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InterviewC à vous (sur YouTube)· 17 septembre 2025 14 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileÉconomie & entreprisesTransportsSolidarités & famille

Immigration, Philippe de Villiers lance une pétition : Sébastien Chenu s’exprime

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Que faire de S.Lecornu?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a un suspense sur le sort que vous allez réserver à S.Lecornu?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Vous lui donnez combien de temps pour éclaircir un programme qui vous semble flou?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Puisque vous vouliez parler de l'immigration, parlons-en.

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Vous pourriez assumer cette phrase?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Faut-il rendre les transports gratuits?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00S.ChenuChiffre
    « On parle de 2 à 5 milliards. »
  • 3:00P.CohenChiffre
    « C'est entre 15 et 25. »
  • 4:00S.ChenuFait
    « Tous les économistes disent que cette taxe fera fuir les entreprises. »
  • 5:00P.CohenChiffre
    « P.de Villiers a lancé en ligne une pétition pour demander un référendum sur l'immigration. Il affiche 1,5 million de signatures. »
  • 6:00S.ChenuChiffre
    « 65 % des électeurs de gauche demandent un référendum sur l'immigration. »
  • 7:00E.Tran NguyenFait
    « L'Ile-de-France figure comme le bon élève pour la Cour des comptes. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Monsieur Zucman est de gauche...

Il tape les entreprises, l'outil de travail, les startupeurs, les créateurs d'emploi...

En cela, il a une obsession sur l'outil de travail. - A.-E.Lemoine: On en vient à la 2e question: que faire de S.Lecornu?

Le RN... - S.Chenu: C'est plus compliqué que la taxe Zucman. - P.Cohen: Le changement n'attend plus! - A.-E.Lemoine: C'était quoi, cette visite?

De la pure politesse? - S.Chenu: S.Lecornu, c'est un produit de recyclage. - A.-E.Lemoine: Il appréciera! - S.Chenu: Ce n'est pas méchant.

Il dit qu'il va faire une rupture sur la méthode et sur le fond. Il n'y a pas 50 choses à faire quand on arrive à Matignon. Il a consulté les mêmes.

Il a fait le même déplacement que M.Barnier sur la santé. Ce qu'il a fait, c'est qu'il essaie de restreindre le débat sur cette fiscalité...

On parle de 2 à 5 milliards. - P.Cohen: Non. - S.Chenu: L'Institut Montaigne, nous... - A.-E.Lemoine: Sur la taxe Zucman... - P.Cohen: C'est entre 15 et 25. - S.Chenu: C'est la proposition de la gauche.

Tous les économistes disent que cette taxe fera fuir les entreprises. Elle ne rapportera que 2 à 3 milliards d'euros. On n'est pas sur la résolution de la dette, en tout cas.

Il circonscrit le débat à cette taxe alors qu'il faut ouvrir le débat à beaucoup d'autres choses, notamment à la contribution à l'UE, aux dépenses toxiques de l'Etat... - A.-E.Lemoine: Est-ce qu'il y a un suspense sur le sort que vous allez réserver à S.Lecornu? - S.Chenu: Il a sous-entendu qu'il y aurait un changement de politique en parlant de changement de méthode. - P.Cohen: Entre ce que vous dites là et les discours de dimanche à Bordeaux, ce n'est pas la même chose. - S.Chenu: S'il n'y a pas de rupture, il sera censuré. - A.-E.Lemoine: Vous cherchez la dissolution? - S.Chenu: Non.

On cherche à ouvrir des dossiers. Quand on dit qu'il faut ouvrir le dossier de l'immigration...

B.Retailleau a regretté que S.Lecornu n'en ait pas du tout parlé.

Quand on dit qu'il faut parler du dossier de la contribution à l'UE, il n'en parle pas. - A.-E.Lemoine: Vous lui donnez combien de temps pour éclaircir un programme qui vous semble flou? - S.Chenu: C'est le discours de politique générale qui nous le dira.

Il faut qu'il ait des actes forts, des propositions concrètes, mesurables, sur la contribution à l'UE...

Bayrou avait acté une baisse de la contribution à l'UE, donc c'est possible. Sur les dépenses toxiques de l'Etat...

On a le débat sur le coût des agences d'Etat. Qu'est-ce qu'il va supprimer? A quoi il va s'attaquer?

Va-t-il réformer l'Etat? La faiblesse de Bayrou, c'était 20 milliards d'impôts de plus, mais surtout zéro réforme. S'il y a zéro réforme, ça veut dire que l'année suivante, on passait le coup de rabot. - P.Cohen: Puisque vous vouliez parler de l'immigration, parlons-en.

P.de Villiers a lancé en ligne une pétition pour demander un référendum sur l'immigration. Il affiche 1,5 million de signatures.

Ce chiffre est invérifiable. Il n'y a pas de compteur fiable sur le site. On peut imaginer que c'est un grand succès.

On n'a pas compris la position du RN. M.Le Pen a dit: "On est plutôt pour un référendum, mais je ne signe pas de pétition." Je voudrais savoir si vous pourriez adhérer au texte de la pétition.

Ce n'est pas juste un référendum. Il y a quand même un texte assez explicite. "Nous sommes en train de changer de peuplement, de changer d'art de vivre, de changer de civilisation.

Si nous ne faisons rien, c'est la fin de la France." Le RN pourrait porter ce discours? Le grand remplacement... - S.Chenu: Non.

C'est une théorie qui dit qu'il y a... - P.Cohen: Un effacement national... - S.Chenu: Il dit que la pression migratoire est telle qu'elle change le profil de la France.

C'est une réalité. Il y a même un consensus chez les Français pour demander un référendum sur l'immigration. 65 % des électeurs de gauche demandent un référendum sur l'immigration.

Il y a le fond et la forme. M.Le Pen ne signe pas parce qu'elle est candidate à la présidentielle et qu'elle ne signe pas de pétition.

Mais L.Aliot l'a signée. C'est le maire de Perpignan. - A.-E.Lemoine: Il y a 40 pétitions à signer sur le site du RN. - S.Chenu: C'est notre proposition portée depuis les présidentielles.

Bien sûr qu'on veut un référendum sur l'immigration. M.Le Pen l'a dit elle-même, on est d'accord avec le fond.

Oui, il faut un référendum sur l'immigration. On n'est pas les seuls à être d'accord. 65 % des électeurs de gauche...

B.Retailleau veut un référendum sur l'immigration. Il ne l'a pas obtenu.

A quoi sert B.Retailleau? C'est une question qu'un jour, peut-être, les étudiants en sciences politiques réussiront à résoudre! - P.Cohen: Vous pourriez assumer cette phrase? - S.Chenu: Ca dit beaucoup de choses.

Quand vous accueillez 500 000 personnes par an, quand vous leur dites "venez comme vous êtes"...

On a entendu ça pendant des années. - P.Cohen: C'est une pub, ça. - S.Chenu: Quand vous entendez la gauche, LFI, c'est ça. "Venez avec des pratiques culturelles qui ne sont pas celles communément acceptées en Europe." Ca veut dire "venez en faisant exciser vos filles", "venez en étant polygames"?

A partir du moment où on dit à des gens de venir, on ne tient pas le discours inverse, qui est de dire qu'il n'y a pas d'avenir, que nous n'avons pas les moyens de les assimiler, de leur trouver un logement, un boulot, de les aider, parce que nous croulons sous une dette publique. Si c'est pour les entasser porte de la Chapelle ou sur le port de Calais...

Si c'est l'avenir qu'on propose à ces populations, ne venez pas. Il faut être responsable. Le déménagement du continent africain sur le continent européen n'est pas une solution, un objectif.

De toute façon, nous ne sommes qu'au début de la problématique migratoire. - P.Lescure: Dans un sondage Ifop, commandé par la Grande Mosquée de Paris et publié lundi, 66 % des musulmans français totalement intégrés interrogés disent avoir été l'objet de racisme, qui plus est, la moitié en lien avec leur religion.

Au-delà de la condamnation du racisme, qu'est-ce qu'on peut faire? - S.Chenu: Beaucoup de gens se sentent discriminés dans notre pays.

Regardez nos compatriotes de confession juive, les homos...

Beaucoup de gens peuvent se sentir visés. Il y a d'abord des ingérences étrangères. Vous parlez de nos compatriotes de confession musulmane qui peuvent se sentir parfois stigmatisés.

Il y a eu les têtes de cochon...

Notre discours s'adresse à tous les Français, quelles que soient leur religion, leur couleur, leurs conditions sociales, leurs préférences sexuelles...

Notre discours s'adresse à tous ceux qui ont la nationalité française. Les chiffres sont trompeurs. - P.Cohen: L'immigration est le problème numéro 1 pour la nation? - A.-E.Lemoine: Les Français issus de l'immigration peuvent se sentir visés par ce discours. - S.Chenu: Les chiffres disent l'inverse...

On parle de Français de confession musulmane. Les chiffres disent l'inverse. Aujourd'hui, ce sont les actes antichrétiens qui sont les premiers sur notre territoire, suivis des actes antisémites, puis en dernier lieu, les actes antimusulmans.

Je veux bien qu'on fasse un focus, mais la réalité n'est pas celle-ci. Les gens les plus persécutés à cause de leur religion, ce sont les catholiques, dans notre pays. - E.Tran Nguyen: Une question plus vie quotidienne.

Faut-il rendre les transports gratuits? On a soumis la question à nos téléspectateurs. On pourrait penser qu'il y ait plus de oui, mais non.

Les réponses sont très nuancées. Il y a pratiquement autant de oui que de non. Rien que le mot "gratuits" suscite la méfiance.

Beaucoup de réactions comme celle-là. Même réflexion chez les Parisiens que nous avons interrogés. - Se déplacer dans la ville de manière gratuite, ce serait plus efficace et mieux pour tout le monde. - Pour les résidents parisiens, oui.

Pour les touristes, non. - Il faut que l'offre au niveau de la régularité des métros, des tramways qui passent, puisse suivre. - Je pense qu'il faut payer un peu. - C'est toujours intéressant de faire payer les transports en commun pour le maintien de la propreté, les agents qui travaillent dans ces transports. - Si c'est gratuit, c'est qu'à côté, c'est payé par quelqu'un.

On le repaye d'un autre côté. Ca n'a pas de sens. - E.Tran Nguyen: L'Ile-de-France, c'est l'un des rares départements où les tarifs ont augmenté ces dernières années, pour être au moins égaux à l'inflation.

Vous connaissez le tarif d'un ticket de métro? - S.Chenu: Non, parce que je ne prends pas le métro.

On est à 3 euros? - E.Tran Nguyen: 2,50 euros.

L'Ile-de-France figure comme le bon élève pour la Cour des comptes, qui publie un rapport dans lequel elle critique la gratuité des transports. Si l'objectif de départ était de redonner du pouvoir d'achat aux usagers et de répondre à l'urgence écologique, c'est-à-dire en incitant à prendre les transports en commun plutôt que sa voiture, le résultat n'est pas là. La gratuité ne touche pas forcément ceux qui sont dans le besoin.

Il y a des étudiants, des seniors et des chômeurs qui sont plus ou moins dans le besoin. Ca n'a pas non plus incité les gens à abandonner la voiture, dans les grandes villes, en tout cas. A Montpellier, par exemple, il y a plus de fréquentation des transports en commun mais aussi plus d'usagers insatisfaits.

Ces arguments font bondir certaines mairies. La mairie de Dunkerque a décidé de la gratuité des transports. C'est un choix politique. - On privilégie 17 millions sur la mobilité pour redonner du pouvoir d'achat à ceux qui font un geste pour l'environnement, plutôt que d'autres investissements.

C'est un choix. - E.Tran Nguyen: Comme c'est un choix politique, que feriez-vous? - S.Chenu: C'est une vraie question.

Je ne prends pas le métro. Je suis venu en voiture. Mais je prends les TER.

Je circule beaucoup, en tant qu'élu nordiste. Je circule beaucoup dans des TER. Le coût des TER dans les Hauts-de-France vient d'augmenter.

X.Bertrand vient d'acter l'augmentation de 5,5 %. - P.Cohen: Vous avez une carte de transport. - S.Chenu: Nous, les députés, avons une carte de transport, c'est vrai.

Le coût des transports est souvent effrayant, même si 33 % des usagers payent totalement le coût de leur transport ferroviaire. Le reste est souvent pris en charge par l'employeur, les entreprises. Ca revient à la question de la gratuité.

Il n'y a rien de gratuit dans la vie. Il y a toujours quelqu'un qui paye. A titre personnel, je suis plutôt favorable à ce que des mesures de gratuité soient ciblées.

C'est-à-dire qu'elles permettent de donner du pouvoir d'achat à des gens qui n'en ont pas. Quand il y a le choix entre un transport ferroviaire et une voiture, de privilégier le transport ferroviaire s'il est gratuit...

On avait une mesure ciblée pendant les présidentielles: pour les 18-25 ans, la gratuité des transports ferroviaires aux heures creuses, quand il n'y a personne dedans. On se disait que ça pouvait être une mesure intéressante. Pour le reste, je pense que la gratuité n'existe pas.

Le coût des transports... - A.-E.Lemoine: Et des investissements pour assurer un meilleur transport... - S.Chenu: Des énergies également...

C'est un vrai beau débat de société. Derrière, il y a la question de l'accès à des professions. Je ne suis pas parisien, mais quand vous habitez au fin fond de la banlieue et que vous devez venir travailler à Paris, vous vous demandez, notamment pour des métiers comme serveur, si, pour gagner X milliers d'euros, ça vaut le coup.

C'est une question qui est sur la table. Les transports doivent être réservés aux nationaux. Je suis contre le fait que les transports soient gratuits pour les clandestins, les demandeurs d'asile.

Le Conseil d'Etat avait demandé la gratuité... - E.Tran Nguyen: Ils sont souvent dans le besoin, d'ailleurs.