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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 29 mai 2026 26 min

Violences sexuelles dans le périscolaire : comment mieux protéger nos enfants ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à tous. Très heureux de vous retrouver pour ce nouveau numéro de Parlement Hebdo, l'émission qui vous fait vivre les temps forts de la semaine au Parlement. Et comme chaque semaine, nous vous proposons un débat entre un député [musique] et un sénateur.

Aujourd'hui à Gaetan du Soet. Bonjour. Vous êtes député Rassemblement [musique] national des Vauges.

Face à vous Karine Daniel. Bonjour. Bonjour.

Vous êtes sénatrice socialiste de Loire Atlantique. Et au programme, la loi d'urgence agricole à l'Assemblée nationale. 2e semaine de discussion sur un texte qui est censé répondre à la colère des agriculteurs au menu des débats, la taille des élevages, le loup et le revenu des paysans.

Et puis le Sénat a débattu de la lutte contre les violences sexuelles dans le périscolaire dans le contexte du scandale qui frappe les écoles parisiennes. Les sénateurs ont adopté une proposition de loi pour contrôler les antécédents judiciaires de chaque animateur. Mais d'abord le projet de loi agricole débattu toute la semaine à l'Assemblée nationale.

Les députés ont longuement discuté de l'agrandissement des élevage. Ellazingava pour le gouvernement. C'est l'une des mesures les plus importantes du projet de loi.

L'article 17. Je ne peux pas faire un déplacement dans les territoires sans qu'il y ait un éleveur qui me dise les difficultés qui les prouvent pour faire sortir un projet d'agrandissement, de modernisation ou de construction de bâtiment d'élevage. Nous voulons à travers cette ordonnance créer un statut spécifique à l'élevage et alléger les contraintes pour les mettre simplement au standard au standard européen.

Une disposition soutenue par le bloc central La droite et l'extrême droite pour retrouver notre souveraineté alimentaire. 50 % du poulet consommé en France est importé. 30 % du porc consommé en France est importé.

Vous avez une croissance des demandes de de 2 de consommation 2 qui ont augmenté de 20 % en importation et qui ont baissé de 10 % en exportation. Il y a un véritable besoin, une vraie demande. Mais la gauche craint une remise en question du modèle agricole français.

Oui, 50 % de la consommation française de volaille est importée. Alors OK pour développer la production de volaille mais en installant plus de paysans et de paysanes. Ce n'est pas ce que va faire cet article.

Cert article va lui permettre d'agrandir à outrance les élevages. Plus on facilite le développement des très grandes structures agricoles très capitalistique, plus on exerce une pression au final sur la structure agricole elle-même, sur le marché lui-même, sur les prix d'achat et plus on met en difficulté nos exploitations familiales. Le projet de loi d'urgence agricole sera soumis au vote des députés mardi 2 juin et examiné au Sénat début juillet.

On l'a entendu pour la gauche et les écologistes. Ce projet de loi favorise l'élevage intensif au détriment d'exploitation plus familiale. Gaan du Saucet, est-ce que c'est la prime au ferme usine ?

En réalité, je pense qu'il y a une erreur qui est faite de la part de la gauche de cet hémicycle, c'est celle de croire qu'il y a un modèle de ferme unique en France. En réalité, la la l'agriculture française, elle est riche de la diversité des modèles d'agriculture que nous avons. À la fois des petites fermes à taille familiale où la plupart du temps, ce sont les membres de la famille qui tiennent l'exploitation agricole et parfois des structures agricoles qui sont beaucoup plus grandes, beaucoup plus importantes.

Mais les marchés qu'ils visent, que ça soit sur la consommation intérieure, la consommation locale ou que ça soit sur les capacités d'exportation, ne sont pas tout à fait les mêmes, ne sont pas tout à fait identiques. Donc en réalité vouloir condamner l'émergence de capacité aujourd'hui d'exploitation agricole qui serait en mesure de pouvoir produire suffisamment auprès de de nos éleveurs, évidemment ça bloquerait beaucoup de l'activité agricole. Les chiffres, il faut quand même un peu les rappeler.

Depuis début 2026, on a quand même les importations de volaill qui ont augmenté de plus de 10 % et également le port qui est produit en dehors de l'Union européenne dont les importations ont augmenté de plus de 12 %. Donc il y a un moment donné, si on veut être autosuffisant, indépendant et protéger notre souveraineté agricole et alimentaire pour savoir ce que nous avons dans nos assiettes, et bien il faut évidemment donner la capacité à nos agriculteurs de pouvoir produire davantage. Carine Daniel, au nom de la souveraineté alimentaire de la France, face aux importations qui augmentent, est-ce qu'il faut faciliter l'agrandissement des élevages ?

Alors, il y a une idée reçue euh contre laquelle il faut lutter aussi, c'est que les structures les plus grandes seraient les plus performantes. On sait qu'au plan euh de l'économie agricole, au plan euh de l'analyse, c'est faux. Il faut euh des euh selon les spécialités de production, il y a des tailles qui sont plus ou moins optimales et l'agrandissement n'est pas toujours synonyme de performance parce que pour pour les œufs et le poulet par exemple dont vous parlait, c'est pas performant.

ça euh les exploitations les plus grandes peuvent aussi par exemple être les plus exposés au risque sanitaires. Donc la grandissement des exploitations n'est pas forcément la solution. Ensuite, il y a un sujet de pact entre la nation et les éleveurs.

Et on a aujourd'hui un problème par exemple de déséquilibre sur le marché des œufs. Donc, il faut trouver des solutions. Mais les solutions, ce ne sont pas forcément l'agrandissement des élevages existants, c'est la structuration des filières sur les territoires dans lesquelles par exemple les coopératives agricoles, les industriels, les contrats entre les industriels et les éleveurs et l'entrée de nouveaux éleveurs dans les filières et le sujet mais ça pose aussi le sujet du renouvellement des générations, de l'entrée de nouveaux agriculteurs dans les filières, du fait de donner envie et de donner des perspectives aux filières agricoles, aux exploitations agricoles.

Et le sujet, il est bien évidemment plus global que ce qui crispe sur la question des fermusines, c'est absolument pas la solution au développement d'une agriculture qui soit pérenne, qui soit viable pour les agriculteurs et pour la société de manière générale. Une réponse gendant du saucé. La la ferme usine, c'est pas la solution.

En en réalité, on n'est pas non plus dans ces dimensions là. Faut faire attention un petit peu au slogans, à ceux où on essaie de faire croire d'un seul coup que l'on va avoir exactement les mêmes images. C'est ferme avec plus de 10000 beaux vins comme on a dans les pays du Mercur et autres.

Il y a une chose sur laquelle je vous rejoins totalement, c'est le fait que ce seul article 17, comme d'ailleurs un ensemble de mesures que l'on a aujourd'hui dans cette loi d'urgence agricole ne va pas permettre de répondre à la crise agricole que l'on connaît dans notre pays. D'ailleurs, on en sait quelque chose puisqu'on en est déjà au 3è texte législatif qui concerne le monde agricole français en 3 années consécutives. C'est donc bien que toutes les lois qui nous ont été présentées, un peu comme la solution suprême par le gouvernement, que ça soit la loi d'orientation agricole il y a 2 ans, que ça soit la loi visant à lever les contraintes sur le métier des agriculteurs, il l'année dernière, évidemment n'ont pas permis de répondre à l'ensemble des enjeux parce qu'il y a des enjeux qui sont beaucoup plus profonds, beaucoup plus structurels.

D'abord la capacité à nous protéger de la concurrence internationale des loyales, la capacité à sortir de ces logiques de décroissance agricole, de d'écologie punitive qui sont imposées notamment par le pacte vert européen. Et je me félicite d'ailleurs que les députés du Rassemblement national au Parlement européen aient pu réussir à suspendre une partie de ces contraintes qui s'imposent à nos agriculteurs et aussi d'un carcan administratif, il faut le dire, où à chaque fois que vous essayez de engager quelque chose de nouveau, à chaque fois que vous essayez d'étendre vos exploitations, à chaque fois que vous essayez de performer vos capacités de production, vous vous retrouvez face à un mur de norme de réglementation et une administration qui ne vous permet pas en réalité de pouvoir véritablement mettre en œuvre vos activités. Un dernier mot Karine Daniel sur ce sujet.

Cette loi d'urgence, elle ne permettra absolument pas de régler la question de la crise agricole. Ce qu'il faut ce qui ce qu'il faut donner à l'agriculture et aux agriculteurs et aux agricultrices en France, ce sont des perspectives. Ce sont des perspectives de long terme.

On le sait, cette loi d'urgence, elle est inappropriée parce que elle ne répondra pas à la crise et elle est surtout pas à la bonne échelle. On sait que l'échelle pertinente pour le marché agricole, c'est l'espace du marché européen. Les règles de commerce, elles sont fixées à cette échelle.

Donc, on sait très bien que l'enjeu, ça va être la négociation de la future politique agricole commune et c'est l'enjeu aussi à la fois de l'échelle européenne et puis de l'échelle territoriale pour mieux organiser les filières, pour mieux euh organiser la souveraineté des territoires sur les questions agricoles. Et cette loi agricole, elle est inopportune parce que elle ment sur le fait qu'elle va trouver des débouchés à la crise agricole qui est une crise réelle. Et je je le dis, les décrets d'application de la dernière loi agricole ne sont toujours pas publiés et on est déjà en train de discuter un texte qui est un peu un fourtout qui ne règle pas les problèmes de manière structurelle.

Alors, il y a il y a un animal qui a fait débat, on va parler euh d'un autre sujet qui a fait débat à l'Assemblée nationale, la question du loup et de la protection euh des élevages face à ce prédateur. Le gouvernement veut assouplir euh la protection de cet animale et les députés sont même allés un petit peu plus loin avec un tir de défense contre un loup qui sera présumé légitime et les bergers pourront tuer des loups même dans des réserves naturelles. Gaon du sauc, c'est le début de la fin de la protection de cette espèce protégée qui est le loup.

Non, il faut pas tomber dans la caricature. Il y a pas sur la question du loup euh il n'y a pas une positionition qui dit tout blanc ou une position qui dit tout noir. En réalité, la réintroduction de de l'espèce et la capacité à cette espèce d'avoir pu justement vivre de façon protégée et de pouvoir bien se redévelopper dans certains plans de territoire, c'est notamment le cas dans mon département des Vauges, et ben s'accompagne aussi de conséquences qui sont naturelles parce que c'est comme ça que fonctionne la nature sur les exploitations agricoles et sur les les bêtes qui sont élevées par nos agriculteurs.

Donc il y a quand même une situation face à laquelle on ne peut pas rester totalement immobile ou totalement aveugle. Aujourd'hui, un certain nombre d'agriculteurs se retrouvent dans des complications judiciaires face à la préfecture, face à des associations écologistes suite qui s'organise pour pénaliser les agriculteurs lorsqu'ils cherchent à protéger leur élevage. Donc, il est tout naturel que aujourd'hui le législateur se mobilise pour essayer de donner justement une protection juridique, une protection judiciaire à ses agriculteurs lorsqu'ils interviennent parce que le fait de ne pas avoir agir aussi crée des tensions parfois dans les territoires.

Moi, je vois, je suis souvent sollicité, pardon d'être un petit peu long, mais juste pour en finir là-dessus, je suis souvent sollicité par des agriculteurs dont aujourd'hui il y a un certain nombre de tensions notamment avec les sociétés de chasse et avec les chasseurs parce que et bien on se renvoie un peu la responsabilité de si mon élevage est attaqué, c'est parce que finalement les chasseurs qui ont aussi une responsabilité justement de contrôle de la biodiversité et bien n pas fait travail d'où à la législation justement de pouvoir agir assez rapidement. Karine Daniel, vous comprenez la détresse psychologique économique aussi parfois de ces éleveurs qui voient leur troupeau décimés par des attaques de loup avec comme on disait des autorisations complexe, difficile à mettre en œuvre pour contrer ces attaques bien sûr et la question de la protection des exploitations globalement sur ces questions de de de d'arrivée d'espèces qui peuvent détruire des cultures, qui peuvent attaquer des troupeaux, ça se pose pour le loup, ça se pose pour d'autres types d'animaux. Ça nécessite d'avoir un débat apaisé, d'avoir un débat apaisé qui respecte le rôle de chacun, le rôle des chasseurs, le rôle des agriculer les hébergers.

Alors, d'abord, il faut respecter les agents publics qui sont en charge de ces questions et et moi, je tiens à soutenir vraiment les agents de l'OFB, l'Office français de la biodiversité qui sont en première ligne sur ces questions. Ils ont été trop dénigrés, y compris par des responsables politiques et parfois par le par le gouvernement. Donc là, il faut vraiment faire de cette OFB, la pierre angulaire de de de cette régulation et puis il faut retrouver un débat apaisé qui ne soit pas hystérisé sur ces questions.

Oui, il y a des espèces qui parfois sont trop nombreuses et il faut faire de la régulation. Il faut protéger parfois des cultures, parfois des troupeaux. Il faut être pragmatique sur ces questions.

Ensuite, on parle de de port d'armes, on parle de de de régulations qui peuvent avoir des méthodes qui qui doivent être parfaitement encadrées où il y a des enjeux aussi de formation des uns et des autres qui sont extrêmement importants à respecter. Dernier point aborder rapidement sur cette loi agricole gitant du SAC à la question des recours administratifs contre des projets agricoles notamment de la part des associations environnementales. projet de loi, il protège les agriculteurs contre des recours qui seraient jugés abusifs et les auteurs de ces recours seraient obligés de verser des dommages intérêts aux agriculteurs visés.

C'est quoi ? C'est une manière de faire terire les les associations environnementales ? C'est une procédure Bayon ?

Non, encore une fois, on est on n'est pas du tout dans des positions aussi caricaturales. Là, pour le coup, je je retrouve un petit peu en effet l'argumentaire qui était porté par un certain nombre d'élus et de parlementaires plutôt issus de de la gauche de l'hémicycle. L'idée est de refaire à nouveau de la l'agriculture et de la défense de nos agriculteurs la priorité de l'action.

Et il est vrai qu'il y a quand même un un sentiment qui est très largement partagé, quelle que soit à nouveau la taille de l'exploitation agricole, euh qui est celui de l'agribashing où finalement chaque agriculteur se voit depuis des années accusé d'être tantôt un pollueur, tantôt quelqu'un qui maltraite ses animaux, tantôt quelqu'un qui va aller polluer les eaux à proximité de ses exploitations agricoles. En fait, cet agribashing aujourd'hui, ce n'est plus possible quand vous avez des personnes qui n'arrivent pas déjà à vivre des fruits de leur travail, qui n'arrivent pas à se verser un salaire chaque mois régulier, qui en plus de ça à chaque fois qu'ils essayent de demander quelque chose, que ça soit à la préfecture, à l'administration, à d'autres, et bien font sont face à un mur de norme et un mur réglementaire face auquel on leur dit finalement vous ne pouvez pas travailler, vous ne pouvez pas faire votre travail comme vous le souhaitez. Évidemment, il faut qu'on soit de leur côté moralement et de façon législative.

C'est ce que nous faisons aujourd'hui. Karine Daniel, il y a une forme d'obstruction à certains projets agricoles ? Non, mais il faut donner une image positive du métier d'agriculteur et dire aussi que aujourd'hui s'investir dans une carrière sur les métiers de l'agriculture et de l'agroalimentaire, c'est quelque chose de positif.

Il faut retrouver les voies du dialogue entre les agriculteurs et la société. Les agriculteurs ouvrent leurs élevages, ouvrent leurs exploitations, donc ça passe pas par endurcissement de lois. On on a on a franchement aujourd'hui de nouveaux enjeux.

L'enjeu des agriculteurs d'aujourd'hui et de demain, ce sera de nourrir l'Europe et et le monde en respectant mieux l'environnement. L'agronomie va être au cœur euh des sujets. Il faut des agriculteurs qui soient mieux formés, qu'il y ait des perspectives, qui soit au fait des questions euh d'environnement, qui soi qui sachent travailler mieux parce qu'ils seront moins nombreux avec moins d'eau en respectant les ressources naturelles.

C'est çaour. On on peut il faut améliorer les voies de dialogue entre les uns et les autres et que aussi les agriculteurs communiquent mieux sur leur métier qui est un métier d'avenir qui est un métier formidable dans lequel les jeunes peuvent s'impliquer. Si vous permettez rapidement après on passe au thème.

C'est là où on a certainement un désaccord, c'est que derrière les arguments que que vous présentez et que je peux entendre d'une certaine manière, on a un peu le sentiment que finalement la culpabilité ou la responsabilité de la situation est celle de l'agriculteur qui ferait pas suffisamment bien son métier ou pas suffisamment les les normes ou les critères que vous fixez vous. Encore une fois, l'agriculture française est dans cet état pour deux principales raisons. C'est que à jamais le gouvernement n'a été de leur côté pour les protéger face à la concurrence internationale et loyale et face à une grande distribution qui ne leur permett pas de profiter de prix.

Car Daniel, une réponse très rapide. Aprend, on passe au deuxième thème de débat sur l'actualité du Sénat. C'est extrêmement caricatural.

Moi, je forme, c'est mon métier des agriculteurs qui feront l'agriculture de demain. Et je peux vous dire que leur enthousiasme est là et quand on a des normes, c'est normal parce que les normes protègent les consommateurs, les citoyens, elles protègent les agriculteurs eux-mêmes. et vous avez tendance à confondre la suradministration et les normes qui protègent les uns et les autres et et je pense qu'il faut être juste et il faut être précis.

Qu'il y ait des suradministrations, des surcontrôles, c'est c'est sans doute le cas, mais les normes, ell elle protège les citoyennes et les citoyens européens. On va parler d'un sujet important qui a marqué les débats cette semaine au Sénat, la lutte contre les violences sexuelles dans le secteur périscolaire dans le contexte du scandale qui frappe les écoles parisiennes. Les sénateurs ont adopté à l'unanimité une proposition de loi pour contrôler les antécédents judiciaires de chaque animateur.

Gaspar Bunel. Qui s'abstient ? l'unanimité, la proposition de loi est adoptée.

Le Sénat s'attaque à ce qui pourrait être le mythou des enfants. Porté par le sénateur centriste Hervé Morayet. Le texte a pour but de combler de nombreuses failles dans le recrutement des encadrants d'enfants.

Qu'il y avait énormément de trous dans la raquette. Il y avait la possibilité d'avoir pas mal d'informations lorsqu'il s'agissait d'embauche pour la petite enfance mais pas au-delà de ce seuil. Donc l'objectif de cette proposition de loi, c'est de simplifier, d'harmoniser et surtout surtout de renforcer le contrôle des antécédents des personnes susceptible d'être embauché.

Cette adoption à l'unanimité ce mercredi intervient alors qu'un scandale a éclaté ces derniers mois dans le périscolaire parisien. En tout, 78 agents municipaux ont été suspendus depuis janvier 2026 dans les écoles de la capitale pour des suspicions de violence physique et sexuelle. Face à ces affaires, le gouvernement a présenté cette semaine un projet de loi de protection de l'enfance.

Il permettrait notamment d'éviter le recrutement de toute personne ayant eu des comportements inappropriés dans le passé. Autrement dit, c'est ce qu'on appelle en langage trivial une liste noire. Ça veut dire que nous aurons évincé un agent public, un surveillant et cetera euh en raison de son comportement avec les mineurs, quand bien même il n'aurait pas été condamné, et bien il sera inscrit sur une liste qui empêchera toute forme de réemploi au sein de l'école.

Mais certains parlementaires souhaitent remonter le fil des responsabilités. Agnè SVR, sénatrice les Républicains de Paris, demande la mise en place d'une commission d'enquête à l'échelle de toute la France. qu'il faut réorganiser et faire en sorte qu'on ait des animateurs qui soient absolument formés, qu'on ait des contrôles d'honorabilité.

Comment se fait-il qu'on a pas regarder le casier judiciaire ou voir s'il y avait eu des antécédents historiques dangereux pour ces animateurs encore une fois qu'on mettait face à des enfants. C'est tout l'intérêt de cette commission d'enquête. En attendant, la proposition de loi doit maintenant être étudiée et soumise au vote des députés prochainement.

Avant cela, l'Assemblée aura à se prononcer dès le 1er juin sur la proposition de loi Betaram. qui prévoit aussi de mieux contrôler les encadrants d'enfants. Karine Daniel, vous êtes d'accord avec cette proposition de liste noire qui comprendrait aussi des gens qui n'ont pas été condamnés ?

Alors, d'abord, il faudra voir comment sont établis ces ces listes, quelle est la proposition réelle du gouvernement sur ce sujet. Euh d'abord, on peut se des personnes condamnées, signalées ou suspendu par il faudra voir quelle est mais là, on voit bien qu'on est à on a une vigilance sur la question de l'état de droit, sur le droit du travail et sur le fait de ne pas surréagir et et de laisser la justice faire son travail aussi quand elle a à le faire. maintenant que cette loi a été votée et proposée, c'est une bonne chose et on est dans un contexte où le Parlement est parfaitement dans son rôle de protection des plus vulnérables et des enfants notamment parce que on a un contexte où l'avait dit, on on part notamment de l'affaire Betaram, on a un sujet dans les écoles et c'est vrai que les écoles privées euh et on aura aussi je on a un sujet qui est parti de BRAM en Lo atlantique.

On a un sujet dans dans les écoles privées de de l'ire atlantique. On a aujourd'hui le périscolaire parisien. On doit vraiment avoir une vigilance globale et accrue.

Et la loi qui a été votée au Sénat cette semaine permet d'augmenter cette vigilance. Je le dis, il faudra que cette vigilance, elle soit pas seulement pour les grandes villes qui ont les moyens humains et administratifs de faire les contrôles, mais il faut aussi que les communes rurales qui n'ont pas les moyens administratifs de faire ses contrôles, soit aussi euh l'objet est protégé par cette loi. Maintenant, évidemment que le champ est immense.

Ça doit aussi on doit aussi avoir une pensée pour les questions de club sportifs. tout ce tout le gouvernement dit qu'il veut englober tous les secteurs. Voilà.

Donc donc c'est une loi qui doit être globale mais d'où la nécessité d'être vraiment vigilant sur l'état de droit et la protection des personnes et le fait que la justice est d'abord la référence en matière de condamnation et la présemption d'innocence doit aussi être respectée. Oui, c'est un point de débat important. Gend du secè, qu'est-ce que vous pensez de cette proposition du gouvernement de faire une liste noire de toutes les personnes qui seraient évincées de l'éducation nationale pour des suspicions de violence sexuelle les mettre dans une liste noire même si elles n'ont pas été condamnées par la justice ?

Est-ce que ça pose pas un problème d'état de droit ? Alors, il est vrai que habituellement euh même en en première instance, vous avez la possibilité d'une exécution provisoire de la peine. Donc même s'il avait la possibilité d'avoir recours, la peine serait appliquée pour éviter des cas de récidif.

Parce que lorsque vous êtes à proximité euh d'un enfant et donc de la possibilité de de récidiver, évidemment, il faut protéger avant tout l'enfant. ce que j'ai donc sur la liste noire du gouvernement pour vous répondre très concrètement, la démarche nous paraît euh pas inutile, mais encore faut-il voir quels sont les critères et euh comment le gouvernement nous présentera finalement ce dispositif devant la représentation nationale. Le véritable sujet, c'est que finalement, il est jamais trop tard pour agir.

Euh aujourd'hui, ce ce phénomène des violences sexuelles sur mineurs et sur des très très jeunes que sont les enfants n'épargent plus un seul type d'établissement. Il n'y a pas uniquement les établissements privés, il y a aussi les établissements publics. Il n'y a pas uniquement les grandes villes mais aussi les communes rurales.

Et la question est de savoir comment on réagit. Alors aujourd'hui, la proposition de loi sur laquelle travaille les sénateurs ouvre des perspectives qui sont intéressantes. Le fait de permettre une enquête administrative avant l'embauche pour vérifier justement qu'il n'y a pas eu des suspicions, qu'il n'y a pas eu d'ors et déjà des accusations sur tel ou tel agent qui va se retrouver ensuite à proximité d'enfant est une belle chose.

Maintenant, il y a quelques éléments qui parfois peuvent nous inquiéter quand on voit que par exemple lors des débats qu'il y a eu au sein des commissions et au sein du Sénat, on nous explique que suivant les critères parce qu'on veut élargir pas uniquement au périscolaires, mais on veut élargir le plus largement possible parce que il n'y a pas que dans les écoles que nous sommes à proximité d'enfants et nous avons raison de vouloir faire cela. Mais quand je vois que aujourd'hui on se dit "Oui, mais ça impliquerait de faire 5 millions d'enquêtes administratives par an et nous avons pas les capacités de mener ces enquêtes administratives." Mais cela dit beaucoup de l'État du pays.

Alors, je pense que il faut évidemment par la loi se donner la capacité et les outils pour pouvoir euh y parvenir. Et s'il faut par la suite notamment lors des discussions budgétaires mettre les moyens suffisants pour renforcer la justice, pour renferser le travail policier qui permet de réaliser ces enquêtes, alors évidemment ce sera un impératif parce que jamais jamais jamais il ne faut voir d'un point de vue comptable la question de la protection de nos enfants. Dans le scandale parisien, la sénatrice les républicains Sverren parle d'omerta.

Est-ce qu'il y a eu Karine Daniel une omerta de certaines municipalités et de la ville de Paris ? Je pense que Emmanuel Grégoire a a pris toute la mesure euh de la situation et a agi sans doute un peu tard, mais comme euh je vous le dis euh euh ce sujet arrive à l'agenda aussi parce que il y a eu des événements, il y a eu des cas et heureusement et moi je m'en réjouis, il y a eu des signals depuis des signalement voilà mais euh malheureusement effectivement la situation est aujourd'hui telle qu'elle est. Maintenant, il faut euh réagir, il faut mettre en place ses dispositions.

On a eu hier eu euh au Sénat euh le vote de de la loi sur le fait que les enfants placés puissent avoir recours à un avocat systématiquement. Ça nécessitera des moyens. Je pense que le sujet de la protection de l'enfance est à notre agenda.

La question de l'évolution de l'AZE est aussi à notre agenda. une République qui est à la hauteur et la France doit être à la hauteur. Euh elle doit protéger tous ses enfants dans tous les contextes et et c'est une responsabilité collective.

Qu éendu sace qu'il faut une nouvelle commission d'enquête parlementaire sur les violences sexuelles dans le pays scolaire comme le demande la sénatrice de Paris Agnès Évren notamment pour auditionner les élus parisiens socialistes. Oui, nous y sommes totalement favorables. Je pense qu'il y a besoin d'essayer de d'avoir un peu une visibilité sur la situation et pas uniquement à l'échelle d'une commune ou à l'échelle d'un établissement, mais de le faire de façon très nationale pour avoir le plus d'éléments possibles.

Moi, j'ai un peu une une pensée quand quand j'entends un peu les discussions qu'on a aujourd'hui pour l'intégralité des des familles, des personnels éducatifs et autres qui en fait durant des années se sont un peu retrouvés devant un mur. C'est-à-dire que c'est pas la première fois et nous on est souvent sollicité en circonscription également sur ces sujets-là où finalement on a alors de temps en temps ça peut être des familles d'accueil, ça peut être des parents d'enfants ou autres qui nous sollicitent en disant mais j'ai repéré quelque chose mais quand j'essaie de prévenir, quand j'essaie d'avoir des réponses et bien je me retrouve totalement seul. Donc rien que pour ces personnes-là, nous avons urgence justement des sera le mot de la fin.

Merci. Merci à tous les deux d'avoir participé à ce débat et merci à tous de l'avoir suivi et on se retrouve la semaine prochaine pour un nouveau débat sur l'actualité du Parlement.