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Audition parlementaireAssemblée nationale (sur YouTube)· 19 mars 2026 87 minFond programmatiqueNumériqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsEurope & international

🔴La Caisse des dépôts devant la commission d’enquête sur les dépendances & vulnérabilités numériques

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 78 %Attaque 8 %Défensif 13 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Levier de la commande publique : est-il assez utilisé ? Comment l'optimiser ?

  • 40:00OuverteRéponse directe

    Cartographie des dépendances au sein du groupe : part des solutions françaises/européennes ? Objectif cible ?

  • 1:00:00OuverteRéponse directe

    Risques liés aux dépendances (kill switch, blocages) pour l'activité de la Caisse des dépôts ?

  • 1:20:00OuverteRéponse directe

    Solutions collaboratives : dépendance à Microsoft ? Alternatives envisagées (Linux, suites open source) ?

  • 1:40:00RelanceRéponse partielle

    Pourquoi attendre un programme européen pour des alternatives (Linux, suites Office) déjà existantes ?

  • 2:00:00OuverteRéponse directe

    Choix technologiques de Numspot : détails et positionnement face aux solutions SAS ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 18:00Chiffre
    « Au-delà de 100 millions d'euros, une entreprise ne trouve pas sur les marchés européens de quoi financer sa croissance. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

digital et des systèmes d'information du groupe et monsieur Philippe Blanchaud, directeur des relations institutionnelles, internationales et européennes. Vous avez souhaité être entendu par notre commission d'enquête afin de partager votre expertise et vos travaux sur la souveraineté numérique qui s'articule autour de trois objectifs : mesurer et réduire les dépendances numériques, soutenir et financer des infrastructures numériques autonomes et sécurisées et enfin déployer des initiatives concrètes qui renforcent la capacité de la France à maîtriser ces technologies et données numériques. Je vous remercie pour cette initiative.

Je vais vous laisser la parole pour une intervention liinaire. Je vous remercie de vous limiter à 15 minutes à vous quatre si c'est possible afin de que nous ayons le le temps d'échanger sous forme de questions-réponse. Je vous remercie de nous déclarer tout autre intérêt public ou privé de nature à influer vos à influencer vos déclarations.

Et auparavant, je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relatif au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées par une commission d'enquête de prêter serment de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Je vous invite donc madame messieur à lever un par un la main droite et à dire je le jure. Catherine Mainov.

Donc je déclare au tout des intérêts tout d'abord mon appartenance à la cour des comptes dont je suis magistrate avant d'être détaché à la à la caisse des dépôts et de fait que je suis membre du conseil d'administration du groupe La Poste et vice-présidente du conseil de surveillance de RTE le réseau de transport de l'énergie. Je vous demande de lever la main droite et de dire je le jure. Je le jure.

Merci monsieur Ar Martin au titre des intérêts. Donc je suis également vice-président du Sésin, une association qui regroupe à peu près 1200 RSSI en France et donc je le jure. Merci.

Bonjour monsieur le président. Donc je le jure au titre des intérêts. Donc je représente la case des dépôts au conseil d'administration de Numspot dont je suis le président.

Je le jure. Merci beaucoup. Je vous avez la parole dans l'ordre que vous souhaiterez.

Merci. Euh je vous remercie monsieur le président, madame la rapporteur. Donc merci de nous auditionner.

Euh c'est l'opportunité tout à fait unique pour nous de partager les bah la vision que l'on a du paysage dans lequel on s'inscrit actuellement en terme de numérique. Peut-être vous présenter très brièvement la feu de route conduite par Olivier Sichel, notre directeur général et les initiatives que nous voulons prendre. Euh je vous propose un propos à peu près de 10 minutes et ensuite de passer directement dans le vif des des questions.

Donc le le diagnostic, il est assez proche de celui que vous avez dressé euh en établissant ce cette commission. Un diagnostic que nous jugeons alarmant en tant que groupe public financier avec une urgence claire d'agir pour faire face aux dépendances technologiques qui sont l'héritage de ces dernières décennies. Un héritage qui est aujourd'hui alarmant dans un contexte de double révolution.

Euh une première révolution qui est la révolution technologique avec l'arrivée de l'IA générative qui conduit à poser dans des termes euh nouveau et encore plus alirement les diagnostics que l'on posé depuis plusieurs années sous notre dépendance en matière de solution cl et dont on voit que ça conduit à redéfinir la chaîne de valeur des grands acteurs économiques de façon assez drastique avec au-delà des diagnostics que vous avez vous-même constaté de part très importante des produits numériqu consommé en France qui proviennent de zones extraeurnes. On a toujours le même chiffre de 80 %. les conséquences très lourdes qui en résultent en terme de fuite de données stratégiques, en terme de perte de valeur économique, on évalue à à près de 265 milliards d'euros par an pour l'Union européenne.

Ben, ce qui part de l'autre côté de l'océan en terme d'achat de ces solutions, c'est la source si greffe de l'étude commandité auprès du cabinet Astrex et puis une exposition majeure à des risques géopolitiques croissants. cette évolution technologique qui est déjà pas triviale à conduire dans nos entreprises et établissement public, elle intervient dans un contexte de révolution géostratégique avec ces crises multifactorielles. Renforcement très concret et très très noté de notre côté du risque de cyber attaque et et de d'attaque dans le domaine de la la cybersécurité.

Euh tout ça a révélé notre vulnérabilité et donc aujourd'hui pour nous euh le numérique est devenu dans une institution financière comme le groupe CAS et dépôt un risque majeur euh que nous analysons en terme de risque de non continuité de nos activités et de non maîtrise de nos infrastructures critiques. Donc cette vision de notre dépendance nous la dressons sur une vision je dirais de bout en bout de la chaîne numérique. C'est bien sûr le cas dans les strates les plus basses de la chaîne de valeur numérique des infrastructures.

C'est vrai au niveau des plateforme logiciel et notamment avec une absence totale de solutions européennes de confiance sur la la dimension des plateformes à service et c'est vrai de façon moindre mais néanmoins critique en matière de solution de traitement des données de capacité en matière d'intelligence artificielle. Donc c'est dans ce cadre là, avec ce contexte là que nous avons une une conviction très forte qui est que travailler développer notre autonomie stratégique c'est une façon d'instaurer un chemin de compétitivité durable pour nos établissements et pour nos entreprises en ayant toujours à cœur de protéger nos données qui sont au bout du bout ce qui a le plus de valeur et d'importance pour nous. Pourquoi est-ce que le groupe Caise des dépôts qui a cette conviction, je dirais chevillé dans son ADN euh a fait de sa feuille de route de transformation interne, une feuille de route qui a une ambition d'aller servir le pays et servir d'autres entités.

C'est parce qu'on se sent bah légitime pour le faire. Euh à la fois par l'implication qui était celui du groupe CAS dépôt depuis des années euh dans le déploiement d'un écosystème numérique français et européen depuis plusieurs décennies. On a été à la manœuvre avec le fond pour la société numérique pour déployer la fibre optique partout en France.

On a travaillé depuis plus de 10 ans au développement des usages numériques. On a dans notre groupe le groupe d'OCAPost qui a plusieurs belles réussites dans le domaine de la santé ou l'éducation en matière de de solution de confiance. Et donc parce que on pense que c'est dans notre ADN et qu'on en a les expertises en interne et la la légitimité, on veut vraiment mettre notre feu de route au service du pays de l'intérêt général avec en servant les autres priorités stratégiques de notre feu de route qui sont la transformation écologique et la cohésion des territoires et la cohésion sociale.

Et on pense que construire un numérique souverain et de confiance qui protège nos données, les nôtres et celles qu'on nous confie puisque le gros CAS des dépôt est un opérateur pour le compte soit de l'État soit pour le compte des régimes sociaux de retraite ou de mon compte formation c'est un objectif auquel nous voulons nous atteler avec toujours l'idée de rester dans un triangle de maintenir un objectif de performance économique et et technologique de ces solutions, de respecter euh nos convictions en matière de d'environnement éthique et et sobre sorte que cette adoptement de ces solutions se fasse dans ces conditions de maîtrise de de ces différents objectifs. Donc dans ce cadre là, Olivier Sichel a a fait de son mandat à a souhaité mettre son mandat sous sous le avec une seule priorité qui est donc faire en sorte que l'accélération de la transformation du groupe Cae des dépôts serve le pays. On va mobiliser pour cela 18 milliards d'euros de fonds propres du grosse caisse des dépôts avec un marqueur important qui est que dans cet engagement financier qui est composé à la fois d'investissement de prêt et de financement de de garantie et de crédit export, on va considérablement augmenter le montant des investissements que le groupe s'apprête à à effectuer dans les cinq prochaines années. pour vous donner un seul heur de grandeur.

Dans les précédentes années, nous avons à peu près investi 1 milliard d'euros dans le secteur du numérique. On souhaite investir cin fois plus et mobiliser 6 milliards d'euros sur la durée du mandat avec toujours cet objectif de servir la performance, le développement durable et la et la souveraineté. Cette feu de route, on l'a construit autour de de six priorités. la première d'entre elles qui est le fruit du du retour de de d'expérience qui est celui que nous faisons après plus de 10 ans d'accompagnement notamment par BPI France de tous l'écosystème français des start-ups et des entreprises.

C'est fait qu'on a très peu d'entreprises qui ont la vraie dimension européenne et des champions capables de construire des écosystèmes à l'échelle européenne, des véritables leaders et donc on souhaite mettre l'accent sur notre capacité à accompagner un certain nombre de d'entre eux pour des entrées en bourse. Et notre ambition, c'est que faire en sorte que ces entré en bourse se fassent sur nos infrastructures de marché européennes. Vous savez que le groupe CL des dépôts à cet égard est est un investisseur dans Euronex et et Euroclear et donc on souhaite là aussi mais de la cohérence dans notre feuille de route, donc combler ce maillon manquant de l'écosystème de nos entreprises.

La deuxième priorité c'est de contribuer à l'émergence d'une chaîne de valeur numérique européenne. C'est la vision que j'ai évoqué tout à l'heure de bout en bout. Ça ne sert à rien de protéger nos données s'il y a un élément de du stack numérique qui n'est pas souverain.

On en a absolument besoin à l'air de l'intelligence artificielle puisque nos données doivent passer par l'ensemble du stac pour pouvoir être exploité. Donc on n' pas la prétention de construire à nous tout seul un une chaîne de valeur européenne, mais on a la capacité maintenant la certitude pour avoir commencé à organiser des événements euh dans lesquels on a accueilli des collègues belges, néerlandais, allemands que on a les compétences en Europe et que ce qu'il faut c'est arriver à unir nos forces avec une conviction, c'est que la solution passe pour nous par l'adoption massive de communic open source et que c'est par ce biaislà que l'on arrive arrivera sur l'ensemble de la chaîne de valeur à construire des éléments d'une brique, d'une autonomie stratégique pour l'Europe. Le le groupe Caise des dépôts va par ailleurs accentuer son rôle notamment au travers de de Docapost pour devenir leader d'un certain nombre de solutions numériques de confiance.

Alors pas dans n'importe quel domaine, les domaines dans lequels on se sent fort et on pense qu'on a les expertises et la légitimité. Donc ça s'adresse essentiellement au secteur régulés et au secteur public. Euh je pense bien sûr à l'éducation, on est assez implanté avec notamment Pronot que que vous connaissez bien.

Euh la santé euh on vient et on en est très fier de remporter un des appels d'offre de lancé par BP France en matière d'espace de données avec le les le fait d'atteint. les les collectivités territoriales qui sont des partenaires bien connus du groupe CAS et dépôts que l'on souhaite accompagner dans leur apprentissage et le développement de l'accélération de leur transformation numérique ou encore les professions réglementées qui sont des partenaires clés de du groupe Caise des dépôts. Donc on va essayer comme on les connaît bien comme on les pratique au quotidien de leur proposer des solutions qui répondent à leurs besoins.

Parallèlement, on va lancer, ça sera annoncé par Olivier Sichel et Antoine Saintan en mai prochain à l'occasion de l'édition du printemps des territoire. une très grosse initiative destinée aux collectivités territoriales pour en coconstruction avec elle ben faire ce qu'on fait nous les entreprise c'est-à-dire trouver des cas d'usage des cas d'usage qui sont susceptibles de passer à l'échelle et on va les accompagner avec le partenariat stratégique que nous avons noué avec avec Mistral pour se faire en en les accompagnant dans une adoption by design si vous me pardonnez cet anglicisme de solutions nativement souveraines et puis on continuera au travers de BPI France France, l'accompagnement des ETI et PME qu'on a beaucoup compagné accompagné au cours des dernières années en matière de cybersécurité et là on veut les accompagner dans leur maîtrise de leur autonomie stratégique et dans les le chemin qu'on va les inviter à tracer pour développer leur leur autonomie dans la consommation de leurs solutions. Et enfin, le dernier élément sur lequel nous allons euh euh en tout cas nous développer notre rôle en tant que Caisse des dépôts et donc accompagnateur des politiques publiques locales et nationales, c'est vis-à-vis des Français pour les rendre acteurs de leur numérique en facilitant le leur accès au services numériques du quotidien.

On travaille par exemple en tant que opérateur du programme maison France Service avec la NCT sur comment on va pouvoir développer l'impact de de ces maisons France service pour répondre aux attentes des citoyens ou encore accompagner les forts en matière de de formation numérique. Dans cette feuille de route, il y a un élément un marqueur je dirais que vous connaissez bien monsieur le président, c'est celui de l'indice de résidence numérique qui a été conçu l'an dernier qui a été officiellement lancé en début de d'année. On pourrait y revenir à l'occasion des des questions.

Sachez que pour nous, c'est une vraie conviction euh que en soutenant la l'indice de résilience numérique, on a un vrai outil qui s'adresse non pas aux techniciens des directions du système d'information, mais qui est conçu pour s'adresser aux dirigeants, au conseil d'administration, aux organes de surveillance et de supervision des entreprises ou des établissements pour les aider à mesurer la situation dans laquelle nous sommes les uns les autres. Elles sont en matière de dépendance de nos modèles opérationnels à différentes solutions technologique sur l'ensemble de la chaîne de valeur pour à partir de ce diagnostic se fixer un chemin qui chacun aura le fonction des priorités. On a une institution financière, on a un régulateur, on est extrêmement attentif à la sécurité de de nos données.

Euh et donc nous allons promouvoir cette euh indice de résilience dont nous sommes un des testeurs actuellement. On pourra vous indiquer comment on l'aborde et en essayant d'en faire une version plus légère pour les collectivités territoriales qui mutatis les mêmes problématiques et auront les mêmes problématiques et pour les PME et TI. Et puis nous œuvrons aussi à faire en sorte que cet indice soit adopté adopté au niveau européen et nous lui avons déjà fait traverser l'urain à l'occasion du du sommet franco-allemand et nous portons cela avec nos homologues européens.

Donc voilà, monsieur le président, madame la rapporteur de façon synthétique la conviction et la vision que porte le groupe Kisé dépôt sous la conduite d'Olivier Séchelle avec une un groupe quais dépôt qui se déporte ce qui est assez novateur je pense dans dans son histoire sur ce terrain européen puisque la conviction que nous portons, c'est que la réponse aux enjeux de souveraineté numérique ne peut concevoir qu'à l'échelle de notre de continent qu'on a les talents, les solutions, les compétences pour pour se faire et que euh nous serons en mesure d'apporter notre pierre à cette à cette voie vers une Europe qui maîtrise son destin par de de l'émergence de de champion, par des infrastructures qui seront demain mieux maîtrisées par des acteurs de confiance en opérant des solutions de confiance pour tous les acteurs publics et en agissant là où les risques sont les les plus élevés pour améliorer notre résilience. Merci beaucoup. avant de passer la la parole au à la rapporteur pour qu'elle puisse poser euh quelques questions, euh j'en ai peut-être une première.

Euh vous l'avez dit tout à l'heure en en quasiment au début, votre positionnement aujourd'hui en France et et est dans l'ensemble de de l'écosystème public comme privé parce que vous avez la partie BPI, vous avez aussi une grosse partie une grosse partie publique. Euh fait que vous avez une vision globale de ce qui se passe notamment en terme de numérique. Est-ce qu'aujourd'hui le levier de la commande publique est un levier qui est assez utilisé, pas assez utilisé ?

Qu'est-ce qu'il faudrait changer pour pouvoir l'utiliser mieux si on avait des des des capacités à l'optimiser ? Et est-ce que aujourd'hui le fait que on s'intéresse au numérique pour les collectivités est quelque chose qui qui nécessite ? Qu'on soit un peu comme on l'a fait pour l'État avec la loi seraine, qu'on l'étende au collectivités, qu'on dirige la commande publique des collectivités vers du numérique français européen.

Comment est-ce qu'on peut utiliser la commande publique selon vous ? Et quels sont les endroits où il y a encore des résistances ? Je vais pas vous demander de dénoncer au des entreprises publiques collègues, enfin collègues ou en tout cas proches, mais n'empêche est-ce qu'il y a des endroits où on devrait pouvoir appuyer un peu plus pour permettre de de permettre à la commande publique de se déployer ?

Alors, la commande publique est un levier, c'est pas le seul. Euh quand on regarde la les proportions, on estime que la commande publique, c'est à peu près 20 % du marché. Et donc un des messages forts que l'on porte, c'est qu'il faut vraiment s'adresser au 80 % euh des acheteurs qui sont qui sont les entreprise.

D'où l'intérêt de l'IRN parce qu'il faut sensibiliser les bordes et les directions générales. aujourd'hui ne pas acheter des grandes solutions éprouvées qui sont sur le marché demande du courage et demande des consignes portées par plus haut niveau de la direction des entreprises pour faire en sorte qu'on ne sete pas à facilité. On a l'habitude de dire aucun DSI ne sera renvoyé pour avoir acheté Microsoft 665.

Euh il faut du courage pour s'inscrire en rupture et pour du coup accepter de faire rentrer dans nos processus des solutions bah qui sont moins performantes, sur laquelle on a moins de recul euh et sur lequel on a moins d'assurance de la performance opérationnelle. Donc ça c'est le premier point, ne pas se tromper de cible et surtout et donc viser les les entreprises qui sont l'essentiel du chiffre d'affaires du marché. Pour autant euh et là c'est l'entité en charge dans c'est moi qui suis en charge de ce secteurlà, on est soumis au code des marchés publics en tant que groupe CD dépôt.

Il nous semble qu'il y a il y a un devoir d'exemplarité de la sphère publique dans ce domaineel. il y a des signaux à donner euh et que c'est à ce titre-là que euh dans le cadre du groupe Caise et dépôt, nous avons euh déployé, nous sommes en train de déployer euh une doctrine qui accompagne la feu de route dont je viens de parler. Euh pourquoi est-ce qu'on a éprouvé le besoin de faire cette doctrine ? pour mettre en cohérence nos actes, c'est-à-dire nous dire "OK, on finance des entreprises, on finance ministrale, on finance des entités comme Data IQ qui est un des leaders du marché en matière de solutions qui permettent de faire de l'IA.

Euh essayons de recoller les deux parties de notre cerveau et essayons d'acheter dans le cadre de la commande publique des solutions qui sont financées par des acteurs publics ou ou par le le groupe Casé dépôt. Et donc ça c'est une je dirais c'est un chemin qu'on est en train de de de de déployer. On en est euh au début et donc j'espère que donc à la fin du mandat, on pourra on pourra montrer qu'on aura vraiment fait bouger les choses euh pour inclure dans nos politiques d'achat comme on l'a fait depuis des années, c'est éprouvé, ça fonctionne bien les objectifs en matière de RSE de responsabilité durable environnementale avec les Spazer, tout ça est bien ancré pour pouvoir arriver à ancrer les enjeux en matière d'autonomie stratégique.

Aujourd'hui, c'est beaucoup plus complexe. vous n'avez pas la possibilité de mettre dans votre appel d'offre et votre cahier des charges des clauses qui soient trop restrictive dans ce domaine là. Donc c'est vraiment un chemin, je pense qu'il faut qu'on arrive à à tracer en en ayant des convictions, ce qui est notre cas, euh dans le respect du code de la commande publique et en espérant qu'un certain nombre d'assouplissements qui sont aujourd'hui sur sur le métier, sur la table au niveau européen permettront d'être plus prescripteur en matière de clause que c'est le cas aujourd'hui.

Pour autant, on est vraiment conclu, on est vraiment convaincu que c'est une question de volonté. On voulait vous apporter un témoignage opérationnel, c'est celui de l'initiative qu'on a prise de lancer pour la première fois au niveau du groupe un un gros accord cadre de référencement pour des solutions euh qui vont nous permettre de faire de l'IA à la fois avoir des capacités de calcul, avoir des licences et puis avoir aussi de l'appui opérationnel pour travailler sur nos cas d'usage. On pourra vous en donner le détail, mais aujourd'hui on est très content du résultat de cette consultation qui est assez massive he parce qu'on s'est engagé sur un montant entre 70 millions et 140 millions d'euros sur la durée de l'appel d'offre.

On a à peu près 70 % des solutions qui sont référencées dans le cadre de notre accord CAD qui répondent à nos critères d'autonomie stratégique et de souveraineté. Donc c'est possible mais ça nécessite euh beaucoup de volontarisme et euh et et beaucoup de de détermination parce que une fois encore ce n'est pas la solution de facilité. Merci madame la rapporteur.

Il faudrait que vous étiez votre voilà. Merci. Bonjour.

Ben, je vous remercie d'avoir de nous avoir contacté pour ce témoignage de solution qu'on peut mettre en œuvre. Je commencerai donc mes questions pour savoir si avant un déploiement externe, vous avez un cartographié en fait le niveau de dépendance au sein du groupe et quelle est aujourd'hui en fait la part de solution française ou européenne déployée au sein du groupe et quel serait un objectif cible si vous deviez augmenter la part de de ces solutions ? Alors oui, on a cartographié.

C'est toi qui répond ? Oui, je peux prendre la question sous l'angle de du déploiement de l'IRN. Donc l'indice de résilience numérique qui va nous permettre de mesurer cette partie-là apporte une partie des réponses.

Et on a également la cartographie, je laisserai la parole peut-être à toi Catherine sur le pourcentage des commandes associées. Donc l'indice de résilience numérique, comme on le disait tout à l'heure, il est il est relativement récent. Donc il a été lancé officiellement en janvier, donc les travaux ne sont pas totalement aboutis.

Néanmoins, nous avons commencé euh à mailler en fait l'ensemble des actifs au travers des fonctions critiques et les fonctions critiques assez naturellement pour un établissement public, nous sommes adossés aux fonctions critiques qui avaient été déclinées dans le cadre de Dora qui nous est enfin qui est appliqué au niveau de la quête des dépôts ainsi que sur l'ensemble des établissements bancaires et assurantiels. Donc ce qui permet aussi d'avoir cette potentiellement cet effet levier au travers de tout cet écosystème là. Euh donc nous avons 11 fonctions critiques euh et nous en avons euh voilà, nous avons 165 applications associées sur cette partie-là.

Ce qui est important aussi, c'est de ne pas uniquement rester au niveau des applications puisque par définition et comme le disait tout à l'heure Catherine, l'indice de résilience numérique prend en compte aussi les infrastructures, donc les différentes couches qui sont des couches plus de socle technique sur lesquelles sont exploitées les applications. Et à ce titre, donc l'ensemble des composantes techniques que nous sommes en train de monitorer de notre côté correspond à 154 composants techniques qui permettent de bah d'exploiter les 11 fonctions critiques d'or au niveau de la caisse des dépôts. Donc pour le moment, on n pas les résultats encore.

Alors, je peux pas vous donner en avance de phase les résultats définitifs et de toute façon, c'est on a un intérêt fort de notre commission de surveillance donc qui est constituée de vo de trois députés et trois sénateurs qui nous challengent fortement pour avoir les résultats en avance de phase. Donc, on leur donnera normalement au cours du mois de juin sur cette partie-là puisque nous aurons le temps de les finaliser. Néanmoins, on a quelques grandes tendances qu'on peut voilà qu'on peut partager avec vous.

Alors la première c'est déjà que on a un fort enfin un bon niveau de résilience au niveau des fonctions critiques puisque la majorité de nos fonctions critiques sont sur des projiciels européens ou alors des développements propres au niveau européen. Ce qui est aussi important et structurant, c'est la capacité de l'open source à fournir une forte composante de résilience par rapport à des solutions par définition SAS américaine dans cette dans cette vision là. Et le dernier point qu'on peut aussi partager avec vous euh dès à présent, c'est le fait que on a une asymétrie entre les applications qui ont plutôt un niveau de résilience et un niveau d'open source plus important que les socles techniques sur lesquels nous sommes plus tributaires euh de des solutions américaines à ce niveau-là.

Ce qui est important aussi et vous on va vous le mentionner, on a fait cet exercice et là je voulais vous donner des détails aux banes de l'établissement public. On a vocation à le décliner avant la fin de l'année sur l'ensemble des filiales financières, donc la Banque Postale, la partie BPI et la SFIL du groupe pour avoir une vision unifiée qui sera déclinée autour de la notion de Dora sur l'ensemble des euh financières du groupe. en terme de commande publique, la référence qu' de commande pardon de sous de la commande la référence que l'on avait dans le cadre de des travaux menés par le CRF avec le cabinet STRS, c'était que en moyenne, on estime que les entreprises européennes, elles ont 17 % de leurs commandes qui sont adressées vers des solutions euh européennes.

La le calcul qu'on a fait ça a été de regarder les solutions numériques souveraines que l'on utilise c'estàdire française européenne et l'open source qui contribue à cette stratégie là. L'établissement public strict insu et dépôt à une part légèrement majoritaire. on est à 54 % de solutions européennes euh et open source, ce qui nous met dans une situation de départ nettement plus favorable que que la moyenne.

Pour autant, ce diagnostic, il est il est pas uniforme sur l'ensemble de la chaîne de valeur. On a une dépendance assez forte sur nos infrastructures, on est à 74 %. Euh on a une dépendance moindre sur toutes les briques de cybersécurité qui est un point d'attention depuis très longtemps de notre part où là on a un peu plus de la moitié des des solutions qui sont d'origine européenne et par contre comme vient l'indiquer Arnaud Martin, on a une bonne solution situation de départ sur la brique des solutions métiers puisque on a 75 % de nos applications qui sont des applications européennes ou françaises et notamment au travers de groupes comme Sopra ou ou Murex.

Cette situation, elle s'explique par le fait que le groupe Caiss dépôt depuis toujours applique une politique très stricte en matière de protection de ces données. Comme tout établissement financier, on classifie nos données et on a édicté, comme l'a fait d'ailleurs l'État avec sa doctrine Claire de Centre, une doctrine très protectrice de nos données les plus sensibles qui sont celles des Français, euh des régimes de retraite que nous gérons de l'Épargne qui est géré, des opérations des notaires, enfin tout ce que peut gérer le l'établissement public caisse des dépôts et donc on a l'interd on a érigé une interdiction de recourir à des solutions qui serait non souveraine sur le traitement de ces données, ce qui nous a beaucoup empêché de basculer jusqu'à présent dans le cloud et ce qui explique notamment l'engagement de groupe caiss et dépôt au travers de l'initiative conjointe avec Docapost avec Numspot. Euh je vous remercie euh pour continuer cette réflexion, est-ce que vous pourriez nous détailler les conséquences que pourrai avoir euh alors vous dites notamment sur les infrastructures ou sur les commandes publiques, c'est dépendances.

Typiquement, on voit bien que euh la question euh des euh pardon, excusez-moi, on globalement euh vous avez effectivement déjà un niveau d'autonomie euh extrêmement forte. Euh est-ce que la question des dépendances, alors bien sûr de ce que je comprends sont faibles dans les dans les applications métiers, mais elles sont quand même existantes, elles sont plus importantes sur les infrastructures ? Quels sont quand même les risques associés à ces à ces dépendances en terme d'activité pour la caisse des dépôts si jamais ça venait à être bloqué ?

Enfin, c'est toutes les questions de kill switch non mise à jour. Et deuxième question, alors là justement qui n'est pas sur les fonctions stratégiques, mais peut-être sur les fonctions les plus communes. Euh typiquement, est-ce que vous regardez dépendant je ne sais pas quels sont les systèmes de mail utilisés, euh les euh euh les suites office, voilà.

Est-ce que vous regardez également les outils utilisés dans le quotidien ? Alors effectivement le les risques sont des risques de donc comme là je m'appuie sur la méthodologie de de l'IRN, on a effectivement des risques de dépendance technologique, des risques de dépendance économique, hein. les augmentations brutales de tarifs que nous subissons de la part notamment de de fournisseurs non européens se traduisent directement par des nécessités d'arbitrer des budgets en faveur malheureusement de ces augmentations de prix et donc au détriment d'investissement soit dans les fonctions applicatives soit sur d'autres solutions. sur le plan de la dépendance technologique, évidemment, on est euh à la mercie aussi des des roadmap et des évolutions des des éditeurs sans pouvoir influer dessus.

Et donc du coup ça ça plaide pour une stratégie ambitieuse comme le le présentait Catherine Mainop tout à l'heure dans le plan dans le cadre du plan Horizon numérique 2030 pour un plan de de résilience he et donc sur la base du diagnostic que nous sommes en train de de faire en ce premier semestre, ça se traduira par un plan de de résilience. Effectivement, vous vous pointez du doigt les solutions collaboratives euh qui sont un des sujets que nous devons adresser. Euh pour cela, on aura peut-être l'occasion de répondre à d'autres questions sur la la démarche notamment de notre print recommand que nous que nous sommes en train de lancer et qui vise notamment à répondre à ces enjeux.

On est effectivement à l'heure actuelle dans une dépendance totale hein vis-à-vis de de l'éditeur Microsoft. Alors dépendance sur le cœur effectivement de la messagerie et des outils collaboratifs, mais en même temps, nous avons déjà déployer un certain nombre de de solutions souveraines, notamment pour la protection des données les plus sensibles he et donc nous faisons déjà appel à plusieurs éditeurs français notamment dans le stockage de données, le les les le l'outillage aussi par exemple pour le le les délibérations du comité exécutif, un certain nombre de solutions également d'échange en cas de situation de crise et notamment de crise cyber. Donc nous utilisons déjà des solutions souveraines et tout l'enjeu va être effectivement notamment à l'échelle européenne de développer une démarche qui nous permette d'envisager des alternatives sérieuses euh aux suites collaboratives euh américaines dont nous sommes de facto dépendant aujourd'hui.

Nous avons vu que les Allemands ont ont un certain nombre de d'éléments assez probants qui qui nous inspirent et donc nous allons travailler avec eux. Peut-être juste un petit complément par rapport à votre question très précise pour dire voilà sur quel voilà quel serait l'impact sur telle ou telle fonction critique. En fait, la façon dont nous déclinons le l'IRN enfin dont nous sommes en train de décliner l'IRN, ça n'est pas un IRN global sur l'ensemble des fonctions critiques, mais nous aurons vraiment une notion de dépendance par fonction critique.

Et ceci est adossé à la modélisation des processus d'entreprise qui sont par définition des processus transverses enfin sur différents métiers. Donc en fait, on aura vraiment une vision sur enfin voilà pour prendre un processus pour exécuter tout ce qui est paiement. Nous saurons quel est notre niveau de dépendance sur cette partie-là ou alors pour assurer la cybersécurité quelle sera notre niveau de dépendance sur ce deuxème processus.

Merci. Juste une une précision là, on a parlé des suites collaboratives. Est-ce que vous envisagez aussi la modification de l'OS ?

Est-ce que vous envisagez par exemple le recours à Linux plutôt que à l'OS de chez Microsoft ? Et est-ce que ça fait partie des réflexions que vous avez engagé et est-ce que vous avez une road map qui est prévue sur le sujet ? Alors, ça fait partie du périmètre du textprint de recommand que que j'évoquais très brièvement dans ma réponse précédente.

Et oui, ça fait partie du champ que de poser la question de l'alternative sur l'ensemble l'ensemble de la chaîne de valeur du numérique. En ce qui concerne la Caisse des dépôts, nous inscrirons en fait dans ce programme en essayant évidemment d'être exemplaire mais le programme est en train d'être lancé. Donc pour le moment, nous n'avons pas de road map répondant au sujet que vous évoquez.

Merci. Alors, j'ai une question mais très bête. Euh est-ce que vous pouvez pourquoi attendre justement euh ce programme européen ?

Enfin voilà, est-ce que vous pouvez nous expliquer parce qu'il existe déjà euh des options effectivement que ça soit euh sur Linux ou sur les suites Office, il y a déjà aujourd'hui un certain nombre de logiciels de livres disponibles. Donc voilà pourquoi enfin j'imagine qu'il y a une raison. Donc je serais intéressé de la connaître et j'en freie de vous poser ma deuxième question là peut-être plus allez vous avez mentionné docost Num post si vous pouvez un peu dire les choix technologiques qui ont été fait pour ces pour ces outils.

Donc l'open source est clairement euh un véritable logissement stratégique he d'autonomie stratégique pour l'Europe. Et donc, il existe aujourd'hui des solutions open source qui effectivement à l'échelle européenne portent le potentiel d'une alternative, d'une véritable alternative pour les les les entreprises et et évidemment pour pour les les administrations et les établissements publics. L'enjeu, il est il est clairement à l'échelle européenne.

C'est-à-dire que aujourd'hui, il y a un enjeu de combinaison de solutions sur l'ensemble de la chaîne de valeur pour aboutir effectivement à des solutions qui soient suffisamment riches fonctionnellement et profondes technologiquement pour répondre à des grandes entreprises comme nous. L'enjeu principal, c'est un enjeu d'intégration. C'est-à-dire que aujourd'hui, les suites non européennes présentent un niveau d'intégration extrêmement élevé tant sur le plan fonctionnel que sur le plan technologique.

Et donc aujourd'hui, il n'existe pas de solution qui présentent le même niveau d'intégration. Donc oui, on peut répondre à certaines fonctions par certaines solutions. Ce qui nous manque aujourd'hui, c'est le le l'effet d'intégration et avec notamment le un des points clés qui est toute la gestion des habilitations, des identités, qui est un des grands vecteurs d'intégration et de lokin, hein, si je reprends un mot anglo-saxon, vis-à-vis de ces de ces chaînes de ces alternatives non européennes.

Donc tout l'enjeu du texprint recommands, c'est dans une logique tirée par la demande et donc tirée par les entreprises européennes. À ce titre, on travaille avec les les l'équivalent du Cref français en Allemagne, en Hollande et et en Belgique pour avoir une véritable approche utilisateur européenne. Et avec le SIGRF, on aimerait aussi embarquer l'Italie et l'Espagne dans la démarche.

Donc dans une approche tirée par la demande de créer des coalitions entre utilisateurs, fondation et communauté open source et éditeur parce que en fait on a besoin des éditeurs absolument donc des acteurs économiques de l'écosystème pour apporter également le niveau de support aux grandes entreprises. C'est-à-dire que l'open source en tant que tel est une solution. Les grandes entreprises ont besoin du niveau d'intégration que j'évoquais.

Elles ont également besoin d'un support dans la durée et ça c'est seul les les éditeurs sont capables de faire ça. Seuls les éditeurs sont capables aussi de faire les assemblages nécessaires. Donc c'est dans ce triangle entre éditeur communauté fondation open source et tiré par la demande que nous nous inscrivons.

Et donc nous allons dans le le premier sprint qu'on va essayer de lancer au deuxème trimestre d'avoir un premier prototype d'action commune avec l'idée d'ici la fin de l'année et probablement l'occasion d'un deuxième sprint de comment de commencer aussi à apporter dispositifs de financement pour combler le le vide entre la création la montée en gamme de l'actif open source sa distribution par un ou plusieurs éditeurs et la commande par l'entreprise privée. hein, je on insiste beaucoup euh c'est 80 % de la commande vient du privé et donc on va travailler prioritairement sur l'adoption par les grandes entreprises privées. À cet égard, la France dispose notamment d'une démarche particulièrement intéressante à travers le Toosit.

Euh et euh sur les premiers tours de roue et par exemple euh sur l'exemple d'un poste de travail euh alternatif euh euh au poste euh Windows, on a déjà une vingtaine d'entreprises qui ont marqué un intérêt pour investir euh dans des développements pour financer des développements euh open source. Voilà, donc on est dans une dynamique extrêmement positive. Euh on a comme le disait Catherine Mainov, a priori tous les éléments pour le faire, mais il y a un gros enjeu d'intégration, il y a un gros enjeu de de support et c'est à cela que on va notamment essayer de contribuer à travers le texprint commons.

Sur sur num spot, peut-être quelques mots. Donc de de manière peut-être simplifiée pour comprendre le positionnement de N spot, on peut dans l'informatique en nuage identifier trois couches si je peux utiliser ce terme. les infrastructures physiques, serveur, ordinateur, réseau, la plateforme, les plateformes de développement et d'exploitation applicative et puis la troisème couche c'est tout ce qui est solution et application.

Le constat lorsque nous avons lancé NUM Spot en partenariat sous l'impulsion de Docapost et en partenariat avec Dasso Système et et BUI Télécom, c'est qu'il n'y avait pas de solution souveraine à l'échelle sur la couche intermédiaire, ce qui était un vrai déficit en matière de de d'autonomie stratégique et de couverture de l'ensemble de la chaîne numérique. Et donc c'est pour ça que nous avons lancé une initiative qui est focalisée sur la couche passe comme on dit dans le le jargon technique. Cette couche intermédiaire de développement d'application et d'exploitation d'application en ayant une double conviction 100 % d'open source.

Donc il n'y a dans une spot que de l'open source dans cette couche passe. Et la deuxième conviction, c'est de développer une plateforme portable, donc multicloud, multi-infrastructure pour pouvoir être déployé à la fois sur des clouds européens et également sur les clouds internes des administrations et des entreprises privées. Et c'est fort de cette conviction et bien que nous avons développé cette solution.

Je tiens également à adirer votre attention sur le fait que Num a du coup été en capacité à répondre au nouvel appel d'offre autour du ELS Data Hub et donc à apporter avec un consortium autour de Outscale, OVH et Docapost à apporter une réponse souveraine au à la problématique de de la protection des données de santé. Juste une précision sur ça veut dire que vous ne visez pas la partie SAS à terme, c'est vous restez sur la couche passe alors même que l'on sait que une grosse partie de la création de valeur des hyperscalers est plutôt sur la partie SAS. Alors, c'est une évidemment remarque particulièrement pertinente.

L'enjeu de de NUM Spot, c'est de développer un container Secnum Cloud qui puisse accueillir des solutions euh y compris d'ailleurs des solutions non européennes dans le cadre de ce container et donc de pouvoir les proposer aux clients de NUMSpot dans une logique de chaîne de bout en bout dans une logique sécurisée. Évidemment, notre priorité va aller vers l'accueil de solutions européennes, mais ça permettra aux clients d'avoir des premiers éléments de souveraineté, y compris en gardant éventuellement dans une phase intermédiaire des solutions nonopéraes. Donc c'est à travers ce système de containérisation fondé sur la la technologie cubernetes qui est une solution open source standard que nous pouvons proposer une intégration de bout en bout et c'est typiquement ce que Numspot est en train de faire par exemple avec Mistral et donc de proposer à ses clients un accès à aux solutions d'intelligence artificielle générative de Mistral dans cette logique d'accueil dans son container.

Peut-être un tout petit complément par rapport à la première partie d'autre question qui portait sur des services historiques de Docapost. Donc je pense typiquement à l'identité numérique, la conservation sécurité des documents, pronote et cetera. Alors, il faut pas faire d'accronisme.

Cette notion de souveraineté lorsque c'est voilà lorsque c'estes voilà ces services ont été développés n'existaient pas et on se basait uniquement sur des voilà sur des sujets de régulation, d'homologation et typiquement sur ces services là les homologations associées sont les homologations européennes EIDAS enfin sur qui ont voilà qui ont drivé en fait la construction de l'ensemble des bah des solutions et qui sont encore actuellement en vigueur à ce niveau-là. Donc, j'ai pas les éléments techniques, mais on pourra vous les apporter dans un deuxième temps sur l'ensemble des architectures sous-jacentes. Mais ce qui est vrai, c'est que le Baricentre était beaucoup plus positionné sur cette homologation et notamment sur l'ensemble des services de chiffrement associés pour avoir des chiffrements robustes validés au travers des audits de l'ANC.

Merci. Dans votre feuille de route, vous avez mentionné euh le la question des communs numériques comme quelque chose de structurant. Est-ce que vous pouvez développer un peu, donner des exemples.

Et deuxème question, vous avez mentionné les fondations qui travaillent sur l'open source. Euh est-ce que pour vous elle doivent faire l'objet de financement public pour éviter qu'elle soit noyautée par des financements privés d'acteurs ayant un intérêt euh dire particulier ? Comme on a commencé à l'évoquer à travers les les réponses que que nous vous avons faites, la la le l'open source est une est une véritable opportunité à condition qu'elle soit développée dans une logique de commun numérique, c'est-à-dire la question la capacité à capter de l'open source, soit pour en guillemets le privatiser euh soit pour le le effectivement le le noyauter euh euh en terme de gouvernance, appelle à une vraie démarche de commun numérique euh euh à l'échelle européenne.

Et donc euh c'est un des objectifs que nous visons encore une fois avec le Texprint Recommonds, c'est à la fois de pouvoir euh créer la communauté, les coalitions entre utilisateurs, fondation, open source et et éditeur, mais également d'adresser cette question de la gouvernance de de ces communériques et donc dans un travail que nous avons commencé à à effectuer à la fois au niveau de la Commission européenne, à la fois évidemment avec l'État pour pour ce que il a commencé à développer en terme de de stratégie de commun numérique et avec du coup des véhicules à identifier pour pouvoir pour pouvoir accompagner cet effort de de d'autonomie stratégique sur les communs numériques. Et donc nous avons par exemple initié une coopération avec le le les DC, le le l'établissement européen qui va piloter des communs numériques pour les États pour des États membres de la Commission européenne. Nous avons initié un travail avec, comme le disait Catherine Mainob, avec des acteurs des communautés open source à la fois en France, en Allemagne et en Hollande qui ont été les trois pays qui ont le plus qui ont le plus répondu.

Nous nous sommes rapprochés d'un certain nombre de fondations open source qui travaillent du coup sur les sujets notamment les sujets de cloud data et mais également les sujets de de suite collaborative avec du coup une perspective à la fois très écosystémique et en même temps une dimension de responsabilité très forte sur la gouvernance et notamment la gouvernance des fondations et des et des communautés de manière à nous assurer que effectivement ce sont bien des communs numériques européen que nous développons et pas simplement une utilisation tactique de solution open source disponibles sur le marché. Je serais pas en mesure de dire est-ce qu'il faut des financements publics ? Ce qui est sûr c'est qu'il faut des financements.

Nous on va y réfléchir à la demande de divisel. On va on va essayer de voir si on peut travailler un dispositif de de garantie de prêt. Euh on parle pas de somme colossal.

Euh nous on évoquait le chiffre d'à peu près 100 millions d'euros qui permettrait euh déjà à nos yeux de construire un petit morceau de ce mur de d'une chaîne d'autonomie stratégique. Euh et donc euh on pense que c'est à notre portée. L'objectif étant toujours de veiller à faire en sorte que ces solutions elles soient elles soient performantes pour les pour les entreprises parce qu'on voit bien que c'est l'écueil mais vous l'avez bien souligné dans vos travaux.

On ne peut pas apporter l'autonomie stratégique et la souveraineté des solutions comme un objectif en tant que tel. Il faut que les solutions soient avant tout performantes, compétitives, tout en servant les les objectifs de de souveraineté. Tout tout comme je rappelle à chaque fois aussi, il faut les les objectifs de d'éthique et de et de durabilité.

Euh mais peut-être déployer explicité de ce chiffre de 100 millions que j'ai en tête. Ouais. Le constat que nous nous faisons dans les les les depuis quelques mois en préparant le lancement de cette initiative européenne, c'est que il y a il y a un besoin de il y a un gap de financement, il y a un écart, il y a une un vide de financement entre le besoin exprimé par une par des grands clients et la capacité à passer une commande au titre de ces nouvelles fonctionnalités.

Et donc du coup euh sur la base d'un accord entre des grands clients et des éditeurs et des communautés open source, il faut amorcer euh il faut amorcer le besoin de de financement, le BFR en fait un des des acteurs de l'économie du logiciel libre pour leur permettre de financer 4 à 6 mois de développement le temps que les commandes se fassent sur la base de ces développements et donc d'initier la boucle de financement naturelle et la plus efficace. qui est la boucle de financement par la commande. Et donc c'est ce cet écart de financement que sur lesquels il semblerait y avoir des premiers éléments de consensus qu'on doit qu'on soit dans l'ordre de grandeur de de de 100 millions d'euros.

Euh alors ce chiffre n'est pas à ce stade scientifique hein, il est plutôt le fruit d'un de de premiers échanges et de euh et de et de premières discussions. Mais on voit qu'en terme d'ordre de grandeur, il est sans commune mesure avec des investissements euh en dizaines, en centaines ou en milliers de milliards comme on peut les voir dans la technologie euh à l'échelle mondiale. Donc ça veut dire parce qu'il s'agit d'un gap de financement et non pas d'un investissement dans les solutions, l'investissement devant être normalement financé par la commande privée.

Voilà. Donc c'est plutôt un financement d'amorçage dont nous imaginons qu'il puisse se mettre en place effectivement sur plusieurs années le temps que la boucle naturel d'adoption et donc que le rôle de la commande privée en particulier puisse jouer le rôle de financement des évolutions. Merci.

Euh deux questions. Une sur l'indice de résilience. Donc ça c'est vous nous avez dit un lancement en janvier.

Est-ce que c'est un tout nouveau référentiel ou est-ce que ça s'appuie déjà sur des référentiels existants ? Et dans ces cas-là, est-ce que ça veut dire que le type d'analyse sur les dépendances est finalement assez nouvelle ou est-ce que c'était quand même déjà un travail qui était fait avant ? Et une autre et est-ce que pardon et donc si c'est quelque chose de nouveau, est-ce que pour vous il faut aller jusqu'à de la certification ou pas ?

Est-ce que c'est est-ce que si ça fonctionne, il faudrait pouvoir le développer en certification ? Et autres sujets, vous nous avez parlé des choix de Num Spot. On a dans les indices de résilience, ça me fait penser, on a plusieurs sujets.

On a effectivement de la dépendance à la fois euh on utilise enfin pardon, on est de la on a des sujets de dépendance si on est soumis à des lois extraits territoriales. Donc ça c'est le premier risque. On a un deuxième risque qui va être plutôt un risque logiciel avec tout ce qui était les tout ce qui appelait le le kill switch.

Euh donc aujourd'hui NS Spot de ce que je comprends n'est justement et indépendant et sur l'un et sur l'autre. On a d'autres technologie de type bleu ou sense qui eux reposent sur des technologies américaines. Est-ce que vous pourriez nous dire un peu les différences justement entre num Spot et Bleu Essense ?

Peut-être les avantages de de l'un ou de l'autre. Je vais prendre la première partie de la question sur l'IRN. Alors non, c'est ça n'est pas enfin voilà, il y a un certain nombre d'axes euh de restitutions qui sont en effet plutôt nouveaux et d'autres qui sont des axes existants.

Alors pour rappel, il y a huit axes de restitution qui sont qui sont pressentis. Peut-être on peut les séparer en voilà entre ceux qui sont plutôt nouveaux et qui va ou émergents et ceux qui étaient déjà historiques. J'aurais tendance à dire l'axe stratégique et géopolitique donc incluant le risque de kill switch auquel vous avez fait allusion.

Il est plutôt nouveau. C'est assez récent. Euh on va dire que c'est assez concomitant avec l'élection du président américain récente sur cette partie-là.

Euh la notion de dépendance économique et juridique. Alors c'est quelque chose qu'on avait de manière latente mais qui devient de plus en plus exacerbé avec notamment ben comme on le disait le boom des euh des bah des solutions sur bah sur certains voilà sur certaines couches typiquement la virtualisation récemment sur tout ce qui est dépendance opérationnelle continuité d'activité c'est des choses qui qui existent depuis très très longtemps. Bah toutes les banques sont assujettes à tout ce qui est plan d'urgence et poursuite d'activité.

Donc c'est quelque chose que nous avions déjà dans notre ADN sur la partie sécurité et continuité. Donc là, c'est vraiment le volet cyber bien évidemment, c'est des choses qui sont montées en puissance mais qui existent aussi bah depuis voilà depuis depuis quelques décennies. Sur la partie environnementale de la même façon bah c'est quelque chose d'émergent peut-être voilà j'aurais dire le même ordre de grandeur donc pas nouveau non plus.

Euh technologique donnée IA et supply chain c'est pareil c'est des axes qui existaient voilà qui existaient avant mais qui prennent de plus en plus de enfin qui montent de plus en plus en puissance. Je pense notamment à la partie supply chain. On a vraiment un gros focus qui est fait à la fois sur Dora et sur Nice 2 sur cet axe là puisque bah l'ensemble des dépendances y compris des dépendances pour inclure des latéralisations en terme de cyberattaque passe désormais par la supply chain.

Donc c'est quelque chose qui est désormais exacerbé. Et ce qui est important au niveau de de l'IRN comme vous l'avez vu, c'est cette enfin cette conjonction de nouvelles voilà restitutions versus des restitutions qui existaient avant. Mais ces restitutions passées en fait, elles arrivaient souvent au niveau du DSI, au niveau du directeur des risques.

Elles n'arrivaient euh que très rarement, voire même elle n'arrivait pas au niveau du comex euh avec une prise de conscience globale de cette boussole autour des huit axes que j'ai euh que je vous ai cité. Donc ce qui est vraiment la force de l'IRN, c'est cette capacité à consolider l'information et à donner une vision, on va dire 360 sur l'ensemble des éléments et pas uniquement des sujets de cybersécurité ou des sujets de continuité d'activité. sur la partie des dépendances technologiques des opérateurs de cloud.

Donc effectivement, vous avez mis en avant le le besoin de de sécurisation juridique et de sécurisation technologique. Et donc on a sur le le marché effectivement des acteurs français qui répondent au critères de sécurisation juridique. Du point de vue de la sécurité technologique, ce qui compte, c'est effectivement la maîtrise de l'actif technologique.

Et donc à partir du moment où on est sur un actif technologique qui est non européen, toute la question est de savoir dans quelle mesure il peut être maîtrisé de bout en bout et dans la durée. Donc je serais bien incapable de répondre à la place des des opérateurs concernés. Mais c'est effectivement la question euh qui se pose de manière très claire, c'est dans quelle mesure il y a également une autonomie dans le l'évolution la maîtrise de l'évolution technologique des solutions qui sont éventuellement non européennes sur ce point.

Mais dans dans l'axe des axes d'analyse, il y a il y a les compétences euh parce que on s'aperçoit quand même qu'on sort de de plusieurs décennies de de système d'information dans lesquels on dont on ressort sans les compétences à à opérer ou à faire évoluer nos ess un réveil un peu brutal mais qui est opportun dans le contexte actuel et donc en tout cas nous la vision qu'on a c'est que cette conception de l'autonomie stratégique elle passe par notre capacité à opérer dans la durée et à savoir faire évoluer ces ces brides technologiques et que c'est bien ça la vraie la vraie indépendance ou la vraie maîtrise. Et et peut-être pour aller vraiment dans ce sens-là que enfin pour illustrer voilà un des aspects autour de votre question. Qu'est-ce qui peut différencier différentes solutions si on parle de continuité d'activité ?

Si on est sur une solution purement sasse, une décision de l'éditeur de couper le service va aboutir dans la seconde qui suit à une rupture de service sur cette partie-là. Lorsqu'on a des infrastructures qui sont managées mais qui reposent sur des euh voilà sur des outils non souverains euh avec la capacité de du modèle opérationnel du vo de la de de de l'opérateur du service manager, il va être en capacité de poursuivre le service le temps qu'il y ait des patchs de sécurité critique ou des patchs voilà ou des évolutions qui feront que en fait la solution bah qui telle qu'elle est voilà telle qu'elle est opérée devienne Voilà, inutile ou en tout cas il a une moindre utilité en terme de de services associés versus la maîtrise globale et complète des développements ainsi que le run des applications dans ses propres infrastructures avec les compétences associées auxquelles faisait allusion Catherine. Donc on va on est vraiment sur des notions d'échelle de temps au niveau de la continuité d'activité.

Ça vous permet de percevoir voilà quelles sont les différences entre chacun voilà chacune des des des différentes solutions auxquelles vous avez fait référence. Merci. Ça ça me permet de poser une question peut-être un peu plus large mais aussi très qui va qui va aller se faire du du plus précis et et sur lequel j'aimerais bien avoir votre avis Franc.

Euh dans les les personnes qui tournent autour de bleu, il y a notamment Orange et Cap Gé mini. On voit qu'il y a une espèce de course marketing à la souveraineté. On nous explique que il faut de la souveraineté partout.

Vous le dites que c'est dans votre feuille de route, on veut bien vous croire. Mais les autres opérateurs comme CapG Mini Orange le font aussi. Ils le mettent en avant de façon assez systématique.

Donc la première question c'est comment est-ce qu'on peut vous croire vous alors que d'autres le font mais que en parallèle on se rend compte qu'ils vendent quand même principalement des produits américains. Je pense à CB Gemini qui s'est fait une spécialité de l'implémentation de sales force sur AWS en terme de de CRM. On a à peu près la même chose la même chose avec Orange Business.

On a des solutions américaines qui sont systématiquement proposées. Donc comment est-ce que on peut vous différencier de ces opérateurs là ? Et il y en a d'autres qui ne sont pas du tout dans cette course là et on pour faire le le panora, le panerie complet du ATOS ou du soprasteria ne sont pas dans cette course forcément la souveraineté de la même façon en terme de marketing.

Qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui il y aurait les bons et les méchants, les vrais et les faux ? Enfin, comment est-ce qu'on arrive à faire la différence ? et comment nous parlementaires on pourrait faire la différence entre les différents acteurs.

D'autant que l'IRN n'est pas encore là enfin il est en germe mais il n'a pas de résultat concret donc on n pas cet instrument de mesure. Comment est-ce que aujourd'hui nous on sera en capacité de séparer, j'allais dire le bon grain de livret, même si c'est pas forcément très Je sais que c'est pas très bien de dénoncer ses camarades ou ses ses concurrents, mais on voit bien que votre approche Npot et l'approche de Bleau sont totalement différentes et donc comment est-ce qu'on arrive à se dire que ça c'est bien, ça ça l'est pas, qu'on peut faire confiance à la Caisse des dépôts et à ces filiales et pas voilà, sachant que en plus il y a eu des j'allais dire des acquisitions de de de salariés dans chez quelques chez un opérateur en particulier qui qui donne l'impression que on veut mettre la souveraineté au cœur mais pour autant dans le fonctionnement de tous les jours, c'est pas ce qu'on reçoit pas ce qu'on perçoit pardon sur le sur le terrain. Question très particulière mais je pense qu'il faut qu'on arrive à crever l'apsè en tout cas à aborder ce sujet-là.

Alors, peut-être que un des éléments de réponse, c'est également dans le le rôle de place que nous que nous essayons de jouer en appui justement de du développement de de la souveraineté. Donc la la Caise de dépôt est membre du Césin, elle est également membre du CIGF. Et euh à l'occasion de la création du comité stratégique de filière logiciel et solutions numériques de confiance, nous avons reçu un mandat du conseil d'administration du du SIGF pour articuler euh la coordination entre du coup les membres du CIGRF et les membres du CSF.

Et donc avec le la la déléguée générale du du CSF et le délégué général du Cref, nous avons des réunions régulière pour essayer d'encourager la la l'arrimage entre offre et demande euh au niveau des des membres du CIGF et des membres du CSF. Et donc c'est un travail de place dans lequel dès le début nous nous sommes inscrits dans une logique de trajectoire, c'est-à-dire que nous avons promu ensemble l'adoption de l'IRN au sein de cet écosystème de manière à disposer d'éléments de mesure communs, des benchmark de place aussi, donc d'être capable de se comparer les uns aux autres à l'intérieur des différents secteurs d'activité et avec les les membres du du comité stratégique de filière de travailler en en roadmap sur une une adoption beaucoup plus forte de solutions française, donc une adoption volontariste en assumant dans le cadre notamment du du SIGF une une préférence européenne au nom de la résilience hein. Donc c'est pas c'est une préférence au nom de la résilience numérique des des entreprises.

Et nous sommes assez confiants que dans ce travail de place effectivement les différents acteurs en présence, il nous est difficile de prendre partie pour pour telle ou telle entreprise mais il est très important effectivement dans cette logique de place de poser le référentiel de poser une stratégie et de faire en sorte que des encore une fois des coalitions utilisateurs fournisseurs puissent répondre aux enjeux de souveraineté mesuré par l'IRN. Donc pour reprendre peut-être un des points que vous évoquez, nous ne sommes pas dans l'acte de foi que telle ou telle solution est meilleure ou moins bonne. Nous sommes dans la mesure par chaque entreprise de critères objectifs, la mise en œuvre de trajectoire pour chaque entreprise de réduction de sa dépendance numérique et donc avec des outils de mesure qui permettent de confronter de manière très explicite les solutions qui sont proposées par le marché.

Voilà. Et donc c'est dans cette démarche que nous cas et dépôt nous nous inscrivons en ayant effectivement en constatant des failles dans le marché numérique des interventions directes en investissant dans des opérateurs mais en nous sentant à travers horizon numérique 2030 dans nous inscrivant dans des enjeux qui sont des enjeux à l'échelle française et à l'échelle européenne et qui du coup nous font travailler avec l'ensemble de l'écosystème dès lors queil y a des enjeux pour le le pays ou pour l'Europe. Moi, je répondrai en tant que consommatrice de solutions et pas productrice.

Euh, on on sort de Moi, je suis magistre à la Cour des comptes, je suis je suis cadre dirigeant d'entreprise. Ça fait plusieurs années que j'ai fait beaucoup de programs en matière de cybersécurité. tout simplement parce que dans la cartographie des risques euh le risque majeur c'est le risque de de cybers sécurité cyberattaque.

Donc je je travaille beaucoup avec mes équipes, je me suis forgé des convictions et c'est d'ailleurs pour ça qu'on se retrouve déjà avec une stratégie du groupe qui des dépôts qui est qui est assez robuste dans ce domaine là parce que ça fait partie des sujets qu'on a adressés depuis maintenant 1 an et de façon accélérée. On on adresse des sujets qui sont assez complexes sont les risques géostratégiques. demande de cartographier ces éléments là, les maîtriser.

Donc je dirais tout simplement aujourd'hui euh le juge de paix c'est ça doit être les convictions que nous en tant que cadre dirigeant de nos entreprises, nos institutions et mutantistes mutandistes en tant que responsable d'entité publique, on doit se faire pour protéger nos modèles opérationnels et protéger nos données. On l' on l'a évoqué depuis le début de de l'audition, mais le phénomène déclencheur qui rend les choses beaucoup plus critiques et beaucoup plus urgentes, c'est li générative. Pourquoi est-ce que le groupe dépose s'est pas intéressé avant la période récente à sa à sa dépendance vis-à-vis de Microsoft 365 ?

Tout simplement parce que ça ne nous gênait pas puisque moi mes données sensibles, elles sont pas dans ces applications là. Elles sont dans les applications on prem que je savais protéger mes données. Aujourd'hui, ce que je ne sais plus faire, c'est voir débouler des dispositifs comme copilot dans l'environnement de travail de mes collaborateurs où là je n'ai plus aucune garantie sur la traçabilité des données sur mes rites de fuite d'information.

Donc je sais pas si ça répond à vos questions, mais il faut que dire aux dirigeants et les dirigeants publics hein euh les responsables des collectivités territorial et cetera, il faut qu'on se forme, faut qu'on apprenne, qu'on se fasse des convictions et qu'on devienne prescripteur vis-à-vis de nos équipes parce que comme je l'ai dit au début de l'audition, c'est pas la solution de facilité, ça coûte aussi plus cher. Aujourd'hui, même cet après-midi, je je vais présider un comité d'engagement pour décider de déployer une solution souveraine en l'occurrence euh ministrale pour les entreprises, pour l'ensemble des postes de travail des collaborateurs avec les dépôts. justement parce que je veux être sûr qu'aucun d'entre eux pour faire un un prompt ou pour faciliter son travail ne va ne va envoyer des données sensibles dans dans un opérateur qui soit pas qui soit pas souverain.

Je je vois combien ça va me coûter. Ça va me coûter un petit peu plus cher que si j'avais pris des solutions sur des opérateurs n européens. Je considère que ça vaut ce ce surcoupin.

Euh et je vais renoncer à déployer copilote puisque je sais combien m'aurait coûté copilote à déployer par an sur le poste de travail et que je je serais tout à fait gagnante en déployant pas copilot et en développant déployant le chat le chat assiste sur numspot. Donc voilà, c'est c'est des choix d'entreprise. Il faut faut savoir pourquoi on le fait.

à l'air de l'intelligence artificielle, ça nous paraît absolument clé de en tant que dirigeant de de développer ces ces réflexions et en particulier pour pour toutes les données qui ont qui ont trait à la sir publique. Ça ça va s'en dire mais je crois on partage ce ce constat. Euh et ben votre intervention a en partie répondu à à la prochaine question que j'envisagé de poser mais si vous vouliez développer sur la question de Lia.

Euh vous avez parlé, il y a eu un appel d'offre stratégique qui a été vous en avez parlé qui a été fait remporté par Comput Center et Soprasteria pour le développement de l'IA générative. Est-ce qu'on est effectivement sur un IA qui va être développé euh finalement en fonction de vos besoins et assis euh sur des technologies européennes ou est-ce qu'on est plutôt sur le développement d'un NIA sur étagère ? Donc un bout de chat GPT mais avec un autre habillage juste non. qu' il y a un enjeu très fort effectivement autour de de l'IA avec un enjeu de très diffus autour des données he c'est-à-dire encore plus que dans le le monde j'allais dire préia la question de l'alimentation des des modèles de données, de l'alimentation de l'entraînement des modèles, de de la manière donc du coup les les données qui sont passées en contexte ou qui sont qui nourrissent l'IA sont utilisés et particulièrement arduin à à euh à appréhender et donc la la prudence est encore plus de mise par rapport à à des technologies euh qui sont beaucoup plus intégré et beaucoup plus localisé.

Euh et donc du coup le le choix à la fois des solutions et des modes d'hébergement est absolument décisif. Euh et donc c'est dans ce cadre et et dans le cadre du cahier des charges euh que nous avions euh soumis euh dans le cadre de notre appel d'offre que nous avons été particulièrement attentif à l'ensemble de la chaîne de valeur et donc pas simplement à la solution d'A elle-même mais également à son mode d'hébergement puisque nous avons demandé un catalogue euh qui euh fournisse des solutions couplées au mode d'hébergement hein. C'est-à-dire que les les sous-missionnaires devaient fournir un catalogue avec un mélange de solutions et de modes d'hébergement et donc devait pouvoir fournir des solutions sur différents modes de débergement dont des modes d'hébergement secum cloud pour ce qui concerne notamment les données les plus sensibles.

Et donc ça c'est un point absolument majeur et qui nous garantit effectivement nous Caisse des dépôts nous groupes Cais et dépôt he puisque c'est un comme le disait Catherine Mainob un appel d'offre en groupement à l'échelle du du groupe Caise et dépôt que nous disposons du coup d'un outil qui est très couplé entre mode d'hébergement et solution et qui nous garantit à nous caisses et des dépôts très protégé cette protection maximale des données et du coup avec 70 % comme le le disait tout à l'heure Catherine Menop 70 % de solutions souveraines euh à l'intérieur du catalogue qui a été soumis et et retenu dans le cadre du du marché public. dire qu'on va qu'on a réussi à aller chercher des économies d'échelle pour acheter y compris des solutions souveraines. On va le faire chacun avec notre appétit pour les risques et nos doctrines de protection de de nos données. et nous on est vraiment absolument ravi de des résultats de cette consultation qui montre que c'est possible tout en laissant ensuite le choix au différentes entités de consommer en fonction de la sensibilité ou pas de leur donner parce que notre conviction elle est que on va aller les uns les autres vers des systèmes d'information qui sont hybrides. cette hybridation en matière de de de recours à des solutions s elle s'applique dans ces conditions là et qu'on va pouvoir du coup couvrir cette cette partie qui était manquante de la protection de nos données tout en utilisant l'IA de quoi on aurait on aurait pas pu s'inscrire dans cette dynamique.

Alors, ce marché est récent mais donc je sais pas si vous avez le recul mais donc de ce que je comprends, il y a plusieurs offres. 70 % de ces offres sont effectivement euh européennes souveraines. Mais est-ce qu'on a une idée globalement de celles qui sont les plus plébiscitées ? parce que dans les freins qu'on a évoqué, vous avez parlé des en fait, il y a les solutions technologiques.

Donc là, elles existent, il y a les compétences et il y en a un troisème qui a été beaucoup évoqué, c'est la difficulté du changement et des habitudes. Et c'est vrai que quand on a des marchés avec un des opérateurs qui ont une place structurante, c'est parfois difficile. Donc est-ce que malgré ces offres-là, vous constatez que c'est les 30 % non souveraines qui sont les plus utilisées ? et je compléterai euh j'ai pas posé la question mais c'est pour ça je la pose.

Vous êtes sur des normes se cloud post enfin vous êtes dans les cadres de la directive du clou de centre j'imagine dans le développement ça me paraissait évident mais je préférais poser la question que vous puissiez répondre très tôt. Oui, en terme de doctrine, nous sommes dans la directive, ne serait-ce que parce que le la case des dépôts exerce les activités euh de mandat. Donc, on s'est aligné sur la sur la doctrine de l'État et en plus, ça correspond, comme j'espère vous l'avoir montré, à nos convictions.

Donc, ça tombe bien. Euh on n' pas de recul euh parce que là, cet appel d'offre, donc je suis très fière. On l'a fait quand même très rapidement, c'est-à-dire qu'on a on a publié l'appel d'offre en novembre et on l'a attribué en février.

Donc honnêtement, c'est déjà très rapide. On est content de voir en tout cas que on le catalogue il y a dedans les les produits qu'on va vouloir acheter. Donc là, je vous disais, on est en avance de phase.

Moi, je passe mon comité d'engagement sur mon poste de travail avec 10000 postes de travail de la gaz de dépôt cet après-midi. On on va commencer puis on on verra dans la durée comment comment tout ça se se régule. Mais c'était vraiment important pour nous de nous dire qu'on on était capable d'aller chercher des conditions de mutualisation et d'achat de masse qui est une condition nécessaire pour pouvoir faire en sorte que les niveaux de sécurité les plus élevés soient accessibles et qui a pas d'écart trop important par rapport à des solutions qui vont continuer à être utilisé parce que je le redis tout ne nécessite pas d'être sécurisé dans les mêmes proportion.

Euh mais je pense que c'est une démonstration qui euh qui qui méritait d'être faite et que on avait à cœur de partager avec vous parce que ça veut dire qu'il faut qu'on dise à tous les entités qui comme nous sont soumises au code des marchés publics queil y a pas de faillité. C'est pas c'est c'est pas c'est parfois assez complexe mais en tout cas on on est capable d'aller accéder à à ces dispositif là dans leur pluralité dans des bonnes conditions économiques. Merci.

Euh avant peut-être une une question une autre question de la rapporteur, moi j'en ai une et je je vais parler de l'éléphant dans la pièce parce qu'on en a pas parlé encore et je trouve qu'on enfin ça fait partie quand même de de votre activité. Je pense notamment à BPI. Euh BPI aujourd'hui accompagne un centre d'entreprise dans l'amorçage à passé à une époque un partenariat avec AWS et on voit que les les les entreprises qui ont bien réussi sont quasiment toutes associées à BPS.

Je pense je vous en donne deux. Doctolibalan par exemple vous avez parlé de de votre philosophie qui est de dire quand on va chercher de l'IA, on a voulu un contrat IA avec de l'hébergement sur la partie applicative. Euh là, on voit qu'il y a quelque chose qui qui colle pas puisque c'est de l'applicatif avec euh avec euh avec euh de l'hébergement qui est un hébergement euh non souverain.

Euh et ce sont quand même des entités qui travaillent beaucoup avec le secteur public. Euh Alan a récupéré un contrat avec le ministère des des finances. d'OCTLB et quasiment monopolistique, c'est pas moi qui le dit, c'est l'autorité de la concurrence puisqu'elle l'a sanctionné il y a quelques il y a quelques semaines sur la prise de rendez-vous et en partie aussi sur une question sur la question du du de l'espace numérique de santé, enfin du dossier médical qui est fait par Doctolib et qui voilà comment est-ce que cette philosophie que vous avez mis dans votre dans votre ADN et dans votre feuille de route se décline y compris dans des filiades comme BPI qui sont en lien avec des entreprises qui veulent se développer et qui voient avec des partenaires comme AWS ou Google ou Microsoft la possibilité d'avoir de l'amorçage via les Crédits Cloud qui font que BPI finance un peu moins.

Enfin, est-ce qu'il y a est-ce qu'il y a quelque chose aujourd'hui qu'on peut modifier sur cette partie-là pour que cette philosophie que vous avez au sein de la Caisse des dépôts aille jusqu'à la filiale BPI ? Je sais pas si c'est un éléphant dans la pièce, mais en tout cas euh c'est un c'est un des sujets que qu'Olivier Sichel a a bien en tête d'adresser et qui euh qui est porté par la doctrine que j'ai évoqué tout à l'heure qui est bien le la volonté de l'Olivier Sichel d'être cohérent dans toute la stratégie conduite par les entités du groupe entre ce qu'on finance, la façon dont on opère et la façon dont on consomme. Donc là, on est au début de l'aventure.

Olivier Sichel a a rendu public sa feu de route il y a il y a quelques semaines. Soyez assurés de sa détermination pour queon porte cette préoccupation dans notre rôle d'actionnaire. Là, on va je vais intervenir pas plus tard que dans les semaines qui viennent vis-à-vis de tous les administrateurs du groupe Casi Dépôt parce que c'est des voies qu'il faut qu'on porte au niveau des conseils d'administration.

C'est une voix que l'on va porter avec le le soutien très fort de notre commission de surveillance don dont je voulais saluer le rôle et notamment celui de de monsieur Lefur qui était le mon rapporteur lorsque j'ai présenté la feu de route horizon 2030 à la commission de surveillance parce que ça fait partie de la politique de risque. Donc oui, c'est c'est un chemin dont on voit qu'on part tous de la même ligne de départ, mais en tout cas queon va avoir à cœur de de de d'accompagner dans ces différentes dimensions de financeurs, d'opérateurs et de et de consommateurs parce que là les problématiques ne sont pas ne sont pas pas tout à fait les les mêmes. au bout du au bout du bout là encore et je reviens sur ce sujet, ça veut dire qu'il faut que on ne peut pas faire l'impasse de la compétitivité des solutions qui répondent à nos critères d'autonomie stratégique qu'on est en train de développer et c'est vraiment un un point nodal de de la feu de route de de Numspot parce qu'il serait illusoire de considérer que les entreprises adopteraient des solutions non performantes qui freinent leur agilité ou qui pénalisent leur leur compétitivité.

Donc voilà, c'est je pense que une une direction politique aussi claire que celle que porte Olivier Sichel réitéré porté dans les commissions, les conseils d'administration de des entités associées à une capacité à développer des solutions compétitives, ben c'est la voie qu'il faut qu'on essaie de de tracer euh parce qu'autrement toute autre solution me paraîtrait à titre personnel soit des solutions artificielles ou corps termistes. En tout cas, on je pense pas qu'on soit capable de s'inscrire dans un chemin de compétitivité européen global si on n'est pas capable de d'exercer ce travail de de conviction et d'obtenir cette performance. Merci beaucoup madame le rapporteur.

Euh merci. Pour terminer cette audition, je souhaitais peut-être vous entendre plutôt en tant qu'investisseur sur un peu la situation économique un peu globale avec trois questions. Le premier effectivement, il y a l'enjeu du on voit bien que la question de l'enjeu du développement de l'IA au sein des entreprises se pose.

Cependant, il y a une recherche du MIT paru en janvier qui montre que effectivement le développement de l'IA générative au sein des entreprises est importante. He ils disent 80 % des organisations qu'ils ont questionné ont exploré l'idée, 40 % d'entre elles l'ont déployé et pourtant pour 95 % d'entre elles, il n'y a pas de retour sur investissement. Alors pour euh différentes raisons d'organisation euh mais peut-être se dire enfin quelle est-vous votre analyse sur cette raison de retour sur investissement et de on a tendance euh peut-être à ne pas poser la question des besoins et de à confondre IA et IA générative alors qu'on peut faire de l'IA qui n'est pas de l'IA générative et potentiellement plus répondre aux besoins de l'organisation.

La deuxième, c'est pour vous quelle peut être l'impact de la bulle spéculative notamment sur le hardware. On voit qu'on a une bulle spéculative importante sur le hardware qui peut mettre en difficulté un certain nombre de structures. Euh un parce que soit il y a plus de notamment bah soit les stocks ont été préachetés, soit les prix sont prohibitifs.

Et la troisième question, c'est qu'on a des sociétés qui justifient leur départ aux États-Unis en raison de l'insuffisance d'un marché de capitaux. La dernière on date, c'est Critéo. Alors qui, de ce que j'ai compris, avait déjà c'était déjà implanté dans les années 2010 aux États-Unis, mais là annonce son départ via le Luxembourg.

Euh voilà. Et donc on se demandait si pose la question de la est-ce que finalement ce manque de capitaux et la une des raisons du départ ou est-ce qu'il y a d'autres motivations qui pourraient expliquer euh ce départ via le Luxembourg ? Je commence par répondre sur sur le marché de capitaux peut-être.

Écoutez, ce ce manque des de profondeur et cette fragmentation des des marchés de capitaux en Europe commence à être assez bien documenté. Je pense au rapport Dragich, je pense au rapport noyer également. Euh il est difficile pour nous d'estimer les pertes en actif stratégiques.

Vous avez cité Critéo mais ce qu'on constate peut-être de façon empirique, il existe des solutions à cela, mais c'est que au-delà de 100 millions d'euros, une entreprise ne trouve pas sur les marchés européens de quoi financer sa croissance. Alors croissance, enfin ce qu'on ce qu'on appelle le scaleup, ça peut être compensé par des des introductions en bourse, des IPO, mais qui ne sont pas une solution possible pour toutes les entreprises. Elles n'ont pas toute la maturité, pas toute la solidité de gouvernance nécessaire.

Et pour vous répondre très rapidement, mais on peut y revenir si vous le souhaitez. Oui, cette fragmentation des marchés de capitaux et ce manque de profondeur des marchés de capitaux en Europe, le fait que nous ayons autant de bourses que d'Étatmembres, ça ce nous semble un vrai frein au développement en Europe des entreprises technologiques et à leur passage à l'échelle. Alors, je vais peut-être répondre sur la partie que je connais sur notamment les les data center.

Je sais pas si vous visiez un peu ça dans votre question, mais il y a un article très intéressant de Gilles Babinet qui effectivement a essayé de calculer à l'échelle mondiale quel serait le niveau de croissance qu'on devrait que devrait atteindre les économies européennes occidentales pour occidental pardon pour consommer toutes les capacités qui sont annoncées et effectivement ça ne matche pas ou alors ça serait une très très bonne nouvelle pour la croissance mais en tout cas on voit bien que ça ne matche pas. Je prendrai ma casquette de vice-présidente de RTE où effectivement aujourd'hui on voit, je crois que j'ai le chiffre en tête de 26 % de la capacité installée des datas des datas center qui existent actuellement est utilisé. Donc on voit aujourd'hui qu'effectivement il y a une prévision de développement de capacité de de calcul euh qui euh qui paraît qui peut paraître en tout cas très importante si on essaie de remettre euh un euh des outils de production au-dessus de ses capacités de calcul et et et de faire le le le raisonnement globalement.

Euh et donc c'est un point d'attention que nous avons euh au travers de du réseau de transport de de l'électricité de voir comment gérer tout cet afflux de de projet euh pour ne pas avoir un phénomène dans lequel certains acteurs quelque part préampaient des capacités de de raccordement sur des zones qui sont rares mais qu'on a identifié euh et qui sont d'être accordé à court terme pour faire en sorte que cela Ça ça fluidifie. Donc effectivement, on a plusieurs capteurs en tout cas qui nous montrent bien que euh il va falloir être très prudent dans la façon dont dont ces investissements se se déroulent euh dans les dans les années qui viennent. Pour autant, on sait que c'est aussi un facteur de compétitivité pour nos pour nos notre économie.

L'adoption de l'IA. Alors, d'abord, je partage tout à fait, madame le rapporteur votre conviction pour pour le voir. C'est un peu comme le clad, les gens parlent de de l'IA alors qu'il y a des choses beaucoup plus complexes derrière.

Ça fait très longtemps qu'on fait de l'IA et heureusement pour pour nos établissements euh et en tout cas dans une entité comme la Cae dépôt euh on voit bien que la bonne vieille IA d'automatisation de de de prédiction et cetera est beaucoup plus génératrice de de gain de productivité que pour le moment les les cas d'usage que nous avons en matière d'IA générative dans lesquels on se retrouve généralement avec des gains de productivité assez latant assez diffus et qui sont du coup beaucoup plus difficiles à à appréhender. Pour autant, on a quand même l'impression qu'on est on est dans une phase que que toutes les entreprises connaissent depuis plusieurs années où il y a eu beaucoup de de poqu de de on a regardé un petit peu dans toutes les directions. Aujourd'hui, on commence les uns les autres à avoir des des convictions assez claires sur les les activités ou les ps de nos activités qui vont pouvoir tirer à bénéfice des cas d' de l'intelligence artificielle.

Mais on voit que la mise en en œuvre est beaucoup plus ardue qu'on pouvait euh s'y attendre il y a quelques années et tous les sondages montre bien que qu'on voyait les les les les réponses des CEO plus je regarde chaque année, plus plus nous en passent, plus les CEO voient les impacts plus tard. Bah tout simplement parce que les uns les autres on a regardé dans quelle mesure on avait rangé rangé nos datas et on n pas tous eu des bonnes surprises parce qu'effectivement pas de data en qualité pas d'IA ou en tout cas de l'IA qui sort des des résultats qui sont pas de qualité donc c'est des investissements lourds et qui sont qui sont absolument nécessaires. Et puis mettre de l'IA dans les processus opérationnels, c'estàd systèmes d'information, c'est tout sauf trivial.

Or, tant qu'on n pas euh des processus d'intelligence artificielle qui rentrent dans nos processus automatisés, on se retrouve avec quelque chose dont on tire pas de vrais bénéfices et en tout cas de passer à l'échelle. De ce côté-là, les choses ne sont pas non plus très simples. C'est-à-dire que on attend ce qu'on appelle nous l' embarqué qui va arriver par les éditeurs parce que on veut pas avec nos petits bras aller refaire réinventer chacun le fil à couper le beurre en faisant des investissements dont on aurait pas de rentabilité.

Donc tous les éditeurs nous disent "Attendez, attendez, vous allez voir ce que vous allez voir. On va avoir de lia qui arrive mais aujourd'hui on n pas de lisibilité sur les roadmap de ces éditeurs." Et donc on est dans une un pas de temps où on est en train d'intégrer l'IA dans nos systèmes d'information mais ça prend bah le temps de d'un cycle de d'investissement.

Et puis le dernier le dernier obstacle, je pense qu'on connaît un peu tous dans entreprise, c'est la conduite du changement, hein. Euh l'IA, c'est un sujet qui peut être très anxiogène pour pour les les agents et pour les collaborateurs. Donc ça nécessite beaucoup de de pédagogie, de transparence dans les intentions. au niveau du groupe Ké dépôt, on a on a commencé très tôt la consultation de nos instances représentatives du personnel parce qu'il faut pouvoir porter les conséquences de ces déploiement de ces solutions en terme de compétences parce que touses les fonctions vont être impactées dans ce domaine là.

On travaille par exemple avec la la fondation euh la la Human Technology Foundation parce que voilà, on on est persuadé que d'ailleurs tout ça c'est des projets dans lequels il va falloir garder de l'humain au centre et que il y a un énorme effort d'acculturation et de formation. Et dans le groupe les dépôts, on a on a passé depuis 2 ans beaucoup de d'énergie. On a rendu obligatoire des formations pour que les collaboratrices et collaborateurs sachent ce que c'est, ce que ce n'est pas, apprennent à l'utiliser et euh et en en ayant le sentiment que c'est quelque chose qui les rend plus efficace, mais pas quelque chose qui qui prend leur place, qui n'est pas notre conviction.

Merci. Merci. Euh, pas d'autres questions.

Merci beaucoup de de cette audition. merci d'avoir proposé de venir. Euh je sais que vous vous allez regarder les auditions en en podcast ou en replay euh de façon euh assidue.

S'il y a des sujets que nous n'avons pas abordés ou des points que vous voulez compléter lors des différentes auditions ou des points qui vont émerger et que nous n'aurions pas abordé sur lequel vous avez à nous apporter soit un complément, soit une une vision un peu différente, n'hésitez pas à poursuivre par des contributions écrites et en tout cas merci beaucoup de votre présence et je lève la séance. Merci. Peut-être sur un sujet de financement.

En effet, on a travaillé on a des réponses beaucoup plus longues. On vous adressera des réponses écrites. On les prend par écrit à ce momentlà sans aucun problème.

Merci beaucoup. Donc je lève définitivement la séance. Merci.