Meurtre d'Aboubacar Cissé : une faute politique de Bruno Retailleau ? | Légi'Stream
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 48 %Attaque 30 %Défensif 22 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Pouvez-vous expliquer les coulisses de l'organisation de la minute de silence pour Aboubacar Cissé ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Qu'attendez-vous du gouvernement face à ce drame ?
- 8:00OuverteRéponse directe
L'islamophobie est-elle un phénomène de société selon vous ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Quelles mesures concrètes proposeriez-vous pour lutter contre les discriminations ?
- 16:00RelanceRéponse directe
La réaction de Bruno Retailleau au meurtre d'Aboubacar Cissé vous semble-t-elle une faute politique ?
- 19:00RelanceRéponse directe
Le discours de Bruno Retailleau sur le voile est-il une faute selon vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 9:00Romain EskenazéChiffre
« Il y a 1 million de personnes qui se disent victimes de discrimination en France chaque année. »
- 1:00Fait
« La centrale de Chinon avait reçu l'ordre de RTE de débrancher la centrale pour supporter le pic d'énergie solaire. »
- 6:00Fait
« La proportionnelle, c'est le régime des partis. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bienvenue dans les Gream, l'émission Twitch de la chaîne parlementaire. On va voilà, on va pendant 1 heure, une demi-heure avec un premier député, une demi-heure avec un second député, on va pouvoir discuter tranquillement et surtout poser plein de questions grâce à mes collègues et néanmoins amis. Fanny Veille, bonjour.
Bonjour. Et Marco Pomier qu'on retrouve évidemment sur les questions gouvernement et plein d'autres programmes sur la chaîne parlementaire. Merci euh de participer à cette Ouais, à cette émission, c'est chouette.
Et puis euh qui on va interroger aujourd'hui ? Et bien le député Romain Eskenuté socialiste, bonjour du Valdoise et membre de la commission du développement durable. On y reviendra un petit peu plus tard.
Euh tout d'abord euh je voulais revenir sur les questions gouvernement d'hier. C'était votre première question gouvernement. une question voilà sur laquelle vous êtes revenu sur le meurtre l'assassinat d'Abouakar Sissé et il y a eu en début de séance un hommage une minute de silence et cette minute de silence si on on comprend bien elle a eu du mal à s'organiser.
Vous pouvez nous expliquer un petit peu les coulisses de ce qui s'est passé en conférence des présidents ? En conférence des présidents, la présidente Chel Bron Pivet a annoncé qu'il y avait une forme de jurisprudence désormais à l'Assemblée et qu'il n'y avait plus de minute de silence pour ce qu'elle la plus qualifié de fait d'hiver ou de cas isolé ou de cas isolés. Voilà, fait d'hiver ou cas isolé.
Et donc euh parce que c'est vrai qu'on a malheureusement euh tous les jours euh des des meurtres et des drames en France et qu'on pouvait pas faire à chaque fois des minutes de silence. Et je pense qu'elle était assez convaincue que c'était pas simplement un cas isolé, que c'était ça s'inscrivait dans un contexte un petit peu plus général qui avait la communauté musulmane de France mais plus largement la nation toute entière qui avait été très heurté que dans un lieu de culte qui est censé être un lieu de paix, un lieu de reculement, un lieu de prière, une personne se fasse assassiner à coup de couteau avec un assassinat filmé. Euh voilà, donc je pense que l'émotion nationale était vraiment très forte. preuve en elle hier comme aujourd'hui beaucoup de mairies ont organisé des rassemblements, des minutes de silence et cetera.
Donc c'est un drame qui a ému beaucoup beaucoup de monde et qui dit quelque chose d'un fait de société en ce moment, d'une forme de division de la société, d'augmentation du de la haine, de l'intolérance qui est à l'inverse des valeurs de la République et je pense qu'elle a eu raison de faire cette minute de silence. Euh et donc cette cette première question, qu'est-ce que qu'est-ce que vous en attendiez ? C'est-à-dire au-delà du fait de revenir sur ce drame comme vous comme vous l'avez dit, qu'est-ce que vous attendez finalement du gouvernement ?
Qu'est-ce que vous qu'est-ce que vous avez demandé précisément à François Bairou ? Le hasard fait que il y a de ou tr semaines, j'ai fait ma première intervention à la tribune de l'Assemblée nationale. Est-ce que vous savez, j'étais intervenu régulièrement dans l'hémicycle pour défendre des amendements, m'opposer à des amendements, mais j'étais j'avais jamais eu l'occasion de monter à la tribune.
Et je l'ai fait il y a deux ou tr semaines dans le cadre d'un débat euh sur dont le thème était l'islamophobie et la haine antimusulman qui était un débat proposé par le groupe écologiste. On peut régulièrement proposer des débats sans vote. Et donc là, il y avait eu un rapport avec un centre d'audition fait par des collègues et un débat.
Et donc j'avais pris la parole à ce moment-là et donc là c'était 5 minutes de prise de parole et j'ai pu en 2 minutes d'abord évidemment rendre hommage à la famille, au proche, à la communauté musulmane, mais dire que c'était même globalement la nation toute entière qui avait été touchée par ce drame au-delà de des confessions, des croyances ou des noncroyances. Euh et donc la demande c'est de prendre la mesure euh du phénomène de société, de prendre la mesure de l'augmentation de l'antisémitisme, de l'augmentation des actes antimusulmans, de l'augmentation de la division et des tensions dans ce pays et avec des politiques publiques qui doivent derrière mises en œuvre pour répondre à cette crise. L'islamophobie pour vous c'est un phénomène de société.
Vous venez de parler de phénomène de société. Oui, je je considère que aujourd'hui quand on parle à la communauté musulmane euh et il y a un certain nombre de membres de communauté musulmane dans ma circonscription, j'ai par exemple Sarcel dans ma circonscription ou d'autres villes euh avec une communauté musulmane assez structurée et euh et quand on leur parle, ils ont effectivement le sentiment assez général, assez partagé d'être mis au banc de la société, d'être stigmatisé par les médias, d'être stigmatisé par un certain nombre de de groupes politiques, d'avoir une forme où est-ce que j'ai appelé une forme de surencher législative à l'encontre de cette communauté là. Donc j'ai effectivement le sentiment que à la fois des discours politiques, des discours médiatiques, vous avez je crois en France un million de personnes qui se disent victimes de de discrimination.
Donc la question des discriminations. Encore une fois, moi je suis profondément républicain universaliste, donc je pas les musulmans, les juifs, les chrétiens, mais globalement la question des discriminations et en particulier parce qu'elles ont chacune leur particularité, l'antisémitisme et l'islamophobie. J'ai effectivement le sentiment que c'est un problème aujourd'hui qui est plus criant qu'il y a 20 ans dans ce pays.
Mais est-ce qu'on peut vraiment parler d'islamophobie ? On sait que Bruno Rota il a pas utilisé ce mot. Lui, il dit acte antimusulman.
Euh la gauche parle euh d'islamophobie, mais l'islamophobie c'est vraiment une attaque contre la religion de l'islam en tant que telle. Là, c'est une attaque contre un musulman. Donc est-ce que c'est vraiment le bon mot euh que vous avez choisi euh dans votre déclaration qu'il y a un débat euh sémantique sur ce mot-là.
Moi, je considère qu'à partir du moment où les victimes se disent emploient eux-mêmes ce mot, se disent "Moi, je suis victime d'islamophobie." H qui je suis moi pour aller euh pour aller remettre en question un sentiment que ressentent les personnes elles-mêmes. À partir du moment où les personnes elles-mêmes se disent victimes d'homophobie, victime d'islamophobie, bah à ce moment-là, je vais pas aller contester le mot que eux-mêmes utilisent pour décrire les discriminations qui subissent.
Je pense qu'au-delà des attaques contre les musulmans, contre les personnes musulmanes, je pense qu'il y a en effet une forme de discours, de crainte de la religion musulmane, non pas des musulmans mais de la religion elle-même. Vous savez ce discours de guerre des civilisations, ce discours de grand remplacement, ce cours de dire on a peur de cette culture, on a peur de cette religion qui est pas la nôtre, qui est loin qui est loin de notre civilisation et cetera. Et donc je pense qu'il y a effectivement ce phénomène-là et dont sont victimes les musulmans.
Mais je considère moi qu'il y a effectivement une forme de phénomène d'islamophobie. Aujourd'hui, on ne considère pas le musulman comme comme un père mais comme une personne différente avec une autre culture qui veut vouloir imposer sa culture, ses rites et cetera. Et donc je considère qu'il y a aujourd'hui dans ce pays une forme d'islamophobie qu'il faut combattre.
Moi c'est enfin voilà l'acte antimusulman c'est dans la loi. C'est un acte de haine. C'est puni par la loi.
L'islamophobie c'est plus un sentiment un ressenti, une peur un rejet qui n'est pas puni par la loi mais c'est un sentiment que ressentent les victimes. Et donc moi je je l'utilise s'utiliser bien volontiers. Et en parallèle vous l'avez dit vous-même, il y a aussi des actes antisémites, des actes antichrétiens.
Je crois qu'on sur le début de l'année, je crois que c'est entre janvier et mars, on est à 280 pour ce qui est des actes antisémites, 79 pour les antimusulmans et je crois que c'est 169, voilà, très précisément pour les antichrétiens. Est-ce que finalement le problème, il y a effectivement sans doute de de l'islamophobie, est-ce que le problème c'est pas plus global finalement ? Est-ce que est-ce que déjà c'est pas un problème de religion tout court et est-ce que c'est pas un problème juste de de violence globale qui va même au-delà de de de ce critère là de la religion ?
Vous avez parfaitement raison et d'ailleurs j'avais 2 minutes hier pour parler de du meurtre de monsieur Sissé et j'ai parlé j'ai employé le mot antisémitisme haine antichrétien. J'ai appelé à une mobilisation générale pour un plan global de lutte contre le racisme, l'antisémitisme et toutes les formes de haine et de discrimination. Donc je suis d'accord avec vous et je dirais quand même que le nombre de députés du Rassemblement national aujourd'hui dans l'hémicycle qui est un nombre historique et si on le prend avec ses alliés, c'est 25 % de l'Assemblée nationale qui est aujourd'hui classé et c'est pas moi qui le dit, c'est le Conseil d'État à l'extrême droite.
Et je trouve que ce ce fait là objectif et politique révèle quand même quelque chose euh du climat que vit la société aujourd'hui. Je pense que le nombre de députés de ration nationale est un symptôme, une forme de mal-être de la société et que plus il y en a, plus ça prouve qu'il y a une difficulté et moins il y en a, plus ça prouve que le vivre ensemble va mieux dans notre société. Aujourd'hui, vous parlez d'un plan, mais vous concrètement vous metteriez quelques quelles mesures dans ce qu'est-ce qu'on qu'est-ce qu'on fait concrètement ?
Il y a plusieurs choses. La donc je vous dis, il y a 1 million de personnes qui se disent victimes de discrimination en France chaque année et il y a, je vous le donne en 1000, le nombre de condamnations parce que je suis aussi membre du groupe d'étude de lutte contre les discriminations. Il y a chaque année entre 0 et 6 condamnations par an pour des actes de discrimination.
Donc il y a un vrai écart entre le ressenti et les condamnations judiciaires. Il y a eu sur la question des luttes contre les vices faites aux femmes un vrai travail de fait notamment avec les gendarmes, avec les policiers, avec la justice. Aujourd'hui, c'est beaucoup plus prise en compte quand on vient porter plainte qu'il y a 10 ans.
Je pense qu'il y a ce vrai travail à faire de formation, de mieux prise en compte de quand on vient porter plainte qui est une queil y ait une vraie prise en compte de la question des discriminations quand quelqu'un se dit victime de discrimination premièrement. Et donc ça passe notamment par la dilcra. La DLCRA c'est la délégation interministérielle de lutte contre le racisme, l'antisémitisme, la haine anti LGBT et toutes les formes de discrimination.
J'ai rencontré il y a 10 jours de ça le délégué interministériel en lui faisant un certain nombre de propositions notamment de mieux soutenir les associations d'aide aux victimes qui accompagnent les victimes pour porter plainte, qui accompagnent les victimes dans leur procédure judiciaire, y compris en allant jusqu'à être partie civile dans les procès. Donc premièrement. Deuxièmement, selon moi ça donc ça c'est le côté entre guillemets répressif, c'est on est déjà victime et on se fait accompagner pour que ce soit puni par la loi.
Et pour moi ça passe d'abord par de l'éducation, par des rencontres, par des échanges des actes citoyens. Donc c'est renforcer les moyens de l'éducation nationale, d'intégrer cette question de la tolérance, du vivre ensemble euh dans les les un peu plus dans les programmes scolaires. Je sais que les enseignants font déjà beaucoup avec le peu de moyens et de temps qu'ils ont, mais je pense qu'il faudrait les accompagner notamment par des interventions extérieures. pareil financer des associations SOS Racisme, la Licra, la maison des potes et autres qui peuvent intervenir dans les établissements scolaires, qui peuvent intervenir dans les quartiers dans les maison de quartier et puis surtout organiser des rencontres parce que je réalise quand même que il y a beaucoup de fantasmes sur l'autre.
C'estàd moi je connais pas les chrétiens, ils sont comme si les juifs je les connais pas. Je voilà les musulmans c'est pareil, j'en ai jamais rencontré mais ils veulent et le fait de susciter des rencontres et des échanges et de se rendre compte que la personne d'en face au-delà de la différence de culture ou de culte et ben on reconnaît son humanité, on reconnaît finalement qu'on a beaucoup beaucoup plus de points commun que de différence et ben ça suscite effectivement la tolérance et donc je pense que l'État les collectivités locales, les mairies, les départements dans les collèges, les régions dans les lycées et l'État a évidemment une responsabilité pour essayer de retrouver un peu plus de sérénité dans notre pays. Cette cette responsabilité, elle est elle est elle est je sais pas quel est le bon terme, c'est pas forcément mise à mal, mais en tout cas elle est peut-être tordue par certains membres du gouvernement actuel.
Je pense notamment à Bruno Rotaillot quand il dit à le voile. Est-ce que pour vous c'est une c'est une faute politique ? C'est même ce qui peut engendrer ce type de symptôme derrière est-ce que est-ce que là on est à la à la base de quelque chose qui provoquerait cette violence ou pas vraiment ?
Quand je parle de climat islamophobe, je parle effectivement d'un certain nombre de discours médiatiques et politiques et je considère que la déclaration à laquelle vous faites référence en fait clairement partie. J'ai pas voulu polémiquer sur sa réaction. Objectivement, il a fait un tweet le vendredi même.
Alors là, vous revenez sur donc il y a le voile d'un côté et il y a le meurtre. J'ai pas voulu dans ma question orale ni maintenant polémiquer sur cette questionl de dire que il aurait plus réagi si c'était un chrétien. Enfin, je rentre pas là-dedans.
Mais vous en pensez quoi ? On vous le demande d'ailleurs sur le chat, il y a une question de de Kilrix là au début du chat qui dit "Qu'est-ce que vous avez pensé de la réaction de monsieur Retaillot ? Est-ce qu'il a fait une faute de ne pas y aller rapidement ?" Il s'est pas il s'est rendu à la grande combe dans le gare au bout de 48 heures alors que c'est vrai que parfois il se dépou plus vite.
Je je le déplore, je déplore et je le regrette. Je pense que l'émotion était telle qu'il aurait dû aller plus vite. Donc donc il y a une indignation à géométrie variable pour vous.
C'est c'est euh en tout cas je le vois euh j'ai j'ai été un très très grand dîner d'une communauté de chrétiens d'Orient. Je sais que Bruno Rotaillo, c'est ce que je peux lui reprocher. Il va considérer que les les peuples chrétiens sont plus compatibles avec notre civilisation à nous.
Enfin voilà, je je pense qu'il développe quand même euh cette théorie que le le le peuples les peuples ou la population qui aurait une religion musulmane serait moins compatible. avec la République que l'islam. Enfin, en tout cas, c'est une rhtorique qu'il a lui.
Moi, c'est en ça que ce qui m'a plus choqué honnêtement, plus que le temps de réaction d'y aller en 2 jours, je l'ai déploré, je l'ai regretté. Mais ce qui m'a profondément choqué, c'est effectivement son aba le voile. On l'imagine dire à la tribune abalipa.
On l'imagine dire abal et crucifie à une tribune. Évidemment non. Et je pense que c'était une pierre de plus.
Je mets pas une responsabilité totale et personnelle sur lui, mais c'était une pierre de plus à ce climat. euh un petit peu islamophobe où moi je me mets à la place d'une femme qui porte le voile aujourd'hui et qui dit le ministre de l'intérieur, c'est-à-dire le le plus haut responsable au niveau de l'État qui est censé assurer ma protection. Il dit "Ah, bah le voile" qui est euh encore une fois à l'inverse de la laïcité.
La laïcité, c'est quoi ? L'article 1 de la loi 1905, elle dit que la République garantit la liberté de croyance et la liberté de culte. On a souvent tendance à dire que la laïcité, c'est la neutralité.
Mais c'est absolument faux. La laïcité, c'est d'abord et avant tout la liberté de culte et c'est la c'est la République qui doit garantir que chacun puisse dans l'espace public pratiquer sa orig. Une femme qui porte un homme qui porte une casquette ou une femme qui porte un bout de tissu sur les cheveux, j'ai pas vraiment l'impression que ça porte atteinte à l'ordre public et que ça nuit à l'ordre public.
Et donc selon moi, il est d'ailleurs pas ailleur ministre des cultes, je le rappelle, Bruno Rotaillot et c'était un meurtre dans un lieu de culte. Donc je pense c'est une raison pour laquelle il aurait dû se déplacer effectivement rapidement et prendre la mesure de la gravité de l'acte et de la et du traumatisme que ça a causé chez nos chez nos compatriotes musulmans. Donc effectivement pour répondre simplement à votre question, oui le fait de dire dans le casre d'une campagne électorale interne à LR c'était un c un meeting pour la campagne interne.
Alors non je crois que c'était un meeting contre l'islam contre l'islamisme. Je crois que c'était un meeting contre l'islamisme un peu transpartisant. Mais en tout cas euh il est il est en campagne Bruno Rotaillot, il est en compétition dans une forme de surencher avec Voquet sur ces sur ces thématiques-là.
Euh et donc je pense qu'effectivement c'était une faute parce que oui, moi je suis pour la laïcité, donc je suis pour la neutralité à l'école, c'est-à-dire des des élèves et des enseignants mais absolument pas des accompagnatrices de sortie scolaire parce que c'est ni des élèves ni des enseignants. Donc elles n'ont pas apporté le vol. Mais là on commence à en parler. euh à l'université, c'est on va interdire aux femmes qui portent le voile d'accompagner leurs enfants sorti scolaires, de faire des études, plus beaucoup de sorties scolaires et demain de faire du sport et demain de faire du sport.
C'estàd que le sport, les sorties scolaires, donc la participation à la vie de la collectivité et euh les études universitaires, c'est des outils émancipateurs de la République. C'est comme ça qu'on sort les gens du communautarisme. Et du coup, en prenant ces décisions là, au nom de la lutte contre le communautarisme, on va au contraire renforcer le repli sur soi, renforcer le sentiment d'exclusion et donc renforcer le communautarisme.
Selon moi, l'erreur vraiment majeure de Bruno de ces derniers jours, c'est vraiment d'avoir dit "Ah bah le voile et d'avoir remis une pièce dans la machine de ce climat islamophobe." Et et et Jérôme Gedge, pour parler de l'un de l'un de vos collègues, donc au groupe socialiste qui se qui se fait maltraiter, insulter lors d'une manifestation justement contre l'islamophobie. Vous en pensez quoi ?
Je trouve ça absolument scandaleux. Euh j'ai appelé moi hier à l'unité dans ma question orale, j'ai même appelé à l'unité nationale. C'est la raison pour laquelle tout en disant en dénonçant un climat des discours politiques et médiatiques euh qui contribuent à fracturer la société, j'ai pas voulu faire une attaque en règle de "les antiracistes, c'est nous et vous euh c'est vous qui avez du sang sur les mains et c'est vous qui provoquez ses meurtres et cetera pour finalement répondre à la division par de la division." On répond pas à la division par de la division. un homme qui prie pacifiquement euh dans une mosquée et qui se fait massacrer à coup de couteau et filmer, ça doit susciter une unité nationale.
Et donc selon moi, le fait d'avoir un militant socialiste dont la lutte antiraciste est au cœur de l'ADN, moi je suis rentré au Parti socialiste d'abord par le traumatisme de Jean-Marie Le Pen au 2è tour de la présidentielle en me disant c'est pas possible, on peut pas avoir un parti héritier, je dis pas qu'ils sont fascistes, mais en tout cas objectivement héritier du fascisme qui est à la tête de la République française. C'est pas possible. Et c'est ça qui m'a fait m'engager.
Honnêtement, le Parti socialiste est depuis toujours profondément et a toujours appelé même à à voter pour un adversaire politique contre l'extrême droit, que ce soit Chirak, Macron. Donc c'est vraiment au cœur de son engagement, au cœur de son combat et pas ce qu'il pense pas pareil ou qu'il emploie pas le même mot ou qu'il était contre le NFP pour des raisons x ou Y. se faire traiter et je répéterai pas les insultes parce qu'elle passe pas l'antenne mais des insultes extrêmement violentes et se faire sortir Manu Military d'un moment qui était censé être une marche blanche et silencieuse en hommage à un jeune homme de 22 ans qui s'est fait assassiner.
Je trouve ça purement et absolument scandaleux et ceux qui continuent à promouvoir la haine et la division ne sont pas mes camarades de lutte contre le racisme et l'antisémitisme. Et justement pardon pour l'unité euh pour mieux vivre ensemble. Est-ce qu'il ne faudrait pas plus d'heures d'éducation civique ? au collège.
Euh c'est ce que propose Nomade TV euh et même commencer cette manière de cette matière dès euh le CM1 parce que c'est ce qui se dit aussi dans le chat, des fois on a du mal aussi à mettre des mots derrière le concept de laïcité. Euh donc essayer d'apprendre tous ces concepts, d'en parler davantage dès le plus jeune âge, dès l'école primaire, pourquoi pas en CM1, c'est ce qui est proposé. Parfaitement d'accord et je remercie beaucoup ce téléspectateur ou cette téléspectatrice, je sais pas, pour cette nomade TV pour cette proposition.
C'est c'est le sens de mon de mon intervention auprès du du délégué interministériel de la de la Dilkra. C'est le sens de mon intervention à la tribune. Et bien évidemment encore une fois le racisme, la lutte contre le racisme, l'antisémitisme, l'exclusion pour la tolérance qui sont encore une fois des valeurs fondamentales de la République.
Moi, je suis de gauche mais avant d'être de gauche, je suis républicain parce que je crois à cette magnifique devise républicaine. Liberté, égalité, fraternité. Souvent quand je fais quelque chose, je me dis tiens, est-ce que ça va contribuer à un peu plus de liberté, d'égalité ou de fraternité que ça doit être le chemin, ça doit être la direction et je pense que ça doit être plus enseigné.
Encore une fois, on manque d'enseignant, les classes sont surchargées, donc je leur jette absolument pas la pierre. Je pense qu'il faudrait aussi parfois des intervenants extérieurs qui sont des professionnels de l'éducation populaire sur ces questions-là. Et vous avez parfaitement raison le concept de laïcité.
Quand j'entends qu'au nom de la laïcité, on va interdire le voile dans la rue, mais je je dis on marche sur la tête. La laïcité c'est la liberté de culte. C'est l'article 1.
C'est d'abord ça. La neutralité, elle est là pour garantir cette liberté de culte. Parce que si effectivement moi je je porte une kipa et je vais à l'hôpital et je vois que mon infirmière porte le voile, je me dire tiens, est-ce qu'elle va me soigner pareil et cetera.
Si je suis moi un enfant musulman et que je vois que mon enseignante affiche le cri sur son t-shirt et cetera, je dire tiens mais est-ce que du coup elle est elle pense pas voilà on est censé avoir des lieux de neutralité justement pour qu'à l'extérieur on garantisse cette liberté de culte. Donc évidemment la laïcité elle est très souvent mal comprise. On met la neutralité avant la question de la liberté.
Or, laïcité, c'est d'abord la liberté de culte et la neutralité uniquement des institutions de la République pour pouvoir garantir cette égalité des citoyens et cette liberté. Et je pense que cette notion euh est mal connue et même on dit que la laïcité ça va être contre les religions. Mais au contraire, la laïcité ça permet aux religions de pouvoir faire leur culte en toute liberté et cetera.
Et derrière effectivement bah les policiers, les enseignants, les infirmières, les juges sont eux ont eu parce qu'ils incarnent la République un devoir de neutralité mais seulement eux et les élèves parce qu'ils sont mineurs et que c'est des élèves de l'école publique. La France insoumise appelle à une grande marche contre l'islamophobie le dimanche 11 mai. D'abord, est-ce que vous y serez ?
Est-ce que vous appelez vous aussi à rejoindre ce mouvement ? Écoutez, je vais réfléchir mais encore une fois, je pense que il faut de de l'unité. Je suis pas certain que ce soit un mouvement politique qui n'a pas eu la moindre réaction après que mon collègue de gauche universaliste antiraciste se soit fait éjecter d'une manifestation.
Euh donc voilà, là je je pense que à l'appel des récupération, je dis pas que c'est de la récupération, mais je je suis pas sûr que euh voilà, je suis pas sûr que ce soit les mieux placés pour créer cette unité et cette cohésion nationale nécessaire et cet apaisement nécessaire pour queon serre tous les coudes. Mais y compris la droite. Enfin, encore une fois, moi je je suis opposé à la droite sur le plan économique, sur le plan social et cetera, mais je considère pas que la lutte antiraciste c'est nous ou rien.
Au contraire, il faut que l'ensemble des républicains avec un majuscule se retrouve et en disant on sert les coudes et on est tous ensemble et c'est absolument inadmissible. Et donc je ne suis pas certain que ce soit l'organisation politique la plus à même de créer ce large rassemblement et cette cohession nationale nécessaire et qui amène une forme de cohésion et d'apaisement. Quand je vois ce qui s'est passé dimanche, ça ça m'interpelle et en même temps, je pourrais vous rétorquer que justement c'est aussi peut-être à vous de passer au-dessus entre guillemets de ça et de créer l'unité même autour d'un d'un parti.
Trouve, on va se faire jeter à leur manifestation. Enfin, encore une fois voilà donc moi je suis prêt à défiler à côté d'eux. J'ai défilé à côté d'eux contre la forme des retraites.
J'ai défilé on était on a formé une coalition contre l'extrême droite en juillet dernier dont j'ai profité très objectivement. J'ai même quelques militants insoumis qui ont distribué mes tractes et collé mes affiches. Donc moi, je suis pas dans la diabolisation de LFI.
J'ai jamais je les mettrai au même plan que le Rassembl national. Voilà, je je le je leur parfois dénis le fait qu'on soit de gauche. Je reconnais que ce sont des gens de gauche.
C'est pas ma gauche mais en tout cas c'est des gens de gauche. Je suis pas certain que encore une fois LFI soit à même de réunir, de rassembler la nation et l'ensemble des partis politiques républicains pour que tous ensemble et du même voie, on dise aux juifs, aux chrétiens, aux musulmans et à toutes celles et ceux qui sentent victimes de discrimination que la République est là pour les protéger. Et voilà.
Et j'ai même conclu mon intervention en disant, je dis euh alors pas ma question orale mais mon discours à la tribune en disant comme les enfin ceux qui font la promotion de la haine n'ont pas peur des mots, bah nous n'ayons pas peur des mots. Et je dis euh au aux compatriotes musulmans, juifs, chrétiens, à toutes celles et ceux qui sont victimes de discrimination, la République vous aime. Voilà, la République vous aime.
Vous êtes vous êtes chez vous et on est là pour vous protéger et pour vivre ensemble. Je suis pas certain qu'aujourd'hui euh elle et filles soit les plus à même de prendre le lead sur ce discours-là. Voilà, ils sont pas là pour vous répondre.
Donc du coup Non, bien sûr, on leur posera la question une une prochaine fois. Je je suis sûr qu'ils manquont pas de me répondre et encore une fois je je ne les diabolise pas, je les pas passé pour des droites et cetera. Mais euh on passe à juste un autre sujet euh parce que parce que le premier ministre reçoit aujourd'hui euh bah au sujet de de la proportionnelle.
Voilà, il se il s'interroge, il veut savoir un peu ce que les ce que les partis en pensent, ce qu'ils en ce qu'ils en pensent et ce qu'ils proposent. Vous vous en pensez quoi la proportionnelle ? Alors, je vais parler en mon nom parce que si vous êtes un peu renseigné, on fait partie des parties et des groupes qui sont un peu divisés sur la question.
D'où d'où la question ? D'où la question. Donc moi, je vais vous donner mon opinion personnelle qui n'engage que moi.
Euh alors d'abord euh ça répond à deux constats que pour le coup je partage. Le premier c'est il y a une forme de désamour euh de la politique et des élus nationaux et des élus nationaux de manière générale. Moi les élus locaux, moi je suis aussi élus local mais les maires, les conseillers municipaux, on leur en veut moins.
Ils sont là, ils sont à la proximité. Mais c'est vrai qu'il y a voilà un vrai désaveux des politiques nationaux. Et donc il faut se remettre en question et pourquoi pas faire des propositions institutionnelles premièrement.
Deuxièmement, c'est vrai qu'il y a un défaut au scrutin actuel, c'est que si vous avez un candidat qui gagne à 51 % sur une circonscription et ben les 49 % des électeurs ne sont de fait leurs idées ne sont pas représentées. Celui qui gagne et ben il représente tout le monde. Mais si moi j'ai voté pour des idées qui ont fait 49 % finalement elles ne vont pas siéger et mes 40 je serai pas représenté.
Et donc ça ça c'est effectivement un constat. Mais par contre, je trouve que le système proportionnel, moi à titre personnel, j'y suis opposé. Je vais vous expliquer pourquoi.
Pour deux raisons essentielles. La première, c'est que je pense que justement pour répondre à ce désaveux, il faut de la proximité. Moi, j'ai 13 communes dans ma circonscription.
Ça va du village de 69 habitants à la ville de Sarcell en passant par des villes moyennes. J'ai pu aller quasiment à tous les vœux des ma. Je suis en relation, je reçois des associations locales de ma circonscription.
Je suis en relation avec les habitants, avec les élus que je reçois. C'est une circonscription, je dirais quand même à échelle humaine où je peux si demain il y a 10 députés dans le Valdoise, mon département c'est le Valdoise. Si demain on a une le circonscription, ça devient le Valdoise euh donc 180 communes et qu'on est 10 députés de tout le Valdoise, je peux vous garantir qu'il y a plus un maire d'une commune de 2000 habitants qui aura un député qui viendra à ses vœux.
Je n'aurais plus de relation particulière avec le président du club de foot de la ville des Cans ou du club de volet de la ville de Momorancy ou de la ville de Sarcel parce que j'aurais d'un seul coup non plus quelques centaines d'associations dans ma circonscription mais quelques milliers d'associations dans ma circonscription. Quel habitant du coup je vais recevoir pas les habitants à ma permanence où ils font 1,5 km ils viendront me voir à ma permanence. On ira tous au vœux de la ville centre du département et donc je trouve votre démonstration et donc je trouve que la le fait d'avoir une circon de diviser le département en 10 et de dire chaque député a un bout de territoire ça permet de renforcer la proximité avec les citoyens avec les associations, avec les élus, avec les maires de suivre les projets.
Les gens peuvent dire donc en fait ça ça fonctionne très bien comme ça. Donc la proportionnelle c'est non. Moi c'est non.
C'est non. Pour moi c'est non. Mais alors qu'est-ce qu'on fait des 49 % de des gens qui ont pas voté pour vous ?
Je vais j'ai attends attendez, j'ai même une deuxième raison pour pour laquelle je suis contre la proportionnelle. Moi vous savez je suis vraiment il y a deux manières d'être élu député. Soit vous partez du haut, vous grenouillez dans les courants, dans les parties et cetera et on vous parachute sur une circonscription.
Ouai ça arrive, ça arrive. Pourquoi pas ? Soit vous partez du bas, ce qui est mon cas.
Moi, j'habite Momorancy, ma circonscription. J'ai été militant, trésorier, secrétaire de section. J'ai été candidat c'était à 38 ans, c'était la 8e fois que j'avais mon nom sur un bulletin.
Je suis un militant de gauche dans une ville de droit par socialiste. Faut voilà, c'est un peu dans d'autres parties mais en 2017 je répuyais des tractes après j'étais au comité de camp en 2012 je r des tractes après comité de campagne après j'étais suppléant après j'ai perdu une première fois non mais pour vous dire que je viens du terrain j'habite le terrain. Voilà à l'inverse quand vous constituez une liste départementale qu'est-ce qui va se passer ?
Ça va être les un ou deux ou trois premiers de listes qui vont être potentiellement élus et donc ça va être ceux qui grenouillent dans les courants, dans les fédérations ou surtout au national. On l'a vu aux élections européennes comment sont composés les listes. C'est ceux qui sont dans les courants nationaux et cetera ou même à l'échelle de la fédération.
Donc le militant local qui va être conseiller municipal d'opposition de sa ville de droite, qui va travailler le terrain et qui petit à petit va, moi par exemple, j'ai perdu à 200 voix la dernière fois, puis la fois suivante j'ai pu gagner, va travailler le terrain, se faire connaître, se faire connaître des maires du territoire, des élus, des militants et cetera et avoir de plus en plus au fur et à mesure des années ce lien, cette connexion avec le territoire au point qu'il finit par gagner et par représenter ce territoire-là. Je trouve que c'est des parcours qui sont relativement sains et qui sont quand même on garde un lien avec le territoire. À l'inverse, si ça devient de la liste au proportionnel à la proportionnelle départementale, la manière de composer les listes, je vous le dis, s'il y avait eu la proportionnelle, jamais je serai assis sur votre fauteuil, jamais je n'aurais été lu député parce que je suis parti d'en bas et j'ai monté, je suis pas parti d'en haut pour me faire parachuter numéro 1 ou numéro 2 de liste à une proportionnelle sur un département.
Mais vous l'interprétez comment du coup cette cette idée de François Baou de remettre cette question sur le sur le sur le tapis ? C'est alors c'est la raison. Je je pense que ça répond aux deux aux deux arguments que j'ai énoncé au début.
C'est-à-dire que c'est vrai que ce système de vote fait que quand on habite une circonscription, par exle moi c'est la 7e circonscription, j'ai gagné à 6040 face à un député Rassemblement national. Bah c'est vrai que les 40 % qui ont voté Rassemblement national et qui habitent Momorancy, Bouffémon ou Grelet qui sont des villes de ma circonscription et ben ils ont pas leur idée pour que leur député en tout cas effectivement c'est un député qui ne défend pas leur idée mais malgré tout vous avez quand même encore une fois 25 % de députés à l'échelle nationale et je rappelle qu'on est élu sur une circonscription mais qu'on est député de la nation une et indivisible. Oui mais du coup vous leur dites quoi ?
Vous leur dites bah tant pis vous avez perdu. Non, je leur dis leur idée euh sera défendue effectivement par des députés qui seront élus sur d'autres circonscriptions. Et voilà, moi je je considère que le le désamour qu'il y a par rapport aux élus, c'est pas lié au mode de scrutin.
Moi, j'ai jamais eu un habitant qui est venu me voir sur le marché en me disant il faudrait quand même plus de proportionnel. Non, j'entends mais quand ils me disent il faut respecter vos promesses électorales, ils me disent il faut que vous rendz les millions de voix du RN qui sont pas forcément voilà ça c'est quand on compte strosinsul le nombre de voix c'est vous savez très bien que c'est pas proportionnel donc le nom est bien l'adjectif est et porte bien son nom euh au nombre de députés qu'est-ce que vous répondez à à ces gens-là je réponds que dans la circonscription voisine c'est leur assemblée nationale qui l'a emporté et que vous avez aujourd'hui 25 % de l'Assemblée nationale qui est composée du RN et ses alliés donc très franchement si aujourd'hui le Assemblement national euh est aujourd'hui très largement représenté à l'Assemblée nationale et c'est pas le mode de scrutin majoritaire qui a fait qu'ils sont pas représentés aujourd'hui. Certes, dans ma circonscription et bien leur député euh il est socialiste, il est pas rassemblement national.
Mais voilà, moi je je trouve que certes, il y a des je comprends les motivations, mais je trouve que les points négatifs, c'estàdire le mode de désignation des candidats et la proximité avec le terrain, ben je trouve que ça pèse plus lourd dans la balance et c'est la raison pour laquelle à ce jour, je suis plutôt défavorable à cette réforme. OK. Donc grâce au chat, vous allez peut-être avoir un argument supplémentaire contre la proportionnelle XX6.
Alors, je n'ai même pas prononcé son parfois c'est compliqué là, c'est trop compliqué qui nous dit "La propos origt à rien tant que le président de la République peut dissoudre quand il le souhaite. Aucun intérêt donc à faire des coalitions dans ces conditions parce que c'est vrai que la logique de la proportionnelle une fois les élections, c'est de faire des coalitions avec le parti qui a remporté les élections. Donc là, il n'y a pas d'intérêt à en faire finalement si le président peut à tout moment dissoudre.
On a aussi en France quand même, il faut le dire, par rapport à l'Allemagne, vous avez quand même la droite et la gauche qui gouvernent ensemble. Enfin, c'est c'est vrai que pour nous ça paraît totalement délirant. On a c'est vrai une culture politique plutôt binaire.
Alors là maintenant, on a trois blocs mais en tout cas de majorité opposition. Le fait de dire que des candidats s'affrontent sur des projets de société différents, sur des idées différents et que d'un seul coup et que d'un seul coup une fois qu'on a gagné, on se met ensemble et cetera. Je suis pas contre.
Encore une fois, il y a beaucoup de pays dans c'est la culture, pays scandinaves, l'Allemagne et cetera. C'est vrai que pour nous en France, c'est pas la culture. On porte un projet, si jamais on gagne, on le met en œuf.
Si on perd, on va continuer à le défendre mais dans l'opposition. Et ben, on va terminer là-dessus. Alors, je vous avait pourtant promis qu'on parlerait de développement durable.
On a vraiment pas eu le temps. Vous reviendrez. Je reviendrai avec grand plaisir pour parler de nuisance aérienne notamment qui est un des combats que je porte au sein de la très bien au sein de la commission.
Merci beaucoup monsieur Eskinaz. Merci et puis justement merci à vous et on on voilà vous cédez la place à votre collègue. Je vous laisse rentrer parce qu'avec vous évidemment on va parler développement développement durable enfin énergie bien sûr.
Bonjour Henri Alpha d'Henry, vous êtes député Horizon d'Undré Loire euh et vous vous étiez vous avez assisté à la discussion he sans vote sur la programmation pluriannuelle de l'énergie. Euh ça ça vous ça vous convient pas du tout ? vous convient pas du tout.
C'est la programmation purnuelle de l'énergie. Ouais. Écoutez, je je déjà on va on va parler de ce que c'est c'est au-delà d'un terme barbare, c'est on parle de la politique énergétique de la France.
Ça veut dire de de comment on produit des énergies, comment on les consomme, euh comment dans le temps on planifie tout ça et donc forcément ça a des incidences majeures. Ça a des incidences majeures parce que une part de ce que l'on fait est financé directement par le budget de l'État, donc par l'impôt des Français. Ça sous-entend quand on fait des choix, mieux vaut pas se tromper parce que ces choix ce sont des la pour la plupart des outils de production des des choses qui vivent longtemps voire très longtemps et que bah quand on se trompe c'est un petit peu comme le Titanic si vous voulez entre le moment où vous voyez l'iceberg et le moment où vous changez de trajectoire, bah généralement vous êtes dans accident.
Oui. Alors je je me permets de je me permets de vous couper. Alors, vous faites bien de remettre ces ces choses-là dans le contexte et justement donc la loi Élergie Clima de de 2019 donc proposer justement de de réfléchir à cette PPE, donc cette programmation pluriannuelle de l'énergie qui devait donc être remise au goût du jour, réévaluée en 2023.
Donc ça faisait 2 ans qu'elle avait un petit peu de retard. Finalement, finalement le gouvernement décide de la faire passer par décret. Vous avez démarré votre votre intervention à la tribune en disant "Vous ne trouverez jamais quelqu'un au groupe Horizon pour critiquer euh cette méthode, donc le le fait de passer par décret.
Mais et c'est le MA qui est important, mais là on n'est pas d'accord. Pourquoi ? Qu'est-ce qui vous a posé problème dans déjà sur la forme ?
Et on reviendra sur le fond déjà sur la forme, qu'est-ce qui vous pose problème dans cette méthode, dans cette stratégie ? Vous avez l'impression que le gouvernement passe en force ? Non, j'ai pas j'ai enfin j'ai je j'ai l'impression surtout que le gouvernement sans tête, sachant que la copie n'est pas bonne, a passer quoi qu'il arrive la copie.
Sans en quoi je peux le comprendre en partie puisque vous savez que derrière la manière dont ça fonctionne c'est qu'il y a des appels d'offre notamment pour les énergies renouvelables où vous avez des tarifs d'achat. C'est en ça que ça impacte le budget de la France et que s'ils n'ont pas de de PPE, ils n'ont pas le cadre législatif, enfin le cadre réglementaire pour pouvoir passer ces appels d'offre. Ça veut dire que en gros vous bloquez tous les projets, on tue des filières même et que derrière il y a des filières, il y a il y a des usines avec des productions, des gens qui installent et cetera et vous pouvez mettre en danger beaucoup de choses et et pour ça même si c'est imparfait, je peux éventuellement accepter que le gouvernement passe la PPE pour passer des appels d'offre mais au plus vite quoi.
C'est illégal passer par des exerc Marine Le Pen. Mais c'est ce n'est absolument pas illégal. Je je je j'invite tout le monde à aller lire l'article 34 de la Constitution où qui définit les domaines de la loi.
L'énergie n'est pas du domaine de la loi. Quand on a reconstruit ce pays, quand vous avez quand quand Michel Devray et le général de Gaulle ont fait la 5e constitution, ils ont précisément choisi de ne pas mettre la l'énergie dans le domaine de la loi. Est-ce que c'est bien aujourd'hui ?
Est-ce que c'est pas bien ? C'est pas le sujet. Ça n'y était pas.
Donc c'est tout à fait légal de passer euh par décret. Après, vous parliez de la Lpec, on en revient à l'horizon temporelle de ce que l'on fait. Vous avez, ça plaise ou non, aujourd'hui votre système électrique qui repose à 70 % sur de l'énergie nucléaire.
C'est-à-dire que il tient là-dessus et avec de l'hydraulique parce que l'hydraulique est aussi une énergie pilotable. Donc vous prenez l'élément alors pilotable pour qu'on explique bien en fait c'estàd que vous pouvez vous pouvez l'utiliser quand vous en avez besoin. Voilà c'est modulable et on le on le on c'est en flux continu donc on sait ce qu'on prend ce qu'on arrête ce qu'on machin ce qui est pas toujours possible avec l'éolien ou avec le solaire sol mais mais surtout c'est donc il constitue l'essentiel de votre système.
C'est comme si vous avez une maison, vous avez un pilier porteur et et et en gros vous dites bah finalement ma maison je vais retirer le pilier porteur et puis les murs vont tenir. les murs vont pas tenir et et donc ce sur quoi tient votre système, ça a une durée de vie de plus de 60 ans. Comment voulez-vous avoir une ELPEC qui vit sur 5 ans et une PPE qui vit sur 10 ans alors que l'essentiel de votre système vit sur 60 ans ?
Par ailleurs, ces métiers aujourd'hui ce matin, on a examiné la nomination du nouveau président de DF. Ces métiers sont des métiers industriels. On parle de matériaux lourds, on on parle de personnes avec des compétences diverses qui ont des besoins de formation spécifiques et et tout ça ne se bâtit pas du jour en main.
Par contre, ça se détruit très vite mais ça ne se bâtit pas du jour en main. Ça demande des financements colossaux qui ne s'amortissent pas sur 5 ans 10 ans. Donc donc il y a on a un problème d'échelle de temps très clairement et c'est vrai que cette échelle de temps dont nous aurions besoin correspond à ses mal avec une envie de la représentation nationale de se mêler de tout si je puis dire.
Euh et et et moi ce que je défends c'est que notre rôle en tant que parlementaire c'est d'éclairer le public sur les enjeux. Hm hm. Sur les grands enjeux qui a des oppositions sur ces grands enjeux parce qu'on n'est pas tous d'accord, on le on on l'imagine pas tous de la même manière mais mais ce qui devrait nous intéresser, ce sont les grands enjeux et puis l'État lui il doit avoir les mains libres dans l'opérationnel.
C'est pour ça qu'il faut qu'il puisse passer par décret sur un certain nombre de choses. Mais pas là. En tout cas, pas dans cette version là.
Non, non, mais moi une fois de plus, je ne lui reproche pas de le faire. Ou en revanche, il faut immédiatement qu'on prépare la correction. D'accord.
OK. OK. Qu'est-ce qui vous Alors, on a compris pour la forme et c'est ça qui était intéressant dans le fond parce que c'est ça aussi qui nous intéresse surtout qu'est-ce qui qu'est-ce qui vous convient pas ?
Bah déjà, elle est décroissante. Alors, c'est-à-dire que pour dire les choses très simplement euh quand vous prévoyez euh 1100 TW de consommation finale euh alors que aujourd'hui euh vous avez une consommation d'énergie primaire, c'est-à-dire que c'est un petit peu comme la voiture, si vous voulez la la voiture, vous avez votre essence et puis vous avez l'énergie que vous avez utilisé à la fin. C'est le rendement du moteur qui est à peu près 30 35 40 %.
Donc quand vous dites "Je cherche mon indépendance et ma souveraineté", déjà vous regardez pas la consommation finale comme indicateur, vous gardez la consommation d'énergie primaire parce que c'est ce que vous achetez à l'extérieur pour pouvoir vous utiliser de l'énergie. Donc quand le ministre ou le gouvernement ou la PPE dans son écriture, parce que hélas le ministre, il est obligé de faire aussi le service à près vente de ce qu'on lui a mis euh annonce 1100 TW de consommation finale alors que vous savez que votre consommation d'énergie primaire est de 2400 TWh. Double.
Ouais. Vous comprenez bien que c'est un c'est un tel séisme que oui, vous pouvez y arriver mais vous vous déplacerez plus, vous aurez plus d'emploi, vous aurez plus d'entreprise, vous aurez plus rien. Et par ailleurs, je rappelle aux français que investir dans la transition pour faire en sorte que ça fonctionne parce que nous avons un un véritable danger existentiel avec le réchauffement climatique, c'est un vrai sujet. seul des pays riches peuvent faire ce pas et que si on s'approuvrit de manière drastique, nous louperons tous nos objectif et nous ne tiendrons pas notre parole.
H donc l'idée de votre critique, elle tient alors il y a pas que ça mais en tout cas déjà vous pour vous le premier point c'est que le gouvernement imagine qu'on puisse moins consommer d'énergie. Ça vous semble aberrant Il faudra Non mais attends, c'est la proportion. Il faudra consommer moins d'énergie.
Il faudra consommer mieux d'énergie. Ouais. Bon, en même temps, il y a que des générations nées après guerre qui pensent qu'ils peuvent gâcher les choses.
C'est des choses qu'on qu'on imaginait pas avant euh gâché. Donc déjà, revenons à une chose de base qui est de ne pas gâcher ce que l'on a. Hm hm.
Euh par ailleurs euh il faut améliorer le système. On parlait du moteur tout à l'heure. Quand vous avez un moteur qui a 30 % de rendement, si vous passez à un moteur qui a 60 % de rendement, vous utilisez mieux l'énergie.
Ouais. et puis infiné ce qui et ça bon on peut dire qu'il y a un accord sur tous les bancs là-dessus presque en tout cas qui est de dire le le cœur du sujet c'est toutes ces énergies dont nous avons besoin pour faire fonctionner notre société et qui émettent des gaz à effet de serre il faut absolument le plus tôt possible les réduire ne ne plus émettre de de gaz à effet de ser donc vous avez deux leviers pour ça il faut d'un côté que vous vous produisiez plus d'énergie décarbonée notamment à travers l'électrification et forcément baisser le niveau de besoin d'énergie primaire euh dans le même temps. Donc ça de toute façon il y a pareil y a un accord mais c'est l'ampleur l'ampleur est incohérent.
L'objectif est inatteignable. L'objectif est inatteignable. Et et pour atteindre cet objectif, donc l'idée vous en vous en parliez donc énergie décarboné et pour ça il y a pas 15 milliards de solutions, il y a du nucléaire ou les énergables ou du du renouvelable.
Euh c'est c'est la lecture de cette PPE, elle est elle vraiment elle diverge en fonction du bord politique duquel on la lit. C'estàd que c'est dommage parce que c'est scientifique avant tout. Alors c'est de la physique.
D'accord. Donc vous vous dites euh on développe le nucléaire euh les EPR de type 2 donc on on continue là-dessus. Euh et en même temps Dominique Voinet dit dit euh et ce sont des faits quand on voit le fiasco de Flamville et d'autres euh il ce qui va Oui.
Quand on parle de gens qui ont organisé le fiasco, forcément elle a pas c'est pas elle qui a qui a tapé dans la citer pour quand vous cassez la recherche, quand vous cassez l'exploitation, quand vous cassez la rentabilité d'un objet, quand vous cassez les chaînes d'approvisionnement, quand vous cassez l'ensemble des données d'un écosystème qui font que effectivement vous avez tout renchéri et à la fin vous dites que c'est pas que que ça ne marche pas, c'est un petit peu facile. Hm. Si je fais exactement la même chose avec les énergies renouvelables, j'aurais beau de le dire.
D'ailleurs, j'ai même pas besoin de faire ça pour vous dire que les énergies renouvelables vous coûtent beaucoup plus cher au budget de l'État que le nucléaire. Ah bah oui oui. Alors ça voà donc donc même même sans rien casser, c'est déjà le cas.
Donc Dominique Voigier est quand même quelqu'un qui a une position particulière vis-à-vis du nucléaire dans notre pays. Il faut quand même dire les choses clairement. Donc, j'entends qu'elle continue dans le chemin qui a toujours été le sien.
Mais mais mais si on en est là aujourd'hui, c'est notamment parce que des personnes comme elles ont agi de cette manière-là ou on imaginé un monde sans nucléaire, en tout cas en développant autre chose. On peut imaginer un monde sans guerre, on peut imaginer un monde sans faim, on peut imaginer un monde sans pauvreté, on peut imaginable, on peut imaginer tout un tas de choses et puis un un moment, il y a la réalité de la vie et puis il y a des réalités physiques et on a besoin quand on parle d'émission de CO2, quand on parle de consommation énergétique, quand on parle d'agriculture, vosos vos vos plantes ont besoin d'une certaine quantité de soleil pour se développer. Tout ça, tout ça, c'est scientifique.
Ça se fait pas aux doigts mouillés, ça se fait pas sur une opinion personnelle d'une croyance personnelle. Donc on peut le faire à titre individuel mais nous on est quand même responsable quand on est élu de l'ensemble de nos concitoyens dans le cadre de l'intérêt général et normalement nos décisions, on doit pas les prendre là-dessus. Et on parle de Dominique Voinet mais Kirilix nous dit dans le chat que Dominique Voinet a dit pendant ce ce débat que les parlementaires n'étaient pas assez calés pour parler de l'énergie.
Vous vous en pensez quoi ? vous les côtoyez ces parlementaires donc que chacun peut parler pour lui-même et je la laisse vous y connaissez en tout cas laisse de ses propos je je écoutez je je je fais en sorte de me donner les moyens de de de pouvoir parler de ce sujet déjà je m'y intéresse depuis longtemps maintenant on en revient n'importe quel député qui vient ici n'est pas compétent sur tous les sujets que nous abordons. On aborde l'ensemble des sujets de la société donc c'est toujours pareil c'est comme vous vous-même en tant que journaliste. ne connaissez pas a priori l'ensemble des sujets que vous abordez.
Qu'est-ce que vous faites ? Vous documentez, vous lisez, vous mélangez les source. Surtout Marco, il le fait très bien.
Mais j'imagine. Mais j'imagine. Donc donc donc on on on n'est pas différent.
Si on veut se donner les moyens de comprendre quelque chose, on peut le faire. Après il y en a qui le font sur beaucoup de sujets. Après, il y en a qui le font sur moins de sujets.
Il y a des hypers spécialistes et autres. Voilà. Mais mais non mais ce qu'on veut dire aussi c'est qu' il y a aussi une question de vision euh et c'est et c'est ce que propose aussi la politique.
La politique c'est au-delà de voilà, on se rejoint là-dessus, c'est-à-dire qu'au-delà des faits comme vous le dites et cetera où sur lesquels bon bah écoutez normalement a priori tout le monde s'accorde après il y a des visions et c'est ce que la politique propose au à ces à ses à ses partisans ou pas enfin ceux qui vont potentiellement voter pour eux. Euh donc en effet euh il y a des personnalités politiques qui aspirent à un monde avec moins de nucléaires et qui pensent pour cela développer d'autres choses. Vous vous faites partie euh de ces personnalités politiques euh qui pensent que le nucléaire doit faire partie intégrante de la solution, voir est la solution.
Alors il peut pas y avoir de la solution que je l'ai dit avant c'est tout ça est scientifique. Je je mais que ce soit une énergie décarbonée, ça on est tous d'accord làdessus. C'est c'est une c'est une des solutions dans dans des pays industrialisés du depuis le début du 20e siècle ayant développé des réseaux électriques centralisés avec tout le maillage industriel qui qui va derrière.
Oui, le le nucléaire si on veut réussir la transition climatique au niveau mondial, il faut que ces grandes zones économiques se décarbonent et se décarbonent vite et il aura forcément une place prépondérante. OK. Voilà.
Maintenant ça ne veut pas dire qu'il faut pas d'énergie renouvelable. Vous pouvez avoir des énergies renouvelables, mais j'ai été rapporteur euh de la loi sur d'accélération sur les énergies renouvelables. Je ne souhaite pas opposer les deux.
Maintenant, il faut qu'on soit cohérent avec notre nos propres arguments. On ne peut pas dire "Nous n'aurons pas de nouveau nucléaire avant 2035 et donc il faut qu'on nous développions des énergies renouvelables en attendant. Ça veut dire que donc on peut les développer vite et donc quand on constate que nous sommes en surproduction parce que les volumes exportés vendu par EDF sont anormaux, c'est anormal de Ça s'appelle bien une surproduction contrairement à ce que dit le ministre et et et donc ça veut dire que vous n'avez vous n'avez pas réussi tout un tas d'autres politiques dans l'électrification des usages et que ce que fait la PPE, la nouvelle PPE à terme vous dépenserez 15000 milliards d'euros par an sur le budget de la France pour financer de nouvelles installations d'énergie renouvelable alors que vous n'avez pas trouvé les consommation en face.
Donc il n'y a aucune urgence à les déployer puisque par essence elle se déploie vite. OK. OK.
À propos d'urgence, moi j'ai une question sur le timing qui est du coup plus une question de forme. François Baot a repoussé l'adoption du décret d'ici à la fin de l'été. Certains l'accusent de ménager les députés du RN pour éviter une censure.
Vous en pensez quoi ? Ah, je pense que le le le gouvernement, c'était vrai, dès le début de cette nouvelle législature et de fait dans une situation inconfortable. vous avez une majorité qui est somoute très étriquée et et donc quel que soit le sujet, le gouvernement est dans une situation euh difficile.
Et là, vous rentrez dans un sujet encore plus complexe puisque vous l'avez dit, il y a il y a parfois une segmentation idéologique très forte. Euh il y a ça touche des questions de politique budgétaire extrêmement importantes à un moment où vous savez que nous avons des déficits qui sont en plein dérapage, ce qui aura peut-être un jour des impacts calamiteux pour notre pays. Donc donc vous comprenez bien que oui, on rentre sur ce sujet-là en forte zone de danger, mais il faut faire peut-être grâce au gouvernement de de décaler aussi cette publication du décret pour peut-être en corriger certaines erreurs.
Ça peut ça peut ça peut ne pas être inintéressant. Euh ça peut ne pas être inintéressant. Est-ce que je pense que c'est l'idée ?
Je pense que c'est vous savez je il y a pas qu'une idée au même titre qu'il y a pas qu'une énergie, il y a pas qu'une idée. Il il y a certainement une série d'idées qui leur font prendre cette décision. Marco, ouais, dans dans le chat, ça ça réagit un peu sur sur le nucléaire.
Il y a une personne qui nous dit "Si le renouvelable se déploie vite, pourquoi le nucléaire qui est complexe, long à développer serait la meilleure solution face au renouvelable ?" Alors même que et certains le rappellent aussi dans le chat que il y a des scénarios scientifiques qui montrent qu'on peut mélanger le une part d'énergie renouvelable avec une part d'énergie nucléaire. Il y a pas forcément besoin de mettre tous les moyens sur l'énergie nucléaire pour être indépendant.
Le rapport du JC le montre. Il y a plusieurs rapports qui le montrent. Le rapport du comité scientifique et RTE aussi surtout qui avait Exactement et on nous le dit dans le chat RTE qui avait plusieurs scénarios avec parfois moins de nucléaire.
Le le rapport du GC ne s'occupe pas de la France en particulier. RTE avait fait des scénarios. Ce sont ce sont aussi les scénarios qui lui ont été commandés commandés par un pouvoir politique.
Donc la réalité on en revient, elle est simple. Nous n'avons pas tous la même histoire en matière énergétique. Quand vous êtes allemand et que votre système tient sur du charbon et sur du gaz, vous avez une des choses qui est très importante en matière d'électricité, c'est la disponibilité de leurs sources et la montée en charge parce que les industries ont peuvent avoir besoin d'avoir immédiatement de de l'énergie disponible.
Donc quand votre système est basé là-dessus, vous avez besoin de le décarboner. Vous allez pouvoir effectivement développer beaucoup d'énergie renouvelable comme l'a fait l'Allemagne et encore c'est une limite même en Allemagne. Oui parce que cit pas mal d'énergie qu'ils importaient.
Justement vous gérez vous gérez ce cette disponibilité et cette montée en charge à travers les centrales au gaz et centrales au charbon que vous avez. Le nucléaire, ça fonctionne pas comme ça. Oui, c'est une énergie qui est pilotable mais en revanche vous la débranchez pas et rebranchez pas comme ça.
Il y a des questions de sûreté nucléaire et justement c'est une question de transparence et et et et il n'y a pas d'acceptabilité du nucléaire et puis personne ne voudrait faire du nucléaire en mettant en prenant le risque d'un accident nucléaire. Ouais. Bah vaut mieux quoi.
Donc vous ne faites pas n'importe quoi avec. J'étais d'ailleurs j'étais à Chinon, à la centrale nucléaire de Chinon vendredi, je suis arrivé à 11h et la centrale de Chinon avait reçu l'ordre de RTE de débrancher la centrale pour supporter le pic d'énergie solaire. C'est c'est une procédure qui met à peu près une demi-heure et vous voyez bien après le temps que vous allez mettre pour redémarrer.
Euh c'est c'est et les centrales nucléaires, j'en reviens à ce que vous disiez sur Dominique Bonet, elles n'ont pas été calculées pour fonctionner de cette manière-là. l'équilibre économique d'une centrale nucléaire n'a pas été calculé comme ça. Donc donc tout la manière dont on développe de des énergies renouvelables en France mais en danger nucléaire.
Contrairement à ce qu'on dit, c'est pas on mise pas sur les deux, on joue systématiquement l'un contre l'autre et c'est ça qui est extrêmement gênant. Vous pensez que c'est compatible et qu'il faut justement faire avancer les deux en même temps ? Bah bien sûr.
Et l'éolien en mer par exemple ? Léolien en mer dont le Rassemblement national ne veut pas entendre parler. Vous en pensez quoi vous ?
Ben, j'en pense que il faut regarder les coûts. Euh aujourd'hui, vous êtes aux alentours, on est très en retard mais plein de plein de pays ont développé les en lien en mer alors qu'on a quand même une façade maritime qui serait super intéressante. Je crois les autres pays n'ont pas 52 réacteurs nucléaires.
Ouais, je je on n'est pas très en retard. Quand quand vous produisez euh 45 TW euh de plus que vous avez besoin et que vous exportez, vous n'avez pas besoin d'énergie d'énergie électrique en plus immédiatement. Sauf sauf à penser qu'il faut réduire le nucléaire et je peux pas me faire la défenseuse de d'un cas ou de l'autre.
C'est juste pour poser des questions. C'est pas c'est c'est pas c'est pas le sujet. Enfin, vous en tant que concitoyen, en tant que citoyenne, vous êtes en droit de nous exiger des comptes sur la manière dont on utilise l'argent public, sur l'efficacité de ce que l'on fait en matière de transition climatique et écologique.
Et donc aujourd'hui, quand vous voyez ce volume de 45 terraî et je ne parle même pas de tous les volumes produits par des énergies renouvelables que nous payons et que nous sommes obligés d'effacer pour ne pas mettre dans le système parce qu'ils sont un prix négatif et parce qu'on sait pas quoi en faire. relativement scandaleux, hein, quand on y pense. Euh et bien si vous voulez, ce que vous devriez nous exiser, c'est de dire "Mais mais enfin moi je je n'arrive pas je n'arrive pas à à changer ma voiture qui est polluante, je n'ai pas les moyens de le faire et et on me dit qu'il faut une voiture électrique, je ne peux pas l'avoir.
Peut-être que vous pourriez m'accompagner mieux pour que je m'équipe. Comme ça, je consommerai euh de l'électricité, je participerai de la décarbonation, ma vie s'améliorerait. Et une fois qu'on aura réussi ça, bah peut-être qu' s'il faut redévelopper plus d'électricité, on le fera.
Mais mais mais mais on est on se crée une forme d'urgence alors que ce n'est pas la réalité que nous avons. Nous avons une urgence à agir contre leur échauffement climatique, mais tout ça demande méthode et et pragmatisme et réflexion aussi. Et du coup la loi qui est d'abord passée au Sénat de monsieur Gremillet va arriver, je crois le 16 juin, si je dis pas de bêtises, à l'Assemblée.
C'est ce qui vous permettra aussi en tout cas, c'est ce qui permettrait au gouvernement de d'améliorer sa copie et de de non, vous y croyez pas ça, de prendre un peu les informations de cette discussion autour de cette loi, enfin autour de ce texte, pardon, pour peut-être proposer quelque chose qui serait qui vous conviendrait mieux, en tout cas qui serait plus qui ferait plus consensus. Non, cette loi gremillet, elle est parce qu'elle est plutôt Écoutez, c'est c'est je vous me posiez la question sur le calendrier de la PPE. Je je la loi grébillé peut s'inscrire sur certaines idées de pourquoi ce calendrier là.
Ça peut désamorcer euh des choses. Et maintenant avec tout le respect que j'ai pour mon collègue sénateur Grimill, cette loi ne ne résout rien et et n'apporte rien par rapport aux enjeux. ce c'est peut-être l'opportunité de faire quelque chose, mais il va falloir réécrire beaucoup de choses dedans euh pour sortir pour sortir du problème.
Moi moi moi ce que je défends c'est dire nous parlementaires, nous devons poser un objectif de production décarboné d'énergie décarbonée à long terme. Quand on dit production décarboné, ça comprend du nucléaire et des renouvelables. Je vois de l'hydro aussi.
Oui, l'hydro est un vrai sujet. H, on pourrait augmenter l'hydro notamment à travers des steps qui permettraient qui sont des bassins en gros qui qui permettent de de stocker de l'énergie notamment des énergies intermittentes. Il faut le faire.
Le potentiel de développement n'est pas non plus gigantesque parce qu'on a déjà bien exploité l'énergie hydraulique en France mais mais il y a il y a des leviers mais mais donc moi pour moi on devrait se concentrer à poser cet objectif à long terme de production décarboné et se contenter de faire ça parce que derrière il y a des sujets connexes. Forcément si vous utilisez un si vous fixez un objectif de production ça veut dire que vous avez une petite idée de l'objectif de consommation que vous visez. Ça veut dire que vous avez une petite idée des usages que vous allez mettre derrière. euh du besoin en matériaux critique pour faire les installations dont vous parlez tout ça.
Donc derrière, il y a des prospective qui est pas assez et voilà et là on donnerait on donnerait à entendre à nos concitoyens les éléments majeur du débat et après bah puisqu'il faut planifier, puisqu'il faut être efficace, il faut il faut laisser l'opérationnel être opérationnel et l'opérationnel dans le monde public s'appelle l'État et moi je fais confiance à l'état. Et ben, je crois qu'on a bien compris votre point sur ce cette PPE et donc on en reparlera parce que ça va revenir incessamment sous peu. Petite question rapide parce qu'il nous reste plus énormément de temps.
Vous le savez hein, le premier ministre François Billot s'occupe aussi pas que de l'énergie, il s'occupe aussi de la proportionnelle. Il consulte, ça prend de l'énergie hein. Ça prend de l'énergie.
Absolument. Euh qu'est-ce que vous en pensez vous chez Horizon ou vous personnellement de la proportionnelle ? Pas trop ça je crois chez Horizon.
Je je je pense pas qu'il y a une grande appétence chez mes collègues pour la proportionnelle. Je ferai pas parler Édouard Philippe non plus dessus mais mais je sais qu'en tout cas ce qui ce qui nous nous occupe c'est c'est de pouvoir proposer un un projet à ce pays, réformer ce pays et donc ça veut dire qu'à un moment bah il faut que vous ayez une majorité pour le faire. Euh alors faut pas non plus tomber dans la caricature.
Il y a des systèmes de proportionnels qui peuvent vous garantir une majorité mais dans ce cas-là, je suis pas sûr que ceux qui veulent la proportionnel soit ceux qui en bénis soit ceux qui voudraient ce système-là en plus. Euh euh mais euh non, moi je je j'en veux pas déjà. C'est c'est c'est un peu une histoire quand on en revient.
Si on reprend Michel Debré justement euh qui est quand même le père de la 5e constitution, il disait que la la la les Français enfin la France a deux maladies. le fait de vouloir tout le temps changer de constitution et vouloir le fait de changer tout le temps de suffrage. La 5e avait mis un terme à ça.
Effectivement là, on vit des choses qui peuvent poser question. Mais la réalité aussi, elle est que nous vivons dans un pays qui n'est pas n'importe quel pays, qui est un pays qui est une puissance militaire, qui est doté de l'arme nucléaire, qui est membre du conseil de sécurité de l'ONU et que ne serait-ce que déjà si vous regardez ça, hormis des pays qui n'ont pas notre sens de la démocratie, en tout cas pour ceux qui qui ont le sens de la démocratie ou qui qui en sont, il n'y a aucun pays. qui est scrutin proportionnel.
Ce ne sont que des pays à à suffrage majoritaire parce que ça demande une réalité dans la décision et cetera. Par ailleurs, j'entendais mon collègue que vous aviez invité avant avec qui je suis en total accord. Ce n'est ce n'est pas la culture française.
Euh visiblement César le disait dans la guerre des Gaules. Donc ça fait relativement 2000 ans que ça dure. Euh pas si César c'est le meilleur exemple mais non mais la guerre des Gaules assez intéressant sur sur la description des gaulois par rapport au germains.
Je il le dit comme ça. Les Germains se réunissent toujours en rond palabre pendant des heures. par avoir une décision commune pendant que les gaulois se répartissent toujours en de camp se tapent dessus accouchent difficilement d'une décision et retourn leur veste une fois qu'ils l'ont eu à la première rumeur.
Donc donc visiblement ça fait 2000 ans que ça dure. D'ailleurs en terme d'intégration ça montre que finalement ça marche pas trop mal. Mais donc il y a a y a il y a cette question là et et puis il y a question de de la relation en territoire de la relation à nos concitoyens.
Nos concitoyens considèrent déjà suffisamment qu'on est coupé qu'on est coupé et qu'on vit pas dans les réalités. Euh, il est évident que la proportionnelle, c'est le régime des partis. J'allais vous dire justement que les Français, ils sont quand même très favorables dans les sondages à la proportionnelle.
Et est-ce que vous pensez pas justement alors qu'il y a une crise de confiance euh dans le politique, dans les institutions que ça reboosterait le vote, que ça diminuerait l'abstention et vous savez, ça fait des années qu'on se fait piéger. Vous vous mettez une idée dans l'air, vous en parlez tous les jours et cetera et puis à la fin on dit que les gens sont très favorables. Moi, je suis désolé, ce n'est pas ce que je constate sur le terrain.
Moi, les gens ils seront favorables au retour du cumul des mandats. Ils ont un attachement à leurs élus à travers le suffrage majoritaire uninominal. Je ne crois pas du tout à ça.
Euh si si vous voulez aller encore plus loin dans la logique de cours, faisons le scrutin proportionnel. C'est pas c'est pas tant ça, mais qu'est-ce que vous répondez à ces 11 millions d'électeurs du Rassemblement national qui se sentent pas du tout représentés ? Bah que je préférerais interdire le fait de pouvoir se maintenir au deuxème tour pour ceux qui ne sont pas arrivés dans les deux premières places.
Ah voilà, ça ça ça ça ça casserait ça ça casserait ça casserait ça casserait cet effet de tambouille et cetera qui est détestable. euh ça clariférait les choses euh les Français euh retrouveraient un choix en deux tours net euh et on a'urait pas besoin de passer par là. Oui.
OK. Et est-ce que vous pensez comme Laurent Vquet que discuter de proportionnel et la proportionnelle en elle-même peut institutionnaliser, je crois que c'est le terme qu'il employ le chaos politique actuel. Est-ce que vous suivez cette idée ?
Je je je je comprends la la la l'angoisse ou la peur de conduire à ça. Et en même temps avec le parlement qu'on a en ce moment, on adopte quand même des lois. Ça roule une pardon mais excusez-moi, on adopte beaucoup de lois.
On fait beaucoup d'occupationnel. D'ailleurs, d'ailleurs, moi je suis très précautionneux au moment où nos concitoyens vivent des moments difficiles, où il y a des licenciements, où la situation internationale est catastrophique, où la question de l'énergie est une question prignante qui qui est l'un des défis majeurs pour résoudre de la transition écologique et cetera, que euh faire toutes les PPL qu'on fait euh qui ne font pas grand-chose, voir qui font des choses pas très intéressantes et et parfois des bêtises et surtout les choses où on s'occupe des élus, c'est vraiment la préoccupation vous occupez de vous pendant que vous devriez vous occuper de nous et et je suis pas sûr que ça soit un un superbe signal euh qu'on donne à nos concitoyen. Et ben on va on va finir là-dessus.
Merci merci beaucoup d'avoir participé à LG stream. Merci à tous les deux. Merci Fanny et Marco.
Et puis nous on se retrouve la semaine prochaine, même heure même endroit avec deux élus pour discuter voilà posément, sereinement avec du temps de politique et de vous et de nous et de tout ça. Merci beaucoup. À bientôt.
Merci. [Musique]
Bruno Retailleau