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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 16 novembre 2021 25 minContradictoireActualité / polémiqueSantéInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & international

Dose de rappel, présidence de l'Association des maires de France, #MeTooPolitique... Le "8h30 franceinfo" de Renaud Muselier

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:01OuverteRéponse directe

    Le taux d'incidence vient de repasser au-dessus des 100 cas pour 100 000 habitants, est-ce qu'on est condamné à subir cette cinquième vague ?

  • 1:03OuverteRéponse directe

    Pas uniquement les plus de 50 ans comme l'a annoncé Emmanuel Macron, vous souhaitez que ce soit l'ensemble de la population ?

  • 1:32RelanceRéponse directe

    Ce n'est pas juste une incitation, c'est que vous voulez conditionner le pass sanitaire à cette dose de rappel pour tout le monde à partir de 12 ans ?

  • 2:05OuverteRéponse directe

    Ça changerait quoi pour vous, un pass vaccinal plutôt qu'un pass sanitaire ?

  • 2:37RelanceRéponse partielle

    Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, vous répond en quelque sorte chez nos confrères de France Inter. Le gouvernement ne travaille pas sur l'option d'instaurer un pass vaccinal, Renaud Muselier.

  • 3:09RelanceRéponse directe

    Vous avez dit que l'élu politique qui ne dit pas qu'il faut se faire vacciner est un insensé potentiel. Ce n'est pas un peu fort de dire ça ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Invité politiqueFait
    « En tout cas on est en avance et on a de l'expérience, donc il faut se servir de ces deux opportunités, l'expérience parce qu'on sait que 100 ou 150, dans la bouche de Journe c'est 150 le taux d'incidence, c'est bien loin des pays de l'Est où il y a 500, 700 voire 1000, comme dans les Pays-Bas, qui eux-mêmes ou par exemple l'Autriche ont tout confiné. »
  • 0:41Invité politiqueFait
    « Comment éviter la cinquième vague ? Donc ça c'est aussi l'avance, on constate qu'au bout de 6 mois de la double vaccination, il y a une diminution de cet effet de protection, donc il faut mettre en place tout de suite, le plus tôt possible, la troisième dose, de façon à ce que l'on puisse vacciner tout le monde tout de suite avec la troisième dose. »
  • 1:20Invité politiqueFait
    « J'ai un mois couché, j'ai un mois de récupération, j'avais la double dose, j'étais vacciné, j'étais très bien soigné derrière, enfin je suis passé le doigt de la réanimation quand même avec le Covid. »
  • 1:28Invité politiquePromesse
    « Donc il faut mettre en place la troisième dose pour tout le monde tout de suite et passer d'un pass sanitaire à un pass vaccinal, ce qui fait en sorte que tous ceux qui sont vaccinés à la troisième dose, ils ont accès à la vie. »
  • 2:47Invité politiqueFait
    « Les vérités d'aujourd'hui, de demain, etc. La vérité du gouvernement, je pense que sur les trois premières phases, en tant que médecin, en tant que président de région, on a peut-être mieux géré la crise sanitaire, je ne parle pas de la crise économique, on a peut-être mieux géré la crise sanitaire que le gouvernement. »
  • 3:23Invité politiqueFait
    « Non, je pense que c'est trop facile, par démagogie, de dire, attendez, on se fait... Non, mais la réalité médicale fait en sorte que si vous n'êtes pas vacciné, si vous attrapez ce Covid, vous pouvez aller en réanimation et mourir. »
  • 3:41Invité politiqueFait
    « Oui, d'un côté oui, parce que de toute façon, eux sont des bombes virales potentielles, pour les autres. »
  • 4:39Invité politiqueFait
    « Ils sont double vaccinés, qu'ils soient triple vaccinés, c'est pas grave, honnêtement. Aujourd'hui, le plus dur a été fait. »
  • 5:20Invité politiqueFait
    « C'est-à-dire que si nous avons la population qui est vaccinée, on peut le faire non payant. Oui, mais il y a... Mais par contre, si vous avez la population qui n'est pas vaccinée, avec des gens qui préfèrent se faire des tests PCR gratuits toutes les semaines pour pouvoir sortir au restaurant toutes les semaines... »
  • 10:20Invité politiqueFait
    « C'est une fable, ça. Enfin, c'est sérieux. C'est une fable. Il a fait un bouquin en 2021 pour expliquer que la décentralisation faite et programmée par M. Macron n'était pas à la hauteur. »
  • 11:50Invité politiqueFait
    « D'abord, au dernier régional, vous avez commencé par ça, je dirais, il est LR, il ne m'a jamais soutenu, ni au premier tour, ni au deuxième tour. Donc, pour quelqu'un qui parle de consensus, de famille politique, etc., il a clairement fait campagne pour mon adversaire. »
  • 12:28Invité politiqueFait
    « Moi, je sais ce que je suis, d'où nous venons, j'ai été membre fondateur de l'UMP, membre fondateur de l'UMP. »
  • 12:42Invité politiqueFait
    « Je suis dans la culture de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. Jamais de compromission avec l'extrême droite, voilà. »
  • 13:29Invité politiqueFait
    « Donc je pense que c'est quelque chose d'important à intégrer. Mais le meilleur, pour tous, pour moi, c'est celui qui a le moins de chance. C'est-à-dire que c'est M. Juvin. »
  • 15:23Invité politiqueFait
    « Le président de la République vient à Marseille parce qu'on a un problème dans nos écoles, et met un milliard dans les écoles, tant mieux, bravo et merci, mais on a en permanence, comme si Marseille était une ville de non-droit dans sa globalité. »
  • 18:13Invité politiqueChiffre
    « Ils avaient 11 points d'avance sur le premier tour dans les sondages et 14 points de retard à la sortie. Donc, ma stratégie était la bonne. »
  • 22:04Invité politiqueFait
    « J'ai pris conscience et on en parlait tout à l'heure avant, j'ai pris conscience moi j'aime les femmes, je suis un mâle blanc hétérosexuel mais je n'ai jamais réalisé à quel point les femmes pouvaient subir de telles agressions. »
  • 22:45Invité politiqueFait
    « Peut-être ma perception n'est pas la bonne en fait. Vous dites ça aujourd'hui ? Oui, non mais c'est ce que je me dis aujourd'hui parce que ce n'est pas possible qu'il y ait autant de gens, de femmes qui signent ça et que je sois passé à côté. »

Temps de parole

  • Renaud Muselier65 %
  • Présentateur14 %
  • Invité11 %
  • Présentateur 29 %

8,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Bonjour Renaud Muselier, le taux d'incidence de l'épidémie vient de repasser au-dessus des 100 cas pour 100 000 habitants, c'est la première fois depuis la rentrée de septembre, est-ce qu'on est condamné à subir cette cinquième vague ?

0:15
Renaud Muselier

En tout cas on est en avance et on a de l'expérience, donc il faut se servir de ces deux opportunités, l'expérience parce qu'on sait que 100 ou 150, dans la bouche de journe c'est 150 le taux d'incidence, c'est bien loin des pays de l'Est où il y a 500, 700 voire 1000, comme dans les Pays-Bas, qui eux-mêmes ou par exemple l'Autriche ont tout confiné, et donc on voit que fort de cette expérience on peut éviter la cinquième vague. Comment éviter la cinquième vague ?

Donc ça c'est aussi l'avance, on constate qu'au bout de 6 mois de la double vaccination, il y a une diminution de cet effet de protection, donc il faut mettre en place tout de suite, le plus tôt possible, la troisième dose, de façon à ce que l'on puisse vacciner tout le monde tout de suite avec la troisième dose. Pas uniquement les plus de 50 ans comme l'a annoncé Emmanuel Macron, vous souhaitez que ce soit l'ensemble de la population ? J'ai un mois couché, j'ai un mois de récupération, j'avais la double dose, j'étais vacciné, j'étais très bien soigné derrière, enfin je suis passé le doigt de la réanimation quand même avec le Covid.

Donc il faut mettre en place la troisième dose pour tout le monde tout de suite et passer d'un pass sanitaire à un pass vaccinal, ce qui fait en sorte que tous ceux qui sont vaccinés à la troisième dose, ils ont accès à la vie.

1:32
Invité

Donc ce n'est pas juste une incitation, c'est que vous voulez conditionner le pass sanitaire à cette dose de rappel pour tout le monde à partir de 12 ans ?

1:38
Renaud Muselier

Souvenons-nous de ce que nous avons vécu l'an passé, pas de bar, pas de resto, tous à la maison, télétravail, complètement confinés et coincés. Dans la région Provençal-Côte d'Azur, la totalité des stations de ski a fermé deux ans de suite, là on arrive sur les périodes d'hiver, dans lesquelles il faut se vacciner contre la grippe, et puis il faut la troisième dose pour le vaccin Covid, il faut faire un pass sanitaire qui passe en pass vaccinal, qui nous permettra à ce moment-là de vivre pour tous ceux qui veulent vivre et pas bloquer tout le monde.

2:05
Présentateur

Ça changerait quoi pour vous, un pass vaccinal plutôt qu'un pass sanitaire ?

2:08
Renaud Muselier

Ça désengorge vos réanimations, parce que si vous vous faites recontaminer, vous n'allez jamais en réanimation, pratiquement jamais. Donc déjà, sur le plan sanitaire, c'est vous sauvez des vies et vous allégez la charge des hôpitaux, et puis après vous retournez dans une vie la plus proche possible de la normale, dans la mesure où vous êtes vacciné, et que vous ne pouvez pas l'attraper.

2:33
Présentateur

Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, vous répond en quelque sorte chez nos confrères de France Inter. Il y a quelques instants, le gouvernement ne travaille pas sur l'option d'instaurer un pass vaccinal, Renaud Muselier.

2:42
Renaud Muselier

Oui, mais enfin, vous savez, dans le cadre de la phase 1, la phase 2, la phase 3, je ne peux pas dire que le gouvernement... Les vérités d'aujourd'hui, de demain, etc. La vérité du gouvernement, je pense que sur les trois premières phases, en tant que médecin, en tant que président de région, on a peut-être mieux géré la crise sanitaire, je ne parle pas de la crise économique, on a peut-être mieux géré la crise sanitaire que le gouvernement. Donc, écoutez, M. Attal dit ce qu'il veut, il a raison, il est membre du gouvernement, mais enfin, on ne peut pas dire qu'il ait fait tout à fait ce qu'il fallait dans les trois premières vagues.

Donc, servons-vous de notre expérience et de notre savoir-faire pour arriver à éviter la cinquième.

3:09
Invité

Alors, vous avez dit que l'élu politique qui ne dit pas qu'il faut se faire vacciner est un insensin potentiel. Ce n'est pas un peu fort de dire ça ?

3:16
Renaud Muselier

Non, je pense que c'est trop facile, par démagogie, de dire, attendez, on se fait... Non, mais la réalité médicale fait en sorte que si vous n'êtes pas vacciné, si vous attrapez ce Covid, vous pouvez aller en réanimation et mourir. Voilà, il faut me poser sur la table, ça. Ou alors avoir un Covid long...

3:35
Invité

Mais ces millions français qui ne sont pas vaccinés du tout, vous leur dites quoi à eux ? Vous leur dites que vous allez avoir moins de droits que les vaccinés et c'est normal ?

3:41
Renaud Muselier

Oui, d'un côté oui, parce que de toute façon, eux sont des bombes virales potentielles, pour les autres. Bon, donc eux, il faut les protéger. Pour les protéger, il faut que, justement, ils ne soient pas en contact avec tous ceux qui reviennent à la vie. Puis on ne va pas arrêter la totalité de notre vie économique et sociale, parce que quelques-uns ne veulent pas se faire vacciner.

3:59
Présentateur

Quels droits vous leur retirez, pour non vacciner ?

4:02
Renaud Muselier

Comme aujourd'hui, vous avez le pass sanitaire, c'est le même chose.

4:04
Présentateur

Vous n'allez pas au-delà, l'exemple autrichien...

4:06
Renaud Muselier

Non, non, mais l'exemple autrichien, ils sont à 500 ou 700, avec un taux de reproductivité absolument énorme.

4:11
Présentateur

On a aussi un taux qui est en train de s'enflammer ces derniers jours, les 500 ou 700, on y sera peut-être dans un mois.

4:15
Renaud Muselier

Justement, donc on est en avance et on a l'expérience. Donc servons-nous de cette avance et de cette expérience pour éviter ce qui se passe en Autriche, ou éviter ce que nous avons vécu l'an passé.

4:23
Invité

Il faut rendre obligatoire cette dose de rappel aux soignants ?

4:27
Renaud Muselier

Oui, oui, oui, bien sûr, c'est évident. De toute façon, c'est le cas aujourd'hui, ils sont tous vaccinés dans les hôpitaux, sinon vous travaillez plus.

4:33
Invité

Non, mais je parle de la dose de rappel, elle est ouverte aux soignants aujourd'hui, est-ce qu'il faut qu'elle soit obligatoire pour venir travailler ?

4:39
Renaud Muselier

Ils sont double vaccinés, qu'ils soient triple vaccinés, c'est pas grave, honnêtement. Aujourd'hui, le plus dur a été fait. Pour ceux qui refusaient dans les hôpitaux, il y en a qui ont fait des choix en disant j'arrête de travailler, je sors de... Il y en a d'autres qui ont dit bon, mais je ne suis pas d'accord, mais je le fais quand même. Aujourd'hui, on n'a pas de cas quand même, dans ceux qui ont été obligés de se vacciner dans les hôpitaux, de gens qui ont eu, je ne sais quoi, comme le disent les complotistes, dans le cas d'une double dose ou d'une vaccination. Donc il faut protéger nos populations. Pour protéger nos populations, il faut les vacciner.

5:05
Présentateur

Est-ce que c'était une erreur pour vous de rendre les tests payants, les tests de dépistage payants, pour les non-vaccinés ? L'Allemagne qui avait pris la même décision est en train de renoncer à ce choix en disant on rate des cas en faisant payer les tests. Est-ce qu'il faut revenir sur cette décision, à votre avis ?

5:20
Renaud Muselier

C'est-à-dire que si nous avons la population qui est vaccinée, on peut le faire non payant. Oui, mais il y a... Mais par contre, si vous avez la population qui n'est pas vaccinée, avec des gens qui préfèrent se faire des tests PCR gratuits toutes les semaines pour pouvoir sortir au restaurant toutes les semaines...

5:35
Présentateur

Là, en ce moment, ils sont payants, ils sont redevenus payants.

5:37
Renaud Muselier

Je sais, mais avant c'est gratuit, et vous avez des gens qui refusaient de se vacciner et qui acceptaient, et c'est quand même très désagréable un test PCR, honnêtement, il faut accepter de se faire toutes les semaines pour pouvoir aller au restaurant. C'est pas sérieux. Donc tout sous prétexte que c'est gratuit. Maintenant que c'est payant, ils sont obligés de changer leur comportement.

5:55
Invité

Oui, mais on rate des cas.

5:57
Renaud Muselier

Oui, mais on rate des cas, mais globalement, si vous êtes vacciné, le problème est réglé quand même. Donc c'est un circuit infernal dans lequel... Donc est-ce que pour quelques cas ratés, on doit condamner toute la population ? Je dis non. Je pense que de toute façon, rien n'est gratuit quand même globalement dans la vie. Tout a été gratuit pendant toute cette période. On revient à une vie à peu près normale. Dans cette vie à peu près normale, vous avez la non-gratuité, mais pour ceux qui veulent se passer comme ça, mais vous avez la gratuité pour ceux qui passent par une métier.

6:24
Invité

Donc pour vous, c'est double peine pour les non-vaccinés. C'est la mise en place d'un pass vaccinal au plus vite, si c'est possible. Donc pour les non-vaccinés, ils n'auront plus accès au restaurant, à différentes activités.

6:37
Renaud Muselier

Comme c'est le cas aujourd'hui.

6:37
Invité

Et tests payants.

6:39
Renaud Muselier

Comme c'est le cas aujourd'hui. Comme c'est le cas aujourd'hui. Sauf qu'il faut éviter la cinquième vague. On parle de ça quand même. On parle de ça. Il faut éviter la cinquième vague et il faut se souvenir de ce que l'on a vécu l'an passé. Pour éviter la cinquième vague, pour passer des fêtes de Noël, aller au ski, reprendre une vie normale, il faut avoir une triple vaccination. Parce qu'on voit que passer la barre des six mois, il y a une diminution de la défense immunologique.

7:01
Présentateur

Le président des Républicains de la région, Sud, PACA, Renaud Muselier. PACA.

7:04
Renaud Muselier

PACA. PACA, c'est moche. On n'est pas PACAïens, on est provençaux, alpins. Sud uniquement. Sud, Provence, Alpes, Côte d'Azur. Sud, Provence, Alpes, Côte d'Azur. Regardez le bon matin, c'est quand même beaucoup plus tard. Renaud Muselier. Des Alpes et la Côte d'Azur.

7:16
Présentateur

Sud, Provence, Alpes, Côte d'Azur. Je voulais gagner du temps. J'ai perdu 20 secondes. Le fil info tout d'abord à 8h40 avec Mélanie Delonais. Absolument aucun confinement n'est prévu, ni de près, ni de loin, assure ce matin le porte-parole du gouvernement. Même s'il y a une augmentation très forte et très rapide des contaminations par le Covid, dit Gabriel Attal. Le taux d'incidence de l'épidémie a doublé en trois semaines. Il repasse au-dessus des 100 cas pour 100 000 habitants pour la première fois depuis septembre. La France reste parmi les plus gros consommateurs d'antibiotiques en Europe, mais les prescriptions sont en forte baisse, moins 18% l'an dernier.

A cause de l'épidémie, gestes barrières, donc moins d'infections. Les confinements nous ont aussi découragés d'aller consulter des médecins. Des CRS sont arrivés au camp de Grande-Synthe dans le Nord vers 8h pour évacuer les 1500 migrants qui vivent sous détente près d'une zone commerciale. L'association Utopia présente sur place s'inquiète d'un nouveau démantèlement sans réelle solution d'accompagnement. Et puis ces recrutements annoncés dans le Haut-Rhin, Stellantis va créer 850 emplois dans son usine de Mulhouse. Une seconde équipe pour produire la nouvelle Peugeot 308. Ce seront essentiellement des intérimaires. France Info Le 830 France Info, Salia Brakia, Marc Fauvel.

8:42
Invité

Toujours avec Renaud Muselier, président des Républicains de la région Sud-Provence-Alpes-Côte d'Azur.

8:47
Renaud Muselier

Bravo, merci.

8:48
Invité

J'ai tout bien dit. C'est son nom. Les 34 000 élus de l'Association des maires de France ont appelé cette semaine à choisir un successeur à François Barouin. Lui, il propose David Lysnard, le maire de Cannes, membre comme vous des Républicains. Mais vous, vous préférez son concurrent, le maire UDI de Sceaux, Philippe Laurent. Pourquoi ?

9:05
Renaud Muselier

D'abord, n'opposez pas LR et UDI. L'UDI, ce sont des partenaires réguliers de LR. Ce n'est pas nos adversaires, nos amis. Vous l'avez aux Républicains, pas à l'UDI. Donc, il faut poser les choses. On est la même famille, même si c'est nos cousins. Il n'y a pas le même parti. Mais vous préférez le cousin au frère. Après, je préfère le plus compétent. Donc, je m'exprime à un moment très important, puisque nous avons créé à Marseille, avec François Barouin, avec Dominique Bussereau, sous l'autorité de Gérard Larcher, l'association de Territoires Unis, dans lequel il y avait l'association des maires de France, des départements de France, des régions de France.

Et donc, nous avons réussi à travailler pendant cette crise sanitaire, face au gouvernement, ou à côté du gouvernement, ou avec le gouvernement, en fonction des difficultés, dans le cadre de nos compétences respectives. Nous avons préparé la loi 3D, qui est devenue 4D, qui est devenue en 3DS, décentralisation, déconcentration, etc., qui, aujourd'hui, ne correspond pas à ce que nous souhaitions avec M. Larcher, qui était président de l'association des régions de France à ce moment-là. Et donc, je sais que, pour la suite, pour représenter les maires, M. Laurent est un homme qui est d'une petite commune, qui a travaillé avec M. Pasqua et M. Sarkozy, qui a fait...

10:17
Présentateur

Vous voulez dire qu'il n'est pas le sous-marin d'Emmanuel Macron, comme le disent ses adversaires ?

10:20
Renaud Muselier

C'est une fable, ça. Enfin, c'est sérieux. C'est une fable. Il a fait un bouquin en 2021 pour expliquer que la décentralisation faite et programmée par M. Macron n'était pas à la hauteur. Donc, on peut... On est dans un débat politique aujourd'hui, où maintenant, alors, si on est de droite ou de gauche, on est blanc ou on est noir, enfin, qu'est-ce que c'est que vous raciste ? La vie politique est un amalgame de tout ça. Les maires de France ne sont pas étiquetés, l'immense majorité. Ils ont besoin d'être représentés et défendus par des gens qui sont représentatifs et qui le connaissent parfaitement. M.

Laurent est secrétaire général de l'Association des maires de France, a été président de la commission des finances de l'Association des maires de France pendant 12 ans.

10:53
Invité

Mais David Dissnard, il est vice-président de l'Association des maires de France.

10:56
Renaud Muselier

Oui.

10:56
Invité

C'est pas dans ses compétences, du coup ?

10:58
Renaud Muselier

Mais est-ce que sa ville est représentative des maires de France ? Pas sûr, hein ? Maire de Cannes, c'est pas une petite ville. C'est pas une petite ville. Enfin, c'est une ville qui est une des plus riches de France.

11:06
Présentateur

Et Sceaux, la ville de Sceaux est aussi très riche. Enfin, si on va là chercher les compétences en fonction des impôts payés par les habitants, on risque de...

11:15
Renaud Muselier

Enfin, Cannes, ça n'a rien à voir avec Sceaux. M. Lissnard se présente tout seul aux élections là-dedans. Sur la liste de M. Laurent, il y a 4 maires de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, pas sur la liste de M. Lissnard.

11:27
Invité

David Lissnard se lance avec l'appui de François Baroin, que vous connaissez bien. Vous avez envoyé un courrier à tous les maires de votre région pour les inciter à faire le même choix que vous, le choix de M. Laurent. Et pour les convaincre, vous écrivez sur David Lissnard, donc dans le fameux courrier. Le maire de Cannes, du haut de son tapis rouge, niché dans son palais des festivals, ne pourra jamais comprendre ce que vous et vos concitoyens vivez au quotidien. Clairement, est-ce que c'est un règlement de compte parce qu'il ne vous a pas soutenu au dernier régional ?

11:50
Renaud Muselier

D'abord, au dernier régional, vous avez commencé par ça, je dirais, il est LR, il ne m'a jamais soutenu, ni au premier tour, ni au deuxième tour. Donc, pour quelqu'un qui parle de consensus, de famille politique, etc., il a clairement fait campagne pour mon adversaire.

12:04
Présentateur

Le groupe vit bien, comme on dit en foot. Le groupe Les Républicains vit bien en ce moment.

12:09
Renaud Muselier

Mais je ne suis pas dans son groupe, moi ce n'est pas ma droite. Ah bon ? Voilà, dans notre expression orale dans le débat des présidentielles, on voit bien qu'il y a des différences.

12:18
Présentateur

Ce n'est pas votre droite ?

12:19
Renaud Muselier

Il ne fait pas partie, non, comme celle de M. Chotti, ce n'est pas ma droite. Moi, je sais ce que je suis, d'où nous venons, j'ai été membre fondateur de l'UMP, membre fondateur de l'UMP.

12:28
Invité

Éric Chotti qui demande votre retrait du parti suite au courrier que vous l'adressez à tous les maires.

12:31
Renaud Muselier

Oui, mais lui, il veut couper toutes les têtes. Donc bon, ça va, c'est son problème. Moi, je ne suis pas dans cette démarche-là, je suis dans la démarche d'additionner. Moi, je suis une colonne vertébrale de droite, où je pense qu'il faut additionner les compétences, d'où qu'elles viennent. Je suis dans la culture de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. Jamais de compromission avec l'extrême droite, voilà. Donc cette démarche-là n'est pas la même.

12:48
Présentateur

On a compris que votre voix au Congrès n'ira probablement pas à Éric Chotti, qui est l'un des cinq candidats chez Les Républicains. Il y a eu deux débats télévisés, déjà depuis le début. Vous les avez regardés ? Bien sûr. Vous allez voter pour qui ?

12:59
Renaud Muselier

J'ai voulu... Celui qui est... Moi, c'est dans une logique de réflexion un peu plus large. Nous avons, sous François Mitterrand, été absents du pouvoir pendant près de 14 ans. Si nous ne gagnons pas les présidentielles, nous serons absents depuis 15 ans. C'est-à-dire qu'on va être encore plus loin. Ce qui veut dire que notre famille politique risque grandement de disparaître. Donc il faut absolument que nous puissions désigner en notre sein celui qui est capable de gagner les présidentielles. Alors vous allez me dire...

13:27
Invité

Aujourd'hui, dans les sondages, c'est Xavier Bertrand qui a les meilleures intentions de vote.

13:29
Renaud Muselier

Donc je pense que c'est quelque chose d'important à intégrer. Mais le meilleur, pour tous, pour moi, c'est celui qui a le moins de chance. C'est-à-dire que c'est M. Juvin. Donc M. Juvin, dans le cadre des deux débats que je viens de voir, c'est celui qui est le plus calme, qui ne tombe pas dans les excès, qui pose les choses. Alors peut-être qu'on a la même formation de médecin, qui fait en sorte que diagnostic, traitement, on ne tombe pas dans l'exagération.

13:50
Invité

C'est le meilleur, mais ce n'est pas celui pour lequel vous allez voter.

13:53
Renaud Muselier

Mais je veux avancer encore dans les débats pour voir un peu comment...

13:57
Présentateur

Ça se jouera entre ces deux-là, en tout cas.

13:58
Renaud Muselier

Ça ne se jouera pas entre Juvin et Chauty. Non, non, pas Chauty, Bertrand. Juvin et Bertrand, ma question. Non, non, mais Juvin, je pense qu'il ne pourra pas finir premier. Ce n'est pas possible. Ça va se jouer entre les trois, entre la pécresse.

14:10
Présentateur

Quand je dis ça, ce jouera votre bulletin à vous, Renaud Muselier.

14:14
Renaud Muselier

Je ne vous le dis pas tout de suite. Ah bon, d'accord. Mais ce que je veux, c'est que ma famille politique gagne les présidentielles. Pour gagner les présidentielles, il ne faut pas se radicaliser. Il faut arriver à trouver une solution par rapport à notre candidature, en s'appuyant sur une chance assez unique, d'ailleurs, que vous ne soulignez peut-être pas assez, c'est qu'aujourd'hui, l'extrême droite est divisée. L'extrême droite est divisée, donc ça baisse le niveau du ticket d'entrée.

14:34
Présentateur

Et diviser ces deux candidats font plus que vous.

14:37
Renaud Muselier

Oui, mais enfin, si elle est toute seule, Mme Le Pen ou si M. Zemmour est tout seul, on ne se retrouve même pas à pouvoir concourir. Le niveau de ticket d'entrée pour le deuxième tour est beaucoup plus bas, et donc nous donne la possibilité de sortir de cette situation incroyable. où nous avons des élus importants au niveau local, et nous n'avons pas de capacité de gagner au niveau national. Et donc nous avons maintenant la possibilité de revenir dans le match, grâce à la division de l'extrême droite.

15:01
Présentateur

Xavier Bertrand, comme Éric Ciotti, on dit que s'ils étaient élus chef de l'État dans quelques mois, leur tout premier déplacement, ce serait dans les quartiers nord de Marseille, qualifié, je cite, de territoire perdu de la République. Ça vous a fait plaisir ?

15:13
Renaud Muselier

Non, moi j'ai arrêté le Marseille-Bachine, quoi. J'ai arrêté. Le président de la République vient à Marseille parce qu'on a un problème dans nos écoles, et met un milliard dans les écoles, tant mieux, bravo et merci, mais on a en permanence, comme si Marseille était une ville de non-droit dans sa globalité. Marseille, c'est une ville exceptionnelle, exceptionnelle. Marseille, vous avez les trains, les avions, les bateaux sont tous pleins, les hôtels sont tous pleins, une ville de tourisme, une ville dans laquelle il fait bon vivre, dans laquelle on a l'impression, en regardant sans arrêt ce qui se passe sur Marseille, que Marseille est une ville de non-droit dans sa globalité.

Ce n'est pas vrai. Et je défendrai toujours Marseille. Alors, qu'ils aillent dans d'autres quartiers, dans d'autres cités, à des endroits où il y a des difficultés. Je ne suis pas dans le déni non plus des grandes difficultés que nous avons à Marseille. Des problèmes de gouvernance, des problèmes de moyens financiers, des problèmes de quartiers difficiles. Enfin, dites-moi, on y vit bien Marseille, c'est la deuxième ville de France, c'est la capitale euro-méditerranéenne, il y avait des vrais projets pour cette ville, pour sa métropole et pour sa région, donc arrêtez le Marseille-Bashing.

16:08
Invité

Une question, Renaud Muselier, parce que vous entendez bien dans votre parti, certains dirent que vous vous êtes fait totalement macroniser. Une question simple.

16:15
Renaud Muselier

Je suis mort de rire. Non, non, moi je suis mort de rire.

16:17
Invité

Est-ce qu'il est prévu, est-ce qu'il est inconcevable pour vous de rejoindre Emmanuel Macron pour cette présidentielle, même à la dernière minute ?

16:29
Renaud Muselier

Ça dépend du moment. Vous savez, dans le cadre des présidentielles, dans la Ve République, je me permets de vous rappeler ce qui se passe quand même. Premier tour, vous choisissez. Deuxième tour, vous éliminez. Donc, j'ai aucune hésitation d'élimination, moi. Parce que de toute façon, je ne veux pas de l'extrême droite pour mon pays. Mais laissez-moi avoir mon choix de liberté dans le cadre du choix de LR, aujourd'hui dans le débat, et après, demain, dans les présidentielles. Voilà, c'est procédant par étape.

16:54
Invité

Exemple, si Éric Ciotti gagne le Congrès début décembre, vous pourriez rejoindre Emmanuel Macron ?

16:58
Renaud Muselier

Je quitterai le parti. Je quitterai mon parti. Voilà, parce que c'est une autre...

17:02
Invité

Pour rejoindre Emmanuel Macron ?

17:03
Renaud Muselier

Non, c'est un autre débat, ça. C'est encore autre chose. Je verrai l'offre politique. Je ne pense pas, tout simplement. Vous savez, c'est qu'Éric Ciotti puisse gagner.

17:11
Invité

Plusieurs de vos amis l'ont fait. C'est pour ça qu'on vous pose la question.

17:13
Renaud Muselier

Mais LR, c'est le recroquevis sur soi. Moi, je reste à l'intérieur de LR parce que je pense que ce que j'ai fait autour de Jacques Chirac, dans la création de l'UMP, dans la création de LR, dans la victoire de mes régionales, c'est sur sa colonne vertébrale de droite, d'ouvrir le plus grand possible... Avec une alliance avec les marcheurs régionales. Mais les Verts, les centristes, j'ai 9 composants politiques.

17:33
Présentateur

Il y a une alliance avec les marcheurs.

17:35
Renaud Muselier

J'en ai 5. J'en ai 5 sur 84 élus. Donc, on peut me faire tous les procès d'intention. J'ai 5 marcheurs, dont 3 sont des anciens de LR. Enfin, soyons sérieux. Donc, les marcheurs, ce n'est pas quand même le bout du monde, le diable parmi le diable. J'ai 84 élus, j'ai 5 marcheurs. Je n'ai pas de députés, je n'ai pas de ministres. Et dans les 5, j'en ai 3 qui sont anciens de LR. Oh, c'est calme. La réalité, c'est qu'aujourd'hui, j'ai une majorité, j'ai une capacité d'action, et le Front National n'a pas gagné. Et comme le Front National n'a pas gagné, Mme Le Pen est en difficulté aujourd'hui et M. Zemmour est là. Parce que c'est ça, la réalité.

C'est que comme ils pensaient gagner une à trois régions, dont la région Provençal-Côte d'Azur, ils ont perdu. Ils avaient 11 points d'avance sur le premier tour dans les sondages et 14 points de retard à la sortie. Donc, ma stratégie était la bonne. Et donc, il faut savoir ouvrir. Il faut savoir ce que l'on veut et comment on veut le faire.

18:24
Présentateur

Et moi, j'ai une minute de retard pour lancer le fil d'info à 8h51. Je vous en prie. Avec Mélanie Delonnet, on vous retrouve dans un instant. Renaud Muselier. L'ardoise du Covid est effacée. Les élèves de CP et CE1 ont retrouvé le niveau de 2019, voire son meilleur, se félicite sur France Info le directeur de l'enseignement scolaire au ministère de l'Éducation nationale après la publication des résultats des évaluations nationales. En sixième, le niveau augmente aussi, mais la moitié des élèves a des difficultés en lecture. Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, dénonce ce matin sur France Inter une mise en scène inhumaine et macabre par le régime biélorusse.

Plus de 2000 migrants sont toujours à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne. La Pologne qui veut commencer à construire un mur le mois prochain. Un nuage de débris sur la route de la Station Spatiale Internationale à cause d'un tir de missile de la Russie pour détruire un vieux satellite. Par précaution, les astronautes ont dû aller dans leur capsule prêts à évacuer. La NASA parle d'un tir dangereux et irresponsable. Bien terminé l'année, c'est l'objectif des Bleus déjà qualifiés pour le Mondial de foot. Ils jouent pour le plaisir. En Finlande, ce soir, l'Angleterre a aussi son billet pour le Qatar. Mais pas les champions d'Europe italiens. Ils devront disputer les barrages.

France Info Le 8.30 France Info Salia Brakia Marc Fauvel

19:47
Invité

Toujours avec Renaud Muselier, le Président Les Républicains de la région sud de Provence-Alpes-Côte d'Azur. La journée nationale contre le harcèlement et la violence à l'école, c'est après-demain. L'éducation nationale a mis en place un programme, le programme phare, avec la mise en place de référents harcèlement. Mais vous, vous avez prévu plus de choses. Et qu'elles ?

20:04
Renaud Muselier

Nous, dans la campagne électorale, nous avons affirmé, bien sûr, l'action de la région, etc. Mais il y a deux causes régionales qui sont prioritaires pour moi. J'ai deux élus à mes côtés qui ont ça en charge. C'est les violences faites aux femmes et le harcèlement scolaire. Le harcèlement scolaire, j'ai un moyen d'agir dans les lycées puisque nous, nous avons en charge la compétence des lycées. Donc on est en contact, bien sûr, avec le gouvernement et M. Blanquer dans le cadre du programme phare. Donc est-ce que M. Blanquer est le diable quand il parle de ça ? Je ne sais pas.

Enfin, moi, en tout cas, je travaille volontiers avec lui dans le cadre de l'éducation nationale pour me coller à leur dispositif phare et additionner dans la région provençale-côte d'Azur des moyens complémentaires lycée par lycée avec, bien sûr, les référents. Mais surtout, l'idée, c'est de se donner des moyens, de se doter de moyens qui sont des moyens comme pour le téléphone portable avec des applications pour avoir immédiatement une capacité de réaction ou de réactivité des jeunes puisque c'est essentiellement par là que ça passe maintenant.

21:00
Présentateur

C'est-à-dire que les alertes soient données, puissent être données directement avec une application.

21:03
Renaud Muselier

Je vais faire exactement la même chose pour les violences faites aux femmes en donnant des dispositifs aux femmes qui ont un sentiment des difficultés, etc. pour avoir justement un petit bouton d'appel, d'alerte et je présenterai ça d'ici la fin du mois. Donc en ce qui concerne le harcèlement scolaire, je me colle au gouvernement et je démultiplie le dispositif lycée par lycée.

21:19
Invité

Donc des références scolaires et une application ?

21:21
Renaud Muselier

Une application qui sera présentée aux parents, aux jeunes, aux lycéens, enfin tout le circuit éducatif, que ce soit les associations de Paris-Couden-Lèvres, les associations de lycéens, les recteurs et les proviseurs, de façon à ce que l'on ait une capacité de réactivité sur des moyens que l'État ne peut pas fournir et que j'ai ciblé.

21:41
Présentateur

Renaud Musuelier, près de 300 femmes engagées en politique ont signé hier une tribune chez nos confrères du Monde pour en appeler un MeToo en politique. Elles expliquent que la politique a échappé au mouvement des femmes ces derniers mois. Je ne vais pas vous demander si vous êtes d'accord avec elles, vous l'êtes forcément. Est-ce qu'il y a des choses aujourd'hui que vous ne diriez plus que dans votre carrière politique il vous est arrivé de dire sur les femmes ?

22:02
Renaud Muselier

J'ai pris conscience et on en parlait tout à l'heure avant, j'ai pris conscience moi j'aime les femmes, je suis un mâle blanc hétérosexuel mais je n'ai jamais réalisé à quel point les femmes pouvaient subir de telles agressions. Et le fait qu'il y ait MeToo ça m'a alerté en fait. J'en ai parlé avec ma femme, avec mes collaboratrices etc. Qu'est-ce qu'elles vous ont dit ? Elles ont dit que ça existe vraiment. Et là... Et vous aviez un doute là-dessus ? Je ne le réalisais pas en fait.

22:30
Invité

Vous évoluez dans le monde politique depuis une trentaine d'années et vous n'aviez pas vu d'agressions, de harcèlement sexuel autour de vous ?

22:36
Renaud Muselier

Je n'en ai jamais eu autour de moi. Je n'ai jamais eu de parlementaires qui ont été mis en examen ou qui ont été attaqués ou qui ont été déhancés. Moi j'étais parlementaire.

22:45
Invité

Mais des comportements, comme on dit, des comportements lourds, vous en avez jamais vu ?

22:48
Renaud Muselier

Peut-être ma perception n'est pas la bonne en fait. Vous dites ça aujourd'hui ? Oui, non mais c'est ce que je me dis aujourd'hui parce que ce n'est pas possible qu'il y ait autant de gens, de femmes qui signent ça et que je sois passé à côté.

23:00
Présentateur

C'est qu'on n'a pas regardé suffisamment.

23:02
Renaud Muselier

Oui je pense. Donc on n'a pas voulu voir suffisamment. Donc je fais attention à ce que je dis, comment je fais, à quoi je parle. En plus moi je suis plutôt souriant, j'aime bien faire des compliments. Comme je suis un médecin, je suis plutôt tactile. Je fais très très attention à tout ça parce que ça peut être mal perçu, mal interprété et donc il y a une évolution de la société qui est indispensable. Et donc bien sûr, oui je partage cette démarche-là.

23:20
Invité

Est-ce que vous diriez que la notion de pouvoir en politique elle favorise l'emprise, le harcèlement ? Parce que voilà...

23:27
Renaud Muselier

Pas forcément qu'en politique. A mon avis le pouvoir peut entraîner chez des gens pervers une démarche qui fait en sorte qu'on veut avoir c'est le pervers narcissique qui veut dominer quoi. Ça vous l'avez dans toutes les phases de la société, il n'y a aucune raison que ça ne soit pas en politique aussi. Et donc il faut bien sûr lutter contre ça.

23:43
Invité

Et les partis politiques doivent prendre leur part et créer des cellules...

23:46
Présentateur

Tout le monde doit s'y mettre. Et par exemple, chez les Républicains, vous avez déjà assisté depuis que vous y êtes ou récemment à une réunion sur ce sujet ? Non. Non.

23:55
Renaud Muselier

Non. Non. Jamais. Nous on avait nos problèmes de désignation de candidats. Donc bon. Oui, enfin on peut essayer de s'attaquer à plusieurs... Mais non, non, non, on n'a pas eu ça. Jamais. Je pense que ça reviendra dans la campagne électorale mais c'est un fait de société. Je vois mes enfants, moi j'ai quatre enfants bien sûr beaucoup plus jeunes. Ils ont beaucoup évolué par rapport à tout ça, que ce soit à l'université ou à l'école. Ils sont modernes quoi.

24:16
Présentateur

Vous les encouragez à ça ?

24:17
Renaud Muselier

Ah oui, oui, oui.

24:18
Présentateur

À se lever et à se barrer comme on dit quand ils entendent des choses

24:21
Renaud Muselier

parce qu'ils ne veulent pas voir. Je suis un vrai militant moi. Je suis un militant de la liberté, de la joie de vivre, de la défense de l'intérêt commun. Donc on ne doit pas se taire, jamais. Quelle que soit l'injustice dans laquelle on est confronté ou quelque chose qui nous déplaît. Donc moi, j'ai élevé mes enfants. Ma vie politique est faite de combats politiques permanents pour essayer de défendre ce qu'on croit bien et juste. Ça, je trouve que c'est une belle cause. Voilà, donc oui.

24:44
Présentateur

Renaud Muselier, merci à vous, président de la région Provence, Alpes, Côte d'Azur. promis, je ne l'appellerai plus que comme ça. Merci beaucoup. Merci, bonne journée à vous. Si vous aimez le 8.30 France Info, on vous conseille Élisée, la bataille, le podcast du service politique de France Info pour tout savoir sur la présidentielle et ses coulisses. A découvrir sur votre appli de podcast préféré et sur franceinfo.fr. Sous-titrage Société Radio-Canada