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InterviewC à vous (sur YouTube)· 26 janvier 2024 12 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesSécuritéEurope & international

Agriculteurs en colère : Gabriel Attal en Haute-Garonne - C à vous - 26/01/2024

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 68 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Avec ces annonces, est-ce que le gouvernement vous a réellement entendu et compris comme l'affirme Gabriel Attal, reçu 5 sur 5 ?

  • 0:09RelanceÉludée

    Trop long ?

  • 1:44OuverteRéponse directe

    La surtransposition, c'est-à-dire quand la France va au-delà des recommandations européennes, ou impose des normes aux agriculteurs européens, aux Français, qui ne sont pas imposées aux autres agriculteurs de l'Union européenne.

  • 2:20OuverteRéponse partielle

    Avant de décider de quoi ? Potentiellement lever le pied sur les blocages ?

  • 2:48OuverteRéponse directe

    Pourquoi ? Ce n'est pas la consigne que vous donnez aujourd'hui à vos adhérents ?

  • 3:14OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous reconnaissez quand même au gouvernement une certaine réactivité ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:05Invité politiqueChiffre
    « nos réseaux respectifs avaient, si je puis dire, envoyé un cahier de doléances, exactement, avec plus de 140 mesures. »
  • 1:08Invité politiqueChiffre
    « le Premier ministre ne ressort qu'une quinzaine de mesures. »
  • 1:44PrésentateurFait
    « La surtransposition, c'est-à-dire quand la France va au-delà des recommandations européennes, ou impose des normes aux agriculteurs européens, aux Français, qui ne sont pas imposées aux autres agriculteurs de l'Union européenne. »
  • 3:22PrésentateurFait
    « C'était la suppression de la hausse de la taxe sur le GNR, le gazole non routier. »
  • 5:05InvitéPromesse
    « il a promis que les décrets seraient publiés dans les prochaines heures. »
  • 5:44PrésentateurFait
    « Là, il y a un geste fort du gouvernement avec des sanctions lourdes contre des entreprises qui ne respectent pas cette loi. »

Temps de parole

  • Gabriel Attal53 %
  • Présentateur15 %
  • Invité6 %
  • Invité 26 %
  • Invité 36 %
  • Invité 45 %
  • Invité 54 %

1,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Clément Torpied, avec ces annonces, est-ce que le gouvernement vous a réellement entendu et compris comme l'affirme Gabriel Attal, reçu 5 sur 5 ?

0:09
Gabriel Attal

Alors il y a eu une prise de parole de Gabriel Attal qui vient de se terminer, un très long discours. Trop long ? Peut-être trop long, avec des messages qui ont été passés de mettre au-dessus de tout l'agriculture. Je ne sais pas si on a besoin de mettre au-dessus de tout l'agriculture française. Ce qui est important et ce qui est sûr, c'est que l'agriculture, elle est importante. Elle est importante pour deux termes qu'on a beaucoup employés, qui est la sécurité, la souveraineté alimentaire, la souveraineté énergétique de notre pays. Et cette souveraineté, elle ne se fera pas sans agriculteurs et sans notre agriculture française.

Il y a bien évidemment eu des messages qui ont été passés, des décisions ont été prises par ce Premier ministre. Mais il faut savoir que la liste, puisque nos réseaux respectifs avaient, si je puis dire, envoyé un cahier de doléances, exactement, avec plus de 140 mesures. Et aujourd'hui, le Premier ministre ne ressort qu'une quinzaine de mesures. Donc c'est une première étape des mesures qui sont intéressantes, qui sont favorables, que l'on attendait, bien évidemment. Mais il manque encore des prises de positions importantes sur la surtransposition franco-française.

1:30
Présentateur

La surtransposition, c'est-à-dire quand la France va au-delà des recommandations européennes, ou impose des normes aux agriculteurs européens, aux Français, qui ne sont pas imposées aux autres agriculteurs de l'Union européenne.

1:44
Gabriel Attal

Exactement. Alors il y a eu quelques avancées, mais il y a la question des zones de non-traitement, aujourd'hui qui est quelque chose de franco-français. On n'en a pas entendu parler.

1:53
Invité

Il en a dit un mot. Il a dit une phrase, il a dit qu'il fallait faire une pause sur les zonages.

1:57
Gabriel Attal

Alors ce sont les zonages sur les zones humides, mais ça ne correspond pas aux zones de non-traitement. Vous voyez, il y a une multitude de surtransposition françaises, qui, aux yeux du grand public, est extrêmement difficile à comprendre. Et ça, voilà, donc on va devoir analyser vraiment concrètement ce qui s'est dit, avec l'ensemble de nos réseaux.

2:20
Présentateur

Avant de décider de quoi ? Potentiellement lever le pied sur les blocages ? Il y en avait cinq en Ile-de-France auxquels participaient, j'imagine, un certain nombre de vos adhérents ?

2:28
Gabriel Attal

Exactement. Il y avait plusieurs blocages en Ile-de-France. Ça a commencé hier, aujourd'hui. Et on va se concerter pour pouvoir prendre une décision par la suite sur quoi faire dans les prochains jours.

2:42
Présentateur

Un porte-parole départemental de la FNSE en Lot-et-Garonne a dit que la consigne officielle, c'était de rentrer chez soi. Pourquoi ? Ce n'est pas la consigne que vous donnez aujourd'hui à vos adhérents ?

2:50
Gabriel Attal

Aujourd'hui, on n'a pas encore donné de consigne. Les propos du Premier ministre se sont terminés il y a quelque temps. Je suis aujourd'hui avec vous. Je vais rentrer sur le terrain pour pouvoir échanger avec mes adhérents, nos adhérents locaux. Et on attend aussi, bien évidemment, les orientations de nos syndicats respectifs nationaux.

3:14
Présentateur

Est-ce que vous reconnaissez quand même au gouvernement une certaine réactivité ? Notamment en donnant satisfaction à l'une de vos principales revendications. C'était la suppression de la hausse de la taxe sur le GNR, le gazole non routier.

3:27
Gabriel Attal

Bien sûr que je reconnais cet effort, cette première main tendue du gouvernement, du Premier ministre. Mais j'ai envie de dire, il était temps, puisque cette revendication, ces messages, ce mal-être agricole, il est là depuis un certain temps. Depuis déjà longtemps, on est mobilisés.

3:48
Invité

Pardon, sur le gazole non routier, il y a eu un accord avec la FNSEA qui a été négocié par Bruno Le Maire il y a quelques mois. Donc c'est cet accord-là qui est remis en cause aujourd'hui, que vous remettez en cause. Mais enfin, pardon, vous l'avez signé, vous l'avez approuvé, aujourd'hui vous le remettez en cause. Vous ne pouvez pas dire que ça a traîné depuis des mois. Alors, l'opération, on marche sur la tête, aujourd'hui on n'a pas...

4:10
Présentateur

C'est le début de la mobilisation.

4:11
Gabriel Attal

C'était le début de la mobilisation. Lorsque vous retourniez notamment les panonchers. On n'a pas remis uniquement en cause la question du carburant. C'était quelque chose de plus important.

4:20
Invité

Oui, d'accord, mais puisque vous parliez du carburant, je rappelle quand même que ça a fait l'objet d'un accord entre vos organisations et le gouvernement.

4:28
Gabriel Attal

Oui, mais on s'est aperçu que finalement cet écrit libre qu'évoquait Gabriel Attal ne revient pas à l'intégralité des agriculteurs, mais seulement à une petite partie. Donc on va revenir à une situation initiale, plus saine, mais le mouvement, on marche sur la tête, a commencé depuis déjà plusieurs semaines, depuis quelques mois. Donc la colère agricole, elle est là depuis longtemps et le Premier ministre nous a effectivement entendus et écoutés.

5:00
Présentateur

Y compris sur la simplification des procédures, avec des mesures immédiates.

5:05
Invité

Oui, il a promis que les décrets seraient publiés dans les prochaines heures.

5:07
Présentateur

Exactement, dès demain quasiment. Donc ça va vite. Est-ce que vous allez passer plus de temps dans vos champs que devant les écrans, comme semble le dire Gabriel Attal ?

5:17
Gabriel Attal

Alors nous verrons bien si ces décrets s'appliquent effectivement très rapidement dans les petites lignes. Mais oui, on espère faire notre métier pour lequel on s'est engagé et qui est de répondre à la question de la souveraineté alimentaire de notre pays, de pouvoir nourrir l'ensemble des Français.

5:39
Présentateur

Vous demandiez aussi un engagement absolu pour assurer un respect des lois EGALIM. Là, il y a un geste fort du gouvernement avec des sanctions lourdes contre des entreprises qui ne respectent pas cette loi. C'est un bon début ?

5:51
Gabriel Attal

Bien sûr, on a entendu Gabriel Attal qui promet de sanctionner trois grandes entreprises. Alors il n'a pas cité de nom, mais c'est bien évidemment une première étape. Mais ça ne ramènera pas...

6:03
Présentateur

Vous auriez voulu qu'on fasse du... Non, non. Du shaming, du...

6:06
Gabriel Attal

Non, non. Mais ce que je veux dire, c'est que ça ne ramènera pas pour le moment l'argent dans les cours d'exploitation, alors que c'était le but de vraiment ramener de la valeur ajoutée à nos agriculteurs.

6:18
Présentateur

Bon, on est allé recueillir la réaction des agriculteurs, notamment ceux qui participaient au blocage au niveau du péage de Saint-Arnoux, où évidemment, ils étaient très attentifs aux annonces de Gabriel Attal. Leur réaction au micro d'Audrey Payas et de Salomé Delat, pour c'est à vous.

6:31
Invité

Nous partons en direction du péage de Saint-Arnoux. Le péage de Saint-Arnoux, c'est le plus grand péage d'Europe. Et on est parti pour le bloquer sur les deux voies, dans les deux sens, province-paris-paris-province. L'idée, c'était de dire, on va continuer à mettre la pression sur le président et son gouvernement, surtout. La marmite, elle déborde, et tous les gars, ils en ont plein le dos.

6:56
Gabriel Attal

Il y a une forme de déconnexion. Et aujourd'hui, on se demande si vraiment on a pris la mesure de ce qui se passe dans notre pays au plus haut sommet de l'État. Le monde agricole ne va pas se satisfaire de petites phrases.

7:06
Présentateur

Moi, je me suis entretenu avec le Premier ministre. Je lui ai dit qu'il ne fallait pas sous-estimer ce qui se passait et que ça n'était pas une colère temporaire. C'était quelque chose de fond.

7:16
Invité

La vérité m'oblige à dire que la loi Egalim est un énorme progrès, je me disais il y a un instant, et que ces progrès ne sont pas toujours suffisamment visibles dans la vie des agriculteurs. Il n'y a rien dans son truc. Il n'y a rien dit. Il n'y a rien d'effet immédiat. Je ne vois pas. Le GNR, OK, mais ce n'est pas grand-chose. On aura toujours le même problème avec la concurrence des pays de l'Europe. Il n'a rien annoncé là-dessus, malheureusement. Est-ce que vous allez continuer la mobilisation, du coup ? Du coup, c'est en réflexion-là, mais oui, ça prend cette tournure-là.

7:48
Gabriel Attal

Et puis on lui donne rendez-vous dans trois semaines. Parce qu'il sait que dans trois semaines, il y a le centre de l'agriculture. Donc là, vous voyez les tracteurs qui sont là, on peut les retrouver au centre de l'agriculture.

7:58
Présentateur

L'idée, là, c'est de maintenir la pression sur le gouvernement ?

8:01
Gabriel Attal

Bien sûr. Il y a un souhait de maintenir cette pression. Il va y avoir, je pense, une période de négociation qui va débuter incessamment sous peu. Et donc, on doit bien évidemment maintenir cette pression avec le gouvernement.

8:17
Invité

Au-delà des autoroutes bloquées, on a vu cette semaine plusieurs actions de dégradation devant les préfectures et devant les supermarchés, devant une centrale nucléaire aussi, du fumier déversé, des pneus entassés et même des incendies, comme cet après-midi, dans un bâtiment de la Mutualité Sociale. C'était à Narbonne. À l'intérieur de ce bâtiment, ce matin, il n'y avait pas d'employés. Ils avaient peut-être anticipé le fait qu'il pourrait y avoir des actions violentes ici à Narbonne et donc ne travaillaient pas visiblement dans les bâtiments. Sous l'écrit des agriculteurs, des palettes et des balles de paille alimentent le brasier au pied de la préfecture de Bordeaux.

La préfecture de Poitiers est recouverte de fumier et ce bâtiment administratif à Toulon, pergé de poubelles. À Clermont-Leroux, des agriculteurs ont labouré le parking de cette grande surface. À Agen, la façade de cet hypermarché est repeinte avec des déjections de porcs et sous le poids du lisier, un sous-plafond s'effondre. Face à ces dégradations, peu de réaction des forces de l'ordre et une étonnante indulgence de la part du gouvernement, la gauche et les écologistes s'en offusquent. Il y a des écologistes qui se sont fait gazer en plein visage parce qu'ils étaient assis par terre pacifiquement. Là, je veux dire, tout est bloqué, il n'y a aucun problème, on n'en voit pas la police.

9:39
Gabriel Attal

C'est sûr que vu la répression qu'on a subie notamment à Sainte-Solines, on ne peut que constater qu'un deux poids deux mesures.

9:45
Invité

Les écologistes feraient le millième de ce qui se passe aujourd'hui, ils seraient en prison et condamnés. On remarque quand même que dès que les actions viennent du côté des écologistes, on a quand même beaucoup plus facilement envie de les taxer d'écotéoristes et puis de les criminaliser. Il n'y a pas deux poids deux mesures, on ne peut pas comparer les choses. Les agriculteurs travaillent et lorsqu'ils ont envie de démontrer qu'ils ont des revendications, que le gouvernement est à l'écoute, le Premier ministre fera des annonces demain, il faut les entendre. On ne répond pas à la souffrance en envoyant des CRS.

Ces mots de Gérald Darmanin ont pu surprendre, ont pu même choquer hier sur les réseaux sociaux. Je vous ai vu sourire sur un magnéto, vous entendez la voix des écologistes qui expliquent qu'ils pensent qu'il y a une situation de deux poids deux mesures au vu de ces dégradations ?

10:25
Gabriel Attal

Alors d'abord, les images qu'on vient de voir sur ces dégradations, il est évident que l'on ne cautionne pas ça, on ne trouve pas ça normal. Vous ne pouvez pas les empêcher ? Malheureusement, la colère est tellement grande que certains s'estiment ne plus rien avoir à perdre et vont commettre des actes que je n'accepte pas. Ce n'est pas une colère organisée à Agen ?

10:49
Invité

Ce n'est pas l'une des organisations concurrentes à la vôtre ?

10:53
Gabriel Attal

Je ne sais pas précisément ce qui s'est passé à Agen, mais je sais que la colère est grande chez certains, dans certains réseaux agricoles et il y a des choses que l'on n'accepte pas. Et ce qui s'est passé, ce n'est pas acceptable. On n'est pas là pour dégrader des biens publics ou des bâtiments privés. Le feu qui s'est déclaré dans la mutuelle sociale agricole est inadmissible. La MSA est là pour aider les agriculteurs en difficulté. Il n'y avait aucune raison de mettre le feu à ce bâtiment de la MSA. Donc bien évidemment, nous ne cautionnons pas ça. Et ce n'est pas dans la mentalité des jeunes agriculteurs de faire entendre leur colère.