu complètement arrêter simp vous interi ne pas faire de on a voulu faire c'est créer sur la forêt une 4è catégorie de pays dites à zéro risque que sont les pays européens en fait on peut penser qu'aujourd'hui quand on produit dans le monde de la viande bovine ou du café le risque de déforestation il est chez les producteurs qui sont par exemple au Brésil ou en Argentine pas chez les producteurs de viande bovine ou de qui qui sont en France ou en Espagne. Ce qu'on veut, c'est que en fait les entreprises et les agriculteurs qui produisent chez nous ne soient pas soumis aux mêmes normes de traçabilité et aux mêmes obligations de reporting qui sont très coûteuses que les pays comme la Malaisie ou le Brésil qui sont effectivement soumis à des forestations. Votre réponse Marie tous.

Oui. Non mais ça me permet de rebondir justement sur les premiers propos de madame Iar qui disait "Mais attendez, la France est 0,7 % des émissions dans le monde." Vous savez combien ça représente en terme de population la France dans le monde ?

Madame Himar, c'est plus de 1 %. Ça veut dire qu'on est bien au-delà, qu'en plus de ça, on a une responsabilité historique. On a été les premiers à émettre du CO2 dans l'atmosphère parce qu'on a été les premiers à faire la révolution industrielle.

Donc, on a une responsabilité historique, éthique et de toute façon, le dérèglement climatique va frapper tout le monde à commencer par les plus vulnérables, ceux dont vous proclamez pourtant être en train de défendre. Sur la déforestation, vous êtes peut-être en connaissance avec des gens qui respectent tout et tout ça, c'est super pour vous. Mais enfin, on a des lobby de l'exploitation du bois aussi sur le territoire de l'Union européenne qui doivent eux aussi protéger les forêts.

Nos forêts vont extrêmement mal. Les puits de carbone sont en train de se détériorer à vitesse grand V. Les forêts de France et d'Europe vont extrêmement mal.

Il faut absolument les préserver. Parlons de cette affaire de simplification qui a quand même été très fort dans le débat. Vous vous à gauche donc la gauche reproche à au PPE de voter des lois justement pour que ça ne s'applique qu'aux très très grandes entreprise.

Tout ce qui est responsabilité environnementale et contrôle de la chaîne de production. Finalement ça n'est au au Parlement européen. Vous vous avez obtenu plutôt satisfaction.

Elle n'est pas passé cette loi cette loi de simplification. Oui, il y a eu une tentative de détricoter, de vider totalement de sa substance des textes qui ont été adoptés pendant le pacte vert, mais pas que parce que la durabilité des entreprise, les règles qui avaient été adoptées datent de 2014. Donc, on revient plus de 10 ans en arrière sur les lois pour surveiller l'activité des entreprises au moment même où les grandes major pétrolières Total, Shell, Exon et cetera recommencent à investir dans les énergies fossiles et donc on a vraiment besoin de préserver ces règles préjourd.

On va revenir sur les textes de simplification. Non, moi je me fais accuser par la gauche et par les verts en permanence de déréguler ou de brunir le pacte vert. Non seulement je l'assume, mais en plus je le revendique et j'en suis extrêmement fier.

Aujourd'hui, on ne peut pas faire de l'écologie simplement un slogan et en faisant que ce soit en sorte des gens qui produisent déjà de manière extrêmement vertueuse chez nous qui payent la facture. La nouvelle religion morale et messianique qui consiste à dire "On va battre notre coulpe en permanence alors qu'on est responsable de quand même 6 % des émissions de gaz à effet de serre. que les États-Unis sortent de l'accord euh en janvier 2026 des accords de Paris.

Ça c'est un argument peut-être. Ce qui est un argument, c'est surtout que les États-Unis et le Qatar sont extrêmement d'accord avec madame Imar pour dire qu'il faut détruire les lois européennes. Ça, ils sont d'accord.

Pourquoi ? parce qu'ils ont les entreprises les plus polluantes, celles qui bafouent le plus les droits humains et qu'ils ont besoin de pouvoir placer n'importe quel produit sur le marché européen quitte à réduire en esclavage un certain nombre de populations. Donc, ils sont d'accord avec madame IMA.

La Chine et les États-Unis représentent 2 66 % des émissions de gazire dans le monde. Le constat, c'est que en 2026, les États-Unis se retirent des accords de Paris et que la Chine a investi par an plus de 620 milliards par an dans l'énergie verte et dans la croissance verte. Et nous en fait on on est complètement à rebour c'està-dire que on se pénalise, on se tire des balles d' en permanence sous couvert d'assumer la responsabilité des émissions de Gazette.

Mais je crois qu' dire madame faut faire c'est investir c'est c'est simplifier la vie de ceux qui produisent d'accord sur l'investissement on c demander c'est votre groupe politique qui demande l'austérité et qui empêche les investissements mais par contre j'ai peur que vous ne sachiez pas j'ai peur que vous ne sachiez pas ce sur quoi la peur en fait c'est votre seul créneau en fait vous parlez de la peur vous provoquez la pe les en permanence revenons revenons sur le sujet madame désolé j'ai le sentiment que vous ne savez pas de quoi vous parlez parce que les textes que nous avons adopt qui vise justement à faire en sorte que quoi ? Que les produits qui viennent de Chine, que les produits qui viennent des États-Unis soient produits dans des conditions qui soient au moins celles de l'Union européenne, c'est-à-dire dans le respect du droit du travail et dans le respect de la protection de la nature. C'est précisément l'inverse que ce que vous venez de raconter.

Donc soit vous mentez aux téléspectateurs, aux téléspectatrices, soit il faut revoir vos les États-Unis sortent des accords de Paris en 2026. La Chine aujourd'hui investit dans la croissance ver et l'Europe ne peut pas être la seule à payer le prix et à faire payer à ses populations, à ses classes moyennes et à ses producteur le prix en fait d'émission de gaz à effet de serre mondial que ce n'est pas nous qui émettons. Célinear, est-ce que vous assumez au sein du Parti populaire européen, au sein de la droite européenne d'aller vos voix parfois avec les groupes à l'extrême droite de cet hmicycle européen pour détricoter ce pacte vert ?

Mais absolument. Non, mais je l'assume et je le revendique. Je vous le redis encore une fois.

Je n'ai pas de leçon de populisme, d'éthique ou de démocratie à recevoir des groupes de n'importe quel groupe. Aujourd'hui, moi je vote en fonction du programme électoral que j'ai soutenu pendant les élections européennes. Je vote pour protéger les agriculteurs, les classes moyennes, les PME et notre industrie.

Et quand il y a des amendements où il y a des textes, je ne vote pas en fonction du logo, je vote en fonction du contenu. Et s'il y a des personnes à ma droite qui votent la même chose que moi et que les priorités que je porte, mais ce n'est pas à moi d'en juger. Alors, on va on va poursuivre sur un autre chapitre qui est assez intéressant.

L'Espagne et la France sont plutôt pour le maintien de l'objectif de fin des voitures thermiques neuves en 2035 avec des flexibilité dit la France tandis que l'Allemagne défend son industrie en plaidant pour le réalisme. On écoute tout de suite Friedrich Schmerz le chancelier. Il ne doit pas y avoir d'arrêt brutal de la vente des voitures thermiques en 2035.

Je le dis ainsi en considérant ce que je peux faire au sein de l'Union européenne avec mes partenaires européens. Je ferai tout pour qu'il n'y ait pas de rupture brutale des ventes en 2035. Alors, un objectif brutal de sortie, c'est ce que disent les industriels de l'automobile en particuliè allemand.

Ça n'est pas tenable, Marie Toussin. Oui, enfin c'est c'est ce que disent certains industriels et c'est ce que dit surtout le chancelier allemand. euh de droite, lui aussi, on a entendu madame l'objectif de 2035, il avec un gouvernement quand même qui contient des des socioémocrates.

Oui, mais ça c'est leur problème. Moi, je suis écologiste et vous savez l'objectif de 2035, on en parle depuis extrêmement longtemps. Il a même été plébiscité et extrêmement soutenu par un certain nombre de de d'industriels de l'automobile pendant longtemps. les fautes d'investissement.

Justement aujourd'hui, un certain nombre d'équipementiers disent de bonne foi, je parlerai de ce de mauvaise foi après que ils vont pas réussir à tenir les délais. Pourquoi je parle de mauvaise foi ? Parce que les industriels de l'automobile ont beaucoup en Europe, je le regrette profondément, préféré investir dans des gros SUV très polluants plutôt que dans des petites voitures électriques abordables.

Et on sait à quel point les européennes et les Européens sont prêts à passer à l'électrique s'ils peuvent les acheter tout simplement. et on aurait eu besoin que ces industriels jouent le jeu, investissent. Donc je regrette qu'il ne l'ai pas fait.

Je pense qu'il est encore temps et qu'on peut soutenir celles et ceux qui veulent avancer et rendre ces voiture accessible. Célinear, l'industrie de l'automobile ne joue pas le jeu de cet objectif de 2035 de passer vraiment à la voiture électrique. L'industrie automobile non seulement joue le jeu, mais elle est extrêmement pénalisée par des comme ça des objectifs chiffrés par les écologistes complètement hors sol.

Aucune idée de comment mais bien sûr ça permet d'avoir un cas. Mais encore faut-il avoir les outils ? C'est-à-dire qu'aujourd'hui ce qu'on a fait avec l'interdiction du moteur thermique en 2035, c'est en fait le plus gros cadeau qu'on ait pu faire à la Chine qui aujourd'hui prend les marchés, qui construit des usines aux États-Unis et qui importe toutes ces batteries électriques chez nous parce que on n'est pas prêt.

On en on vous savez l'industrie, l'agriculture c'est pas un bouton en off. C'est pas sur un ordinateur ou un bouton de lumière où on allume on éteint, ça se prépare et ça se construit. Aujourd'hui, on ne peut pas faire de l'écologie contre les gens.

On peut pas faire de l'écologie contre ceux qui cherchent à innover, qui cherchent à investir. Non, cet objectif n'est pas tenable. Heureusement que les écologistes se retrouvent en absolu minorité dans ce Parlement et dans l'Europe en général et que les gens ont bien compris que leur idéologie hors de la décroissance ne peut plus continuer à pénaler.

Mais madame Lima, j'ai une question à vous poser encore, mais savez-vous quel est le marché de l'automobile qui croit le plus vite aujourd'hui à travers le monde ? Mais écoutez-mo ce sont les petites voitures électriques. Ce sont les petites voitures électriques.

Donc vous vous proposez que l'Europe enfermé dans la production de voitures extrêmement polluant qu'on ne va plus réussir à à vendre à travers le monde. Et donc pour avoir des gains électoraux d'extrêmement court terme, vous sacrifiez l'industrie, vous sacrifiez les travailleurs et vous sacrifiez les classes moyennes que vous prétendez d' 30 secondes chacune pour conclure sur Bem, la COP 30. Les 27 vont vont-ils parler d'une seule voix et avec des objectifs ambitieux ?

Aujourd'hui, ce qui est important, c'est de pouvoir peser d'une seule voix et de parler d'une seule voix et l'Europe face aux enjeux mondiaux est trop souvent dégunis. Après, on ne peut pas non plus continuer à imposer un discours. On voit souvent l'Europe comme étant extrêmement donuse de leçons, donuse de leçon de morale.

Donc, je pense que ce qui est important, c'est d'expliquer quels sont nos objectifs et de convaincre et non pas d'imposer des objectifs complètement hors sol et qui détruisent finalement les gens qui vivent et travaillent chez nous. Et pour conclure rapidement, Marie Toussin, l'Europe va arriver désuni à Bélhem. Ben, je suis d'accord avec madame, ça vous surprendre sur le fait que l'Europe doit parler d'une voix unie et qu'elle doit être claire.

Je suis pas d'accord avec la fin. Je pense que l'Europe doit s'est inscrite et se prétend encore aujourd'hui comme leader de l'action pour le climat que elle est en train de traîner des pieds, elle se dispute, elle elle recule et queon a besoin qu'elle revienne sur le devant de la scène le plus vite possible notamment avant la COPE de Bélhem. Merci d'avoir bien illustré ce débat en amont de cette COP de Bélem, COP 30.

Merci à vous d'avoir suivi ce débat. Très bonne suite des programmes sur nos antennes. M.

Ah.