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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 3 septembre 2025 10 min

Laurent Jacobelli, député de Moselle et porte-parole du RN, est l'invité de la matinale

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Bonjour Laurent Jacobie. Bonjour. Alors votre histoire avec François Baot avait quand même commencé un peu comme une lune de miel.

On sent que c'est désormais fini. Vous ne voudrez pas la confiance lundi. Il y a quelques mois encore à peine vous vous refusiez pourtant de voter l'émotion de censure.

Qu'est-ce qui a changé ? François Berou. François Berou a été un homme qui s'est prétendu homme de dialogue depuis le début.

Il a dit qu'il allait parler à toutes les oppositions, à tous les mouvements politiques et puis on s'est retrouvé à la fin de l'été avec un François Berérou qui a voulu sortir le parachute et a demandé la confiance au parlementaires probablement pour gérer sa sortie qu'il savait inéluctable. C'est-à-dire que l'homme qui se disait homme de dialogue est devenu complètement autocentré et a géré sa fin de carrière. Pour nous le sort de la France mérite mieux.

Le budget qui nous est annoncé est catastrophique pour les Français est inefficace. D'accord avec son diagnostic, le mur de la dette, le bateau France qui coule. Mais tout le monde peut être d'accord avec ce diagnostic, il est évident.

Mais est-ce que vous croyez que c'est une raison pour garder ceux qui ont coulé la France au pouvoir ? François Berou, c'est 40 ans de politique, 40 ans de désastre, 40 ans de participation directement ou indirectement avec tous ces gouvernements qui ont fait exploser l'insécurité et l'immigration, qui ont fait exploser la dette. Et aujourd'hui, il arrive en disant "Je suis euro, j'ai mis le feu partout mais je vais vous sauver." Ce n'est pas crédible.

S'il avait suivi une démarche logique de Premier ministre responsable qui nous avait proposé un budget qu'on avait négocié, qu'on aurait fait on aurait pu faire retirer un certain nombre de choses, demander la fin de l'aide médicale d'État, demander à ce qu'on coupe dans le coût de l'immigration ou du budget européen, ça aurait eu un fil normal. Là, il nous dit "Donnez-moi les clés." Les clés, on ne va pas lui donner.

Et c'est cette lettre envoyée par Marine Le Pen au 25 juillet à laquelle il ne répond pas, lettre dans laquelle elle fait ses propositions justement concernant la dette. C'est ça qui est un déclic où la décision était prise avant. Jusqu'à présent, je le rappelle, vous étiez euh constructif, hein.

C'était la stratégie de la cravate. Oh, vous savez, c'est pas la stratégie de la cravate, je peux l'enlever si vous voulez, mais ça changera pas mon discours. Nous, nous sommes pragmatiques.

Quel est l'intérêt de la France ? Est-ce que l'intérêt de la France, c'est négocier un bon budget pour les Français ? Oui, bien sûr.

Mais quand on nous dit "On ne négociera pas, je vous demande simplement de me suivre, nous ne suivrons pas monsieur Berérou." Mais d'ailleurs, il faut s'en sortir maintenant de cette situation. Il est l'instabilité.

Nous, on veut la stabilité. Et la stabilité, ça veut dire une majorité forte avec un gouvernement qui suit la majorité. Et ça veut dire un retour aux élections présidentielles.

Ce serait formidable si Emmanuel Macron prenait là à conscience de l'enjeu ou à défaut législative. Euh donc législative, ça passerait par une dissolution. Mais en adoptant aussi cette attitude, est-ce que vous ne redoutez pas d'affoler certains de vos électeurs qui que vous les séduire ?

He je pense notamment aux seigniors, je pense aux patrons qui eux veulent de la stabilité. Mais la stabilité, c'est ce que nous leur proposons aujourd'hui. Nous sommes en pleine crise d'instabilité.

Et moi je dis au chefs d'entreprise, je comprends que vous en ayez marre que tous les 6 mois on vous change les normes. Tous les 6 mois on vous change les règles fiscales parce qu'il n'y a pas de majorité. Nous on vous garantit que nous baisserons les impôts, notamment les impôts de production et que vous aurez de la visibilité.

Et je dis aux retraités, nous nous ne vous présentons pas comme cible. Vous avez travaillé toute votre vie. Il faut arrêter de vous culpabiliser de dire que la dette c'est vous.

Non, au contraire les sorts de la France économique pendant ces les années jusqu'à il y a 10 ans, c'était vous. Donc nous sommes la stabilité. Ils sont le chaos.

C'est cette stabilité que nous voulons remettre en place. Hier dans le Figaro, Nicolas SarkoZi a appelé lui aussi à la dissolution et semble même laisser entendre he que le RN à Matignon ne serait pas d'une certaine manière totalement illégitime. Est-ce que ça vous a étonné de la part de l'ancien chef de l'État ?

Mais il a été chef de l'État, il sait quels sont les rouages de quels sont les rouages de nos institutions. Il voit bien que la situation est inextricable. Emmanuel Macron est détesté des Français pas à cause de sa personnalité, peut-être un peu d'ailleurs, mais à cause de sa politique.

Sa politique, elle est désastreuse. On a une dette, on a un budget aujourd'hui qui au moment où on se parle a déjà dépassé le déficit prévu pour un an. C'est-à-dire que la France n'est pas gérée.

La France dépense plus qu'elle ne gagne et l'argent on va le chercher. C'est ceux qui travaillent. Mais vous dites quand même ce matin merci Nicolas Sarkozy.

Je dis que Nicolas Sarkozy fait un constat que tout le monde fait d'ailleurs à droite. Il n'est pas le seul à le faire à gauche non plus. Quand même dans la majorité, certains en dehors des caméras disent que Emmanuel Macron devrait partir et François Berérou doit urgemment partir aussi, ça ne va plus.

Euh la France et le Titanic et il y a plus de capitaine à bord. Il faut que la France retrouve son cap et et qu'on rende aux Français leur pays. Le parler de dissolution, mais pour l'instant c'est vraiment une hypothèse que rejette complètement le chef de l'État et il est il se trouve qu'il est quand même le seul à pouvoir encore la décider.

Est-ce que ça veut dire que vous le RN vous êtes déterminé à faire tomber tous les gouvernements jusqu'à obtenir ce fameux retour aux urnes ? Non, euh je peut-être vous surprendre, je ne suis pas de la France insoumise euh et moi le chaos n'est pas mon objectif. On n'est pas là pour faire tomber les gens.

On n'est pas là pour casser l'Assemblée nationale et on n'est pas là pour prendre le pouvoir par la rue. Il faut à ce pays une stabilité, il faut un cap, il faut protéger les Français. Nous jugerons les prochains premier ministres sur pièce, mais il y a peur peu à en attendre.

Le président de la République n'a pas compris qu'il avait perdu les élections. Le président de la République va vouloir un premier ministre à sa botte pour surtout ne pas détricoter toutes les mauvaises mesures qu'il a prise. Honnêtement, il y a pas de il y a pas de solution en dehors de nouvelles élections.

Excuse-moi. Je Oui, j'entends ce que vous dites mais je vais reposer ma question. Comment vous pouvez pousser Emmanuel Macron à faire à dissoudre l'Assemblée nationale ?

Donc je repose ma question. Est-ce que vous allez à chaque nouveau nom pour Matignon dire non, une sture censure aprèsalable, voter avec la gauche et passer au suivant jusqu'à ce que Emmanuel Macron Je vais vous faire la même réponse. Soit nous avons des premiers ministres qui nous demandent la confiance et a priori nous ne faisons pas confiance au Macronistes.

Vous savez, nous sommes des Français comme les autres. Euh à part Emmanuel Macron, je ne sais pas bien qui peut lui faire confiance. Et en revanche, si on a un budget, on essaiera de l'amender.

Si ce budget est passable, on sait bien qu'on a pas la majorité aujourd'hui, et bien nous laisserons passer. Si les mauvais, nous censurerons. Nous sommes pragmatiques.

Oui, mais Marie Le Pen, elle dit "C'est ultra rapide, il faut une dissolution." Oui. 8 au soir.

Le 8 au soir pour qu'on ait des élection et ben et si le président de la République avait un éclair de lucidité ou alors on part tous du principe que c'est foutu qu'on a un président de la République qui nen a plus rien à faire de la France et qui est juste concentré à garder son pouvoir et et ses privilèges. On n'est pas à l'abri d'ailleurs que ce soit une hypothèse crédible, mais nous nous tentons toujours de sauver et d'avoir le meilleur qu'il y a pour la France. Le meilleur qu'il y aurait pour la France, c'est d'avoir une majorité Rassemblement national et Jordan Bardella premier ministre.

Donc pour ça, faut des élections. Pour ça, faut les les gagner et pour ça, faut avoir un plan Matignon qui é la route. Il y a un an, votre plan Matignon a été un vrai fiasco hein, avec des candidats incompétents, racistes, complotistes.

Je en fait je cite presque Jordan Bedala Bardella qui parlait de brebig galeuse. Mais est-ce que à l'époque vous disiez que vous étiez prêt ? Est-ce que aujourd'hui vous l'êtes ?

Alors, je vais me permettre de vous reprendre parce que moi j'ai connu des fiascos plus nets. Le fiasco de la sécurité avec monsieur Retaillot, le fiasco de l'économie avec attendez en première position, vous êtes arrivé en 3è. Non non, on est arrivé premier si on prend les partis politiques.

Alors évidemment si vous mélangez à peu près toutous mais je vais vous répondre. Pour la première fois de notre histoire, nous avons plus de 100 députés, 123 143 avec nos alliés de l'UDR. Nous sommes le premier parti de France.

Il y a encore 6 ans, nous avions 5 députés. Vous pouvez parler de fiasco, moi je parle de victoire et de succès. Mais nous avons tiré les leçons.

Nous avons tiré les leçons. Nous avons rendu nos processus encore plus sélectif. Mais je vais vous dire, moi je suis très fier d'appartenir à un mouvement qui lorsqu'il constate que quelqu'un ne respecte pas ses valeurs, a des propos qui sont condamnables, nous l'expulsons ailleurs à la France insoumise.

Vous pouvez être triple fichier S, dealer de drogue, consommateur de drogue ou tabasser votre épouse, et bien vous serez investi. C'est quand même une différence très notable. Si le Rassemblement national, s'il y avait des élections, si le Rassemblement national arrivait en tête, est-ce que vous demanderiez Matignon, quoi qu'il arrive, même si vous n'avez pas la majorité absolue ?

Prenons des leçons de ce qui nous arrive. Quand un premier ministre n'a pas de majorité, il ne peut pas faire de politique. Or, la France a besoin de politique, de réforme profonde.

L'immigration nous coûte un bras. On peut gagner 18 milliards par an. L'État est devenu obèse.

Il y a, c'est vrai, un recours à l'assistana. Il y a un problème avec les entreprises qu'on n'accompagne pas assez. ou si vous avez juste une majorité relative, vous êtes la première force mais majorité relative, vous n'allez pas à Maton.

Il faut une alliance majoritaire qui puisse gouverner. Nous savons très bien que nous ne gouvernerons pas seul. Nous avons un esprit d'ouverture et d'ailleurs j'appelle tous ceux qui aiment notre pays à nous rejoindre.

Mais s'il y a des républicains qui veulent travailler avec nous, qui partagent nos constats et les solutions, ils seront les bienvenus. Moi, vous savez, je me mets parfois à la place des électeurs républicains, j'en rencontre, et qui voit que Bruno Retaillot soutient euh le Premier ministre et le président de la République, qui voit qu'il n'a pas agi sur l'immigration, sur la sécurité, ils sont profondément tristes et ils ont envie de travailler pour le retour d'une France dont ils pourraient être fiers et bien qu'ils viennent avec nous. Donc, si je résume les choses, vous me dites euh si si j'ai bon, majorité absolue pour le Rassemblement national, c'est le Rassemblement national sans doute Jordane Bardella pas Marine Le Pen à Matignon.

Jordane Bardella. présidente de la République Jordan Bardella Matignon. En revanche, si c'est une majorité relative là vous souhaitez nouer des alliances clairement avec les Républicains pour se mettre d'accord sur et je vais même être encore plus large que vous avec tous ceux qui veulent travailler au renouveau de la France qui veulent résorber cette dette, assurer la sécurité aux Français, préserver leur identité.

Tous ceux qui seront de bonne volonté, on pourra travailler avec eux. Si tous ensemble on a une majorité, nous pourrons gouverner. Je vais vous dire euh lundi prochain, c'est le premier jour de l'aprèsMon et le départ de François Berérou et la possibilité d'un espoir de redresser le pays.

Moi, je le prends pas comme un signe d'instabilité mais un signe d'espoir. Dernière chose, on sort quand même rarement bien de Matignon, hein, encore moins dans le contexte politique. S'il y a pas un risque à occuper Matignon à 20 mois d'une présidentielle ?

Je vais vous dire, on se pose même pas la question. La France a besoin de nous, on répondra à l'appel. Merci beaucoup Laurent Jacobier.

Bonne journée à vous. Yeah.