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interviewLe Média (sur YouTube)· 13 octobre 2025 18 min

MACRON-LECORNU II, POURQUOI C’EST TERMINÉ AVANT D’AVOIR COMMENCÉ

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Pour ne rien rater de nos programmes, n'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Media TV et le MIA 247, et d'activer la cloche. Les gens rêverait d'un d'un gouvernement technique qui applique contre les populations. On m'a posé une question l'autre fois, on m'a dit "Quel est le paramètre le plus important dans la réforme des retraites ?" Moi je dis "Le paramètre le plus important, c'est c'est déjà le le la question démocratique, c'est les gens sont contre, donc on va passer une réforme contre eux." Bah quand on dit ça, on dit "Mais tu es complètement fou et cetera." Donc moi, je me méfie des gouvernements techniques.

C'est les peuples qui tranchent et une fois qu'il a tranché, on fait avec. Bonjour tout le monde, je suis ravie de vous retrouver pour un nouvel épisode de l'instant porché. Toutes les semaines, on entend tout et son contraire sur l'économie et pas que.

Alors, on est là avec Thomas pour détricoter tout ça et on en a du travail he le média est en pleine repost. L'extrême droite aidée par des médias financés par les milliardaires, cherche à imposer sa vision en muselant la diversité des voix et en baffant le pluralisme sur les réseaux sociaux et sur la TNT française. Nous voulons porter les voix qui dérangent, celles qu'on ne veut pas entendre ailleurs.

Cette bataille pour la démocratie nous concerne tous et tous. Alors allez signer la pétition sur notre site lemediatv.fr.

Bonjour Thomas. Salut Lisa. Avec toi aujourd'hui au programme le cornu nommé premier ministre.

Non, ce n'est pas une blague ou un replay. On est bien le lundi 13 octobre 2025. C'est parti.

Une semaine après la démission de Sébastien Lecornu, Emmanuel Macron a nommé comme premier ministre Sébastien Lecornu. C'était vendredi dernier et dimanche soir, le nouveau gouvernement tombe. Alors, nouveau, c'est un bien grand mot.

Le gouvernement se compose de h membres de la société civile et de 26 politiques, des macronistes, des républicains virés depuis partaillot qui n'y retourne pas et un ancien PS maintenant liotte. Dans les profils techniques, on retrouve Serge Papin, ancien patron de Système, devenu ministre des PME. Jean-Pierre Farandou, ancien président du transporteur Keolis puis président de la SNCF qui est nommé comme ministre du travail ou encore Laurent Nunz, actuel préfet de police de Paris qui devient ministre de l'intérieur.

Et à notre ministère, l'économie, on va quand même s'y intéresser un petit peu, Roland l'escur qui était déjà à ce ministère et un proche d'Emmanuel Macron. Thomas, on prend les mêmes et on recommence. C'est un peu près ça.

Alors, on a voulu maquiller un peu le casting en mettant un peu de société civile que que tu as que que tu as cité. La société civile très macroniste. De la société civile très macroniste.

Bien sûr. Bien sûr. Et puis ensuite, on a mis à l'économie Roland l'escur qui a un profil un peu plus partie socialiste, c'est l'aile gauche de la Macronie, un peu plus partie socialiste compatible que l'ancien qui devait déjà être un gage donné au Parti socialiste.

Parce que quand quand on regarde la somme, la censure va être demandée par le RN, va être demandé par la LFI. Il manque grosso modo 25 personnes pour qu'il y ait la majorité sur cette censure. Les 25 personnes sont clairement allées chercher en partie du côté du Parti socialiste.

Donc la stratégie est la même que les précédentes, c'est d'essayer de convaincre le Parti socialiste avec des mesurettes de gauche qu'on a qu'on agitera comme ça pour que une partie puisse voter le budget. Mais avec un tel gouvernement, le projet politique, l'idéologie, la ligne très dure libérale, c'est inchangé. La ligne est inchangée.

Après, je pense qu'ils vont lâcher. Ils doivent, en tous les cas, c'est pas sûr parce que parfois ils font croire qu'ils vont lâcher, mais ils doivent lâcher sur des mesures phare. Alors, il y a eu la très grande peur de cette mesure de la taxman qui a fait très peur au patronat.

Macron y était opposé. Donc là, ça a l'air d'aller plutôt sur la suspension de la réforme des retraites qu'on va aborder tout à l'heure. Mais ils doivent lâcher quelque chose pour que le Parti socialiste les ne vote pas ne vote pas cette censure là.

Donc tout va se baser sur ça. Alors euh de quoi va se contenter le Parti socialiste ? Est-ce qu'il va se contenter d'une mesurette sur les retraites ?

Faudra avoir les contours de de de cette de cette mesure hein et en quoi elle peut être bonne ou pas. Ou est-ce qu'il va se dire que non, il est un parti vraiment d'opposition et qu'il faut aller soit à la dissolution, soit attendre l'élection 2027, soit aller à la démission du du président parce que c'est les trois voies qui qui s'ouvrent. Donc là on verra mais ils se voit être obligés de mettre dans le panier des des des mesurettes plutôt d'orientation sociale même si l'enveloppe générale est une enveloppe des d'économie.

Très clairement. Tu l'as dit les groupes LFI et RN annoncent déjà déposer une motion de censure. Le PS lui réclame la suspension intégrale de la réforme des retraites des mesures sur la fiscalité des grandes entreprises et des haut patrimoine ainsi qu'une baisse ciblée de la CSG.

Est-ce que là, en l'état actuel des choses, avec ce gouvernement-là, avec la pression énorme des Républicains, le cornu peut accéder aux demandes du PS ? Non, le PS met des demandes sur la table et après il y a une négociation qui se met en place. Le LFI ne veut ne veut pas négocier.

Il a dit le RN veut pas négocier. Les écologistes apparemment et le PC devrait plutôt, on verra, mais devrait plutôt rejoindre la position de LFI. Il y a que le PS qui peut dire "Écoutez, alors là, on va encore rejouer la dramatisation. un budget, même si c'est pas le budget que nous appelons de nos vœux, nous devons avancer et cetera.

Enfin voilà, il va y avoir tout ce cinéma dont on a entendu parler déjà depuis 2 ans. À chaque fois qu'il y a un vote de budget pour le faire passer au force et ben il faut dire oui, ça va être très compliqué. Les Français attendent un budget, faut même faire peur aux Français même si les Français ne croient plus au fait que la carte vitale ne fonctionnera pas et que les fonctionnaires ne ne seront plus payés.

Mais il va y avoir tout ce tout ce tout ce débat qui va se mettre en place. Euh après faut voir les les avancées qu'ils obtiennent et euh et Macron euh enfin le corps nucron jouent avec ça. C'est-à-dire qu' ils avance des des choses comme c'est la suspension par exemple de la réforme des retraites.

Après faut voir ce qu'ils appellent suspension. Faut voir ce qu'on appelle suspension parce que suspension ça veut tout et rien dire. Si c'est une vraie suspension on arrête maintenant.

Maintenant c'est 62 ans et 9 mois et on l'inscrit dans la loi. C'estàd que la la réforme des retraites ne va pas jusqu'à 64 ans, elle va jusqu'à 62 et 9 mois. Après il y a une deuxième question. dont on parle peu parce qu'on parle que de l'âge, c'est est-ce que les cotisations, la durée de cotisation continue à augmenter parce qu'elle augmente d'un trimestre par an, est-ce qu'elle continue à augmenter ?

Si elle continue à augmenter mais qu'on a juste gelé l'âge à 62 ans et 9 mois, qu'est-ce qui va se passer ? Les gens qui vont arriver à la retraite vont arriver sur la retraite avec des pensions qui ont été massivement décotées avec pas mal de malus parce que la durée de cotisation continuera à augmenter. Donc normalement, si on veut une vraie suspension, c'est 62 ans et 9 mois inscrit dans la loi et arrêt d'augmentation de la durée de de cotisation, ce qui va coûter sur le budget moins d'un milliard, entre 500 millions et 1 milliard.

Moins d'un milliard, donc c'est c'est pas grand-chose, c'est 1 heure grosso global de travailler à l'échelle d'une année. Donc c'est ça une vraie suspension. Est-ce qu'ils arriveront euh à ça ?

Pas sûr, parce qu'il y a un certain nombre de pièges. Après, il peut y avoir un autre piège où on dit "Écoutez, on va suspendre à 63 ans, 62 ans et 9 mois, 63 ans, c'est pareil." Les gens se disent "Oui, c'est pareil." Si on fait ça, c'est une opération neutre pour le budget.

C'est un effet d'annonce parce que les gens qui arriveront à 63 ans à la retraite, c'est la génération 65 et ils arriveront en 2028. Donc ça c'est une façon de repousser le débat à l'après-présidentielle et de dire oui oui euh on va faire 63 ans et puis après en fait tout ça ce sera débattu au moment de la présentielle et on verra ce qui ce qu'il en coûtera. Donc il faut faire très attention.

Suspension c'est 62 9 mois marqués dans la loi arrêt de l'augmentation de la durée de cotisation. Sinon on donne d'un côté un âge et de l'autre côté on reprend une décode sur les pensions. Il faut faire très attention à à ce qu'on dit.

Et là-dessus on va voir comment on va se comporter. On va voir si le gouvernement va aller jusqu'au bout de ça et on va voir en face comment va se se comporter la variable d'ajustement qui est aujourd'hui le PS. Le PS qui on le rappelle a été élu sous la bannière NFP avec un programme NFP où des gens n'ont pas voté le PS mais ont voté NFP.

Est-ce que seulement la suspension de la réforme des retraite c'est le programme du NFP ? Est-ce que ça suffit là que on peut on peut suspendre la réforme des retraite et quand même mettre sur la table un projet hyper austéritaire, hyper libéral et pas du tout de rupture. Ouais.

Ouais. Exact. Exactement.

Et le programme du NFP, c'était un une petite rupture. Tu as entièrement raison de rappeler que ce qu'il faudra toujours regarder, ça on le dit aux téléspectateurs, ce qu'il faut regarder, c'est pas ce qui va être gagné en taxant un peu les haut revenus ici ou en donnant un peu de la réforme des retraites qui sont des choses oui qui qu'on qu' qu'on qui peut gagner. C'est l'enveloppe globale d'économie.

C'est ça qu'il faut regarder parce que l'enveloppe globale d'économie, si vous taxez un peu les plus riches mais que de l'autre côté vous faites des économies très fortes sur la dépense publique, vous allez contribuer aux inégalités. Très clairement. Donc c'est l'enveloppe globale d'économie qu'il faut regarder, pas les petits épouvantails qu'on agite pour dire "Regardez, on fait des efforts, faut regarder l'enveloppe globale des connu".

Ça c'est la première des choses. Tu as raison. La deuxième des choses, c'est que la politique, il y a effectivement des des projets, il y a effectivement euh des gens qui veulent changer les choses, mais il y a aussi des réalités qui qui sont celles d'obtenir un poste.

Et et je pense qu' on l'a dit plusieurs fois ici, qu'à un moment des intérêts ont été alignés entre les intérêts de la France insoumise et du PS et ils ont pu obtenir des postes comme ça. Et aujourd'hui, je pense que une des raisons pour lesquelles il n'irait pas à la dissolution, ce qui n'est pas le cas de la LI, la LFI est prêt à la dissolution. Jean-Luc Mélenchon l'a dit ce matin, même sur France Inter, même s'ils perdent des postes, ils sont prêts à y aller parce que voilà, c'est une question politique, sauf que le RN aurait des risques d'en gagner.

Voilà. Voilà. Euh euh mais eux ils sont prêts à en perdre même des postes.

Ils ont ils ont dit il y a pas de souci euh on y va parce que c'est une question d'idéologie politique. Le PS je pense que là il se dit que s'il y a une dissolution, ils doivent aller en circonscription avec probablement des gens en face euh de la LFI. Ça risque d'être plus compliqué.

Donc derrière euh un certain nombre de gens de droite de droite et du PS et même peut-être en partie des écologistes euh ont besoin quand même enfin n'ont pas intérêt à vouloir revenir en circonscription pour des élections parce que il risque d'y avoir de la casse cette fois-ci s'ils y vont en ordre dispersé. La semaine dernière, Sébastien Lecnu a avancé être prêt à relâcher la pression sur la réduction du déficit. Alors peut-être pour draguer et calmer un peu le PS, on sait jamais, il y a toujours des effets d'annonce puis revenir et cetera.

Mais du coup quand on regarde ça en tant que français, voilà, est-ce que c'est grave ou pas le déficit ? Parce que là, on comprend plus. D'un seul coup, on est à deux doigts du précipice, on va tous mourir et cetera et de l'autre oh bah en fait c'est plus si grave le déficit.

Qu'est-ce qui se passe ? Exactement. C'est c'est là qu'on voit en fait tout toute l'incohérence du discours sur la dette et pourquoi les les Françaises, même si l'inquiétude monte mais ça prend de moins en moins quand on leur demande de faire des efforts pour cette dette, c'est que Beou nous a fait quand même un discours ultra dramatique.

Tu l'as rappelé, la France est en danger mortel, il est revenu là-dessus, c'est très grave. enant des retraités au bord du précipice, il y a eu quand même un vocabulaire assez impressionnant et que là euh finalement euh il y a pas de gouvernement, il y a pas de stabilité. Le budget, ce sera le budget de l'année dernière qui va ressembler très fortement finalement à celui de cette année.

Et là, on a des gens qui vous disent "Bon ben, on peut peut-être arrêter en partie la réforme des retraites" qui était, rappelons-nous, à l'époque très grave. Comme le Macron n'a pas rencontré les syndicats, les gens ont manifesté longtemps, des gens ont marché très longtemps dans la rue de tout âge, on voilà, on perdu de l'argent et cetera pour aller manifester. Et là, on vous dit finalement c'est pas si grave.

Et sur la réduction des déficits, on vous dit "Oh bah, ça sert à rien de faire des efforts aussi importants, on pourrait faire presque deux fois moins d'efforts." Vous vous rendez compte ? Donc alors c'est c'est très grave fasse un danger de mort où en fait c'est juste une vue de l'esprit et en réalité il a moi je pense qu'il y a d'autres choses plus importantes.

On l'a souvent dit ici les choses les plus importantes c'est c'est le financement des services publics, l'hôpital, les financements de l'avenir, la transition énergétique, une partie des innovations. Voilà, il y a plein de choses qui don dont il y a vraiment des urgences très fortes. C'est ça le le fond du problème.

Il faudrait commencer de là pour ensuite voir dans quelle mesure on peut former un budget et avoir une une tendance de réduction des déficits. Alors là, la finalité c'est toujours la réduction des déficits. C'est très grave au début, maintenant c'est moitié moins grave.

Non, il faut faut arrêter. On se rend bien compte que tout ça en fait cette peur du déficit de la dette, elle est instrumentalisée pour créer des effets de siddération et que les gens acceptent ce budget là. Ça a marché avec le PS une première fois parce on va faire le budget et cetera.

J'espère que ça ne marchera pas cette fois-ci avec ce parti là parce que il faut à un moment une clarification idéologique sur ce que l'on veut. Il y a bien sûr probablement des objectifs personnels de poste, des objectifs personnels pour la présidentielle, mais au fond les électeurs, ils demandent qu'il y a une clarification idéologique sur le monde que nous voulons demain et la société que nous voulons construire demain. Et en étant un coup avec Macron, un coup sans Macron, un coup un satellite de Macron, on comprend plus finalement quelle est la la différence idéologique qu'il peut y avoir entre Macron qui était d'ailleurs au PS avant et le reste du Parti socialiste.

Et on rappelle que investir dans les services publics au final ça coûte moins cher que de faire une austérité et après de crier au déficit et il nous manque de l'argent. Euh on gère pas un état comme on gère un porte-monnaie d'un ménage. Tu as entièrement raison.

Euh on l'a vu des d'ailleurs pendant le Covid où Emmanuel Macron avait dit à une aide soignante euh quelques mois avant qu'il y avait pas d'argent magique pour ensuite dire qu'il faudrait un plan massif pour l'hôpital. Et on voit bien en fait comme la politique à courte vue amène au fait que n'importe quel choc extérieur qui nous arriverait et ben nous sommes à plat, nous sommes à terre. Donc il faut un peu anticiper les transformations même démographiques de la société française.

Nous allons vieillir donc nous allons devoir consacrer plus d'argent au médic à la santé parce que les gens vieux ont plus de maladies difficiles à la santé aussi à aux seiors aussi aux retraites et que dans certains endroits, il y a une part de la population qui est très jeune et très pauvre. Donc il faut investir aussi massivement dans l'éducation et ainsi de suite qui ne sont pas un coût qui sont encore une fois un investissement. Tout ça la santé, l'éducation, ce sont des investissements et ce sont pas des coûts.

Il y a pas que l'investissement dans l'IA et tout, il y a aussi l'investissement dans l'humain. Et là, on a de l'investissement très clair dans les services publics qui profitent à tous. Dans les dans les profils techniques que je citais tout à l'heure, il y a par exemple Serge Papin qui est ancien patron du système quand même et qui devient ministre des PME ou encore on l'a dit Roland l'escur qui est un un macroniste un peu de la première heure et qui devient ministre de l'économie ou alors encore l'ancien président du de la SNCF qui devient ministre du travail.

Est-ce que ça traduit quand même une certaine idéologie encore de très libéral ce genre de profil ? Ouais, mais complètement. Le le rêve en fait de de l'idéologie libérale aujourd'hui, comme la plupart des réformes se font contre contre la majorité de la population he vu avec la réforme des retraites, le rêve c'est d'avoir un gouvernement technique qui prend les décisions contre la population.

On m'a posé une question l'autre fois, on m'a dit "Quel est le paramètre le plus important dans la réforme des retraites ?" Moi je dis "Le paramètre le plus important c'est déjà le la question démocratique, c'est les gens sont contre. Donc on va pas passer une réforme contre eux.

Après moment, ils sont contre, il faut qu'on fasse le reste pour préserver ceux qui veulent préserver qui est ce système de retraite euh par répartition. Bah quand on dit ça, on dit "Mais tu es complètement fou et cetera, les gens rêveraient d'un d'un gouvernement technique qui applique contre les populations." C'est ça le rêve.

C'est pour ça que quelque part, on l'a dit ici, les gens en fait, les gouvernements, ils rêveraient finalement que le FMI, alors ça n'arrivera jamais mais que le FMI arrive et qui commence à faire des coupes techniques que les gens ne veulent pas, comme ça a eu lieu en Grèce, comme ça a eu lieu dans la majorité des pays en développement dans le monde, en Amérique latine, en Afrique et en Asie parce que ça c'est le rêve de de tout le monde. Allez, on le fait contre la population et on fait ça de manière technique. Donc moi, je me méfie des gouvernements techniques.

Aujourd'hui, c'est la démocratie qui doit choisir un avenir. Ce cet avenir doit être débattu sur un pied d'égalité. Les programmes doivent être débattu sur un pied d'égalité sans stigmatisation comme c'est trop fait dans les débats dans les dans les débats médiatiques traditionnels.

Et ça c'est les le peuple qui tranche et une fois qu'il a tranché, on fait avec. Si le peuple veut avoir une retraite par répartition, et ben on va faire avec pour lui préserver sa retraite par répartition. On va augmenter les cotisations sociales patronales et salariées ou on va trouver d'autres types de financement mais on va faire en sorte de préserver ça.

C'est pas l'inverse qu'il faut faire en disant on va faire ça vous voulez pas mais on fera ça quand même. Je rappelle que le problème des retraites et du déficit en général c'est les recettes. On dira jamais assez ou et que si on devait écouter la population on écouterait déjà le résultat des élections législatives ce qui n'a pas été fait.

Tout à fait. Donc c'est un peu compliqué parce que c'est quand même ça le n de la guerre. On va quand même le rappeler.

Comment tu analyses un peu toi la crise politique ? On on dirait qu'Emmanuel Macron veut pas lâcher son projet libéral. Malgré bah il y a quand même de plus en plus d'opposition à son projet.

Bon le RN n'en parlons pas parce que c'est pas contre le libéralisme qu'ils sont opposés. Il y a un truc vraiment politique derrière. Mais comment comment tu analyses cette crise politique ?

Il lâche pas son bébé quoi ? Je pense ça doit être très difficile pour lui parce que malgré tout quand on a été deux fois président et qu'on est encore jeune, on veut quand même marquer l'histoire. Je pense que quand on a eu la la plus haute fonction présidentielle, le but c'est de de laisser une trace quand même.

Et là, les dernières années font que ça va être très difficile pour lui de laisser une trace. On a souvent dit s'il veut laisser des beaux chiffres, il les aura probablement pas. Euh donc il veut laisser quelque chose.

Ce qu'il veut laisser et ce qui c'est à quoi il s'accroche aujourd'hui, c'est sa politique de l'offre qui a été finalement un désastre. On l'avait dit ici, on on avait prévenu dès le début qui a été finalement un désastre pour les finances publiques, qui n'a pas relancé l'économie et il veut il veut s'accrocher à ça et son deuxième quinquena, si il y a une suspension de la réforme des retraites, il n'aura fait selon son logiciel qu'une réforme qui est la réforme la plus la réforme des retraites et elle sera remise en en question en partie. Donc je pense que lui il s'accroche à son truc pour dire qu'il avait raison, mais c'est de plus en plus compliqué et plus ça dure, plus la trace qu'il va laisser va être assez assez négative.

Donc je enfin la Macronie dans son ensemble est terminée et on voit très bien comme les gens qui l'a fait monter comme Gabriel Atal, comme Édouard Philippe qui lui doivent tout, disons-le clairement, qui lui doivent tout, lui tire, commence à lui tirer des flèches dans le dos. Donc on sent vraiment qu'on est au bout de la Macronie. On le savait ici avec le le programme politique que ça allait mal finir mais on se pensait pas que ça allait aussi mal finir et là ça finit vraiment mal pour lui.

Merci Thomas. Merci L et merci à vous chez vous d'avoir suivi cet épisode de l'incentcher. J'attire une dernière fois votre attention avant de se quitter.

La situation politique est inédite, historique et face aux 105 millions d'euros du milliardaire ultraconservateur stérin qui veut installer l'extrême droite au pouvoir, le média a lancé repost une contreoffensive vitale et citoyenne et c'est notre unique chance de bâtir une chaîne d'infos populaire et indépendante capable de percer sur les réseaux sociaux et sur la TNT francilienne pour enfin donner la parole à celles et ceux qu'on ignore et on essaie de convaincre l'ARCOM. Alors signer notre pétition sur lemediatv.fr. frateurs, abonnés, donatrices et sociaux, je vous dis à la semaine prochaine. [Musique] Ah.

Ah.