Aurore Bergé : "Cette essentialisation des Français juifs c'est inacceptable"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Aurore Berger. Bonjour et bienvenue à la grande interview sur ces news européens. Vous êtes la ministre en charge de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations.
Beaucoup de sujets à vous soumettre ce matin et tout d'abord cette phrase choc. En Algérie, je suis un traître en France, un mauvais à mauvais arabe. C'est une interview choc, celle d'un grand écrivain Camel Daoud, ciblé par deux mandats internationaux émis par Alger, mais aussi cible d'attaque en bergé de la presse de gauche qui estime qu'il n'est pas le bon arabe car il ne porte pas, dit-il les bons combats.
La gauche qui lui reproche notamment, je voudrais le préciser, d'avoir dénoncé il y a quelques années les viols de Cologne et d'avoir interrogé le rapport aux femmes dans le monde arabo-musulman. Traître en Algérie et et mauvais arabes en France. Comment vous réagissez à de tels propos ?
Je trouve que c'est une très belle interview parce que c'est une déclaration d'amour à la France. C'est ça qu'il dit au-delà de cette phrase qui est évidemment très très choc. Il dit à quel point en France on a de la chance, la liberté d'expression, la liberté de penser, que ça n'est pas tout à fait le cas dans son pays d'origine qui est l'Algérie et qu'il recommande d'ailleurs à celles et ceux qui aujourd'hui critiquent notre pays et critiquent la France alors qu'ils n'ont connu que la France, peut-être d'aller voir ailleurs à quel point la liberté d'expression est précieuse et à quel point malheureusement elle est elle est contestée.
Donc je crois qu'on a de la chance de l'avoir en France. On a de la chance qu'il s'exprime aussi librement et je pense que certains devraient plus s'en inspirer plutôt que de le critiquer comme si cette critique était acceptable. Mais je comprends ce qu'il dit.
C'està-dire que il estime que finalement il est jamais à sa place. Et ça c'est assez insupportable de se dire que finalement on est on serait jamais à la bonne place parce qu'on aurait jamais le bon discours ambiant ou mainstream. Il a un discours qui est un discours d'amour de la France.
Qui porte aujourd'hui les éléments de langage du régime algérien ? Je fais une différence avec les Algériens qui je je pense que il faut sortir évidemment de la naïveté. C'est ce qu'on fait évidemment vis-à-vis du régime algérien avec des décisions.
Les ministre d'affaires étrangères dit réponses fermes et proportionné après le le la expulsion de fonctionnaires français. On a assumé aussi he d'avoir des des expulsions, vous le savez he de fonctionnaires algériens euh de manière en réciprocité à ce qui s'est passé et qui était absolument inacceptable de rappel de notre ambassadeur par le président de la République. Donc il y a évidemment des mesures très claires qui ont été prises.
Pour quel résultat ? Mais c'est bien la difficulté qu'on a euh c'est qu'encore une fois, on a assumé, le président de la République a assumé dès le début de son mandat, d'essayer de restaurer des liens puissants avec l'Algérie parce que je crois que c'était l'intérêt de notre pays d'assumer qu'on ait des liens qui puissent exister parce qu'on a évidemment une histoire et parce qu'on a aussi des intérêts qui sont croisés au-delà d'ailleurs des questions strictement migratoires mais qu'on voit bien aujourd'hui que malheureusement et bien on a un régime qui fait de la défiance de la France une forme de politique et que cette politique, elle ne peut pas se faire contre nous et contre les intérêts de la France. J'entends que vous êtes davantage sur la ligne de monsieur Rota que la ligne du Kedors.
En tout cas, je sur sur la ligne du président de la République parce que je crois pas qu'elle estelle. Est-ce qu'elle est aussi claire que cela ? Oui, parce que je pense que les décisions qu'il a pris, les décisions internationales qu'il a pris, les décisions vis-à-vis aussi du Maroc sont très claires sur le fait que la France entend être souveraine et assumer une politique étrangère et internationale qui ne dépend pas d'un dictat d'un autre pays.
Nous sommes la France et parce que nous sommes la France, nous avons le droit d'avoir la ligne politique que nous voulons et la ligne diplomatique que nous voulons instaurer. Camel Daoud, Aurore Berger, qui tente aussi de faire entendre une voix d'équilibre sur Gaza. très très loin de ce qui a été dit samedi sur le service public.
Vous avez d'ailleurs vivement réagi après les propos de Thierry Hardisson dans l'émission Quelle époque affirmant que Gaza c'est à Auschwitz. Je précise que Thierry Hardisson s'est excusé depuis. L'émission du service public était comme d'habitude enregistrée le vendredi et pourtant elle a été diffusée telle qu'elle le samedi.
Comment vous l'expliquez ? Je l'explique pas euh et je pense que d'ailleurs le service public répondra sur ces questions puisque je comprends qu'il y a eu beaucoup de de signalements qui ont été fait euh auprès de l'ARCOM qui est l'autorité de régulation encore répondu. C'est à eux de le faire au producteurs de l'émission évidemment de de le faire.
Il y a une double responsabilité, la responsabilité d'une chaîne, il y a la responsabilité des journalistes et il y a la responsabilité de la production de l'émission comme ici sur votre plateau. Et donc à chaque fois les chaînes peuvent être mises en cause et on a une autorité de régulation indépendante qui va devoir arbitrer et décider. Moi il y a deux choses qui m'ont choqué.
Indépendant, vous parlez de l'ARCOM. Alors oui oui Larcom, il y a deux choses il y a deux choses qui m'ont choqué sur les déclarations. Il y a évidemment ce parallèle qui est fait entre Gaza et Aushwitz parce que la banalisation de ce qu'a été la choa, la banalisation d'Aushvidz, c'est-à-dire cette volonté industrielle d'exterminer d'exterminer en masse un peuple, une identité, une culture ne peut en aucun cas être banalisée.
Et puis il y a une autre partie de la phrase qui est parlée des juifs. les juifs seraient responsables de la situation. Après, il s'est repris, il a dit non, en fait, pas vraiment les juifs, les Israéliens comme si d'ailleurs c'était tous les Israéliens.
Et cette essentialisation des Français juifs comme s'ils étaient responsables depuis la France de la situation internationale, de la situation humanitaire, c'est vrai, dramatique à Gaza, est inacceptable. Et on sait que ça, je pense que c'est sans doute pas ce qu'il a voulu dire puisqu'il s'en est excusé, mais il l'a dit. Et le problème, c'est que ça nourrit l'antisémitisme.
Et d'ailleurs, un certain nombre de lanceurs d'alerte sur la lutte contre l'antisémitisme disent que depuis, ils sont soumis à des centaines et des centaines et des centaines de messages de menaces et de messages antisémites qu'il n'arrivent même plus à réguler sur les réseaux sociaux. Donc c'est pour ça qu'il faut qu'on soit tous vigilants dans le moment qui est le nôtre où on voit qu'il y a un risque de réenracinement d'un certain nombre de haines notamment de l'antisémitisme sur les propos qui sont les nôtres. En aucun cas les français jes ne peuvent être responsables et être tenus pour responsable de la politique is bien entendu.
Je suppose qu'il y a eu beaucoup de de signalement suite à cette séquence des centaines et des centaines. Il y a une autre comparaison quelques jours avant je crois la veille qui a fait polémique Aurore Berger lorsque l'avocat maître Jacubovic a comparé Jean-Luc Mélenchon à Gobbles. Est-ce que ça vous a choqué de la même manière ?
Ça m'a pas choqué de la même manière si je dois si je dois être honnête. B une forme je pense qu'il y a une forme d'excès euh évident mais déjà je connais monsieur Jacubovit et je sais l'engagement déterminé qui est le sien dans la lutte contre l'antisémitisme, dans la lutte contre le racisme et je pense que et vous voyez bien d'ailleurs un certain nombre de vos confrères ont écrit un livre récent sur la question de la France insoumise notamment la meute la manière avec laquelle depuis le 7 octobre 2023 la France insoumise participe à la montée de l'antisémitisme dans notre pays et donne une forme d'autorisation aux Français à pouvoir être antisémit comme si l'antisémitisme était devenu acceptable d'une quelconque manière. c'est votre liberté de de le dénoncer mais là encore nazifier euh enfin c'est un procédé de nazification comparé à qu'il y a pas un depoid de mesure que soit mais je pense qu'il faut pas être excessif par contre il faut être lucide il faut être lucide sur d'où provient l'antisémitisme aujourd'hui.
Il y a un antisémitisme historique d'extrême droite qui n'a pas disparu. Faut être aussi très lucide et ça s'est vu de manière très claire au moment des élections législatives par les candidats qui avaient été investis là récemment en 2024. Et puis il y a un nouvel antisémitisme qui est alimenté aujourd'hui par l'extrême gauche.
Hm. Qui peut prendre aussi les habits de l'antitionnisme qui prend qui prend les habits de l'antitionnisme parce que encore une fois je pense que l'antitionnisme il faut se mettre d'accord sur les termes se mettre d'accord sur ce que c'est. Chacun est libre de critiquer la politique du gouvernement de Netaniaahu et elle est particulièrement critiquable en ce moment au regard de la situation humanitaire à Gaza.
En revanche appelé à la destruction d'un état, il y a que pour Israël que c'est le cas. personne n'appelle à la destruction de l'Afghanistan ou de l'Iran alors qu'on a des politiques qui évidemment devraient soulever une indignation. Voulez vous élever, c'est-à-dire les propos évidemment qui visent une destruction de l'État d'Israël et non pas une critique qui peut être la critique est légitime comme pour n'importe quel gouvernement que ce soit le nôtre que ce soit le gouvernement on pourrait pénaliser l'optitionme.
Bah en tout cas je pense que l'appel de manière systématique à la destruction d'un état quand ça n'existe que pour un seul état au monde il y a une obsession quand même d'Israël. d'un certain nombre de responsables politiques aujourd'hui ou médiatiques. Et cette obsession, encore une fois, elle nourrit la haine, elle nourrit l'antisémitisme, elle arme en fait cet antisémitisme dont on voit bien la recrudescence très significative depuis le 7 octobre. sujet Aurore Berger, est-ce que vous faites partie de ceux gouvernement comme Brena Rota et d'autres qui sont en attente de de vraies garanties, de solides garde fou par rapport au texte sur ce qui est appelé l'aide active à mourir et est-ce que vous pensez qu'il y aura suffisamment justement de barrières pour éviter des dérives ?
Moi, j'ai toujours dit mes réserves euh sur la question de l'aide active à mourir. Déjà, je je veux dire en préalable que je respecte profondément euh toutes les opinions sur cette question-là parce qu'elles sont d'abord souvent euh issues de trajectoires individuelles euh et souvent extraordinairement douloureuses euh et que notamment dans ceux qui nous écoutent, il y a forcément des gens qui sont concernés, forcément des gens qui attendent, forcément des gens qui espèrent et qui considèrent que ils veulent avoir cette liberté de pouvoir choisir. Moi ce que je ne veux pas, c'est qu'on bascule dans un moment où on mettrait en opposition la question de l'accompagnement digne de la fin de vie, la question des soins palliatifs ce mot digne, que veut-il dire aujourd'hui dans le débat ?
Je l'entends mais vous savez vous-même et on a tout vu malheureusement de près ou de loin des situations comme cela. Où est la dignité ? La dignité, c'est dans l'accès aux soins palliatifs et la garantie que chaque français puisse avoir accès.
La dignité, c'est le fait aussi de ne pas être seul dans les moments qui sont ces moments de fin de vie. Et on ne réagit pas de la même manière quand on est entouré, accompagné, qu'on est seul. Vous savez, les médecins en soins palliatifs, c'est sans doute les professionnels de santé les plus courageux qu'il soient parce qu'ils acceptent d'être au service de l'autre alors qu'ils savent qu'ils ne peuvent pas guérir.
Ils ne peuvent pas guérir à partir du moment où vous entrez en soin palliatif, mais ils peuvent soulager, ils peuvent redonner du temps, ils peuvent redonner de l'espoir sur la manière avec laquelle encore une fois la douleur peut être prise en donc la dignité pour moi c'est déjà garantir et c'était dans le texte initial du gouvernement c'était de dire changer depuis moi je pense qu'il faut qu'on maintienne ça c'està-dire que la question de l'aide active à mourir ne devrait pouvoir être qu'une décision par exception le principe type doit être l'accès aux soins palliatifs pour tous les Français sur tous les territoires, l'accès aussi à leurs droits. Trop peu de Français aujourd'hui connaissent leurs droits, ont réalisé leur directive anticipée pour dire texte sur les soins palliatifs est une évidence d'ailleurs c'est consensuel transpartisant mais vous ne craignez pas malgré tout une rupture anthropologique profonde une transgression éthique comme le dit par exemple le docteur Claire Fourcade. Est-ce que ça vous change beaucoup avec le docteur Claire Fourcade et je salue son engagement notamment parce que elle porte cette question des soins palliatifs, de l'accompagnement et de la manière avec laquelle on peut soulager la douleur, la souffrance.
Oui, moi c'est évidemment les réserves qui sont les miennes et mes réserves, elles sont accentuées par la manière avec laquelle le débat parlementaire s'est tenu, pas tant sur la nature du débat parce que c'est resté respectueux et j'espère que ça restera le cas, mais sur le fait que en commission, il y a un certain nombre de règles et de gardes fou qui ont sauté. Et c'est ça mon inquiétude principale, c'est de dire qu'à un moment on basculerait parce que justement dès le début de l'examen de la loi et bien on ferait sauter un certain nombre de verroux qui sont des verroux éthiques qui doivent impérativement être maintenus. Autre sujet, Aurore Berger, vous a été remis hier un rapport h qui a qui est porté par la députée Sandrine Josseau sur la soumission chimique.
C'est un sujet majeur évidemment à l'ône de l'énorme affaire pélico. Puis a cette question : faut-il lever le secret médical en cas de soumission chimique ? C'est l'une des propositions faites, je le précise très rapidement parce qu'il s'agit de garantir en fait une immunité au professionnels de santé et préviendrait les autorités judiciaires.
Dit ainsi, ça paraît du bon sens. Ça paraît pour moi du bon sens. En effet, la soumission chimique, il faut avoir en tête, je pense que ça a explosé au visage des Français, à notre visage au moment de l'affaire pélico et des procès des viols de Mazan.
C'est-à-dire, c'est le fait de droguer et donc d'aniler la capacité de jugement et de réaction de quelqu'un. Ça peut être une personne âgée, une personne en situation de handicap, ça peut entraîner des séquestrations, du vol, mais ça peut entraîner des abus sexuels jusqu'au viol parce que vous n'avez plus la capacité de dire non. Vous n'avez plus la capacité de refuser.
Vous n'avez évidemment plus la capacité de consentir. Et donc ce qui se passe, c'est que votre jugement, malheureusement, il va être altéré pas juste au moment de la prise de ces stupéfiants à votre insu, mais ensuite pendant un certain nombre de temps, puisque parfois même les victimes ne savent pas qu'elles ont été victimes. qu'on a un enjeu majeur de formation des professionnels de santé pour garantir qu'on puisse de manière presque systématique vérifier si les victimes qui se présentent ont été abusées en plus de manière chimique ont été droguées.
Et puis oui, je crois que cette idée de lever le la question du secret médical comme aujourd'hui c'est possible dans le cas des violences intrafamiliales serait majeur pour protéger évidemment les victimes et confondre les auteurs. De victimes des questions et c'est demain mercredi qu'aura lieu l'audition du Premier ministre François Bairrou. Là je parle de la commission d'enquête sur les violences dans les établissements scolaire né du scandale Betaram du nom de cet établissement Aurore Berger Berné où des élèves ont subi des sévices.
La gauche accuse le Premier ministre d'avoir menti l'Assemblée nationale le pointe du doigt pour son silence présumé. Est-ce que vous venez en en défense du du premier ministre ? Je crois que le Premier ministre, il a plutôt hâte d'être devant cette commission d'enquête pour dire justement la vérité des faits.
Et donc c'est à lui évidemment de de s'en expliquer. Je pense qu'il faut pas confondre aussi plusieurs rôles. Le Premier ministre est aussi un père et je vois pas comment on pourrait accepter de le mettre en accusation en tant que père. propres enfants d'ailleurs témoigné de manière à la fois très courageuse, très digne, mais aussi de manière très claire vis-à-vis de lui.
Et puis il y a la responsabilité politique qui est la sienne parce que président du conseil départemental et aujourd'hui évidemment premier ministre et puis il y a l'engagement de la société sur la question de la lutte contre tout pét violence notamment sur la question des violences sexuelles. Ça c'est mon combat. Notre ça devrait être le combat de toute la société. 1600 enfants, 160000 enfants chaque année qui sont abusés sexuellement.
C'est la question de l'inceste, euh c'est la question des violences dans la famille, c'est aussi la question de l'abus d'autorité. Et c'est bien de cela dont on parle à Betteram, c'est-à-dire qu'on confie nos enfants dans un environnement qui doit être le plus protecteur possible, l'école. Et au sein d'établissement scolaires, ils ont été abusés, abusés sexuellement, abusés physiquement.
C'est aussi pour ça que je me bas sur l'imprescriptibilité parce qu'on voit bien que ces enfants ils mettent des décennies à révéler les faits et qu'on a besoin qu'ils aient toujours accès à la justice. Autre autre sujet mais là on touche encore à à au consentement et puis au comportement puisque c'est le aujourd'hui que le tribunal correctionnel de Paris doit rendre au Rberger sa décision son jugement hein en fin de matinée pour Gérard de Pardie accusé d'agression sexuelle par deux femmes. Il reste 18 mois de prison. une obligation euh euh de soins.
De quoi ce ces auditions ont-elles été le révélateur pour vous par rapport à Gérard de Parieu ? Je pense que c'est révélateur du fait que il y a une société qui ne tolère plus les violences et tant mieux, tant mieux de considérer qu'une agression sexuelle, que l'abus d'autorité qu'on peut avoir n'excuse en rien que le talent contrairement à ce que j'ai encore entendu dans une interview récente, n'excuse en rien et ne justifie en rien des comportements qui seraient des comportements abusifs. Il reste un immense acteur mais c'est deux choses qui n'ont rien à voir.
C'est une question mais oui qu'il reste un pose ça va pas gommer sa filmographie non plus. Non, moi je d'ailleurs je suis pas pour qu'on gomme la filmographie. Par contre, c'est autre chose de le voir retourner.
Je pense qu'il faut arriver à distinguer les choses. C'està-dire que moi, j'ai jamais été pour qu'on efface. On peut contextualiser des choses mais on n'est pas là pour effacer.
Moi, j'ai jamais été pour qu'on décroche des tableaux comme j'ai jamais été pour qu'on efface. Clair, si un prochain film de Gérard Depardie, on vous verra pas dans la salle de cinéma. Non, parce que je je pense aussi encore une fois aux victimes présumées qui sont nombreuses et et je ne suis pas certaine qu'on est aujourd'hui en vie pour quelqu'un qui n'a jamais reconnu des des souffrances que vraisemblablement il a pu il a pu infliger et pour je suis désolée mais moi les images que j'ai vu encore une fois dans une émission qui était complément d'enquête suffisent au regard des combats qui sont les sur la question des violences sexuell s défendu oui enfin vous auriez pas aimé qu' parle comme ça de votre fille.
Aucun parent n'aurait aimé qu'il parle comme ça de sa fille. Aucun parent. Et donc ça mérite, pardonnez-moi, je me fais pas la mais ça mérite une double peine.
La question c'est donc Gérard de pard Nicolas Bedau peut plus être producteur réalisateur tour de sujets différents déjà parce que la grande différence pour Nicolas Bedos contrairement à beaucoup d'autres bon déjà il y a eu une peine, il a été condamné euh et il ne ni pas les souffrances qu'il a pu engendrer. Il ne ni pas que des victimes ont existé et en plus il dit vouloir changer. Moi, je suis pas là pour remettre en cause sa sincérité.
Qui suis-je pour remettre en cause sa sincérité ? L'idée, c'est que la peine, elle serve dans notre pays. À quoi ça sert de juger ?
À quoi ça sert de condamner si derrière on pense qu'il y a aucune rédemption possible, surtout de la part de quelqu'un qui vraisemblablement dit qu'il reconnaît les faits, qu'il reconnaît la souffrance et qu'il est prêt à changer et à changer durablement de comportement. C'est ça qu'on veut dans la société, c'est que la peine, elle ait un effet pour qu'il y ait moins de victimes demain et qu'il ait moins d'auteur demain. On verra donc tout à l'heure vers 10h quel sera justement le le verdict.
Merci Berger, c'était votre grand interview. Bonne journée.
Aurore Bergé