Crise internationale : êtes-vous inquiets ? | Chaque voix compte - 23/01/26
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 48 %Attaque 29 %Défensif 22 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Quelle image retiendrez-vous de cette semaine qui vient de s'écouler ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Le moment Groenland : un symbole fort pour l'Europe ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Les lunettes d'Emmanuel Macron : de quoi sont-elles le nom ?
- 12:00RelanceRéponse partielle
Le Rassemblement national a salué le travail de Macron à Davos. Comment l'interprétez-vous ?
- 16:00OuverteRéponse directe
De quoi les lunettes d'Emmanuel Macron sont-elles le nom selon vous ?
- 24:00OuverteRéponse directe
Cette semaine a-t-elle été un réveil pour l'Europe ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 12:00Pierre Remintionn (RN)Fait
« quand les intérêts français sont concernés, les intérêts de nos alliés, il faut savoir aussi évacuer la politique politicienne »
- 32:00Riad (public)Fait
« le seul allié de la France aujourd'hui, c'est l'Europe, c'est l'Union européenne »
- 36:00Laurence Farin (PS)Chiffre
« on a fait notre on a rempli. d'un accord qui initialement devait réduire à 0% les droits de douan sur les produits des États-Unis en Europe pour 93 milliards alors que les États-Unis nous imposent 15 % de droit depuis depuis un an »
- 40:00Emmarovitz (PS)Chiffre
« 64 % des Européens désormais estiment que la politique étrangère des États-Unis est synonyme de recolonisation et de prédation »
- 48:00Kevin (ONG)Chiffre
« les États-Unis avaient un rôle tout à fait prépondérant dans l'aide humanitaire mondial qui couvrait pour plus de 40 % des besoins mondiaux en financement »
- 56:00Emmarovitz (PS)Chiffre
« on a calculé que rien que sur l'année 2025, c'est 300000 personnes qu'on a aidé en moins du fait du retrait américain »
- 0:15Fait
« On défend une vision du monde qui est universaliste. On dit que un humain, une vie, ça vaut une vie. »
- 0:30Fait
« Il y a encore beaucoup de zones du monde où il y a pas d'accès à l'eau potable. »
- 6:00Chiffre
« On a 450 millions de citoyens. On est un marché très mû, riche. »
- 8:00Chiffre
« Les voyages organisés de la France vers les États-Unis ont baissé l'an dernier de 15 %. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[musique] Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte sur LCPC vendredi. Et puisque chaque voix compte, vous le savez, c'est à vous que nous choisissons de donner la parole ce soir pour une émission consacrée aujourd'hui à cette folle semaine de crise internationale que nous venons de vivre. Certains parlent ce soir d'un moment Groenland et c'est l'avantage finalement.
On sait tous désormais placer exactement le Groenland sur une carte du monde et même nommer sa capitale Nou. Mais est-ce un moment de bascule pour nous, pour l'opinion, pour notre perception du monde dans cette vie où l'on n'a pas connu la guerre ? On en parle ce soir avec trois députés du Parlement européen.
Laurence Farin, eurodéputé Rouw, Emmarovitz, eurodéputé [musique] PS et Pierre Remintionn eurodéputé Erne. Bonsoir à tous les trois et merci d'avoir accepté de vous [musique] prêter au jeu des questions-réponses avec notre public. Pour m'accompagner, je salue également Marjorie Paillon.
Bonsoir Marjorie. Je rappelle que vous êtes journaliste, spécialiste de la politique américaine. On va parler de Donald Trump, de la place de la France et de l'Europe dans ce nouvel ordre mondial qui se dessine.
Nous irons aussi mesurer l'inquiétude de ces entreprises qui commercent avec les États-Unis et qui s'interrogent sur leur avenir. Nous donnerons également la parole, puisque chaque voix compte, à des Américains qui vivent en France. Vous verrez, c'est très étonnant.
Voilà pour le programme de ce soir. Alors, a priori, comme je dis souvent parce que cette émission, c'est [musique] vous qui allez la faire. Je compte sur vous.
Vous intervenez à tout moment pour échanger avec nos élus, pour partager vos expériences, [musique] vos doutes ou même vos craintes. Et chez vous, et bien installez-vous confortablement parce que chaque voix compte, c'est parti. Ah tiens, j'avais envie de commencer cette émission en vous posant à tous une question.
He, on y va tout de suite. Quelle image retiendrez-vous de cette semaine qui vient de s'écouler ? Qui prend la parole ?
Allez, un micro va circuler et puis voilà, c'est parti. et c'est Paul qui va parler une image de cette semaine. Euh bah bonjour à tous, enfin bonsoir plutôt.
Et bah moi ce que je retiens c'est vraiment la mobilisation des h états européens face aux menaces de Trump qui ont eu lieu récemment et parce que c'est rare et on enfin ça devrait être normal mais et on est vraiment heureux que ça se soit bien passé parce que ça apporté ses fruits et bah moi je pense qu'on peut être fier de notre Europe actuellement et c'est ce que je retiens vraiment de cette semaine en tout cas même s'il y énormément de choses à dire mais ça tombe bien, on a une heure devant nous pour dire toutes ces choses mais je propose à une autre personne du public de de nous dire l'image qu'il a envie de retenir de cette de cette semaine. Eva peut-être Riad. Alors il faut il faut prendre le micro.
Voilà, il faut faire tourner le micro. Euh oui. Donc ben bonjour à tous.
Euh ben moi, je retiens euh en fait les lunettes de soleil euh de Alors, c'est marrant, je sais déjà de qui vous allez parler. Bah d'Emmanuel Macron, mais euh c'est parce qu'en fait je trouve qu'il y a il y a eu un double enfin un double mouvement dans ce dans ces lunettes du soleil. Euh déjà le fait que elles sont vraiment très très visibles.
Donc on l'a vraiment vu sur la scène et aussi parce que il y a eu le commentaire de Donald Trump à propos de ses lunettes de soleil et oui et j'ai trouvé que il y avait le double mouvement la volonté de s'affirmer de la part du président de la République je trouve et en même temps on une modification un peu des relations parce que ben on a l'impression que bah à un moment on avait l'impression que Donald Trump et Emmanuel Margon s'entendaiit bien et là pour le coup ça a l'air d'être un peu plus tendu. Oui, c'est marrant. Euh, je vais me tourner vers vous les eurodéputés.
On parlait tout à l'heure du moment Groenland. En fait, c'est le moment aviateur. Ça vous a surpris ce qui s'est passé autour de d'Emmanuel Macron, de de ses lunettes et puis finalement de ce discours très fort à Davos dont on dont on va reparler évidemment dans un instant.
Je sais pas, je vous pose la question Laurence Faran, mais euh le fait, je sais pas si vous avez vu toutes les unes internationales, bah c'est l'outil diplomatique de la semaine et je veux dire c'est un symbole c'est un symbole qui a été fort d'autant que ce sont des lunettes européennes et françaises, on peut on peut le dire. Donc ça veut dire beaucoup de choses en terme de d'affirmation de la souveraineté, de la préférence européenne que nous portons et de cette volonté de sursaut en fait finalement puisque ça un peu agrégé derrière toutes les toutes les énergies qui étaient déjà à l'œuvre avec la coalition des volontaires quand on est intervenu en Ukraine. Et là, Davos, juste à ce moment où on est attaqué sur un territoire qui est pas européen mais qui est appartient au Danemark et qui est rattaché avec ce mouvement très fort et cette conclusion par ce discours très fort de résistance, je pense que oui, tout ça, ça a été un moment Groenland, un moment lunettes aviateur mais européenne.
Pierre Romain Tion euh même le Rassemblement national a venté a fait l'éloge du travail d'Emmanuel Macron à Davos et avec et avec Bruxelles également. Vous avez été étonné de ce grand écart des soutiens qui vont bah de vous jusqu'à LI. Je crois qu'il y a certains moments internationaux où quand les intérêts français sont concernés, les intérêts de nos alliés, il faut savoir aussi évacuer la politique politicienne.
En l'occurrence, on va pas prendre des positions inverses à celles que peut choisir la diplomatie française quand on estime que elle défend les intérêts de la France et qu'elle défend les intérêts aussi de nos alliés. Et il était essentiel que je crois qu'on peut s'en réjouer aussi quand il y a eu des formes d'unanimité sur ces sujets-là. Je crois que c'était aussi une des réponses apportées à à Donald Trump de croire qu'il il ne pourra compter sur aucun soutien en France quand il mène cette politique vis-à-vis du Danemark et du Groand.
Et Marafovit. Non mais je je vous avoue être juste assez surprise des propos de notre collègue durassement national parce que autant moi je suis d'accord il y avait une vraie fierté finalement de se dire enfin la France finalement elle parle un peu pour nous. Ouais.
Là, on se dit on tient tête à Trump, on assume, on assume de dire que les États-Unis se comportent pas comme nos alliés, qu'ils ne sont plus nos alliés. Mais je parle pour la famille socialiste, plus largement les démocrates au Parlement européen. C'est quelque chose qu'on attendait depuis longtemps.
Finalement, on se réveille. Nous notre liste aux élections européennes, elle s'appelait réveiller l'Europe. Mais je suis surprise parce que au Parlement européen, nous ce qu'on voit, c'est aussi beaucoup toute une famille de l'extrême droite européenne qui se comporte comme des soumis, comme des soumis face à Trump, comme des soumis face à Poutine.
Et donc moi, j'ai un peu l'impression de voir nos collègues au Parlement européen du Rassemblement national en ce moment faire une petite pirouette opportuniste alors qu'ils sont depuis des mois et des mois. Vous ne croyez pas à l'union sacrée dans un moment aussi grave que celui-là ? Moi je n'oublie pas qu'il y a quelques mois au Parlement européen, c'est le Rassemblement national qui proposait que Elon Musk reçoive le prix Sakarov qui est le prix qui récompense les combattants des droits humains au Parlement européen.
Et je pense qu'on a besoin d'une petite explication de texte parce que nous en tant qu'européen, je crois que c'est le moment du réveil. C'est le moment de se dire en fait on n'est pas destiné ni à la faiblesse ni à la soumission. On est capable d'être fort, on est capable de choisir notre destin, mais c'est aussi le moment peut-être pour les citoyennes et les citoyens de voir qui est honnête dans dans le positionnement démocratique.
Et moi, je le crois aujourd'hui, il y a un affrontement il y a un affrontement entre celles et ceux qui se battent pour la démocratie, celles et ceux qui se battent pour les valeurs européennes parce que c'est pas juste un continent et des frontières, c'est aussi des valeurs derrière et celles et ceux qui en fait sont plutôt du côté de l'international réactionnaire. Marie Paillon. De quoi les lunettes d'Emmanuel Macron sont-elles le nom ? [rires] Elles sont le nom peut-être d'une prise de front et dans leadership d'Emmanuel Macron sur ce front des Européens qui désormais veulent mener la danse face à Donald Trump.
C'està-dire qu' on a quand même eu l'impression que depuis un an, je vous rappelle que cette année non seulement on a eu affaire à ce règlement de compte à Hokedavos, mais surtout on est arrivé au 1 an d'investiture de Donald Trump et Jens. Et finalement pendant cette première année du second mandat de Donald Trump, on a eu affaire à plusieurs essais de discussion de forme de dialogue. Le trem de dialogue du de de d'AVO cette année, c'était spirit of dialogue, un esprit de dialogue.
Donc vous voyez à quel point on a essayé de varier les registres. Encore une fois, on a essayé de jouer la camaraderie, on a essayé de jouer à la flatterie, on a porté des cadeaux parfois en plaque et or, parfois des solutions clés en main, notamment quand il s'agit de faire avancer le dossier en Ukraine. On a même été jusqu'à l'allégance avec Victor Orban qui a rejoint Board of Peace, ce nouveau conseil de la paix imaginé par Donald Trump avec 1 milliard de dollars cash à déposer avant même de pouvoir y siéger.
Finalement, on se rend compte que taper du point sur la table, c'est tout ce qui nous reste pour pouvoir s'opposer. Donc ces lunettes, c'est celle de l'opposition à Donald Trump. Et bien, on va revenir sur euh notamment ces ces images de de Davos et cette semaine dingue qui vient de de s'écouler.
Le président américain a fini par reculer sur le Groenland. Mais à quand la prochaine crise ? Récit de cette semaine avec Maité Frémon. [musique] Bonjour messieurs dames.
Hier soir dans les couloirs de Bruxelles, les dirigeants européens reprennent leur souffle. On a commencé la semaine avec une forme d'escalade, des menaces, des menaces d'invasion et des menaces tarifaires. Et nous sommes revenus à une situation qui me paraît beaucoup plus acceptable.
Parce qu'il faut l'avouer, la semaine n'a pas été un long fleuve tranquille. Lundi, Donald Trump fait du Donald Trump et tacle Emmanuel Macron. Personne ne veut de lui parce qu'il va bientôt quitter ses fonctions.
Donc vous savez, ce n'est pas grave. Ce que je vais faire, c'est que s'il se montre hostile, j'imposerai des droits de douane de 200 % sur ses vins et ses champagnes et il se joindra à nous. Mais comme vous le savez, il ne sera plus en fonction dans quelques mois.
Le président français puni pour avoir refusé de participer à son conseil, cette dernière lubie du président américain. Et puis parce que Donald Trump veut le Groenland, il n'en démore pas. Alors à Berlin, le ton du ministre de l'économie monte d' du chantage entre des alliés de 250 ans, du chantage entre des amis, ce n'est évidemment pas acceptable.
Paris menace d'utiliser le bazooka commercial, arme de rétorsion inédite contre les États-Unis. De son côté, le chef de l'OTAN lui tente la carte de l'apaisement. Bien sûr, je constate qu'il existe actuellement des tensions.
Cela ne fait aucun doute, mais je peux vous assurer que la seule façon d'y remédier est en fin de compte une diplomatie réfléchie. Mardi, le forum économique de Davos débute donc dans une ambiance un peu particulière. Dans les couloirs, Emmanuel Macron se défend.
Nous, on a un allié, un ami qui est le Danemark. Quand il est attaqué, c'est normal qu'on soit là. On est dans un cadre totalement connu, totalement sincère, totalement transparent contre personne et on doit pas être agressé ou attaqué quand on fait ça.
Mais le lendemain, le président américain débarque lui aussi et se paye tour à tour pendant plus d'une heure. L'OTAN, l'Europe, ses dirigeants et le président français. Emmanuel Macron, je l'ai regardé hier avec ses belles lunettes de soleil.
Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il joue le dur à cuire. Donald Trump ou la diplomatie de l'humiliation, les Européens suffocent et le gouverneur de Californie lui encourage l'Europe.
L'Union européenne devrait donc lui tenir tête et riposter avec fermeté. Il faut rendre coup pour coup Trump est faible. intimidation, tension et puis hier soir une soudaine détente devant les journalistes.
Donald Trump Parade et vente un accord qu'il aurait conclu avec l'OTAN concernant le Groenland. À la clôture du forum économique de Davos, Christine Lagarde, elle tire un bilan de ce spectacle. Je pense que l'Europe a pas mal été dénigrée ces derniers jours, mais au fond c'est plutôt une bonne chose et nous devrions remercier ceux qui la dénigrent car je crois que cela nous a permis de prendre pleinement conscience de la nécessité d'être plus vigilant.
L'Europe soulagée mais loin d'être dupe, défiée comme rarement cette semaine. C'est l'histoire avec un grand H qui dira plus tard si janvier 2026 a été vraiment un moment de bascule. Mais il y a une bascule qui s'opère avec certitude Marjourie, c'est celle de l'opinion.
Don, je voulais qu'on regarde ensemble ce sondage publié ce matin par Grand Continent qui montre à quel point les États-Unis ont changé de statut dans l'opinion européenne en un an de présidence Trump. Parce que ces États-Unis là, on a tendance à dire que en général, il y a 24 heures de cycle d'actualité. Aujourd'hui, si on est par face de 12h encore, on peut réussir [rires] à maîtriser ou en tout cas comprendre la situation plus ce serait trop.
C'est compliqué. C'est-à-dire que on a nous journalistes, c'était le cas déjà sur la première administration Trump, ça allait encore plus depuis plus de 365 jours. Cette idée de dire que Flood the Zone nous envoyait des informations, nous submerge dans flow d'information 24h sur 24 fait que bah finalement il va y avoir cette impression vous savez de pas pouvoir reprendre d' J'imagine que c'est un peu pareil aujourd'hui formé pour vous.
Oui. Citoyens européens et et citoyens et citoyennes français et françaises en l'occurrence, on a cette impression d'être submergé d'infos, de suffoquer au fur et à mesure et d'avoir affaire à des États-Unis d'Amérique qu'on ne comprend plus, qu'on pensait être notre allié, qui deviennent notre ennemi frontal. Ces chiffres sont vraiment très impressionnants.
Il y a notamment moi dans dans le le sondage du grand continent, ce euro bazooka. Il y a un clin d'œil, j'imagine aussi dans le titre du du sondage. Ce chiffre qui qui m' qui m'interpelle beaucoup. 64 % des Européens désormais estiment que la politique étrangère des États-Unis est synonyme de recolonisation et de prédation.
On est vraiment arrivé à un moment où l'impérialisme américain se fait de plus en plus sentir. H Riad, est-ce que vous partagez les avis de ce sondage ? 73 % estiment que l'Union européenne ne doit plus compter que sur elle-même pour défendre son indépendance. 51 % qualifi Trump d'emis de l'Europe.
L'année dernière, les chiffres étaient beaucoup plus bas et on sent qu'on est passé de la défiance à la peur. Vous, est-ce que ce qu'on vient de vivre, ça vous a fait peur ? Bonjour.
Déjà, je pense que les événements récents, on peut en tirer une conclusion. Le seul allié de la France aujourd'hui, c'est l'Europe, c'est l'Union européenne. Bien sûr que il faut garder et avoir des partenariats avec nos avec que ce soit avec les États-Unis ou avec d'autres.
Mais euh je pense que les événements récents nous disent une chose, c'est que faut construire l'Europe avec euh le avec notre binô historique, la France et l'Allemagne. Et euh je pense que aujourd'hui, comme ça a été dit dans le reportage, faut rendre coup pour coup. C'est c'est malheureux mais on est arrivé à un moment, on est au retour comme beaucoup de médias le disent des empires avec d'une part États-Unis, d'autre part la Russie ou encore la Chine.
Donc aujourd'hui, je pense que faut que tout le monde se mette d'accord sur un point essentiel, c'est que l'avenir il sera il se fera qu'avec l'Europe. Les Américains, ils parlent de wakeup call. H est-ce que pour l'Europe, la semaine qui vient de de s'écouler, c'est un réveil qui finalement va faire du bien aussi.
Moi, je me tourne vers vous parce que vous les députés européens, vous avez vécu cette séquence en étant quasiment aux premières loges, à Strasbourg au Parlement européen. Il y a eu un débat mardi sur le Groenland et sur la réponse européenne à apporter aux menaces de Donald Trump. Moi, j'avais envie que vous me racontiez comment ça s'est passé dans les coulisses.
Est-ce que tout de suite vous avez tous pris la mesure de la gravité du moment ? Bah oui, oui, et la gravité, elle montait depuis un certain temps, c'est-à-dire qu'on vit au Parlement européen et donc dans cette instance démocratique européenne sous la menace et le chantage permanent des États-Unis, mais pas depuis une semaine, depuis des mois et des mois. C'est-à-dire que tour à tour, on a eu les droits de douanes avec cet accord commercial US que le Parlement européen a gelé la semaine cette semaine est coulée.
Donc, on a fait notre on a rempli. d'un accord qui initialement devait réduire à 0% les droits de douan sur les produits des États-Unis en Europe pour 93 milliards alors que les États-Unis nous imposent 15 % de droit depuis depuis un an. Donc alors c'est fini.
Jusque là, jusque là c'est gelé. Non mais c'est gelé et c'est important. Et je pense que ça n'a pas été pour rien non plus dans le recul de Donald Trump sur le sur le Groenland.
On a dit instrument anticoercition, ça aussi c'est venu des États des de l'Union européenne plus le gel de cet accord. Quand on parle business à Donald Trump, tout d'un coup, il est beaucoup moins à l'aise et on en a pas parlé, mais les quelques troupes qui ont été déployées aussi sur le Groenland, ça voulait dire aussi des choses en terme militaires. Donc on vit cette menace depuis des mois sur nos régulations numériques aussi.
Alors c'est vrai que mon voisin de gauche dit "C'est formidable les États-Unis, cette liberté d'expression formidable. Laissonsla gagner l'Union européenne. Ça veut dire l'entrée dans Non, mais quand vous votez pas sur nos régulations numériques, ça veut dire ça.
Ça veut dire laissons la désinformation. C'est ça la liberté d'expression. On voit les dangers que ça représente.
Donc on est en train de se battre pied à pied pour défendre nos intérêts, nos lois, nos régulations et notamment dans le le fait de conforter la démocratie. Donc on l'a vécu de manière folle mais euh c'était on était déjà bien échauffé je dirais sur le suis le rôle du Parlement européen cette semaine bien évidemment mais quand même je pense que c'est plus la couleur des marchés qui ont fait battre Donald Trump en mélange de tout peut-être c'est un peu tout en même temps mais au moment où il est sur la scène de Davos et où il aimait l'idée de retirer sa menace d'opération militaire les marchés qui étaient dans le rouge depuis 48 he repartent dans le vert. Donc il y a aussi beaucoup beaucoup de ça. par ailleurs, face aux menaces qui peuvent peser parfois et au débats qui pèse parfois sur la régulation numérique, on a déjà eu ce débat sur d'autres scènes avec avec les députés ici, il y a quelque chose qui s'est passé à Noël, joyeux Noël Breton, qui s'est fait suspendre son droit de visa sur le sol américain en raison du DSA qui l'avait fait voter justement à vos institutions.
C'est très intéressant parce que quand l'Europe dit le DSA, c'est tout ce qui est illégal dans la vraie vie, digital service act, tout ce qui est illégal dans la vraie vie est aussi illégal en ligne. Jusque- là, ça va plutôt dans le bon sens et ça tient du bon sens. Là aussi, l'Europe entend plus de contrainte, plus de régulation.
C'est donc moins de désinformations possible. Sauf que les États-Unis sous cette administration Trump entendent aujourd'hui plus de contrainte, c'est moins de liberté d'expression. Et c'est donc justement là qu'il y a un yatus sur l'interprétation de ce que dire aujourd'hui Freedom of Speech, cette liberté d'expression qui visiblement est parfois géométrie variable.
Empovit, non mais je pense que ce moment c'est une opportunité d'une certaine manière et c'est pour ça que moi j'ai peut-être envie de vous partager mon optimisme. Alors ça va vous surprendre parce que c'est vrai qu'on a eu une semaine compliqué. C'est pas un délire he [rires] mais moi je pense que c'est le moment de se dire construisons donc désormais notre défense européenne.
Et notre défense européenne c'est pas uniquement une histoire militaire. C'est pas uniquement une histoire d'armée qu'on a prête pour aller sur le front. Même si évidemment notamment depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie, ce sujet il est pour toutes et tous ici je pense un peu dans notre tête.
Notre défense européenne ça veut dire qu'est-ce qu'on a pour protéger nos démocraties ? pour protéger finalement notre émancipation à toutes et tous, protéger notre système social, protéger notre agriculture. Et vous l'avez vu, on a aussi eu peut-être vous l'avez vu peut-être, je sais pas, une victoire aussi cette semaine avec la saisine de la Cour de justice de l'Union européenne concernant le Mercosour.
Pourquoi ? parce qu'il y a aussi eu et c'est lié à tout ça, un réveil de beaucoup de députés européens sur en fait on doit penser désormais à notre souveraineté, à être souverain en tant qu'européen parce que c'est au niveau européen que les choses pour beaucoup d'entre elles doivent se faire pour être puissant vis-à-vis des États-Unis mais ça demande un réveil. Et donc moi, mon souhait peut-être pour demain, et c'est là où où j'aimerais peut-être savoir si vous êtes optimiste avec moi ou pas, c'est de se dire est-ce que le réveil il va durer quelques jours et finalement on se dit on a peut-être fait on a peut-être fait reculer Trump ou pas.
Moi je pense que en réalité on a besoin d'être fort et d'être réveillé sur la durée. On n pas besoin de se rendormir tout de suite. Moi, j'espère que voilà, c'est pas le sursaut dans la nuit, mais que c'est un vrai réveil et que maintenant on est prêt à aller sur le terrain, à se poser, à se dire si on y croit et moi je suis assez d'accord avec Riad, si on se dit le meilleur allié de l'Europe et de la France, pardon, le meilleur allié de la France, c'est l'Union européenne, c'est le couple franco-allemand alors qu'on se dise très clairement qu'est-ce qu'on a à construire, qu'est-ce qu'on veut faire, qu'est-ce qu'on veut protéger.
Mais moi, je suis complètement d'accord avec ce que vous avez dit. Hm. Je voudrais rebondir aussi l'intervention de Riad et partager cette analyse-là en effet que l'Europe est comment cerclée par des empires à l'ouest, les États-Unis d'Amérique où il y a il y a plutôt une vassalisation euh technologique et militaire de l'Europe aux États-Unis.
Il y a l'impérialisme russe à l'est qui révise les frontières européennes et l'agenda de Vladimir Poutine est très incertain pour la suite. On sait quel sort il réserve à l'Ukraine mais il y a une grande incertitude aussi qui pèse à l'est de l'Europe. Et bien faut pas oublier, vous l'avez mentionné aussi la Chine puisque il y a un empire commercial qui inonde très largement le marché européen avec ses produits et en ce moment ça pose d'énormes conséquences.
On parle des droits de douan américains, mais il y a aussi le l'enjeu du marché du marché chinois qui fait beaucoup de mal à nos à nos secteurs industriels. Mais je partage un optimisme mais une inquiétude aussi, ce serait de se focaliser sur Donald Trump quand on parle des États-Unis d'Amérique. Pourquoi je dis ça ?
Pas du tout pour exonérer Donald Trump. Parce que le risque c'est de se dire peut-être qu'une fois que Donald Trump se sera passé dans 2 ans et demi 3 ans maintenant, on pourra reprendre les mêmes relations qu'avant, se soumettre encore aux États-Unis d'Amérique parce qu'on aimera mieux le nouveau président américain qui sera peut-être un démocrate ou quelqu'un qui parlera un autre langage sur les valeurs. Et le risque de tenir ce discours-là, de pointer seulement Donald Trump, c'est que le jour où c'est plus Donald Trump, finalement, l'Europe va se remettre à se soumettre aux États-Unis d'Amérique parce que ce serait quelqu'un qu'on préfère ou qui paraît moins brutal ou qui paraît moins absurde dans certaines déclarations et cetera.
Donc ça c'est le message que j'aurais envie de de dire, c'est de d'éviter de se focaliser sur Donald Trump mais et de prener cette indépendance européenne vis-à-vis de n'importe quel président américain et de pas dépendre tous les 4 ans d'une élection américaine. Et si en 2028 le président américain s'appelle Jay Vens ou Marco Rubio, et bien de la même manière, je pense que ce sera dans la continuité de Donald Trump assez largement. Je pense que c'est sont eux d'ailleurs qui dicte assez largement sa son idéologie et sa politique étrangère, notamment J Vens qui fait partie de ceux qui expliquent que l'Amérique doit avoir cette cet empire sur l'hémisphère occidentale depuis le Chili jusqu'au Groenland.
Donc je pense que ce sera évidemment dans l'incontinuité de Donald Trump et il faudra avoir les mêmes parce que Jevens fait aussi partie de ceux qui finalement se sentent plus proches d'un membre d'ultradroite européenne que d'un démocrat américain. Oui. Si on regarde la la stratégie de sécurité américaine en décembre 2025, vous avez raison.
Dans sa stratégie, il compte sur des partis patriotiques européens pour défendre les intérêts américains. Donc sens ou pas ? C'est ce qu'il c'est ce qu'ils espéraient, c'est ce qu'ils souhaitent.
Et je crois que la réponse qu'on peut apporter aujourd'hui sur ce que fait déjà ce qu'a fait Donald Trump au Venezuela ou le Rassemblement national a dénoncé l'intervention américaine contrairement au président de la République par exemple mais ce qu'il fait également au Groenland on s'est montré très ferme et on a dit au effort notre opposition à la remise en question de la souveraineté d'un allié et donc Jidy Vens et Donald Trump s'il souhaitent avoir de bonnes relations avec l'Europe je crois qu'il faut qu'il s'y prenne autrement. Est-ce que Riad peut passer le micro à Isabelle qui est juste derrière lui ? Oui, bonjour.
La France n j n'a jamais été plus aussi forte que quand elle est au pied du mur. On a pu voir ça dans le sport et cetera et je pense que cette semaine, on a compris que l'Europe c'était c'est c'est les alliés. En fait, l'Union fait la force et je pense que on a plus besoin forcément de penser aux alliés comme les États-Unis, l'Europe.
Si on se met tous ensemble, on est très très fort. Mais le fait qu'on dépend beaucoup des États-Unis, est-ce que c'est quelque chose qui vous parle ? Euh je pense à une de vos collègues au Parlement européen qui s'appelle Audrey Laluc et qui a alerté cette semaine sur la dépendance de l'Union européenne vis-à-vis par exemple des moyens de paiement euh visa Mastercard.
C'est américain et c'est ainsi que Donald Trump a pu notamment, on parlait de Thierry Breton, mais Audrey Lalux cite l'exemple de Nicolas Guillou qui est un juge français de la Cour pénale internationale qui est sous le coup des sanctions de Donald Trump, qui n'a plus accès à son ordinateur parce qu'il y a Microsoft à l'intérieur et et qui n'a plus accès à ses moyens de paiement qui ont été désactivés. Donc qui vit comme un interdit bancaire avec de la monnaie. Est-ce que ça ça fait partie de vos inquiétudes dans notre dépendance vis-à-vis de l'Amérique ?
Ouais, mais les choses vont changer et on a compris que il fallait changer. Il faut voir le verre à moitié plein et et s'unir maintenant pour euh pour euh pour modifier euh la donne. Je pense on je peux on est uni, on est presque tous unis.
Il y a malgré tout euh des États qui nous empêchent d'avancer. Alors, il y en a un qui s'appelle la Hongrie, je me tourne vers vous parce que vous nous avez chanté les louanges de l'Europe. C'est vrai qu'on est quand même un peu surpris parce que la Hongrie est toujours euh Victor Orban vote systématiquement contre tout soutien à l'Ukraine, il faut s'en rappeler.
Euh donc il y a une influence majeure. Je suis pas en grro, ça vous aura pas échappé. Non, mais vous si dans le même groupe au Parlement européen quand même vous 11 députés en l'occurrence de votre groupe pour 30 députés RN.
Voilà. Donc bon et donc c'est quand même une force notable au sein du groupe des patriotes. Donc c'est important de savoir comment on prire parce que par les groupes de chacun, on va trouver des choses assezord scandaleux que pas à ce stade.
Donc par rapport à ce que vous dites, oui, ce réveil et fait partie aussi de notre autonomie, notre autonomie stratégique he depuis 2017. Emmanuel Macron, discours de la Sorbonne parle de ce sujet et ce sujet à quelques Étatsmembres près qui sont inféodés euh à des puissances externes et hostiles à l'Union européenne. Donald Trump a bien dit que l'Union européenne en l'État n'avait plus lieu d'être, qu'il fallait la détruire, revenir aux États.
Donc à part ces États-membres qui sont illibéraux et qui vont dans ce sens, je crois qu'il y a je crois qu'il y a Attendez, excusez-moi, je crois qu'il y a une prise de conscience majeure en effet sur notre souveraineté. On est en retard sur la comme vous l'avez dit sur le tout le l'industrie mais quand la lu dit ça peut arriver à tout le monde cette histoire de de coupure des moyens de paiement et raison elle a raison elle a raison pour ça on avance sur notamment la question de l'euroque elle travaille beaucoup dessus digital wallet le porte mais là où attendez là où quand même parce que le boulot de la luc parlement européen il est honnêtement extrêmement sérieux il faut que chacun ici en prenne en prenne la mesure. Moi, je serais peut-être un peu plus critique sur, on va dire, l'état du réveil de chacun puisque aujourd'hui, moi ce que je perçois quand même, c'est une Commission européenne qui hésite encore sur la force de la réponse, sur à quel point est-ce qu'on doit être ferme vis-à-vis de Donald Trump, vis-à-vis de Poutine.
L'Europe était très des mesures anticoocition, le fameux bazooka commercial que ce que disait Laurence Faring est aussi assez juste. Ça fait depuis des mois qu'on les voit les menaces de Trump. Ça fait depuis des mois qu'on voit qu'Elon Musk menace aussi l'Union européenne concernant ses régulations sur les réseaux sociaux que vous évoquez madame.
Ça fait des mois. Donc là on se réveille un peu tardivement le réveil est là mais la réalité c'est qu'il va falloir aussi rompre avec certains dogmes. Il va falloir assumer ce vrai choc de souveraineté européenne.
C'est important. Moi, je pense que aujourd'hui les traités de libre échange, par exemple, qui sont euh euh trop souvent évoqués comme une évidence ne doivent plus être considéré comme une évidence. On doit assumer d'avoir une préférence européenne pour les achats par exemple sur les marchés publics en matière de défense, en matière d'infrastructure publique.
Cette préférence européenne, nous on a appelé ça le bail Europen Act élections européennes. Ça a été pour certains perçus comme quelque chose de complètement absurde. Je pense qu'aujourd'hui c'est le chemin qu'il faut prendre.
Les entreprises françaises qui commercent avec les États-Unis sont évidemment sur leur garde elles aussi. Elles ont craint cette semaine une nouvelle hausse des frais de douane à laquelle Donald Trump a pour le moment renoncé. Pour le moment, Illustration ce soir dans l'un.
On vous emmène au sein de l'usine Fermob. Alors, vous connaissez peut-être, c'est eux qui fabriquent les fameuses les fameuses chaises du jardin du Luxembourg, des chaises en fer. C'est un reportage de Baptiste Garg Charartier et Mathieu Préot.
À 3C dans l'un, la menace américaine fait l'objet de toutes les attentions chez Fermob 420 là sur le cycle en cactus. Une entreprise de mobilier 100 % made in France. On est sur un ordre de grandeur d'à peu près 5000 produits qui vont sortir de notre chaîne ici tous les jours.
Des chaises, des tables en acier galbé, un matériau lourdement frappé par une taxe de 50 % aux États-Unis depuis l'été dernier. Un coup dur pour la société. qui misait sur le marché américain.
Le chiffre de 50 %, il est énorme. Ça freine not notre notre plan d'évolution et ça nous oblige à être dans l'adaptation effectivement permanente. Les États-Unis représentent 10 % du chiffre d'affaires non négligeable pour l'entreprise.
Alors parmi les 500 salariés, la versatilité de Donald Trump inquiète en des beaux sols certains. Tout le monde craint pour la sécurité financière de l'entreprise avec ses ses menaces. On fait confiance à la direction, ils vont prendre les bonnes décisions pour pour qu' qu'il ait pas de problème par rapport à ça.
Pour éviter la contagion, l'entreprise a revu sa stratégie commerciale. Très basiquement, qu'est-ce qu'on a dû faire et qu'est-ce que beaucoup d'entreprises ont dû faire ? augmenter nos prix, euh renier un petit peu sur nos marges.
Par exemple, cette chaise bistro est passée de 120 à 140 dollars. Le patron cherche la parade et pour limiter les coûts de production, il envisage de sous-traiter la coloration des produits aux États-Unis. qui au lieu qu'elle soit comme ça peinte terminée, on va l'envoyer ce qu'on appelle brute.
Ça permettra d'envoyer des produits semi-finis, donc avec une valeur inférieure et donc de payer finalement proportionnellement des droits de douanes plus limités. Si ces mesures ne sont pas suffisantes, l'entreprise pourrait sérieusement envisager de développer d'autres marchés dans d'autres pays. Alors, je vais me tourner vers Emmanuel.
Bonsoir Emmanuel. Si on veut bien donner un micro à Emmanuel, je me tourne vers vous Emmanuel parce qu'il se trouve que vous dirigez la Fédération des entreprises de beauté. C'est le c'est le syndicat professionnel des fabricants de produits cosmétiques.
Bon pour tout vous dire, j'espérais vaguement qu'il soit venu avec petit cadeau, petitte crème [rires] des échantillons éventuellement. Le marché américain, ça représente quelle part pour les produits cosmétiques français aujourd'hui ? Alors, le marché américain déjà, c'est le premier marché euh mondial pour les cosmétiques, mais comme dans beaucoup de marchés aussi par c'est un marché très unifié.
Et euh pour les exportations française, c'est un peu plus de 20 % de nos exportations qui part aux États-Unis. C'est le premier pays avec lequel on commerce. Alors, qu'est-ce qui se vend le mieux ?
Alors, en terme de marque, c'est à peu près toute typologie de marque parce que c'est assez logique pour des jeunes marques françaises de se lancer rapidement aux États-Unis. Ce qu'on vend le plus, c'est du parfum. La moitié de ce qu'on vend, c'est du parfum.
Un parfum français sur 5 est acheté par un américain et euh vous avez subi donc les frais de douanes de 15 % l'an dernier. Ça s'est senti très fort sur les ventes. Oui.
Alors cette semaine pour nous c'est aussi la semaine de où on a les les 10 premiers mois de de l'export, les statistiques, le bilan et le bilan des 10 premiers mois qui est souvent très proche du bilan annuel. Et là on a déjà perdu 18 % d'exportation vers les États-Unis. Donc c'est déjà 1 demi milliard d'euros d'exportation perdu.
Et ce qui fait qu'on sait déjà que euh pour toute pour l'année et pour toutes les destinations dans le monde, ça va être la première année depuis très très longtemps qu'on va être dans le négatif. C'est-à-dire qu'on va pas avoir de croissance de nos exports de l'industries cosmétiques. Alors, on reste toujours grand exportateur, deuxième contributeur à la balance commerciale, mais c'est très impactant pour nous.
Euh et il faut ce qu'il faut voir d'ailleurs, c'est que des emplois, il y a 300000 personnes en France qui travaillent euh du fait de l'industrie cosmétique. Et donc effectivement, il y a une forme euh d'inquiétude par rapport à ce marché américain, sachant qu'on espère qu'il y ait des solutions parce qu'il y a quand même un agenda de compétitivité au niveau européen et donc un marché unifié européen, c'est pas mal. Mais quelle solution vous espérez ?
Bah en fait, il y a deux il y a vraiment deux deux composantes pour nous, hein, parce que la guerre économique, c'est avant tout une guerre commerciale. Donc, c'était très bien présenté dans l'exemple, c'est-à-dire s'il faut tenir les prix, il faut gagner en compétitivité. Et une grande partie de la problématique, la compétitivité en Europe, c'est lié aux réglementations, soit fragmentation de réglementation européenne, un équitetage différent.
Par exemple, ce rouge à lèv étiqueté différent dans chaque pays. Donc, en fait, ça ça nuit à notre compétitivité. et après on a un certain nombre de réglementations euh européennes ou françaises qui qui sont vraiment très très lourdes notamment avec beaucoup de reporting.
Donc ça c'est le premier point, c'est si on peut gagner des points de compétitivité euh en Europe, ben ça va aider nos entreprises. pour qu'on comprenne bien quand vous dites le reporting. Ouais.
En quoi ça pèse sur votre Bah, c'est-à-dire que quand vous avez un labo d'innovation par exemple qui fait de de l'innovation produit, donc qui va créer un nouveau parfum, on va prendre un autre exemple que le que le que le rouge à lèvres qui va créer un nouveau parfum aujourd'hui à peu près en Europe, ça c'est une spécialité en Europe, il y a à peu près 40 % de la recherche innovation, donc du temps des chercheurs qui sert uniquement à refaire le même produit mais pour être en fait en en compliant avec la réglementation européenne. Et donc ce qui fait qu'on a 40 % d'innovation en moins. Donc on paye des chercheurs et on paye bien nos chercheurs.
On a des super chercheurs, vraiment les meilleurs chercheurs au monde. Mais en fait presque la moitié de leur temps est justement est uniquement consacré à refaire les mêmes produits pour suivre certaines réglementations et mais aussi parce qu'il y a des réglementations qui nous protègent de substances. Oui.
Alors cancérigène au hasard. Exactement. Mais alors là-dessus, il a il y a effectivement simplement le la plupart de ces reformulations, c'est qu'il y a aucun risque sur l'homme.
En fait, on a une problématière, je vais pas rentrer dans les détails très compliqués, mais on a une réglementation européenne rich qui n'est pas articulée avec la réglementation cosmétique et donc on a des problématiques d'interdiction à peu près en permanence. Donc ça c'est le ça c'est le c'est le premier sujet de faire en sorte que notre recherche innovation délivre vraiment des innovations dont rêve le monde. He si on est leader mondial, c'est parce que nos innovations, elles font rêver et elles sont vraiment efficaces.
Et le deuxième sujet, c'est quand on a ces super produits, donc on va essayer de les vendre mieux en Europe avec une Europe plus prospère, mais surtout on va vouloir les exporter et donc on veut les exporter partout dans le monde. Donc aujourd'hui, on vend partout dans le monde parce que tout le monde utilise des produits de beauté français hein. Euh il y a des il y a des pays par exemple qui ne peuvent pas consommer d'alcool.
Les produits de beauté tout le monde les utilise. Donc en fait on n pas de limitation de marché mondial. Et donc c'est pour ça qu'on a un certain nombre d'accords de libre échange et je veux pas parler du mercour qui était pas en plus un accord extraordinaire pour nous mais par exemple sur l'Inde l'Inde il y a 70 millions d'indiens et d'indiennes qui peuvent acheter du jour au lendemain nos produits. 70 millions c'est la même taille que le marché français.
Donc si on arrive à à la fois gagner en compétitivité en ayant des des réglementations qui soient beaucoup plus cohérentes tout en gardant tous les tous les sujets de protection du consommateur et qu'on arrive à ouvrir des nouveaux marchés et l'Inde c'est vraiment un marché extraordinaire. extraordinaire mais d'une certaine façon, vous dites il faut se passer des États-Unis, il faut se tourner vers d'autres marchés. Pas forcément parce que les les États-Unis resteront toujours le leader mondial.
Par contre, ce qu'il faut, c'est nous aider à nous diversifier parce qu'on restera toujours aux États-Unis, hein. On a des marques qui sont présentes depuis 200 ans aux États-Unis, hein, quand même, il sont quasiment arrivés au moment de l'indépendance des États-Unis. Mais par contre, on a besoin de se diversifier.
Le le monde est large et il y a beaucoup de de pays où en fait les les personnes rêvent d'acheter nos produits. L'exemple si vous êtes dans un duty free dans n'importe quel aéroport vous voyez qui achète nos produits. Vous voyez bien qu'il y a beaucoup de gens qui m parlez de l'Inde mais je crois que vous avez face à vous trois eurodéputés qui sont dans la délégation euh avec l'Inde si je ne m'abuse.
C'est vrai. C'est alors c'est tout à fait un un hasard vraiment. Mais ce qui est intéressant quand même avec et je vous remercie pour votre témoignage euh aujourd'hui c'est vrai qu'on est dans ce questionnement-là comment finalement on arrive à être efficace, à être performant d'un point de vue commercial et en même temps comment est-ce que finalement on ne baisse pas la qualité de nos normes.
Ce qu'on expliquait tout à l'heure concernant les normes sociales environnementales, les protections en matière de santé. On a eu ce débat notamment, c'est vrai, autour du du traité du pardon du débat autour du Mercosour. On l'a évidemment beaucoup centré autour de la question de l'agriculture, mais en réalité ces questions-là, elles nous touchent un peu quels que soient les sujets commerciaux.
Qu'est-ce qu'on fait rentrer chez nous ? Comment est-ce qu'on exporte ? Comment est-ce qu'à la fois on aide nos entreprises ?
Et comment est-ce que aussi bah on fait pas rentrer n'importe quoi chez nous ? On a aussi les débats en soiant avec Chine, vous avez vu. Et finalement, on se dit "Mais comment est-ce qu'on fait pour faire rentrer des choses qui soient pas cancérigè, qui soit pas dangereuses pour nous ?" Je crois aujourd'hui que on a en effet besoin de se dire déjà que nos régulations euh c'est parfois une de nos plus grandes forces.
D'abord pour nous protéger, pour protéger les citoyennes et les citoyens, pour protéger les consommateurs. Ensuite que euh il faut peut-être et ce que vous évoquez sur les enjeux de simplification, ils sont sans doute importants, mais moi ce que j'ai pas envie, c'est qu'on rentre dans le piège où finalement on on dit qu'on fait de la simplification mais que finalement on dérégule. Il faut qu'on trouve cet équilibre-là.
Aujourd'hui, je vais être très honnête avec vous, je suis pas persuadé qu'on l'a tout à fait trouvé. On a besoin d'avancer là-dessus mais sans jamais que ça veut dire de la baisse de qualité pour les gens. Et deuxième chose et je pense que typiquement vous parleriez avec des personnes qui travaillent dans les milieux des vins et spiritueux par exemple, ces enjeux d'exportation aux États-Unis avec des très très hauts niveaux pour la douane et ça c'est des choses qui sont pas tout à fait.
Ils ont tremblé cette semaine he les les maisons de champagne notamment qui étaient menacé par des frais. Crois sincèrement, c'est que la clé pour tous les accords commerciaux, tous les accords commerciaux, c'est l'équilibre et c'est la justice. Il est pas acceptable aujourd'hui que finalement on se dise quand on fait un accord avec un pays d'une certaine manière, on sacrifie nos agriculteurs parce qu'on a envie d'avantager le secteur de l'automobile.
Il faut qu'on arrive tout le temps à créer des choses qui soient équilibrées parce que l'Europe, elle est forte de ses valeurs, elle est forte de ses emplois et de ses métiers, de ses industries, quel qu'elle soit. Est-ce que vous évoquez sur les cosmétiques ? Enfin, vous avez raison, c'est une fierté pour nous d'avoir tout ça.
C'est un patrimoine français européen toutes ces entreprises. Donc nous l'objectif c'est évidemment que vous puissiez être encore plus florissant demain. Mais pour autant, j'ai pas envie qu'on tombe dans le piège finalement de vous faire baisser en qualité parce qu'on se dirait que c'est ça le chemin de la simplification.
Et de la même manière, il faut qu'on arrive à construire des accords commerciaux qui soient équitables. Mais pour ça, ça demande de la volonté politique. Parce que sincèrement, moi ce que je vois aussi beaucoup à la tête de la Commission européenne et parfois au Parlement européen, c'est qu'on se dit il y a le dogme de on doit faire plein de traités, on doit faire des accords commerciaux et cetera.
Du coup, parfois on les fait vite, on les fait un peu n'importe comment, on consulte pas assez réellement les entreprises, on regarde pas les conséquences sur l'emploi, on regarde pas les conséquences sur notre environnement, on regarde pas nos les conséquences sur le sur le social et sur finalement ce que ça veut dire pour les salaires, pour tout ça. Moi, j'ai envie qu'on se dise demain, on est capable d'avoir encore des accords mais ils doivent être justes. Ça aussi le choc de souveraineté européenne dont on parle, c'est que il faut que les Européens ils se disent l'Europe elle nous sert à quelque chose et c'est à la fois être riche et être puissant mais c'est aussi vivre dans un continent qui est juste.
Il y a un autre secteur qui souffre en ce moment c'est l'humanitaire et vous teniez à être avec nous ce soir Kevin. Bonsoir Kevin. Alors vous dirigez l'ONG Solidarité internationale.
D'abord est-ce que vous pouvez nous dire quelles sont vos missions ? Bien sûr, on intervient dans 25 pays en crise euh ceux qui connaissent les crises les plus sévères et euh on vient dans l'accès à l'eau pour les personnes qui en sont dépourvues mais aussi sur les questions d'alimentaires, la lutte contre les famines et l'habitat. Il y a pile un an, Donald Trump a suspendu le financement américain de l'aide internationale.
Avec quelle conséquences un an plus tard pour votre travail et sur vos missions ? Alors, il se trouve que les États-Unis avaient un rôle tout à fait prépondérant dans l'aide humanitaire. mondial qui couvrait pour plus de 40 % des besoins mondiaux en financement.
Et il y a pile d'un an effectivement Donald Trump a décidé de suspendre radicalement et d'un seul coup l'ensemble des mécanismes de soutien que les États-Unis avaient mis en place. Ça a été un choc majeur pour l'ensemble du secteur mais aussi et surtout pour les personnes qui dépendent de cette aide au quotidien pour leur propre survie. Nous, on est présent dans des zones comme le Soudan, comme Gaza, comme l'Ukraine, comme le Myanmar, des endroits où la guerre, elle frappe au quotidien et les personnes qui perd de tout du jour au lendemain du fait de ce conflit, elles ont besoin d'un soutien d'un tiers, d'un soutien international pour simplement pouvoir survivre.
Et la baisse de cette aide, elle vous a conduit à arrêter certaines missions, à plus aller sur certains terrains. Adate, on a réussi à se maintenir dans nos 25 pays, notamment parce que l'Union européenne a été un acteur qui dans un certain nombre de pays a été en mesure de soutenir la continuité de nos opérations. Pour autant, on a bien dû arrêter dans certaines des zones dans lesquelles on intervenait dans ces pays, notamment celles où les États-Unis se sont complètement désengagés.
J'ai en tête par exemple l'Afghanistan, encore le Yémen. En tout, on a calculé que rien que sur l'année 2025, c'est 300000 personnes qu'on a aidé en moins du fait du retrait américain. Alors, vous avez face à vous 3 € députés.
Vous venez de vanter justement euh les les mérites de l'Union européenne pour l'action humanitaire, mais enfin, c'est un combat qu'il faut mener tous les jours. Est-ce que c'est un angle mort ? Et est-ce qui s'est passé cette semaine vous vous a fait peur ?
Mais justement, c'était peut-être une question que j'avais envie de vous poser. On est effectivement à un moment où on a le sentiment que l'ordre mondial qui était fondé sur un certain nombre de règles et qui était déjà l'objet de remise en question et peut-être de d'application parfois inégale entre différentes zones du monde, cet ordre, il est en train de s'effriter. Et par ailleurs, l'une de ces composantes que sont les Nations- Unies fait l'objet d'attaque assez forte de la part d'un des acteurs clés de leur constitution.
On a beaucoup parlé jusqu'à présent de la partie, je dirais souveraineté de l'Europe et la façon dont l'Union européenne peut venir en appui en soutien des Européens. L'Union européenne, elle est aussi actrice au niveau de la scène mondiale et c'est un acteur clé aujourd'hui de l'aide humanitaire. Du fait du retrait américain, il est devenu le premier acteur mondial de l'humanitaire.
Et l'humanitaire, ça nous concerne tous puisque ce qui se passe aujourd'hui dans ces pays en crise euh pour les 240 millions de personnes qui ont besoin d'aide et ben ça peut avoir des répercussions sur l'ensemble de la planète parce que si on n'est pas en soutien, la déstabilisation elle s'étend et les problématiques qu'elles soient sanitaires ou euh de déplacement forcé et ben concrètement elles vont toucher d'autres pays et donc aussi un moment ou l'autre elles nous concernent en tant qu'européen. On est à un moment où l'Union européenne commence à réfléchir au grands changements budgétaires qu'elle veut pour les prochaines années, notamment dans une négociation qui je pense va beaucoup vous occuper, qui est celle du cadre financier pluriéannuel de lieu. Et dans ce cadre-là, la question du poids que l'Union européenne veut donner à son pouvoir d'acteur humanitaire, elle va être absolument clé.
Et donc, j'ai envie de vous demander est-ce que dans le regard que vous avez sur ce cet acteur clé de l'humanitaire et la façon dont l'Union européenne peut faire que les règles de l'état de droit et les règles des principes humanitaires du droit international humanitaire qui pour nous doivent primer autour de la planète, est-ce que c'est des choses que vous êtes prêt à défendre au sein de vos différentes responsabilités ? Alors je je commence ce que ce que vous dites, c'est ça participe à la création du chaos qu'a voulu Donald Trump. C'est-à-dire on n plus les plus pauvres parce que il y a pas de raison qui nous coûte cher.
C'est un principe d'inéquité totale qu'il a mis sur la table. Malheureusement, ce prisme, il est beaucoup repris par les populistes et l'extrême droite au sein même de l'Union européenne. Pourquoi ?
Parce que euh on n' pas à dépenser pour les pays en développement. On n' pas il y a pas de raison qu'on le fasse. Et d'ailleurs, moi j'ai été très choqué au Parlement européen puisque nous avons voté il y a peu de temps une résolution sur l'aide au développement qui a été rejetée par la droite et l'extrême droite.
Pourquoi ? Parce que ça voulait dire euh tout d'un coup on allait dépenser notre argent pour eux là-bas. Voilà, c'est affreux mais c'est comme ça.
On va donner la parole à la défense Non mais juste je voulais dire ça. Je voulais dire ça c'est parce que c'est important. Or, en effet, comme vous dites, c'est la première solution pour à la fois aider ces ces pays et ces peuples qui en ont besoin, pour intervenir sur des théâtres de guerre, mais à la fois pour nous aussi résoudre certains problèmes tels que les problèmes migratoires, les problèmes de santé avec on a vu ce qui nous a touché pendant le Covid, c'està-dire intervenir sur le regain, on voit le le retour du développement du HIV aujourd'hui qui qui avance de manière galopante.
Tout ça c'est euh la santé globale, c'est un équilibre global du monde là où l'Union européenne doit absolument jouer toute sa place et je dirais jouer toute sa place. Alors, vous dites les États-Unis ont choisi de couper mais choisi faire toute sa place par rapport à la Chine par exemple qui prend beaucoup d'influence en Afrique notamment et donc c'est aussi une question de souveraineté mais malheureusement c'est instruit de manière très défavorable par ben ces ces parties qui montent de droite et d'extrême droite parce que tout d'un coup on stigmatise l'autre encore Pierre Reminet je vais répondre à la fois à l'intervenant précédent et à monsieur très rapidement puisque aujourd'hui ma collègue socialiste vous remercie pour votre témoignage mais en décembre dernier en plinière elle avait l'occasion de vous apporter un soutien parce il y a eu la directive omnibus au Parlement européen qui visait justement la dérégulation justement mais qui visait justement à s'en prendre aux normes à ces la CSRD notamment aux normes de reporting à la question des seuils aussi chez les entreprises qui posent un certain nombre de problèmes lorsqu'on atteint certains seuil on passe immédiatement dans des catégories supérieures plus difficiles en terme de normes et cetera et le Parlement européen a voté une directive omnibus favorablement groupe l'a voté la droite l'a voté Les deux représentants ici présent ont voté contre puisque justement s'opposer à cet abaissement de certaines normes qui pè sur les entreprises. Je tenais à répondre puisqu'on explique que on empêche l'Union européenne de fonctionner, qu'on on empêche cette puissance européenne en l'occurrence sur les aspects réindustrialisation, puissance économique, norme, il y a une partie de de l'hémicycle, la gauche notamment qui refuse d'aller à au soutien de nos entreprises sur ce sujet.
Sur la question de l'aide internationale. Je voudrais vraiment pas qu'on caricature ce débat entre les gentils et les méchants. Je crois que évidemment et personne ne remet en cause l'importance de l'aide humanitaire encore plus sur les théâtres de guerre.
Je crois que ça c'est certainement pas une question de débat et le texte que vous évoquez n'allait certainement pas dans ce sens-là. En revanche, nous ce queon considère bien sûr c'est qu'il y a sur certains aspects un gaspillage de l'argent public en terme à la fois de l'aide au développement vis-à-vis de certains pays qui ne font pas d'effort vis-à-vis de nous. On parle notamment, je pense, à certains pays qui ne reprennent pas leur ressortissant étranger lorsqu'il y a des expulsions du territoire national.
Donc je crois que ça ça peut être un levier justement de dissuasion et de discussion avec ces pays pour leur dire il y a un partenariat et notamment les textes qu'on vote au Parlement européen visent à dire sur les enjeux migratoires, on peut bloquer les développement si de l'autre côté il n'y a pas aussi d'échange de bons procédés de ces pays envers les nôtres pour reprendre le ressortissant et un certain nombre aussi de gaspillage dans l'aide au développement. C'est-à-dire que nous ce qu'on demande c'est de faire non pas un moratoire, non pas de cesser toute aide, mais de regarder et de mieux réguler parce qu'il y a un certain nombre d'associations qui sont parfois aidées sans vraiment regard sur la façon dont ces fonds sont utilisés. Il y a eu certaines polémiques notamment à Gaza.
Alors nous nous ne sommes pas du tout favorables à supprimer l'aide humanitaire à Gaza, mais il y a eu quand même des polémiques à certaines associations qui étaient en Palestine et à Gaza notamment où il y avait des liens aussi avec certains terroristes du Hamas. Voilà, c'est ce genre de chose qu'on veut faire, c'est-à-dire faire un état des lieux de l'aide au développement qui peut être euh dépensé aujourd'hui et se dire là où il y a des abus et là où elles sont parfaitement légitimes, vous avez évoqué les théâtes de guerre, l'Ukraine notamment. Je crois que là, il y a pas de question.
Je suis pas certaine que ça vous mettrait d'accord, mais je vais vous donner le le tableau justement de l'aide au développement américaine qui a été coupé. Kevin, vous vous le notiez, USAID qui était vraiment l'organisme qui permettait aux ONG américaines de pouvoir venir en aide aux populations à l'étranger. C'est donc l'aide au développement humanitaire.
Encore une fois, les financements ont été purement et simplement coupés. En effet, il y a une résurgence du HIV aujourd'hui dans les endroits où les ONG américaines opéraient avant et tout ça a été fait pour l'administration Trump au nom de America First, l'Amérique d'abord. On trouvait que l'aide au développement ne permettait pas de pouvoir justifier ce fait de pouvoir défendre d'abord des intérêts américains.
Résultat, en effet, il y a un soft power qui est perdu en Afrique en ce moment par les États-Unis au profit de la Chine. Et quand on s'interroge sur l'aide au développement, je vais sortir de l'Union européenne, je vais aller regarder ce qui se passe du côté du Royaume-Uni. Kieram lui-même pour pouvoir financer l'augmentation du budget de défense du Royaume-Uni à hauteur de 2,7 % du PIB d'ici 2027 est allé couper dans quoi ?
L'aide au développement. Donc ça veut dire que l'aide au développement devient le plus absolument et qu'on peut couper à tout moment en dépit en effet des équilibres de santé humanitaire et pardon de le dire encore une fois mais c'est vraiment du soft power, c'est vraiment de l'influence positive qui peut être construite par les États et à un moment donné où les impérialismes jouent les uns contre les autres, ça peut en effet être un élément et Marovite non je voulais rebondir déjà pour dire pourquoi est-ce que finalement c'est important pour nous cette aide au développement pourquoi est-ce que c'est important de soutenir de continuer à soutenir ces organisations qui aujourd'hui font de l'aide humanitaire. D'abord parce que tout à l'heure on parlait de défense européenne et que je disais pour avoir une défense européenne efficace, faut savoir ce qu'on défend.
Bien moi, je pense qu'on défend aussi des valeurs. On défend aussi des valeurs. On défend une vision du monde qui est universaliste.
On dit que un humain, une vie, ça vaut une vie. que c'est pas normal que des enfants, comme c'est le cas de beaucoup trop d'enfants dans le monde aujourd'hui euh soient condamnés à la famine, qu'aujourd'hui il y a encore beaucoup de zones du monde où il y a pas d'accès à l'eau potable. Et ça, je dirais que c'est la première raison pourquoi c'est important.
C'est une raison de valeur. Peut-être que ça convaincra pas tout le monde. Moi, en partie, ça me convain en tout cas.
La deuxième raison, c'est un peu celle que vous avez évoqué. C'est une raison qu'on pourrait qualifier de cynique. Alors, je pense qu'elle est pas que cynique parce queelle c'est aussi d'ailleurs une question de valeur quand finalement on disparaît, quand nous ne sommes pas là, quand ces organisations que vous représentez ne sont pas là.
La réalité c'est que la nature elle a horreur du vide. Elle a horreur du vide. Et quand c'est pas des organisations qui prennent des valeurs démocratiques qui sont présentes, et bien ça devient des organisations qui portent des des idées totres ou parfois des des intégristes religieux qui prennent cette place cette place là.
Et moi, je ne trouve pas ça satisfaisant. Je ne crois pas en ça. C'est pas les valeurs auxquelles je crois.
Et enfin, j'ai envie de le dire ainsi parce que le sujet budgétaire c'est pas un petit sujet. Pas sujet parce qu'évidemment en ce moment tout est une question de sous et donc de priorité. Qu'est-ce qu'on choisit de faire ?
Aujourd'hui, typiquement pour la défense européenne et moi encore une fois j'y crois. Je crois à cette défense européenne, je pense qu'il faut investir dans notre défense, dans notre armée, dans nos munition. On dit bah du coup où est-ce qu'on va trouver cet argent ?
La facilité de certains qui est portée notamment à la droite de l'hémicycle au Parlement européen, c'est de dire bah on va aller taper dans ce qu'on appelle les fonds de cohésion. En fait, l'argent qui va servir ensuite aux régions, qui va servir de faire des investissements pour plein de choses, des infrastructures, le social et cetera. Moi, je n'y crois pas parce qu'encore une fois, je pense que si on veut défendre quelque chose, faut qu'on sache ce qu'on veut défendre.
Et l'Europe, pour moi, elle a pas de sens si elle est pas sociale, si elle est pas écologique, si elle est pas tout ça. Et donc oui, le sujet c'est l'argent et donc il faut plus de sous, il faut des ressources propres. C'est ce que nous on dit depuis longtemps.
Alors, il y a plein de moyens d'avoir des ressources propres. Faut juste qu'on choisisse. Dans le rapport Dragiy qui a fait beaucoup parler de lui.
On parlait de faire un des emprunts communs. On peut aussi dire qu'il faut taxer les plus riches. Nous, c'est ce qu'on avait proposé avec les socialistes.
Il y a Et franchement Laurence, je sais qu'elle est pas forcément d'accord avec l'idée d'avoir de la taxation des plus riches, mais la réalité, elle est là. C'est que si on veut vraiment vous savez quoi et on est on est adversaire même si on arrive à se parler, mais j'ai envie de le dire. Oui, en effet, ce serait hypocrite de dire qu'on veut plus de budget pour ça, plus de budget pour c, qu'on veut conserver si en fait on dit pas aussi est-ce que réellement on veut plus de budget pour l'Union européenne ?
Prendre la parole Noé, je voulais juste rebondir euh sur la question donc des États-Unis. Euh tout à l'heure, vous l'avez même évoqué, tout le monde l'a un petit peu évoqué sur ce plateau. Euh aujourd'hui, c'est plus vraiment une question qu'on se pose si l'Europe veut veut se détacher aujourd'hui des États-Unis.
Mais moi, j'ai envie de vous poser une simple question. Est-ce qu'elle en a la capacité réellement ? Vous qui êtes député européen, est-ce que vous pouvez nous nous en parler de cela ?
Est-ce que c'est pas finalement un petit peu une utopie de vouloir se se séparer comme ça d'un d'un pays si euh si fort ? Euh on veut pas dans le cadre international, on veut pas se séparer, on veut euh se faire entendre et se faire respecter. Or euh on l'a vu, on est capable de faire reculer Donald Trump ne sera pas éternel.
Peut-être on aura d'autres organisations, mais il faut on a 450 millions de citoyens. On est un marché très mû, riche, c'est une zone riche du monde. Donc on peut pas s'embasser comme ça.
Et on l'a vu avec le recul de Donald Trump sur le Groenland. Par ailleurs, oui, on a du retard mais on a des atouts. On a vu tout à l'heure avec les entreprises que vous représentez, que ce soit dans les domaines euh des industries d'excellence, du luxe, du prestige, de l'agroalimentaire, mais aussi en matière d'innovation, euh on est à l'avant-poste, on a maintenant des problèmes d'investissement.
Donc c'est cette capacité à pouvoir réunir des investissements majeurs et on l'a vu rapport Dragiy qui nous demande de mettre 800 milliards, on est en retard. Il faut que les les dirigeants européens prennent leur responsabilité et peut-être que les égoïsmes vont disparaître pour qu'on puisse faire ça, pour qu'on puisse investir en commun comme on l'a fait pendant le Covid et on a vu qu'on y arrivait. Ça veut dire parfois aussi réformer nos institutions européennes qui ne décident pas très vite et elles devraient pouvoir le faire beaucoup plus vite.
Fure comme dit Emmanuel fa voilà, il faut avancer plus rapidement mais on a les atouts on a les atouts aussi en terme réglementaires. Alors on pour revenir à la question de l'entreprise on avance sur une un concept qui s'appelle le 28e régime pour les entreprises. Qu'est-ce que ça veut dire ?
Ça veut dire que aujourd'hui, on va créer un régime qui va s'adapter à l'ensemble de l'Union européenne quand on veut créer une entreprise, une entreprise innovante ou non et se développer ou implémenter une innovation par exemple et ça ce sera un véritable atout, une véritable accélération. Donc on a les capacités de recherche, on a les capacités intellectuelles, on a des industries d'excellence, on a un terroir, on a une culture et j'ai envie de rajouter et on a nous euh moi je m'interroge aussi sur quel rôle le citoyen peut jouer. On parlait de soft power tout à l'heure.
Il se trouve que cet été, il y a une coupe du monde de football qui va se dérouler aux États-Unis. On commence à sentir monter une petite musique de d'un éventuel boycotte. Moi, je voulais savoir qui parmi vous est allé aux États-Unis ces derniers temps parce qu'il se trouve que les tours repérateurs viennent de publier hier des chiffres qui montrent que les voyages organisés de la France vers les États-Unis ont baissé l'an dernier de 15 % et le patron des tours opérateurs dit "Indéiablement, il y a un effet Trump." Et 28 % de touristes européens, je crois en tout.
Alors sur la programmation des réservations pour l'été prochain, en effet à mois constant, l'année dernière à la même époque, il y avait en effet 30 % de réservation en plus. Donc là, on a 30 % de réservation en moins pour cet été. En effet, Coupe du monde FIFA 2026 qui vont se dérouler dans 11 villes hautes américaines sur l'ensemble de de cette Coupe du monde.
Il y a aussi le Canada, il y a aussi le Mexique, hein. Mais il y a de vraies questions qui se posent, notamment dans la mesure où vous le savez, Donald Trump menace d'invoquer ce qu'on appelle le Insuration Act de 1807. On va passer par un peu de constitution américaine [rires] 187.
C'est pour ça que vous êtes la marie pour finalement si j'utilise le langage trumpien en la matière aller mat la rébellion démocrate dans des villes comme Minéapolis dans l'état du Minnesota, pourquoi pas dans l'Oregon à Portland ou pourquoi pas comme il pourrait menacer de le faire en Californie chez Gavin New C'est très compliqué. Ça veut dire que potentiellement on devrait se retrouver dans un moment où des villes hautes, Los Angeles par exemple en étude heurit un influx de touristes et de supporters pour la coupe du monde confronté à des situations délicates sur le sur le terrain. Mais je voudrais faire un petit sondage parmi vous.
Ça vous passe l'envie d'aller aux États-Unis dans les prochains mois parce qu'en plus il y a une inflation qui fait que le moindre verre de vin coûte 25 dollars. Ça veut dire que le déplacement pour des supporters de la coupe du monde va être extrêmement élevé. Mais réellement, c'est un c'est un petit peu à chaque fois.
Hm. Qui veut prendre la parole sur ce thème ? Plein de gens.
Euh bah justement euh ça nous concerne nous euh enfin en tant que membre de mon association euh j'ai menu parce que on participe à un voyage à à New York pour faire des simulations en usienne et ben cette question des coûts et de l'inflation comme vous le mentionnez ça nous concerne enfin je pense notamment juste à la demande esta Ouais. qui qui a notamment c'est le c'est le document qu'il faut remplir avant d'aller aux États-Unis et l'exemption de visa pour des raisons de séjour touristique. Exactement.
Et euh enfin pour nous étudiants certes, on a l'école qui nous aide euh financièrement à participer à ce voyage. Ah mais vous avez ruiné l'école avec ce voyage ? [rires] En tout cas, ça nous arrange et euh et euh surtout euh enfin les coûts euh pour ce voyage au aux États-Unis qui est bah un peu déjà notre publicité pour l'assaut parce que c'est quand même assez exceptionnel de Oui, parceors vous avez une association où en fait vous faites des conseils de sécurité de l'ONU, vous simulez c'est ça entre étudiants des conseils de sécurité de l'ONU.
Alors vous a dit ce serait mieux de le faire sur place, c'est ça ? Bah, c'est ce qu'on fait déjà depuis un certain temps. D'ailleurs 5 6 coûte beaucoup plus cher euh mais en tout cas oui, les coûts euh pour la participation à cette simulation usienne à New York, ils ont explosé pour nous et pas seulement le coup du voyage, mais le coût de la vie sur place en fait.
Et euh ça peut nous poser question à peut-être changer nos destinations euh alors que c'était euh c'était pas du tout un sujet auparavant pour vous. Non. Voilà.
Parce que c'était un un des voyages sur lesquels on comptait énormément. et euh qui nous fait aussi la réputation de notre association et euh donc oui, ça forcément que ça doit pas seulement nous mais tous les touristes qui souhaitent aller aux États-Unis et il y en a énormément. H c'est clair et je peux vous rejoindre qu'aujourd'hui pour plein de gens ça fait un peu peur en fait ce qui se passe aux États-Unis.
Vous parliez du prix mais c'est quand même une démocratie qui est en train de de s'effondrer là. On a un peu l'impression d'un colosse au pied d'argile. Je pense que vous avez vu on pas parlé des images de C'est ce que j'allais vous dire.
Vous avez peut-être vu que un gamin de 5 ans qui a été qui a été mis en détention pour attirer son papa. Moi, c'est des choses qui me choquent beaucoup et je le dis, ça me choque d'autant plus que je pense que comme certains d'entre vous, moi je suis d'une génération, j'ai quand même grandi avec une image des États-Unis. J'exagérerai à peine en disant le fantasme à school musical et cetera, mais je veux dire, on se dit quand même qu'on tombe un peu de haut et et ça me fait vraiment de la peine.
Alors certes, on voit qu'il y a des poches de résistance, nous on est là pour les pour aussi les accompagner parce que en fait nous au Parlement européen et je tiens quand même à le dire on reçoit beaucoup d'Américains qui nous disent résister. Alors il y a même pas besoin d'aller jusqu'à Strasbourg figurez-vous. Nous on est allé rencontrer des Américains à Paris.
On voulait leur demander alors aussi bien des touristes que des Américains installés en France et vous allez les vous allez les entendre dans ce reportage de de Dario Borgogn et Eva Billion. Les clins d'œil aux États-Unis sont partout dans la capitale, symbole d'une histoire forte entre les deux pays. Pourtant compliqué de trouver un américain pour s'exprimer sur son président.
Et quand ils acceptent, ils ont bien souvent cet avis. C'est un dérangé, un fou du roi. Il n'aurait pas dû être élu ni réélu.
Maintenant, c'est un danger pour tout le monde. Il représente un parti qui est déterminé à briser la paix et la coopération internationale. Tout le monde doit se préparer au pire.
Un sentiment accentué récemment par les menaces du président sur le Groenland. Je pensais que l'époque de la colonisation était terminée, mais il semblerait qu'on répète l'histoire d'une mauvaise manière. Je pense qu'il essaie de diviser le monde avec ses annonces de dernière minute comme avec le Groenland.
C'est pour ça que je suis venu étudier ici et pas en Amérique. L'Île-de-Fance compte plus de 17000 étudiants américains. Compliqué pour eux d'être ici et de vivre à distance à travers leur famille, les différents événements aux États-Unis.
C'est dur d'être à l'étranger avec cette situation géopolitique et cette année a été terrible pour nous avec tout ce qui s'est passé sur notre territoire, avec ce néofascisme qui renaît. Largement critiqué par ses Américains vivants à Paris, chez lui aussi Donald Trump perd en popularité. Il compte seulement 43 % d'opinions favorables après un an de mandat.
La Statue de la liberté à à Paris, c'est terrible. Je sais pas vous, mais en regardant le reportage, je me disais mince, ils vont pas pouvoir retourner aux États-Unis. Pourquoi ?
Parce que désormais, même avec la procédure de l'État dont vous parliez tout à l'heure, il faut donner aux autorités américaines son historique des des réseaux sociaux. Alors, pour être tout à fait honnête et transparente avec l'administration Trump, c'est une procédure qui ne date pas de l'administration de Trump, même pas de 2016, mais qui date du Patriote Acté après le 11 septembre sur le seul année. À l'époque, il y avait pas Instagram.
Non, à l'époque, il y avait pas Instagram, mais il y avait quand même déjà des emails et des courriers électroniques. Et l'idée était, en effet lorsqu'il y a un déplacement d'un citoyen étranger sur le sol américain, de pouvoir avoir une traçabilité de ces activités et c'est une procédure que les administrations démocrates comme républicaines peuvent plus ou moins mettre en place en fonction des degrés de sécurité pour le pays. Faut les accueillir les réfugiés politiques américains.
J'étais j'étais à Washington il y a quelques semaines avec la commission des libertés civiles dont je suis aussi membre. On a pu aller à la rencontre de l'administration notamment de de la justice américaine. Et moi, j'ai été très clair, mais comme l'ont été aussi certains de mes collègues, nous ce qu'on défend c'est l'état de droit.
Quand on voit des enfants être détenus, quand on voit des citoyens américains être considérés comme d'une autre nationalité juste parce qu'ils ont une couleur de peau différente de celle qui est attendue par la police. Quand on voit aujourd'hui finalement tout ce qui est fait aux États-Unis par la police mais aussi ce qui est encouragé, souvenez-vous de à la suite de l'assassinat de Charlie Kirk qu'on a évidemment tous condamné aux États-Unis. Ce qui s'est passé ce qui s'est passé après où finalement on a eu l'administration Trump qui pourtant adore la liberté d'expression qui est venu dire tous ceux qui ont parlé en mal de Charlie Cur sur les réseaux on va les condamner.
On leur a dit avec une grande fermeté que c'était incroyable. un dernier mot, on a quasiment fini, ça passe très vite heure Oui, il y a quand même une forme d'histérisation là-dessus. Je crois qu'il y a aussi des mauvais perdants aux États-Unis d'Amérique, l'administration, les démocrates ont été battus et c'est il faut respecter aussi la démocratie.
C'est les urnes qui ont parlé aux États-Unis d'Amérique pour mettre Donald Trump au pouvoir. Alors qu'il y a des choses qui nous déplaisent notamment au point de vue international, je crois que c'est très clair pour tout le monde qui est plus avoir des dérives au sein des États-Unis, c'est aussi très clair et documenté. Ensuite, il faut parler de respect de l'état de droit.
Je crois que on parlait de valeur tout à l'heure. démocratie le respect du du choix du peuple c'est aussi valeur alors écoutez ça bien de nouvelles élections la démocratie c'est pas que le vote au bout des élections de midterm et ce qu'elle donne un qui sera très importante pour la ch risque marie et on va s'arrêter ici on est on est en train vraiment de se poser des questions sur les conditions dans lesquelles pourront se passer les élections de mandat en novembre prochain encore une fois si l'insuration act était invoqué quelques semaines ou quelques mois plus tôt et puis il y a aussi des procédures de redécoupage électoral que ce soit soit en Californie ou au Texas, ça promet quelques émissions supplémentaires d'ici là. Ça promet, c'est sûr.
Merci en tout cas à vous trois. Merci Margerie et merci surtout à vous d'être venu ce soir rencontrer vos zéro députés sur le plateau de chaque voix compte. L'émission est rediffusée tout à l'heure à 23h30.
Si vous souhaitez vous aussi faire partie du public et venir interroger vos élus, vous flashz le QR code qui apparaît en ce moment même à l'écran. Lundi, vous avez rendez-vous avec l'ami Francis Léellier pour l'undic politique. Il recevra Laurent Panifou, le ministre chargé des relations avec le Parlement.
Nous on se retrouve mardi en direct à 19h30. Excellente soirée sur la 8. he.
Emmanuel Macron