Maud Bregeon, députée Renaissance des Hauts-de-Seine, est l'invitée politique de la matinale
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteÉludée
Hier soir, après 4 mois et 16 réunions, les partenaires sociaux n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur les retraites. C'est l'échec de qui ?
- 0:15RelanceRéponse partielle
François Baï avait mis sur la table une nouvelle méthode aujourd'hui. Est-ce que c'est un échec ?
- 0:30RelanceÉludée
Pourquoi est-ce qu'il se passerait quelque chose alors que ça fait 4 mois, 16 réunions ?
- 0:45FerméeRéponse directe
Est-ce que François Baou peut aujourd'hui arracher un accord avec les partenaires sociaux ?
- 1:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui se passe au sein du bloc central ? Est-ce qu'il y a encore un patron ?
- 1:15OuverteRéponse directe
Est-ce que les républicains ne jouent pas le jeu ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:20Maud BregeonChiffre
« Il manquera 15 milliards d'euros dans les caisses en 2035. »
- 0:40Maud BregeonFait
« La réforme borne doit s'appliquer. On ne doit pas se tromper de débat. »
- 0:55Maud BregeonFait
« La gauche ment au français en prétendant qu'on pourrait revenir en arrière, qu'on pourrait même revenir sur l'âge de départ à 64 ans. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Moebrégon, soyez la bienvenue. Vous êtes l'invité politique de la matinale et vous répondez aux questions d'Alix Bouyaguet. C'est parti.
Bonjour Mode Bréon. Bonjour. Hier soir, après 4 mois et 16 réunions, les partenaires sociaux n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur sur les retraites.
C'est l'échec de qui ? C'est l'échec des partenaires sociaux ou c'est l'échec de François Baï ? D'abord, je voudrais saluer le travail qui a été initié depuis 4 mois avec ces longues discussions qui n'ont pas permis d'aboutir hier soir euh mais qu'on j'espère pu permettre de faire avancer ce dialogue social qui est si cher au Premier ministre.
Ma position, elle a toujours été la même sur ce conclave et sur la réforme des retraites en général. La réforme borne doit s'appliquer. On ne doit pas se tromper de débat.
Aujourd'hui, on est face à un déficit qui va croître. La Cour des comptes le dit, le rapport du corps l'a redit récemment. Il manquera 15 milliards d'euros dans les caisses enends ce que vous me dites le Bron mais François Baou avait mis sur la table une nouvelle méthode aujourd'hui.
Est-ce que c'est un échec ? Est-ce que c'est son échec ? Mais le le ce dialogue ce dialogue a eu lieu mais on prend acte on prend acte aujourd'hui du fait que les partenaires sociaux n'ont pas réussi à se mettre d'accord.
On verra ce qui lancera dans les prochains jours. Moi ce que je veux vous dire ce matin euh c'est que notre mission, notre responsabilité, c'est de permettre aux générations future d'avoir accès au système par répartition. Il manquera 15 milliards d'euros dans les caisses en 2035.
Notre responsabilité, c'est de trouver la meilleure manière de tendre vers l'équilibre et non pas de détricoter ce qui a été fait durement et courageusement par Ellisabeth Borne et Olivier du Sop. Ce matin à 7h preve quand même de de l'urgence, François Baot ne sav pas vaincu. Il invite les partenaires sociaux à venir à Matignon.
La CFDT sera d'ailleurs présente aujourd'hui. Il espère toujours un accord. Mais pourquoi est-ce qu'il se passerait quelque chose alors que ça fait 4 mois, 16 réunions, je le répète, qui ne s'est rien passé. et François Baïou et c'est son rôle, fait tout pour faire aboutir ses discussions et ses négociations.
Euh, on verra ce qu'il en sera encore une fois dans les prochaines heures et les prochains jours. Moi, j'ai pas de boule de cristal. Euh mais je le redis, ma responsabilité en tant que parlementaire et c'est ce que j'ai toujours tenu comme discours devant mes électeurs, c'est d'avoir une parole de responsabilité, une parole lucide sur la situation.
Aujourd'hui, on ne peut pas se permettre de revenir en arrière. Je vais vous dire si on était honnête, on serait déjà en train de discuter. On serait Non non non, je termine.
On serait déjà en train de discuter de la prochaine réforme et pas de comment est-ce qu'on peut détricoter la vous dites mais vous savez exactement ce qui va se passer. la petite musique, celle d'un grand ara pour rien, celle de François Baou qui a joué la montre et que la France finalement et çaen est bien la preuve avec cet échec, la France est plongée dans l'immobilisme c'est ça que tout le monde va dire aujourd'hui. Les discussions ça ne sert jamais à rien.
Mettre des gens autour de la table, voir comment est-ce qu'on peut travailler ensemble alors qu'on sait qu'on a du mal à faire vivre ce dialogue social, c'est une bonne chose. Pour autant, il y a une situation, je le redis aujourd'hui, démographique qui s'impose à nous. Et la vraie question, c'est comment est-ce qu'on fait perdurer ce système de retraite, pas comment on creuse davantage son déficit.
La gauche a déjà prévenu he les insoumis notamment, sans doute les écologistes, ils vont déposer une motion de censure. Est-ce que le gouvernement peut tomber ? La gauche ment au français.
La gauche ment au français en prétendant qu'on pourrait revenir en arrière, qu'on pourrait même revenir sur l'âge de départ à 64 ans qui je le redis a été fixé courageusement par Ellisabeth Borne et Olivier DusT. Aujourd'hui, on doit tenir un discours de responsabilité euh même si ça ne fait pas toujours plaisir à entendre mais entre la prochaine génération et la prochaine élection et ben on doit choisir la prochaine génération. Sinon, on fait pas de la politique.
Mais est-ce que je répète ma question, est-ce qu'avec cet échec he ces 4 mois, ces 16 réunions, François Baï ne montre qu'une chose hein, c'est que ce conclave n'était qu'un artifice pour durer durer durer durer. Est-ce que c'est son seul objectif au premier ministre de durer ? Je crois que François Baou est sincèrement attaché au dialogue social, à cette méthode de partage et d'écoute et d'ailleurs sa carrière le démontre.
Il s'est toujours inscrit dans cette voie-là. Euh mais il n'est pas responsable de ce qui ressort de ce conclave. Et quant à la question de ce qu'aufferont les parlementaires vis-à-vis d'une éventuelle censure demain, euh moi je dis à mes collègues de gauche avec qui j'ai pourtant beaucoup de désaccords, soyez un peu responsable.
On a besoin, on aura besoin d'un budget en fin d'année et on a besoin de stabilité. Quand on voit ce qui se passe à l'international, quand on voit les incendie auxquels il faudrait s'attaquer partout sur notre territoire en matière de sécurité, en matière de déficit, en matière de service public, comment est-ce qu'on peut prétendre honnêtement aller devant les Français et dire "C'est en faisant tomber le gouvernement que les choses iront mieux ?" Donc vous pensez quand même que François Baou peut aujourd'hui arracher un accord avec les partenaires sociaux ?
En tout cas, il fera tout pour euh et si ça ne fonctionne pas, il faudra malgré tout avancer. avancer alors qu'on sent un bloc central totalement démobilisé he deux exemples en date. Enfin le le le le texte la semaine dernière sur la simplication qui avait été détricoté Gabriel Atal qui est donc votre patron qui a subi un camouflé parce qu'il donne des ordres qui ne sont pas suivis des troupes.
Cet après-midi, il va y avoir aussi un texte énergie où il pourrait se passer la même chose. Qu'est-ce qui se passe au sein du bloc central ? Est-ce qu'il y a encore un patron ?
On est droit dans nos bottes et Gabriel Atal a toujours tenu la ligne qui est une ligne partagée au sein du groupe Ensemble pour la République. Vous parlez d'un texte très important qui arrive au vote cet après-midi qui est la programmation pluriéannuelle de l'énergie qui définit donc le cap et les objectifs en matière de politique énergétique pour la France dans les 5 ans à venir. Euh sauf que je le précise au Sénat ça a été détricoté.
Il y a eu la suppression du photovoltaïque et de l'éolien dans le texte. Ça veut dire que c'est un texte qui n'est plus exactement le même. C'est un texte qui a été largement modifié au Sénat puis qui a été largement modifié à l'Assemblée nationale et nous on s'oppose légitimement à ça.
Pourquoi ? Parce qu'on dit pour se passer des énergies fossiles qui représentent 60 % de la consommation française, on a besoin de deux piliers. On a besoin du nucléaire et on a besoin des énergies renouvelables.
On n pas le luxe de choisir entre les deux. Donc lorsqu'une partie de l'hémicycle installe un moratoire sur les énergies renouvelables sans les différencier, un moratoire national qui ne prend pas en compte les différents enjeux locaux, je sais qu'il y a certains endroits où c'est compliqué les éoliennes, mais il y a aussi beaucoup d'endroits où ça se passe bien. Donc ce moratoire n'a absolument aucun sens.
Notre responsabilité, ce sera de s'opposer à ce texte. Encore une fois, je le redis, face au réchauffement climatique et face à la nécessaire transition énergétique, on n pas le luxe de choisir entre les différentes énergies décarboné. Et d'ailleurs, je vois bien dans les sondages d'opinion qui passent que les Français l'ont bien compris et sont bien plus raisonnables que leurs responsables politiques.
Ils sont favorables majoritairement au nucléaires et ils sont favorables majoritairement renouvelables. Je termine notre ennemi, c'est l'énergie fossile, c'est le gaz russe, c'est le gaz algérien et c'est de ça dont on doit sortir. Mais on sent quand même que que ça tangue.
Qu'est-ce qui se passe au sein du bloc central ? Est-ce qui ne joue pas le jeu ? Est-ce que les républicains ne jouent pas le jeu ?
On a on n'est pas d'accord sur tout mais je vais vous dire les républicains au sein même de leur famille politique ne sont pas toujours d'accord sur tout. J'ai vu des collègues s'exprimer hier soir et ce matin dans la presse euh pour critiquer la position qui avait été celle de LR sur les énergies renouvelables au sein de mon parti et de mon groupe parlementaire. Vous l'avez dit, on n'est pas toujours d'accord sur tout non plus, mais notre responsabilité, c'est de s'entendre et on a réussi à le faire en créant le commun autour de Michel Barnier.
On doit continuer à le faire dans les semaines et dans les mois à venir. Et ma conviction, c'est qu'on doit réussir à faire perdurer cette unité au-delà même de 2027 parce que face à une gauche radicale et un rassemblement national extrêmement forte, c'est de notre responsabilité face aux Français. Un dernier mot sur ce qui se passe en ce moment en Iran dans la nuit.
Donald Trump a annoncé que l'Iran et Israël ont accepté un cesser le feu. Alors tu es pour l'instant dément l'existence de cet accord. Qu'est-ce qui qu'est-ce qui se passe en ce moment ?
Est-ce que est-ce que Donald Trump peut réussir son paris, c'est-à-dire une forme de guerre éclair 12 jours pour finir par détruire une partie de l'arcelaine nucléaire iranien ? Est-ce qu'on peut dire aujourd'hui ce matin bah bravo Donald Trump ? Alors moi je n'ai évidemment pas je le redis de boule de cristal.
Ce que je peux vous redire, c'est la position de la France qui est constante et ce depuis des années extrêmement claire. La France est évidemment opposée à ce que l'Iran puisse se doter de l'arme nucléaire. Pour autant, la France considère que la seule voix viable, durable et efficace, non pas à court terme mais à long terme, c'est la voie diplomatique.
Et c'est ce à quoi travaille, vous l'avez largement vu et commenté sur vos antennes le président de la République. Mais est-ce que euh Fredrich Schmers, le le chancelier allemand a pas raison quand il dit bah Israël fait pour nous le sale boulot pour nous tous, pour nous tous les Européens et pour nous tous les Français. Est-ce que de la part d'Emmanuel Macron jouer la carte de la diplomatie, de la retenue, d'appeler le cesser le feu et pas un petit peu à contreemploi ?
C'est la seule voix durable possible et personne ne se place pour autant du côté du régime des Molas. Enfin, soyons extrêmement sérieux, ni Frédéric Schmerz, ni Emmanuel Macron. Ce qu'on dit très simplement, c'est que en ayant une position constante, encore une fois, l'Iran ne doit pas se doter de l'arme nucléaire. pour y arriver.
Ça passe par des pour parler, ça passe par la de la diplomatie, ça part pas ça part ça passe pardon par un accord. Et je vois d'ailleurs que Donald Trump va aussi dans ce sens. Il plébiscite des négociations et des échanges. 10 secondes dernière question.
La droite comme la gauche réclame un débat au Parlement sur l'Iran et ce qui se passe en ce moment. Est-ce que vous aussi et et d'autre part est-ce que ça doit être suivi d'un vote ? Il y aura un débat.
Il a été annoncé mercredi à 21h30 à l'Assemblée nationale. Je ne sais pas s'il doit être suivi d'un vote. Il faudrait qu'on s'accorde d'abord sur la question qui serait posé et la situation globale au Moyen-Orient ne se règle probablement pas en un vote.
Mais en tout cas, c'est une très bonne chose qu'on puisse en débattre et encore une fois à la demande du président de la République. Merci beaucoup Bronon. Bonne journée à vous.
Merci.
Maud Bregeon