« Ce n’est pas dépenser toujours plus qui résoudra les problèmes de notre école »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
présidente monsieur le ministre monsieur le rapporteur pour avis en rentrant dans cet hémicycle monsieur le ministre vous avez peut-être croisé le regard d'albattre d'un de vos éminents et peut-être même mins prédécesseur Jules Ferry si nous sommes en 2023 notre école notre société notre République reste profondément marqué par les idéaux des pè fondateurs de la 3e république ceux d'une société émancipatrice pour tous où le progrès la justice et l'harmonie sociale s'enc d'abord par l'école celle des har noir ch à Charles pegy obé respecté admiré où les querelles des homme ne pénétra pas la transmission du savoir l'instruction la méritocratie l'égalité des chances partout et pour tous constitu des points cardinaux hélas cet âge d'or est bien lointain et aujourd'hui bien tristement école rime avec harcèlement violence échec laïcité bafoué cher Max Brisson démission de professeur crise du recrutement classement PISA médiocre malgré 850000 enseignants dévoués mais souvent prisonniers d'un système à bout de souffle monsieur le ministre votre héritage est bien compliqué vous êtes donc attelé à la tâche sans tabou et avec un talent médiatique certain néanmoins les actes comptes rest nonba or avec la baguette non pas magique mais budgétaire vous avez un outil précieux pour remettre en marche notre école en panne qu'en est-il donc un budget de 63 milliards et demi le premier de l'État 63 milliards et demi d'euros bien sûr en hausse de 3,9 milliards soit 6 et5i % comme l'an dernier un effort notable qui affirme d'abord une volonté de revaloriser la rémunération des enseignants impératif car sans professeur pas d'école or la fondte d'évocation le nombre sidérant de démissions traduis un fort malaise le plus beau métier du monde n'attire plus parce que de plus en plus difficile mal considéré mal payé nettement moins que la plupart des autres enseignants européens mais aussi que la plupart des autres salariés français à diplôme équivalent cette dynamique de rattrapage repose en premier lieu sur celle du point d'indice dont bénéficient tous les fonctionnaires 2 milliards et demi quand même sur ce budget ainsi que sur certaines primes d'attractivité exceptionnel de pouvoir d'achat mais aussi sur le doublement des indemnités de suivi et d'accompagnement ou d'orientation des élèves les fameuses isoe et ISAE qui atteindront 2 2250 € brut par an désormais vous avez enfin proposé un pacte aux enseignants travaillez plus pour gagner plus c'est peut-être votre petit côté sarkoziste et il est trop tôt pour tirer un bilan objectif de de ce dispositif qui peut s'avérer efficace pour les remplacements de courte durée et qui offre des surs supplémentaires bien payés néanmoins l'accueil ne fut guerre enthousiaste et si le ministère annonçait initialement une enveloppe de 900 millions d'euros elle a été ramenée à 628 millions la promesse présidentielle d'une revalorisation de 10 % des enseignants est-elle tenue presque pas pour tout le monde cependant notamment pour les enseignants en fin de carrière par ailleurs et malheureusement l'inflation a contribué à éroder l'impact de ces Lou bles efforts budgétaires autre curseur à la hausse et fortement les crédits consacrés à l'école inclusive près de 4 milliards et demi contre 3,8 milliards en 2023 avec le recrutement de nouveaux accompagnants d'élèves en situation de handicap dont le nombre atteindra près de 125000 avec une rémunération améliorée de 2020 de 2006 à 2023 le nombre d'élèves en situation de handicap scolarisé en milieu ordinaire a quadruplé passant de 118000 à 478000 c'est évidemment une bonne chose néanmoins si le quantitatif est indéniable n'est-ce pas au détriment du qualitatif ainsi cuide des élèves gravement perturbé ou présentant des troubles du comportement ce problème devenu majeur est malheureusement totalement ignoré et ce n'est pas l'article 53 transformant les piales les pôles inclusifs d'accompagnement local en passe pôle d'appui à la scolarité qui apportera la solution l'organisation de l'école inclusive mérite un débat et peut-être même une loi à partentière des moyens supplémentaires sont aussi orientés vers les lycées professionnels pour les rendre plus attractifs avec 400 millions d'euros pour les gratifications accordées aux élèves en stage ainsi que vers l'enseignement agricole avec une hausse des crédits de 100 million d'euros soit 6,3 %. mais le budget de l'Éducation nationale monsieur le ministre ne saurait être le tonneau des Danaïdes ce n'est pas dépenser toujours plus qui résoudra les problèmes de notre école il est tente de repenser en profondeur l'organisation le fonctionnement de notre système éducatif de moins en moins performant et de moins en moins équitable surtout permettez-moi de pointer ainsi la porcelaine de vos contradictions vous vous glorifiez des bons résultats des dédoublements en réseau d'éducation prioritaire tout en accélérant les fermetures de classe avant tout en zones rurales et Péru urbaines 2300 C anné et nous arrivons ainsi à des paradoxes vécus comme des injustices et par les enseignants et par les parents d'élèves concernés à moins de 5 km distance vous pouvez ainsi avoir d'un côté des classes de CP CE1 à 12 élèves et de l'autre des classes de double niveau cpc1 à 30 élèves c'est pas acceptable alors que la problématique sociale n'est pas le triste monopole de certains quartiers la ruralité et les zones périurbaines sont les maillonss faibles et oubliés du soutien au aux élèves en difficulté et ce n'est pas le dispositif des territoires éducatifs ruraux chichement doté de 5 millions et demi d'euros seulement qui inversera la tendance quand donc réviserez-vous la carte de l'éducation prioritaire chantier annoncé mais jamais réalisé par vos prédécesseurs un rééquilibrage des périmètres et des effectifs doit permettre de mieux répartir les moyens et de s'attaquer vraiment à l'un des points très faibles de notre école notre taux d'encadrement un des plus mauvais d'Europe autre chantier incontournable celui de la formation des enseignants dont la sous-consommation chronique des crédits par ailleurs souligné avec acuité par le rapporteur général interroge monsieur le ministre soucieux de l'efficacité de la dépense publique qui est loin d'être au rendez-vous dans notre système éducatif la commission des finances a néanmoins voté votre projet de budget avant tout pour soutenir les indispensables efforts salariaux envers nos enseignants mais puisse votre briillot devant les micros et votre ambition ne pas vous détourner des profondes réformes structurelles qu'attend notre école je vous remercie
Olivier Paccaud