Bruno Dumont présente son film "France" : "C’est une satire, le trait est grossi. Je fais du cinéma, je fais du spectacle."
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D'où vient ce personnage Bruno Dumont ?
- 4:28RelanceRéponse directe
C'est-à-dire ?
- 6:11OuverteÉludée
Monsieur le Président, on peut légitimement s'interroger sur la situation critique que traverse la société française. Ne pensez-vous pas y être sourd, voire impuissant ?
- 10:05OuverteRéponse directe
Alors, juste, Bruno Dumont, ce n'est pas pour être dans un réflexe corporatiste...
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« France, qui sortira donc mercredi après-demain, après avoir été présenté au dernier festival de Cannes. »
- 1:52PrésentateurFait
« C'est notre seule façon d'accéder au réel. »
- 3:48PrésentateurFait
« Je veux dire que l'image, vous regardez le journal de France Télévisions, mais c'est affreux. »
- 5:19PrésentateurFait
« Les journalistes parlent au nom de la France. »
- 5:32PrésentateurFait
« On est sondés en permanence. »
- 9:31PrésentateurFait
« Parce que c'est vrai, en termes journalistiques, c'est un scoop, quoi. »
- 12:07PrésentateurFait
« d'aller chercher la vérité et de la donner et de la rapporter »
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France, c'est le titre du film et le prénom de son personnage principal, central. France Demeure, journaliste star d'une chaîne d'info en continu. Son émission s'appelle « Regards sur le monde » mais on n'y voit qu'elle, en plateau pour des débats ou sur des terrains de guerre, d'où elle ramène des reportages qui ressemblent à des clips dont elle est l'héroïne. France Demeure parle à tout le monde, interpelle le chef de l'État, fait exploser les réseaux sociaux sur lesquels son assistante a les yeux rivés, mais ne s'est pas communiqué avec son mari ni avec son fils.
Et puis un jour, France renverse un jeune homme à deux roues, lui est légèrement blessé, elle est ébranlée, la star se met à trembler, à pleurer, à douter. On ne dira pas jusqu'où. Bonjour Bruno Dumont.
Bonjour.
Merci beaucoup d'être avec nous sur France Culture ce matin pour ce film France qui sortira donc mercredi après-demain, après avoir été présenté au dernier festival de Cannes. C'est Léa Cédoux qui incarne France, Blanche Gardin son assistante, Lou Benjamin Biolet son mari. Léa Cédoux qui n'était pas à Cannes pour cause de tests positifs au Covid, mais qui est de quasiment tous les plans dans votre film. D'où vient ce personnage Bruno Dumont ? Et je ne vous demande pas de qui vous vous êtes inspiré, parce que je ne suis pas sûre qu'il faille chercher des clés ou des références cachées, mais d'où vient l'idée de ce personnage et de ce qu'il vous permet de raconter.
L'idée vient de ce que je ressens quand je vis aujourd'hui, ce que je vois autour de moi, de ce que j'avais envie de renvoyer, ce qu'on me donne en fait. Donc j'avais envie... Moi les médias ça m'intéresse beaucoup, parce qu'ils sont là. Je trouve que c'est un lieu très important, puisque c'est notre seule façon d'accéder au réel, donc c'est très très très très important. Et je m'aperçois en fait que c'est une réalité qui est souvent... C'est une réalité qui est représentée. C'est une représentation du réel. Et ça je trouve que ça pose des petits problèmes en fait. Que le réel soit représenté au cinéma, c'est pas un souci, puisque c'est à fonction du cinéma.
Et en tant que cinéaste, j'ai vu qu'il y avait beaucoup quand même de points communs entre le journalisme et le cinéma lui-même. Sur le plan de l'écriture, sur le plan... Pendant le journaliste qui était là, il a lu son texte. Il y a plein de choses qui sont très très proches de ce qu'on fait nous. C'est-à-dire que c'est de la fiction. Oui. Alors que la fiction, on n'est pas... Voilà, moi je suis même de temps en temps le sujet du reportage. Et je vois que je suis fictionné en fait. C'est-à-dire qu'on me demande de faire ceci, on me demande de faire cela. Je suis coupé, je suis monté. Je ne dis pas que c'est grave, mais ça peut l'être.
Oui, voilà. Parce que, évidemment, tout dépend de ce que l'on fait. C'est-à-dire là, effectivement, par exemple, Romain de Bec de Lièvre, qui fait sa chronique. La chronique, c'est un exercice d'écriture. Donc, ce n'est pas anormal qu'il lit son texte et qu'il a écrit. Moi, je ne trouve pas ça anormal. Avant, pourquoi ?
Mais parce que l'écrit est fait pour l'écrit. Moi, je trouve, d'ailleurs, il écrit bien. Il devrait l'écrire. Je trouve qu'à l'oral, il y a quelque chose d'un peu artificiel. Et j'entends de plus en plus sur les chaînes de radio, par exemple. On sent que vous lisez de plus en plus. Et je trouve que pour l'oreille, ce n'est pas très agréable. Vous faites des directs aussi. Pour l'instant, moi, je n'ai pas de texte. Vous non plus. On parle tout à fait librement. Je trouve qu'on parle moins bien, sûrement, que si j'avais écrit mon texte et vous le vôtre. Mais le réel, c'est quelque chose de très approximatif. Donc, ce n'est pas grave. Même si je bute sur un mot, qu'est-ce que ça peut faire ?
C'est plus vrai que tous ces textes un peu aseptisés. Et c'est pire à l'image. Je veux dire que l'image, vous regardez le journal de France Télévisions, mais c'est affreux.
Alors, on va revenir au film. Le film, justement, on est effectivement en plein dans la société du spectacle. Et ce qui est frappant, c'est que cette journaliste, qui est incarnée par Léa Seydoux, tient en réalité beaucoup plus de la star de cinéma que de la journaliste. Et que tout le monde la reconnaît. Elle est le sujet de tous ces sujets. Elle sature l'écran avec cette impression qui est encore renforcée par les tenues hyper flashy qu'elle porte. Et finalement, le monde, dans son cas précis à elle, le monde qu'elle est censée raconter n'existe pas, en l'occurrence. Il n'est pas représenté.
C'est-à-dire ?
C'est-à-dire qu'en fait, son émission s'appelle « Regard sur le monde ».
Elle parle du monde.
Elle parle du monde.
Elle va faire des reportages très loin dans les pays. Elle raconte la réalité de ce pays. Sauf que son reportage, il est monté. Sauf qu'il est faussé. Il n'est pas tout à fait vrai. Il n'est pas tout à fait faux non plus. Donc, les choses sont arrangées. Les choses sont hiérarchisées. Les événements, tous les événements dont vous parlez dans votre journal, par exemple, ils sont hiérarchisés. Il y a des événements dont vous ne parlez pas. Donc, vous mettez, vous surexposez des événements. Au contraire, vous sous-exposez des événements. Alors, vous pouvez parler, vous parlez avec la main sur le cœur en nous expliquant que c'est la vérité. Mais je pense que...
Ah, mais non ! On ne parle pas avec la main sur le cœur en disant que c'est la vérité, Bruno Dumont. Non, non, non.
Non, non, mais moi, je vous le dis, écoutez. Non, non, mais c'est vrai.
On ne parle pas avec la main sur le cœur en disant que c'est la vérité. Les journalistes ne sont pas censés dire la vérité.
Les journalistes parlent au nom de la France. Les journalistes parlent au nom des Français en permanence. Si, si, si, si. Vous regardez la télévision, ils prennent toujours à partie les Français pour dire que les Français pensent qu'on parle de nous à coup de sondage en permanence. On est sondés en permanence. On sait que les sondages sont faux. Et toute l'argumentation des échanges qui se font sur les plateaux se font avec cette base d'informations qui sont fausses. Donc, les gens en ont assez, tout simplement, de cette représentation-là. Donc, moi, c'est ce que je voulais faire dans mon film.
Alors, en plus, je l'ai fait d'une façon drôle, parce que je ne veux pas en faire quelque chose de grave. Donc, je me moque, je me moque d'un métier qui a pris une forme, disons, assez artificielle, tout en étant un média qui est censé nous dire ce que c'est que le réel. Voilà, c'est ça que je fais.
Et on va écouter la bande-annonce.
Si vous voulez.
Monsieur le Président, on peut légitimement s'interroger sur la situation critique que traverse la société française. Ne pensez-vous pas y être sourd, voire impuissant ? J'ai beaucoup de défauts et on peut toujours faire mieux. Mais je ne crois pas avoir été sourd. C'est une attaque de drone ! Vas-y, viens ! On y va ! Vas-y, vas-y, vas-y ! Fais-moi des images, là ! C'est bon, c'est bon, à moi, à moi ! Des civils, des enfants, des hommes, des femmes. Alors ? Super ! Super, regardez ! C'est incroyable, comme les gens t'aiment. C'est la plus grande journaliste de France. France. Pourquoi ce besoin de vous mettre en scène ? Le gars qui est là-bas, là, il se lève et il brandit son arbre. Action !
Allez, laisse-la !
Coupez !
J'ai l'impression d'avoir une mission. Génial ! Le talent qu'elle a, cette fille. Vous savez tout, c'était formidable. Formidable ? C'était formidable de ne pas mourir. Vous les journalistes, on ne changera pas. Vous courez après l'audimat. Et donc ? Alors, vos leçons de morale, vous les gardez pour vous, les vôtres et vos idiots utiles. Ça va aller, ma puce, on va aller chez Dior pour choisir les bijoux et la robe. Je ne supporte plus le regard des gens. Les gens vont te détester, puis t'adorer, c'est la même chose. Je ne supporte plus mon mari. Ce n'est pas ton argent, c'est notre argent ! Je gagne cinq fois plus que toi ! Ça explose. Putain, mes mères ! C'est génial.
Ce théâtre, elle est con. C'est ça, la matière des icônes. Elles sont faites de deux bouts. J'en crevais de ce métier, tu sais. Elle pleure la France, maintenant. Cette célébrité s'y démonte. C'est à la télé, en moi, c'est comme ça que ça marche. Le pire, c'est le mieux.
Le pire, c'est le mieux, dit Lou, qui est donc incarnée par Blanche Gardin. Et c'est elle, encore plus que France, peut-être Bruno Dumont, qui incarne ce grand cirque que vous dénoncez.
Elle est totalement folle, j'en ai d'accord.
Non, et puis parce qu'elle, elle théorise aussi tout ça, ce que ne fait pas France.
Non, non, mais ce qui me frappe plutôt, ce sont des gens très intelligents, toujours, et qui mettent leur intelligence au service d'une expression du monde un peu close. C'est ça qui me trouble, en fait. C'est comment l'intelligence a pu cautionner cette image tronquée. Et comment on peut faire des émissions un peu bêtes, en fait, c'est bête. Alors, ça peut être divertissant, c'est bien, mais on ne peut pas passer son temps à divertir. Les gens, ils ont besoin aussi du tragique. Et c'est ce qui ne va pas dans cette société, en fait, je pense, c'est qu'elle est trop récréative. C'est-à-dire qu'on cherche trop à ne pas faire... On a retiré les épines aux roses, en fait.
Donc, on ne veut pas piquer les gens. Donc, on est toujours... Les journalistes sont toujours très gentils à l'antenne. Ils nous vont prendre vraiment pour des demeurés, quoi. Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas dans la façon de s'adresser aux auditeurs, de les considérer, de leur expliquer comme s'ils étaient... Et c'est ça qui m'intéresse, d'ailleurs. Et Blanche Gardin, en tout cas, son personnage, elle est totalement cinglée, quoi. Je veux dire, elle finit par trouver beau la misère. C'est-à-dire, voilà, le reportage est tellement malheureux que c'est extraordinaire. Parce que c'est vrai, en termes journalistiques, c'est un scoop, quoi.
Oui, parce qu'à un moment donné, il faut dire, les Asédoux embarquent sur un bateau de migrants. Voilà, parce qu'il y a des images. Et voilà, et les images sont commentées par Blanche Gardin sur le mode.
Blanche Gardin, c'est génial. C'est génial, c'est génial, c'est génial. Et on en arrive là. C'est-à-dire qu'une espèce d'esthétique du malheur, et qui... Je veux dire, ça ne va pas, quoi. Il y a une espèce de délire sur la hiérarchie des choses.
Alors, juste, Bruno Dumont, alors vraiment, ce n'est pas pour être dans un réflexe corporatiste, parce que la critique des médias, elle existe. Non, franchement, parce que la critique des médias, honnêtement, elle existe beaucoup plus à l'intérieur même des médias que ce que vous pouvez penser. Donc, ce n'est pas vraiment... C'est juste, comme vous attachez beaucoup d'importance au réel, ce que vous dites là, les journalistes, les médias, etc., le personnage de Léa Sédoux, et même celui de Blanche Gardin, on est OK pour dire que ça ne représente pas les journalistes. Tout à fait.
Mais c'est une satire, donc le trait est gross.
Non, mais voilà, non, mais il faut... Oh, bien sûr, bien sûr.
Moi, je fais du cinéma, donc si vous voulez, je fais du spectacle. Donc, c'est un grossissement. C'est le petit théâtre médiatique que je représente d'une façon outrée.
Voilà, d'une façon outrée. Et alors, ce qui est intéressant, pour revenir encore une fois au film...
C'est drôle, je pense.
C'est drôle, absolument. Encore que, justement, encore que drôle. Je trouve que ça se discute. J'ai lu beaucoup comique, tragique, comique et tout.
C'est du tragique, comique, oui, mais en même temps, ce n'est pas drôle.
Et en même temps, ce n'est pas très drôle.
Ce n'est pas très drôle. Tout à fait.
Et Léa Sédoux, son personnage, en tout cas, ce qui est intéressant, c'est que finalement, ce qui va la faire vriller, en tout cas craquelé, trembler, c'est cet accident de la route, où elle renverse ce jeune homme. Et en fait, ce qui est intéressant, c'est que cette espèce de retour au réel, de claque de réel qu'elle se prend à ce moment-là, elle aurait pu se le prendre sur tous ces terrains de guerre, justement, où elle va. Or, là, ça n'arrive pas. Ça arrive à un moment donné beaucoup plus banal, en fait. Un accident banal. Et est-ce que, justement, on se dit peut-être, est-ce parce qu'à ce moment-là, il n'y a pas de caméra qui la suit, justement. Elle n'est pas en représentation.
Elle est surprise par le réel.
Mais je pense qu'elle est malheureuse de faire ce qu'elle fait, mais elle le fait. C'est un peu ça, le trouble. C'est-à-dire qu'elle fait quelque chose parce qu'elle est dans une industrie qui la liène, et donc elle le fait. Mais en même temps, c'est un personnage tragique parce qu'elle en prend conscience. Et cette conscience, c'est cet éveil. Et moi, je ne doute pas que beaucoup de journalistes sont parfaitement conscients de cette contradiction qu'il y a entre un métier de journaliste qui est parfaitement noble, c'est-à-dire d'aller chercher la vérité et de la donner et de la rapporter, et des contraintes et de la pression industrielle de l'audience qui faussent le travail.
C'est ça, le problème. C'est cette espèce de contradiction. Et je pense que vous êtes dans une contradiction. C'est cette contradiction qui vous oblige à fausser la réalité. Mais je ne doute pas, moi, de la sincérité. Moi, je connais des journalistes, il y a des gens très, très bien. Je n'en doute absolument pas. Mais ils sont coincés, en quelque sorte. Voilà, ils sont coincés. Mon personnage, il montre, en fin de compte, comment on est coincé. Et aussi, je pense, comment on peut s'en libérer.
Et en même temps, encore une fois, ce n'est pas un documentaire sur les journalistes, ni même sur les chaînes d'infos. C'est un film de cinéma qui est une fiction, justement. Rassurez-vous. C'est votre regard. Je voudrais qu'on dise un mot encore, Bruno Dumont. C'est Christophe qui a composé la musique. Comme, d'ailleurs, il avait composé la musique de votre précédent long métrage. Jeanne, vous dites que la musique devait nous expliquer ce qui se passe dans le cœur de France. Alors, si c'est ça, c'est une immense mélancolie, une grande tristesse.
Absolument. C'est-à-dire qu'on entend tout de suite de la musique très romantique qui accompagne en permanence France, qui était composée par Christophe, et qui dit le contraire de ce qui se passe, parce que je ne désespère pas de cette femme.
Vous ne désespérez pas de cette femme qui, donc, effectivement, va se craquer de l'intérieur, va pleurer beaucoup. Il y a les caméras de télé qui la suivent. Et puis, il y a votre caméra, Bruno Dumont, sur les assez doux. Elle est vraiment de quasiment tous les plans. Et elle est filmée, justement, en train de pleurer, avec ce visage qui se déforme. Et finalement, à la fin du film, il est question d'un monstre, comme on en parle dans les journaux, dans les médias, c'est-à-dire un homme de fait divers qui a fait des choses affreuses et dont on dit que c'est un monstre. Finalement, les monstres, ils sont là tout au long du film. Et elle-même est un monstre.
Oui, mais les monstres se relativisent les uns les autres. C'est-à-dire, le pire est moins... Le moins pire est mieux. C'est-à-dire que dans l'échelle des valeurs, alors qu'elle était flouée par son amant qui a fait quelque chose d'horrible et qui l'a mystifié sur son amour, le fait d'avoir rencontré un vrai montre, c'est-à-dire quelqu'un qui fait un crime de sang, ça relativise totalement sa vue, en fin de compte, sur son passé. Et je pense que ça, c'est une réalité. C'est-à-dire qu'on est tous relativisés par rapport aux événements. C'est-à-dire qu'il y a quelque chose qui est très important peut devenir beaucoup moins important et peut même finir dans le banal, en fait.
Donc c'est très troublant, en fait, que les événements sont en permanence, s'estiment et s'évaluent les uns les autres et qu'on peut totalement réviser quelque chose en disant « Finalement, ce n'est pas grave, tu m'as trompé, mais finalement, je vais quand même vivre avec toi. » Et c'est ce qu'elle dit à la fin. C'est ce qui est assez curieux. Mais je pense qu'il faut croire à ça. C'est-à-dire qu'il faut croire, en fait, au rachat et à la possibilité de se tromper, même de faire du mal. Parce que je pense qu'à un certain moment donné, France fait du mal. Mais je pense qu'elle peut se racheter et que tout un chacun peut se racheter et que la radio peut devenir quelque chose de formidable.
Oh là là ! Vous êtes bien. Mais bon, merci Bruno Dumont. Chacun se fera son opinion sur votre film et sur les médias en général. On sait de toute façon qu'on ne vous a pas attendu pour être bien critique à l'égard des médias. France au cinéma, après-demain, donc mercredi 25 août avec Léa Cédoux, Benjamin Violet, Blanche Gardin, entre autres. Merci d'être venu sur France Culture ce matin.