Programme économique : le RN se cherche encore - C à Vous l’intégrale - 17/04/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bosch et Ariel, quelle équipe ! - M.Bouhafsi: Bonsoir.
Bienvenue dans "C à vous". On est ensemble jusqu'à 21h pour toute l'actualité de ce vendredi 17 avril. On est en direct avec Eglantine, Amandine, Yaël et Paul.
Quand le RN drague les patrons... - P.Martin: Contrairement à cette idée reçue, le patronat n'a pas basculé du côté du RN.
On attend de savoir qui est qui, de connaître les programmes. - M.Bouhafsi: Au menu de L'Edito? - Y.Goosz: C'est qui le patron entre le RN et le Medef? - M.Bouhafsi: On en parle dans un instant avec le député RN de la Somme, J.-P.Tanguy. - J.-P.Tanguy: Bonsoir.
Merci de votre invitation. - M.Bouhafsi: Paul, vous serez en immersion avec ceux qui font l'actualité.
Stellantis n'aura plus d'usine de production en France. Les images les plus marquantes de la journée avec Eglantine. On va découvrir la nouvelle chanson de Céline Dion écrite par J.-J.Goldman. - C.Dion: Dansons, au-dessus des abîmes, aux arêtes des cimes...
Tournons, puisque le monde ne tourne plus rond. - A.Bégot: Ca s'appelle "Dansons".
On en parlera avec E.Jean-Jean. - M.Bouhafsi: Des parents ont encore recours à la fessée pour éduquer leurs enfants.
On en parle avec le pédopsychiatre S.Hefez. Eglantine? - E.Eméyé: On va parler de peinture avec un homme devenu peintre à succès du jour au lendemain alors qu'il n'avait jamais touché un pinceau il y a encore quelques années.
C'est un homme des médias. Vous le connaissez tous. - M.Bouhafsi: Justin Merle, vous aurez la lourde responsabilité de conclure l'émission.
Le péché mignon de M.Carrère d'Encausse. - J.Merle: Il me semble qu'elle aime le boeuf Stroganov.
C'est du boeuf qu'on va faire revenir dans une petite sauce avec des oignons, du concentré de tomates et un peu de paprika. - M.Bouhafsi: Je suis sûr qu'on va se régaler.
J'ai déjà goûté avant l'émission. On se retrouvera avec nos invités: M.Carrère d'Encausse, M.Page, A.Kominek et L.Garnier après 20h.
On commence par L'Edito. Yaël, le patronat français brise-t-il un tabou en discutant officiellement avec le RN? Entre le dîner de M.Le Pen avec des chefs d'entreprise du CAC 40 et l'audition à venir de J.Bardella devant le bureau exécutif du Medef, est-ce un rapprochement voulu ou contraint? - Y.Goosz: J.Bardella, l'été dernier, guest star de la rencontre des entrepreneurs de France à Roland-Garros. - J.Bardella: On ne connaît pas mieux qu'un chef d'entreprise comment ça doit fonctionner dans sa boîte.
Qu'on arrête de pointer du doigt le patron, l'entreprise. On augmente le nombre de normes tous les 4 matins. Plus de liberté pour nos chefs d'entreprise.
Redonner de la marge de manoeuvre à nos chefs d'entreprise pour que la France réapprenne à aimer ceux qui créent, innovent, prennent des risques. - Y.Goosz: Comment parler la langue des chefs d'entreprise... - M.Bouhafsi: J.Bardella n'était pas seul.
Il était invité parmi d'autres responsables politiques. - Y.Goosz: Il est loin, le temps où L.Parisot appelait à faire barrage dans son livre en 2011, "Un piège bleu Marine".
Après la dissolution de 2024, P.Martin ne donne pas de consignes de vote pour le Medef. Ca s'explique par l'aggiornamento du RN sur l'euro, notamment.
Il y a aussi l'opération séduction menée avec les milieux d'affaires, menée par François Durvye. C'est le conseiller économique de J.Bardella, dans l'ombre depuis 4 ans.
Sa fonction est officielle en vue de la présidentielle. Il est très proche du milliardaire P.-E.Stérin dont il a dirigé le fonds d'investissement.
Ce sont ces relais qui facilitent le lobbying, et ce lobbying fonctionne dans les 2 sens. Certains patrons se disent qu'il vaut mieux évangéliser économiquement le RN s'il arrive au pouvoir. Le RN amende son programme.
La dédiabolisation économique, ou plutôt sa gentrification, comme le dit B.Cohen-Hadad. - B.Cohen-Hadad: Il a pioché dans toutes les propositions des organisations pour étayer son discours économique.
Forcément, il y a des concordances très fortes entre ce que nous demandons et ce qu'il propose. Ce n'est pas parce que nous dialoguons que les acteurs économiques donnent un blanc-seing au RN. Ce n'est pas parce qu'ils proposent des choses que nous croyons qu'ils les feront demain. - M.Bouhafsi: On peut déjà parler de convergence sur les mesures économiques? - Y.Goosz: Pas encore.
Ce n'est pas parce que M.Le Pen a déjeuné chez Drouant avec le CAC 40 qu'elle a fait forte impression. Toujours trop dirigiste, étatiste, selon certains participants.
P.Martin avoue ne pas comprendre le programme du RN, notamment sur les retraites. Si rien n'est clair, pourquoi engager ce dialogue, s'insurge le mutualiste P.Demurger. - P.Demurger: Il est nécessaire que les dirigeants d'entreprises ne répondent pas aux sollicitations.
Les patrons font la courte échelle au RN. Ils plaident dans sa recherche de légitimité. - Y.Goosz: Le coup de gueule de P.Demurger.
Ce n'est pas un bloc homogène qui scelle une alliance avec les favoris des sondages. Jamais l'extrême droite n'arrive au pouvoir sans le consentement des milieux d'affaires. - Mussolini en 1922, les milieux financiers sont derrière lui 4 ou 5 ans avant.
L'Allemagne est l'exemple le plus caricatural et célèbre. Tous les grands patrons allemands, Thyssen, le groupe, sont du côté de Hitler avant son accession au pouvoir. En 1973, Pinochet est soutenu par tous les milieux d'affaires. - Y.Goosz: Les dirigeants d'affaires viennent de passer 2 jours de séminaire dans l'Essonne.
M.Le Pen ou J.Bardella pour la course présidentielle?
On verra sur quel pied danse le RN. - M.Bouhafsi: J.-P.Tanguy, vous êtes député RN de la Somme, président de groupe, délégué du groupe RN à l'Assemblée nationale.
Un dîner en avril entre M.Le Pen et les grands patrons. - J.-P.Tanguy: On les rencontre depuis très longtemps.
Je ne peux pas ne pas réagir au fait qu'il y avait...
Il y avait un édito intéressant...
Mussolini, Hitler, stop...
F.Mitterrand, c'était Mussolini ou Hitler? Je ne comprends pas pourquoi on fait ce genre de comparaison.
Pour revenir à votre question, on a toujours été en dialogue avec le milieu patronal. Ca a été dit par Y.Goosz, il n'y a pas un bloc.
On a le soutien des agriculteurs, des artisans, des marins-pêcheurs, des autoentrepreneurs, qui sont des patrons...
C'est vrai qu'il y a un dégel des relations avec un certain nombre de grandes entreprises qui acceptent de dialoguer avec nous. On a gagné ce dialogue grâce à nos députés, à la représentation que nous ont donnée les Françaises et les Français. Il y a des échanges à faire.
S'il y a de bonnes propositions, on peut les prendre. C'est juste un dialogue. C'est tout à fait normal.
On est très ouverts à dialoguer avec les centrales syndicales de salariés. C'est un peu le même cheminement. On a de très bonnes relations avec les syndicalistes sur le terrain.
Dans la Somme, mon suppléant a dirigé un syndicat de salariés pendant 30 ans. On n'arrive pas à avoir madame Binet ou d'autres. J'espère que ce sera pareil pour les syndicats de salariés. - Y.Goosz: Vous lancez une invitation à S.Binet? - J.-P.Tanguy: C'est elle qui ne veut pas... - M.Bouhafsi: En multipliant ces rencontres, ce ne sont pas eux qui essaient de vous faire évoluer sur la question des impôts ou des retraites? - J.-P.Tanguy: Non.
M.Le Pen est engagée en politique depuis très longtemps. Prenez le thème de l'industrialisation.
M.Le Pen a toujours défendu une politique de production en France, de patriotisme économique, de relance productive, de la formation professionnelle...
Elle dit souvent que son propre fils a fait une formation d'apprenti chaudronnier. Elle a toujours été sensibilisée à ce sujet. C'est un peu le milieu économique qui a changé.
La doctrine de l'économie sans usine était la grande doctrine d'entreprises du CAC 40 au début des années 90. C'est eux qui ont changé, pas nous. - M.Bouhafsi: Les échanges ont ainsi été résumés dans "La Croix".
Un autre quotidien, "L'Opinion", a dit que les patrons avaient été consternés. M.Le Pen a ressenti cette consternation des patrons? - J.-P.Tanguy: Pas du tout.
Je viens aussi du monde de l'entreprise. Ce n'est pas les ressentis que j'ai eus. C'est des off.
Ce n'est pas signé. Il y en a peut-être qui n'ont pas été satisfaits. D'autres ont été satisfaits.
Il y a des patrons que J.Bardella, M.Le Pen ou moi-même ont pu voir avant.
Ca me paraît bizarre, comme retour. Ca ne correspond pas à ce qui s'est passé. Il y a peut-être des gens qui ont été déçus, mais c'est leur liberté.
Une force de M.Le Pen, c'est qu'elle vient, elle échange, elle n'adapte pas son programme à la tête du client. On est peut-être pas habitué,s dans le monde de l'entreprise avec les politiques, ils viennent... - Y.Goosz: Ce ne sera peut-être pas son programme. - J.-P.Tanguy: Si elle ne peut pas être notre candidate, parce que c'est le sens de votre question, c'est quand même une force politique qu'elle a construite, une fois de plus, sur les grands enjeux économiques. - Y.Goosz: Qui est le patron du parti? - J.-P.Tanguy: J.Bardella.
Celle pressentie pour être candidate à la présidentielle, c'est M.Le Pen. J.Bardella a fait sa carrière au RN parce qu'il croyait dans les analyses, notamment politiques, de M.Le Pen sur la mondialisation, le rôle de l'industrie, l'énergie, la souveraineté de manière générale.
Le monde d'après-covid était le monde de M.Le Pen. Redevenir souverains sur les équipements de santé, sur la production industrielle... - M.Bouhafsi: On va revenir sur ce parti à 2 chefs dans quelques secondes.
Avant, le plus gros point de tension lors de ce déjeuner, c'était les retraites. M.Le Pen a maintenu sa volonté d'abroger la réforme et de revenir à un âge légal de 62 ans.
Avec vous à l'Elysée, la retraite, ce serait alors à 62 ans, alors que tous nos voisins européens frontaliers sont déjà à 65 ans? - J.-P.Tanguy: Ce sont des systèmes très différents.
Les Français, même si l'âge légal était à 62 ans, partaient plus tard. Les Italiens et les Allemands partent aussi moins tard que ce qu'ils promettent. C'est difficile de comparer.
Nous ne changerons pas notre réforme des retraites parce que vous avez des grands patrons qui le demandent. On n'est pas là pour répondre... - M.Bouhafsi: Ce sera 62 ans? - J.-P.Tanguy: Oui.
Je trouve ça intéressant... - Y.Goosz: Combien d'annuités? - J.-P.Tanguy: 42 ans. - Y.Goosz: La réforme Macron resterait abrogée? - J.-P.Tanguy: Tout à fait.
Ca n'a pas changé. J'ai vu dans un certain nombre de journaux que le monde patronal voulait peser sur les débats. Pourquoi ne pèserait-il pas sur les débats qui le concerne?
Le prix de l'énergie, la baisse des impôts de production...
Ca concerne le patronat. La réforme des retraites ne les concerne pas, sauf pour faire rentrer les jeunes sur le marché du travail plus tôt et pour garder les seniors. Je ne comprends pas pourquoi le monde patronal demande l'allongement de la durée des retraites alors qu'ils considèrent les salariés de plus de 50 ans déjà seniors.
C'est pas très rationnel. On a des propositions pour maintenir les "seniors" en emploi. C'est plus intéressant que de vouloir faire travailler plus tard des gens au chômage. - S.Lecornu: On a mis de la clarté, de la méthode, du dialogue social tout au long de cette semaine pour permettre d'arriver à une solution.
Un projet de loi d'origine gouvernementale va être présenté avant ce 1er mai pour cadrer et renvoyer aux discussions sociales par branche. Ca va nous permettre d'avancer sur cette demande ancienne. Ca fait de nombreuses années qu'il y a une insécurité juridique sur l'ouverture et la capacité de demander à ses salariés de travailler... - M.Bouhafsi: Les artisans boulangers et les fleuristes pourront travailler le 1er-Mai.
Ils seront payés double. - J.-P.Tanguy: C'est très bien, le volontariat...
Beaucoup de syndicats de salariés s'y opposaient. Je trouve ça dommage. La vraie question qui devrait se poser, c'est de pouvoir exercer et d'avoir accès aux droits syndicaux quand on est dans des petites structures.
Les syndicats sont absents de ce monde des petits commerçants, des employés...
En dehors des très grandes usines et des grands groupes, il n'y a presque pas de syndicalisme en France. Je le vois dans la Somme, où il y a beaucoup de TPE-PME. Plutôt que de râler, on devrait s'intéresser à comment, quand vous êtes un employé unique, vous pouvez exercer vos droits salariaux.
Comment vous faites si vous n'êtes pas d'accord et si vous êtes d'accord? Le monde des TPE-PME, des commerçants et artisans qui ont des employés, il n'y a pas d'exercice de défense des droits des salariés. Un certain nombre de petits patrons voudraient aussi avoir une clarté dans le droit syndical et le droit des salariés.
C'est tellement compliqué en France que les syndicats pourraient être une force d'appui, d'accompagnement, plutôt que de râler...
Ce n'est pas très intéressant. J'ai été serveur 5 ans. On se battait tous pour travailler le 1er-Mai parce que c'était payé double. - A.Bégot: L'Iran a annoncé cet après-midi la réouverture du détroit d'Ormuz.
Ca a provoqué la réaction des marchés. Moins 10 % pour le baril de Brent, passé sous les 90 dollars ce soir. Pour l'instant, on ne le voit pas à la pompe.
Le gouvernement a pour projet d'encadrer les marges des distributeurs de carburant. Vous y êtes toujours formellement opposé? Ca ne sert à rien? - J.-P.Tanguy: C'est un mensonge.
Les marges des distributeurs sont très faibles. C'est un produit d'appel qu'ils vendent à perte. On était pour l'encadrement des marges sur la chaîne, comme au moment de la première guerre du Golfe sous Rocard.
Même quand le baril continuait à augmenter...
Les prix augmentaient. Ca permettait de vérifier s'il n'y avait pas de profiteurs de guerre. Si vous baissez la TVA et s'il n'y a pas de contrôle des marges, vous n'allez pas voir la baisse de la TVA.
Ils vont profiter de l'emballement...
La baisse de la TVA, c'est 25 centimes de baisse...
Il n'y a pas de contrôle des marges en période d'hystérie collective, il faut un contrôle des marges. M.Le Pen l'a toujours dit et J.Bardella aussi. - E.Eméyé: L'Espagne a ouvert cette semaine une procédure pour régulariser un demi-million d'immigrés sans papiers.
Le Premier ministre espagnol a évoqué une nécessité face au vieillissement de la population et à l'affaiblissement de la démographie. Il faut soutenir l'économie nationale. La droite et l'extrême droite dénoncent le risque d'un appel d'air.
C'est un risque pour l'UE? - J.-P.Tanguy: Oui.
En Espagne, vous avez un chômage des jeunes très fort, des difficultés pour les jeunes Espagnols à pouvoir quitter leur famille, tellement les loyers sont élevés...
Ils ne font pas de famille et le taux de natalité en Espagne est catastrophique. Je ne comprends pas cette mesure. L'Espagne est souveraine.
P.Sanchez est souverain. Evidemment, on est contre cette mesure.
En plus, c'est discriminant pour les étrangers en situation régulière. Si vous faites l'effort de respecter la loi du pays qui vous accueille, vous entrez légalement, vous travaillez légalement, ce qui demande un certain coût...
Ce n'est pas facile d'avoir un titre de séjour. Quelqu'un qui n'a pas respecté la loi, qui a travaillé au noir, illégalement, volontairement ou involontairement...
Il y a des gens qui abusent et aussi des victimes. Vous êtes récompensés... - M.Bouhafsi: Votre modèle en Europe, votre inspiration, c'est G.Meloni, au pouvoir depuis 2022. - J.-P.Tanguy: Non... - M.Bouhafsi: M.Le Pen et votre parti avaient qualifié la politique de G.Meloni d'inspiration.
Elle a accordé 400 000 visas de travail...
C'est un risque de la part de G.Meloni? - J.-P.Tanguy: Nous ne sommes pas d'accord avec cette politique de G.Meloni.
On trouvait bien qu'il y ait une force politique patriote, qui mette en tension la Commission européenne, mais ce n'est pas un modèle. - Y.Goosz: V.Orban, votre allié européen, avait ouvert les vannes... - J.-P.Tanguy: Maintenant, on va dire qu'il régularisait les clandestins alors qu'on le qualifiait de fasciste.
Nous, on considère aujourd'hui qu'il ne faut pas, qu'il n'y a pas besoin, en dehors de quelques secteurs en tension comme les soignants et les médecins, d'immigration... - Y.Goosz: Dans le programme 2027, vous offrez à certaines catégories professionnelles... - J.-P.Tanguy: Le solde était négatif.
On voulait que l'immigration dans notre pays diminue. Il y avait des professions qui pouvaient rester comme les médecins, et des personnes qui devaient partir. La caricature qui a été faite de notre programme, qu'on allait renvoyer les médecins étrangers qui travaillent dans les hôpitaux français, ça n'avait pas de sens. - M.Bouhafsi: On voit que J.Bardella essaie de présidentialiser son image.
Mercredi, il a confirmé avoir voulu rendre publique sa relation en se laissant photographier par "Paris Match". Sur franceinfo, hier soir, S.Chenu a dit ceci. - S.Chenu: Je suis ravi que son amoureuse, qui pourrait devenir première dame parle 6 langues... - N.Saint-Cricq: Elle est influenceuse dans le luxe. - S.Chenu: On ne peut pas être moche, mal coiffée, aigrie et LFIste... - M.Bouhafsi: Moche, mal coiffée, aigrie...
Ces propos ont choqué. Vous auriez tenu ces propos et cette comparaison? - J.-P.Tanguy: J'ai l'impression qu'il y a un montage. - M.Bouhafsi: C'est les propos prononcés quasiment exactement. "Moche, mal coiffée..." - J.-P.Tanguy: Le matin même, quand je suis venu ici, j'avais dit des choses épouvantables...
J'avais dit quelque chose sur M.Barnier et je m'étais excusé. Ca arrive de dire des choses qu'on regrette. - M.Bouhafsi: Vous auriez tenu ces propos? - J.-P.Tanguy: Non.
Je viens de vous dire que je regrettais. Ca m'est arrivé, donc... - M.Bouhafsi: Vous comprenez le mépris ressenti par les professeurs? - J.-P.Tanguy: On peut se tromper, dire des bêtises. - Y.Goosz: Ca insulte les femmes, en plus. - J.-P.Tanguy: Je n'arrive pas à savoir si la 2e partie est liée aux femmes ou aux gens qui auraient ces attributs... - M.Bouhafsi: On croit comprendre que vous n'auriez pas tenu ces propos.
Ou oui, mais vous les auriez regrettés. Merci, J.-P.Tanguy.
Vous restez avec nous pour commenter le reste de l'actualité. - On produit ici 286 600 voitures... - C'est un coup très dur pour les collaborateurs de Stellantis. - Quand cette usine va fermer, ça va être une saignée au niveau de l'emploi. - Il n'y aura plus de fabrication.
On fait quoi? On va se retrouver chez France Travail. - P.Larrouturou: Immersion dans une conférence de presse de crise, celle du directeur de l'usine Stellantis à Poissy, dans les Yvelines.
Il annonce qu'il ne peut plus produire de voitures. - Nous intégrons dans les décisions le contexte économique européen où le marché automobile a baissé de près de 20 %. Il n'y a pas de plan social prévu parce qu'on a une pyramide des âges qui nous contraint.
L'âge médian est de 55 ans. Nous restons une usine. On a une nouvelle vocation.
On va pouvoir répondre à des attentes nouvelles de nos clients. - P.Larrouturou: Le groupe Stellantis va mal.
En 20 ans, la filière automobile a perdu 214 000 emplois. Il est loin, ce temps-là. - A 6h30, arrivée de centaines de trains en provenance de la gare Saint-Lazare.
L'usine de Poissy emploie 17 500 personnes. On imaginera le rôle primordial de l'automobile dans l'économie du pays. C'est ce qui donne toute son importance à la naissance d'un nouveau modèle, comme la nouvelle traction avant à moteur transversal. - P.Larrouturou: Ces images datent de 1967. 59 ans plus tard...
Je suis allé exactement au même endroit ce midi, à l'endroit où les salariés badgent. Les salariés ne sont pas surpris et, en même temps, profondément choqués. - Après 34 ans d'ancienneté, qu'est-ce qu'on va devenir? - Je m'en doutais. - C'était prévisible.
On sait que ça va fermer. - On n'a pas l'âge de partir à la retraite. C'est ça, le problème.
Nous, on demande des garanties. - Il y a des gens, ça fait 30 ans qu'ils sont là. On leur dit d'aller chercher un travail à l'extérieur du jour au lendemain. - P.Larrouturou: Arrive Sébastien.
Il était déjà dans l'usine d'Aulnay-sous-Bois qui a fermé en 2014. - J'ai déjà vécu ça. On revit un peu ça.
L'automobile part en Chine, dans des pays où la main-d'oeuvre est moins chère. C'est dommage parce que les voitures sont belles. On fait de la qualité, de la quantité et ça ne suit pas derrière. - P.Larrouturou: La lutte s'organise.
Les syndicalistes préparent une manifestation la semaine prochaine. - Quand cette usine va fermer, on est 2000 à l'intérieur, mais c'est des milliers d'emplois de sous-traitants, d'équipementiers qui nous fournissent les pièces pour fabriquer les voitures...
C'est mort pour eux aussi. C'est une saignée, une catastrophe sociale. - P.Larrouturou: Tout le monde parle des Chinois sur ce parking.
Ecoutons le patron du magazine "L'Usine nouvelle". - Les voitures chinoises commencent à arriver en Europe. Elles sont bien équipées, modernes.
Ils ont toute la technologie sur l'électrique. Elles sont moins chères. En France, en 2025, il y a eu plus de fermetures d'usines que d'ouvertures.
Il n'y a pas de surprise autour de ce qui se passe. C'est juste le symbole d'une désindustrialisation de l'automobile au global en Europe. - P.Larrouturou: Cette usine doit arrêter de produire des voitures d'ici 3 ans.
Si vous arrivez au pouvoir dans 1 an, vous faites quoi face aux voitures chinoises? - J.-P.Tanguy: Il faut faire du protectionnisme et bloquer cette concurrence déloyale.
BYD construit un certain nombre d'usines. En le finançant directement par les fonds structurels européens, qui financent des sites industriels, la revitalisation de la Slovaquie, de la Hongrie et de la Pologne, qui ont accueilli beaucoup d'usines françaises. J'avais signalé que cette usine allait fermer.
Dans ma circonscription, j'ai une usine sous-traitante de Poissy. Ils avaient arrêté les commandes. Le sous-traitant avait prévu de fermer et ça voulait dire que Poissy allait arrêter sa production.
Je l'avais signalé à R.Lescure qui ne m'a pas répondu, comme sur beaucoup de choses. Il a le protectionnisme mais aussi...
Je suis très choqué. Le dirigeant de cette usine a dit que l'âge médian des ouvriers était de 55 ans. Ils avaient prévu la fermeture.
Ils n'ont pas formé de jeunes, ou fait entrer de nouvelles générations pour prendre la relève. Il y a beaucoup de cynisme derrière. - A.Bégot: Le site ne va pas fermer.
Il va produire d'autres choses. - J.-P.Tanguy: J'insiste sur le cynisme de ce qui vient d'être dit.
Je viens du milieu de l'industrie. Quand vous avez un âge médian d'ouvriers à 55 ans, ça veut dire que vous avez fait en sorte qu'il n'y ait pas de suites de productions dans cette usine. Je le vois dans la Somme.
J'ai fermé une usine à Noël où l'âge médian était de 49 ans. C'était la même logique. Imaginez, à 55 ans, beaucoup de gens ont travaillé dur, ont le dos abîmé.
C'est un âge important. Ca prouve qu'il n'y a pas de suivi de l'Etat. Le préfet sait forcément que l'âge médian de Poissy est à 55 ans.
Rien n'a été fait pour cette usine pour préparer l'avenir. - M.Bouhafsi: Merci.
Le 5/5 d'A.Bégot. D'abord, D.Trump qui annonce la réouverture du détroit d'Ormuz. - E.Eméyé: C'est ce qui a été confirmé par l'Iran.
Ca durera au moins jusqu'à la fin du cessez-le-feu, jusqu'au 22 avril. Réaction immédiate des marchés financiers. A New York, la Bourse a ouvert en nette hausse, plus 2,2 %.
Le baril a perdu 10 %, sous la barre des 90 dollars. Sur l'autre front, le Liban avec ces scènes de liesse. Dans le sud du pays, les habitants de la banlieue sud de Beyrouth ont pu regagner leur logement après ce cessez-le-feu conclu avec Israël.
Klaxons. ... - E.Eméyé: On l'entendait très bien chez ces Libanais, ce cessez-le-feu est-il durable?
Ecoutez la réponse de D.Trump. ... - E.Eméyé: Le président américain assure avoir interdit à Israël de bombarder le Liban. "Ca suffit", écrit-il sur Truth Social.
Les Libanais comptent un mort dans une frappe dans le sud du pays, malgré ce cessez-le-feu. La trêve est fragile. Depuis le 2 mars, 2300 personnes ont été tuées au Liban dans des frappes israéliennes. - M.Bouhafsi: A l'étranger, l'économie russe dans le rouge. - E.Eméyé: Oui.
Le PIB russe a perdu 1,8 % au premier semestre de 2026. Un coup dur pour V.Poutine, qui a sermonné ses ministres devant les caméras. ... - E.Eméyé: Au-delà de ce chiffre, c'est toute la société russe qui souffre.
La population le ressent. Ca pourrait devenir un problème d'ampleur pour V.Poutine.
C'est ce que nous explique un journaliste qui a vécu 9 ans en Russie. - Il y a 2 sujets: le blocage d'Internet et l'inflation en Russie. Ce sont les sujets dont on parle le plus.
Ces 2 sujets touchent au quotidien les Russes. Ce sont des risques sociaux qui existent. Le Kremlin estime qu'il a la situation en main.
Par contre, ça interroge sur la façon dont le Kremlin va être en capacité de gérer ces frustrations, qui sont parfois plus que des frustrations, et une vraie colère sociale. - E.Eméyé: Coup dur pour V.Poutine. - A.Bégot: La défaite de V.Orban en Hongrie est la remise en question de tout un système.
C'est le souhait du nouveau Premier ministre. ... - M.Bouhafsi: En 2022, le RN avait obtenu un prêt auprès d'une banque hongroise proche de V.Orban.
En ce moment, vous peinez à financer votre future campagne de 2027. Vous avez essuyé plusieurs refus des banques françaises. Etes-vous inquiet? - J.-P.Tanguy: On va continuer à travailler.
C'est toujours aussi anormal de ne pas avoir accès aux financements français. Sachant que beaucoup de gens, et je le regrette...
C'est compliqué pour nous. Les banques françaises prêtent aux partis politiques...
On peut rembourser en France grâce au vote des Français et Françaises. - E.Eméyé: Vous recherchez à l'étranger? - J.-P.Tanguy: On cherche des banques en France et dans l'UE. - M.Bouhafsi: Vous n'avez pas de financement de la part de banques en France? - J.-P.Tanguy: Il n'y a pas eu d'inquiétude particulière là-dessus. - M.Bouhafsi: Le suspect numéro 1 de l'attentat de la rue des Rosiers remis à la France. - A.Bégot: Il a été extradé en France par l'Autorité palestinienne et remis à la justice française.
C'est ce qu'a annoncé le Parquet national antiterroriste. L'attentat avait eu lieu le 9 août 1982. Plusieurs hommes entrent dans un restaurant rue des Rosiers, à Paris.
Les terroristes mitraillent tous ceux qui se trouvent à l'intérieur de l'établissement. Le bilan est lourd: 6 morts et 22 blessés. - Scène effroyable durant toute l'après-midi, rue des Rosiers.
Il est 13h15 dans ce quartier commerçant. 6 hommes sortent d'une voiture blanche. Les assassins pénètrent dans le restaurant Goldenberg, dont le restaurateur aurait reçu des menaces de mort.
Ils tirent à l'intérieur du restaurant sur les clients. - Je travaillais au fond de la salle. J'ai entendu une grenade et des coups de feu. - J'étais assis dans ma voiture.
Au premier coup de feu, je me suis assis. - A.Bégot: Parmi les rescapés de cet attentat, Xavier.
Il était attablé dans ce restaurant ce jour-là. 40 ans plus tard, il espère enfin un procès. - Ce procès est essentiel.
Ca représente 43 années pendant lesquelles je l'ai attendu. Je suis un survivant. Beaucoup de familles ont perdu des parents, des frères, des soeurs.
Elles sont dans l'attente. Ca doit être, pour eux, douloureux. - Il y a énormément d'émotion? - Je ne peux pas en parler...
C'est horrible. Pas pour moi, mais ce que j'ai vu...
C'est un traumatisme terrible. - A.Bégot: Il était venu nous en parler ici, sur le plateau.
Cet homme est visé par un mandat d'arrêt allemand dans le cadre d'un attentat commis à l'aéroport de Francfort. C'était en 85. Il est soupçonné d'avoir participé à l'attaque d'une synagogue à Rome, en 1982. - M.Bouhafsi: M.Robin continue à prendre ses distances avec P.Palmade. - A.Bégot: L'humoriste était invitée sur RTL.
Elle annonce n'avoir plus aucun contact avec celui qui était son compagnon de scène et d'écriture. Elle assure qu'elle ne le reverra plus jamais. - M.Robin: C'est quelqu'un...
Il me fera toujours peur. J'aurais peur qu'il me fasse du mal. Il avait ses démons.
On l'a vu aller dans le mur. On a fait ce qu'il fallait. J'ai fait ce que j'ai pu.
Je suis restée jusqu'au bout. - M.-O.Fogiel: Vous aviez eu des raisons de le faire. - A.Bégot: Il a été condamné à 2 ans ferme après son accident sous l'emprise de stupéfiants.
Il a purgé sa peine. Son bracelet électronique lui a été retiré en février dernier. - M.Bouhafsi: La fessée est interdite en France depuis 10 bonnes années et pourtant, elle fait partie du quotidien de bon nombre de parents. - A.Bégot: Un quart des parents la jugent efficace et acceptable.
Un baromètre a été publié ce matin par la Fondation pour l'enfance. - Je pense que ça n'a jamais fait de mal à personne. - Ca m'est arrivé, de leur mettre une fessée.
Ca m'est déjà arrivé. - S'il faut mettre une petite fessée, on en met une. Une petite ou une grosse. - Il m'est arrivé de prendre des fessées.
Je n'en ai pas été traumatisée. - J'en ai eu. Je suis très bien éduquée. - Ca marque une barrière psychologique pour l'enfant, quand il se rend compte qu'il a été trop loin. - M.Bouhafsi: S.Hefez, vous êtes psychiatre.
Vous voyez des parents et les enfants défiler dans votre cabinet. Vous êtes surpris par ces chiffres? - S.Hefez: Pas tellement.
C'est des choses que j'entends. Il y a 2 fessées différentes chez les parents. Je les mettrais en 2 groupes.
Il y a des parents pour qui la fessée fait partie des méthodes éducatives ordinaires, banales. C'est comme donner une punition. C'est assumé et ils le font.
La plupart des parents, ce n'est pas tout à fait ça. Ils sont sous tension et sous pression, beaucoup d'énervement. On est dans une société qui facilite l'émergence de l'excitation partagée.
Là, ça part, à un certain moment. Après, ils le regrettent. J'entends des mères qui disent: "Je suis ravagée.
J'ai donné une claque à mon fils. Je n'ai jamais pensé être capable de faire ça." Elles sont culpabilisées.
C'est la plupart des parents. Après, ils doivent le justifier. Ils ne peuvent pas dire que tout ce qu'ils font est mal. - A.Bégot: Un quart estime que c'est efficace et acceptable.
On l'entendait bien parmi ces parents qu'on a interrogés. Beaucoup disent "j'ai pris des fessées et des claques, ça ne m'a pas traumatisé". Qu'est-ce que vous leur répondez? - S.Hefez: Je leur répondrai que peut-être que ça ne les a pas traumatisés, mais peut-être qu'ils auraient été encore mieux si on avait pu éviter les châtiments corporels lorsqu'ils étaient enfants et appliquer avec eux d'autres méthodes éducatives.
Les changements, c'est quelque chose de très lent. Il faut des générations et des générations pour changer. On le voit bien dans les questions de genre ou les rapports entre les hommes et les femmes.
Tout ça ne se fait pas facilement. C'est vrai qu'il y a 2 ou 3 générations, le châtiment corporel était banal. Moi qui ne suis pas Mathusalem, j'étais à l'école dans les années 60, on présentait nos doigts au maître et on nous tapait. - A.Bégot: Ca a quelles conséquences concrètes sur les enfants?
Beaucoup de gens font la distinction entre quelques fessées et un enfant battu...
La fessée? - S.Hefez: Par principe, ça ne leur apprend rien et ne leur transmet rien.
Ce n'est pas un acte d'autorité, au contraire. C'est une faillite de l'autorité plutôt qu'une bonne autorité. 1 ou 2 fessées dans une vie, ça n'a jamais tué personne.
Sur le principe, c'est important de continuer à transmettre. C'est contre le processus d'autorité. C'est quoi?
C'est de calmer un enfant. Un enfant excité, angoissé ou qui a peur, c'est de pouvoir calmer son angoisse et son excitation. Si on monte le ton, si on hurle, si on donne un coup, on est au même niveau d'excitation que lui.
On ne lui transmet rien en hurlant ou en le tapant. Un bébé qui hurle parce qu'il a faim, froid ou peur, on sait bien qu'on ne va pas le taper. On va le prendre dans les bras.
Un adolescent, c'est un bébé qui a grandi et qui a les mêmes besoins qu'un bébé: on le calme. - A.Bégot: On découvre aussi un vrai décalage entre les pères et les mères. 40 % des hommes estiment que certains enfants ont besoin de punitions corporelles, contre 25 % des femmes.
La Fondation pour l'enfance parle de la montée du masculinisme chez les jeunes. Une tendance présente sur les réseaux sociaux. ... - M.Bouhafsi: Ce qui est le plus inquiétant, c'est que ce discours touche de plus en plus les jeunes. - S.Hefez: Les jeunes se cherchent.
Aujourd'hui, il y a 1000 façons d'être jeune, un garçon, une fille, de se parler entre garçon et fille, de se comporter entre garçon et fille. Ca crée du désarroi. Beaucoup de garçons sont dans un vrai désarroi par rapport à la masculinité, ce qu'est être un homme.
Ils sont en perte de vitesse. Les femmes paraissent comme les grandes gagnantes parce qu'elles ont gagné en autonomie, en liberté de parole et d'être. Ils se rattrapent aux branches masculinistes. - A.Bégot: Vous les voyez en cabinet? - S.Hefez: Oui.
Ce ne sont pas des jeunes gens qui viennent me demander des psychothérapies, mais je les vois en hôpital parce qu'ils ont fait une crise trop importante. Je les rencontre. - M.Bouhafsi: Merci.
Voici votre livre. - S.Hefez: Ca sort dans 2 semaines. - M.Bouhafsi: Il faut absolument le commander pour comprendre les clés de l'enfance, notamment.
E.Macron était ce matin au Festival du livre. - A.Bégot: Festival qui se tient jusqu'à dimanche à Paris, au Grand Palais.
Le président a été interrogé sur cette crise qui secoue la maison d'édition Grasset, le départ de quelque 170 écrivains pour protester contre le licenciement du PDG, O.Nora. Le président appelle à défendre le "pluralisme éditorial." - E.Macron: Un éditeur n'imprime pas que des livres.
C'est plus. C'est un esprit, une maison. C'est une chaîne humaine qui importe.
C'est important d'exprimer et de défendre ce pluralisme, le respect des auteurs, l'histoire de ces maisons et leur identité. - A.Bégot: Dans une tribune publiée dans le journal "Le Monde", 200 éditeurs, dont Gallimard, dénoncent une guerre culturelle et idéologique menée au grand jour.
Est-ce que vous diriez que la propriété ne doit pas prendre le dessus sur la liberté? - J.-P.Tanguy: Je suis contre le règne de l'argent.
Il faut défendre le pluralisme. Je ne connais pas le fond du dossier. Le simple fonctionnement, qui possède quoi...
Le fait d'être propriétaire ne donne pas un droit sur la liberté et la ligne éditoriale. Je ne sais pas ce qui s'est passé. Je ne sais pas...
J'ai une position de principe que je suis. Je suis pour le pluralisme dans tous les domaines. Je finis.
Je me suis battu pendant des années contre la pensée unique de gauche, qui n'était pas de gauche, mais juste une pensée unique sans intérêt et stérilisant l'intelligence. S'il y a une pensée unique de droite qui stérilise autant l'intelligence et les énergies, ça n'a aucun intérêt. Il ne faut pas répondre à la pensée unique par une autre.
Il faut du pluralisme. C'est bien comme ça. C'est un combat.
La nature, c'est plutôt la bigoterie, la censure, abusée de son pouvoir. Il faut de tout le monde...
Comme la pensée libre de gauche n'a rien dit et n'a rien fait, maintenant... - P.Larrouturou: C'est V.Bolloré qui l'a dit? - J.-P.Tanguy: Je ne connais pas le dossier.
Il y a d'autres gens très riches qui ont l'air d'abuser. Regardez aux Etats-Unis. C'est le pompon. - M.Bouhafsi: L'information du jour: le grand retour de C.Dion. - A.Bégot: Avec son nouveau single...
Ca donne envie de danser. C'est le titre d'une ballade écrite et composée par Jean-Jacques Goldman. Elle a été dévoilée la nuit dernière à 0h01. ... - M.Bouhafsi: Bonsoir, E.Jean-Jean.
Vous êtes animateur et producteur sur RTL. 10 ans que C.Dion n'a pas chanté du Goldman. 10 ans qu'elle n'avait pas chanté en français.
Regardons ce qu'en disent les fans. ... - Je pense que je vais adorer. - C'est du C.Dion.
Elle ne déçoit jamais. - J'ai la chair de poule. - Ca nous transporte. - La mélodie est géniale.
Sa voix passe bien. - On la reconnaît tout de suite. - C'est bon signe.
Elle va venir se produire en concert. - Pourvu que ça dure, qu'il y en ait encore d'autres! - Je vais la rajouter dans ma playlist. - Je suis obligée.
Pour aller voir son concert, il faut que je la connaisse. - A.Bégot: Les fans disent qu'on reconnaît tout de suite C.Dion et la patte Goldman. - E.Jean-Jean: C'est une ballade avec ce genre de mélodie accrocheuse.
Il y a la voix de Céline, mais il y a 2 repères au début et à la fin de la chanson hyper importants. Si vous écoutez le début, ça ressemble à "Ziggy". Elle a été écrite pour "Starmania".
C'est en écoutant "Ziggy" à la radio que J.-J.Goldman a voulu écrire pour C.Dion.
A la fin, ça rappelle aussi "Titanic", le succès international de C.Dion. - M.Bouhafsi: C'est à contre-courant des standards actuels? - E.Jean-Jean: Oui.
C'est un petit coucou. S'il y a un gros tube chez C.Dion dans son album, il arrivera en septembre. - A.Bégot: C'est "coucou, me revoilà"? - E.Jean-Jean: Elle n'a pas besoin, avec tout ce qui s'est passé autour de son retour et de ses salles remplies...
Elle n'a pas besoin de sortir "la" grosse chanson. Elle sort son atout: J.-J.Goldman.
C'est le Français préféré des Français, le compositeur préféré des Français, également. C'est une bonne chanson. - A.Bégot: Il a participé à tout.
Ces références à "Ziggy", ou à "Titanic", c'est lui qui a orchestré ça. Il se mêle de tout. - E.Jean-Jean: C'est sa chanson et sa chanteuse.
Il y a des images hyper célèbres où, pendant l'enregistrement du 2e album, on voit Jean-Jacques et Céline assis par terre. Il la fait chanter en disant qu'il faut qu'elle déchante. C'est lui qui lui a appris cette nuance qui lui a ouvert sa voix.
C'est ce qu'il fait dans cette chanson. Il a écrit et composé cette chanson. C'est une ancienne chanson qu'il lui avait proposée. - M.Bouhafsi: Les paroles, le texte, datent de 2020, en pleine pandémie. - E.Jean-Jean: Ca parle de la guerre, aujourd'hui.
Goldman l'a dit dans le petit communiqué. Il a dit: "Je n'ai pas changé un mot parce qu'on a toujours besoin de cette légèreté alors que le monde est en train de vaciller." - A.Bégot: Vous disiez que c'est le retour avec Goldman, mais c'est le retour d'un couple mythique que les Français adorent.
Il y en aura d'autres? - E.Jean-Jean: J'espère.
La rumeur bruissait depuis quelque temps de chansons de Goldman. Ce n'est pas lui qui produit l'album. On est sûrs.
C'est pas lui qui va faire l'album. - E.Eméyé: Elle a appelé plein d'artistes, déjà. - E.Jean-Jean: Si j'en crois nos confrères du "Parisien", elle a appelé toute la nouvelle génération de femmes.
Ce qui se passe dans la variété française en ce moment, ce sont ces jeunes femmes. Ce sont elles qui fabriquent la nouvelle chanson française, qui est vachement bien. Elle est populaire et chic.
Angèle en est l'exemple-type. Les jeunes de 12-13 ans ne connaissent pas C.Dion.
Si elle se mélange avec les gens qui suivent ces artistes, ça va être super pour tout le monde. - A.Bégot: C'est une démarche marketing aussi? - E.Jean-Jean: Oui.
C'est très féministe, aussi. C'est très marketing aussi. On ne va pas se mentir.
Néanmoins, c'est une bonne idée artistique. - M.Bouhafsi: Elle est prête pour tenir cette série de concerts, ces 16 concerts? - E.Jean-Jean: Je ne sais pas.
Personne ne le sait. Personne n'est fou, dans son entourage. C.Dion me fait penser à cette immense championne qu'on a vue aux Jeux olympiques d'hiver, qui s'était blessée et qui avait pris le départ de cette course, même si ça se finit mal.
C.Dion est une sportive de haut niveau depuis le début de sa carrière. Elle a tout sacrifié.
Il y a un moment où elle n'a pas parlé pendant des mois car elle protégeait sa voix. Je l'ai fréquentée pendant une certaine époque. C'était une ascète.
Elle veut le faire, elle va le faire. - M.Bouhafsi: J.-P.Tanguy, vous avez pris votre place? - J.-P.Tanguy: Je n'ai pas eu la chance d'être tiré au sort.
Je me suis inscrit avec beaucoup d'amis. - E.Jean-Jean: Il faut écouter RTL. - J.-P.Tanguy: Je suis heureux pour tous les fans et les gens qui auront du bonheur avec C.Dion.
Elle revient. C'est un monument de la chanson francophone. - M.Bouhafsi: Vous aimez beaucoup J.-J.Goldman. - J.-P.Tanguy: Oui.
J'aime encore plus Céline. - A.Bégot: C'est une folie, ses places. - E.Jean-Jean: En tant qu'observateur de la musique en France, je n'ai jamais vu ça.
Sur RTL, hier, on offrait des places. Je me suis arrêté de compter à 40 000 SMS reçus. Il était 16h.
Il y avait 40 000 personnes de nos auditeurs qui voulaient avoir des places pour C.Dion. Elle a rempli 500 000 places, pour aller la voir à La Défense Arena. - M.Bouhafsi: Un homme a réussi à obtenir 24 places pour les revendre au marché noir.
Il espère gagner jusqu'à 9000 euros. Le système des billetteries laisse trop de place à la spéculation? - E.Jean-Jean: Oui.
Ca va tuer le métier. Aujourd'hui, il y a des grosses firmes qui prennent en main de gros artistes et de grosses scènes de spectacle. De ce fait, les prix augmentent.
C'est supposé être régulé, en France. - A.Bégot: Il y a une enquête ouverte par la Répression des fraudes. - E.Jean-Jean: Il y a un cas d'école.
Indochine est un groupe qui réunit 1,3 million de personnes sur sa dernière tournée et des places qui n'excèdent pas 50 euros. C'est la volonté du groupe. C'est possible de le faire.
Pour C.Dion, je ne connais pas le sujet. Je ne veux pas polémiquer dessus.
C'est pas moi qui en parle. C'est possible. Il faut conserver cette particularité en France. - M.Bouhafsi: Vous êtes un spécialiste de J.-J.Goldman.
On attend qu'il reprenne la parole. Ca pourrait avoir lieu lors de ces concerts? - E.Jean-Jean: Je ne sais pas.
C'est pas faute de lui avoir demandé. Pour l'instant, il fait du vélo autour du monde. - E.Eméyé: Pendant un an.
Il va rater les concerts. - E.Jean-Jean: Il ne faut pas s'attendre à le voir sur scène.
Il n'a pas envie. Il y a un autre truc...
Je sais qu'au fond de lui, c'est un compétiteur. Il a envie d'être numéro 1. C'est un sportif.
S'il fait un album et que cet album, par malheur, est un demi-ton en dessous, ça ne va pas lui plaire. Il préfère ne pas le faire. - M.Bouhafsi: Merci.
On vous écoute sur RTL, E.Jean-Jean. Vous avez une émission, "Bonus track". - A.Bégot: Je vous montre la mascotte du jour, la marmotte en train de se faire bichonner par son propriétaire vietnamien.
Sa voisine est complètement effrayée. - M.Bouhafsi: Elle pousse un petit cri. - Y.Goosz: Paul fait pareil quand on lui coupe les ongles. - M.Bouhafsi: Ca fait peur à tout le monde.
Merci, J.-P.Tanguy.
Merci, E.Jean-Jean. On vous retrouve sur RTL.
Merci, S.Hefez. Je rappelle votre livre.
Jean-Philippe Tanguy