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Podcast / conversationBFM TV (sur YouTube)· 31 août 2025 18 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesSolidarités & familleÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Jeune VS Boomer: qu'est-ce qu'ils attendent de l'interview de François Bayrou ce soir à 18h?

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 61 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:22OuverteRéponse partielle

    Qu'attendent les Français de cette intervention dominicale ?

  • 2:22OuverteRéponse partielle

    Cette interview est-elle le rendez-vous de la dernière chance ?

  • 4:42OuverteRéponse partielle

    Que souhaitez-vous que dise François Bayrou ce soir ?

  • 5:55FerméeRéponse directe

    Attendez-vous un changement sémantique ou idéologique ce soir ?

  • 7:32OuverteRéponse partielle

    Qu'attendez-vous de François Bayrou aujourd'hui ?

  • 9:27OuverteRéponse partielle

    François Bayrou a-t-il tendu la main aux jeunes cette semaine ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:50InvitéChiffre
    « la perte de pouvoir d'achat des retraites, une dizaine de pourcents en 10 ans, en 10-12 ans »
  • 7:18InvitéFait
    « La situation de l'abattement de 10% pour les retraités est discriminatoire »
  • 8:32InvitéFait
    « M. le Premier ministre qui fait 40 000 euros de rénovation pour son bureau à Pau »
  • 15:26InvitéChiffre
    « la génération des boomers, 45-65, perçoit deux fois plus, 200% de ce qu'ils ont cotisé »

Temps de parole

  • Présentateur25 %
  • Invité24 %
  • Invité 215 %
  • Invité 314 %
  • Invité 412 %
  • Invité 55 %
  • Invité 64 %

5,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

18h, tout à l'heure, sur BFM TV, en direct de Matignon, vous avez quasiment toutes les infos, à vrai dire. Le reste, c'est François Bayreau, interrogé par le pugnace Marc Fauvel, qui nous le dira. Tout cela à 8 jours du vote de confiance que le Premier ministre, qu'il est toujours, a initié au début de cette très longue semaine. Lui qui se sait plus que jamais menacer. Marine Mulset, qu'attendent les Français que vous rencontrez depuis ce matin sur un marché parisien de cette intervention dominicale très attendue ?

0:32
Invité

Eh bien, écoutez, pour le dire gentiment, disons que les Français qu'on a pu croiser depuis ce matin n'attendent pas grand-chose. On a senti une forme de lassitude chez les personnes à qui on a posé la question. Une Parisienne à qui j'ai demandé si elle était lassée m'a dit qu'elle était même plus dégoûtée que lassée. Elle n'a pas du tout apprécié la sortie du Premier ministre sur les boomers. Elle s'est sentie attaquée. Elle, elle attend du changement. Elle nous a dit qu'elle voulait renverser François Bayreau. Et ensuite, Emmanuel Macron aimait qu'elle n'y croyait pas et que donc, elle va attendre 2027 pour que la politique française change.

Je vais vous faire, on va vous faire écouter des Français à qui on a posé la question tout à l'heure avec Elliot Francombe sur le marché. Qu'est-ce qu'ils attendent de cette interview ce soir ? J'ai cette situation qui est un peu compliquée. On est rentré dans un jeu politicien. Donc ici, on est tous un peu fatigués. J'imagine que les politiciens aussi ont une rentrée qui est fatigante. Je ne pense pas que le Premier ministre a grand-chose encore à nous dire. Là, de toute façon, c'est fini. Enfin, le game over, comme on dit. Les choses sont terminées pour lui, je pense. Voilà. Et ça ne reviendra pas. Donc vous l'avez entendu.

C'est un peu l'interview de la dernière chance pour le Premier ministre aujourd'hui. Mais ça va être très, très compliqué pour lui de convaincre les Français qui regarderont l'interview ce soir.

1:49
Présentateur

– Merci Marine Mussel avec Elliot Francombe sur un marché parisien en ce dimanche matin. Bonjour Christian Bourreau. Merci d'être avec nous. – Merci. – Sur le plateau de BFM Direct. Vous êtes le bienvenu. Vous êtes président de l'Union française des retraités. À vos côtés, Sophia Tizaoui. Bonjour. Et bienvenue à vous également. Vous êtes présidente de l'Union syndicale lycéenne. En face de vous, Victor Hérault. Bonjour. Journaliste politique à Valeurs Actuelles. Jérémy Trottin, éditorialiste politique à BFM TV. On entendait les cloches sonner et il y a quelques instants, tout un symbole à quelques heures maintenant.

De ce rendez-vous que vous qualifiez comment, Victor Hérault, cette interview exceptionnelle de François Bayrou sur BFM TV à 18h, le rendez-vous de la dernière chance ? – Le chant du cygne.

2:32
Invité

– Ah carrément. – À mon avis, François Bayrou sait que le jeu est bloqué. D'ailleurs, il s'adresse aux quatre chaînes d'information en même temps. C'est un exercice inédit. C'est-à-dire qu'il s'adresse au maximum de Français possibles qui regarderont ces chaînes d'information. Là, il ne s'adresse pas aux partis. Il rencontrera les partis, on l'a dit, lundi, mardi, mercredi. Peut-être pour de dernières négociations. Je pense, j'ai l'impression que le jeu est bloqué, qu'il n'y aura pas de négociations. Pourquoi ? Parce que déjà, les demandes du Parti Socialiste comme du Rassemblement National sont à l'opposé du budget aujourd'hui de François Bayrou.

Il faudrait qu'il revoie toute la copie en huit jours. Un petit peu compliqué. Et puis ensuite, les partis se sont déjà engagés auprès de leurs électeurs en disant « nous voterons contre la confiance de François Bayrou ». C'est compliqué, si vous voulez, en huit jours, d'expliquer à vos électeurs que finalement, vous revenez sur ces propos-là et que vous accorderez la confiance à François Bayrou. À mon avis, François Bayrou sait qu'il est coincé. Et pourquoi est-ce que je parle de champ du signe ?

Parce qu'il essaie d'imposer au maximum les sujets dont il sait qu'électoralement, ils ne sont pas payants, dont celui des retraites des boomers, en disant « de toute façon, j'ai perdu la partie, j'ai huit jours pour imposer ce sujet-là » pour que le successeur peut-être s'en saisisse. On peut peut-être faire quelques annonces quand même, non, ce soir ? On va le savoir très vite. S'il y a des annonces, c'est que François Bayrou a décidé de bouger et d'essayer de sauver sa tête à Matignon.

S'il n'en fait pas, c'est qu'il reste dans ce rôle de prof, de pédagogue, en disant « regardez, je vous aurais bien expliqué et montré et répété que la situation de la France, la situation financière, est difficile, voire catastrophique. Vous n'avez pas souhaité le remède que je propose. Tant pis pour vous. » En fait, c'est un petit peu les deux options pour François Bayrou. Après, peut-être que cette semaine va tout simplement servir le prochain Premier ministre. Peut-être qu'il est en train d'aider, en réalité, déjà le prochain Premier ministre en disant et en répétant, en faisant cette pédagogie.

Et peut-être qu'au fur et à mesure, les Français accepteront les choix difficiles qu'il faudra bien faire, et ce, peu importe le Premier ministre qui sera en place. On verra s'il sert ses propres intérêts ou s'il sert les intérêts du prochain Premier ministre.

4:25
Présentateur

On a la chance, ce matin, sur BFM TV, sur le plateau de BFM Direct, d'avoir à la fois une esclave de la dette et un boomer dans le confort. Alors, vraiment, j'attends de vous, voilà, mais exactement, que vous dialoguez, non mais sérieusement, que vous dialoguez, je vous en prie, de l'humour, quoique, dites-vous, dites-nous, ce que vous attendez, vous, de vous, puis ensuite, bien sûr, votre voisine de l'interview de François Bayrou ce soir.

4:56
Invité

Les retraités sont très conscients de la situation dans laquelle se trouve le pays. On écoute les déclarations des uns, des autres, on est très conscients, on le connaît, on le sait. La situation économique est difficile. Nous apprécions que le Premier ministre ait eu l'occasion de dire à plusieurs reprises, dans une situation difficile telle que celle-ci, tout le monde doit participer. On a bien entendu tout le monde. Donc, pas simplement les boomers, pas simplement les retraités, pas simplement les... Tout le monde doit participer. Et donc, par rapport à ça, ce que nous disons, nous, les retraités, collectivement, c'est...

Cette démarche paraît logique, paraît raisonnable, et on est d'accord pour apporter notre contribution. Sachant que, déjà dans le passé, des contributions des retraités, il y en a eu. Je n'évoquerai pas, si vous m'insistez, je pourrais vous préciser, mais la perte de pouvoir d'achat des retraites, une dizaine de pourcents en 10 ans, en 10-12 ans.

5:55
Présentateur

Donc, vous n'attendez ni changement sémantique, ni changement idéologique ce soir, de la part de François Bayrou, lors de cette interview ?

6:01
Invité

Sémantique ? C'est quoi ça, sémantique ? C'est ce que j'attends, un truc.

6:03
Présentateur

Parce que certains mots ont chopé cette semaine. C'est qu'il aille.

6:06
Invité

C'est qu'il aille. Au fond, quand il dit, tout le monde doit participer. D'accord. Je rajoute, pour ma part, sans discrimination. Sans discrimination. D'âge ? D'âge, discrimination. J'ai un exemple très particulier, de discrimination, dont on a parlé régulièrement. Et je suis désolé que les gens continuent de raconter n'importe quoi là-dessus. C'est ce fameux 10%, cet abattement fiscal de 10% sur les retraites. Oh, c'est un scandale ! Les retraités n'ont pas de frais professionnels. Ils n'en ont jamais eu, ils n'en ont jamais demandé. Et les 10% qui ont été mis en place n'ont rien à voir.

6:45
Présentateur

Cet abattement sur lequel le gouvernement Bayrou entend éventuellement revenir.

6:50
Invité

Il a dit qu'il allait faire un truc. Non, non. Il va faire un truc auquel, moi, je n'ai pas compris. Il y avait un abattement, comment dire ? Oui, oui, mais vous attendez les précisions. Je n'attendais que je précise. Quand je parle de discrimination, je dis qu'aujourd'hui, il y en a deux abattements fiscaux. Un abattement fiscaux de 10%. Un pour les actifs, un pour les retraités. Pourquoi, diable, va-t-on chercher celui des actifs ? Celui des retraités ? Pourquoi va-t-on chercher ? Et c'est là qu'intervient la discrimination. Pas de discrimination, c'est le message que vous avez adressé à François Bayrou. La situation de l'abattement de 10% pour les retraités est discriminatoire.

Et il faut oublier ce truc-là, il faut l'oublier.

7:29
Présentateur

Donnons un petit peu la parole à la lycéenne qui se trouve à vos côtés. Sophia Tizaoui, qu'attendez-vous, vous, de François Bayrou aujourd'hui ?

7:37
Invité

Premièrement qu'il parte, mais je pense que ça, c'est plus en plus.

7:39
Présentateur

Oui, ça s'est acté, normalement.

7:40
Invité

Et ensuite, honnêtement, ce qu'on attend, c'est qu'il y a enfin une première ou un Premier ministre de gauche, comme il y aurait dû avoir depuis les élections législatives 2024, qui arrivent au pouvoir. Parce qu'aujourd'hui, bien que Bayrou parte, bien qu'il parte et qu'il s'en aide... Ah, qu'il parte ? J'avais compris qu'il parle.

7:57
Présentateur

Non, bien qu'il parte.

7:58
Invité

Non, bien qu'il parte, si Macron, à l'issue de son départ, décide de renommer un Premier ministre qui va effectuer la même politique de Bayrou, ça n'a pas de sens.

8:08
Présentateur

Mais ce soir, ce soir, pour les jeunes...

8:10
Invité

Ce soir, pour les jeunes...

8:11
Présentateur

Qu'attendez-vous que dise François Bayrou ?

8:13
Invité

Honnêtement, on ne s'attend à absolument rien. Mais ce qu'on voudrait qu'il fasse, et ce qu'il ne fera pas, bien évidemment, c'est qu'il annonce que les jeunesses vont arrêter de payer, vont arrêter de subir la dette, parce qu'il dit, comme vous le disiez tout à l'heure, qu'il faut que tout le monde fasse des efforts. Alors, très bien, si vous le voulez, mais quand vous avez M. le Premier ministre qui fait 40 000 euros de rénovation pour son bureau à Pau, je suis désolée, non, nous, on n'a pas à payer ça.

8:38
Présentateur

Dans le cadre d'une opération, nous dit l'entourage de François Bayrou, qui était prévue, qui avait été engagée, et cette réflexion du bureau est, semble-t-il, la dernière étape de cette opération de travaux qui était prévue dans le cadre d'un aménagement de bâtiments qui est classé patrimoine culturel.

8:55
Invité

Très bien, mais je ne pense pas que ce soit la priorité actuellement.

8:59
Présentateur

Pour vous, c'est aussi affaire de symbole.

9:00
Invité

Oui, d'accord, mais il y a une priorité qui est aujourd'hui la précarité de la jeunesse, qui est aujourd'hui des élèves qui ont subi Parcoursup et qui n'ont pas de formation pour l'année 2025-2026. Des familles qui ne peuvent pas se permettre d'acheter des fournitures scolaires parce que, faute de moyens, alors aujourd'hui, Bayrou décide de encore toucher aux jeunesses, décide encore de nous amputer quelque part, et nous, on attend enfin qu'il y ait un revenu d'autonomie pour les jeunes.

9:27
Présentateur

Vous l'avez entendu cette semaine ? François Bayrou, il a dit, j'ai reçu énormément de messages de jeunes qui disaient pour la première fois, en parlant de lui évidemment, on a parlé de nous, les générations du baby-boom qui ont beaucoup fait marcher le pays ne peuvent pas s'intéresser de la situation qui est faite aux jeunes français. Vous n'avez pas l'impression qu'il vous a, d'une certaine manière, tendu la main cette semaine, non ?

9:44
Invité

Bah non, clairement pas. Bah clairement pas. Parce que si vous voulez, il veut un peu nous amadouer avec ces jolis mots, mais la réalité derrière, c'est que c'est nous qui payons. La réalité derrière, c'est qu'on a aujourd'hui des lycéens et des lycéennes qui vont encore devoir subir la dette, qui vont encore devoir subir des conditions d'études qui sont inacceptables parce que nous avons aujourd'hui des discriminations territoriales et des inégalités territoriales qui font en sorte que certains élèves perdent 18 mois de scolarité l'année du bac et aujourd'hui c'est inacceptable.

10:17
Présentateur

Écoutons l'ancien Premier ministre Edouard Philippe qui s'est exprimé hier.

10:21
Invité

Je ne crois pas du tout qu'on puisse faire quoi que ce soit de grand en France en segmentant ou en antagonisant des parties de la population. Je n'ai pour ma part jamais adhéré à la lutte des classes. Je n'adhérerai pas plus à la lutte des âges. Sans doute, le système, et je reviendrai, dans lequel nous vivons aujourd'hui laisse une place inconfortable et insuffisante à la jeunesse. Mais je n'accuserai pas les boomers d'égoïsme. Difficile de dire aux boomers qu'ils sont égoïstes alors qu'ils constituent la première génération qui, arrivant à la retraite, doit souvent prendre à sa charge la situation d'un, voire de deux, de leurs parents.

11:02
Présentateur

C'est un peuple qui n'adhère pas à la lutte des âges. Qu'est-ce qui vous relie, vous, aujourd'hui, Christian Bourreau et Sophia Tizaoui, vous, boomers, et vous, jeunes lycéennes ?

11:13
Invité

Qui nous relie ? Je ne suis pas son père, elle n'est pas ma fille. Je parlais de son grand-père. Mais ce qui nous relie, c'est quoi ? C'est que nous vivons tous dans un pays et sur un certain nombre de sujets, la protection sociale, etc., il y a un deal qui est passé en France depuis longtemps qui est ce qu'on appelle la solidarité intergénérationnelle. Et c'est quelque chose qui, pour nous, est tout à fait fondamental. Et donc, je me sens totalement solidaire de ma voisine dans ce contexte-là. C'est elle qui, aujourd'hui, paye ou va payer mes cotisations de retraite. Mais en même temps, elle acquiert des droits pour sa retraite le jour venu ou quand elle pourra partir.

Donc, il y a un phénomène d'équilibrage qui intervient. Ce qui ne signifie pas que tout est limpide comme de l'eau de roche. La démographie intervient. On est aujourd'hui dans une situation où le nombre, le rapport entre le nombre d'actifs et le nombre de retraités... Est en train de s'inverser. Enfin, il s'égalise en tous les cas. Il s'égalise régulièrement. Il s'égalise régulièrement. Ce qui veut dire que les retraites coûtent plus cher. Il y a plus de retraités. Alors, elles coûtent plus cher où ? On les étrangle.

J'ai lu quelque part d'une ministre du Travail, je crois, qui a eu l'occasion de dire qu'au-delà de 2 000 ou 2 500 euros par mois, un retraité, c'est vraiment donner de la confiture aux cochons. Il n'a pas besoin de ça.

12:43
Présentateur

Tout le monde doit faire un effort. C'est le message que nous essayons de ressentir. C'est ce que nous disons. François Bayot et que dit l'actuel Premier ministre, Sophia Tisavi, vous, comment vous envisagez cette solidarité intergénérationnelle, vous qui débutez à peine, en tout cas dans la vie active ? C'était peut-être même pas encore le cas.

13:01
Invité

Alors, cette solidarité, on l'a vue dès 2023 avec la réforme des retraites. C'est pour ça qu'il y avait beaucoup de jeunes dans la rue pour contester la réforme à 64 ans parce qu'on savait qu'il finit, c'est nous qui payons et c'est nous qui allions se retrouver dans cette situation où nous allons devoir travailler plus alors que le travail est de plus en plus pénible pour beaucoup de Françaises et de Français. Alors, vous disiez aussi qu'il fallait tous participer. Alors, très bien, mais à quel prix et comment ? C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a une génération qui va plus payer que certains. On a les jeunesses qui vont plus payer que les riches, par exemple.

On a les retraités qui vont, encore une fois, se voir financer moins pour...

13:43
Présentateur

Attendez, parce que Victor Véraud, tout cela nous renvoie à l'interview de François Bayrou ce soir à 18h. J'interrogeais Jérémy Troutin là-dessus tout à l'heure. Alors, il faut qu'il envoie un message, qu'il donne des gages. Ce soir, le Premier ministre, peut-être plus à certaines catégories qu'à d'autres, on a ici même une jeune et un retraité, ce sont ces catégories-là qui seront éventuellement privilégiées dans les paroles du Premier ministre.

14:11
Invité

Il y a quelque chose qui est plus important que tout le reste, c'est, vous le disiez, la démographie, le nombre. Dans l'électorat des votants, c'est-à-dire vraiment les gens qui vont déposer un bulletin dans l'Orient, les retraités sont majoritaires, ils sont à 40%. C'est-à-dire que dire ce qu'a dit François Bayrou n'est pas du tout payant électoralement parlant. C'est pour ça qu'Edouard Philippe, d'ailleurs, attaque François Bayrou en disant « je ne veux pas la lutte des âges ». Il ajoute d'ailleurs... Dire que ce n'est pas payant électoralement, ça ne veut pas dire que ce n'est pas juste. Non, exactement, c'est ce que je dis.

Moi, je pense que François Bayrou a fait quelque chose de juste et d'honorable, c'est-à-dire qu'en se tuant politiquement, puisqu'il se met à dos tout l'électorat retraité en disant cela, qu'il est électorat majoritaire, la proportion majoritaire des gens qui vont voter in fine, il dit ce que tous les autres ne peuvent pas dire, puisque tous les autres doivent être élus et pour cela, ils doivent avoir les retraités. C'est pour ça qu'Edouard Philippe disait dans son intervention « il ne faut pas accabler les retraités, c'est d'ailleurs la plus grande partie de la population, la plus grande démographie ».

Mais c'est là tout le problème, c'est qu'on ne peut pas aborder ce sujet sereinement parce que les retraités représentent l'électorat plus grand. Et en réalité, c'est juste une simple question, ce n'est pas une question d'attaquer les boomers, ce n'est pas une question d'injustice, ce n'est pas une question des jeunes qui fantasment un passé idéalisé, etc. C'est une question d'allocation des ressources. Il vaut mieux investir de l'argent dans les actifs pour relancer l'économie que de l'investir dans des retraites qui sont parfois trop hautes. Et donc, pourquoi est-ce qu'on parle des boomers ? Parce que la génération des boomers, 45-65, perçoit deux fois plus, 200% de ce qu'ils ont cotisé.

C'est ça en réalité le sujet mathématique, il est tout à fait mathématique.

15:34
Présentateur

Le champ du signe de François Bayrou, disiez-vous tout à l'heure, Victor Héros, néanmoins, après cette interview à 18h sur BFM TV, entre autres, tout à l'heure, Jérémy, il y a quand même quelques petites choses à l'agenda du chef du gouvernement la semaine prochaine. Mais à quoi ça va servir ?

15:49
Invité

On se demande bien à quoi ça va servir parce que ce soir, s'il bouge, on va le voir très vite. Là, dans ces cas-là, on peut imaginer que les discussions qu'il va avoir avec les partis peuvent aboutir peut-être à quelque chose. Mais s'il ne bouge pas dès ce soir, en réalité, ce round de négociations et de discussions pendant une semaine ne va servir absolument à rien, sauf à donner du temps à Emmanuel Macron pour choisir le choix du successeur de François Bayrou. Ce sera de la réflexion supplémentaire pour le président de la République. Donc voilà, après, sur la question des boomers, sur la question, la déclaration d'Édouard Philippe, on sent bien qu'il y a un sujet autour des retraités.

Mais il faut arrêter de parler des retraités comme si c'était un bloc. Il y a des inégalités profondes au sein des retraités. Il y a des retraités à 1 200 euros, il y a des retraités à 700 euros, il y a des retraités à 3 000 euros. Évidemment que les retraités ne sont pas tous dans la même situation. Donc il ne faut pas prendre les retraités pour un seul et même bloc. Et puis il faut rappeler aussi aux jeunes que les retraités, ce sont des gens qui ont cotisé et qui ont parfois cotisé sur une durée de temps de travail qui était plus élevée qu'aujourd'hui. À l'époque, on cotisait sur 40 heures, 39 heures et pas sur 35 heures.

16:56
Présentateur

– On ne va pas revenir le débat sur les retraites parce qu'on n'a plus le temps. Merci. Le mot de la fin, mais je vous sais très bavard, Christian Bourreau. Vraiment le mot de la fin, s'il vous plaît.

17:07
Invité

– C'est bavard, mais effectivement, j'essaye de condenser mon propos compte tenu de la brièfeté des temps de parole. – On n'a plus le temps, donc vraiment, je voulais faire une dernière phrase. – C'est que les retraités sont d'accord pour participer aux efforts, etc. On a bien vu que l'histoire de l'année blanche, ça va se traduire par une augmentation des impôts. D'accord, à condition que cela soit partagé. Mais qu'on arrête les discriminations et qu'on arrête ce genre de choses. Voilà, c'est ça en fait le message que j'ai.

17:37
Présentateur

– Merci.

17:38
Invité

– Ma plus grande solidarité, c'est avec ma voisine.