"Mettre fin au corporatisme judiciaire" - Bruno Retailleau
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Comment témoigne cette marche blanche organisée à Saint-Jean d'Angélie ce soir ? Comment vous l'expliquez ?
- 2:00OuverteRéponse partielle
Quelles sont vos solutions face à ce scandale d'État ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Comment engagez-vous la responsabilité des magistrats ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Quelle est la responsabilité politique de ce gouvernement ?
- 11:00OuverteRéponse directe
Est-ce que Bruno Retailleau ferait mieux qu'Emmanuel Macron sur la sécurité et la justice ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Pourquoi les Français voteraient Retailleau plutôt que Bardella ou Le Pen ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30Bruno RetailleauFait
« On a inventé un droit à l'inexécution des peines. Vous avez un juge d'application des peines qui défait ce qu'un juge au tribunal va faire. »
- 3:30Bruno RetailleauFait
« On est les seuls d'ailleurs avec l'Italie à avoir un juge d'application des peines. »
- 12:00Bruno RetailleauPromesse
« Je propose la suppression du juge d'application des peines. »
- 16:00Bruno RetailleauPromesse
« Je ferai un référendum et je soumettrai une nouvelle politique pénale aux Français par référendum. »
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Bruno Rota. Bonsoir. Bonsoir.
Il y a une émotion considérable et elle est toujours là cette émotion. Comment témoigne cette marche blanche organisée à Saint-Jean d'Angélie ce soir ? Comment vous l'expliquez ?
C'est humain. S'en prendre un enfant dans ces conditions là. C'est le somum de la barbarie.
Quand on est parents, quand on a des enfants, quand on a des petits enfants, les grands-parents pour cette marche blanche, on comprend exactement ce qu'il ressentent. On on s'en remet jamais. On peut punir l'individu qui a fait ça.
Il faut le punir sévèrement et on s'en remet jamais. On reste avec une plaie ouverte toute sa vie. Voilà.
Cet individu visiblement n'a pas été puni assez tôt. On aurait peut-être pu empêcher le drame qui est arrivé. Quelles sont vos solutions ?
Bien sûr, on aurait dû l'empêcher. On aurait dû l'empêcher parce que c'est même pas un dysfonctionnement. Il va falloir tout remettre à plat.
C'est un scandale d'État. En tout cas, c'est un scandale. C'est un scandale.
Point. Et ça a émeux tous les Français. Le peuple français est en colère et je pense que là il y a quelque chose qu'on a franchi, voyez, comme une limite.
Et il demande des comptes. Mes solutions, ça sera de renverser vraiment la table, d'avoir une autre justice que celle qu'on a aujourd'hui. Je veux pas dire attention qu'on comprenne bien beaucoup de magistrats qui font très bien leur travail, mais un il faut réhabiliter la sanction.
Le problème en France, c'est que on a inventé un droit à l'inexécution des peines. Vous avez un juge d'application des peines qui défait ce qu'un juge au tribunal va faire. C'est pour ça qu'il y a tellement d'écarts entre les peines qui sont encoures, les peines qui sont prononcées et les peines exécutées.
Moi, je propose la suppression du juge d'application des peines. On est les seuls d'ailleurs avec l'Italie à avoir un juge d'application des peines. Ce que je propose, c'est qu'on incarcère plus, c'est que on incarcère beaucoup plus tôt, c'est que on revoit puisque on a beaucoup d'aménagement de peine.
On incarcère en France, on donne des peines de prison. Il y a plus de place dans les prisons. Oui, mais regardez ce qu'a fait la Hollande.
D'abord, ils incarcèrent beaucoup plus tôt euh à population équivalente. Ils donnent deux fois plus de peine que nous et ils ont moitié moins de détenus. Pourquoi ?
Parce que notamment pour la justice des mineurs, nous on attend le dernier moment pour les incarcérer. C'està-dire que on les enferme dans un parcours de délinquence. Ils volent un œuf, un bœuf et cetera avec violence et après il y a un crime et c'est trop tard.
Alors là, bien sûr, ils vont faire beaucoup de prison. Donc moi, ce que je propose, c'est des peines de prison qu' pile des courtes peines. Dès les premiers délit grave comme ça, on peut empêcher des gens d'en commettre d'encore plus grave.
Donc un, on réhabilite la sanction. il fera bien sûr construire des nouvelles prisons. Euh on réforme complètement la justice des mineurs.
Croyez-moi, quand j'étais ministre de l'intérieur, j'étais choqué parce que il y avait une explosion de violence pour les mineurs. Et ces mineurs-là, parfois, ils avaient 30 antécédents judiciaires. Ça veut dire qu'on leur avait assuré une forme d'impunité.
C'est plus possible. Dès les premiers délit, on les emprisonne des prisons notamment et des peines d'une semaine, de deux semaines. Et puis il y a aussi autre chose, il a la question de la responsabilité des magistrats, il y a la question là encore de l'impartialité.
Comment vous l'engagez la responsabilité des des magistrats ? Vous avez proposé une cour qui jugerait les magistrats ? Oui, parce que je je pense qu'on a un système aujourd'hui qui est conseil supérieur, une cour disciplinaire, on a un conseil supérieur de la magistrature qui ne fonctionne pas vis-à-vis des sanctions.
Regardez, l'an dernier, en 2024, sur les centaines de de plaintes justiciables, on a eu zéro renvoi en cours de discipline, en conseil de discipline et en 2025, sur des centaines de plaintes, il y a eu un seul renvoi en cours de discipline. Je parle pas des fautes disons de droit commun. C'est-à-dire que voilà quelqu'un qui se jette sur une greffière où il y a des atteintes sexuelles.
Non, je parle de fautes dans l'exercice du métier de magistrat. Mais les magistrats, ils rendent en fonction des lois qui Non non non non. Ce que je veux moi, c'est pour des magistrats qui commettent des fautes notamment personnelles qui ait une sanction. et j'ai proposé une cour notamment de discipline cour disciplinaire où il y aurait des notamment des citoyens tirés au sort qui sanctionnent les magistrats.
Mais oui parce que je vais vous dire pour sanctionner aujourd'hui il y aurait trois collèges. Il y aura un collège où vous auriez des citoyens tirés au sort, un collège de magistrat et un collège de personnalité qualifié. Qui juge les juges ?
Le problème, il est là la difficulté. Ça peut pas être l'État, ça peut pas être les parlementaires parce que l'état de droit nous oblige évidemment à avoir la séparation des pouvoirs. Mais comme la justice est rendu au nom du peuple français, je pense que c'est important comme les juris d'assise que le peuple français puisse avoir son mot à dire.
D'accord. Mais quelle est la responsabilité politique de ce gouvernement ? Est-ce que Gérald Armanin aurait dû présenter sa démission ?
J'ai jamais, voyez, j'hésite beaucoup moi à à demander des têtes. Je je n'aime pas ça. On pass qu'un jour ça soit la vôtre qui soit c'est même pas pour ça.
C'est même pas pour ça. Mais vous vous aurez des élus qui à chaque pépin à démission et alors ça dépend pas de nous de toute façon. Il a fait les circulaires.
Ça aurait été sans doute différent s'il y avait pas eu de circulaire. Le problème c'est que les circulaires n'ont pas été appliqués. Moi ce que je propose notamment pour le parquet, vous savez, il y a une petite musique qui veut que le parquet soit totalement indépendant, les procureurs donc de la chancellerie et que il y a même une loi qui a été votée, la loi TBI.
Exactement. Oui. Mais alors il y a une loi Tirbira, il y a des textes qui ont été votés pour modifier la Constitution.
Moi je pense autant les magistrats du siège, les juges d'instruction doivent être totalement indépendants, mais autant il doit y avoir une politique pénale en France. Pourquoi ? parce que le garde des saut, il est responsable devant le parlement, devant le [raclement de gorge] représentant des Français.
Et bien justement, le ministère public, il représente la société. Donc quelque part, il doit être un peu responsable devant le garde des saut. Mais justement, est-ce que le garde des saut, il aurait dû de lui-même proposer sa démission au président de la République ?
Ça lui appartient à part aujourd'hui, il y a pas de faute caractéristique. Il y a il y a Est-ce que vous l'z fait à sa place ? Est-ce que vous l'z vous auriez remis votre démission ?
Franchement, je n'étais pas à sa place. Franchement, je n'étais pas à sa place. Vous demandez quand même commission d'enquête parlementaire.
Bien sûr, parce que attendez, regardez, il y a des commissions d'enquête parlementaires sur tout et rien aujourd'hui. Voilà, un parlementaire se lève, il se réveille et il demande une commission d'enquête. Là, vous avez la France qui est bouleversée, vous avez le service public de la justice.
Les Français n'y croient plus. Les Français n'y croient plus. Il y a il y a quelques mois, je crois que c'est le Sévipov qui a sorti un sondage et pour 69 % de nos compatriotes, il juge la justice trop laxiste.
Donc là encore, il faut faire un point. Et si malheureusement on doit avoir de la compassion pour la famille qui s'ouffre, pour la victime qui n'est plus là, mais nous les hommes et les femmes politiques, notre boulot c'est de prendre des décisions. Pourquoi est-ce qu'on vous ferez confiance ?
Vous avez été ministre de l'intérieur aujourd'hui. Euh les policiers des gendarmes sont noyés sous les plaindes, sous les dossiers. Ils sont dépassés, ils sont surchargés.
Pourquoi est-ce qu'aujourd'hui vous ferez confiance alors vous avez été aux manettes ? Ouais, j'étais aux manettes mais j'avais pas toutes les manette justement puisque j'avais pas j'avais un président de la République qui était souvent opposé à mes orientations. Ça vous a pas échappé, pas seulement sur l'Algérie d'ailleurs, sur l'immigration et autres.
J'ai je n'avais pas de majorité à l'Assemblée nationale, mais c'est les prochaines élections présidentielles qui vont permettre de renverser la table. Et pardon, mais regardez les policiers ou les gendarmes, ce qui choque les gens, c'est l'impunité des émetiers le weekend il y a 10 jours et c'est en même temps le laisser passer euh pour un pédophile euh multisignalé. Donc moi, je pense qu'on a une justice qui est une justice.
Sans doute faut-il changer la loi. Je ne m'en prends pas au magistrat qu'il y a une partie des magistrats qui est syndicaliséciplinaire. Donc vous voulez vous en attz il y a le syndicat de la magistrature pardon pour ne pas le nommer est clairement politisé en contradiction représente pas 100 % c'est il représente 30 % des magistrats mais c'est tellement important c'est tellement important et d'ailleurs dans le conseil supérieur de la magistrature dont je demande la réforme il y a un problème c'est que la haute hiérarchie judiciaire est très représentée parce qu'il y a pas un homme une voix aux élections professionnelles.
C'est unique dans toute la fonction publique. Et donc vous avez une main mise pour l'évolution des carrières par les syndicats et moi je veux une justice non seulement indépendante mais impartiale et qui respecte la loi et l'ordonnance de 58 qui interdit toute délibération politique au magistrat y compris au syndicat. Est-ce que c'est le cas ?
Non, ce n'est pas le cas. Alors, vous restez avec nous Bruno Rotaillot. Je rappelle que vous êtes aussi candidat à l'Élysée, à l'élection présidentielle puisque maintenant, voici venu le le moment de débattre avec Charles Consigni dans le signé Consigni comme tous les soirs à la même heure.
Bonsoir Charles Consigni, vous nous rejoignez. C'est première question. Est-ce que Bruno Retaillot, mon candidat à l'Élysée, est-ce qu'il ferait mieux qu'Emmanuel Macron ?
Est-ce qu'il ferait mieux la sur la sécurité et la justice ? Oh, je pense quand même [rires] il y a il y a pas de mal. Faut dire faut dire qu'il y a pas de mal, hein.
C'est pas vraiment me donner le point parce que le l'angle mort quand même du président de la République, ça aura été pendant ces deux mandats la sécurité et la justice. La sécurité, le régalien bien sûr. Je pense quand même parce que euh en cette matière comme dans les autres, il faut choisir une direction.
Euh et la grande [raclement de gorge] le grand drame du macronisme, ça a été de ne jamais choisir de direction. Et donc euh ça peut pas marcher ni sur la sécurité, ni sur la justice et pas tellement sur les autres sujets. Euh le seul sujet sur lequel ils ont été à peu près clairs, c'était l'attractivité du pays.
Et là ça et là ça a un peu fonctionné. Donc ça montre qu'il faut choisir. Et je crois que Bruno Rotaillot est plus clair dans ses dans ses options que ne l'it Emmanuel Macron ou tout candidat macroniste s'agissant de de la sécurité.
Néanmoins, moi je pense quand même que au fond, je sais pas si vous allez me rejoindre là-dessus, j'ai écouté avec beaucoup d'intérêt la conférence de presse de l'avocat de la d'une autre victime de ce monsieur Barella qui s'appelle Rosa. Voilà. Euh et cet avocat a dit euh il y a des enquêteurs et des magistrats qui sont désinvestis, des partisans du moindre effort.
Et moi effectivement, je pense que on est à un tournant de l'histoire de notre pays et il faut mettre les pieds dans le plat sur tous les sujets. Et effectivement, comme avocat, quand je vais au palais de justice et qui est arrihé avec des gens qui courent pour se tirer de là pour pas rester une minute de plus que le temps qu'ils sont censés passer dans leur bureau. Et je pense que dans un pays comme le nôtre, avec les défis qu'on a en matière de sécurité et de justice, ça peut pas fonctionner.
Donc ce que j'entrevois moi dans le drame qui est arrivé, c'est en fait la démobilisation du pays et le fait que les gens ne veulent plus bosser, ne sont plus sur le pont, ne sont plus à leur poste, ne veulent plus faire leur boulot et résultat des courses, le système ne peut pas fonctionner. Bonillo, d'accord avec ça, il faut remettre aussi les magistrats et peut-être les policiers. Je je ne généraliserai pas parce que comme ministre de l'intérieur, j'ai vécu des moments difficiles où j'ai vu euh des enquêteurs, donc policiers ou gendarme qui agissaient d'ailleurs sous l'autorité judiciaire, hein, d'un procureur et autres, vraiment mobilisé, passé les nuits des nuits des weekends.
Donc on peut pas généraliser ce ce que vous appelez effectivement cette démobilisation, moi je l'appelle la burecratisation. Et euh cette affaire en témoigne, je m'explique, aujourd'hui, on a un état totalement bureaucratisé, totalement burecratisé. Les commandes ne répondent plus.
La preuve, le garde des sauts fait des circulaires. Il dit, il va falloir prioriser les violences, notamment vis-à-vis des pédophiles et cetera sur les mineurs. Et en réalité, il n'est pas obéi.
Il y a pas d'effectivité. Et c'est ça parce que beaucoup d'abord croulent effectivement sous les affaires et beaucoup ont perdu le sens de leur métier, de leur mission. Euh moi, je passais beaucoup de temps aller au contact des sapeurs pompiers, des gendarmes, des préfets, des policiers pour leur rappeler leur mission parce que souvent ils se sont engagés, ils avaient un idéal mais avec la complexité des procédures.
Regardez, vous êtes avocat dans la bureaucratisation, il y a un truc qui a amené à cette bureaucratisation, c'est la complexité des procédures, les histoires le régime des nullités pour un oui ou pour un non, pour un vis de forme. et par exemple dans le narcotrafic où souvent on a des avocats très pointus, il arrive souvent que pour un rien du tout vous annulez une procédure qui ôit pourtant la conclusion de mois des mois de plan de trettre en liberté des des délinquants. Donc c'est tout ça qu'il va falloir s'impurocratiser ça veut dire moins de normes et cetera et et ça voudra dire aussi [raclement de gorge] s'attacher à l'essentiel et pas à l'accessoire.
À l'essentiel, c'est-à-dire le fond. le font. Comment se fait-il que le dans cette affaire de la petite Rosa, il y ait pas eu un coup de fil ?
Il y a des transmissions qui mettent des mois et des mois, il y a pas un coup de fil. Donc les gens se sentent totalement démobilisés. C'est vrai.
Surtout. Moi, moi surtout dans l'affaire de la petite Rosa, ce qui est insensé, c'est que c'est dans cette affaire que la mère de la de l'enfant téléphonait chaque semaine à la brigade de gendarmerie et qu'elle s'était vu répondre que si elle continuait, ils allaient finir par porter plainte pour harcèlement. Moi, il y a une autre chose que je demande et qu'on n' pas là depuis le début sauf de ma part de cette histoire, c'est des sanctions.
Euh, où sont les sanctions individuelles individuelles contre les parquettiers et les agents de gendarmerie, les effectifs de gendarmerie qui sont responsables de ce désastre. Moi, je suis désolé mais il s'agit de faute professionnelle. Oh, si vous voulez, quand j'entends j'en entends beaucoup par exemple qui voudrai dire que c'est la responsabilité des politiques, euh je trouve que ce serait beaucoup trop facile.
Je m'inscris en faux contre contre cette idée parce que pour le coup non, pour le coup, c'est un défaut d'exécution de leur boulot par les gens qui étaient en charge de ces act enquête administrative, on aura les conclusions le 19. Oui, mais alors moi j'aimerais bien, je crois que c'est vous, monsieur Taillot, qui l'avez relevé. Le conseil supérieur de la magistrature prononce à peu près 5 à 10 sanctions par an et encore pour des faits [rires] qui peuvent ne pas relever de la faute professionnelle qui peuvent relever parce que il y a eu un harcèlement sexuel de telle ou telle greffière et cetera.
Donc je citais tout à l'heure les chiffres. Moi, je vous rejoins totalement. C'est la raison pour laquelle j'ai proposé une cour disciplinaire parce que je pense que le CSM ne fonctionne pas aujourd'hui.
Il est trop corporatiste, il est très syndicalisé. Est-ce que vous êtes pour revenir sur la loi Tobira sur l'indépendance des parquets ? Ben écoutez, je je peut-être que vous venez de le dire dans l'interview pardon, je pense je viens de le dire.
Je pense que je suis moi pour qu'il y ait comment dire-je un lien entre le garde des saut et le parquet parce que si on veut avoir une politique pénale là ça le montre. Voilà, il faut qu'il y ait une direction parce que encore une fois le parquet c'est le ministère public pour bien expliquer aux téléspectateurs, le ministère public, c'est-à-dire le procureur, il est chargé d'abord de défendre les intérêts de la société et les intérêts de la société c'est les intérêts du peuple français. Et bien, il faut qu'ils en répondent via le ministre.
Mais donc il faut qu'il y ait un lien et je suis pour que on abroge la loi Tobira, qu'on abroge la loi belloubé qui ne nous permet pas aujourd'hui pour des peines de prison de moins d'un an d'emprisonner vraiment les gens. Voilà. Donc euh c'est vraiment un laxisme idéologique pénal qui va falloir revoir.
Moi moi je je je trouve que si vous voulez les procureurs n'étaient pas considérés comme juges parce que ils étaient sous la dépendance hiérarchique du ministre de la justice. Et donc au sens du droit européen, il ne pouvait pas être appelé magistrat. Ça a fini par les vexer et donc ils ont voulu avoir leur indépendance.
Mais je pense que ça n'a pas de sens l'indépendance des procureurs parce que qu'est-ce que ça veut dire ? Chacun fait sa tambouille dans son coin, qui décide de quoi ? C'est ça ça ça n'a aucun sens.
Donc moi, je suis contre l'indépendance du du parquet, mais je pense plus largement que vous dites les peines de moins d'un an qui doivent être exécutées et cetera. C'est vrai, mais je crois qu'on est quand même à un point de rupture maintenant en France où en fait il faut faire une espèce de révolution intellectuelle presque sur la procédure pénale et le droit pénal. C'est-à-dire, moi je pense qu'on a besoin d'un système comme la comme a été appliqué au Salvador, un système extrêmement raide où vous êtes sanctionné très durement dès votre première incartade parce que sinon vous avez des gens qui qui passent plusieurs fois devant les tribunaux qui ont du surcis, qu' duci, con du cela.
Finalement, ils finissent par être sanctionnés quand c'est un surcis qui tombe. Mais entre-temps, ils ont eu le temps de s'enquister dans la délinquence et la criminalité. Donc moi je pense qu'on doit maintenant inverser le Est-ce que est-ce que Retaillo c'est Bouqulé ?
Est-ce que c'est le Salvador si vous arrivez à l'Élysée, est-ce que vous renversez la table ? Est-ce que c'est la manière propre mais parce que c'est c'est ce que veulent les Français aujourd'hui quand ils entendent qu'on va traiter 70000 plaintes, personne est dupe, ça ne se fera pas. Tout le monde le sait.
Déjà au moins traitons les plaintes du type un avocat nous disait qu'ils étaient en train d'écluser des affaires qui datent de 2014. Pardon, pardon mais sur ces 70000 plaintes, soyons très concret. Combien y en a-t-il du même type que la petite Rosa ?
Je m'explique, où vous aviez eu justement des violences sexuelles euh violent notamment avec euh un certificat, une enquête médico-légale. Donc elles étaient avérées puisque on a su que il y avait des lésions et que la petite Rosa était même passée devant une psychologue. Oui.
C'est là il y en a beaucoup moins de 70000. Donc c'est possible de revoir les ces milliers mais à condition de s'attacher au au plus important. J'ai proposé tout à l'heure, vous étiez pas là Charles Consigni, la suppression du du juge d'application des peines.
Parce que ça me paraît inconcevable qu'en France un juge, il y a déjà un juge qui va juger au tribunal euh il donne une peine, il prononce une peine, mais il y a un autre juge qui va défaire ce que le juge précédent avait déjà fait. Pour moi, c'est terminé et je suis notamment pour la justice des mineurs pour incarcérer beaucoup plus tôt, y compris sur des courtes peines, sinon on enferme les gens dans des parcours de délinquence. C'est pour c'est pour ça que les narcotrafiquants, ils ont bien compris hein pourquoi ils utilisent des gamins de 14, de 15 ans et de 16 ans parce que il risque pas grand chose.
D'accord. Mais vous faites des propositions [raclement de gorge] de de fermeté mais ceux qui nous regardent et qui veulent effectivement plus de fermeté, c'est ce que disent tous les sondages, ils estiment que la justice est trop laxis et cetera. Mais pourquoi ils voteraient Rotaillot ? vont voter Bardella ou Le Pen parce que ceux qui incarnent aujourd'hui dans les mêmes sondages la fermeté notamment sur les questions régalienne bah c'est Bardella et Le Pen dans tous les sondages ils arrivent en tête ils ont changé le Rassemblement national vous ne trouverez pas un sujet y compris l'immigration puisqu'il voulait l'immigration zéro vous ne trouverez pas un sujet sur lequel il n'est pas changé d'avis sur la sécurité c'est oui mais sur les propositions c'est un parti girouette nous je pense que j'ai l'exer exercise du pouvoir.
J'étais ministre de l'intérieur. Je sais les verrou mais vous justement vous avez un eux ils ont jamais été au pouvoir donc ils vont écouter monsieur Rota on l'aviss intérieur des succès il y a eu des échecs. On a une archive on a une archive qui vous concerne sur Je termine juste pour ça c'est que je ça sera dans mon projet présidentiel je ferai un référendum et je soumettrai une nouvelle politique pénale aux Français par référendum.
C'est les Français prérendum, on les a jamais vu. Non mais oui, mais je suis pas ça vous a pas échappé. Juste Emmanuel Macron, je soumettrai au référendum juste la justice, la politique pénale que choisiront les Françaises et les Français.
Ah bah justement, il y a un an, vous étiez ministre de l'intérieur, il y avait la finale de la Ligue des Champions avec des incidents. Voilà ce que vous disiez. Je suis en colère aujourd'hui comme beaucoup de Français euh qui ne s'habituent pas, pas plus que je ne m'habitue à ce déchaînement de violence.
On ne peut plus avoir finalement de grandes fêtes sportifs sans que il y ait une mobilisation massive de force de sécurité intérieure. Oui, ce sont des barbares. La réponse, c'est bien entendu une réponse pénale qui soit massive et efficace pour redonner du sens à la sanction, je l'ai souvent dit d'ailleurs, au niveau des plus jeunes.
Voilà, c'était il y a un an. Un an après, ça recommence. L'homme qui était derrière vous est devenu ministre de l'intérieur alors en une, donc pourquoi est-ce qu'on vous ferait encore confiance ?
Attendez, qu'est-ce que je dis ? Il y a même chose je vous dis pensez qu'il pensait au au pe et je vous dis des policiers un je dis il faut des vraies [grognement] sanctions. Regardez pourquoi les gens sont écœurés parce que le weekend les émetiers avec la deuxème étoile du PSG vous avez plus de 570 arrestation interpellation gardé à vue et vous avez trois petits cas d'individus qui ont fait des choses horribles qui vont faire de la prison ferme.
Donc la sanction elle est pas au niveau. C'est ce que je viens de vous expliquer. Deuxème élément, moi j'avais tiré les conclusions d'ailleurs de ce maintien de l'ordre et quand il y a eu le phénomène en septembre, souvenez-vous, on va bloquer la France.
J'avais demandé aux policiers, aux gendarmes d'aller au contact, de ne plus attendre qu'on leur envoie des pavés pour réagir, mais de réagir et d'aller au contact vite. Et ça s'était vu d'ailleurs au niveau des images. Vous retrouverez dans vos archives ces images et croyez-moi, oui, mais vous étiez mis sur l'intérieur.
Ça a cassé quand même. Bruno Roillot. Mais écoutez, je vous dis pas que bien sûr que c'est difficile.
Ce que je vous dis moi, c'est que je n'avais pas le pouvoir si demain je changerai les choses parce que les sanctions grâce au français au référendum seront justement au rendez-vous. Et deuxième chose, le maintien de l'ordre. Il faut que les ministres de l'intérieur prennent des risques.
Je sais que on n'aime pas dire aux policiers et aux gendarmes aller au contact parce que quand on va au contact, on risque parfois des pépins. Oui. Et c'est le policier en général ensuite pour une ville et en plus.
Exactement. Mais si on ne fait pas ça, on laisse faire. Moi, j'ai pas de solution miracle non plus, mais je pense que s'agissant de ces émeutes comme s'agissant de tout le reste, la sécurité, ça n'est pas que la sécurité.
C'est-à-dire que il faut faire quelque chose de tous ces jeunes désœuvrés qui ne savent plus quoi faire d'autre que de venir casser quand il y a des matchs que de tomber dans la délinquence et la criminalité. Ah je pense qu'on en a beaucoup qui sont Bah je pense qu'on en a beaucoup qui font faut le mettre en vac faut leur donner des vacances vac je pense qu'il y en a beaucoup qui font rien de la journée. Voyez ce que je veux dire ?
Je pense qu'il y en a beaucoup qui font la journée. Ensuite je pense que il faut là aussi faire des choix. J'ai déjà eu l'occasion de citer ce chiffre.
Le budget de la de la justice, c'est 10 milliards d'euros. Le budget de la protection sociale, c'est 650 milliards d'euros. Bon bah, il faut peut-être qu'on se demande, vous voyez ce que je veux dire ?
Les Français ce qui disent c'est que eux ne se sont pas résignés à l'écroulement du service public de la justice. La réalité c'est que les politiques comme les professionnels du droit, juges, avocat, tout le monde en gros on sait qu'on a une machine judiciaire qui est complètement embolisée. Si on avait un hôpital dans le même état que la justice, on aurait des patients qui mourraient tous les jours dans le couloir faute de pouvoir être soigné.
C'est c'est Non, mais c'est ça la réalité. c'est qu'on ne tolérerait pas une seconde ce qui se passe dans la justice dans un autre service public plus vital comme l'hôpital. Donc c'est qu'en réalité, il suffirait qu'on prenne un tout petit peu sur les dépenses de protection sociale pour doubler le budget du ministère de la justice.
Mais ça c'est aussi un un choix collectif que les Français doivent faire. Est-ce qu'ils veulent sortir de leur société d'assistana ou est-ce qu'ils veulent y rester ? Dans ce cas-là, faut pas donc Bruno Rotaillot, c'est le meilleur pour de pour gagner en 2027 face au R national ou euh ou Mélenchon ?
Ce que je pense en tout cas, c'est qu'il faut beaucoup de radicalité peut-être. Je je non mais je n'ai mais non mais je n'ai pas de Non mais c'est pas ça. C'est non mais je vais vous dire moi par exemple j'ai vu monsieur Taillot que vous proposiez la suppression de 2500 postes de fonctionnaires.
François Fillon proposait 500000. Moi je pense qu'il faut Moi je pense qu'il faut 1 million parce qu'on a 1 million de fonctionnaires. On a 1 million de fonctionnaires en plus qu'en Allemagne alors qu'on est 15 millions de personnes en moins.
L'Allemagne n'est pas un pays sous-administré. Et donc moi ce que je lui dis, ouais, c'est donc c'est de passer la seconde si vous voulez, c'est d'être beaucoup plus parce que je pense qu'il y a dans le pays maintenant vous nêtes pas radical une exaspération et il faut il faut à tout prix à mon sens euh porter des propositions qui soient vraiment fortes. Mais je je suis pas en vous êtes candidat demi-tinte.
Simplement non simplement ce que je dis c'est que vous l'avez dit vous-même, il faut des services publics qui fonctionnent. police, gendarmerie, juge, on a des carences. Oui, on peut pas mettre l'argent partout aussi hein.
Mais on est d'accord, c'est pour ça que 1 million, on ne le fera pas un million, c'est pas la peine. Moi, je veux proposer des choses dont je suis certain que je tiendrai. Par exemple, sur les normes, ça ça coûte rien mais on est un pays où on paye pratiquement les normes.
En France, ça nous coûte pratiquement 20 fois plus que l'Allemagne. L'Allemagne, c'est pas la Chine. Donc là, croyez-moi, en terme de de code en veux-tu en voilà, j'en ai marre.
Il fera réviser la constitution le principe par exemple de précaution, le code du travail. Il fera revenir à des choses de précaution qui avait été mis dans la constitution par un homme de droit de Jacques Chirac hein. Oui.
Parce que au départ l'intuition était peut-être bonne en disant il faut faire attention l'environnement mais on a un principe qui est majeur dans notre droit cher maître c'est le principe de responsabilité. Moi je veux une société qui crée avec de l'audace qui prennent de l'initiative et ce principe de précaution a tout verrouillé. Je veux déverrouiller les choses.
On parlait [raclement de gorge] de Jean-Luc Mélenchon. Montrons les remontrons les les images de de son meeting, de son premier grand meeting dimanche à Saint- Ni. Il il y avait il y avait du monde entre 10 et et 20000 personnes sur sur ce parvi de de la basilique.
Vous pourriez remplir autant de monde Bruno Rotaillot aujourd'hui ? J'ai l'impression que la dynamique est plutôt du côté de Mélenchon depuis qu'il s'est déclaré candidat. Ça c'est une dynamique très particulière.
Monsieur Mélenchon est un vrai danger pour la République et ce sera mon premier adversaire. La Nouvelle France de monsieur Mélenchon, c'est une France racialisée. Vous savez quand il parle à Toulouse tout blanc, tout moche, quand Sesbi Rimaassan interprète et analyse les faits de société, les liens sociaux à travers la couleur de peau, je me dis que le premier racialiste de France, c'est monsieur Mélenchon.
Quand on parle de créolisation, c'est que Bard. Est-ce que est-ce que je peux faire une objection ? J'ai j'ai une objection quand même parce que je suis d'accord avec vous sur le fond, mais moi je trouve quand même, je reconnais quand même à Mélenchon une capacité à embarquer dans la politique des gens auxquels les autres partis politiques ne parlent plus, voir des gens qui se sentent exclus par les autres partis politiques.
Je pense que la droite devrait trouver quelque chose pour embarquer aussi ceux qui aujourd'hui sont sensibles à ce qu'ils perçoivent comme finalement une espèce de maintendue de la part de Mélenchon. Moi, je j'avoue que j'ai trouvé son meeting assez bluffant et je me suis dit les autres ont du pain sur la planche. Charles Cini, pas à ce prix-là, pas ce à ce prix de la violence, pas à ce prix de la racialisation des rapports sociaux, pas à ce prix de l'antisémitisme, ça n'est pas possible.
Non mais attendez, je veux comprendre la République Bruno Rotaillot, vous avez plus peur aujourd'hui de Jean-Luc Mélenchon que de Jordan Bardella ? Aujourd'hui, le racialisme, l'antisémitisme, la violence assumée. Regardez ce qui s'est passé.
La jeune plus peur de Mélhant que Bard. Et bien je dis que objectivement c'est fait là. Oui, je vous l'ai déjà dit.
Mélion, c'est pire que Marela. Vous avez donc un deuxième tour Mélenchon Bardella vous voteriez Bardella ? Non, je serai je serai au deuxème tour.
D'accord. Vous verrez ce soir, vous verrez ce soir, je fais mon meeting de lancement le 20 juin. C'est une date importante, le 20 juin.
Et bien vous verrez. Et demain, je vous seront au second tour et je battrai qui que ce soit, que ce soit monsieur Mélenchon ou monsieur Bardella ou madame Le Pen, je la battrai. Merci Bruno Rotaillot.
Pour moi, vous êtes à 6 7 à 10 % dans les sondages, donc loin du deuxème, vous savez, il y a je me souviens en 2017 un an avant Alain Jupé à 34 % et François Fillon à 7 %. Je fais mieux que François Fillon pour l'instant. Merci Bruno Rota.
Bruno Retailleau