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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 3 octobre 2023 26 minContradictoireFond programmatiqueÉconomie & entreprisesBudget & impôtsLogementSécurité

Budget, déficit, crise du logement, cinéma... Le "8h30 franceinfo" de Pierre Moscovici

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 10 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 69 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:25OuverteRéponse partielle

    Est-ce que ce sont des recrutements nécessaires du point de vue de la Cour des Comptes ?

  • 2:11RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous dites que ce budget est trop optimiste, voire irréaliste ?

  • 3:00RelanceRéponse directe

    Ça veut dire aussi quand même que le budget n'est pas crédible.

  • 4:25FerméeRéponse directe

    C'est votre avis aussi ?

  • 5:30FerméeÉludée

    Mais ça veut dire qu'il faut supprimer certains services publics ?

  • 9:05OuverteRéponse directe

    Est-ce que cet objectif est réaliste et tenable, selon vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:38Invité politiqueChiffre
    « la totalité des instituts de prévision, je dis bien la totalité, aucun d'eux ne donne 1,4% comme le gouvernement. »
  • 2:43Invité politiqueChiffre
    « Le plus optimiste, c'est 1,2% sur la Commission européenne. La moyenne, ce qu'on appelle le consensus des prévisionnistes, c'est 0,8%. »
  • 2:47Invité politiqueChiffre
    « La Banque de France, qui est comme un organisme qui est tout à fait pignon sur rue, et qui en plus a l'avantage, grâce à son réseau, d'avoir le pouls sur la microéconomie, sur les entreprises, dit 0,9%. »
  • 3:07Invité politiqueChiffre
    « les résultats, en termes de déficit qu'il donne, et qui ne sont déjà pas extraordinaires, 4,4%, nous apparaissent, pardon d'utiliser une sémantique précise, prévision de croissance élevée et prévision de déficit plutôt optimiste. »
  • 6:00Invité politiqueChiffre
    « 56%, vous m'entendez ? 56% de la richesse produite va dans la dépense publique. »
  • 6:09Invité politiqueChiffre
    « C'est 8 points de plus que la moyenne de l'Europe. Nous sommes parmi les premiers au monde. »
  • 10:00Invité politiqueChiffre
    « La dette publique est à 110% du PIB, c'est les fameux 3 000, maintenant plutôt 3 050 milliards d'euros. »
  • 10:19Invité politiqueChiffre
    « Il y a eu 52 milliards d'euros, rien que l'année dernière. »
  • 10:39Invité politiqueChiffre
    « Mais enfin, ça a eu 31 milliards d'euros en 2021. Bon. 57 milliards d'euros en 2024. 84 milliards d'euros en 2027. »
  • 15:22Invité politiqueChiffre
    « On dépense à peu près 35 milliards d'euros par an pour le logement. »
  • 15:26Invité politiqueChiffre
    « 35 milliards d'euros, ça fait 1,5% du produit intérieur build. C'est deux fois plus que nos partenaires de la zone euro. »
  • 20:44InvitéChiffre
    « il est passé de 3,3 milliards d'euros au moment de la candidature à 4,3 milliards en décembre dernier »
  • 13:16Invité politiqueChiffre
    « 45,4%. C'est le montant des prélèvements obligatoires dans le PIB. »
  • 16:50Invité politiqueChiffre
    « aujourd'hui, on dépense 28% de plus par habitant en dépense publique qu'en 2000. »

Temps de parole

  • Pierre Moscovici72 %
  • Présentateur12 %
  • Invité8 %
  • Invité 28 %

2,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Bonjour Pierre Moscovici, vous êtes à la tête de la Cour des Comptes. C'est vous qui contrôlez la gestion et le bon emploi des deniers publics. On va justement parler avec vous du budget que le gouvernement vient de présenter pour l'année prochaine. Mais d'abord, l'annonce du chef de l'État hier soir sur le plan de la sécurité. 239 nouvelles brigades de gendarmerie dans les zones rurales et périurbaines. Des renforts qui étaient déjà prévus dans la loi votée l'année dernière. Est-ce que ce sont des recrutements nécessaires du point de vue de la Cour des Comptes ?

0:29
Pierre Moscovici

À la Cour des Comptes, je ne fais pas de commentaire des annonces en direct, en quelque sorte, je ne fais pas de politique. Simplement, c'est vrai que nous avons fait une réflexion l'an dernier qui disait que, s'agissant des forces de sécurité, il y avait sans doute un problème d'effectif, mais il y avait aussi un problème d'organisation. Et qu'il faut gérer, en tout cas, les deux ensemble. Mais vous avez des réponses depuis ? On a eu des réponses, des échanges avec le ministère de l'Intérieur. Je pense que Gérald Darmanin partage largement ce point de vue. Et puis, je faisais aussi une deuxième réflexion sur la loi qui concerne les forces de sécurité intérieure.

C'est qu'on a rigidifié la dépense publique. C'est-à-dire qu'on a, sur toute un série de secteurs, on a déjà décidé que la dépense publique, elle est augmentée. C'est le cas pour l'intérieur et la sécurité. C'est le cas pour la défense. C'est le cas pour la recherche et l'innovation. Bon, si on fait ça et que, par ailleurs, il faut faire des économies, ça veut dire que les économies se situeront ailleurs. Et donc, on a un élément, un facteur de rigidification de la dépense publique. Et nous disions qu'aucune dépense, y compris celle-ci, ne veut être à l'abri de ce qu'on appelle une revue, c'est une réflexion sur la qualité de la dépense publique.

1:26
Présentateur

Sur l'organisation, par exemple, sur la sécurité, sur l'organisation des forces de l'ordre, entre gendarmes, policiers et police municipale.

1:32
Pierre Moscovici

Oui, et sur l'efficacité des unes et des autres, et les unes par rapport aux autres. Mais, encore une fois, ça n'est pas du tout un commentaire critique. Je n'ai pas de doute qu'en termes d'organisation territoriale, ces décisions étaient nécessaires. Néanmoins, il faudra le faire dans un équilibre global. Avec un risque de doublon, quand même. Non, non, non, je n'ai pas d'éléments qui permettent de dire ça. Et ce n'est pas ce que je dis. Je dis simplement qu'il faut vraiment réfléchir à l'organisation des forces. Mais c'est une réflexion partagée avec le ministère de l'Intérieur, complètement partagée.

1:57
Invité

Alors, le budget, il faut qu'on en parle, parce que le gouvernement vient de le présenter pour l'année prochaine. Il s'appuie sur une croissance d'1,4%. Dans cette prévision, la Banque de France voit une croissance plus faible l'année prochaine, 0,9%. Est-ce que vous dites que ce budget est trop optimiste, voire irréaliste ?

2:15
Pierre Moscovici

Alors, je préside un autre organisme qui s'appelle le Haut Conseil des Finances Publiques, qui est chargé de donner des avis sur les projets de loi de finances. Et nous avons rendu un avis à la fois sur le projet de loi de finances et sur le projet de loi de programmation des finances publiques. Et s'agissant de la croissance, nous avons dit qu'à notre sens, la prévision de croissance était élevée. Mais pourquoi élevée ? Parce que la totalité des instituts de prévision, je dis bien la totalité, aucun d'eux ne donne 1,4% comme le gouvernement. Le plus optimiste, c'est 1,2% sur la Commission européenne. La moyenne, ce qu'on appelle le consensus des prévisionnistes, c'est 0,8%.

La Banque de France, qui est comme un organisme qui est tout à fait pignon sur rue, et qui en plus a l'avantage, grâce à son réseau, d'avoir le pouls sur la microéconomie, sur les entreprises, dit 0,9%. Donc 1,4%, c'est élevé. Je ne dis pas que c'est inatteignable.

3:00
Présentateur

Oui, mais ça veut dire aussi quand même que le budget n'est pas crédible.

3:02
Pierre Moscovici

Ça veut dire que, du coup, les résultats, en termes de déficit qu'il donne, et qui ne sont déjà pas extraordinaires, 4,4%, nous apparaissent, pardon d'utiliser une sémantique précise, prévision de croissance élevée et prévision de déficit plutôt optimiste. Encore une fois, je le dis, warning, ça ne veut pas dire que ça ne se produira pas. Si je prends un exemple, l'an dernier, la prévision de croissance était à 0,6%, et puis à l'arrivée, on arrive à 0,9%, 1%. Il peut y avoir des bonnes surprises. Nous ne sommes pas dans des écarts qui sont de nature à faire parler de je ne sais quelle insincérité. Il ne s'agit pas de ça.

3:35
Invité

Vous n'êtes pas en train de nous dire que ce budget est insincère ?

3:37
Pierre Moscovici

Non, le budget n'est pas insincère. L'insincérité, vous savez, le Conseil Constitucional en a donné une définition à la fois grammaticale, juridique et précise, ça suppose l'intention de tromper. Et il n'y a pas d'intention de tromper. Simplement, il y a de l'optimisme, d'autres diront du volontarisme.

Mais le problème derrière ça, ça peut faire sourire, c'est que si les prévisionnismes ont raison, et aujourd'hui leur prévision est sérieuse, tout de même les tendances sont celles-là, alors à ce moment-là, nous aurons un déficit très élevé, et ça pose des problèmes de crédibilité à la France, ça pose des problèmes d'augmentation de sa dette, et donc nous disons qu'il faut une gestion rigoureuse, sérieuse.

4:10
Présentateur

La dette, on va en parler dans un instant, mais juste pour ce budget et dans le contexte d'une dette effectivement de 3 000 milliards d'euros, Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie, est fier d'annoncer des économies à hauteur de 16 milliards. La droite, elle, dit que c'est de l'enfumage, il n'y a pas de réelle réforme structurelle. C'est votre avis aussi ?

4:27
Pierre Moscovici

Vous savez, comme Premier ministre de l'Économie, vous vous rendez compte, je ne vous prononce pas dans le débat public, et je n'utilise jamais ce genre de mots naturellement. Simplement, ce que je constate, c'est deux choses. Un, effectivement, il y a une trajectoire qui est maintenant tournée vers le désendettement, et là-dessus, je dis, bien, parce qu'il fallait le faire. On a vraiment le quoi qu'il en coûte, c'était sans doute nécessaire, mais le pli a été pris de répondre à chaque crise par un chèque. Le milliard d'euros est devenu l'unité de compte du débat public, c'est absurde. Et donc, il fallait vraiment mettre le haut là.

Simplement, après, il y a 16 milliards d'euros d'économie, dont on est obligé de constater que, pour la plupart, en effet, ils ne sont pas structurels. C'est-à-dire qu'il y en a probablement 12,5 qui proviennent, pour l'essentiel, d'avoir débranché des dispositifs d'urgence, qui, donc, n'existent plus. Alors, ça ne pose pas tant de problèmes pour cette année que pour les suivantes. Je m'explique. Vous avez une trajectoire de finances publiques, parce qu'à côté de ça a été adoptée, par exemple, des techniques, une loi de programmation de finances publiques, sur les années 2024-2027.

Bon, pour cette année, 16 milliards, dont 12,5 milliards qui ne sont pas structurels, c'est les 3,5 structurels. Les années suivantes, il va falloir trouver 12 milliards par an pérennes.

5:30
Invité

Mais ça veut dire qu'il faut supprimer certains services publics ?

5:32
Pierre Moscovici

Parce qu'en fait, c'est de ça dont on parle derrière ça. Pas du tout. Nous, à la Cour des comptes, nous avons une proposition à faire au gouvernement, qu'il a d'ailleurs adoptée partiellement, c'est ce qu'on appelle les revues de dépenses publiques. Je m'explique. Et ça, ça existe depuis longtemps ? Non, on n'en a jamais fait en France.

5:45
Invité

La revue générale des politiques publiques,

5:47
Pierre Moscovici

on en parlait dans les années 2007, les années 70... On a fait quelques tentatives qui étaient trop technocratiques, qui n'étaient pas d'envergure, qui n'étaient pas du tout à la hauteur. Mais je reviens un petit peu en arrière. Quel est le problème français ? Vous avez une dépense publique dans le PIB. Le PIB, c'est le produit national, le produit intérieur. Toute la richesse produite. Toute la richesse produite. 56%, vous m'entendez ? 56% de la richesse produite va dans la dépense publique. C'est 8 points de plus que la moyenne de l'Europe. Nous sommes parmi les premiers au monde.

6:13
Présentateur

Il faut tailler dans les dépenses. Mais alors, par exemple, vos détracteurs vont dire on a fait la réforme des retraites, on a fait la réforme de l'assurance chômage.

6:20
Pierre Moscovici

Vous le savez, je ne fais plus de politique. J'ai été quand même un homme politique. Je n'ai jamais été pour l'austérité. Et je ne suis toujours pas pour l'austérité. Je ne propose sûrement pas de fermer les services publics. Ce que je dis, c'est que le paradoxe français, c'est qu'on dépense énormément, et pourquoi pas ? Mais que les gens ne sont pas satisfaits de la qualité du service public. Regardez l'éducation nationale. Nous recrutons, nous reculons dans les classements internationaux. Regardez l'hôpital et les besoins qui existent. Regardez, on en parlera peut-être, le logement. Une politique publique n'est pas efficace du tout. Alors, qu'est-ce que ça veut dire tout ça ?

Ça veut dire qu'il faut faire la revue de dépenses publiques, c'est soulever le capot de la dépense publique et les regarder ce qui marche et ce qui ne marche pas. Il y a des politiques publiques qui marchent. Celles-là, il faut les encourager. Il faut même investir davantage. Il y en a qui ne marchent pas. Et là, il faut faire des économies. Et donc, tant qu'on n'a pas une logique, si vous voulez, de réformes du service public, de recherche de la qualité de la dépense publique. C'est pas seulement le rabot ? Non, le rabot, pour moi, c'est niaître.

C'est vraiment une technique qui est stupide, qui ne produit en effet que des effets négatifs et qui, en plus, ne génère pas d'économies de long terme. Donc, si on veut faire ce qu'on appelle des réformes structurelles, c'est réformer les politiques publiques, améliorer la qualité du service public et en découler des économies sur les dépenses publiques. Pas partir d'une logique d'économie. Y arriver. C'est exactement l'inverse. Et tant qu'on ne fera pas ça, alors on aura des années après années des exercices budgétaires d'équilibristes très compliqués, acrobatiques et pas très efficaces, pardon de le dire.

7:40
Invité

Pierre Moscovici, premier président de la Cour des comptes. Vous êtes l'invité de France Info ce matin. On va vous retrouver dans une minute, juste après le fil Info à 8h40. Mathilde Romagnan. Il y a une vraie pénurie, une vraie crise. De l'aide à domicile, déclare ce matin la présidente de l'AFM Téléthon, l'association avec APF France Handicap, va saisir la défenseur des droits pour mise en danger de la vie d'autrui face au manque d'aidants pour les handicapés. La tempête Philippe passe en ce moment près de la Guadeloupe. L'archipel est placé en alerte rouge aux fortes pluies et aux orages.

Par Météo France, les écoles restent fermées aujourd'hui et la préfecture appelle la population à la prudence. C'est le premier procès pour terrorisme d'ultra-gauche en France. Depuis 37 ans, 7 personnes sont jugées à partir d'aujourd'hui à Paris, soupçonnées d'avoir préparé des actions violentes contre des symboles de l'État comme des policiers ou des militaires. 6 hommes et une femme âgée de 33 à 39 ans comparaissent jusqu'à la fin du mois. Et puis une bonne nouvelle en vue des JO de Paris. L'équipe de France Féminine de Gymnastique s'est qualifiée hier pour les Jeux. Ce n'est pas le cas, en revanche, de l'équipe masculine. France Info

8:51
Présentateur

Le 8.30 France Info Jérôme Chapuis Saliabracchia Toujours avec le premier président de la Cour des Comptes, Pierre Moscovici, le cap du gouvernement en ce qui concerne le déficit du pays, c'est de revenir sous la barre des 3% à la fin du quinquennat du quinquennat d'ici 2027. On est à près de 5% aujourd'hui. Est-ce que cet objectif est réaliste et tenable, selon vous ?

9:14
Pierre Moscovici

Oui, 3% à la fin du quinquennat, c'est réaliste et tenable. Simplement, pardon de le dire, c'est assez peu ambitieux. Parce qu'en réalité, je ne sais pas si vous le savez, mais aujourd'hui, nos principaux partenaires, les Pays-Bas, la Grèce, la Grèce, l'Allemagne, tous ces pays sont en dessous de 3%. La totalité des pays de la zone euro, il sera en 2026. Ça va être le cas pour l'Espagne en 2024. Ça va être le cas pour l'Italie en 2025.

9:38
Présentateur

Donc nous, on est trop lent, mais le problème, c'est que vous le savez, la dette, elle nous coûte de plus en plus cher chaque année.

9:42
Pierre Moscovici

Je veux dire, oui, 3%, c'est réaliste en 2027, mais c'est tard, voilà mon commentaire. Il faudrait faire plus vite. Non, maintenant, on ne peut pas faire plus vite. Mais je constate quand même que nous ne sommes pas aujourd'hui les bons élèves de la zone euro. Si je prends le cas de la dette publique, c'est un cas d'importance plus importante pour nos concitoyens plus grandes. La dette publique est à 110% du PIB, c'est les fameux 3 000, maintenant plutôt 3 050 milliards d'euros. Et cette dette publique, pour le coup, nous serons sur le podium, je veux dire, le tiercé de tête ou de queue, avec la Grèce et l'Italie en 2027.

Et le problème que ça pose, c'est que d'abord, cette dette coûte cher, puisque les taux d'intérêt ne sont plus négatifs aujourd'hui. Il y a eu 52 milliards d'euros, rien que l'année dernière. Alors, oui, la pente, ça, je veux le faire comprendre à ceux qui nous écoutent, elle est terrible. C'était ce qu'on appelle la charge de la dette, c'est-à-dire dans le budget, ce qui est inscrit pour rembourser la dette chaque année. Et ça, ça pèse sur les Français. Juste les taux d'intérêt. Taux d'intérêt, mais aussi obligation à indexer sur l'inflation, qui n'a pas été un choix extraordinaire. Mais enfin, ça a eu 31 milliards d'euros en 2021. Bon. 57 milliards d'euros en 2024.

84 milliards d'euros en 2027. Ça aura presque triplé. Et ça veut dire que ce sont des dépenses publiques qui sont complètement congelées. C'est-à-dire que chaque euro que vous consacrez au remboursement de la dette, c'est un euro que vous ne pouvez pas consacrer à l'éducation, ou à la sécurité, ou à l'innovation, ou à la transition écologique.

11:02
Invité

Et si les taux devaient continuer d'augmenter, ça serait encore plus grave.

11:06
Pierre Moscovici

Ce n'est pas la probabilité, parce que, pour le coup, j'ai donné quelques appréciations du Haut Conseil qui vous ont paru sévères, qui sont juste, en réalité, je crois, assez objectives. Pour l'inflation, la prévision est plutôt plausible. L'inflation devrait diminuer. Et on peut penser que la Banque Centrale Européenne n'est pas loin de ce qu'on appelle le pic en matière de taux d'intérêt. Mais tout de même, un chiffre encore, pardon de vous accabler, 450 points de base de plus depuis janvier 2022. Nous sommes sortis de l'ère magique où on s'endettait et on touchait de l'argent avec les taux d'intérêt négatifs. Maintenant, comme c'est logique, comme pour les ménages, on s'endette, on paye.

Non, je ne veux pas être pessimiste. Je veux être vigilant et mobilisateur. Je veux dire que le combat contre la dette publique, ce n'est pas un combat de droite, ce n'est pas un combat de gauche. C'est un combat pour l'avenir. C'est-à-dire qu'il faut se désendetter pour pouvoir investir. On a besoin d'investir massivement dans l'hôpital, dans l'innovation. Oui, mais il y en a qui disent

11:59
Présentateur

qu'il y a une bonne et une mauvaise dette. Par exemple, il y a une bonne dette pour la transition écologique.

12:04
Pierre Moscovici

Alors, la dette pour la transition écologique est meilleure que d'autres dettes. Mais si vous faites de la dette pour la transition écologique, supprimez d'autres dettes. Si vous empilez des dettes, vous les remboursez. Vous savez, j'ai été mise des finances en 2012 à 2014. Il y avait déjà 57 milliards d'euros de dettes. C'était en sortir de la crise financière. Je peux vous dire que le ministre des Finances, qui a 84 milliards d'euros de dettes à rembourser chaque année, il ne peut pas faire grand-chose.

Et que les politiques publiques, celles qui sont bonnes pour nos concitoyens, justement, financer la transition écologique pour nos enfants, financer l'innovation à la recherche pour rester compétitif, financer le numérique, la transition numérique. Je vois qu'il y a une stratégie sur l'intelligence artificielle. Pour ça, il faut des ressources. Quand vous êtes très endetté, vous n'avez pas de quoi investir. Et peu importe que la dette soit bonne ou mauvaise. Donc, il faut plutôt flécher les choses sur une bonne dette, celle qui est sur l'investissement, l'investissement dans l'avenir. Mais il faut surtout se désendetter. Surtout.

Vraiment, je veux lancer un cri d'alarme et un cri de mobilisation.

12:56
Invité

Mais pour financer les politiques publiques, on peut aussi augmenter les impôts. Pour l'instant, le gouvernement s'y refuse. Il a raison.

13:02
Pierre Moscovici

Pardon, je le rappelais. J'ai été misé financier dix ans. J'avais prononcé une phrase qui est restée fameuse à mon niveau. Je disais que je ressentais... C'est chez vous, d'ailleurs. Le ras-le-bol fiscal. Je n'ai pas changé d'avis. Je ne veux pas continuer à accabler nos auditeurs de chiffres, mais 45,4%. C'est le montant des prélèvements obligatoires dans le PIB.

13:20
Présentateur

Oui, pardon, Pierre Moscovici, mais à votre époque, il y avait encore l'ISF. Ce n'est plus le cas aujourd'hui.

13:25
Pierre Moscovici

J'y viens, si vous permettez, deux secondes. Je pense qu'il y a aujourd'hui un problème. On est proche des limites du consentement fiscal. Les Français ont le sentiment de payer assez d'impôts. Donc, on peut augmenter certains impôts, mais à ce moment-là, il faut en baisser d'autres. On peut baisser certains impôts, il faut en augmenter d'autres. Mon mot d'ordre, ce serait plutôt la stabilité fiscale. Je plaide pour la stabilité fiscale. Pas pour de nouveaux impôts. Alors, après, ce qui est vrai, c'est qu'il n'est pas interdit pour autant de jouer sur la palette des impôts. On peut en faire baisser certains, on peut en augmenter d'autres, à la fois pour des raisons d'allocation.

C'est-à-dire, l'allocation, c'est qu'on va chercher à provoquer un comportement économique. Par exemple, on va financer la transition écologique. C'est l'idée de...

14:02
Présentateur

Jean-Pierre Zanniféri, il veut un ISF climatique. Vous ne dites pas...

14:06
Pierre Moscovici

Non, non, non, pardonnez-moi. Moi, j'avais dit à l'époque, c'était aussi d'ailleurs sur France Inter, que... On s'en fout. C'était sur France Inter. Il y a quelques mois, j'ai dit qu'il ne fallait pas écarter sa proposition d'un revers de main. Ce n'est pas un ISF vers ce qu'il propose. C'est un prélèvement temporaire jusqu'en 2030 sur les plus grandes fortunes ou sur les plus gros patrimoines à définir. Je ne dis pas qu'il faut le faire. Je dis simplement que voilà le type de débat qu'on doit pouvoir avoir. Ce n'est pas tabou pour moi. Mais voilà.

14:35
Présentateur

Et ça, vous l'avez dit au président de la République ?

14:37
Pierre Moscovici

Parce que lui,

14:38
Présentateur

il l'a balayé d'un revers de main.

14:38
Pierre Moscovici

Tout ce que je vous dis, je le dis au président de la République. Je préside une autorité indépendante. J'ai un rapport tout à fait direct avec le président et tout à fait positif. Il prend ce qu'il veut. Il ne prend pas ce qu'il veut. Enfin, il n'est pas seul. Il y a aussi le gouvernement, le Parlement. Je parle avec tous, naturellement. La parole que je délivre, elle est publique au nom de cette institution.

14:55
Invité

Depuis plusieurs mois, on assiste à une crise du logement qui s'aggrave au fil du temps. L'ancien Premier ministre, Edouard Philippe, part d'une bombe sociale à retardement. De votre point de vue, il a raison.

15:04
Pierre Moscovici

Si j'ai bien compris, ce n'était pas tant de la politique du logement qu'il parlait comme d'une bombe sociale. Il parlait de certains aspects, c'est-à-dire notamment les passeports... Les passeports termiques. Je vais en parler. Mais je vais dire différemment du point de vue qui est le mien, celui du président de la Cour des comptes. On dépense à peu près 35 milliards d'euros par an pour le logement. 35 milliards d'euros, ça fait 1,5% du produit intérieur build. C'est deux fois plus que nos partenaires de la zone euro. Deux fois plus. Et le résultat, on est obligé de le dire, n'est pas bon. Il peut y avoir deux objectifs pour une petite logement. D'abord, la construction.

Est-ce qu'on construit ? Non. On est en ce moment dans une crise historique. Deuxième objectif, le logement social. Est-ce que c'est bon ? Non plus. Non plus. Pourquoi ? Parce que les gens ne bougent pas de leur logement social. Et donc, il n'y a pas de rotation dans le parc social.

15:49
Présentateur

Et puis, on ne construit pas assez non plus.

15:50
Pierre Moscovici

On ne construit pas. Vous n'avez ni construction ni logement social. Ça veut dire que cette politique publique, ce n'est pas à moi aujourd'hui de promouvoir les solutions. C'est au gouvernement de le faire. Mais cette politique publique, telle qu'elle est, elle n'est pas efficace. Elle n'est pas efficace.

16:03
Présentateur

Mais c'est quoi ? Ça veut dire qu'on met trop d'argent n'importe comment ? On le dépense n'importe comment ?

16:06
Pierre Moscovici

Pas n'importe comment. Ça veut dire simplement que telle qu'elle est conçue, elle ne marche pas. Et donc, je ne dis pas qu'il faut dépenser moins ou beaucoup moins. Encore une fois, je ne suis pas du tout pour le rabot. Je dis simplement que voilà une politique qu'il faut repenser quasi complètement. Dépenser différemment. Oui. Nous faisons quelques propositions à la Cour des comptes, mais elles sont pour le coup modestes. D'abord, vraiment, que c'est une politique de beaucoup plus être gérée au niveau local que ce n'est le cas aujourd'hui. Ensuite, justement, il faut prêter attention au logement de qualité. Il faut prêter attention au logement social.

Il faut sans doute avoir une granularité, une finesse beaucoup plus grande dans la politique du logement. Mais telle qu'elle est, on a ce paradoxe et c'est ce que je disais tout à l'heure. On dépense beaucoup et les gens ne sont pas contents. Et ils ont quelques raisons. C'est ce que j'appelle le paradoxe de la dépense publique. Aujourd'hui, on dépense 28% de plus par habitant en dépense publique qu'en 2000. Est-ce que les gens sont plus satisfaits du service public ? Non. Mais s'il y a eu aussi

16:59
Invité

à se pointer un rapport récent dont on a beaucoup parlé sur France Info il y a une quinzaine de jours, il y a de plus en plus de besoins aussi de services publics et de moins en moins de moyens.

17:08
Pierre Moscovici

C'était d'ailleurs un magistrat de la Cour des Comptes par S-Fonction qu'il a présenté chez vous que je connais bien mais il a à la fois non, il n'a pas tort. Il a raison sur un point. Les besoins sociaux doivent être financés. Je vais là encore prendre un exemple. Les EHPAD, la dépendance, ça n'est pas financé. La Cour des Comptes qui encore une fois n'est pas là pour faire de l'austérité propose d'augmenter de 1 à 2 milliards par an la dépense pour les EHPAD. Mais là encore, financer les besoins sociaux c'est bien mais il faut trouver le financement. Et donc pour financer les besoins sociaux, désendez-t'en-nous. Moi je voudrais qu'on passe d'un système aujourd'hui.

C'est bien qu'il faut faire des choix. Je vais utiliser une métaphore. Vous avez une montagne de dettes et un mur d'investissement. Ça fait un effet de ciseau. Il faut passer à un effet de base communiquant. Il faut faire descendre la montagne pour faire grimper le mur d'investissement. Désendez-t'en-nous pour investir.

17:58
Invité

Pierre Moscovici, premier président de la Cour des Comptes est avec nous jusqu'à 9h sur France Info à 8h51. Pour le moment c'est le Fil Info avec Mathilde Romagnon. Une demande de logement social a seulement une chance sur 6 d'être pourvue dans l'année. Alerte ce matin de l'Union sociale pour l'habitat. La principale confédération de bailleurs sociaux organise aujourd'hui son congrès à Nantes. Le ministre du Logement promet des annonces. Le sommet de l'élevage s'ouvre aujourd'hui à Cournon d'Auvergne dans le Puy-de-Dôme, le plus grand salon du genre en Europe. Le secteur est en pleine crise. La France a perdu près de 10% de ses effectifs de vaches au cours des 6 dernières années.

Un hommage national sera rendu aujourd'hui à Hélène Carrère-Dancos. Il sera présidé cet hommage par Emmanuel Macron aux Invalides à Paris. L'historienne première femme à la tête de l'Académie française est décédée au début du mois d'août dernier. Elle avait 94 ans. Le football et Lens renouent ce soir avec la Ligue des Champions et reçoit au Stade Bollart Arsenal à 21h pour le compte de la deuxième journée. France Info

19:05
Présentateur

Le 830 France Info Jérôme Chapuis Salia Drakia Avec le premier président de la Cour des Comptes Pierre Moscovici dans un document de 75 pages publié le mois dernier la Cour des Comptes a pointé je cite l'absence de stratégie nationale globale sur l'égalité homme-femme un manque de pilotage efficace des erreurs de méthode ainsi que des avancées limitées. En gros vous avez descendu tous les plans du gouvernement sur l'égalité homme-femme. Il faut tout mettre à la poubelle ?

19:30
Pierre Moscovici

Pas du tout. Moi je me réjouis que ce soit la grande cause nationale des deux quinquennats d'Emmanuel Macron et ça a eu un effet mobilisateur notamment sur deux sujets d'abord les violences faites aux femmes et ensuite l'égalité professionnelle homme-femme notamment dans la fonction publique mais ce que nous avons constaté après c'est qu'il y a un petit problème c'est-à-dire que comment dire c'est plutôt un empilement de mesures qu'une stratégie pilotée.

19:51
Présentateur

C'est quoi ? C'est que de la com ?

19:52
Pierre Moscovici

Non mais c'est pour beaucoup des slogans C'est du saupoudrage alors ?

Non c'est comment dire je vais essayer de faire comprendre vous avez des mesures qui sont annoncées et puis après ça ne descend pas en termes de politique concrète et donc il faut transformer l'annonce des mesures en politique concrète transformer un plan en stratégie qui se déploie sur le terrain et après effectivement nous constatons que ça n'est pas suffisamment piloté et on a besoin de suivi nous l'avons dit et d'ailleurs la première ministre Elisabeth Borne a répondu en disant qu'elle était d'accord et il va y avoir un prochain comité interministériel bonne chose qui est une grande cause désavancée mais une stratégie à mieux piloter voilà résumé

20:35
Invité

notre message Pierre Moscovici vous allez regarder de près le budget des Jeux Olympiques il a déjà été réévalué à plusieurs reprises il est passé de 3,3 milliards d'euros au moment de la candidature à 4,3 milliards en décembre dernier ça va devenir problématique ?

20:49
Pierre Moscovici

Non à ce stade ce que nous avons constaté c'est que le budget avait dérapé d'un milliard à peu près dont l'essentiel c'est-à-dire les deux tiers ne vient pas en réalité de dérive des coûts mais du fait que le dossier initial avait été présenté de manière compétitive on va dire optimiste

21:05
Présentateur

on a volontairement sous-estimé le budget au moment de la candidature

21:08
Pierre Moscovici

disons que ce n'était pas de mauvaise foi c'est-à-dire d'abord il fallait convaincre et ensuite on a sous-estimé sans doute les exigences qui étaient celles du CIO donc le coût complet des Jeux on les connaîtra après les Jeux et d'ailleurs la Cour des Comptes est chargée de l'établir et nous ferons un nouveau rapport en 2025 sur les Jeux moi je suis plutôt optimiste je pense qu'en effet on va y arriver on a mis aussi quelques petits warnings qui ne sont pas inutiles sur la sécurité parce qu'on n'arrivera pas avec la sécurité privée il faudra sans doute avoir recours aux forces de sécurité intérieures pour le coup celles dont on parlait au début de notre émission sur les transports je pense que ça va être bon et aussi sur ce qu'on appelle l'héritage c'est-à-dire qu'est-ce qui va rester des Jeux autrement dit en Seine-Saint-Denis on va les amortir comment on les utilise par la suite pour la population voilà mais disons que je suis raisonnement optimiste sur les Jeux Olympiques pour le coup on verra

21:56
Présentateur

je l'ai dit au début de l'émission la Cour des Comptes donne son avis sur toutes les dépenses publiques et récemment vous avez pointé les aides qui sont distribuées aux professionnels du cinéma vous appelez je cite à une réforme approfondie des aides trop nombreuses une centaine et trop complexes à votre goût est-ce que ça veut dire qu'il faut moins donner d'aide voire même pas donner d'aide aux films qui font pas d'entrée en salle ?

22:18
Pierre Moscovici

Alors première chose on a une politique du cinéma formidable en France et ce rapport est très positif le CNC c'est une institution magnifique qui existe depuis déjà la libération qui avait été pensée par Jean Zé sous le Front Populaire vraiment bravo mais j'attends le mais là le mais c'est que on produit beaucoup de films français plus de 200 mais qu'il y en a un bon tiers qui en salle ne touche pas plus de 20 000 spectateurs mais c'est un critère ça ? ah bah c'est un critère qui existe quand même c'est à dire et on sait aussi que c'est pas tous des films qui ont un niveau de qualité suffisant donc ou extraordinaire et donc nous ne sommes pas

22:53
Présentateur

vous savez que là les artistes les réalisateurs qui nous écoutent les scénaristes non non non

22:57
Pierre Moscovici

attendez ce que je je pense qu'il faut vraiment faire une réforme des soutiens une réforme qui soit faite consensuellement avec la production non pas pour diminuer le nombre de films mais pour faire en sorte que ces productions soient de qualité et qu'elles touchent le public et disant ça je ne suis pas du tout malthusien parce que j'admire le CNC je respecte la profession et je pense que c'est l'intérêt de chacun que de produire des films de qualité qui touchent un public

23:21
Invité

Pierre Moscovici vous vous apprêtez à publier votre autobiographie après demain souvenir souvenir mémoire vous partez de votre parcours politique président Smitterrand le cabinet de Lionel Jospin à l'époque pour vous la cohabitation avec Jacques Chirac racontée depuis le ministère des affaires européennes vos relations avec François Hollande à Bercy vous éprouvez une nostalgie pour cette époque où la politique était sans doute différente

23:44
Pierre Moscovici

nostalgie non mais la France m'inquiète c'est la première phrase de mon livre parce que je constate que nous avons été une grande nation amoureuse de la démocratie et de la politique et qu'aujourd'hui nous sommes on parle de l'Allemagne comme l'homme malade de l'Europe l'homme malade sur le plan politique je trouve que la qualité du débat public a considérablement décru en effet et pour ça il faut comprendre en effet comment on en est arrivé là je n'accuse personne

24:08
Présentateur

la faute à qui il y a des responsables forcément

24:11
Pierre Moscovici

vous verrez dans mon livre non pas les responsables mais en tout cas mon analyse et je parle surtout d'une famille politique que j'ai connue celle de la gauche c'est pour ça que le livre s'appelle nos meilleures années pendant 40 ans la gauche a été l'opposition crédible ou le gouvernement et puis aujourd'hui elle peine à trouver sa place mais ça n'est pas la seule et donc moi je voudrais qu'on retrouve une qualité du débat public dans ce pays que la politique continue ou recommence à attirer les meilleurs qu'on sorte des elle n'attire pas les meilleurs aujourd'hui non je pense pas non non je pense que si vous voulez pour un jeune dans ma génération ancienne c'est vrai la politique c'était le nirvana aujourd'hui c'est pas le cas pour ceux qui nous écoutent et donc pour des tas de raisons et je crois qu'il y a un effort à faire pour remettre notre démocratie à niveau pour réformer nos institutions mais ça tient à quoi ?

ah bah écoutez j'écris 365 pages pour le dire je ne peux pas les résumer en deux mots si vous m'avitez

25:04
Présentateur

le débat public n'est pas à la hauteur notamment à gauche quand vous voyez ce qui se passe au sein même de la NUPES ça vous désole ?

25:10
Pierre Moscovici

je ne commande pas du tout ce qui se passe au sein de la NUPES c'est un livre de souvenirs j'ai un devoir de réserve sur ce qui se passe aujourd'hui je ne commande ni les uns ni les autres et je ne le ferai pas je dis simplement que dans mon livre on trouvera peut-être en creux comment une gauche peut réussir si on trouve comment elle peut réussir on comprend aussi comment elle échoue parfois

25:26
Invité

merci beaucoup Pierre Moscovici premier président de la Cour des Comptes d'avoir été ce matin l'invité de France Info je vous laisse avec Salia Braclia dans 5 minutes les informer quel est le programme ?

25:37
Présentateur

on va d'abord parler de la sécurité au lendemain de l'annonce par le président de la République de 239 nouvelles brigades de gendarmerie du bleu partout mais pour quel résultat ? et puis les finances publiques on vient d'en parler comment freiner les dépenses pourquoi la France ne parvient-elle pas à se serrer la ceinture ? Décryptage à suivre avec Renaud Delis et ses informés à tout de suite sur France Info