Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewTMC / Quotidien (sur YouTube)· 14 mars 2026 17 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéJusticeInstitutions & élections

Les familles de l'attentat du DC-10 d’UTA face à Nicolas Sarkozy

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que on peut connaître les surnoms que vous vous donnez entre vous ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Vous savez tout. Est-ce que je peux vous demander de nous parler de votre foulard ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Vous avez apporté quelque chose aussi ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez une explication à l'oubli de cet attentat ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi cette affaire nous concerne tous selon vous ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez échangé avec les accusés pendant le procès ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:00Johanna BretFait
    « c'était dans le Ténéré, c'est un des endroits de la terre le plus inhospitalier. Il fait 50°gr, personne n'y va jamais. Donc il y a eu très peu d'images. »
  • 8:00Johanna BretFait
    « En novembre 89, c'est la chute du mur. Donc en fait l'actualité ça été balayé. »
  • 10:00Daniel ClinFait
    « cet attentat, il a gêné tout le monde et il continue en fait à gêner. Et il a gêné la gauche et il a gêné la droite. »
  • 10:00Daniel ClinFait
    « La Libye pour tous les hommes politiques français, c'était un Eldorado en fait. »
  • 12:00Johanna BretFait
    « mon père souffrait de troubles psychiatriques déjà avant ma naissance et je pense que l'attentat a fait tout exploser en vol une seconde fois. »
  • 12:00Johanna BretFait
    « j'ai fait plus d'une dizaine de foyers entre le moment du décès de ma mère et mon adolescence à 14 ans et ce qui a fait aussi que je suis devenue pupille de la nation. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Deux. Bonsoir Johanna Bret et bonsoir Daniel Clin. On vous surnomme les filles du décis.

Johanna, vous avez 37 ans, vous êtes lyonnaise. Vous aviez 1 an et demi quand votre mère hautesse de l'air disparaît dans l'explosion de l'avion. Daniel, vous avez 65 ans, vous avez perdu votre frère qui était un comédien reconnu.

Et Daniel, on connaît bien votre fils qui a énormément de talent et qui vient très souvent sur la scène de quotidien. On le voit là, c'est le guitariste de Clara Luciani. Donc voilà, on voit assez souvent.

Et Paul, tu l'as croisé au procè au procè. Il était là en tant que par Alors, je disais qu'on vous surnomme les filles du décdisme. Je crois qu'entre vous, vous vous donnez d'autres surnoms.

Est-ce que est-ce qu'on peut connaître lesquels ? Tati Daniel, hein. Tati alors Tati Daniel pour Daniel et puis Tata Yoyo et Tata Yoyo.

Voilà. Et les chaussettes qui vont avec offertes par Tati Daniel en souvenir. Vous savez tout.

Est-ce que je peux vous est-ce que je peux vous demander de nous parler de votre foulard ? Oui, bien sûr. Alors, je écrit dessus, c'est la compagnie UTA, c'était un foulard, voilà, qui faisait partie de l'uniforme de ma maman à l'époque où elle était au tess de l'air.

C'est un foulard qui me suit depuis maintenant 37 ans et donc dans les événements importants. Donc comme un jour comme aujourd'hui, mais comme le jour aussi où j'ai témoigné au procès définition bien également. Oui.

Oui. Mais je l'avais sur la tête de manière à ce qu'il soit bien visible de la part des prévenus. Et Daniel, est-ce que je peux vous demander ?

Vous avez apporté quelque chose aussi ? Alors moi, j'ai cette veste qui est trop grande pour moi, qui est pleine de trous, elle est un peu mitée. Elle a plus de 40 ans.

C'était la veste de mon frère et mon frère en fait, il adorait dire que il était le comédien le plus mal habillé de Paris. En fait, c'était son truc. Mais cette veste il est avec moi quand je la mets et je pense que je la mettrai aussi au quand on témoignera au procès.

Oh c'est mon frère en appelle. Alors l'attentat du décédiste du théâ est l'un des drames les plus meurtriers que la France n'est jamais connue et pourtant c'est un drame qu'on a largement oublié. Est-ce que vous avez une explication à ça ?

On y a Oui, on y réfléchit souvent et euh il y a il y a il y a peut-être plusieurs choses. Euh d'abord, c'était dans le Ténéré, c'est un des endroits de la terre le plus inhospitalier. Il fait 50°gr, personne n'y va jamais.

Donc il y a eu très peu d'images. C'est l'armée forcément qui a ramassé tout. Donc là aussi très peu d'images parce que c'est l'armée.

C'était en septembre 89. En novembre 89, c'est la chute du mur. Donc en fait l'actualité ça été balayé.

C'est ça. Voilà, ça a été c'est ce qui est tout à fait normal hein. C'est pas une injustice.

Par contre, ce qu'on sait maintenant, ce qu'on ressent très fort maintenant, c'est que cet attentat, il a gêné tout le monde et il continue en fait à gêner. Et il a gêné la gauche et il a gêné la droite. Parce que la Libye pour tous les hommes politiques français, c'était un Eldorado en fait.

Et cet attentat, il fallait qu'on l'oublie parce que on emmerdait tout le monde en fait. Alors Johanna, votre mère meurt donc dans l'attentat et votre père n'a pas pu s'occuper de vous. Pourquoi ?

Alors mon père souffrait de troubles psychiatriques déjà avant ma naissance et je pense que l'attentat a fait tout exploser en vol une seconde fois. Donc il était pas apte. Il avait pas l'aptitude de de m'éduquer ce qui m'a fait moi changer de maison assez régulièrement.

J'ai fait plus d'une dizaine de foyers entre le moment du décès de ma mère et mon adolescence à 14 ans et ce qui a fait aussi que je suis devenue pupille de la nation. C'est ça. Voilà.

Donc ça veut dire adopté par l'État. Donc ça veut dire que l'État ne se substitue pas hein aux parents survivants ou aux personnes qui sont responsables de l'enfant. Mais en tout cas ça vous donne un cadre, ça vous donne une idée et ça vous met le cadre au milieu de votre l'état au milieu de votre vie.

C'est l'État qui devient un peu ce support et qui vous permet de grandir. D'où ma déception très flagrante et et mon envie de de connaître la vérité dans ce qu'on fait nos hommes politiques. Ouis.

Mais du coup, étant donné que vous passiez de famille en famille, qui vous parlait de cet attentat ? Alors, tout le monde pour le coup. Ça a jamais été un sujet tabou chez moi.

Euh, mes grands-parents m'ont très vite expliqué que ma mère était morte bah durant son travail, qu'elle était au tess de l'air, que l'avion avait explosé, que des hommes avaient pris la décision d'ôter la vie à 170 personnes, donc des enfants notamment, des nourrissons aussi et que c'était bah c'était comme ça qu'il allait falloir apprendre à vivre avec ce drame. Mais en tout cas, voilà, le mot attentat et bombe n'était pas un gros mot dans ma famille. Daniel, vous dites que cette affaire nous concerne tous.

Pourquoi ? Parce que c'est une affaire de citoyens. En fait, nous nous sommes des citoyennes lambda, on n pas la carte, on n pas de réseau spécialement.

Et c'est vrai qu'au premier procès, on y a été un peu comment dire sans trop d'avoir conscience de ce qui allait nous tomber dessus. Et on s'est rendu compte en fait très vite, nous les filles du décis que cette histoire nous dépassait parce qu'on touchait là à quelque chose de fondamental qui était euh euh la politique, qui était la corruption, qui était le terrorisme. Et c'est complètement dingue parce que moi et Johanna d'ailleurs, les familles du DC10, elles ont créé l'AFVT, l'Association française des victimes de terrorisme.

C'est une association, c'est la plus importante, qui a énormément de travail, qui travaille toujours beaucoup à accompagner toutes les victimes. Et cette association en fait, c'est une association aussi citoyenne et on s'est rendu compte que euh on a ça nous dépassait en fait, qu'on était la petite histoire au sein de la au sein d'une énorme histoire. Et vraiment on a pris à cœur, on a on a vraiment nous pris à cœur de partager justement cette histoire-là, de montrer à hauteur d'hommes qu'on était tous concernés par les problèmes de probé et par les problèmes de droiture de nos politiques parce que bah c'était des gens élus ou en tout cas des gens qui étaient en mesure de nous représenter au quotidien et puis surtout d'être exemplaire et en l'occurrence non.

Est-ce que vous avez échangé avec les accusés pendant le procès ? Un seul Alexandre Jouri. Oui, enfin par hasard hein.

Il nous a pris pour des journalistes. Alors voilà, il est venu un petit peu vers nous. Il vous a pris pour des journalistes.

Oui, parce qu'en fait on est là et on prend beaucoup de notes. On faisait des petits reportings pour les autres filles du DC10. Donc Alexandre Jourry, il regarde tout le monde, il discute avec tout le monde.

C'est quelqu'un de plutôt sympathique. Mais autrement, évidemment que non. On n' pas échangé avec les 11 prévenus parce qu'ils sont quand même 12.

Enfin là, ils seront 11 puisque Takenine est mort. Mais on est face véritablement à un système quoi. C'est on a compris que tous ces hommes en fait leur fonction, leur rôle, tout ça était complètement entre et vous l'avez compris pendant le procès ?

Euh oui, vraiment oui oui oui. Il y avait quand même quelque chose de même très lisible visuellement. Je veux dire, c'est très impactant de voir tous ces prévenus côte à côte.

On sent que la machine est bien huilée. On on voit les regards, on observe les gens qui se parlent et oui, on se rend compte qu'on est quand même face à voilà quelque chose d'un peu clanique. Et je crois que Nicolas Sarkozi a souhaité vous répondre.

Je crois que c'est c'est à vous Daniel, il a souhaité vous répondre mais la présidente n'a pas voulu, c'est ça ? Oui. Oui.

C'était assez étonnant parce que bon, on a témoigné toutes les unes derrière les autres. Ils vous ont écouté ? Ah oui, je pense que là ils ont vraiment écouté.

Est-ce que vous aviez leur regard ? Est-ce que vous aviez est-ce que vous les regardiez ? Alors en fait quand on témoigne on parle à la cour tribunal il est presque même interdit en fait de s'adresser de nous retourner.

Donc ça c'est une règle, c'est la norme. Par contre on sentait effectivement le regard et c'est vrai que le premier prévenu le plus proche en fait du pupitre c'était Nicolas Sarkozi. On était vraiment à 1,50 de lui.

Et bon moi je sais que c'est quelque chose qui m'a plutôt galvanisé. Je dirais j'avais pas peur quoi. Mais euh après mon témoignage effectivement il a eu en fait une réaction d'homme.

Finalement c'est qu'il a voulu me dire quelque chose. Et là à vous à vous pas pas à la cour oui. À moi.

Il a voulu je pense qu'il a voulu s'adresser à moi et presque en se levant et là euh la présidente du tribunal et je pense que c'est la seule fois du procès lui a dit vous rassayez et vous vous taisez. Enfin, moi dans ma tête, c'est ça. Peut-être qu'elle l'a dit d'une façon un peu moins ferme.

Mais là, on remet chacun reprend sa place et je pense que ça a été peut-être un peu un percute quand même de savoir que là h il il avait à se terre parce qu'il parle beaucoup he Nicolas Sarkozy, il parle énormément à se terre et à écouter. C'estàd qu'il savait qu'allait à défiler après de d'autres témoignages et que il aurait pas le droit de prendre la parole. Donc ça fait Est-ce que je peux vous demander ce que vous aviez envie qu'il entende ?

L'information, la phrase euh qui que vous aviez envie qui vraiment qu'il entende ? Moi, il y a plusieurs choses, mais justement le le rôle de l'État, le fait d'être pupi de la nation, pour moi, ça a été euh très désarmant de savoir que les hommes qui représentaient le pouvoir, mais mon pays et ce qui me permettait de grandir un peu de manière sécuritaire parce que quand vous êtes pupit de la nation, c'est ça, c'est on fait une place au plus fragile, celui qui est orphelin qui parce que pupin de la nation, c'est les orphelins de guerre, orphelins victimes de enfin orphelin de de d'actes terroristes. Donc, c'est quand même les personnes les plus faibles. de savoir que les hommes qui étaient en responsabilité de ça ont pu nous trahir et marcher à ce point sur la tombe de nos morts, c'était vraiment le message primordial de mon témoignage.

Alors, je rappelle que rien ne prouve que Nicolas Sarkozy été au courant de de ce qui s'est passé. Daniel, vous dites que votre frère aurait aimé suivre ce procès. Ah, il aurait adoré.

C'est vrai. Pourquoi ? Et vraiment, je le sens là quoi.

Je le sens sur mon épaule. Pourquoi ? parce queen fait c'était un artiste, un créateur, il faisait de la mise en scène, il a fait il a monté un spectacle sur le Front National alors que personne ne vraiment n n'en entendait vraiment enfin voilà n'avait transmis ça au théâtre.

Il était très audacieux, il était très courageux et quand on a voilà après sa mort son petit appartement boulevard de Pic Pu le matériel il s'en fichait complètement vraiment. Bon, il avait fait le conservatoire d'art dramatique, je le dis, à Paris. Il avait été reçu à 17 ans, le théâtre, le foot et sa fille.

Voilà, c'était ces trois patients. Mais ce qui nourrissait en fait son travail, c'était euh les euh objectivement euh les affaires politiques. C'est il adorait ça, il écrivait là-dessus, il a accepté euh après avoir joué dans les plus grands théâtres à Paris d'aller passer 2 mois au Congo à Brazaville pour monter une pièce de théâtre avec des dans dans une salle de répétition, il y avait pas toujours de l'électricité.

Pourquoi ? Parce que la pièce racontait quoi ? racontait comment un dictateur africain fou dévore son peuple.

Vous entendez ce que Enfin voilà, on entend et c'est ça qu'il a amené à passer 3 2 mois rock and roll à Brazaville avec ses comédiens du Rocado. C'était ça. Et quand on voit que en fait ce vrai dictateur fou l'a tué, moi je trouve que bon voilà, c'est incroyable quoi la vie qu'il a eu.

Elle a été courte mais elle a été incroyable. Et donc il est là en fait dans cette histoire. C'est vrai, il y en a que vous avez pleuré quand est mort.

Ouais, c'est vrai. Ouais. Ouais.

Ça a été une soirée compliquée. Bon, j'avais beaucoup travaillé, fait le concert de Pink Martini en même temps, était retourné au travail et j'étais je suis rentrée très très tard dans la nuit et mon conjoint de l'époque m'a dit "Écoute, ça y est, Yo Kaddafi est mort." Et mon premier réflexe, c'était de prendre l'ordinateur.

Effectivement, j'ai pleuré beaucoup. Alors, j'ai pleuré pour deux choses. Déjà, parce que j'ai trouvé ça absolument inhumain de de pouvoir mettre à mort un homme de cette manière-là.

Et la deuxième chose, c'est vraiment la sensation qu'on m'enlevait une part de réponse dans mon histoire. Voyez, c'est on m'enlevait une jamais la vérité, c'est ça ? Ah pas tant la vérité parce qu'on sait que la vérité, elle est multiple.

C'estd on peut pas se baser ou on m'enlevait une partie de on m'enlevait une partie de l'histoire. Et vous voyez ce sentiment, je l'ai aussi eu à la mort de Takedin. Je l'ai aussi eu plus récemment à la mort de Safis Islam Kaddafi.

Alors ça veut pas dire que c'était des gens qui détenaient toute la vérité mais sont des clés. Et on a bien compris qu'aujourd'hui la justice et cette affaire c'est un puzzle. Chacun détient des éléments.

Donc moins il y en a et ben moins on en sera peut-être. Qu'est-ce que vous attendez ? Qu'est-ce que vous attendez de ce nouveau procès qui va souffrir la semaine prochaine ? beaucoup de choses en fait hein, on attend.

Bon, c'est peut-être un peu bateau mais la vérité évidemment parce que tout est examiné d'une façon absolument chirurgicale. C'est fou ce qu'on a appris au premier hein sur le la machinerie, la façon dont euh l'argent a fluctué sur les tableaux de Claude Guer. Enfin, c'est complètement dingue quand même cette histoire.

Donc, on attend, je pense qu'on va encore avoir d'autres un autre regard, une autre vision. Hm hm. Euh, on attend aussi de voir à nouveau la justice fonctionner parce que c'est extraordinaire, le procès est public, il faut il faut venir et on a été très impressionné par ça.

Ça se déroule dans une dans un grand calme, dans une grande sérénité puis tout à coup, il peut y avoir quelque chose qui qui fait basculer complètement la compréhension de tout ce qu'on sait. Donc c'est c'est très très impressionnant, très intéressant et pour nous c'est indispensable. Donc ce qu'on attend c'est à nouveau de voir euh la justice fonctionner.

Alors euh par contre le verdict, si c'est peut-être aussi votre question, le verdict, qu'est-ce qu'on attend ? Mais on attend ce que la justice dira euh décidera et décidera. Johanna même question.

Est-ce que qu'est-ce que vous souhaitez rajouter ? Qu'est-ce que vous attendez de ce de manière assez similaire à Daniel la vérité ? Je moi j'attends quand même beaucoup de Claude Guéan et de Brisfeu qui se qui se prononce un peu sur ce qui s'est passé vraiment dans cet échange avec Abdallahusi parce qu'on sait pas on a eu des bribes d'idées de peut-être pensez qu'il disent pas tout assurément assurément ça veut dire qu'il y a peut-être une possibilité qu'ils aient rencontré Abdallah Senous sans parler du financement de la campagne.

C'est pas inenvisageable. C'est juste ce qui est inenvisageable, c'est le contexte dans lequel ça s'est déroulé. Qu'on nous assure qu'il n'est prévenu ni leur sécurité, qu'il soit partis sans traducteur, que les diplomates sur place n'étaient pas au courant, que c'était un piège.

Ça c'est une impossibilité technique. On va dire il y a pas assez. Après en soit nous on attend de nous connaître les échanges, on attend de comprendre ce qui a pu se passer.

On attend de de de que que se vérifie par le propos de Brisortefeu qu'il ne savait pas qui était Abdal Senousi. C'est inentendable pour nous ce genre de chos que et et ce qu'il faut quand même dire sur ces fameux deux points d'ancrage qui sont pour nous complètement dingues. Ils ont quand même dîné dîner hein.

Ils ont compris avec qui voilà ils allaient dîner. Ils sont pas partis, ils ont continué. Ils ont été jusqu'au café quoi.

Une fois dans un restaurant, une fois chez chez nous. Euh ce qui on a cessé par la voix de nos avocats de leur demander "Mais de quoi avez-vous parlé pour nous ? C'était fondamental et en fait on a eu un espèce de blouy boulga de en tant que réponse de de la part de ces deux messieurs qui étaient on me souvient plus très bien de la lutte contre voilà l'immigration et je pense il y en a quand même un qui a dit je pense que on a parlé de la lutte contre contre le terrorisme nous dire ça alors que ils étaient en train de dîner avec Abdallah Sinr des des terroristes recherchés partout dans le monde.

Là, j'avoue quand même que ça nous a fait un choc et on s'est dit ils sont mal préparés quoi. C'est pas possible. Merci à toutes les deux.

Je voudrais qu'on termine avec par une chanson. Pourquoi ? Pourquoi ? parce que cette chanson donc Tombée du ciel de Digelin euh quand on a vidé son appartement, c'était assez étrange.

Il y avait une cassette en plein milieu de son appartement à mon frère et c'était la cassette d'Igelin qui s'appelle tomber du ciel. Donc évidemment chaque fois que j'entends je pleure. Il fait pas pleurer.

En tout cas nous pensons à eux. Nous avons pensé à votre mère, à votre frère et puis à tous ceux qui ont souffert de cet attentat. Et il y a une dernière chose yo.

Vas-y. Moi, j'y vais. Alors, il y a deux choses.

La première chose, c'est qu'on voudrait dire qu'on pense à toutes les autres filles du collectif du décisme, mais à aussi à tous les proches des 170 autres victimes qui ne sont pas forcément présents mais qui sont forcément dans notre cœur. Et la deuxième chose qui est hyper importante pour nous aujourd'hui, c'est qu'on a besoin de soutien, que c'est une action qui est citoyenne, qu'on a créé un site internet sur lequel vous pouvez consulter nos nos contre-rendus d'audience mais aussi nos points de vue et sur lequel il y a également un lien pour une cagnotte qui est soutenez le collectif d'efficidité C18. Merci à tous les deux d'être venu sur le plateau quotidien.